Robert Ménard devant la justice : un procès de principe ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteÉludée
Est-ce que vous êtes choqué qu'Emmanuel Macron donne son avis sur l'affaire Bardella-Médiapart ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Sur quoi ont tourné les débats ? Quel a été le point le plus litigieux ?
- 3:26FerméeRéponse directe
Monsieur le maire, est-ce que, dans le fond, vous le dites vous-même, vous n'avez pas respecté la loi ?
- 4:18OuverteRéponse directe
Comment changer la loi pour que les droits collectifs priment sur les droits individuels ?
- 6:34FerméeRéponse directe
Il se murmure que Gérald Darmanin vous a promis cette loi. Elle est où ?
- 7:42OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est son rôle de s'immiscer dans cette affaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Invité politiqueFait
« Oui, c'est juste les réquisitions. »
- 1:16Invité politiqueFait
« Ce que je craignais, c'est l'inéligibilité. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Il portait sur le fait que, oui, je savais que je faisais quelque chose d'illégal. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Et je sais que la loi, aujourd'hui, m'oblige à marier quelqu'un, quelles que soient les circonstances. »
- 4:34Invité politiquePromesse
« Une proposition de loi qui a été adoptée au Sénat et qui va être discutée à l'Assemblée nationale, qui dit un article tout simple, et dit qu'aujourd'hui, un maire ne doit plus être poursuivi s'il refuse de marier quelqu'un qui est en situation illégale ou qui, plus est, fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire. »
- 5:09Invité politiqueFait
« Et puis, petit à petit, la gauche, mais la droite aussi, a finalement fait sauter ses réserves. »
- 6:44Invité politiqueFait
« Tous les gens que j'ai eus m'ont promis, jusqu'au chef de l'État. Elle est où, cette loi ? »
- 6:54Invité politiquePromesse
« Ce que moi, je souhaite maintenant, c'est qu'avant le 1er décembre, cette loi soit votée. »
- 21:30PrésentateurFait
« Depuis son arrivée au pouvoir fin 2023, l'économie argentine s'est stabilisée. »
- 21:33PrésentateurChiffre
« Inflation ramenée de 161% sur un an à 33%. »
- 22:13IntervenantFait
« Nous sommes dingues ce qui est en train de se produire. »
- 26:42IntervenantFait
« Se fixer un objectif d'une diminution d'une dizaine de points à la dépense publique, je pense que ce serait une bonne chose. »
- 30:03InvitéChiffre
« Macron est le premier à son arrivée au pouvoir il y a plus de dix ans qu'il allait faire des économies et en fait, la dette a explosé. »
- 30:19InvitéFait
« supprimer le Conseil économique social, supprimer l'ADEME alors qu'il y a le CEREMA qui fait doublon. »
- 36:56IntervenantFait
« il y a un nommé Krasny qui écrivait dans la revue Rouge de la revue trotskiste, marxiste-léniniste, eh bien, ce personnage, Krasny, en fait, c'était Edoui Plenel. »
Temps de parole
- Présentateur27 %
- Intervenant16 %
- Intervenant 215 %
- Intervenant 312 %
- Invité politique12 %
- ?8 %
- Invité6 %
- Présentateur 22 %
≈ 21,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
En Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
Deux
débats à venir et pas des moindres. Est-ce que vous êtes choqué qu'Emmanuel Macron donne son avis sur l'affaire Bardella-Médiapart ? Le budget 2027, faut-il un peu de Ravier Mileï à Bercy ? On profite de la visite du président argentin pour se poser cette question. Ravier Mileï,
il
y a plusieurs aspects. Il y
en
a un qui est, voilà, où il a été assez impitoyable avec les comptes argentins. Ça a apporté ses fruits. Et puis,
dans
quelques secondes, on sera avec Robert Ménard, qui est même avec nous tout de suite. Alors,
sans
attendre et sans suspense, bonjour Robert Ménard. Bonjour à vous. Soyez le bienvenu sur Sud Radio. Évidemment, j'imagine que vous êtes soulagé, je dirais soulagé avec des guillemets. Et c'est en suspension parce que le jugement arrive.
Oui, c'est juste les réquisitions. Il
faut
croire, mais c'est vrai que quand je l'ai entendu, au départ, je trouvais ça d'une rare dureté de sa part. Et puis, quand il a fini sur ce qu'il réclame,
c
'est-à-dire 7500 euros d'amende, c'est pas rien, 7500 euros d'amende, mais c'est une amende seulement. Et je n'ai cessé de le dire, on l'a dit pendant le procès et tout. Ce que je craignais, c'est l'inéligibilité.
C
'est-à-dire de ne me retrouver plus maire de ma ville alors que je viens d'être élu. Et
ça n'est pas dans les réquisitions. Ce
n'est pas dans les réquisitions. Alors, attendez, le président, les juges peuvent décider de le rajouter. Mais attendez, c'est plutôt positif. C'est plutôt positif.
Sur quoi ont tourné les débats ? Quel a été le point, je dirais, le plus litigieux ? Sur quoi a insisté le président
?
Écoutez, c'était sur... Mais à la fois, il y avait les associations qui étaient d'une violence invraisemblable. Vous savez qu'ils s'occupent normalement de droits de l'homme. Mais qu'ils pensent surtout qu'elles sont du bon côté de la barrière. Qu'elles incarnent le bien.
Et
vous, forcément, vous êtes les méchants de l'affaire. Je pense que j'ai travaillé avec eux pendant 25 ans au Portage Frontière. Mais ça, c'était ce que je vivais, ce que je ressentais. De l'autre, le débat, il était quoi ? Il portait sur le fait que, oui, je savais que je faisais quelque chose d'illégal. Mais je n
'ai
jamais dit le contraire. Je ne l'ai jamais dit. Je savais que c'était une chose illégale. Mais en même temps, j'explique que j'étais dans... Et que j'ai expliqué, parce que ça a duré 9 heures d'affilée. J'ai expliqué sans arrêt, hier comme avant, que je me trouvais dans une situation où, d'un côté, oui, vous savez, je suis l'officier d'état civil. C'est-à
-dire
que c'est moi qui marie les gens, ou les adjoints à
qui
je délègue ce pouvoir. Et je sais que la loi, aujourd'hui, m'oblige à marier quelqu'un, quelles que soient les circonstances. Et de l'autre côté, je suis officier de police judiciaire. Pour parler clairement pour les auditeurs, je suis chargé, avec la police municipale notamment, d'assurer la sécurité et de faire respecter la loi. Elisabeth
Lévy vous pose une
question, Robert.
Je
finis juste, le garçon qui était en face de moi, enfin qui n
'était
justement pas en face de moi parce qu'il a été expulsé, et sa femme, pardon, c'est eux qui n'ont pas respecté la loi, en restant en France de façon illégale, et en ne respectant pas l'obligation de quitter le territoire.
Elisabeth Lévy. Oui, je constate déjà que Robert Ménard n'a pas regardé de poubelles brûlées en rigolant. Mais passons. Non, Robert Ménard, bonjour. Monsieur le maire, est-ce que, dans le fond, vous le dites vous-même, vous n'avez pas respecté la loi ? Alors, je pense qu'on a l'impression que ça va passer, effectivement, avec une petite tape sur les doigts, mais ça dépend quand même, vous êtes soumis, vous dépendez de l'appréciation, de l'opportunité telle qu'elle sera appréciée par un juge.
Est-ce que, or, pour changer la loi, il me semble qu'il faudrait changer beaucoup de choses, puisqu'elle doit bien découler de l'article 8, ou si, je ne sais plus, de la Convention européenne des droits de l'homme, le droit à une vie familiale normale qui prime sur tout le reste. Bref, cette logique qui fait que les droits individuels sont toujours supérieurs aux droits de la collectivité de se protéger ou de faire respecter ces lois, comment la changer dans les textes
?
D'abord, vous avez raison de parler de ça, parce que le comble de cette histoire, c'est que je pourrais être condamné, alors que la loi, dirait, puisqu'il y
a
une proposition de loi qui a été adoptée au Sénat et qui va être discutée à l'Assemblée nationale, qui dit un article tout simple, et dit qu'aujourd'hui, un maire ne doit plus être poursuivi s'il refuse de marier quelqu'un qui est en situation illégale ou qui, plus est, fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire.
Et ce n'est pas contraire à la CEDH, ça
? Elisabeth, le Danemark, par exemple, il a fait une réserve sur cet article, sur un certain nombre d'articles. La France, quand elle a signé, quand elle a ratifié cette Convention, elle a dit au départ, alors il y a tel, tel et tel article, je ne suis pas d'accord. En gros, je vous le fais court, c'est un peu plus compliqué que ça, mais ça finit par dire ça, et donc je ne les appliquerai pas. Et puis, petit à petit, la gauche, mais la droite aussi, a finalement fait sauter ses réserves. Maintenant, on signe la totalité de cette déclaration, de cette Convention.
Et moi, ce que moi et d'autres ont dit, il faut que la France prenne ses distances par rapport à un certain nombre de ses textes, mais même, même, si elle ne les prenait pas, en l'occurrence, dans les articles auxquels vous faites référence, il y a écrit que le mariage est donc un droit sacré, ce n
'est
pas dit comme ça, mais c'est ce que ça veut dire, un droit sacré, mais qu'il doit respecter les lois ou les limites décidées par les législations nationales. Putain, mais on n'a qu'à le faire. On n'a qu'à juste dire comme un certain nombre. Mais c'est vrai en Suisse ou en Grande-Bretagne, par exemple. En Suisse ou en Grande-Bretagne, vous ne pouvez pas marier quelqu'un qui est en situation illégale. C'est impossible.
Et Robert Ménard, on peut dire, d'une certaine façon, pour clore que c'est un procès qui peut servir d'exemple et accélérer l'adoption de cette loi.
Mais
oui, mais vous savez, je l'ai dit au président du tribunal, il est arrivé dans le passé, je ne veux pas faire le malin ou me mettre en avant, où des gens ont été condamnés, mais où ça a fait changer la loi. Rappelez-vous le procès avec Gisèle Halimi et les femmes qui étaient accusées de s'être faites, qui avaient
reconnu d'avoir avorté.
Dites-moi, M. le maire, il se murmure que Gérald Darmanin, vous l'avez promis, cette loi.
Attendez, pas que lui. Tous les gens que j'ai eus m'ont promis, jusqu'au chef de l'État. Elle est où, cette loi ? Alors, c'est vrai que la France Insoumise a tout fait pour qu'elle ne soit pas votée, mais enfin, attendez, s'ils veulent, ils peuvent le faire. Ce que moi, je souhaite maintenant, c'est qu'avant le 1er décembre, cette loi soit votée. M. Darmanin, oui, il
m
'avait dit, ce sera fait avant le procès. Il a encore deux mois.
Eh bien, voilà, il a encore deux mois. Merci, Robert Ménard, d'avoir témoigné ce matin avec nous sur Sud Radio sur ce procès. Allez, on passe à l'un de nos deux débats avec vous, Elisabeth Lévy et Françoise Degoy. Êtes-vous choqué qu'Emmanuel Macron donne son avis sur l'affaire Bardella-Médiapart ? C'est évidemment une évolution majeure. Félix, Mathieu ont posé la question ce matin.
Oui, vous nous répondez que oui. Vous êtes choqué à 88%. C'est par exemple Marie qui juge inadmissible de donner un avis sans preuve. Luc qui nous parle de la présomption d'innocence. Et puis, plus minoritaire, Charles lui trouve au contraire que les médias, je le cite, défendent Jordan Bardella alors que selon lui, d'autres auraient été mis sur la touche pour moins que ça.
Françoise Degoy, est
-ce
que c'est son rôle de s
'immiscer d'une
certaine façon dans cette affaire ?
Je ne suis
pas choqué. Tous les présidents de la République s'immiscent. Tous les présidents de la République s'immiscent dans les affaires. Je vous rappelle quand même les régionales, l'entre-deux-tours des régionales avec notamment la moitié du RPR qui veut faire passer des accords avec le Front National de l'époque et Jacques Chirac qui intervient solennellement entre les deux tours pour le dire. Donc, moi, je veux bien qu'on cherche que j'entends la défense de tous les gens qui défendent ce Jordan Bardella et même tous les gens qui trouvent que c'est moins grave l'antisémitisme du RN que l'antisémitisme de l'extrême gauche. J'entends tout ça.
Pour moi, toutes choses égales par ailleurs et c'est un signe égal. Donc, je pense surtout que si Emmanuel Macron s'en mêle, c'est qu'il a la certitude absolue que les preuves existent par Mediapart. Voilà. Si
jamais il prendrait pas ce risque. Je suis
allé
par cet
argument parce que Chirac, excusez-moi, il intervenait dans une question politique qui concernait son camp politique. Donc, ça n'a strictement rien à voir. Là, il s'agit d'une affaire de justice. C'est exactement ce que je vous ai dit il nous a fait Naël. Deux heures ou quelques heures après la mort de Naël, il disait inexcusable, injustifiable, ça voulait dire le policier est coupable sans la moindre enquête. Eh bien là, je me fiche de ce qu'il sait. On n'est pas dans les arrières boutiques d'une république bananière. Donc, on est, c'est le président de la république. Donc, pour l'instant, il n'y a pas sur la table de preuves. D'ailleurs, il y
a
un certain nombre de gens de gauche qui disent j'attends de voir, j'attends qu'on me
donne
des
preuves. C'est normal que tout
le monde joue la
prudence.
Je peux répondre au deuxième argument
? Bien sûr, bien sûr.
Sur on excuse l'un et pas l'autre, je l'ai déjà dit, d'accord, ça n'est pas une question. Ce que, un, je ne vous connais pas, il y en a certainement de juifs à qui Mélenchon fasse moins peur que Le Pen ou plus exactement qui Le Pen, Bardella passe plus peur que Mélenchon. Mais surtout, il me semble que c'est toujours très facile, c'est comme le nazisme, si vous voulez, l'antisémitisme d'hier, alors ça, on est intraitable. Mais quand, M. Mélenchon, la dernière déclaration d'acte, qui me semble quand même un peu plus gênante que les conneries de jeunesse de Bardella, c'est à supposer que le 7 octobre soit terroriste.
Ça, ça veut dire que le plus grand massacre anti-juif depuis la Seconde Guerre mondiale, oui, c'est peut-être de la Résistance.
Excusez-moi. Je vais répondre à ça. Et Mélenchon,
personne n'a dit, à part Rotaio, ce qui est absurde,
qu'il fallait... Mélenchon se
fait brasser tous les jours depuis le 7 octobre sur son antisémitisme par tous les médias, par les éditorialistes, je veux dire, objectivement, et moi la première. Donc moi, je pense qu'il n
'y a
pas un traitement de faveur de Jean-Luc Mélenchon. Si Mediapart avait déterré des écrits, si vous voulez, de 17 ans de Jean-Luc Mélenchon, je pense que vous seriez mille fois moins prudente, vous auriez foncé dedans, Elisabeth. Moi, je ne suis pas sérieusement... Et vous me donnez l'argument de Jacques Chirac et de son parti. Jacques Chirac
est président... Non, c'est vous qui l'avez donné.
Non, vous contredite ce que je dis. Jacques Chirac, il est président de la République, il n'est plus patron de parti. Donc je dis que l'intervention de Jacques Chirac sur ce qu'il considère être le danger du FN n'a rien à voir avec RPR, pas RPR. Il a peur pour son pays. Je pense qu'Emmanuel Macron réagit de cette manière-là. Qu'on soit d'accord ou pas, je ne... N
'empêche
qu'il agit sans
avoir
en principe
connaissance des éléments.
Vous savez, est-ce qu'on va commenter, ça fait 10 ans qu'on commente les zigzags d'Emmanuel Macron. Excusez-moi, ça me fatigue même. Qu'est
-ce
que vous voulez que je vous dise ? Il ne
va
pas à la messe le vendredi, il va à la messe le lundi.
Non, non, non, il
dit... Non,
mais
Emmanuel Macron, c'est ça. Il appelle Bibi le matin et l'après-midi, il trouve que... Jacques Chirac, je voudrais répondre sur un
point que vous me
connaissez très mal. Si vous pensez que des écrits de jeunesse de Jean-Luc Mélenchon, j'aurais réagi différemment. Je pense que, si vous voulez,
Jean-Luc Mélenchon a 70
ans aujourd'hui, il y a prescription. Il
m
'est pour Edouard Plenel. Si Plenel, si vous voulez, j'ai ressorti le Krasny et le terrorisme de 72, mais en réalité, personne ne dit que Plenel doit être exclu du jeu.
Non, mais c'est vrai qu'Elisabeth, on se
dirige, et je pense, je le pense comme ça, je ne
sais
pas, mais je voudrais avoir votre avis, évidemment, et c'est pour ça que je vous le partage. On se dirige probablement vers un match, si je puis dire, un peu sordide, qui consiste à dire est-ce que c'est pire d'avoir tenu des propos à 17 ans un peu antisémites,
parce
que
quand même, c'est totalement... Un peu antisémites.
S'ils sont vrais, j'attends de voir comment
ils ont été
écrits, comment ils ont été... Qu'est-ce qui a été dit exactement ? Pour le moment, moi, je vois des phrases qui
sont parcellaires et qui sont isolées les unes des autres. Non, mais évidemment, les propos en tant que tels sont antisémites. C'est
clair, ça c'est clair. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il risque d'y avoir un match, je l'ai dit, sordide, entre des propos qui ont été tenus lorsque vous aviez 17 ans et des propos qui sont tenus pour quelqu'un qui aspire à des fonctions
aujourd'hui et
qui a plus
de 60 ans. Ce qui
m'effraie profondément en tant que démocrate, je vais vous dire ce que c'est, je vais mettre carrément les pieds dans le plein, je l'ai dit dans mon édito et je le redis. Vous vous rendez compte quand même que ce pays, j'écoutais Annie Ernaux sur une grande chaîne. Annie Ernaux comme Robert Guédigian, etc. qui explique, en gros, à part, en gros, l'antisémitisme, tout le reste, ça va chez Mélenchon, d'accord ? On me parle de Jordan Badrilla et des conneries de jeunesse. C'est pas comme si une partie de l'écosystème du RN aujourd'hui était encore là-dedans. Caroline Parmentier, vice-présidente du RN, du groupe à l'Assemblée nationale. Enfin, je veux dire, maintenant, elle en est sortie.
Il a fallu combien de temps ? Les propos des députés qui ont vendu des écrits négationnistes. Je peux continuer tout l'écosystème. On fait comme si, d'un seul coup, tout avait été ripolliné. Moi, ce qui me tue, je termine en une minute, ce qui est pour moi la tragédie française qui est en train de se produire, c'est que les deux parties au relant antisémites à gauche comme à droite sont en tête de tous les sondages. Ça veut dire que dans l'opinion française, l'antisémitisme, au fond, c'est pas une barrière radioactive qu'il est interdit de traverser. C'est ça, mon drame.
Et c'est vrai.
C'est
ça, mon drame. On est
entre Le Pen et Mélenchon. Vous savez, on est quasiment à 50%.
Et bien, ça, c'est effrayant. Mais c'est
vrai d'ailleurs, excusez-moi de votre cher Olivier Faure qui, lui, je veux dire, n'a pas rompu
les peaux. Non, mais ne parlons pas. Non, ne mettons pas Olivier Faure dans le débat. Mais arrête de nazifier Olivier Faure. Je voulais, je voulais... Non, non, on finit. Non, mais vous allez la finir, Elisabeth. Non, je
veux finir cette phrase,
pardon.
Là, je trouve ça... Non, mais quand même, vous pouvez pas me couper la parole parce que ce que
je
vous dis vous déplaît. Je ne nazifie pas Olivier Faure. Je dis qu'Olivier Faure n'a pas rompu les ponts avec Mélenchon. C'est vrai ou c'est pas vrai ? Excusez-moi, Glucksmann n'a pas rompu
les
ponts
avec Mélenchon. Et
deuxièmement... Tous ces gens-là étaient là pour signer le nouveau Front Populaire. Glucksmann aussi. Jérôme Gage aussi. C'est le seul qu'il n
'a
pas fait. Ils y étaient tous. Donc, François Hollande, il est élu
avec les voix de Mélenchon. Ils sont tous secrétaires généraux du Parti Socialiste. Mais enfin, sérieusement,
il n'y
en
a pas
un qui a dit... Bon, d'accord,
vous vous trouvez que ça n'est pas grave ? Moi, je
trouve que c'est grave. Oui, bien sûr. C'est mon choix.
Maintenant, vous me dites l'écosystème. Depuis ce matin, vous me parlez de l'écosystème. Alors, moi, je vais vous dire une chose.
S
'il faut effectivement choisir où est le danger le plus grave, ceux qui
cassent la
gueule aux Juifs ou qui autorisent qu'on casse la gueule aux Juifs, ceux qui disent toute la journée génocide, ceux qui nous expliquent que les Juifs soutiennent des génocidaires et qu'à ce titre, c'est vraiment des gros salauds et tous ceux qui acceptent ça sont plus dangereux pour
moi que
ceux que vous appelez l'écosystème. Moi, pas
du tout. Peut-être.
Mais il se trouve par
ailleurs,
d'accord, je vous l'ai dit, je ne connais pas de Juifs qui s'apprêtent à quitter la France à cause de Barthéla Le Pen. J'en connais
qui
le jour où Mélenchon était juif et seront dehors. Pour moi, le danger Mélenchon est absolument gravissif. Eh bien, pour moi, je mets
un
signe égal et moi,
je
connais
effectivement des Juifs qui sont... On verra qu'elles sont. On
n'a pas fini d'en parler de toute façon, mesdames, sur les conséquences à la fois aussi politiques sur l'impact et vous en parliez aussi sur...
Je ne sais pas quel impact. On ne sait pas. On ne sait pas. On
ne sait pas. Et on ne sait pas non plus quelle sera,
je dirais, la suite judiciaire également. Malheureusement, voilà. Merci. Je rejoins François. Et la
suite interne au RN également parce que ça aurait aussi pu être un débat, mais on n'a plus le temps. Dans un instant, on se retrouve sur la question de Rabhermila.
On
se retrouve avec Elisabeth Lévy
de la
branche
interne et qu'on n'a
pas exhumé ou
sorti des écrits. Il y a des
joyeuses ambiances.
Un débat très sympathique. Mais
surtout, moi, ce qui m'étonne, je pense que quand même Marine Le Pen, à un moment donné, coupera la bonne ranche. Alors là, on monte très haut dans les tours, sur la barouserie, on monte, on remonte, etc. Mais il y
a
un moment donné, si Mediapart, comme on peut l'imaginer, sort des documents, etc. Il y
a
un moment donné, Marine Le Pen, vous comprenez bien que ça, ça fout en l'air 15 ans de sa notabilisation. Stratégie de dédiabolisation. Oui, alors, stratégie de dédiabolisation, plus que ça, de notabilisation, de responsabilisation. Je pense que Marine Le Pen, quand elle réagit, tout le monde dit, elle joue la comédie. Je pense qu'elle est vraiment séchée.
Je
pense qu'elle sait. Est-ce qu'elle sera contrainte de l'écarter avant la présidentielle
? Oui, elle sera obligée. Bien sûr. Mais vous rendez compte de l'impact.
On est en pleine fiction,
là. Non, non,
mais...
Vous ne savez pas
si ce sera confirmé. Non,
non, mais si c'était confirmé. Non, Elisabeth, pardon, pardon. Elisabeth, c'est à peu près certain
que Mediapart va sortir une deuxième série.
On le sait. Mais c'est
certain. Excusez-moi, mais là, ça commence à devenir un peu gênant. Ça fait trois... Excusez-moi, vous êtes peut-être certains, mais moi, tant que je ne les aurais pas, je n'en sais rien. Deuxièmement, je crois que là, Françoise commence déjà, Marine Le Pen va... Mais enfin, excusez-moi, redescendez sur Terre un peu. Je pense que s'ils n'ont pas plus que ces phrases, d'accord, et d'ailleurs, je pense que c'est une erreur grave de la part de Bardella de ne pas avoir dit si c'est vrai, connerie
de jeunesse. On est bien d'accord. S'ils
n'ont pas plus que ces phrases, je ne crois pas que Marine Le Pen l'écartera.
Vous ne savez pas comment elles se matérialisent,
ces phrases ?
Comment
elles sont authentifiées ?
Si j'écoute Fabrice Arfi,
hier
soir, parce que c'est le seul à peu près que j'écoute, vraiment, bon, il explique qu'il a les documents authentifiés, qu'il a les conversations authentifiées, prêtées, etc. Après, il y a la protection des sources, je n'en sais rien, mais on ne fait pas de la politique fiction. Donc vous avez raison, on n'est pas assez de bémols. Une fois qu'on a mis tous les bémols, si, si, si, si, c'est très compliqué pour Marine Le Pen qui a rompu avec son père, je vous rappelle, ça commence sur du rafour crématoire. Elle commence à rompre avec son père là-dessus. Elle a une ligne hyper claire sur l'antisémitisme coutumier du premier front national. C'est très compliqué pour elle.
candidate à la présidentielle en plus de ça avec, on ne sait pas quelles sont les suites judiciaires de son affaire avec Jordan Bardella
qui porte au reste là. Vous comprenez ? C'est juste une déduction politique. Une
phrase qui est intéressante dans l'affaire en fait parce qu'on parle des deux antisémitis. Ce qui est intéressant dans l'affaire c'est que si les phrases
sont antisémitis
une
fois qu'on a dit les si, si, si en fait
c'est un anti là pour le coup c'est le même. C'est-à-dire que celui qu'on prête à Bardella c'est exactement le même que celui de Guéraud.
C
'est-à-dire que Guéraud a lui aussi été et vous avez toute une génération et ça il faudra y revenir.
On y reviendra une autre fois. On y reviendra une autre fois. C'est-à-dire toute une génération formée, formatée, déformée
par Soral.
On fera un débat là-dessus. Je suis d'accord. On fera absolument cette raison.
Et c'est passionnant parce qu'effectivement la jeune génération a été plongée pendant des heures et des heures
et des heures C'est juste parce qu'il n'a pas mon âge. Il va finir
communiste, Félix.
C'est juste parce qu'il n'a
pas mon âge. Allez, Félix, on parle d'un homme que vous admirez, j'en suis sûr, Ravier Mileï, président de l'Argentine qui est en visite en France. Et on pose cette question un petit peu provocatrice.
Oui, est-ce qu'il faut un Ravier Mileï à Bercy au ministère de l'économie ? Moi, de mon côté, je ne sais pas faire fonctionner une tronçonneuse mais vous nous répondez oui à 76% pour
le moment
sur le compte YouTube de Sud Radio avec par exemple ce commentaire qui nous dit qu'il faut diviser les dépenses de l'État par deux le temps de rembourser la dette. En
tous
les cas, à travers cette question, évidemment, il y a la question de la réduction des dépenses publiques. Si je vous pose la question comme cela, est
-ce
qu'il faut un Ravier Mileï à Bercy, Françoise
de Bois ? Je m'en amuse. Qu'est-ce que vous me répondez ? Il
resterait deux jours, je pense, à Bercy.
Il aurait peur d'abord. Vous
savez, déjà, le seul libéral qui a eu dans ce pays s'appelait Alain Madelin et au bout de trois semaines, trois mois, je pense qu'il a fait une boulette et il a été dégagé. Donc déjà, le libéralisme, c'est quelque chose qui ne fonctionne pas en France et je dis, c'est heureux. Elle va me tuer, Elisabeth. Après, Ravier Mileï, moi je veux bien Mileï.
Vous aurez
quand même une cellule individuelle au camp de travail. Vous êtes sympa, vous me sauverez. Vous direz que j'ai caché des Elisabeth Lévy pendant la guerre. Merci Zaza. Non, je veux dire par là, juste mais vite, Ravier Mileï, on peut dire l'inflation a baissé, etc. Mais la face noire et obscure de l'Argentine, c'est la pauvreté, on est à 32% de taux de pauvreté, le chômage qui repart, la dérégulation des loyers, etc. Donc,
il
y a effectivement, les dépenses étaient sanguinaires et ça lui a permis de sortir de cette inflation folle mais ça a un prix social absolument terrible. Je ne
suis
pas sûr que les Argentins vraiment le supportent longtemps. Voilà,
en tous les cas, depuis son arrivée au pouvoir fin 2023, l'économie argentine s'est stabilisée. Inflation ramenée de 161% sur un an à 33%. C
'est
quand même
considérable. Elisabeth.
Ça c
'est
un petit détail.
Non, non, mais la désinflation par exemple. C'est quand même des résultats qui ont été obtenus. La désinflation
que vous avez pu parler
de la
fin de l'émission.
En
même temps, Elisabeth. Donc, vous avez fait passer ces chiffres extravagants quand même pour juste rien. Oui, moi je voudrais un milleil en France. Alors, évidemment, il faut l'adapter un peu parce que, comme dit François,
sinon il va
finir la tête
sur un
réverbère.
Donc,
il faut l'adapter un peu. Non mais là, je vais être sérieuse. Premièrement, on est fou. C'est-à-dire, nous sommes dingues ce qui est en train de se produire. Maintenant, à l'heure où vous parlons, où l'État va faire la manche sur les marchés et paye de plus en plus cher, au point que même le Premier ministre, c
'est
très bon de le dire au bon peuple, nous sommes dans une situation folle. Et, comme l'a dit je ne sais plus qui, Milaï, peut-être la dette, c'est quand même immoral. C'est vraiment, nous on se goberge et on laissera les autres se débrouiller derrière nous. Mais la deuxième chose, c'est que je déteste maintenant ce merveilleux modèle social français pour ce qu'il a fait de nous.
Il
a fait de nous des créanciers, des gens qui passent leur temps à dire ah l'État ne m'a pas fait si il pleut,
l'État n'a pas fait ça,
à quoi j'ai le droit. Et, les gens oublient complètement que quand ils vont brailler pour réclamer des trucs à l'État, qu'est-ce qu'ils font ? Et bien ils disent Françoise, vous pourriez travailler un peu pour
moi ? Je vais répondre à ça en une phrase. Vous allez répondre Françoise, parce que vous n'êtes
pas d'accord avec cette
appréciation qui consiste à
dire une partie des gens ne veulent pas travailler ou bien une partie des gens, on parle des fractions
bien entendu. et ce
côté État nounou systématique.
Écoutez, l'État nounou c'est tellement faux ce que vous dites que regardez par exemple la prime grand rouleur, vous vous rendez compte que l'État avait débloqué un milliard et demi pour la crise des carburants, vous vous rendez compte que 60% des gens qui avaient droit n'ont pas été là chercher, ce qui explique tous les ministres la semaine dernière disant au fait, vous y avez droit, non mais soyez, non, écoutez, vous ne pouvez pas, parce qu'il y
a
des complexités
administratives que c'est aussi pour d'autres raisons.
Vous ne pouvez pas, à chaque fois qu'on vous donne un argument qui fout en l'air votre grande théorie caricaturale à tous les deux, l'État nounou, etc., vous ne pouvez pas dire non mais là, c'est parce que, si,
c
'est parce que là, non, il y a beaucoup de gens qui ne
vont
pas chercher leur prestation sociale, il y a beaucoup de gens qui ont droit à la CMU et qui ne l'utilisent pas, donc je ne crois pas du tout une minute à cette idée que les Français pensent
que l'État leur doit trouver. Non, les Français n'ont
pas du tout un rapport spécifique à l'État, les Français ne passent pas leur temps à tendre la main et à brailler pour que l'État fasse ci ou ça, je veux dire, non mais, moi ce que je pense, c
'est
que c'est en train de stériliser l'initiative individuelle et je constate qu'il
y
a quand même la génération de Nicolas qui paye, qui vous dit qu'il n
'y aura
jamais un libéral en France, si, si, ça va venir, comme c'est venu en Angleterre, comme c'est venu en Israël après,
vous
avez des pays où vous ne pouviez plus rien, pas bouger un doigt sans être au syndicat. Alors, ce n
'est
pas le cas de la France. Non,
mais je pense
que là, c'est pas
forcément... Vous
avez
réussi
à le causer. Allez-y, pardon.
Non,
j'allais dire, le problème,
c
'est que là, dans ce que vous nous dites, vous nous prêtez des propos comme si on voulait généraliser.
je ne dis pas que les
Français disent
ça. Si, vous dites ça exactement, vous n'entendez pas mal. Ma question,
c'était, est-ce qu'il n'y a pas des pans de la population, des fractions de
la population ?
Des pans
et
des fractions,
ce n
'est
pas
pareil. Non, mais il
n
'a
pas dit les Français.
je n'ai pas dit les Français. Je veux dire, je pense qu'il y a
chez certains jeunes autant que d'autres une certaine réflexe
qui consiste à d'abord attendre quelque chose de l
'État plutôt que d'aller essayer
de trouver un travail. c'est
pareil en Italie,
c'est pareil en Espagne.
Il y a toujours une frange qui est fainéante.
Mais vous ne pouvez pas vous dire qu'il
y
a une
spécificité française. Il y a une spécificité française. Je
vois
John
qui me fait des grands signes, donc je fais des grands signes. À Elisabeth
et François,
je
vous embrasse. On est jeudi. Passez un bon week-end pour vous. Nous,
on
est là demain, bien entendu, et on est là tous les jours. Et surtout, 0826 300 300, on se retrouve dans quelques secondes. À tout de suite. Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz. Françoise Degoy et Elisabeth Lévy ont quitté ce studio.
Pas
d'accord. Elles n'étaient pas d'accord sur l'affaire Ravière-Milleu. Est-ce qu'il faut un Ravière-Milleu à Bercy ? Évidemment, la question est un petit peu provocante, mais c'est voulu. C'est voulu parce qu'on veut savoir ce que vous en pensez vous. 0826 300 300. Est-ce qu'il nous faut dépenser moins, en fait, et essayer de rembourser cette dette en jouant notamment sur nos dépenses publiques ? Alors, j'accueille Stéphane
qui
nous appelle de
Bordeaux.
Bonjour Stéphane, soyez le bienvenu. Bonjour Jacques. Alors, vous, est-ce que vous pensez qu'il nous faudrait un peu de Ravière-Milleu ou pas
? Alors,
un peu de Ravière-Milleu, oui, je pense que ce serait une très bonne idée. D'ailleurs, dans les mêmes proportions, parce que je regardais, en fait, ils ont diminué en gros de 10 points à la dépense publique, mais au regard de ce qu'on dépense, nous, c'était déjà un État libéral.
C
'est
-à
-dire, ils étaient, je crois, à 40% de dépenses publiques, ils sont à peu près à une trentaine de pourcents. Nous, on est à un peu plus de 60%. Comme on dit, vous avez, quand il y a 10 euros de création de richesse, il y en a 6 qui passent par les fourches codines de l'État.
Et
forcément,
c
'est beaucoup, beaucoup trop. Donc, se fixer un objectif d'une diminution d'une dizaine de points à la dépense publique, je pense que ce serait une bonne chose. Maintenant, quand on a dit ça, on n
'a
pas dit grand-chose, parce qu'il faudrait savoir comment on dépense. Alors, j'entendais hier un jeune homme chez vous qui parlait des dépenses sociales et d'ailleurs, c'est assez désagréable parce qu'il parle toujours, on
a
l'impression qu'il a de la bouille dans la bouche. Il s'énerve, il s'énerve, il s'énerve, mais il faut voir ce qu'on dépense et c'est M. Bossuet, je pense que
c
'est très désagréable.
En
plus, il pose toujours un drapeau d'Israël dans ses discussions, c'est absolument pas désagréable. Mais le sujet, pas celui-ci, il faut voir ce qu
'on
dépense. Il disait qu'il faut taper sur la dépense sociale, oui, en partie, mais il y a de gros de dépenses de l'État qui ne servent à rien,
en
fait, qui sont, on parle des agences, on parle de, il y
a
des dépenses, je ne
sais
pas, je connais des entreprises par exemple, qui reçoivent des chèques, mais des chèques monstrueux pour des impôts au crédit de recherche, il
y a
des agences qui leur font des dossiers, il n'y
a
pas d'investissement du tout et ils reçoivent des chèques monstrueux. Vous savez, il y a toutes ces dépenses aussi. Et je crois que surtout si on a un travail à faire,
c
'est celui de la bonne partition entre les efforts de production et l'administration de la production. Nous, c
'est
ce qu'on fait dans des entreprises,
quand
on arrive dans une entreprise, on regarde quel est le pourcentage des dépenses qui vont à la production et quel est le pourcentage des dépenses qui vont à l'administration sur la production.
Vous voyez ce que je veux dire
? En réalité, ce qui relève des coûts, j'ai envie de dire, des coûts de fonctionnement, c'est ça ? Et le
problème chez nous, c'est qu'on ne regarde pas ça dans les ministères. Et vous avez, par exemple, on dit, il
n
'y a pas assez de pompiers, il n
'y
a pas assez de policiers sur les routes ou à l'extérieur. Mais il y a beaucoup de policiers en fait. Mais le problème, c'est que vous en avez trois sur quatre. Le meilleur
exemple, c'est l'hôpital. Stéphane, pardon de vous couper, mais l'hôpital,
l
'enseignement,
mais
partout chez nous, c'est ça
? mais l'hôpital particulièrement, puisqu'on a demandé aux médecins des tâches qui les obligent à rester une bonne partie du temps dans les bureaux alors qu'on voulait voir soigner des malades et ne pas faire autre chose. C'est ça. Donc vraiment, il y a deux travaux. Donc
un Ravier
Mileï qui pourrait permettre de scruter, de scanner, comme on dit, ces dépenses-là pour essayer de... Effectivement, vous avez tout à fait raison de pointer cet aspect-là, de faire le tri entre ce qui relève de l'administrativo-administratif et ce qui relève de la réelle action sur le terrain.
C
'est excellent. Stéphane, vous restez avec nous.
On
est avec Samy qui nous appelle de Lyon. Bonjour Samy. Bonjour Marc. Soyez le bienvenu. Stéphane est avec nous. Vous pouvez dialoguer ensemble, vous. Vous auriez envie d'un peu de Mileï dans la soupe de Bercy, de mettre un petit peu de sel comme ça
?
J'en rêve, j'en rêve, un tout petit peu un soupçon, mais je pense que ça ne se fera jamais parce que la France est ainsi et que, regardez, Macron est le premier à son arrivée au pouvoir il y
a
plus de dix ans qu'il allait faire des économies et en fait, la dette a explosé. Moi, je pense que n'importe quel président, candidat aux présidentielles fait des belles promesses et après, il ne fera rien une fois aux manettes.
Vous
savez, il y avait des mesures très simples à mettre en place de faire des économies, même symboliques comme supprimer le Conseil économique social, supprimer l'ADEME alors qu'il
y a
le CEREMA qui fait doublon. Donc, voilà, mais en fait, même des mesures symboliques qui ferait permettre d'économiser quelques millions d'euros à l'État français et donc aux citoyens, en fait, aucun président de droite de gauche n'a fait ça en place. Donc, on met en place quelques durettes mais après,
dans
l'ensemble, je pense que ça ne sera jamais parce que c'est ça la France en fait, tout simplement. Je lisais... De ne
pas
couper en fait. Milaï, bon, c'est un Argentin, c'est une culture particulière, c'est...
Oui, oui, et puis les
pays...
Et puis c'est vrai que
le pays n
'est
pas forcément comparable non plus.
Il
faut aussi... Et
puis regardez, France Télévisions, malgré le rapport à l'oncle, qu'est-ce qui va se passer à France Télévisions ? Pas grand-chose, il y a toujours autant de chaînes, il y a toujours autant de radios. Honnêtement, ils vont faire des économies pour dire, regardez, on fait des économies mais bon, c'est pour la com'.
Je
lisais ça, Ravier Mileï a réduit le nombre de ministères de 18 à 9. Ça fait partie des décisions qui ont été prises et qui sont effectivement sans concession absolue.
Tout à fait. Mais en fait, une spécificité de l'État, c'est de s'attribuer des missions qui ne lui appartiennent pas, de dépasser le cadre de ces missions régaliennes et pour dire, après, regardez, on a besoin de moyens, on a besoin d'argent, on a besoin de plus de gens pour s'occuper de toutes ces missions. Mais recentrez-vous, par exemple, l'éducation nationale, recentrez-vous sur vos missions prioritaires qui sont l'instruction, savoir écrire, compter, parler de l'histoire géo et puis arrêter de bassiner les gamins et de demander de l'argent pour faire d'autres missions qui ne sont pas les vôtres.
En fait, moi, je dois jester des fois à des conseillers de classe, je vois les profs se plaindre parce qu
'ils
n'ont pas d'argent pour faire des missions qui ne sont pas les leurs.
Samy, est-ce que vous êtes d'accord avec l'analyse de Stéphane de Bordeaux qui nous dit, en fait, il faut essayer de chasser les dépenses dans les services publics là où elles sont, où elles relèvent de l'organisation même en réalité du service. Mais c'est ça, en fait.
Oui, mais honnêtement, j'ai travaillé dans la fonction publique. Ça ne se fera jamais.
Je
les ai vus. En fait, on n'imagine pas tant qu'on ne travaille pas dans un autre monde.
C
'est une armée mexicaine dans l'administratif. Sur le terrain, ils se battent avec le peu de moyens qu'il y a et dans l'administratif, dans les bureaux, c'est hallucinant le nombre de personnes des chargées de mission qui ne servent absolument rien pour des missions qui ne sont pas dues à l'éducation nationale. Je parle éducation nationale, mais ça peut être la fonction hospitalière, qui s'appelle la préfecture. Mais on voit des missions, des fois, mais même à la Bénétopole ou à la ville de Lyon, on voit des missions. On se dit, mais c'est quoi ce charabia ?
À
quoi ils servent
?
Combien ils sont payés
?
Non, le problème avec les services publics et tous les libéraux sont d'ailleurs assez d'accord avec cette idée-là. C'est de dire, il faut réduire là où ce n
'est
pas nécessaire. Et puis, il faut essayer, effectivement, de donner plus de moyens. Je recevais hier Christelle Morancet, par exemple, qui disait il faut essayer de réduire dans les parties, effectivement, qui ne sont pas forcément nécessaires.
Elle
pensait à l'éducation nationale et elle citait l'éducation nationale. En revanche, elle disait là où il faut mettre plus de moyens, par exemple, c'est dans l'hôpital. Et on reprenait, effectivement, cet exemple malheureux de ces médecins qui, à cause de la nouvelle organisation de l'hôpital, sont obligés de passer du temps à remplir des cases et à cocher des croix sur des tableaux Excel. Ce n
'est
pas leur métier.
Je me
suis rendu compte, à part moi,
je
me suis rendu compte de l'un de choses, c'est que dans l'administratif d'État, je n'ai jamais vu autant de fils d'eux et de filles d'eux. Beaucoup plus que dans le privé. J
'ai vu un
réseautage pour se coopter entre soi et pour se garder les postes-là bien planqués. Honnêtement, j'ai fait les deux, privé et public. À la rigueur, je préfère le privé parce qu'il y a moins d'hypocrisie.
Merci infiniment, en tous les cas, à tous les deux, Stéphane et Samy, de nous avoir donné votre sentiment sur ce milleille qui pourrait, ce rêve, dites-vous, Samy, qui consisterait à un peu d'économie à la sauce milleille en France. Il y a du bon et du moins bon. En Argentine, il faut le dire aussi sur l'exemple milleille qui a obtenu un certain nombre de résultats, notamment en matière d'inflation puisqu'il a réussi à faire baisser de 161% à 33% en un an. Mais le revers de la médaille, c'est que la pauvreté a également progressé, notamment au premier semestre 2026 dans ce pays. Tout n'est pas rose non plus. Merci en tous les cas à tous les deux.
On
va se retrouver dans un instant pour répondre à cette question. Êtes-vous choqué qu'Emmanuel Macron donne son avis sur l'affaire Bardella-Médiapart ? On en parle dans quelques secondes.
A
tout de suite. 9h matin, Sud Radio, la vérité en face. Jacques Cardoze. Et l'on reparle de cette affaire qui fait beaucoup parler un peu partout en France. Évidemment, c'est l'affaire Médiapart-Jordan Bardella. Vous avez suivi les épisodes précédents. Le journal révèle des propos antisémites qu'aurait écrit ou tenu Jordan Bardella lorsqu'il avait 17-18 ans. Le président du Rassemblement National lui réfute et conteste totalement ces éléments-là. Le journal promet et a déjà fait savoir qu'il y aurait des suites et qu'il ferait paraître d'autres éléments dans les prochaines heures ou les prochains jours. On ne sait pas très bien.
On vous posait la question de savoir si ça vous choquait qu'Emmanuel Macron, le président de la République, donne son avis sur cette affaire et vous avez répondu oui à 89%. vous nous appelez à ce sujet 0826-300-300. J'accueille Emmanuel qui nous appelle de Surenne. Bonjour Emmanuel.
Bonjour. Merci beaucoup de me donner la parole.
Je vous en prie, on vous écoute.
Ma
réaction, c'est à deux égards. Le premier, à l'égard d'Emmanuel Macron, son mot d'ordre, je suppose, ça doit être minable jusqu'au bout. Ce n'est pas possible qu'il aille mettre les pieds là-dedans. Deuxièmement, un mot à propos du sieur Edoui Plenel, patron de Mediapart.
Si je puis me permettre, Emmanuel, juste, il est président de la République et est-ce qu'il ne doit pas à un moment donné tenir un discours ferme à propos de l'antisémitisme ?
Il doit aussi, surtout, savoir un petit peu qui il soutient. Parce qu'en l'occurrence, il y a une anecdote que mon âge me permet de savoir, de connaître, de mon souvenir, c'est qu'à l'époque, au moment du massacre de Septembre Noir, par Septembre Noir des athlètes israéliens à Munich. Quelques années plus tard, il y a un nommé Krasny qui écrivait dans la revue Rouge de la revue trotskiste, marxiste-léniniste, eh bien, ce personnage, Krasny, en fait, c'était Edoui Plenel. Oui,
tout
à
fait.
C
'était un
pseudo. Et il se permettait d'expliquer que les terroristes de Septembre Noir étaient des révolutionnaires, des patriotes qu'il fallait soutenir absolument, s'aligner avec eux, etc., etc. Quelques vingt ans plus tard, M. Plenel disait « Non, mais je récris
totalement
ce que j'ai dit, c'était idiot. » Voilà. Donc, M. Plenel, il aime bien s'auto-pardonner des bêtises qu'il aurait pu faire quand il était gamin, mais en revanche, pour les autres, il n'en a pas. Par ailleurs, ça fait maintenant 40 ans qu'il déverse des calomnies et des mensonges sur les gens de droite. Je pense qu
'il
doit avoir sa plaque à la 17ème chambre au tribunal à Paris parce que ce n
'est
pas possible. Enfin, il a perdu presque tous ses procès, d'ailleurs, quelques fois avec des petits montants comme punition, mais c'est un spécialiste de la calomnie. C
'est
vraiment un tchéquiste, un trotskiste dans l'âme. Donc, je trouve invraisemblable que Macron aille donner du crédit au dire de ce type-là.
Oui. Vous êtes impitoyable en tous les cas, Emmanuel. Pour que je comprenne bien, vous parliez d'Edoui Plenel, on est bien d'accord, pas du président.
Edoui
Plenel,
bien sûr.
On va prendre Philippe qui nous appelle de Toulouse. Bonjour
Philippe.
Bonjour M. Cardo. Bonjour
Emmanuel. Soyez le bienvenu et évidemment Emmanuel vous écoute. Je vous remercie. Alors, vous, vous trouvez cela déplacé également les propos d'Emmanuel Macron. Je vous pose directement la question. Pourquoi n'aurait-il pas le droit, finalement, je prends sa défense, pourquoi n'aurait-il pas le droit au nom de la lutte contre l'antisémitisme de prendre la parole sur ce sujet-là ?
Oui, parce que je vais être un peu comme Emmanuel. Je pense que c'est quand même des propos orientés, même si vous avez raison. En tant que président, il devrait défendre, enfin,
il
devrait défendre la lutte contre l'antisémitisme, mais ça me paraît quand même un peu déplacé. Première chose, et puis deuxième chose, qui écoute M. Macron maintenant ? Franchement, qui l'écoute
? Bon,
ça c'est encore une autre question, mais peut
-être qu'il y a,
même si c'est 20 ou 30% de codes de popularité...
Vous êtes gentil. Moi, je trouve que vous êtes gentil. Mais bon... J'essaie de trouver des contre-arguments. Est-ce que vous permettez juste de dire quelque chose ?
Est
-ce que vous pensez vraiment que si... Enfin, peut-être que je me tromperais dans l'avenir, mais si vous pensez vraiment que M. Bardella avait tenu ses propos, le Mossad n'aurait pas mis en garde le gouvernement israélien de le faire venir en Israël
?
Alors, ça, je ne
sais
pas. Je ne
sais
pas. Je n'irai pas jusque-là. Vous savez...
Je
me pose la question parce que, franchement, en tout cas, c'est un peu comme l'avis d'Emmanuel dans le sens où Mediapart calomnie beaucoup et j'ai appris... D'ailleurs, j'ai appris qu
'il avait
sanctionné plusieurs fois en 2025 et je pense que cette séquence sera un blessé grave, voire un mort.
Je
ne
sais
pas si ce
sera
M. Bardella ou Mediapart, mais il
y
en a des deux qui va y laisser des plumes.
Merci à tous les deux et on rappelle quand même que Mediapart a contribué à révéler beaucoup d'affaires et notamment la fameuse affaire Cahuzac qui a obligé le ministre de l'époque à démissionner au sujet de son compte caché en Suisse. Merci Emmanuel et Philippe en tous les cas d'avoir échangé avec moi sur ce sujet. Stéphanie Demurue est dans le studio. Bonjour
Stéphanie. Bonjour
Jacques. Alors aujourd
'hui,
ça va bien, merci. De quoi allez-vous nous parler ? Alors, première partie, première partie sur la consommation. Parfois peut-être, Jacques, ça vous arrive d'utiliser vos découvertes pour finir le mois, juster un petit peu votre budget. Terminé. Même les petits découvertes seront davantage encadrés.
Ça
se corse de ce point de vue-là aussi. On en parlera avec vous. Si vous vous sentez concerné, n'hésitez pas. Et puis avec nos invités, on aura d'ailleurs la rubrique comme chaque jeudi, pas si vite, Laurent Pernas qui viendra nous dire comment déjouer les pièges et les arnaques du quotidien et puis à partir de 10h30 avec mes débatteurs. Évidemment, on va parler de cette gronne dans les lycées encore. Vous avez vu, ça crame
à
Nantes. Il
y a
un lycée qui est en train de cramer. Les universités qui sont maintenant touchées déjà 27. Et puis Bruno Retailleau ce matin
qui a proposé... Ah, 25 déjà l'université ? Oui, ça y est.
Ah oui,
on était à 15 ce matin.
qui propose, qui suggère d'interdire à la fille parce qu'il a été interrogé justement sur ce mouvement de colère qui est instrumentalisé par les insoumis, selon
lui.
Et le ministre du logement, Vincent Jambrun qui
était mon invité ce matin
et qui disait que la question se pose sans vouloir aller aussi loin que Bruno Retailleau mais il disait la question se pose. Très bonne émission à vous Stéphanie. Très bonne journée. Merci à tous ceux qui m'ont aidé à préparer cette émission. Juliette et Joseph et puis bien sûr Emmanuel au standard et John. John bien sûr à la réalisation.
Je
vous dis à demain. 9h10h La vérité en face