đ„ Dominique de Villepin RĂPOND Ă Retailleau et le DĂTRUIT !
Transcription automatique. Ă recouper avec la source d'origine.
Il parle bien de milieu vipin, mais il parle comme l'extrĂȘme-gauche. Il parle comme M. MĂ©lenchon, d'ailleurs, qui l'a soutenu.
Donc, moi, et vous me connaissez, chacun connaßt mes convictions. Un ministre, c'est quelqu'un qui est ministre à plein temps. Ce n'est pas quelqu'un qui fait ça à 50%, président du Parti républicain, 50% ministre de l'Intérieur.
Et quand il est ministre de l'Intérieur, qui cherche davantage à séduire l'opinion qu'à marquer des points pour son ministÚre. Moi, j'attends toujours la baisse de la sécurité, des vraies mesures positives pour régler les questions des OQTF. Et on sent bien que chaque fois qu'il y a une difficulté, c'est toujours la faute à quelqu'un d'autre.
Alors, c'est la faute Ă la civilisation, c'est la faute Ă tous ceux qui, au sein de la justice, ne font pas...
Dominique de Villepin répond à Retailleau et le détruit en direct. L'ancien Premier ministre était invité sur le quotidien afin de répondre à une attaque directe de Bruno Retailleau. Et sa réponse a été foudroyante.
Ce qui devait ĂȘtre un simple Ă©change s'est transformĂ© en dĂ©monstration de puissance politique. En quelques phrases, il a rĂ©duit Ă nĂ©ant les accusations de Retailleau, qu'il accusait de parler comme l'extrĂȘme gauche. Villepin, calme mais implacable, l'a recadrĂ© en dĂ©nonçant l'effondrement idĂ©ologique de cette droite qui prĂ©tend dĂ©fendre l'ordre tout en miment les postures de ses adversaires.
Mais avant, sur le plateau de Public Sénat, le sénateur Yann Brossat a violemment taclé François Bayrou. Il démonte le double langage de l'ex-haut-commissaire. Ce dernier, selon Brossat, promettait un débat ouvert sur les retraites avant de refermer la porte à toute discussion, prouvant encore une fois qu'il ne sert qu'à couvrir les décisions unilatérales d'Emmanuel Macron.
Nous avons pour Premier ministre quelqu'un qui est un menteur compulsif. Enfin, je suis désolé de le dire. Pourquoi est-ce que vous dites ça ?
Mais parce qu'on a un Premier ministre qui a lui-mĂȘme dĂ©cidĂ© de lancer ce conclave, qui a dit au dĂ©part « rien n'est Ă bout » et qui un mois plus tard a dit « rien n'est Ă bout » mais enfin il n'est pas question de revenir sur l'Ăąge de dĂ©part Ă la retraite. Excusez-moi de vous le dire, pourquoi est-ce que nous parlons encore aujourd'hui de cette rĂ©forme des retraites ? Parce que Mme Borne, il y a plus d'un an maintenant, a imposĂ© une rĂ©forme des retraites massivement rejetĂ©e par les Français qui dĂ©filaient par centaines de milliers dans la rue, une mobilisation soutenue par une Ă©crasante majoritĂ© des travailleurs de notre pays.
Lorsqu'ils ont eu la possibilité de voter aux élections législatives, ils ont voté en faveur de partis qui s'engageaient à abroger cette réforme des retraites. Le Premier ministre François Bayrou annonce qu'il ouvre un conclave et puis il dit « il n'est pas question de revenir sur l'ùge de départ à la retraite ». Donc de toute façon, les dés étaient pipés.
Moi ce que je souhaite, c'est que l'Assemblée nationale puisse un jour voter sur cette réforme des retraites puisqu'une fois de plus, il n'y a pas eu de vote à l'Assemblée nationale. Elle a été imposée par 49-3, qu'on permette au Parlement de se prononcer⊠Il y a le vote d'une proposition de résolution qui a d'ailleurs⊠TrÚs bien, c'est vrai, grùce aux députés communistes, mais c'est une proposition de résolution, donc qui avait une valeur symbolique. Moi ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un vote, une loi et qu'on puisse enfin avoir une Assemblée nationale qui se prononce sur ce sujet.
Je suis assez confiant sur le vote qui aura lieu. Et là , Mourad Boudjellal lùche une bombe. Il décrit l'impasse dans laquelle se trouve le gouvernement.
Il affirme que le Premier ministre, quel qu'il soit, ne fera rien, parce qu'il n'a pas été désigné pour agir. Il appelle à une solution radicale. Soit Emmanuel Macron démissionne, soit il dissout l'Assemblée.
Car à ce rythme, dit-il, le pays fonce droit vers la catastrophe. Moi je pense qu'on a un Premier ministre qui ne peut rien faire, et quel que soit le Premier ministre, qui ne pourra rien faire. Et je pense que pour ne rien faire, François Bérou c'est le meilleur.
Oui, il est assez fort dans l'exercice. Mais non, mais plus sĂ©rieusement, la situation est grave quand mĂȘme. Je suis d'accord avec ce qu'a dit Jean-Loup sur notre classe politique, c'est un vrai souci.
Moi sincÚrement, quand on voit l'état du pays, le sauveur, je ne le vois pas aujourd'hui. Mais je crois que dans cette urgence, aujourd'hui, le Président doit soit partir, soit dissoudre. Pour qu'on ait un gouvernement...
Ben oui, il faut des présidentielles anticipées. Soit des présidentielles, soit des législatives, soit il doit dissoudre à nouveau, et je crois qu'il le peut là . Et il doit dissoudre et respecter le choix des électeurs, quels qu'ils soient.
Quels qu'ils soient, mais il faut qu'on prenne une direction. Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, on ne mesure pas le mal qui est en train de se passer dans le pays. Mais si on le mesure...
Dans un an ou dans deux ans, cet immobilisme, on va se le reprendre dans la gueule. On va se le reprendre dans la gueule. Parce que les autres pays avancent, et nous on fait du moonwalk actuellement.
Et ce n'est pas possible ça. Ce n'est juste pas possible. Donc on a besoin d'un gouvernement qui avance, dans la bonne ou la mauvaise direction, mais il y aura forcément du bon, mais qui avance, qui prend des décisions, parce qu'il y a des urgences dans ce pays, et on ne gÚre rien.
Je veux dire, on va Ă la catastrophe. L'immobilisme, quand les autres avancent, c'est la catastrophe. L'immobilisme, ça ne peut pas ĂȘtre un programme.
Mais non, mais aujourd'hui, c'en est un. Manuel Bompard surgit et frappe lĂ oĂč ça fait mal. Dans une prise de parole courte mais explosive, il expose l'hypocrisie d'une majoritĂ© silencieuse.
Il dénonce l'absence totale de réaction de certains commentateurs et chroniqueurs face à la décision de Macron de porter les dépenses militaires à 5% du PIB. Une décision grave, lourde de conséquences, passée dans un silence assourdissant. C'est une...
Je suis stupĂ©fait, je vais vous dire, par le fait que le prĂ©sident de la RĂ©publique prenne aujourd'hui la dĂ©cision, au nom du peuple français, sans aucun dĂ©bat, sans aucune consultation Ă l'AssemblĂ©e nationale, de dire que dĂ©sormais nos dĂ©penses militaires vont passer Ă 5% du PIB. 5% du PIB, c'est une augmentation du budget de la dĂ©fense en France, Ă©quivalent Ă Ă peu prĂšs Ă 100 milliards de dollars supplĂ©mentaires. Ăa sera dans des budgets...
Attendez, attendez. Non, non, mais c'est...
Vous dites sans aucun débat. Pour l'instant, il a pris un engagement...
D'accord, mais ça, ça sera dans des budgets tous les ans que vous serez appelés à voter. Attendez. On va y venir, si vous voulez.
Pour l'instant, les budgets, on ne les vote pas. Je ne sais pas si vous ĂȘtes au courant. Il y a quelque chose qui s'appelle le 49-3.
Donc, ne me dites pas qu'il va y avoir une démocratie parlementaire parfaite sur ce sujet. Emmanuel Macron vient de dire, la France va consacrer 5% de son budget, 5% de son PIB, pardon, au budget de défense. D'ici 2035.
D'accord. Par an. Par an.
C'est-à -dire augmenter les dépenses militaires en France de 100 milliards d'euros. C'est deux fois le budget de l'éducation nationale. à horizon 2035.
Qu'on dépense. Deux fois plus, c'est-à -dire deux fois le budget de l'éducation nationale. Mais qui sont, il est vrai, des dépenses énormes.
Non, mais premiĂšrement. Titanesques. PremiĂšrement.
DeuxiÚmement, il ne le fait pas parce qu'on aurait estimé que nos besoins sont de X% du PIB ou de Y% du PIB. Il le fait pour répondre à l'injonction et à l'ordre que Donald Trump lui a donné. Bah si, excusez-moi.
Qui a dit il y a quelques mois, en gros, la condition que fixe le président américain pour continuer à jouer un rÎle de protecteur des nations européennes, c'est que vous mettiez 5% de votre dépense. Alors vous admettez que le président de la République a toujours été trÚs prévenu contre le danger que présente la force de Vladimir Poutine. Non, non, non, excusez-moi, mais le chiffre de 5% du PIB...
Il vient de Trump, ça c'est vrai. C'est un chiffre qui vient de Trump et sur lequel le président de la République, aujourd'hui, vient de s'aligner totalement. Pourquoi 5% du PIB ?
On doit dépenser ce dont on a besoin pour se défendre. On ne doit pas répondre aux exigences et aux demandes de Donald Trump. Enfin, je trouve ça stupéfiant, je vais vous dire sincÚrement, que dans le débat public, j'ai l'impression qu'une séquence en chasse une autre.
Quand il y a eu l'humiliation de Zelensky Ă la Maison-Blanche, tout le monde s'en rappelle. Il y a eu pendant des jours et des jours sur les plateaux de tĂ©lĂ©vision, le fait que ça devait ĂȘtre un Ă©lectrochoc, que la France devait sortir de la tutelle amĂ©ricaine, qu'elle devait dĂ©velopper sa propre capacitĂ©...
Dans le cadre de l'OTAN ? Enfin, pourquoi Donald Trump impose aux pays européens le fait de mettre 5% de leur PIB dans le budget de défense ? Si on n'était pas dans l'OTAN, vous seriez d'accord ?
Pourquoi ? Mais non, je n'ai pas dit que j'étais d'accord. J'ai dit qu'on doit évaluer ce dont on a besoin pour pouvoir se défendre, pas répondre à une injonction qui vient de l'extérieur.
Pourquoi Donald Trump impose ce tribut ? Parce que vous savez bien aujourd'hui qu'à peu prÚs 50% des dépenses militaires qui sont faites en Europe, elles viennent abonder le complexe militaro-industriel américain. On achÚte des armes américaines.
Mais exactement. Donc en fait, Donald Trump, il demande ça parce que c'est de l'argent qui va revenir pour l'industrie américaine. Retour à Dominique de Villepin qui répond frontalement à Bruno Retailleau.
Ce dernier l'avait accusĂ© de parler comme l'extrĂȘme gauche. Villepin ne laisse pas passer. Avec une clartĂ© redoutable, il renvoie le ministre de l'IntĂ©rieur Ă ses contradictions, dĂ©nonçant une droite qui caricature tout ce qui n'est pas soumission ou silence.
Ăcoutez, je le connais trĂšs peu, mais il s'en prend rĂ©guliĂšrement Ă moi. Ăcoutez, Dominique de Villepin, il parle bien, Dominique de Villepin, mais il parle comme l'extrĂȘme gauche. Il parle comme M.
MĂ©lenchon, d'ailleurs, qui l'a soutenu. Donc moi, et vous me connaissez, chacun connaĂźt mes convictions, la droite, vous voyez, ou ceux qui se disent de droite, cette pseudo-droite, qui parle comme la gauche ou comme l'extrĂȘme gauche, franchement, je la combats. Je fais partie de la vieille Ă©cole de ce point de vue-lĂ .
Pour moi, un ministre, c'est quelqu'un qui est ministre à plein temps. Ce n'est pas quelqu'un qui fait ça à 50% président du Parti républicain, 50% ministre de l'Intérieur. Et quand il est ministre de l'Intérieur, qui cherche davantage à séduire l'opinion qu'à marquer des points pour son ministÚre.
Moi, j'attends toujours la baisse de l'insécurité, des vraies mesures positives pour régler les questions des OQTF. Et on sent bien que chaque fois qu'il y a une difficulté, c'est toujours la faute à quelqu'un d'autre. Alors, c'est la faute à la civilisation, c'est la faute à tous ceux qui, au sein de la justice, ne font pas ce qu'ils doivent.
Mais moi, j'aimerais que dans le domaine qui est le sien, sans chercher d'excuses, il puisse faire avancer les choses. Un ministre, il est d'abord le patron de son administration. Et il a la capacité à mettre en place des politiques, à prendre des circulaires, à mobiliser des préfets, à diriger des policiers et des gendarmes.
Enfin, on n'est pas totalement impuissants quand on est au ministÚre de l'Intérieur. Et nous sommes dans un moment critique pour notre pays. Parce que ce qui se passe dans le monde fait que le risque terroriste s'est considérablement accru au cours des derniÚres semaines.
Et c'est pour ça que le ministre de l'Intérieur, à mon sens, devrait laisser la communication de cÎté, rentrer dans le cockpit de Beauvau, et faire en sorte que toutes les mesures soient prises, tous les boulons serrés, et que notre pays soit en situation de faire face à toute éventualité. Et j'ai par ailleurs la conviction que face au terrorisme, c'est l'unité du pays qui compte. Et donc plutÎt que de régler des comptes à la télévision avec tel et tel, eh bien qu'il serve l'unité nationale, qu'il serve tous les Français.
Il est ministre de l'Intérieur pour tous les Français. Pendant ce temps, sur CNews, un chroniqueur visiblement galvanisé s'acharne verbalement sur un vieil homme, pendant que Morandini, pourtant condamné, orchestre l'humiliation avec un sourire malsain. Ce qu'elle a dit.
Et là , vous récupérez cet argument pour faire croire qu'on est comme en 2003, avec des armes de déception massive qui n'existent pas. J'ai du mal à comprendre. Vous ne pouvez pas dire ça.
C'est impossible. Je ne dis pas que l'Iran n'est pas dangereux. Je dis que la méthode, il faut qu'elle soit la bonne.
Le Pakistan a annoncé que si l'Iran était sous un déluge de bombes, ils mettraient tous leurs moyens pour intervenir. Donc, est-ce qu'on cherche la guerre totale ? Alors, c'est quoi alors qu'il faut le faire ?
Réussir. Dites-nous ce qu'il faut le faire, monsieur. C'est quoi, négocier ?
Oh, les grands nĂ©gociateurs. Vous ĂȘtes sur la ligne d'Emmanuel Macron, en fait. Le nuclĂ©aire iranien ?
C'est la ligne d'Emmanuel Macron oĂč rien ne bouge, en fait. Je suis sur la ligne de Donald Trump, il faut faire la paix. Bah, non, pas vraiment.
Non, c'est pas la ligne de Donald Trump puisqu'il a bombardĂ© l'Iran, excusez-moi. Monsieur, pour faire la paix, il a bombardĂ© l'Iran. Attendez, attendez, juste, vous n'ĂȘtes pas sur la ligne de Donald Trump puisqu'il a bombardĂ© l'Iran.
Vous ĂȘtes sur la ligne d'Emmanuel Macron, c'est-Ă -dire, on parle, on parle, on parle, on parle, on parle. Si vous voulez, d'accord. Si ça vous fait plaisir, d'accord.
Non, mais c'est une question. Ne vous vexez pas, on est en train d'échanger. Si dans l'échange, vous vous vexez, on ne va pas s'en sortir.
Je ne vexe pas, mais je vous dis, il faut simplifier, je ne suis pas pour la guerre totale. Et tous ceux qui sont pour la guerre totale vont arriver Ă avoir cette guerre totale. Mais personne n'est pour la guerre totale.
Personne n'est pour la guerre totale. Mais simplement, on se dit, est-ce que pour la paix, à un moment donné, il ne faut pas taper ? C'est ça ?
Alors, vous aurez les missiles pakistanais et le Pakistan a l'arme nucléaire. Il faut garder la réalité en face. C'est bien ça.
Le Pakistan, à l'arme nucléaire, il a dit qu'il la mettra au service de l'Iran si l'Iran est attaqué trop violemment. Donc, il faut bien comprendre qu'il ne faut pas entrer comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, dans un orient. La porcelaine ?
Mais ça fait, juste, ça fait quand mĂȘme des annĂ©es qu'IsraĂ«l attend. Ăa fait des annĂ©es qu'IsraĂ«l est menacĂ© de destruction. Ăa fait des annĂ©es qu'IsraĂ«l patiente.
Au bout d'un moment, quand le dialogue ne marche plus, vous passez Ă l'acte. Alors, pourquoi cette semaine ? Pourquoi, au moment oĂč il y avait une rĂ©union prĂ©vue avec les AmĂ©ricains, IsraĂ«l a tuĂ© le nĂ©gociateur, la veille ?
Mais encore une fois, je vous l'ai dit, monsieur, est-ce qu'une fois une négociation avec l'Iran a marché ? Et parlons d'Edouard Philippe. Cet homme est devenu à lui seul le symbole d'une impunité qui ne choque plus personne.
Il ment, il esquive, il parade, et toujours avec ce mĂȘme sourire tranquille, comme si rien ne pouvait l'atteindre. Et ce que le peuple voit dĂ©sormais, c'est un homme qui incarne Ă la perfection cette Ă©lite intouchable, qui ment sans jamais avoir Ă rendre de compte. Vous ĂȘtes Ă©galement maire du Havre.
Votre fonction vous vaut une nouvelle plainte d'une lanceuse d'alerte qui vous accuse de favoritisme, de dĂ©tournement de fonds publics. Elle vous soupçonne, ainsi que votre adjoint de charge de l'innovation et du numĂ©rique, d'avoir contournĂ© des rĂšgles du marchĂ© public. AprĂšs une premiĂšre plainte en septembre 2023, le Parquet national financier a ouvert une nouvelle enquĂȘte.
Que lui répondez-vous ? Rien, d'abord parce que je ne connais pas sa plainte. Je sais qu'elle a été déposée, mais vous savez, quand vous n'avez pas accÚs au dossier, vous n'avez pas accÚs au dossier.
Alors, elle a cette ancienne haute fonctionnaire de la communauté urbaine, le Havre-Saint-Métropole, évoqué des faits en septembre 2023, qui ont conduit le PNF à se saisir, qui a fait des perquisitions, qui m'a auditionné, qui m'a demandé, m'a posé des questions. J'ai répondu à tout ce que je pouvais répondre comme question. Je l'ai fait d'ailleurs trÚs sereinement.
Je ne crois pas une seconde avoir commis des illégalités ou des irrégularités. Attendez, je termine. Et puis, elle a trouvé que ça n'allait pas assez vite, parce que le PNF, manifestement, ne travaille pas assez vite à ses yeux, parce qu'elle voudrait pouvoir diriger l'instruction.
Et donc, elle a dĂ©posĂ© une plainte qui reprend, me dit-on, parce que moi, je n'y ai pas accĂšs. Donc, c'est les journalistes qui me disent ça. Quasiment les mĂȘmes faits, en en rajoutant quelques-uns, en espĂ©rant qu'un juge d'instruction puisse se saisir de l'affaire.
Je n'ai pas de commentaire à faire sur le fond de l'affaire, si ce n'est que, encore une fois, je vous dis, je conteste trÚs fermement avoir commis une quelconque irrégularité en la matiÚre. Mais surtout, je conteste, c'est vrai, l'idée qu'elle serait une lanceuse d'alerte. Les faits qu'elle évoque n'ont pas justifié qu'elle ait quitté la collectivité.
Elle les a Ă©voquĂ©s aprĂšs ĂȘtre partie de la collectivitĂ©. Elle n'a pas Ă©tĂ© renouvelĂ©e dans son contrat parce qu'elle avait Ă©voquĂ© ces faits. Elle n'a pas vu son contrat renouvelĂ© parce qu'elle ne satisfaisait pas, me semble-t-il, aux qualitĂ©s qui doivent ĂȘtre celles d'un haut fonctionnaire, encore une fois.
Ce n'est pas un haut fonctionnaire de la communautĂ© urbaine, celle mĂ©tropole. Donc, je crois qu'il y a une vendetta qui est d'autant plus facile qu'avec le statut de lanceur d'alerte, je ne peux pas dire qui c'est. Je ne peux pas Ă©voquer un certain nombre de choses sur elle puisque si je donnais des moyens de l'identifier, je serais moi-mĂȘme passible de poursuite.
Formidable. Donc, elle peut s'exprimer à la radio, mais moi, je ne peux pas répondre. Alors, je peux répondre comme ça, de façon un peu générale.
Mais à la fin de la fin, je vais vous dire, c'est agaçant. Je ne crois pas que ce soit grave. Il y a plein de choses beaucoup plus graves.
Ce que je vois, c'est que, et c'est intĂ©ressant parce que ça nourrit ma rĂ©flexion pour la suite, c'est que c'est trĂšs facile lorsque vous ĂȘtes, et nous le savons tous, une personnalitĂ© politique en l'occurrence, une personnalitĂ© publique, de dĂ©poser plainte, d'abord de saisir le PNF, de constater que le PNF n'irait pas assez vite, pour ensuite porter plainte. Ăa donne une projection mĂ©diatique absolument considĂ©rable. Ăa porte un tort mĂ©diatique que je mesure parfaitement.
Ce que vous avez subi aussi pour la crise Covid ? Dans un contexte diffĂ©rent, mais ça ne m'empĂȘche pas de dire d'abord que je suis tout Ă fait serein sur l'issue de cette affaire, et ensuite de continuer Ă avancer de façon trĂšs tranquille en n'y consacrant pas autant de cerveau, parce que je considĂšre que, lĂ encore, les sujets auxquels le pays a Ă faire face sont infiniment plus sĂ©rieux que les vendettats de fonctionnaires un peu déçus ou aigris. Un peu plus tard, une autre salle le fuse.
Cette fois, elle vise Bernard-Henri Dévy. Qualifié de complice de crime contre l'humanité, il est présenté comme celui qui maquille des horreurs en récits héroïques. S'il y a bien un pays qui est l'emblÚme de l'anticolonialisme, c'est Israël.
IsraĂ«l, c'est le fruit d'une lutte anticoloniale rĂ©ussie. Alors, petit rappel des faits pour BHL, qui ne cesse de tordre la rĂ©alitĂ© et le droit international comme ça l'arrange. Il ne semble mĂȘme pas connaĂźtre le gouvernement israĂ©lien.
Parmi les ministres, il y a une certaine Orit Strouk. Son titre trÚs officiel est celui de ministre des colonies et des missions nationales. C'est elle qui supervise aujourd'hui la politique d'expansion d'Israël.
Elle est membre du parti d'extrĂȘme droite Mavdal, le parti national et sionisme religieux, dont le prĂ©sident est le suprĂ©maciste Bezalel Smotrich. Les colonies israĂ©liennes, qu'en hĂ©breu on nomme Rit Nahalut, ont dĂ©butĂ© en 1967, et ça veut dire implantation. Elles concernent tous les territoires palestiniens, la Cisjordanie, JĂ©rusalem Est, Gaza jusqu'en 2005, et mĂȘme le plateau du Golan en Syrie.
On en compte aujourd'hui plus de 280 pour une population d'environ 750 000 colons. Et le gouvernement a annoncé fin mai la création de 22 nouvelles colonies. Je voudrais dire à BHL que je l'ai vu de mes yeux.
J'ai rencontrĂ© des familles de palestiniens chassĂ©s de leur terre dans la vallĂ©e du Jourdain, leurs bĂ©tails volĂ©s, l'eau confisquĂ©e, avec la complicitĂ© de l'armĂ©e israĂ©lienne. Les propos de BHL pourraient ĂȘtre anecdotiques, comme son Ćuvre intellectuelle, mais ils relĂšvent de la nĂ©gation de crimes de guerre et sont passibles de comparution devant un tribunal pĂ©nal international. C'est l'ONU qui a dĂ©fini les colonies israĂ©liennes comme crimes de guerre.
Et en 1989, elle qualifiait de crime contre l'humanité l'implantation de colons sur un territoire occupé. Soit l'exacte situation des territoires palestiniens occupés. Et sur BFM, certains interdenants banalisent l'assassinat de 10 scientifiques iraniens pendant leur sommeil.
Aucun mot de compassion, aucun sursaut moral, seulement des sourires et des plaisanteries. On ne parle plus d'humains, on parle de cibles. Une indignation générale secoue le plateau.
Un autre aspect de cette opération dont on a moins parlé, c'est l'opération Narnia. De quoi parle-t-on ? L'opération Narnia, alors je me suis longtemps interrogée sur ce nom, parce que Narnia c'est un pays de neige, on y rentre par une armoire.
Qu'est-ce que ça a à voir avec cette opération ? Il y a un lion dedans, comme dans Rising Lion, le lion Aslan. Donc un lion, j'ai résolu ce mystÚre.
Mais l'opĂ©ration Narnia, c'est une opĂ©ration secrĂšte menĂ©e par les services de renseignement israĂ©lien en plein territoire iranien, qui a consistĂ© Ă Ă©liminer, dix, neuf, puis un dixiĂšme qui s'est Ă©chappĂ©, des scientifiques les plus en pointe du programme nuclĂ©aire iranien, au moment oĂč ceux-ci Ă©taient sur le point de lui faire passer un seuil critique dans la capacitĂ© Ă militariser le nuclĂ©aire. Et donc, ils ont Ă©tĂ©, dit-on, dans le mĂ©dia amĂ©ricain The Warzone, ils ont Ă©tĂ© tuĂ©s, assassinĂ©s, pendant des opĂ©rations qui se sont dĂ©roulĂ©es la nuit, pendant leur sommeil. On a quelques infos sur le dĂ©roulement, mais pas du tout sur l'arme, parce que l'arme utilisĂ©e est encore, fait encore l'objet d'une censure militaire et n'est pas dĂ©voilĂ©e dans sa nature.
On nous dit juste qu'elle relĂšve de l'innovation technologique. Technologique, exactement. On sait aussi que ces scientifiques, eh bien, ils seront intĂ©rĂȘts samedi en grande pompe, en mĂȘme temps que des gĂ©nĂ©raux.
Et parmi les gĂ©nĂ©raux visĂ©s par IsraĂ«l, 20 sur la blacklist, 16 ont Ă©tĂ© tuĂ©s. Les autres, non, dit-on, ont eu un choix trĂšs simple Ă faire, soit s'enregistrer en vidĂ©o en se dĂ©solidarisant du rĂ©gime, soit accepter d'ĂȘtre assassinĂ©s dans une autre opĂ©ration avec leurs proches. Donc, ils ont reçu des appels en farcie, leur expliquant ce qu'ils devaient faire.
Et on voit le résultat. Enfin, pour couronner ce climat délétÚre, une députée de la France insoumise intervient et fait voler en éclat les discours de Marine Le Pen et de Benyamin Netanyahou. Avec une froideur chirurgicale, elle démonte leur discours sécuritaire, expose leurs contradictions et met à nu leur stratégie, détourner la colÚre populaire vers les plus fragiles pour préserver les privilÚges des puissants.
L'extrĂȘme droite de Mme Le Pen est l'ennemi de la justice. Ennemi de notre institution judiciaire, qu'elle accuse de tous les maux et dont elle menace les jageants des soi-disant juges rouges dont elle promet aussi de dissoudre les syndicats. Ennemi de la justice internationale, lorsqu'elle dĂ©fend Vladimir Poutine, Bachar el-Assad, lorsque fĂ©licite de la guerre prĂ©ventive menĂ©e par son alliĂ© Netanyahou en Iran, qu'elle remercie de faire le sale boulot.
Ennemi de la justice internationale et ennemi des génocidaires, lorsque Mme Le Pen, face au crime de Gaza, ne trouve rien de mieux à dire que sanctionner Israël serait injuste. Qu'elle partage l'objectif de M. Netanyahou et que selon elle, il fait ce qu'il peut.
Ennemi de la justice internationale, lorsque Mme Le Pen rĂ©pĂšte campagne aprĂšs campagne que la France quitterait la Cour europĂ©enne des droits de l'homme sitĂŽt qu'elle serait Ă©lue prĂ©sidente, court qu'elle s'est pourtant empressĂ©e d'annoncer saisir, sitĂŽt condamnĂ©e. Car, amie des gĂ©nocidaires, et dont la spĂ©cialitĂ© Ă©tait d'onir les institutions, Mme Le Pen et son Ă©quipe volent de l'argent public. Ce sont des mĂȘmes qui nous rĂ©pĂštent depuis des annĂ©es que la justice rĂ©tro-laxiste, viennent maintenant pleurnicher en criant que leur condamnation est une tĂąche indĂ©lĂ©bile dans l'histoire de notre dĂ©mocratie.
Les mĂȘmes qui nous disent que la justice est trop laxiste lorsque pendant les rĂ©voltes urbaines, elle condamne un homme Ă dix mois de prison ferme pour vol par effraction en RĂ©union parce qu'il est sorti d'un magasin monoprix avec une canette de Red Bull Ă la main, viennent nous dire qu'elle serait trop sĂ©vĂšre pour Mme Le Pen. Qu'elle serait trop sĂ©vĂšre pour une femme qui a profitĂ© de son mandat pour organiser pendant 12 ans un systĂšme d'emploi fictif au Parlement europĂ©en, pillĂ© de 4,6 millions d'euros afin de renflouer les caisses de votre parti. Rappelons-le, les magistrats n'ont fait qu'appliquer la loi en vigueur.
AppliquĂ©s dans une situation oĂč Mme Le Pen et ses complices n'ont jamais avouĂ© leur dĂ©lit, n'ont jamais montrĂ© le moindre regret, ont continuĂ© Ă mentir et sont pour beaucoup des rĂ©cidivistes, des dĂ©linquants qui freinaient dans ses ambitions ministĂ©rielles par l'inĂ©ligibilitĂ© de Mme Le Pen nous proposent de modifier la loi pour que sa championne bĂ©nĂ©ficie d'une loi d'exception lors de son jugement en appel l'annĂ©e prochaine. Une loi de privilĂšge oĂč l'inĂ©ligibilitĂ© avec exĂ©cution provisoire et l'exĂ©cution provisoire en gĂ©nĂ©ral continuerait Ă ĂȘtre le lot quotidien des justiciables ordinaires mais ne s'appliquerait plus aux Ă©lus dĂ©linquants. Comme si nous allions ici cautionner une loi Marine Le Pen cautionner que les Ă©lus soient des citoyens au-dessus des autres cautionner une justice Ă deux vitesses Madame Le Pen et M.
Ciotti savent-ils que nos tribunaux recourent chaque jour massivement Ă l'exĂ©cution provisoire pour les confiscations judiciaires pour les suspensions de permis de conduire pour 87% des personnes jugĂ©es en comparution immĂ©diate directement incarcĂ©rĂ©es Ă la sortie de leur audience ou encore pour des interdictions professionnelles qui privent les condamnĂ©s de la possibilitĂ© de continuer leur mĂ©tier mĂȘme lorsqu'ils font appel et surtout pour les violents conjugaux condamnĂ©s Ă des peines d'interdiction de contact et de paraĂźtre au domicile de leur victime. Qui s'opposerait ici Ă l'exĂ©cution provisoire pour un conjoint ou un pĂšre violent pour un policier condamnĂ© pour racisme pour un professionnel de santĂ© agresseur sexuel pour des employĂ©s et agents publics corrompus personne je l'espĂšre Ă part visiblement le Rassemblement National. Il aurait Ă©tĂ© plus juste et plus subtil de proposer la crĂ©ation d'un recours en urgence contre l'exĂ©cution provisoire pour les justiciables en cas d'appel pour que tous les justiciables soient Ă©gaux devant la loi pour que le droit fondamental Ă un recours effectif soit respectĂ© pour tout le monde mais ĂȘtre juste et subtil ne fera jamais partie du rĂ©fĂ©rentiel de l'extrĂȘme droite qui prĂ©fĂ©rera toujours partialitĂ©, arbitraire et grossiĂšretĂ©.
En parlant de grossiĂšretĂ© je voudrais citer Mme Le Pen qui n'est mĂȘme pas lĂ aujourd'hui alors qu'on parle d'elle pendant une heure et demie c'est quand mĂȘme dommage elle ne vous remercie mĂȘme pas M. Ciotti je voudrais donc reprendre les mots de Mme Le Pen les Français en ont marre d'entendre parler des affaires ils en ont marre des affaires ils en ont marre de voir des Ă©lus je suis navrĂ©e de vous le dire qui dĂ©tournent de l'argent c'est scandaleux parce que je vais vous le dire avec tout cet argent ce qu'on aurait fait en termes de resto du coeur en termes d'opĂ©ration piĂšce jaune voilĂ ce que dĂ©clarait Mme Le Pen en 2004 collĂšgues du Rassemblement national c'est combien de piĂšces jaunes et de repas au resto du coeur ? 4,7 millions d'euros tournĂ©s je vous laisse compter merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci
Dominique de Villepin