Conférence de Jean-Luc Mélenchon à l'Université de Lille
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:01Jean-Luc MélenchonChiffre
« 200 milliards d'euros écologiquement et socialement utile ainsi que le financement de la retraite à 60 ans. »
- 22:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« La production de richesse de l'Union européenne en 1 an : 11300 milliards. »
- 42:00Jean-Luc MélenchonPromesse
« Tous ceux qui sont dans l'enseignement professionnel doivent pouvoir passer leur temps à étudier. »
- 0:15Locuteur 1Promesse
« nous pourrions proposer de reprendre le cadre juridique proposé par l'Équateur et l'Afrique du Sud qui est une convention, un cadre législatif contraignant pour obliger les entreprises multinationales qui se faufilent d'un pays à l'autre à respecter les législations environnementales et sociales. »
- 1:00Locuteur 1Fait
« il y a 29 pays qui ont comme langue officielle le français. Donc on pourrait peut-être faire déjà avec cela, hein. »
- 3:00Locuteur 1Fait
« la planification écologique, nous avons choisi au départ, j'avais j'ai piqué l'idée, la méthode à un homme que j'estime beaucoup qui s'appelle Paul Ariè qui est un théoricien de la décroissance »
- 11:00Locuteur 1Chiffre
« 60 % des contacts qu'un policier a avec quelqu'un, c'est pour vérifier s'il a du cheat. »
- 13:00Locuteur 1Chiffre
« il y a 5 à 6 millions d'armes qui circulent dans ce pays. »
- 15:00Locuteur 1Fait
« à 16 ans, on peut être père ou mère de famille. À 16 ans, on peut être émancipé. À 16 ans, on vote aux élections prudomales. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors, bonsoir et bienvenue à tous. Né en 1951 à Casablanca au Maroc, Jean-Luc Mélenchon commence dans la vie active en enseignant le français avant de se tourner vers le journalisme. Engagé très jeune, vous décidez d'adhérer au Parti socialiste en 1977.
Vous allez alors rapidement gravir les échelons jusqu'à devenir premier secrétaire du bureau socialiste de François Mitéran dans les sonnes. Vous décrochez alors plusieurs mandats : conseiller municipal, conseiller général, sénateur. Mais c'est en 2000 que votre carrière prend une tournure différente lorsque vous accédez au poste de ministre délégué à l'enseignement professionnel sous le gouvernement Jospin.
Vous décidez de vous éloigner du Parti socialiste en 2008 car vous n'étiez pas en accord avec la nouvelle ligne du parti. Vous fondez alors votre propre mouvement. le Parti de gauche en 2009 et vous êtes élu députés européens sous les couleurs du Front de gauche, une alliance entre le Parti de gauche et le parti communiste.
Vous portez en 2012 la candidature du front de gauche aux élections présidentielles avant d'annoncer votre candidature pour 2017 avec la création d'un nouveau mouvement, la France insoumise. Vous augmentez largement votre score de 2012 en atteignant presque 20 % des suffrages en 4e position derrière Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon. Vous vous présentez de nouveau pour la présidentielle de 2022 dans le cadre de l'Union populaire.
Un parcours donc diversifié et riche qui en inspire plus d'un. Monsieur Mélenchon, je vous remercie d'avoir accepté notre invitation et de vous être déplacé jusqu'ici pour nous partager votre expérience au nom de l'association parlementaire des étudiants de Lille ainsi que de l'université de Lille. La conférence va commencer avec une série de questions posées par mes deux camarades.
Puis les questions seront ouvertes aux étudiants et personnes présentes dans la salle. Merci à tous. [applaudissements] [applaudissements] Merci Zoé et à nouveau merci à monsieur Mélenchon pour son déplacement et à son équipe également.
Afin de commencer cette conférence, si vous le voulez bien, nous allons euh nous concentrer sur votre relation avec les campagnes électorales et ces évolutions. Car en effet, cela fait depuis 2012 que vous menez des campagnes présidentielles. Comment le vivez-vous ?
Qu'est-ce que cette étape représente pour vous ? Avez-vous remarqué certaines évolutions depuis depuis tout ce temps ? Et si oui, lesquels ?
Et enfin, comment construisez-vous vos équipes ? Bon, allô. Alors, normalement la loi de l'emmerdement.
Merci madame. Ah voilà. Bon, d'abord sur les campagnes électorales en général, un mot pour moi, une campagne électorale c'est un moment extrêmement élevé de l'existence intellectuelle.
Je suis un démocrate, je crois à la démocratie et le fondement de la démocratie, c'est non pas le consensus comme cela a été répété stupidement dans les années 90, mais justement la contradiction. D'une manière générale, on peut penser que la conscience surgit d'ailleurs de la contradiction tandis que si rien n'est discuté, les choses sont ce qu'elles sont et c'est à peine si on peut les nommer. Le cette thèse et qui occupe une place centrale dans le les livres de Ernesto Laclao et Chantal Mouve qui sont des théoriciens de ce qu'on a appelé le populisme mais c'est vu depuis l'Amérique latine me paraît essentiel.
La deuxième c'est le deuxième aspect c'est précisément que quand il y a le débat ensuite il y a la décision et c'est un moment extrêmement élevé pour un républicain. Républicain vous savez comment le mot est constitué, c'est République respublica la chose publique et on décide parce que c'est la démocratie et que on a aucun autre moyen que notre pauvre cervelle pour trouver des solutions aux problèmes qui nous sont posés. Et donc ce moment très important où après avoir comparé, écouté, réfléchi, on prend la décision que ce qui nous semble le mieux pour le pays, pour la communauté humaine à laquelle nous appartenons, qui est la communauté légale, la seule communauté acceptable en République, et bien c'est ceci ou c'est cela.
Là, c'est la formule un peu abstraite que je vous raconte, mais je pourrais vous la raconter plus concrètement. C'est les parents qui ouverent les enveloppes avec les programmes qu'on met sur la table, ça discute, je sais pas comment ça se passe chez vous et puis tout le monde a un avis et puis voilà. Bref, c'est la cérémonie familiale de la décision politique.
Donc d'abord un ça à dire sur les campagnes électorales. Après aucune ne ressemble à une autre. Donc moi j'en ai fait des dizaines de campagnes électorales.
D'abord les miennes, celles qui où moi j'étais candidat. trois fois comme conseiller général, je me suis fait battre une fois euh et puis toutes les autres à [raclement de gorge] chaque fois c'est des situations différentes, des fois extrêmement stimulantes parce que c'est formidable, tout le monde s'intéresse à tout. C'est les élections législatives, présidentielles euh d'autres fois un peu plus pauvre parce que tout le monde s'en fout et que vous êtes là avec votre acte, votre truc, il dit "Oui, oui, bon d'accord." Bon, on comprend rien mais c'est pas grave.
Bon, le mieux c'était conseiller général d'une demi-ville. J'aime mieux vous dire que fallait se lever pour arriver à faire comprendre de quoi il retournait. Surtout qu'on s'appelait conseiller général d'une assemblée départementale qui s'appelait aussi conseil général.
Ça aidé pas quoi. Et surtout une demi-ville. Les gens avaient aucune idée de ce que pouvait être une demi-ville comme circonscription.
Donc vous avez des moments moins drôles que d'autres. Et les moments les plus fabuleux, c'est quand tout d'un coup tout le champ social tout d'un coup se mêle de tout. Je vous explique, je termine là-dessus ça.
Un premier temps, imaginez-vous que c'est de l'eau. Il y a de l'eau dans une plaine, il se passe absolument rien. Et puis le terrain se met à descendre et puis l'eau coule de plus en plus vite et puis à la fin c'est un étroit goulé et ça a une puissance extraordinaire.
Ce qui vous permet de savoir où vous en êtes du parcours, c'est la vitesse à laquelle une information traverse le champ social. Au début de la campagne, faut répéter 10 fois la même chose et ça prend plus ou moins, ça s'entend plus ou moins. Et puis à la fin, une information surtout un bad buzz prend une minute à faire le tour de la planète.
Voilà. Donc faut tenir compte de tous ces paramètres de déformation de l'espace-temps pour mener une campagne efficace parce que il faut faire une campagne honnête et une campagne efficace. Pourquoi les campagnes honnêtes sont-elles préférables aux campagnes hypocrites ?
Parce que l'hypocrite et le menteur finissent par se prendre les pieds dans le tapis à un moment ou à un autre dès lors qu'il est confronté à des gens qui mettent à nu ce qu'il cherchait à cacher. Exemple, oui, je suis pour le protectionnisme écologique. Et puis à côté, oui, je suis pour les traités européens.
Ah, pas de bol, ça colle pas. peut pas être et pour le protectionnisme qui soit écologique ou ce que vous voulez et pour les traités européens parce que les traités interdisent le protectionnisme. Donc mieux vous dire franchement et directement qui on est et essayer de convaincre que d'essayer de cacher et d'embrouiller.
Mais l'embrouille a eu ces moments de gloire le plus grand embrouilleur ayant été François Hollande qui est quand même spécialiste en très haut niveau de l'embrouille. L'autre embrouille qui vient contre un militant politique, c'est la substitution des émotions à la raison. Alors bon, soit c'est les blagounettes, soit c'est les boules puantes et on ne parle plus du programme.
Le pire que j'ai connu dans ce domaine, c'est 2012. En janvier quelqu'un, je crois que c'est France 2 déjà c'est c'était les spécialités du service public, non du soi-disant service public et c'était la viande àal. Alors déjà une trouvaille insurpassable à toutes les élections vous y avez droit et là c'estit la viande à l'art quoi raconter alors ça n'arrêtez pas et qu'est-ce que vous en pensez tout je m'en fous comment le dire poliment c'est pas mon sujet je suis pas un religieux on n'est pas en train d'élire euh bon bref il fallait quand même répondre et essayer de trouver des choses.
Moi j'ai pas réussi à trouver j'ai tout tourné en ridicule alors je disais pas du tout il y a un grand problème dans ce pays c'est pas la viande àalle c'est les frites molles à la cantine. Alors tout le monde se rigolait, ça me permettait de passer à autre chose. Mais c'est pour dire que ça ça a empêchait de parler sérieusement pendant 12 jours et pendant ces 12 jours-là, on voté l'adaptation en France d'un traité européen sur la manière d'organiser les finances publiques.
Il y a pas eu une minute de débat sur ce sujet. Le coup d'après, c'était les costards de Fillon. Et donc pendant 4 semaines, impossible d'arriver à parler de quoi que ce soit sans qu'on vous dise d'abord et alors est-ce que vous pensez que monsieur Fillon, les costumes, le machin le truc, le bidule et puis vous essayez de dire "Oui oui, bien sûr, mais enfin je voudrais quand même signaler que pour ce qui concerne l'économie sociale et solidaire Oui.
Oui. Mais le costume de monsieur Fillon, voilà donc ça c'est la machine à desserveler. Alors après, ça dépend de vos opinions, la mienne est faite.
Je considère que la sphère médiatique n'aide pas à réfléchir mais se mobilise pour empêcher que les gens réfléchissent. Donc sans arrêt, ils jettent des petitte balles comme ça pour amuser, distraire et puis faire que les sujets soient pas abordés. Alors bon, voilà, comment je choisis mes éclises ?
Je vous le dirai pas parce que j'en sais rien en fait. Moi je crois, je suis un militant, j'ai pas honte de le dire. Je je de même que je dis oui, je cherche à gagner des voix.
J'espère bien arriver à convaincre quelques exemp de voter pour moi, soit de se mettre à militer pour que ça avance. Il y a pas de honte à ça. Mais remarquez bien, je suis obligé de le préciser.
Ça veut dire qu'on est déjà dans une situation la politique berque ou non ? Non euh pas la politique, votre avis mais quoi ? Mon avis, il est politique.
Point. Alors euh bon, les équipes qui m'entourent sont toujours des équipes de militants, c'est de gens engagé qui en général viennent pas de surgir sur mon palier. C'est des gens qui ont déjà un certain temps d'entraînement aux batailles politiques.
Certains ont commencé à militer avec moi. Maintenant, j'ai le privilège de l'âge. J'ai commencé, j'étais le plus jeune ceci, le plus jeune cela.
Maintenant, le plus vieux candidat, ça me va au poil. Mais ce sont donc vous imaginez que les hommes et les femmes qui m'entourent, certains je les ai connu mais vraiment jeunes hein. Bon euh bon vraiment jeune.
Et vous les voyez avoir vous les voyez et ça se voit pas à quel point ils sont expérimentés. Le les deux députés des circonscriptions du nord qui sont insoumis sont des hommes fort jeunes qui ont à peine passé la trentaine mais ce sont des militants aguéris et endurcis et des gens qui ont qui réunissent un certain nombre de qualités que nous avons appris et qu'en tout cas moi j'enseigne et que à leur tour maintenant eux enseignent à ceux qui les entourent un bon dirigeant dans nos familles politiques qui sait écrire des livres des textes compréhensibles par tout le monde. Deuxièmement, il sait parler qu'il soit garçon ou fille, hein.
Je dis ça parce que le le style les oratrices féminines sont peu nombreuses et moi, je suis très fier que ce soit dans nos rangs qu'on les trouve. C'est des Mathiles Pano, c'est des Manons au bris, c'est des gens comme ça clémentin qui sont des oratrices féminines qui ont donc créé un style et donc un repère qui permet à d'autres filles de se sentir moins isolées quand elles-mêmes prennent la parole. Et euh donc ils savent lire, ils savent écrire ça bien sûr hein, ils savent parler et ils savent organiser car un bon responsable politique doit savoir organiser pour économiser l'énergie des gens qui l'entourent.
Seule la discipline et l'organisation permettent d'avoir une action concertée efficace. C'est des mots qui sonnent peut-être rudement à vos oreilles. En plus, on n'est pas un parti, on est un mouvement.
Donc c'est encore plus compliqué. Une autre fois, je vous parle de ça si vous m'invitez. Mais bref, pour dire voilà comment les équipes sont constituées.
Souvent ce sont la le le le choix ne vient pas du dessus. Je veux dire que je ne suis pas le dessus, je suis juste le président du groupe jusqu'à une date récente. Maintenant, c'est Mathilde Panu.
Et quand on entre en campagne, d'abord on en discute tous ensemble et ensuite pour ma part comme animateur, je pose la question. Mais qu'est-ce que parce qu'autre fois je faisais le contraire plus jeune. Toi tu vas faire si, toi tu vas faire ça, tu vas faire là.
Ça m'est passé. Maintenant, je dis bon bah qu'est-ce que vous voulez faire ? Et les gens disent eux-mêmes pourquoi.
La règle c'est que si vous passez votre temps à contrôler les autres, vous perdez votre énergie et queon ne fait jamais si bien que ce qu'on a envie de faire et que il y a pas de ville tâche dans une campagne. Tout est important, tout compte depuis le camarade qui conduit la voiture jusqu'à celui ou celle qui a fait les repérages avant. Tout est important et il y a pas de campagne avec la meilleure des campagnes au fond, elle a la valeur du chénon le plus faible.
Donc arrangez-vous pour qu'il y ait pas de chénon faible. Après, c'est une énorme machine qui s'est mise en place au fil du temps qui rédige des bouts du programme, qui rédige la synthèse du programme, qui anime les campagnes. Une campagne, il a l'aspect que vous voyez, l'aspect militant, mais il y a aussi tout l'aspect intellectuel qui pour des gens comme nous est premier. compte d'abord les aspects intellectuels.
Tout à l'heure, je leur racontais comment nous, en tout cas euh la petite équipe avec qui je travaille que quasi quotidiennement, comme ces deux que j'ai en face de moi. Euh bon, euh nous sommes unis par une vision du monde, une lecture du monde et de ses contradictions. Pas mal d'entre nous sommes marxistes.
En tout cas, tous accrochés à la théorie de l'air du peuple et de la révolution citoyenne qui est un de mes bouquins qui résume mal parce qu'il faudrait que je me remette à l'écrire parce qu'on a beaucoup avancé mais j'ai pas le temps. Donc voilà la réponse. J'ai essayé de pas être trop long mais quand même déjà c'est un peu long, faut que je fasse plus bref.
Merci beaucoup pour cette réponse. Donc on va passer à une deuxième question qui est un peu donc dans le même thème de la campagne. Donc à l'heure où la moindre parole médiatique peut-être reprise et amplifiée sur les réseaux sociaux.
Comment vivez-vous la pression où chaque parole et ha doivent être maîtrisé et comment ce rapport aux réseaux sociaux aussi bénin que malsin influence votre campagne ? Bon, d'abord, je commence par dire une chose. Moi, je trouve enthousiasmante notre époque.
Donc, je fais pas partie de ceux qui disent "C'était mieux avant parce que c'est pas vrai. Avant, j'y étais, c'était pas mieux." C'était même pire à bien des égards.
Le moment actuel nous offre des moyens de contournement de l'officialité médiatique et de la machine à bourrer les crânees que on n jamais eu à aucune autre période. C'est pas rien pour moi d'avoir une chaîne YouTube où il y a 600000 personnes qui sont abonnées. Même la chaîne TikTok est un peu moins comment dire fondamentale en matière théorique.
Bon bah 500000 abonnés, je suis content. Et il faut jamais mépriser le récepteur ou la réceptrice. C'est une règle de base.
Les gens sont toujours moins con que les dirigeants le croient. Et donc tout message qui arrive à quelqu'un va être ou rejeté ou interprété. Il va peut-être avoir du mal à entrer, mais de toute façon, il va être capté.
Et nous, on peut pas, comme on est démocrate he peut pas faire d'autres choix que de penser convaincre et d'essayer de convaincre. Je pas je vous parle là sérieusement parce que je crois profondément qu'il y a pas d'autre choix. La lutte armée n'est pas une solution.
Nous avons essayé il y a 20 ans, il y a 30 ans, ailleurs qu'en France bien sûr. Certains ont essayé en dans les pays européens, la bande abadaire, la fraction armée rouge et cetera et cetera. Tout ça n'a jamais produit autre chose que la mort des meilleurs d'entre nous, c'est-à-dire des militants les plus altruistes, les plus combattants, les plus dévoués sans aucun aucun résultat concret pour ce qui est du rapport de force dans la lutte.
Même Pinoché, on l'a pas sorti en essayant de l'assassiner, ce qui a été fait par des camarades qui n'y sont pas arrivés, mais le résultat qu'ils y soi pas arrivés, c'est qu'il y en a cinq autres dont un de mes proches qui est mort. Donc aucune autre formule ne paye que celle qui permet d'éduquer, d'élever le niveau de conscience et d'avoir à tous les endroits des gens qui sont politiquement éduqués, qui comprennent ce qu'ils sont en train de faire et comment on peut changer la société. Donc les réseaux sociaux, c'est formidable parce que ça nous permet de contourner l'officialité.
Alors il y a quoi peut-être bien mais dans l'officialité médiatique c'est encore pire parce que c'est n'importe quoi avec l'allure du sérieux. Bon voilà, vous allumez la télé, vous choisissez telle chaîne et vous allez voir des fachaots parler pendant des heures, raconter des trucs plus gros queeux qui sont des stupidités absolues qui ne font qu'une chose seme de la haine pour rien en plus parce qu'ils n'arriveront à rien du on les laissera pas faire en toute hypothèse. Donc bon, il faut pas comparer, dire "Ah ben les réseaux sociaux c'est l'horreur, c'est affreux, on dit que le reste." "Ah, qu'est-ce que c'est bien !" Comme c'est c'est pas vrai.
C'est pas vrai. La pourriture est à un endroit, elle est à l'autre. Le meilleur est à un endroit et à un autre.
Ce qui à chaque fois compte, c'est le fait de rester disponible pour discuter, parler, convaincre, rejeter un argument en chargé un autre. Après, la pression pour ce qui me concerne, elle est maximale. En ce moment, peut-être que euh certains d'entre vous m'enregistrent ou des choses comme ça.
J'ai prononcé deux ou trois fois le mot pourriture. Il se peut que à la fin, on chante l'international, je vais ouvrir la bouche, avoir une photo la bouche ouverte qui est ma spécialité. J'ai les amidalles les plus célèbres de France. toutes les photos, il y a ma bouche ouverte et moi.
Bon, donc vous voyez la pression, elle est continuelle. Une des bonnes manières de faire, il en est de la pression comme de la manière de résister à la haine. C'est de pas accepter que l'autre prenne pied dans votre tête.
Si vous laissez le haineux prendre pied dans votre tête, vous commencez à répondre et le ton monte jusqu'au niveau du haineux. Il arrive qu'on narrive pas à maîtriser comme on devrait le faire pour correspondre au canon dominant. Il y a une esthétique dominante de la prise de parole et du comportement.
Le meilleur comportement, c'est celui où vous bougez peu. Votre visage exprime peu de choses pour un méditerranéen comme moi, la cata. Pourquoi ?
Parce que nous sommes conditionnés comme vous l'êtes dans vos gestes, dans quand vous prenez votre smartphone, il y a une ergonomie de vos gestes. Et bien de même dans la parole publique, il y a une ergonomie, une manière d'être qui va toujours à et qui a été en quelque sorte formaté par la personne qui parle à la télé. Alors vous parlez à la télé, calme, cool.
Pourquoi ? Parce que tu as un gros plan. Au moindre mouvement du visage, ça démultiplie. si bien que toute l'ancienne manière d'être qui était ceux des gens qui montaient sur les tables, c'est mon cas.
Moi, j'ai commencé comme ça comme lycéen. Bon, monter sur la table, tu arranges les autres, faut parler fort pour que tout le monde entende, faut quand même que tu donnes l'impression que tu crois parce que déjà tout le monde a la trouille. Alors si toi aussi tu donnes l'impression que tu as la trouille, tu es mal parti.
Donc il y a toute cette façon d'être qui moi m'est resté comme habitude de parler fort, de parler avec les mains, de bon donc je sais que la pression existe. Je peux être à tout moment filmer, tourner à mon désavantage, ridiculisé et c'est ce que veut faire l'adversaire. L'adversaire que nous avons dans l'histoire a toujours agi de même.
Tous les leaders, femmes et hommes de notre famille politique, tous systématiquement ont été présentés comme des énergumaines violents. Alors Jean Jorè, il a la bouche grand ouvert, la barbe comme un truc de hérisson, Louise Michel a l'air d'une folle. Euh surtout les femmes qui prennent plus cher que les hommes dans ce genre de circonstan et nous sommes tous bestialisés, les hommes comme des sauvages et des brut.
Et les filles, je vous passe les adjectifs qui vont avec parce que vous les connaissez comme moi. Mais ça a toujours été le cas. Ce qui est très important parce qu'un jour c'est vous qui ferez ça.
Sachez-le, empêchez-les de prendre pied dans votre tête. Qu'est-ce que ça s'appelle ? Qu'est-ce que c'est prendre pied dans votre tête ?
Le miroir. On fait ça aux filles. Les filles savent mieux que les garçons résister à ça.
C'est "Ah mais tu vas te calmer à la fin ?" Non mais mais elle est hystérique. Qu'est-ce qu'elle a celle-là ?
Non mais oh du calme. Et au bout d'un moment, vous intériorisez mais qu'est-ce que j'ai fait ? C'est de ma faute.
Je j'ai parlé trop fort. J'aurais pas dû. Ah pisut, je rougis.
Euh j'ai l'air d'une idiote et cetera. Ça y est, il est entré dans votre tête et il vous tient et il commence à vous mener comme un animal que qui doit être dressé. C'est exactement ce que ce queon m'a fait et qu'on fait à d'autres.
Et à ce moment-là, vous vous sentez coupable. Le plus dur est de pas se sentir coupable. Tu as fait une bêtise ?
Bah ouais, ça arrive. Et puis d'abord, est-ce que c'était vraiment une bêtise ? Mettre tout ça de de côté.
Mais c'est vrai que la pression, on ne la vint qu'en y pensant pas. C'est-à-dire je m'en fous, vous me filmez de travers, j'ai la bouche ouverte, tant pis pour vous. Moi, ça me fait ni chaud ni froid.
Maintenant, ça y est, j'ai tout vu, on m'a tout fait. Euh je je sais pas si je peux être traîné davantage dans la boue que je l'ai été. Vous avez pas idée de ce que c'est.
J'ai fait des des fois des discours, le photographe, il était couché par terre, couché par terre pour pouvoir me prendre par en dessous. Et le lendemain, ça m'a fait peur la photo de moi dans le journal. J'étais tout jaune.
Alors en plus, je devais transpirer affreux. Et je me suis dit c'est réussi quoi. Il y a pas une photo de moi qui n'essaie pas de me bestialiser.
Qu'est-ce que j'y peux ? Si je me rends malade à chaque photo, je m'en sors plus. Donc je fais avec et bon, je dispose d'une quantité de mépris assez épaisse à la disposition de ceux qui se rendent coupables de ce genre de comportement.
Il faut la la règle de base. Empêchez-les de prendre pied dans votre tête. Si vous y arrivez, vous allez gagner et perdre leur temps.
Très bien. Merci beaucoup, monsieur M. Très bien, une image.
Afin de continuer dans cette conférence, nous allons désormais nous concentrer sur votre programme et en effet dans 3 jours va être publié l'avenir en commun, une sorte d'actualisation de celui d'attente de 2016. Et afin d'en comprendre les enjeux, nous allons en aborder les termes principaux et premièrement l'économie. Pardon, on peut m'en donner un quand même que je montre ce que c'est.
Et les petits loups là, il y a mon cerveau extérieur qui est là-bas. Merci beaucoup. Merci.
Excusez-moi, il y a pas de mal. Donc tout d'abord avec l'économie alors que la rigueur budgétaire devrait faire son grand retour dans l'Union européenne au sortir de la crise sanitaire, vous annoncez un investissement massif de 200 milliards d'euros écologiquement et socialement utile ainsi que le financement de la retraite à 60 ans. Concrètement, comment comptez-vous financer ces réformes ?
Bon, la logique voudrait qu'on commence par se demander si c'est utile ou pas. Puis après, comment on paye ? Parce que payer, c'est rien.
Ce qui est important, c'est de savoir à quoi on dépense, à quoi ça sert. Puis après, on voit comment on trouve. Alors, je commence par le chiffre 200 milliards.
Faites pas les malins, ça vous dit absolument rien. D'ailleurs, à moi non plus. 200 milliards, est-ce que c'est beaucoup ?
Est-ce que c'est pas beaucoup ? Je peux vous tuer hein. Quel est le la production de richesse de l'Union européenne en 1 an ? 11300 milliards.
D'accord ? 200 milliards. Notre pays 2300 milliards. 200 milliards, c'est que de donc il faut toujours comparer pour avoir une idée.
Et qu'est-ce qui coûte quoi et puis pourquoi faire ? C'est surtout ça qui est important. 200 milliards à mon avis tout ce qu'on a à faire ça va coûter plus cher.
C'est pas grave. Pourquoi ? Parce que là la première fois qu'on avait chiffré c'était 100 milliards.
Alors là ils s'évanouissaient tous en rang. Dès qu'on avait dit 100 milliards, tout le monde mourait. 100 milliards.
Macron, il a déjà dépensé un multiple de ça et plus personne trouve que c'est des sommes si extraordinaires que ça. Par exemple, un certain nombre de dépenses sociales du chômage partiel, ça a du chômage technique, ça a donné une ardoise de 180 milliards pour la seule sécurité sociale. Personne blémie, hein.
Ça c'est normal. Mais quand moi je dis 200 milliards, je dis pas que c'est ce que vous avez fait hein, mais c'est ce qu'on va me faire pendant toute la campagne encore qu'ils sont un peu calmés parce que un j'y connais quelque chose et deux euh bah ils sont bien embêtés parce qu'ils ont dépensé bien plus que ça et tout ça a servi à rien. Enfin pas à ce qu'il voulit.
La première fois que j'ai proposé 100 milliards, c'était en additionnant tout ce qui avait manqué dans les budgets de François Hollande en matière d'investissement public. Tout dépend de quoi on parle. si on parle de dépenses de fonctionnement ou si on parle de dépenses d'investissement.
Et une fois qu'on a fait ce tri, la discussion philosophique et politique peut avoir lieu de savoir qu'est-ce qui est un investissement et qu'est-ce qui est du fonctionnement. Ça paraît évident comme ça, mais un prof, vous comptez ça comme quoi ? Du fonctionnement ou un investissement ?
Normalement, un un prof, ça transmet un savoir. Plus vous le transmettez, plus il y en a. D'accord ?
Ben pareil, si vous mettez une machine en route, elle transmet sa valeur sur les objets qui sont créés, hein. On est d'accord ? Donc quand vous êtes sur une source extrêmement abondante de savoir, le le seul sujet que vous avez à vous demander, c'est à combien de gens le refilent.
Parce que plus il y en a, plus ça a prospéré. Ça, c'est juste pour vous taquiner et vous sortir la tête de vos chers études euh de bourrage de crâne sur le marché et les lois de l'économie qui sont comme des lois de la nature. C'est pas vrai ?
Tous les classements, toutes les appréciations sont politiques et sont philosophiques. Alors 100 milliards, c'était ça. 200 milliards, c'est la même chose.
Nous l'avons calculé en partant du fait que d'après l'agence qui s'occupe des investissements nécessaires pour que la France soit dans les clous de la bifurcation écologique qui lui permet de tenir les objectifs de la COP 21, virgule et je reprends mon souffle, euh c'est 40 milliards par an. On en est très loin. D'ailleurs, en fait, on sait absolument pas où on en est.
Pourquoi ? Parce qu'on a signé un accord et que tous les ans, il nous amène les projet de loi de finance et personne ne nous dit jamais qu'est-ce qui dans cette projet de loi de finance représente un alignement sur les objectifs de la COP 21. C'est dire il signe des trucs puis après tout le monde s'en fout de savoir comment ça se passe.
Voilà. Donc 200 milliards, c'est ça déjà pour que vous ayez une idée du montant. Ça correspond à 5 x 40 milliards considérés comme nécessaire dans les investissements pour être dans les clous de la COP 21.
Alors après où on les trouve ? Bah ça dépend si c'est du fonctionnement dans les catégories actuelles ou si c'est de l'investissement. Si c'est de l'investissement où on trouve bah c'est pas dur, on emprunte parce que si vous avez un investissement utile socialement et qui va produire à son tour des résultats socialement utiles, bah c'est bien vous vous allez pas faire payer une voie ferrée par les gens qui l'ont décidé hein, puisque la voie ferrée, elle va durer je sais pas combien de temps, plusieurs générations.
Donc vous êtes allé et c'est normal d'emprunter et vous n'avez sur le dos que la charge de la dette. C'est quand même bien. Bon, donc si c'est de l'investissement, tuff tout par la dette.
Question : qu'est-ce qu'on fait de la dette ? À combien on en est ? Vous avez vu, il paraît que si on dépassait 100 %, c'était la ruine et la mort immédiate ainsi que l'hiver nucléaire et l'invasion par les sauterelles.
Bon, on est arrivé à 120 % et personne est mort et ça a pas l'air d'aller pire qu'avant. Bien sûr, parce que ça ne veut strictement rien dire. Toutes les normes de dette sont évaluées par rapport à une année.
Ça n'a aucun sens. vu que les dettes elles le cours moyen d'une dette la durée moyenne d'une dette en France de l'État c'est 7 ans. Alors bah vous diviser par 7 et vous avez une idée de ce que ça représente si jamais ça présente un intérêt de comparer à la richesse produite dans une année.
Après il vous reste plus qu'à vous torturer le cerveau pour savoir qu'est-ce que c'est qu'une richesse. Par exemple, vous creusez un trou, très bien, ça rentre dans le PIB. Vous rebouchez le même trou, ça rentre dans le PIB.
Qu'est-ce que vous avez créé ? Ben rien du tout. À part que vous avez transpiré et puis mané une pelle, c'est tout. mais vous n'avez absolument rien produit et pourtant c'est considéré comme une production de richesse.
Donc il me semble que dans notre manière de voir les choses, nous autres, on doit avoir d'autres paramètres, d'autres indicateurs pour évaluer quelle est l'utilité pratique d'une politique et donc avoir des indicateurs de progrès humain. Je suis très attaché à cette idée. Comme élu local, j'avais réussi à faire passer cette idée dans un conseil général de très puissant, celui de qui est un département très riche et j'étais président de groupe à l'époque.
Il me semblait que ça n'avait pas de sens d'utiliser notre argent sans savoir qu'est-ce qui faisait progresser. Alors, on m'a dit comment c'est quoi tes tes tes foutus indicateurs ? Qu'aler chercher ceux du PNUD.
Vous connaissez le Plune, le programme des Nations- Unies pour le développement, il venait de trouver ça. C'est l'indicateur de développement humain. Et il y a des catégorie très simple, la durée de vie, l'alphabétisation et cetera.
Et on me dit "Ah mais tes trucs, c'est un truc pour le tiers monde." Ben je leur ai dit "Bah très bien, vous avez qu'à faire une enquête. Vous verrez bien où est le tiers monde hein, vous verrez bien où c'est un problème différence d'espérance de vie entre deux quartiers.
Vous verrez bien où vous avez le plus de gens qui savent pas écrire ou qui sont-ils lettrés et ça a la l'air de vous soucier le reste du temps. Bref, quand on parle d'argent, on doit toujours parler de à quoi il sert, comment on le répartit dans le temps et à qui on le prend. Il y a deux endroits où le prendre, la dette et puis l'impôt.
Pour la dette, j'ai dit ce que j'avais en dire. Je pourrais continuer si vous me sollicitez parce que on va sans arrêt vous parler du risque de la dette publique et personne va vous parler du risque de la dette privée. Il y en a quand même parmi vous qui s'intéressent un peu à l'économie hein.
Bon ben la dette privée dans notre pays est supérieure à la dette publique. Si l'État a du mal à rembourser qu'est-ce qui se passe ? les agences de notation mettent des mauvaises notes pour que le taux d'intérêt augmente.
Je dis bien pour que parce que c'est eux qui déterminent ça. Bon alors si la dette augmente bah l'État doit payer plus. Alors il va voir les citoyens et puis dit ben pas de choix faut payer.
Bon et supposez que c'est la dette. Vous savez toujours où est l'état, il a une adresse. Et la dette privée comment vous faites ? le gars il vous a emprunté peut plus rembourser faillite vous le reverrez plus et votre argent par conséquent le vrai danger aujourd'hui dans l'économie capitaliste financiarisée c'est pas les dettes publiques, c'est les dettes privées qui sont à un niveau extrêmement élevé à l'échelle du monde extrêmement élevé la seule dette publique qui peut-être comparée c'est celle des États-Unis d'Amérique qui est fragile mais comme c'est eux qui battent monnaie comme ils veulent ils font ce qu'ils veulent mais la dette privée elle est là et C'est elle qui est dangereuse et ils seront bien contents quand ils se cassent la figure que il y ait l'investissement public qui vienne à la rescousse qui est l'argent de l'État qui est l'argent des collectivités parce que sinon tout seul ils savent pas faire avec leur chers marché et leurs chères entreprises libres et concurrence non faussé et tout ce blabla.
Rien de tout ça ne marche s'il y a pas cette animateur central. Alors les impôts facile l'impôt sur les personnes, il faut changer le barem. Il y a cinq tranches.
Avec cinq tranches, vous faites tout payer à ceux qui sont au milieu. Nous, on veut revenir à 14 tranches. Donc tous ceux qui gagnent moins de 4000 € payont moins et les autres plus.
Ça c'est pour les personnes privées. Après, il y a les entreprises. Les entreprises, vous avez l'impôt sur les sociétés.
Je dis bien l'impôt sur les sociétés. Venez pas me chercher avec les cotisations sociales parce que une cotisation sociale, c'est un salaire différé. Donc c'est pas une charge comme ils disent, c'est une cotisation.
Et on leur a dit 100 fois essayer de faire des productions de haut niveau avec des gens malades qui sont pas soignés. Essayez de faire une usine qui marche s'il y a pas de route pour y arriver, s'il y a pas d'éclairage, s'il y a pas d'électricité, si vous pouvez pas faire venir les matières premières. Si les gens qui sont dedans, si les gens qui sont dedans savent pas faire marcher les machines, qui leur apprend à faire marcher les machines ?
Vous croyez quoi ? Qu'on donne une banane à quelqu'un quand il appuyé sur le bon bouton ? Non.
Donc tous ont besoin de l'État, tous ont besoin de l'investissement de l'investissement public. Alors l'impôt sur les sociétés aussitôt tout le médev jette de grosses larmes effondrées. Comment vous allez nous égorger ?
Nous sommes déjà tellement malheureux les pauvres. Savez-vous ce que représente l'impôt sur les sociétés ? À peine 2 % de la richesse totale produite par le pays.
À peine 2 %. C'est rien. Alors ils disent on est le pays le plus imposé d'Europe.
C'est faux. Nous sommes le pays qui a des des des dépenses obligatoires plus élevées. Oui, parce que par exemple l'assurance chômage, parce que par exemple l'assurance santé, parce que l'assurance retraite, tout ça est dans la sécurité sociale et se paye par des cotisations sociales.
Vous avez pas la même chose dans les autres pays, mais les gens se le payent quand même, non ? Alors peut-être qu'ils ont c'est le cas des payes plus élevées mais ils ont aussi des charges plus élevées. Voilà pour les personnes, pour les sociétés et puis évidemment bah les entreprises sur les bénéfices.
Alors on me dit "Oui mais vous allez faire peur à tout le monde. Je m'en fous de faire peur à tout le monde. J'irai jusqu'en enfer chercher mon fric." Voilà donc l'impôt il sera universel.
Pas seulement pour ceux qui sont assez balot pour se faire prendre en France. universel jusqu'à l'autre bout du monde, on ira dire vous me devez tant qu'ils ont déjà payé localement parce qu'il faut qu'ils payent leurs impôts localement, c'est la justice. Et puis l'autre part, c'est ce que vous devriez si vous étiez en France.
Voilà, point final. La différence, vous payez. C'est exactement ce que font les États-Unis d'Amérique.
Il téléphone banque par banque pour savoir quels sont les clients sur lesquels il y a un soupçon d'Ariicanitude. Comme je viens de vous le dire, ça a été demandé à nos amis parce que voyez le problème des insoumis, c'est qu'il y en a partout. Donc vous vous croyez tranquille puis il y en a un dans le coin ou une et puis en général c'est pas le plus bête.
Donc il entend, il comprend, il raconte et hop, on finit par savoir. Donc on nous a dit, les copains nous ont dit ça, les copains, les copines, on nous demande de trouver dans nos gens, les banques queles vous êtes, les gens qui ont des liens avec les États-Unis d'Amérique parce que pour pouvoir les taxer. Donc ils le font bah nous aussi.
Il y a rien là-dedans qui soit un bolchévisme échevelé, hein, à supposer qu'il en existe. Voilà. Donc ça c'est pour l'impôt les personnes, les sociétés, les entreprises, les bénéfices.
Ça veut donc dire que on rétablira l'impôt sur la fortune mais on se contentera pas de le rétablir. On le rendra plus modulable. Donc au lieu de 3 milliards, c'est 8 milliards qui rapportera pour ce qui est de l'impô sur la fortune.
La fameuse flat taxe qui est une taxe qui décidait qu'on prenait pas plus de 30 % en imposition et en taxe sur les ventes de de d'action. Je crois ce truc a vides de l'État coûter un fric fou pour rien. Donc ça on le rétablira.
Alors, vous voyez avec tout ce que je viens de vous dire, ça fait beaucoup de sous. Le total, c'est 88 milliards que l'on peut mettre en dépense de fonctionnement qui serait garanti par une recette. Il y a une chose que j'ai pas évoqué, c'est la lutte contre l'évasion fiscale.
Attention, dans la lutte pour une fiscalité appliquée à tout le monde, vous avez trois catégories. Ceux qui se plantent en écrivant leur déclaration, je les rassure. Euh, il y a ceux qui sont qui ont trouvé la de coinche qui utilise la loi et ils appellent ça de l'optimisation fiscale.
Je préfère vous dire, vous pouvez rien contre, c'est la loi. Donc, faut changer la loi. Et puis à ceux qui mentent, qui trichent et qui volent et qui mettent leur argent ici, là, ailleurs dans le dans les paradis fiscaux.
Alors là, c'est une autre paire de manche. Là, on évalue à peu près le total possible à 80 milliards pour ce qui est de la France. Certains disent 100 milliards, 12 milliards.
Pour l'instant, on leur en reprend 8 milliards par an. Mais pourquoi on leur reprend 8 milliards par an ? Parce qu'ils ont divisé par deux le nombre de contrôleurs.
Ils sont pas bêtes, hein. Il y a moins de gens pour surveiller, bah on trouve moins. Voilà.
Si on était plus nombreux à chercher, mais bon, on trouverait plus. Donc on va être plus nombreux à chercher. Alors ça c'est pour le circuit général.
J'espère que ça vous a apaisé d' prévu comment remplir la caisse, comment la vie économique fondamentale. La nôtre est que on gouverne par les besoins. Si vous intéressez à ce que je raconte, retenez la formule.
C'est l'ancienne politique de la demande, ça s'appelait comme ça, au gouverner par les besoins. C'est le contraire de la politique de l'offre. La politique de l'offre, c'est je produis n'importe quoi, n'importe comment, du moment que ça coûte pas cher, quelqu'un finira par l'acheter.
Alors, pas cher, ça existe pas. Ça existe pas. C'est des choses que tu payes pas.
La santé du travailleur, euh sa famille, euh les services publics que tu fais pas, la nature que tu saccages et que tu Mais pas cher n'existe pas. Voilà, tout coûte cher au plus exactement, tout coûte bah les le prix de sa la reconstitution de de de des conditions de la production de l'objet en commençant par l'être humain qui lui-même ne peut s'évaluer qu'en fonction du niveau de civilisation auquel il participe. Pardon, c'est du matérialisme de base en économie mais de temps à autre, il il fait il fait bon s'en rappeler.
Alors, pourquoi j'étais parti là-dedans ? Vous suivez ? Bon, bref.
Bon, tant pis. Ça s'est évanoui. C'était quoi la question là ?
C'était comment financer tous vos investis mécanisme de base de l'économie. Donc, on gouverne par les besoins. Gouverner par les besoins, ça veut dire que moi je vais je vais prendre d'abord une caricature comme ça c'est on fixe plus facilement.
Euh à un moment donné euh Kan bon qui expliquait comment on relance les économies, il faut qu'il ait des gens qui dépense et donc on accumule tout ça. Bon et alors quelqu'un dit oui mais à la fin alors donc on donne aux banques qui elle-même prêtent aux gens qui eux-mêmes achètent et cetera puis des fois ben non ça se produit pas. C'est ce qui s'est passé en Europe il y a une petite dizaine d'années.
À la fois, il y avait de l'inflation, pas beaucoup. Et puis bah aucune croissance. Ce système comme il est, il peut pas vivre sans croissance.
Beaucoup d'entre nous sommes hostiles au concept de croissance parce que c'est un concept qui est creux, vide, abstrait. On s'en fout. La croissance de n'importe quoi.
Non, on s'en fout pas. Donc donc comme ça on a vu ça et quelqu'un a demandé au banquier central qui était je crois Mario Dragui à l'époque est-ce que vous êtes prêt à faire de l'argent hélicoptère ? Alors j'espère je sais pas si vous savez ce qui l'argent hélicoptère.
Keines à qui on dit euh ben alors quand tout est bloqué, ben Kens dit bah quand tout est bloqué, on monte dans un hélicoptère avec un sac d'argent, on l'ouvre et on jette sur les gens et comme ça les gens ils prennent les billets, ils se dépêchent d'aller le dépenser pour pas qu'on vienne leur réclamer l'argent qu'ils ont trouvé dans la rue. Ça c'est appelé l'argent hélicoptère, c'est une blague hein. Bon mais ça illustre l'idée.
L'idée est la suivante : économie ne peut fonctionner sans consommation populaire. Après, on s'interroge sur ce qu'on consomme, dans quelle quantité, de quelle manière, mais ça la France par exemple, la croissance française, la production française 53 % c'est de la consommation populaire. Donc la ligne fondamentale sur laquelle nous travaillons en matière d'économie, nous les insoumis, c'est de gouverner selon les besoins.
De quoi vous avez besoin ? Alors, il y a des choses, on vous les donnera pas, mais d'autres si. Vous avez besoin d'éducation, vous avez besoin de santé, vous avez besoin juste de pouvoir vivre.
Juste de pouvoir vivre. C'est la raison pour laquelle nous commençant à gouverner le pays, nous ferons tout pour développer la consommation populaire. Comment ?
Je prends un exemple qui vous concerne directement. Prends un exemple qui vous concerne direct. Ça vous va ?
J'anticipe une question peut-être pas vous casser votre truc. Bon, à tous, à chacun d'entre vous, on considère que vous devez passer votre temps à étudier. Je veux dire non, faites ce que vous voulez de votre vie mais à étudier, pas à étudier et travailler en même temps.
Dans certains secteurs, la pauvreté en milieu étudiant empêche l'apprentissage sérieux à la fin comme on aimerait le faire. Il faut donc que la société tranche une bonne foi. C'est un investissement ou une dépense de luxe ?
Moi, je considère que c'est un investissement et je parle sérieusement. Qu'est-ce que c'est la France sans le plus haut niveau de formation et de qualification professionnelle de sa jeunesse ? Qu'est-ce que c'est ?
Rien. Nous n'avons rien. Nous n'avons pas de pétrole, nous n'avons pas d'uranium, nous n'avons rien.
Nous n'avons que notre matière grise. Donc tout ce qui contribue à développer la matière grise améliore le niveau de vie auquel le pays peut prétendre. Donc si on envoie nos jeunes à la fac, que font les jeunes et ben ils étudient.
Et pareil pour la filière professionnelle dans le secondaire. Si nous n'avons pas si nous n'avons des ingénieurs. D'accord.
Qu'est-ce qui se passe hein ? Les membres de l'administration de ah bon. Donc l'idée c'est que tout étudiant ou étudiante qui ne dépend pas pour vivre de ses parents, c'està-dire qu'il n'est pas déclaré comme une part pour ses parents, a droit à une allocation, on a essayé d'évaluer quelle elle devait être.
Forcément, c'est au-dessus du seuil de pauvreté. Le seuil de pauvreté, c'est 1000 €. Je sais très bien que 1000 € c'est une fortune pour des tas de gens, mais ça vaut la peine.
Si je vous donne à chacun d'entre vous 1000 € tous les mois, je sais ce que vous allez faire avec le dépenser. C'est exactement ce qu'on attend de vous. On vous donne 1000 € pour que vous le dépensiez.
À peine aurez-vous commencé à dépenser 1000 € que vous m'en rendez déjà 18 % parce que c'est le taux moyen de la TVA. Par conséquent, on commence à amorcer un cycle vertueux comme vous dépensez, vous faites bosser des gens qui eux-mêmes peuvent organiser leur vie autrement. Tatan tatan tatan et il y a une contagion pour 1 € qui est injecté de cette manière, il en revient 1,3.
Voilà, c'est la politique de la demande. Ah, évidemment, faut partager. Ça veut dire que les 1000 € que je vais vous donner, je vais les prendre à quelqu'un, je les ai pas.
Et comme je vais pas les prendre par la dette, ben je vais les prendre par l'impôt. Voilà, on revient à la case de tout à l'heure avec les niveaux d'imposition, mais tout à l'heure, je vous ai dit, on peut trouver de cette manière-là 88 milliards d'euros. Donc gouverner d'après les besoins nous met sur la voie de la d'une citoyenneté radicale.
Pourquoi ? Parce que du coup, vous devenez responsable de tout. Qu'est-ce qui est une demande ?
Qu'est-ce qui est une demande que la société doit prendre en charge ? Qu'est-ce qui n'en est pas une ? Qu'est-ce qui ne vaut pas la peine ?
Qu'est-ce qu'on produit ? De quoi on ne veut plus ? et ainsi de suite.
Et chaque fois que vous déciderez que vous voulez de quelque chose, vous devez vous demander qui va le faire. Au lieu de rester comme des petits bourgeois qui se pose pas ce genre de question, qui se demande pas comment ça se fait qu'il y a de la lumière ici, qui est-ce qui a bien pu chauffer la salle, pourquoi la salle est propre et ainsi de suite. Je dis pas que c'est votre cas hein, mais souvent ce que j'observe dans les milieux des élites, c'est que les gens croient que les choses se font toutes seules.
Non, il y a du travail humain partout et du travail humain hautement qualifié. Vous chauffez pas une salle comme celle-là en faisant n'importe quoi. Vous ne l'éclairez pas et cetera et cetera.
Donc nous avons besoin non seulement de gens de haut niveau qui vont faire ce qu'il y a à faire à haut niveau. Haut niveau, on parle de haut niveau de connaissance et de qualification. Et on a besoin de tout le monde comme je vous le disais tout à l'heure pour une campagne électorale, c'est vrai pour n'importe quoi.
On a besoin de tout le monde. Si vous devez choisir entre deux salles de cours, celle qui est dégueulasse et celle qui est propre, vous irez dans celle qui est propre. Si vous allez au restaurant, si vous avez à choisir entre le restaurant où il y a un pauvre néon, une nappe verte qui vous envoie des reflets glo sur la figure avec des assiettes para comptables et découverts qui vous intéressent pas, vous emmenez pas votre copine ou votre copain là-dedans.
Vous allez là où la nappe est belle, où la lumière est belle. C'est normal. Donc à chaque fois, vous aurez toujours la préférence pour ce qui a été accompli au plus haut niveau de qualification.
Alors si vous êtes d'accord avec cette idée, bah assumez-le. Non, tous les tous les élèves qui sont dans l'enseignement professionnel du secondaire, combien il y en a à votre avis ? 10 %, 20 %, 50 %. 50 % de la jeunesse de France et dans l'enseignement technologique, professionnel et en apprentissage.
C'est exactement la même chose dans la jeunesse que dans la société. La masse de la jeunesse est ouvrière. Comme dans ce pays, il y a pas de classe sociale plus nombreuses que les ouvriers, les employés.
Ils sont 23 millions. Allumez un poste de télé. Essayez de voir quand on voit un ouvrier, quand on voit quelqu'un en train de faire une tâche, une tâche comme celle que je viens d'indiquer.
Jamais. 70 % des gens que vous voyez à la télé sont des cadres. Jamais vous verrez autre chose.
Alors beaucoup de policiers, ça bon OK, c'est pas trop dur. Pardon ? Les ouvriers de la sécurité.
Bon voilà. Ben ouvrier de la sécurité, ça demande une qualification. C'est pas toujours leur cas.
Mais bref, je suis donc pour étendre ce que je viens de vous dire au aux étudiants, l'étendre au lycéen de l'enseignement professionnel. C'est-à-dire que tous ceux qui sont dans l'enseignement professionnel doivent pouvoir passer leur temps à étudier. Vous ne le savez pas peut-être, mais peut-être que vous avez des frères ou des sœurs qui se trouvent dans cet enseignement, hein.
Mais souvent vous avez 100 % d'une classe qui bosse le soir et le weekend. Et puis comme tout le monde est décalé d'un an dans l'enseignement professionnel, vu que le bac c'était 4 ans avant que je rétablirai qu' l'ont ramené à 3 ans à 2 ans maintenant 3 ans dont une année d'observation. Je sais pas quel est le crétin dans un bureau qui a pensé qu'on observait des métiers pendant un an.
Tu vas faire un métier du bâtiment comme si c'était pareil de construire un mur et de le peindre. Non, c'est deux métiers complètement différents. Et celui qui a envie de peindre, il a pas forcément envie de faire les murs.
Et il avait parfaitement compris ça avant qu'on lui demande d'aller l'observer. Bref, tous ces gens-là, tous ces jeuneslà sont décalés. Il faut qu'ils aient le temps d'étudier correctement pour que le plus possible d'entre eux, si possible accède au brevet de technicien supérieur comme l'élite, hein.
C'est après le bac. Et c'est pas évident de passer de cette forme d'enseignement à à BTS. J'en connais plein qui l'ont fait, c'est dur.
Bon, voilà, on a besoin d'eux. Si vous les avez pas, vous faites pas une économie. Quand je vous parle, comme je suis en train de parler, je vous dis, je vais donner les sous à cela aussi.
J'ai connu des gouvernements dirigés par nos amis. Il y avait plein de bonnes intentions. On va faire c, on va faire là et cetera.
On va faire, on va faire, on va faire. Qui va le faire ? Il y a personne.
Il y a pas les gens qui ont la qualification professionnelle pour le faire. Et c'est comme ça que j'ai vu une fois au Venezuela qu'ils allaient chercher des biélorusses pour construire des HLM. Vous auriez vu le truc, tu as pleuré des des croix en X comme ça en ferraille avec des briques au milieu.
Dire que quand vous faites pipi au 15e étage, le mec qui est au rez-de-chaussée, il est au courant. Rien que ça absurde. On avait pas il n'avait pas les qualifications professionnelles.
Nous, on a la chance de les avoir. Il faut donc les élargir et arrêter de mettre les gens hein qui sont tous là à faire des gargarismes avec l'apprentissage. Donc y aller eux où ils mettent leur gosse et après ils viendront nous dire ce qu'ils en pensent parce que c'est pas ce qu'ils font.
Et donc il s'intéresse pas aux raisons pour lesquelles 25 % des jeunes de la classe ouvrière ou qui veulent devenir des employés ou des ouvriers hautement qualifié fichent le camp de leur contrat d'apprentissage. Et après quand on est dans l'administration, il y a une case qui est prévue perdu de vue PDV salut, au revoir et merci. C'est insupportable, intolérable.
Donc vous voyez quand je vous parle selon les besoins de quoi vous avez besoin. Vous voulez tous manger bio, hein ? Tous autant que vous êtes.
Bien sûr que vous voulez manger bio, qui c'est qui va le faire ? Parce que pour manger bio et ben il faut aller le faire dans d'autres conditions. Il faut 300000 paysans de plus. 300000 comment je fais ? 1 2 3 4 5 tu es paysan. 1 2 3 4 5 tu es paysan.
Bien sûr que non. Il faut donc que un il y a un bon salaire de il y a des bonnes conditions de travail et trois qu'il y a une vie humaine possible parce qu'en ce moment il se pas un paysan tous les deux jours. Tous les deux jours une personne se pendoir de misère d'isolement de solitude de sidération.
Vous voyez, la politique économique peut pas être une seule seconde séparée des conditions réelles d'existence de ceux qui accomplissent les actes de travail. Bon, j'espère que c'était le sujet. En tout cas, moi c'est ça le message que j'ai à passer. [applaudissements] [applaudissements] Et si vous applaudissez, on n pas fini, hein.
Merci beaucoup pour cette réponse. On va passer à un nouveau sujet. Donc alors qu'elle avait été qualifiée de moment historique pour notre destin de sommet décisif voire de réunion de la dernière chance, la COP 26 s conclue par un accord décevant en demi-te pour un grand nombre d'experts.
Euh dans votre programme, vous abordez le sujet de la planification écologique. On aimerait revenir sur deux points. En quoi consiste-elle et quel est son intérêt ?
Bon, d'avoir un mot sur la COP 26, honnêtement, c'est une catastrophe parce que on ressort avec rien. Il vaut il vaut mieux dire presque rien comme ça. Ça fait pas trop et puis il faut toujours laisser une marche d'espoir.
Ça sert à rien de tout peindre en noir. Mais honnêtement, c'est extrêmement désolant. Le rapport aux conclusions de la COP 26 est pas pareil pour un homme de 70 ans comme moi et pour vous qu'on avait une petite vingtaine toute mouillée quoi hein.
Un peu plus. Un peu plus à peine plus. Non non, faites pas les malins.
À peine plus. Donc pour vous, c'est directement le l'existence que vous vous préparez à mener qui est en cause. Le changement climatique est commencé, il est irréversible et il va se caractériser par une dislocation de la civilisation dans laquelle nous avons vécu.
Vous serez donc mis au pied du mur de savoir si vous faites face pour établir une autre forme de société plus résiliente ou si vous pensez que vous allez vous en sortir chacun pour soi. Vous n'avez aucune chance de vous en sortir chacun pour soi sinon dans des jolies des logiques de violence toujours plus grands. C'est faut jamais oublier que c'est de ça dont on parle à propos des conférences sur le climat.
Celle-ci est terrifiante. Je vais vous montrer un exemple de tordu sur les les gros malins qui discutent les résolutions finales. Parce que quand j'ai vu le texte, je dis vraiment vous êtes fort les gars.
Et Antoine, j'ai perdu le papier. Bon, tant pis pour moi. C'est une phrase.
Attendez, vous voulez bien me tenir ça 2 secondes ? Je vais la retrouver. Vous avez remarqué que vous retrouvez jamais la feuille que vous voulez, sinon elle vous saute dessus tous les 5 minutes.
Voilà. Merci. Il y a une phrase qui dit à un moment donné accélérer vers la sortie de l'énergie au charbon sans système de capture de CO2.
D'accord, je recommence. Accélérer vers la sortie de l'énergie au charbon sans système de capture. Sans système de capture, on l'oublie.
Accélérer vers la sortie de l'énergie au charbon. L'art du négociateur. Au dernier moment, vous rajoutez un mot. accélérer les efforts vers la sortie.
D'accord ? Donc vous êtes pas en train d'accélérer vers la sortie, vous êtes en train d'accélérer vos efforts. D'accord ?
Vous avez fait un effort, ben il faut l'accélérer. Voilà. Donc le texte est vidé avec un mot.
Un peu plus loin, il est dit sans système de capture et des subventions aux énergies fossiles. Donc vous comprenez comme moi que il faut arrêter les subventions aux énergies fossiles à rajouter un mot et des subventions inefficaces. Et voilà comment tout le texte est fait.
Chaque fois qu'il y a une une direction de travail, il y a un adjectif qui vient la modier, le l'enrober. Bon, la délégation la plus nombreuse à la COP 26, c'était les lobby des énergies fossiles. Faut vous rendre compte que évidemment les enjeux sont considérables.
Notre pays a pas brillé dans cette affaire puisqu'il a fallu quasiment le traîner par les cheveux pour aller signer que on renonçait à l'extraction de d'énergie fossile. C'est pas une petite décision. Moi, j'attends de voir comment elle va être appliquée.
La grande le grand problème de ce type de conférence, c'est que il y a aucun aspect contraignant. C'est que des engagements volontaires. Si si on a le temps, pourquoi pas ?
Mais quand on n pas le temps, on est obligé, on devrait donner des aspects contraignants. C'est pourquoi si nous nous gagnons l'élection présidentielle, nous changerons complètement le sens de la diplomatie française. Pour l'instant, c'est une diplomatie dite économique, je sais pas quoi.
Enfin bref, c'est pour transformer les ambassadeurs en représentant de commerce des entreprises françaises. Pourquoi pas ? occupe mais c'est pas la bonne idée.
Et la politique extérieure de la France si on veut, si on a l'ambition quand même, on aime notre pays, on aime qui brille mais qu'est-ce que ça veut dire la puissance ? Qu'est-ce que c'est la puissance ? Nous sommes 69 millions, 68 millions.
Bon, c'est pas par le nom qu'on va impressionner les gens. Puis d'ailleurs, pourquoi on cherchera à impressionner ? Pourquoi faire ?
On n'est pas au 19e siècle. On n pas l'intention d'envahir quelqu'un. C'est clair qu'on a pas l'intention non plus de se laisser envahir, mais on n pas l'intention d'envahir les autres.
Donc la puissance pas la puissance militaire. La puissance militaire, elle nous aide à garantir notre indépendance. Bon, elle a un niveau à partir duquel en principe on est tranquille si on a fait les bons choix, ce qui n'est pas le cas.
Mais comment notre pays peut jouer son rôle, sa responsabilité, il doit il doit la prendre devant l'humanité universelle. Donc une diplomatie altère mondialiste serait une diplomatie qui proposerait des traités contraignants sur les questions qui concernne le climat et le respect euh de la nature. On a des points d'appui.
Je suis pas en train de d'inventer euh comme ça dans mon coin avec mes copains. Euh non, on a des points d'appui. La Bolivie a proposé la création d'un tribunal euh climatique international. la France devrait appuyer.
Nous pourrions proposer, à la suite de 1000 scientifiques qui en ont fait la proposition, un traité de non prolifération des énergies carbonées. Le traité de non prolifération euh du du nu du nucléaire, il est insatisfaisant, mais il a quand même donné des résultats, hein. Nous pourrions proposer de reprendre, alors ça c'est 1000 scientifiques, nous pourrions proposer de reprendre le cadre juridique proposé par l'Équateur et l'Afrique du Sud qui est une convention, un cadre législatif contraignant pour obliger les entreprises multinationales qui se faufilent d'un pays à l'autre à respecter les législations environnementales et sociales.
D'accord ? Bref, je vais pas vous saouler mais il y en a comme ça une liste hein qu'on pourrait proposer et ça serait ça notre rôle comme français. C'est ça qu'on mettrait sur la table et on essaierait de faire des coalitions de gens qui sont d'accord avec nous là-dessus.
Ça c'est ce que j'appelle moi la puissance mais la puissance morale, la puissance intellectuelle, le rayonnement de la France et puis bon, il y a 29 pays qui ont comme langue officielle le français. Donc on pourrait peut-être faire déjà avec cela, hein. Au lieu de faire tout le contraire comme est en train de faire monsieur Macron, vous pouvez m'expliquer pourquoi on s'en va payer le programme avec les Allemands pour sortir l'Afrique du Sud de des énergies carbonées ?
Pourquoi l'Afrique du Sud ? Pourquoi l'Afrique du Sud ? Le Niger, ça existe pas ?
Le Burkina Faso, ça existe pas. Tous nos frères des pays francophones, le Sénégal c'est nos frères, nos sœurs, c'est c'est on a on a une vie en commun. Pourquoi on les aide pas ?
Pourquoi on fait pas avec eux prioritairement ? Bon bref, je reviens à mon histoire. Voilà la diplomatie et la question de la COP.
Comment je la pose ? la planification écologique, nous avons choisi au départ, j'avais j'ai piqué l'idée, la méthode à un homme que j'estime beaucoup qui s'appelle Paul Ariè qui est un théoricien de la décroissance et un jour je lui dis franchement tu aurais pas pu trouver autre chose parce que décroissance bon c'est clair qu'il faut faire décroître toutes sortes de productions mais il y en a d'autres qu'il faudra bien faire croîre pour qu'on puisse faire décroître les autres vous comprenez hein bon et il me dit mais c'est pas grave ça t'oblige à réfléchir C'est un mot au but, a-t-il dire. Je me suis dit ben je m'en rappellerai.
Donc ce que je voulais au départ avec les camarades quand on travaillait c'est de dire on peut pas faire bifurquer une économie en claquant dans les doigts. Il y a qu'à faucon. Voilà.
OK, on connaît ça. Ça mène nulle part. Si vous voulez faire tourner une économie, bah vous faites tourner tout.
Si vous voulez changer les process, faut changer les machines, faut changer les qualifications et faut changer les matières premières. Si vous voulez sortir du plastique, il vous faut commencer par faire pour l'instant on sait le faire avec des algues et ben il faut commencer par faire les les fermes où on cultive les algues et ensuite faut changer les machines et il faut savoir se servir de ces trucs-là. Donc faut prévoir organiser dans le temps.
Ça s'appelle planifier. Dans les entreprises appellent ça de la gestion prévisionnelle. Nous appelons ça de la planification.
Pourquoi ? Juste pour faire mot au but. Planification, monsieur Mélenchon, là c'est l'URSS.
C'est le gos plan. Alors bon, vous savez pas ce qui le ghost plan, vous en avez entendu parler mais eux ça suffit à leur faire peur. Alors ils sont là, ils s'émeuvent beaucoup et puis ils disent "Ah Mélenchon, il veut faire le gos plan".
Alors les gens disaient "A bon qu'est-ce que c'est ?" Bon et la discussion commence. En fait la planification n'a nullement été une trouvaille soviétique.
C'est quelque chose qui existait dans le régime capitaliste et les premiers enfers, c'est Ford. Donc c'est pas spécialement socialiste ou communiste, mais nous avons besoin de la planification, d'avoir un comité de planification qui nous permet de récupérer morceau par morceau la politique qu'on veut mettre en place. Je vous ai parlé tout à l'heure de l'agriculture bio.
Je parle sérieusement. Si vous voulez récupérer votre autonomie, il vous faut et votre souveraineté alimentaire, il vous faut récupérer une agriculture vivrière. Donc vous va falloir choisir.
Vous allez dire au paysan qui était en train de faire du maïs qui est endetté jusqu'au coup bon, on te reprend la dette. Mais toi, tu arrêtes de faire du maïs parce que c'est pour nourrir des poules qui sont en Chine. Et bon, nous on sympathise à mort avec les poules en Chine, mais on a d'autres priorités quoi, pour le moment, agriculture vivrière.
Donc tout ça, vous l'organisez. Vous pouvez pas claquer dans les doigts et faire comme font les libéraux. C'est dire bah on fait des allègements d'impôts pour vous inciter à non, on n pas le temps d'inciter à on veut, bon, je prends cet exemple mais je peux en prendre d'autres.
Nous avons besoin de d'avoir une filière aluminium d'un bout à l'autre qui tient de la mer. Pourquoi ? Parce que l'aluminium à 85 % le recycle.
C'est quand même pas mal comme matériaux. Une fois qu'il est fait à 85 % vous le recyclez pour une dépense énergétique qui est bien sûr beaucoup plus faible que de le créer au départ. Là aussi je pas vous saouler mais c'est pour prendre des exemples tantôt dans l'industrie, tantôt dans l'agriculture, tantôt ici ou là.
Donc la planification, ça sert à ça. On organise, on prévoit dans le temps, le temps qu'il faut. Nous avons le deuxème territoire maritime du monde.
Pour le surveiller, nous avons l'équivalent de deux voitures de police pour tout l'hexagone. Si seulement deux voitures de police pour tout l'hexagone. Donc nous avons besoin de bateaux.
Il nous faut fabriquer des bateaux, bateaux de surveillance et en même temps qui assume notre responsabilité. pas seulement surveiller la mer, mais voir ce qu'il y a dedans, ce qui s'y passe, comment ça bref, nous savons faire des bateaux, nous savons les faire dans des matériaux composite dans le sud de la France. On a déjà fait un magnifique bateau, il sert pour l'archéologie.
Il a un pour Je vous saoule là, mais c'est pour vous montrer que la politique, c'est forcément pratique. Il y a un portique, il soulève 7 tonnes en matériaux composite. Voilà, on va planifier.
Combien vous voulez de bateaux, monsieur Mélenchon ? Tant de bateaux. Alors, ça veut dire tant de monde qui y va.
Ça veut dire qu'il va falloir les payer, qu'il va falloir organiser, qu'il va falloir loger. C'est ça la planification. Ça sert à ça.
C'est-à-dire ne plus s'en remettre béatement à des mécanismes soi-disant spontané qui vont nous permettre de réaliser nos demandes. Alors après, qu'est-ce que vous m'avez demandé là-dessus ? C'était en quoi consiste-t-elle et quel est son intérêt ?
Alors bon, là je viens de le dire. Après, entendons-nous sur la méthode. C'est pas une parce qu'on m'a reproché ça.
On m'a dit "Oui, euh monsieur Mélenchon, vous êtes un jacobin." Bah oui, je suis jacobin, c'est vrai. Euh mais on n'y met pas le même sens tous hein.
Euh vous voulez tout faire par l'État ? Non non, ça c'est pas Jacobin, c'est Bonapart. C'est pas pareil.
Robespierre et Bonaparte, c'est pas les mêmes. Bon, même si on a dit que Napoléon c'était Robespierre à cheval, ce que je ne crois pas. Ce pauvre Robespierre aurait bien été incapable de monter sur un cheval.
Mais bon, pour nous le la planification, il y a deux mouvements à mettre en œuvre. Un, le goutte à goutte, c'est la commune. La commune, c'est l'instance de base de la démocratie à notre avis.
Donc nous, nous sommes pour supprimer toutes sortes d'étages intermédiaires qui servent à rien. La commune centrale, ensuite le département et la région parce qu'il en faut bien une mais pas celle qu'on a. On les organisera autour des bassins versants parce que le problème numéro 1 du 21e siècle, ça va être l'eau.
Bon, le plan sera appliqué au goutte à goutte par les communes, mais les communes vont pas faire que distribuer le goutte à goutte de la mise en œuvre du plan. Elles font aussi remonter la demande de quoi vous avez besoin. C'est très important.
C'est le meilleur niveau la commune. Je me rappelle une fois où j'avais fait un grand discours magnifique sur l'agriculture vivrière et qu'il fallait que les cantines soit 100 % bio. À l'époque, j'étais un peu innocent et le copain qui était le maire me dit "Ah, c'est bien ton truc, nous aussi on va faire agriculture bio, ça nous va et tout mais bon, il y a personne pour les faire." Puis il me dit "Tu sais, il y a pas une carotte à moins de 200 km ?" Ah bon ? 200 km autour, personne ne produit de carotte.
Donc ça commence mal pour faire le repas de la cantine bio. C'est pour vous dire comment tout ça c'est l'échelon le plus proche du terrain qui va nous aider. Et c'est pas d'aujourd'hui que c'est comme ça.
Dans la grande révolution de 89, c'est les communes qui qui en se constituant ont immédiatement été les instruments de pouvoir populaire. Bon donc voilà et puis c'est un un mélange entre la commune, c'est pas l'État qui va fixer une orientation. l'État il va collecter et à partir de là il va tracer un chemin.
Mais il faut aussi qu'on ait consulté les syndicats et les principaux producteur. Si vous leur demandez rien, ils font rien. Mais si vous leur demandez, ils font.
Moi, j'ai appelé Rou de Bieux, président du MEDEF. Les cas, vous imaginez le chaman de des rouges, votre serviteur qui appelle le chef de la réaction patronale, un type vachement sympa, plein d'humour. Et je lui dis alors franchement bravo.
Bah tu es des records. Pour ce qui est de pleurer pour les charges, les cotisations sociales, vous êtes les champions mais vous êtes même plus foutu de faire des masques en tissu. Vous allez vous battre.
C'est vous êtes même pas foutu de faire ça. Il m'a dit "Ah mais pardon, nous en faisons." Je dis "Comment ça ?" Je dis "Si moi qui m'en occupe, je vous réquisitionne." Il me dit "Mais nous on le fera.
Si vous nous réquisitionnez, mais on s'est réquisitionné tout seul." Et je découvre que personne ne leur a jamais demandé. les 2000 entreprises du textile de ce pays.
Le jour numéro 1 où on a dit il faut des masques, il fallait prendre le téléphone et dire vous êtes tous réquisitionné, vous montez tous une chaîne de production et nous aurons nos masques nous-mêmes au lieu de nous battre sur les tarmaces avec des Chinois avec des Américains. Donc on demande et on aura parce que qu'est-ce qu'on donne aux entreprises capitalistes ? Qu'est-ce qu'on leur donne ?
Le plus précieux, la visibilité. De quel côté veut aller l'État ? Parce que c'est là qu'il va mettre ses sous. 1 € sur 5 [toux] d'investissement, [raclement de gorge] c'est l'État qu'il a.
C'est le plus gros investisseur de ce pays, l'État et les collectivités. Par conséquent, personne ne peut nous dire non. Personne.
Et au contraire, ceux qui travaillent, ces entreprises, si elles ont de la visibilité et que vous avez un investissement public impétueux, et ben vous avez des carnets de commande remplis. Et si les carnets de commande sont remplis, je vous garantis que les gars, ils passent pas 2 heures à se demander ce qu'ils vont faire. Ils embuchent du monde.
Ça va de soi. Donc il y a un ressort de dynamique économique profond dans notre affaire. Mais la différence avec avant, c'est que dorén avant on sait pour quoi faire, dans quelle direction on veut aller, qu'est-ce qu'on veut produire.
Alors il faut arrêter de faire du pipo avec la France qui est je sais pas quoi, une start-up. Tout ça c'est des bêtises. Ça a pas de sens.
Start-up, c'est qu'on dire il faut faire de l'innovation. Innové. Oui oui.
Allez, j'innove. Qu'est-ce que je pourrais bien innover ? Ça n'a pas de sens.
Ce qui a du sens, c'est nous voulons faire ceci. Comment va-t-on faire ? Nous voulons faire cela.
Tu as une idée ? Oui. Non.
Oui. Non. J'ai vu moi dans des classes où on mettait ensemble des jeunes gens de BTS et des jeunes gens de CAP et on leur posait un problème concret.
Des fois, des trucs bateau, comment on fait pour que des bouteilles s'empilent, des verres pardon en plastique s'empil après qu'on a écrit quelque chose dessus qui fait que c'est plus tout à fait droit. D'accord. Ben il trouvait là, je prends cet exemple là mais dans ce pays, il faut qu'on arrive à remettre sur pied 100000 hydroliennes. 100000 comme il y avait 100000 moulins avant.
Pas avant avant 100000. Ça veut dire qu'on a besoin de turbine en très grande quantité. Et on va dire aux ingénieurs, faut trouver ce qui est le plus ce qui a le plus grand rendement.
Il y a des rivières partout en France. Tant mieux non ? On peut en mettre partout des hydroliennes pour avoir la relève des réacteurs nucléaires parce qu'il faut arrêter le nucléaire.
Bref, voilà à quoi ça sert. Planifier, organiser et gouverner selon les besoins à partir de l'intervention populaire qui se manifeste par les communes, qui se manifeste par tout ce que vous voulez. Bon voilà, ça suffit pour ce soir pour ce sujet. [applaudissements] Alors, il va falloir être assez concis.
Il nous reste peu de temps et deux questions. Et la première est la suivante. Vous parliez tout à l'heure des voitures de police et justement vous êtes favorable à un remplacement de la BAC par une police de proximité.
Ainsi, est-ce similaire à ce qui avait été mis en place par le gouvernement Joseppin puis retiré par monsieur Sarkozi ? Et en quoi ce replacement améliorerait-il la sécurité des citoyens ? Bon, on va aller très vite sur les question de sécurité qui passionne de manière totalement disproportionnée un tas de gens qui ont fait leur commerce.
Les homicides dans ce pays, c'est 800 par an. Depuis la 5 glinglin ça bouge pas. C'est comme ça.
Je mets de côté les féminicides. Autre forme de meurtre mais homicide au sens d'avant. Une personne humaine qui meurt.
Les humanicides. Voilà. Tiens, les morts au travail sur le poste de travail 560 par an mort du travail maladie professionnelle est mort sur le l'établi ou le le chantier 1200 personnes.
D'accord. Il y a plus de monde qui meurt de cette manière-là que de n'importe quel autre. Sur le total, en effet, il y a 11 policiers, c'est trop, mais vous avez 173 travailleurs du bâtiment, 150 je crois routiers et conducteurs de de camion et cetera et cetera.
On en parle jamais, ça n'existe pas. 100000 personnes vont mourir d'avoir travaillé sur de la miante. Et je vous passe parce que je veux pas faire du zola là comme disait l'autre.
C'est pas une honte de faire du zola mais je veux quand même le rappeler. Alors la sécurité dans notre pays il y a des problèmes de sécurité personne ne va dire le contraire. Alors comment la régler ?
De quoi on parle ? Des attaques de banque ? Non non s que non.
De quoi on parle ? Les manifes, l'insécurité dans les manifes, c'est la police. Bon, on connaît ça.
Ça y est, c'est enregistré, je suis mort. [grognement] Nous sommes et alors de quoi on parle ? De l'insécurité dans les quartiers. parce que c'est ça qui les préoccupe, les obsèd et dont il parle tout le temps.
Donc si il y a une insécurité et il y a une insécurité dans un certain nombre d'entre eux, il faut qu'on trouve une solution rationnelle et efficace, pas du délire idéologique et des gesticulations. Quelque chose qui sert. Nous avons 7000 personnes qui sont dans la BACE. 7000 personnes qui sont censées faire comment du flagrant d'élit 7000 et 5000 dans la police judiciaire.
Et ben moi je trouve ça stupide. Donc je suis pour tout réorganiser. Et d'abord plus de monde dans la police judiciaire, c'està dire ceux qui font les enquêtes, qui essayent de dénouer les problèmes, qui combattent les réseaux.
Ça prend du temps. Les réseaux de trait des êtres humains, la prostitution dans ce pays, c'est pas rien. Ça existe.
Et la prostitution esclavagiste, hein, il y en a-t-il une autre ? la drogue, le trafic des armes. Il y a 5 à 6 millions d'armes qui circulent dans ce pays.
La première demande des gens des quartiers de Marseille dont j'ai l'honneur d'être le député, c'est qu'on combatte les trafics d'armes parce que sinon on est obligé de mettre les meubles devant les fenêtres pour pas prendre les balles perdues quand il y a un règlement de compte entre gangs. Et les gangs s'ils sont là, c'est pour distribuer de la drogue qu'ils ont pas fabriqué eux mais que d'autres ont fabriqué, leur ont mis à vendre. Par conséquent, les réseaux sont à l'origine de l'insécurité.
Commençons par éradiquer ça. En tout cas, donnons-nous les moyens de le faire et de le faire sérieusement et à front à fond. Donc, plus de monde dans la police judiciaire et moins de monde dans les brigades de soi-disant flagrant d'élite.
Les officiers de police insoumis parce qu'il y en a. Et ceux qui sont dans l'association des policiers qui sont pour la levée de pour la légalisation du cannabis disent que 60 % des contacts qu'un policier a avec quelqu'un, c'est pour vérifier s'il a du cheat. Voilà. 60 % passe son temps à contrôler ça.
Pourquoi ? Parce que un vous y allez, je viens et toi là viens voir tes poches toi tu me réponds parce que tu laisses pas faire et tu vas me dire e tu commence par te calmer quoi. Allez hop, injure outrage, je coche une case, il y a un délit.
En plus, c'est moi qui l'ai constaté. J'ai trouvé l'auteur du délit, c'est elle. Toc, j'ai gagné une croix.
C'est la politique du chiffre. C'est comme ça partout. Les contrôles au faciè qui rendent les gens hors d'eux, moi je n'en ai jamais subiant.
Mais à ceux de mes camarades qui disaient "Bon, il faut non non, il y a rien à comprendre, c'est inadmissible parce que c'est une réalité le contrôle faciè qui est odieuse odieuse et ça touche tout le monde hein. Je préfère vous le dire, mon camarade qui est Omargi qui est réunionné, quand il monte dans le train Garde du Nord, à chaque fois qu'il passe Gard du Nord, il a droit à un contrôle. Donc ralbol de cette forme de police là, il y en a assez.
Donc je le dis franchement et on changera tout de la cave au grenier, tout d'un bout à l'autre. Donc déjà, on va passer des gens de la BAC dans la police judiciaire à condition de faire les études qui vont avec. Primo deuxio, on a besoin d'une police qui est présente sur le terrain et qui fait une action de police quand on dit de proximité, bah c'était là, tu connais les gens, tu vas tu viens à machin et tout pas le con tout ça.
Voilà, des petites choses simples mais qui évitent les grands dérapages. C'est cette police là que nous voulons. Une vraie police républicaine.
Pas qui blablate sur la République hein, une police républicaine dans son cœur, dans son état d'esprit. Donc, je rétablirai la déclaration de déontologie qui a été abolie en 1986 et on remettra les déclarations des droits de l'homme et du citoyen partout parce que la règle suprême, c'est celle-là, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Et on peut faire une police.
Franchement, la situation actuelle est intenable. Alors, une fois, j'ai dit il faut désarmer les policiers. On était dans une manife, parlait des manifes.
Alors, aussitôt toute la fâchosphère m'est tombé dessus. Mais alors chut désarmer la police et cetera. Alors bon bah oui, c'est pas ça que j'ai dit mais supposons vous voulez quoi faire ?
Vous vous rendez compte là où il y a le coup de Adijon là hein ? Vous vous rendez compte ? Il y en a qui sont venus avec des barres de fer et vous voulez désarmer la police et vous qu'est-ce que vous voulez que la police sorte ses armes et tire dans le tas ?
Alors, arrêtez de parler. dites des choses sérieuses qui ont un rapport avec les situations réelles que nous vivons. La police, c'est pas un sujet idéologique, c'est une manière, une matière à organiser.
Comment on organise cette action là pour avoir la paix, la tranquillité et on arrête de dire des bêtises [raclement de gorge] du genre la première des libertés, c'est la sécurité, tout c'est du blabla tout ça. C'est pas comme ça qu'il faut prendre le problème. Faut le prendre par le concret, le réel, le vécu.
Et on commence par comprendre que le crime s'organise de haut en bas et pas l'inverse. Ça veut dire que c'est parce qu'il y a des grands réseaux qu' a des petits trafiquants. Il faut donc frapper les grands réseaux et on aura moins de petits trafiquants.
Et puis si on légalise le cannabis, c'est clair que je vais pas me faire des amis avec ça. Je parle pas de vous hein, je parle de ceux qui vivent du trafic parce que ils sont contre la légalisation. Parce que s'il y a la légalisation, il y a plus de trafic.
Par conséquent, ça va annuler un commerce. Ça posera de graves problèmes, jeunes gens, de graves problèmes parce qu'il y a des secteur où l'économie souterraine et l'économie réelle et la seule qui existe. Et on n pas le droit de mépriser ça.
On peut pas dire aux gens "Ah bah c'est pas bien, alors trouve-moi du boulot. Alors fais-moi vivre dignement. Viens pas juste pour me faire la morale parce que je fais ceci ou que je fais ça et que ça te plaît pas.
Dis-moi comment je dois vivre. Voilà ce qu'on doit être capable de faire. Moi, je sais que si je suis capable de dire chacun de tes gosses s'il va à la fac et qui va il y va pour travailler sérieusement, il va voir ses examens, il aura une allocation d'autonomie.
Et pareil s'il est dans l'enseignement professionnel et on a besoin de tant d'ingénieurs et on a besoin de tant d'électriciens, on a besoin de tant de paysans. Oui. Après, j'irai leur dire "Et toi là, qu'est-ce que tu fais là ?
Tu fous rien ? au boulot, retrousse tes manches. Mais seulement si je suis capable de dire comment on retrousse ces manches parce que sinon je suis juste en per la morale qui vient punir les gens, qui vient comme d'habitude dresser le peuple à la chicotte.
Et ça bon bah moi j'ai choisi mon camp, je suis de l'autre côté. Voilà et j'espère qu'il y en a parmi vous qui entendent ce discours là qui comprennent qu'on ne peut pas on ne doit pas se comporter à l'égard de la société en donneur de leçon. On doit être en donneur de solution, pas donneur de leçon, donneur de solution.
Et vous verrez que les braves gens tous la masse ne cherchent qu'une chose dans la vie, faire son bonheur. Voilà. Point.
Et ça passe par des petites choses simples, sauf si vous laissez la seule porte de sortie qui est bah de faire n'importe quoi. Ça pour faire n'importe quoi, on trouve toujours du monde. Alors voilà pour la pour la police de de proximité.
Et nous mettrons dans la police des gens qui participeront de la conscription, hein. La conscription ça veut dire tout le monde y retourne 9 mois par an payé au SMIC. Mais vous irez aussi faire de la police et vous allez voir si ça va pas tout changer parce que si vous avez des conscrits qui sont dans la police, je suis persuadé qu'il y auras moins de racisme, tu auras moins de comportement insupportable à l'égard de ceux qui sont supposés être de telle ou telle religion ou dans la couleur de peau signaleraiit je ne sais pas quoi comme comportement par avance parce que vous aurez le peuple lui-même le meilleur gardien le meilleur le meilleur gardien du peuple c'est le peuple lui-même.
C'est toujours le peuple la solution. C'est pas le problème. Voilà comment je vois les choses et pourquoi je pense qu'il faut réformer tout ça de fond en comble.
Absolument tout de la cave au grenier. [applaudissements] Ah, vous êtes moins chaud là. Alors maintenant, c'est à vous les questions ?
Non, pas encore. Juste une dernière question et on passera au aux questions du public. Donc rapidement, on va passer sur une question sur donc les droits humains.
Donc les LGBTQI plus sont victimes de comportement discriminatoires voire violents. Rien qu'entre 2018 et 2019, les actes antiLGBT ont augmenté de plus de 39 % en France. ou encore il y a un an ici à Lille, une jeune femme trans mettait fin à séjour.
Euh quelles sont les mesures que vous comptez mettre en place pour défendre les droits de cette communauté ? D'abord, le droit, c'est pas une communauté. Ah, on commence mal si on parle de communauté, on parle d'individus et de leurs droits individuels.
Moi, je suis sur ce sujet, pardon, hein, c'est pas pour vous, c'est pour je saute sur l'occasion de préciser une idée. Moi, je ne reconnais aucun droit, aucune communauté. Il y a qu'une communauté. la communauté légale, c'est la loi, c'est la même pour tout le monde.
Alors, il faut qu'elle soit juste et en particulier qu'elle qu'elle qu'elle fonde le droit des des libertés individuelles. C'est une grosse question qu'on a là sur les bras parce que en ce moment, on vit dans un moment de réaction, d'obscurantisme. Euh et il vaut mieux qu'on prenne des précautions.
Au départ, j'avais proposé qu'on mette dans la Constitution le droit à l'avortement. C'est toujours ma position, pour éviter qu'à chaque élection, on recommence la discussion sur le droit à l'avortement. Il y a quelques années, les gens avaient l'air de dire "Ben ça va de soi." Non, ça va pas de soi.
Et de plus en plus, ça revient sur le tapis. Et vous avez des pays où ça a été interdit, comme c'est le cas en Pologne ou en Hongrie et ils font tout, tout ce qui leur tout ce qui est possible pour qu'on revienne sur ce droit. Et vous savez comme moi que la question du droit à l'avortement va poser une question qui concerne tout le monde, qu'on soit homme ou femme, hein.
Et quel que soit le genre auquel on a décidé d'appartenir, c'est est-ce que vous vous appartenez à vous-même ou bien est-ce que vous appartenez à quelqu'un d'autre ? Pour les femmes, c'est est-ce que le corps des femmes leur appartient à ell en propre son propre corps ou bien est-ce que c'est la propriété de son époux ou de son compagnon ou de ses enfants ou de sa famille ou ou où ou où où on peut multiplier les gens qui peuvent avoir des droits à dire "Ah ben ça me concerne quand même de savoir si aimé au monde un gamin ou pas hein." Là c'est un choix faut pas se cacher la vérité c'est un choix c'est un choix philosophique.
La République, elle ne peut pas enjoindre des comportements. Elle crée des libertés vis-à-vis desquelles vous réagissez par rapport à vos propres valeurs morales, philosophiques ou religieuse. Le droit à l'avortement ne vous oblige pas à avorter.
Vous faites ce que vous voulez, vous le faites ou vous le faites pas en fonction de l'évaluation que vous faites vous-même. Bref, si je prends cet exemple, c'est parce que c'est le plus simple à manier puisque maintenant il est quand même assez largement entré dans les mœurs pour que tout le monde comprend quelle est la signification concrète de la liberté individuelle et de la possession de soi-même. La possession de soi-même jusqu'au bout, intellectuellement, physiquement, et cetera, et cetera, c'est l'émancipation.
Vous connaissez peut-être le mot, le sens du mot. Euh, mansipium, c'est l'autorité du père sur ses enfants et sur son épouse dans le droit romain. C'est un droit de vie et de mort.
D'accord ? Donc l'émancipation, c'est sortir de l'autorité de l'autre et être son propre son propre maître. L'humanisme européen qui né au 16e siècle, au 15e siècle établit cette idée nouvelle à savoir que les êtres humains sont auteurs de leur propre histoire.
Vous ça vous paraît banal mais il faut bien se rendre compte que ça paraît pas si banal que ça. Notamment à l'époque on pensait que le le rôle de chaque être humain était d'expier le péché originel et d'accomplir son salut. Donc non seulement on était héritier d'une tare, mais en plus il fallait avoir une activité qui vous libère et vous amène.
Bon, vous connaissez tout ça. Donc c'est à partir de ces deux idées qui sont des idées philosophiques. La liberté et chacun émettre des normes qui lui permettent de l'exercer.
Et l'être humain comme créateur de sa propre histoire, ce sont deux options philosophiques. C'est pas une évidence. Je sais plus où vous en êtes.
Alors parce que d'une génération à l'autre ça change. Mais dans la mienne, on passait son temps à expliquer ça pour expliquer pourquoi le droit à l'avortement devait être appliqué, pourquoi le droit à la contraception. À ce premier cas de liberté individuelle, dès 2012 dans le programme humain d'abord, on avait rajouté le droit de mourir dans la dignité, c'est-à-dire on met dans la Constitution le fait que je suis bêtre de moi jusqu'au point que c'est moi qui décide quand j'éteends la lumière.
Alors ça c'est pareil hein. Ça qui disent "Oh là là, où vous allez monsieur Mélenchon, avec ça ? Il y aura des excès, il y aura des abus bien sûr parce que dans l'autre cas il y en a pas.
Bien sûr que si, mais peu importe, c'est une discussion qui est noble et digne et j'aime mieux vous dire qu'elle coupe pas en deux droite et gauche, hein. C'est ça passe à travers toutes les euh toutes les familles idéologiques. Vous avez les croyants ne croient ni à ne sont pas d'accord avec l'avortement.
Ce qui est leur droit, je j'insiste, se battre pour le droit à l'avortement ne veut pas dire qu'on se bat pour l'avortement. On ne s'est jamais battu pour l'avortement. On s'est battu pour le droit d'avorter.
De la même manière, le droit d'éteindre la lumière ne signifie pas qu'on dit "Ah, il faut éteindre la lumière quand tu nous encombres, hein." Donc la parole du croyant, de ceux qui ont qui ont la foi, de ceux qui veulent respecter une loi divine, elle est absolument intacte. Elle ressort intacte de ce que nous faisons nous.
Nous n'interdisons ni n'obligeons rien. Nous créons une liberté. La logique fondamentale du républicanisme comme des gens comme moi le comprennent, c'est la liberté, la liberté individuelle.
Alors une fois qu'on a poser ça sur les deux cas, quand on arrive au droit d'étendre la lumière, je sens qu'en général les gens disent un peu plus compliqué. D'accord. Après, il y a la question de la liberté du genre, choisir qui on est.
Alors ça ça choque, faut que vous l'admettiez parce que vous vous êtes dans une génération où ça choque beaucoup moins. On peut en parler assez librement mais faut pas faut pas que vous croyez que c'est comme ça partout. C'est pas vrai.
Ça paraît une idée complètement folle à des tas de gens. Comment ? Mais qu'est-ce que tu nous racontes ?
On va choisir si on a un homme ou une femme et qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Où tu vas ? Où est-ce que tu as trouvé ça ?
Mais qui a encore inventé ça ? et ainsi de suite, sans savoir que c'est d'ors et déjà ce qui se passe. D'ors et déjà, en France, vous pouvez changer de genre.
Ça veut pas dire changer de corps, hein. Vous m'entendez ? Ça veut pas dire changer de corps.
Donc, vous pouvez changer de genre. Alors, c'est toute une procédure. Il y a deux pays, au moins à ma connaissance, qui ont intégré la liberté du genre.
C'estàdire, vous avez le droit de choisir et de décider. Et c'est une simple déclaration administrative. l'Argentine, ce qui est un peu surprenant compte tenu du fait que le pape en vient.
Bon, apparemment, ils sont pas tous du même avis. Les argentins et puis les uruguayens. Les uruguayens, ça me paraît assez traditionnel.
Ils ont toujours été extrêmement en avance. Ils s'étaient beaucoup inspirés du droit révolutionnaire français. Ils ont créé le divorce avant la France.
Ils ont créé des telles choses comme ça bien avant nous qui nous croyons si malins. Donc la liberté du genre, je suis pour que elle soit elle aussi dans la constitution. J'espère que je ne vous choque pas en disant ça.
Je suis pas en train de vous dire vous allez faire si ou je dis juste si c'est votre intime conviction que vous êtes une femme ou un homme, vous avez le droit de l'affirmer contre la réalité des apparences et de votre corps. Et la société, la seule chose qu'elle peut espérer, c'est que vous soyez bien dans votre peau, dans votre rôle, dans votre genre, celui que vous aurez décidé. Ça concerne pas des des milliers de gens.
Il y a pas des des centaines de milliers de gens qui sont torturés par cette question, mais ceux qui le sont, ils souffrent et ils souffrent beaucoup. Une souffrance qui a une origine purement administrative queon peut régler assez facilement. Je le redis, en ce moment, vous avez déjà le droit.
Mais si vous avez un droit dans la Constitution, la liberté individuelle que ça représente sera garantie. En ce qui concerne maintenant les violences, il faut qu'on comprenne bien de quoi on parle. D'abord, il est heureux qu'elles sont plus dénoncées qu'auparavant parce que auparavant la victime avait honte et souvent les victimes sont tellement mal accueillies que l'accueil est en lui-même une épreuve.
Ce qui se sait pour tous ceux qui ont eu affaire à des questions de violence conjugale ou même de viol. Alors là, il y a plusieurs tableaux. Un, je l'ai dit, faut que la loi garantisse de faut que ceux qui sont les agents de la loi, bah même soit clean quoi.
Dans la situation qui a eu lieu à Nant, c'était quand même un peu un problème que la femme qui a été se plainte s'est trouvé en face d'un policier qui lui-même avait eu un problème sur le sujet. Bon, donc il y a une préparation. Il faut bien se dire que rien de tout ça n'est évident.
Même si ça vous choque, entendez-le, ce n'est pas évident. tout le monde n'est pas prêt à entendre à à à supporter certaines certaines idées, certaines choses. Donc c'est à nous de préparer le terrain.
Évidemment, la répression doit être là, mais il faut d'abord préparer le terrain. C'est ceux qui accueillent parce que ceux si ceux qui accueillent vous envoient balader, vous écoutent pas ou pensent que vous êtes un comédien ou bon ça ça va pas le faire. Et après, il y a la question de l'école.
Et là, c'est à l'école que on a les situations les plus brutales, paraît-il. Je je moi je me sens pas assez compétent pour en traiter d'une manière générale. Accepte-le ça aussi parce que on a le droit de dire qu'on sait pas tout, hein.
Mais à l'école, c'est au moins un terrain où on peut arriver à maîtriser la situation. Mais pour ça aussi, il faut se dire qu'il faut que il y ait des progrès qui soient faits dans le manimentement pédagogique de ces questions parce que ce n'est pas évident pour un prof qui n'est pas préparé à ça de manier ce type de situation de conflit sur ce type de sujet à un âge où c'est très violent. Ceux qui croient que les cours de récréation sont des lieux de petit bonheur simple là ils se fourent le doigt dans l'œil jusqu'à l'épaule.
Ils en ont pas vu une depuis longtemps hein parce que on sait bien que les enfants sont durs et les adolescents encore pire parce que c'est le moment de l'affirmation genré et spécialement chez les garçons parce que c'est eux qui semblent avoir le plus de doutes sur eux-mêmes et c'est une constante hein. C'est pas pour rien qu'on éduquait les garçons autrefois comme ce fut mon cas avec des des règles qui étaient pas drôles quoi. Parce que vous savez le l'aliénation de genre masculin, c'est pas non plus très sympa hein.
Tu pleures, je sais pas pourquoi. Bim ! Une gipe, ben tu sais pourquoi tu pleures et ainsi de suite.
Mais venant de braves gens hein, de gens aimants et qui pensaient que c'était bien parce que mon fils bah tu es un homme, tu es pas une femme, tu pleures pas. Bon et donc tu as pas de sentiment, tu les exprimes pas et tu es pas sensible et blablabli et blablabla. Donc, il y a toute une construction autour du genre masculin qui est une construction violente, qui est une construction en rupture avec des élans assez spontanés de la construction d'une personnalité humaine.
Et donc les violences sont les garçons. Faut pas tourner autour du pot. Moi, on me saoulait quand j'étais ministre avec les violences en clage.
J'ai dit bon ben très bien. Alors, il y avait toutes sortes de théories sociologiques et tout. D'accord.
Moi, je disais une chose, écoutez, c'est pas difficile. Vous prenez la courbe de l'âge et vous la recoupez avec le genre. Et qu'est-ce que vous allez avoir ?
Vous allez avoir un garçon dans une classe qui est en retard et qui va qui est donc un adulte ou qui se sent comme un adulte au milieu d'autres qu'il considère comme des enfants. Par conséquent, la conflictualité, il va pas la régler avec les autres, il va la régler avec le prof parce que c'est à lui qui veut se confronter. Et donc on avait des scènes de violence qui paraissaient incompréhensibles mais qui sont, me semble-t-il, plus simples à comprendre si on parle de tout ça.
Donc la première des choses que nous avons à faire à l'école, c'est aider d'abord les profs à savoir quoi faire parce que c'est pas évident. Et deuxièmement, c'est toutes les techniques qui vont nous permettre de déconstruire le faux genre masculin. Alors, j'entends déjà hurler euh ceux qui ont fait la la dernière une du Figaro qui est une honte qui dit qu'on bourre le crâne des jeunes à l'école.
Alors, comme ce sont des ignorants hein, alors ils disent à la déconstruction, ils ont rien compris, ils n'ont rien lu, ils savent pas que ça existe depuis des rid qu'on travaille là-dessus. De même les études de genre, ça s'appelle aux États-Unis s'appelait le les French Studies parce que ça fait quand même un bon moment qu'on travaille là-dessus et c'est pas une ligne politique, c'est un travail de sociologue, c'est un travail d'anthropologue, c'est un travail de psychologue. Donc aller voir là-dedans des islamogauchistes, tout ça est absurde. et le fait d'ignorant grossier qui nous dirige quand vous voyez que la ministre de l'enseignement supérieur prétendait faire la chasse aux islamo gauchistes en demandant aux gens du CNRS de s'en occuper.
Qu'est-ce qu'on pouvait faire de plus bête de la part de quelqu'un qui en plus a été président d'une université ? Tout ça défie le bon sens. Les études de genre ont toujours existé.
Il y a pas de théorie du genre. Il y a des études sur le genre et sa construction et sa déconstruction. De la même manière, il y a jamais eu Qu'est-ce qu'ils m'ont dit ?
Quoi que on voulait quoi intersectionnel alors ça c'était l'horreur comme personne comprend rien intersectionnel bon il y a peut-être sec dedans un truc cochon je sais pas quoi. Non ça veut dire comment les choses les discriminations s'empilent les unes sur les autres. Voilà on étudie ça comment ça marche comment ça fonctionne.
Heureusement qu'on le fait parce que ça rend plus intelligent pour savoir comment opérer et comment travailler à rectifier ce qui doit l'être. Donc bon, au passage, j'en profite pour faire un peu de publicité pour les études de sociologie et les sciences humaines. Les sciences humaines sont aussi importantes que les sciences soit-disant dures, hein.
Les sciences humaines nous permettent de comprendre la société et d'intervenir sur elle. Voilà pourquoi à propos de de ces violences là, je crois vous vous avoir répondu. Je voulais juste vous dire que c'est plus compliqué que de dire il y a qu'à faucon.
Si on veut que les profs puissent faire le boulot, faut déjà qu'on leur dise par quel bout on empoigne l'affaire. Peut-être qu'il y en a parmi vous qui seront prof un jour, je l'espère. Mais j'aime mieux vous dire que quand vous êtes un jeune prof et qu'on vous fait débarquer euh au milieu d'ados qui sont plus grands que vous, euh euh il y en a, bon, ils ont les jambes un peu molles, quoi, hein.
Ils se disent "Mais par quel bout j'attrape une situation comme ça Ils sont incroyablement courageux ces jeunes profs là parce que ils font face à des situations courageux pas parce qu'il y a un risque mais parce qu'ils doivent affronter une difficulté professionnelle qui est considérable. Donc il faut de la recherche en pédagogie, il faut de la recherche dans les sciences humaines et il faut former les profs pour qu'il puissent faire face à quelque chose qui ne va pas qui va à rebrousse-poil de la construction genrée de la société telle que nous la connaissons aujourd'hui. Voilà. [applaudissements] [applaudissements] Du coup, pour terminer cette conférence, nous allons passer aux questions du public.
Du coup, je vous inviterai à enlever votre masque si jamais vous êtes interrogé. Merci beaucoup. J'invite le personnes qui ont des questions à lever la main et on a le terme garçon fille hein s'il vous plaît.
Bonsoir monsieur Mélenchon Alex Berot pour le PER News, un média étudiant lillois. Alors, les jeunes sont souvent les premiers à s'abstenir lors des élections. Est-ce que votre venue ici à l'université de Lille n'est pas une stratégie pour justement recueillir le vote des jeunes ?
Et deuxème question, si vous êtes élu président en 2022, quelles seront vos mesures concrètes pour essayer de remédier à la précarité étudiante et pour le climat de thématique qui concernent directement la jeunesse ? Merci beaucoup. Monsieur Mélenchon, je suis désolé, il y aura qu'une question parce qu'on va bientôt devoir fermer l'amphi, donc faudrait simplement répondre à celle-là.
Je suis désolé. [rires] enfermer l'ampie. Donc en fait, il faut juste répondre à celle-là.
Ah, tu juste répond à un parce qu' on ferme Oh, excusez-moi, j'ai vraiment été trop longue. Non, mais je suis désolé parce que moi j'attends toujours avec gourmandise le moment où vous allez m'interroger. Je suis vraiment désolé de d'avoir réfléchi là.
Bah en plus, j'ai déjà répondu précarité étudiante tout à l'heure, j'ai dit allocation d'autonomie. Euh bon, sur le climat, il me faudrait un moment, mais je crois avoir aussi répondu que la planification est la sortie de pour nous de cette affaire, c'est organiser l'extinction progressive des sources de d'émission de gaz à effet de serre. Euh pardon mais ça va des choses simples comme par exemple l'interdiction des élevages, je dois pas dire concentrationnaires.
Donc je cherche à chaque fois mes mots mais tout le monde a compris, hyper intensif qui sont parmi les sources principales de pollution. De même que le changement des modes de transport et le recours au transport collectif. À propos du vote des jeunes.
Bon euh oui bien sûr que j'espère que après que vous m'ayez vu, vous vous dites "Ce type est moins un barbare que ce qu'on nous a dit. Euh, ça vaut la peine que je regarde ce qu'il raconte, qu'est-ce qu'il y a dans son programme et cetera et que racontent les équipes d'insoumis. Il doit y avoir d'ailleurs dans cette salle des insoumis.
Il y a dans cette facoumis, j'en suis sûr. S'il y en a pas, bah faites-le. Si vous supportez pas les groupes, si vous supportez pas les groupes, bah faites insoumis tout seul.
Attendez pas les consignes, hein. Non, mais j'en connais, je connais des gens mais il supportent pas d'être avec les autres. Bon bah, dit, vas-y, fais-le.
Euh cependant, j'ai toujours fait j'ai toujours fait des rencontres comme ça dans les les facces et les grandes écoles tout le temps parce que moi j'ai besoin aussi de me réimprégner et comme on dit chaque génération est un peuple nouveau. Vous avez pardon à cause de moi, ça sera pas le cas soir mais à chaque fois je vois vos réactions, vos visages. Bon avec le masque évidemment c'est plus dur pour moi d'arriver à à sentir les choses.
Puis les questions qui me sont posées, c'est pas elles qui sont toujours les plus importantes pour comprendre votre état d'esprit, mais ça me permet de de voir ce qui se passe, comment mon pays est en train de bouger. Euh par exemple, je peux vous dire que il y a des avantages à avoir de l'âge, comme c'est mon cas, c'est que j'ai pu voir des choses évoluer et les gens évoluer. Je peux vous garantir que dans les années 90, mais dire le mot capitalisme, vous provoquiez la rigolade d'une partie de la salle.
Genre le pauvre, il en est encore là. Bon, aujourd'hui, ça fait plus marrer personne. Euh, les gens sont conscients.
Euh votre prise de conscience générationnel sur le changement climatique vous a tous mis dans une situation intellectuelle qui a rien à voir à ce qui étaient les années 90 où avec leurs cheveux gominés et rêv que d'un truc, c'est d'être trader et je sais pas quoi et les bêtises du président de la République, être milliardaire et autres rêves immoraux. Bon, maintenant, il y a une conscience collectiviste quasi spontanée. Personne ne dit "Les biens communs, ça existe pas." Tout le monde est d'accord là-dessus.
Or, c'est une idée révolutionnaire qui est des biens communs. Par définition, c'est des biens qui ne peuvent pas être soumis à la propriété privée. Mais vous vous rendez même plus compte peut-être de l'importance d'une idée pareille.
Les esprits étaient fermés. Quoi ? Qu'est-ce qu'il nous raconte ?
Bien, comment ? Quoi ? Qu quoi quoi ?
C'est un communiste qui se cache. Bon, donc il y a une grande évolution. Pour moi, c'est très important ces rencontres parce qu'elles me permettent de me dire "Ah ben ça oui, ça non, ben ça je sais bien l'expliquer, ça je sais pas le faire." Telle question qu'on m'a posé, bah je vois bien que ce que j'ai répondu ça va pas.
Ou bien on m'aura dit des choses, des fois les gens me passent des mots, des lettres, des cartes, des choses comme ça. Tout ça c'est précieus pour moi. Donc si vous voulez dans cette affaire, moi je j'y gagne tout ça à la fois.
Après, bah oui, convaincre des gens euh euh de voter avec moi, bah oui, je trouve ça bien. L'abstention dans la jeune génération est assez forte et pourtant, vous savez qu'on propose nous le droit de vote à 16 ans. Alors, le vote serait obligatoire pour tout le monde, sauf pour ceux qui ont 16 ans, parce que ils peuvent se dire "Bah non, moi je sais pas, j'ai pas envie de le faire parce que je suis trop jeune et cetera." Mais je vous signale quand même pour ceux qui seraient pas convaincus qu'à 16 ans, on peut être père ou mère de famille.
À 16 ans, on peut être émancipé. À 16 ans, on vote aux élections prudomales. Euh à 16 ans, on relève du code pénal comme les adultes.
Donc il y manque une chose, c'est le droit de vote. Je sais que ça peut être une idée qui vous choque, mais j'en profite au passage pour la mettre dans les tuyaux pour que vous y réfléchissiez. Voilà, vraiment navré de vous avoir bouffé votre temps parce que c'est fini.
C'est ça beaucoup. Merci à tout le monde. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon