Marion Maréchal à la Nuit de la Liberté
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va accueillir Marion Marion maréchal qui nous rejoint sur ces problématiques. Donc après la gauche, la droite. [musique] Bienvenue Marion. [musique][chant] J'avais jamais lu ce genre de musique en entrée.
Je trouve ça pas mal. Voilà, on on se on se on se modernise. C'est le côté libéral, ça change.
Donc la première question, alors moi je j'aime bien ces trois questions que j'avais en tant qu'actif anonyme. La première qui est toujours un peu provoquante mais c'était ayant assez peu confiance dans les hommes politiques, on avait dit on met 0 % déficit inscrit dans la Constitution française et on demande à ce que ce soit effectivement euh une réalité pour 2027. Est-ce que vous y seriez favorable ?
C'estàd que ce n'est plus possible pour un homme politique d'avoir un budget déficitaire. Non, je suis contre. Je suis contre parce que je considère que c'est un gadget.
Je considère que il faut pas se défausser sur la constitution. Moi, je je crois en la capacité, à la volonté politique de redresser le pays. Donc, je crois que c'est pas le moment de donner davantage de pouvoir au Conseil constitutionnel.
Je considère qu'il en a déjà beaucoup trop dans beaucoup trop de sujets, qu'il se comporte à bien des égards comme un colégislateur et si nous devions avoir une réforme constitutionnelle demain, ce serait bien davantage au contraire pour remettre le constitutionnel, le conseil constitutionnel à sa place et redonner toute sa place au législateur. Donc je comprends l'objectif mais je ne partage pas la méthode. Voilà.
Compris ? Alors comment on fait pour réduire ces déficits ? Quelles sont les solutions ?
Puisqu'on est on va pas reparler des milliards de dettes, mais c'est vrai que nous libéraux, on s'inquiète de l'avenir de la France. Je je comprends les trois premières les trois premières et rapidement. Je je comprends tout à fait.
D'autant plus que moi j'ai, vous savez, j'ai été élu député à 22 ans il y a quelques années maintenant et j'étais à l'époque l'une des rares à me qualifier de libéral dans le paysage politique français à un moment où c'était totalement interdit. Je constate qu'aujourd'hui on a un large aéropage de de libéraux et j'en suis heureux. Ça veut dire qu'il y a une prise de conscience massive de la de la situation dramatique sur le plan budgétaire et fiscal.
Mais euh comme j'aime l'esprit de contradiction et que j'aime bien aller exactement là où on m'attend, [grognement] euh j'ai quand même envie de dire que parce que l'un de vos intervenants précédents parlait d'un éléphant dans la pièce en ce qui concerne la dépense sociale et et on y reviendra certainement et je suis totalement d'accord. Il y a un éléphant dans éléphant et dont je suis sûr vous n'avez pas parlé aujourd'hui, dont je suis sûr qu'aucun responsable politique ne parleront ce soir parce que dorén avant, il y a une petite tendance côté libéral et côté des libéraux à parler et à juste titre d'ailleurs de réduction des dépenses sociales, de réforme des retraits, de débratisation et je partage tout ça. Je suis sûr qu'on sera d'accord sur l'essentiel.
Mais il y a un tout petit sujet qui a été oublié. Il y a une toute petite taxe euh cachée qui a été oubliée dans votre débat. C'est une taxe qui coûte pas moins de 41 milliards d'euros par an. 250 milliards sur l'intégralité d'un mandat.
Ça s'appelle la taxe migratoire. Ça s'appelle la taxe migratoire. Ça s'appelle le coût caché de l'immigration.
Euh et je voudrais pas quand même qu'on fasse croire aux Français qu'on pourra avoir une réduction efficace de dépenses publiques, une réduction des déficits et une réduction même précisément des dépenses sociales sans s'attaquer à ce sujet. Et j'aimerais dire que tous ceux aujourd'hui qui se présentent comme des libéraux et comme des gens responsables sur le plan budgétaire qui évacuent cette question comme un sujet finalement accessoire ou secondaire et non pas comme quelque chose ayant un impact économique massif mente aux français et se trompe et et je vous le dis parce que je vois bien la facilité maintenant à ne plus vouloir traiter le sujet parce que finalement c'est plus facile de parler de suppression des agences de l'État que de revenir sur pas très juste. Je pense que le sujet n'a jamais été autant traité.
Je pense que le sujet n'a jamais le coût de l'immigration je crois pas. le coup sur le coup précisément. Je pense que c'est prendre les Français pour des imbéciles de que de croire que ce n'est pas un sujet qui les intéresse.
C'est un sujet qui les intéresse. J'ai pas dit j'ai jamais dit que les Français était pas intéressé par le sujet. Je dis que les responsables politiques libéraux ce n'est pas le propos que je écarte ce sujet alors que c'est un sujet central.
Libéraux ne peuvent pas traiter tous les sujets. La seule chose qu'on essaie de faire comprendre c'est qu'une je vais reprendre mon exemple du gâteau. On cherche encore et toujours à trouver les économies.
Les économies vont prendre un temps monstrueux à renflouer les caisses de l'État. On parle jusqu'à un moment donné, il faut certes des économies, mais il faut aussi une politique qui parle de croissance. Et c'est quelque chose qui dans le débat public est complètement annihilé au profit des réductions de dépenses publiques.
Il faut arrêter de les opposer. Il faut des dépenses il faut arrêter les dépenses publiques. Il faut arrêter les coûts dont vous parlez.
Mais il faut aussi de manière drastique faire en sorte que le pays puisse lui-même tout seul comme un grand grâce aux entrepreneurs augmenter la croissance du pays. Mais moi, je pense que les deux vont ensemble de la même manière que j'oppose pas justement la discipline budgétaire avec le pouvoir d'achat. Euh et je considère que le meilleur moyen de rendre du pouvoir d'achat aux français, c'est pas en faisant des chèqus, des tickets, des niches fiscales, c'est au contraire en baissant les charges sur les salaires qui m'a paraît la meilleure manière de revaloriser justement le travail qui a mauvaise presse dans notre pays.
Mais qu'en effet, pour baisser les charges sur les salaires euh et à ce titre bah rendre du pouvoir d'achat et de la compétitivité à nos entreprises, faut en effet s'attaquer aux dépenses sociales. La question évidemment des retraites est centrale. on peut pas évacuer ça puisque sur 1000 € de dépenses publiques, on a à peu près 571 € qui sont consacrés à la dépense sociale dont 250 pour les retraites.
Donc c'est évidemment un sujet central mais au-delà même moi je alors je vous le dis directement, moi je suis pour un allongement de la durée des cotisations chômage. Je suis pour une part de capitalisation au sein des retraites. Je suis pour aligner par exemple le calcul des pensions euh du régime public sur le régime privé.
Je suis pour la fin des subventions publiques au syndicat. Je suis pour une réforme du périmètre de la fonction publique. On parle souvent du nombre de fonctionnaires, on parle pas du périmètre.
C'estd je considère que il y a pas de légitimité particulière à ce que les trois personnes à l'accueil d'une mairie et un statut de fonctionnaire. Je je vois d'ailleurs même la nécessité parfois de développer davantage le privé pour faire économiser sur le public. Je pense à l'école.
Euh nous avons aujourd'hui un un budget d'éducation nationale qui est considérable pour des résultats euh qui sont euh absolument dramatiques. Je considère qu'aujourd'hui on devrait au contraire libéraliser le système scolaire, donner davantage d'oxygène à nos écoles sous contrat et hors contrat. Ce serait une manière de faire des économies.
Donc là-dessus, j'évacue pas du tout euh euh ce sujet et je vois même une forme de vertu parce que comme vous avez dit à juste tit, on oppose souvent les deux mais moi j'ai un un exemple intéressant. En Italie, je suis l'allié de Georgia Meloni, elle vient de supprimer l'équivalent d'une forme de revenu universel. Euh et en parallèle de cela, on voit que le chômage n'a jamais été aussi bas en Italie puisqu'il est passé sous la barre des 5 %.
Donc je crois qu'il a en effet quelque chose d'extrêmement vertu au contraire à faire en sorte que les dépenses sociales et les dépenses d'état se réduisent parce que c'est redonner de l'oxygène bien sûr fiscal à notre économie et donc leur rendre la liberté d'entreprendre, de produire de la richesse et de l'emploi. Bon alors moi sur le sur la réflexion effectivement elle me paraît bonne qu'en tant que libéraux tout ce qui réduit que ça soit l'immigration ou le reste fait partie des économies à faire. Donc il y a pas de sujet tabou chez nous.
Autre question qui est toujours aussi un petit peu un vrai sujet et tout le monde tourne autour. Donc vous parlez des sujets dont on tourne autour. Nous, on pense que il y a enfin moi avec Actifum, ma défense principale c'était euh s'attaquer à ce qu'on appelle ceup générationnel où tout un pays aujourd'hui, ceux qui travaillent, les jeunes et cetera, finalement le cotisent pour une population qui aujourd'hui é à la retraite et qui effectivement parfois utilise la sécurité pour se soigner et cetera et qui fait qu'on se dit bon qu'est-ce qu'on va faire demain ?
Et est-ce que vous seriez prêt à avoir des mesures très fortes comme baisser peut-être 80 % des retraites sans toucher aux retraites qui sont de base ? Mais est-ce que vous êtes prêt à intégrer la baisse des retraites dans un budget de 2027 par exemple lorsqu'il serait fait ? Alors moi, je je ne suis pas du tout opposé au contraire à ce qu'il puisse y avoir un effort collectif auquel participent les plus âgés d'entre nous, notamment en désintexant euh au moins temporairement les les retraites.
Je suis pas pour une baisse des pensions. En revanche, je crois que c'est pas la solution. Je suis plutôt pour une réforme structurelle, je vous l'ai dit à l'instant.
C'est-à-dire que je considère qu'il faut intégrer, et je le défends depuis longtemps, une part de capitalisation dans notre système. Je voilà quand je vois par exemple que 50 % du capital flottant de Safran est détenu par des fonds de pension anglo-saxon et que cette action qui est explosé de plus 1500 % en 20 ans va bénéficier aux poches des retraités américains. Ça me désole parce que je vois là évidemment un moyen pour notre pays non seulement de faire en sorte que ces bénéfices reviennent dans l'économie et la consommation par les Français et que ces entreprises soient donc possédées par les Français.
Donc je pense que c'est un vrai levier. Je pense que le modèle notamment au Pays-Bas est un modèle très très intéressant. Mais je je j'arrête davantage vers ce genre de solution euh structurelle.
Maintenant, une fois de plus, je considère qu'il y a aussi un chemin pédagogique parce que on a quand même une une immense injustice qui se pratique dans notre pays. C'est-à-dire qu'on a pas assez de gens qui travaillent. On a six français sur 10 qui ne travaillent pas et on a quatre français qui portent à bout de bras les autres.
Et il faut comprendre que parmi ces Français, il y a des Français qui travaillent énormément. Ça veut dire que nos artisans, nos commerçants travaillent en moyenne 30 % de plus que la moyenne européenne. Donc dire qu'il y a des gens qui travaillent pas en France, ça n'est pas vrai.
Et c'est des sentiments qui ont et c'est des gens, je finis par là, qui ont le sentiment de toujours contribuer davantage et à qui on demande toujours ses efforts. Et donc c'est vrai que je pense qu'il y a aussi un chemin pédagogique avant d'aller une fois de plus demander les efforts systématiquement au même d'exemplarité de l'État dans ses dépenses de fonctionnement et également d'exemplarité dans la capacité à faire en sorte qu'on ne finance pas l'intégralité de la misère du monde qui se déverse dans notre pays et qui une fois de plus a des coûts induits à tous les niveaux parce qu'on parle des dépenses sociales mais on pourrait parler évidemment de la justice, on pourrait parler de l'éducation nationale, on pourrait même parler, j'en finis par là juste de cela de de l'aide sociale à l'enfance le sujet Louis, l'affaire Louis dramatique que vous avez tous suivi quand on a une aide sociale à l'enfance qui accueille pas moins de 25 % dans ses effectifs de mineurs isolé faut pas s'intégrer que le service public s'effondre. Merci.
Merci Mari. [applaudissements]
Marion Maréchal