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interviewPublic Sénat· 4 septembre 2025 44 min

Matignon : Macron veut-il donner les clefs au PS ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous quotidien de débat chronique et reportage. 90 minutes pour donner du sens à l'actualité et aux crises que nous traversons avec au sommaire de ce 4 septembre, la gauche qui se voit débarquer à Matignon, les socialistes ont redit à François Baou qu'ils ne voteront pas la confiance lundi prochain et ils avancent leur pion.

Mais avec qui pourrait-il gouverner ? Serait-il immédiatement censuré ? Emmanuel Macron va-t-il plutôt choisir la dissolution quitte à permettre à Jordan Bardella de devenir éventuellement premier ministre ?

On analyse les différents scénarios, les différents scénaris dans une minute. Et puis dans la seconde partie de ce sens public, le président français qui réunit à Paris la coalition des volontaires. Nous avons aujourd'hui 26 pays qui formellement se sont engagés à déployer comme force de réassurance des troupes en Ukraine ou à être présent. sur le sol, en mer ou dans les airs pour apporter cette réassurance au territoire ukrainien et à l'Ukraine le jour d'après le cesser le feu ou la paix.

L'Europe veut peser sur l'avenir de l'Ukraine. Quel est le rôle d'Emmanuel Macron ? Est-il influent ou isolé ?

Comment tenir le fil de la diplomatie face au dictateur et un allié aussi imprévisible et brutal que Donald Trump ne ratait pas l'analyse de nos experts ? répondront à ces questions. Ce sera dans 3/4 d'heure et vous pouvez également les interroger grâce à ce QR code.

J'ai besoin de vous. Vous pouvez participer à l'émission évidemment sur l'influence française dans le monde, mais aussi sur notre premier thème, ce chaos politique inextricable aujourd'hui. C'est donc le PS qui espère avoir les clés de Matignon.

Clémentine Louise, dernier jour d'entretien à Matignon et dernier espoir pour François Baou. Sa mission du jour confié par Emmanuel Macron. obtenir la confiance du Parti socialiste lundi prochain.

Nous sommes venus rappeler que nous proposions un chemin différent de celui qu'il propose et il nous a rappelé qu'il est en désaccord avec nous. La question qui est posée à toutes et à tous, c'est comment à partir de 8 la France peut rebondir et comment est-ce qu'on donne un avenir aux français et aux français ? Raté pour le chef du gouvernement, l'avenir Olivier Fort voit en rose.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a déjà annoncé se tenir à disposition du chef de l'État pour discuter des conditions dans lesquelles le parti pourrait entrer au gouvernement. Je suis prêt à travailler avec toutes les forces politiques qui sont aujourd'hui au Parlement. On n pas le choix.

En fait, ça veut dire que texte par texte, on verra quelles sont les majorités qui se dégagent. Ce qui veut dire ben à chaque fois essayer de proposer et puis ensuite de voir ce que le Parlement a à répondre aux propositions que nous faisons. Si Olivier Fort se dit prêt à travailler avec toutes les forces parlementaires, un gouvernement de gauche minoritaire passerait-il l'épreuve de la censure si le Rassemblement national et la France insoumise refusent catégoriquement de voir les socialistes à Matignon, le compromis est peut-être à trouver chez les Républicains.

En tout cas pour les soutiens de Laurent Veoquier ne censura pas un gouvernement socialiste, on ne censurerait pas un gouvernement du Ren. Pourquoi ? J'essaie d'être cohérent avec ce que je vous dis.

Je vous dis que je suis pour la stabilité politique. Nous ne faisons pas partie de ceux qui font tomber des gouvernements dans ce pays. Une position qui surprend le président du groupe des centristes au Sénat, Hervé Marseille, reçu ce matin à Matignan.

Je suis un petit peu étonné de cette prise de position. Je pense quand même que il y a un fossé très large entre ce que les Républicains et les socialistes peuvent demander. Reste à savoir si Emmanuel Macron utilisera vraiment le carton rose après le départ presque certain de François Bairrou dans 4 jours.

Effectivement, c'est notre question principale. Emmanuel Macron veut-il donner les clés de Matignon au Parti socialiste ? Et on est en débat avec Gil Sliman.

Bonsoir, bienvenue. Vous êtes président et condateur d'Odoxa. Franck Morel, bonsoir, bienvenue à vous aussi.

Euh secrétaire national d'horizon euh chargé en notamment du travail et de l'emploi, ancien conseiller social d'Édouard Philippe Amatignon, vous êtes expert à l'Institut Montaigne et vous publiez avec Bertrand Martinau le travail et la solution, c'est aux éditions Herman Valéri Gaz, bonsoir, bienvenue à vous aussi. vous êtes chef du service politique euh chez nos confrères de RFI et Jonathan Boucher Pétersen. Bonsoir, bienvenue éditorialiste politique à Libération et éditorialiste dans cette émission Sens public pour la première fois.

Bienvenue à vous et vous allez m'accompagner régulièrement tout au long de cette saison avec des éditoriaux et évidemment votre participation au débat. Bienvenue encore une fois et vous pouvez vous aussi réagir, poser vos questions à nos invités si vous nous suivez depuis lundi. Vous avez l'habitude de ce QR code là qui est présent régulièrement dans l'écran.

Gael, vous vous venez de sortir un sondage pour le Figaro. Alors, les Français votent pas la confiance à François Bairou, ça bon, c'est pas vraiment une surprise. Et que préfèret-il parmi toutes les options qui s'offrent ou qui vont s'offrir à partir de lundi au président de la République ?

Aucune. Aucune option n'a leur préférence. C'est pas une surprise qui qui ne vote pas la confiance à François Beou.

Oui, on avait déjà sondé la semaine dernière. On avait déjà une très large majorité de près des trois/4. Mais ce qui est cocasse et intéressant, c'est que ça se renforce. que plus Françoisou s'exprime pour expliquer ses positions et plus les Français disent "Si j'étais député, je voudrais pas la confiance." On a un baromètre économique qu'on sortait ce matin.

Les mêmes gens interrogés dans les mêmes sondages nous disent "Si Baou saute, ce qui est prévisible, passez-moi l'expression, ce sera une catastrophe économique pour le pays. On craint le pire et pourtant ils ne veulent pas de lui." Alors, je vous réponds quand même à votre question. parce qu'il y a des options dissolution d'émission et cetera et alors je pensais que vous me parliez des noms.

Il y a deux écoles. Si on raisonne au global, qu'est-ce qu'on préfère ? Est-ce qu'on préfère une dissolution où on refait un tour de manège euh et un petit peu le jour de la marmotte, on renomme un premier ministre et puis voilà, ça ça repart pour quelques mois.

Ils nous disent "Non, on ne voulait pas de la dissolution. On l'a dit et répété à longueur de sondage. On pense que ça ne donne rien, qu'on écoute pas notre avis, que notre vote, on en tient pas compte.

Et pourtant depuis quelques mois, ils nous disent ça a beau être la pire des solutions, on préfère encore une dissolution majoritairement un nouveau premier ministre parce qu'on sait que ça n'aboutira à rien. Et puis il y a une autre manière de répondre à votre question en lien avec votre sujet qui est qui si Emmanuel Macron ne les écoute pas, ne fait pas une dissolution et décide finalement de choisir parce que c'est un petit peu ce qui se passe aujourd'hui. Alors sur les noms, les premier ministres, on y reviendra après mais il y a ce quand même ce ce ces 64 % qui disent d'émission des puissant.

C'est quelque chose de puissant. mo d'une dizaine de points. Donc quasiment les de tiers des Français nous disent la seule solution que l'on imagine c'est à terme qu'Emmanuel Macron quitte l'Élysée.

Sachez que Emmanuel Macron est très impopulaire depuis très longtemps mais que jusque-là quand on posait la question jusqu'à un passé récent doit-il démissionner les interviewés nous disaient "Bah non, il est président de la République, on l'a élu pour 5 ans." Là, vraisemblablement, au-delà des gens qui ne l'aiment pas, il y a cette idée que la seule solution pour sortir de ce chaos politique serait la démission. Mais donc la première le premier coup de fusil, le premier étage, le premier ce serait peut-être une dissolution, mais on verra si Emmanuel Macron choisit cette option, c'est peu probable.

Alors, on va se concentrer sur la stratégie du Parti socialiste et de la gauche en général pour commencer ce débat. Franck Morel, clairement, il postule les socialistes pour Matignon. Ont-ils des arguments pour convaincre Emmanuel Macron ? parce qu'évidemment ce sera Emmanuel Macron qui qui décidera.

La difficulté, elle est pas tellement sur les personnes, elle est plus sur ce que feront ces personnes. On l'a bien vu d'ailleurs dans la séquence qu'on vient de qui vient qui va bientôt s'achever, donc qui a commencé avec Michel Barnier et puis ensuite avec François Beou. Euh impact de non censure a été négocié à un moment donné avec François Beou avec un certain nombre de thèmes qui étaient sur la table.

Euh je pense que la vraie question c'est que ferait un premier ministre issu du Parti socialiste ? Est-ce que par exemple un premier ministre issu du Parti socialiste aurait la volonté de faire quelque chose sur la réforme des retraites qui est une ligne rouge pour le bloc central et pour LR où est-ce qu'il serait prêt pour pouvoir engager un certain nombre de mesures par exemple en terme de taxation des des plus hauts patrimoines à lâcher du l'est sur la réforme des retraitees et à ne pas toucher à la réforme des retraites ? Je pense que les vraies questions indépendamment de la question des personnes, c'est la question de la feuille de route.

Quelle serait la vraie feuille de route ? Parce qu'on voit bien que pour l'instant, on est dans une séquence qui est bien logique d'ailleurs de posture, c'est-à-dire que chacun pose un peu ses priorités, pose un peu les sujets auxquels il tient. Euh et du reste, il faut regarder la la sortie de leur voquier là que qu'on a évoqué tout à l'heure.

Euh il faut aller au-delà de cette sortie parce que je ne suis pas certain que si un premier ministre du Parti socialiste posait comme première mesure potentielle le fait de revenir sur la réforme des retraites, le renvoquier aurait la position qu'il a exprimé là. Je pense même plutôt le contraire parce que c'est vraiment la nonensure dont il parle pourrait ne pas résister à à une telle situation. Première question, vous réagissez vite Antonne de Maison Alfort et je vais vous la poser Valérie.

Dans la situation actuelle, les socialistes ont-ils vraiment une bonne solution concernant le choix soit de participer au gouvernement et de se le voir reprocher par une bonne partie de la gauche, soit de ne pas le faire mais d'être toujours sous la coupe de la France insoumise en cas d'une éventuelle dissolution. Moralité, est-ce qu'il y a pas là un un piège dans lequel ils sont en train de tomber les soci ? Alors présenter comme ça, il y a aucune bonne solution.

Mais pas seulement pour le Parti socialiste, hein, pour Emmanuel Macron aussi. On va décliner. plus globalement, c'est vrai qu'ils sont dans une stratégie où ils essayent de montrer que sont à distance de la France insoumise.

S'ils faisaient un gouvernement, il y aurait pas la France insoumise. Et ils affichent leur volonté d'offrir une alternative et ils reviennent sur la problématique de quand même la dernière fois la gauche est arrivée en tête et n'a pas pu accéder à Matignon. On a essayé deux premiers ministres qui qualifient de droite.

Donc maintenant, ben c'est notre tour. C'est notre tour d'essayer. En tout cas, c'est ce qu'ils veulent.

On parlait de posture. C'est vrai qu'il y a une part de posture de communication autour de cette idée-là de la part d'Olivier Fort qui a fait son offre de service, s'est mis à disposition, a dit à au socialistes, quel que soit celui qui est d'entre vous qui est appelé par le président, il dit oui euh très bien, on verra si quelqu'un reçoit le fameux appel d'Emmanuel Macron ce qui n'est pas à gagner. Euh et oui euh il faut pour le Parti socialiste apparaître vraiment comme un parti de gouvernement à gauche, comme le leader de la gauche.

Donc forcément ils se mettent en pôle position pour occuper euh pour occuper Matignon. Ça paraît logique. Euh c'est vrai que ça fait partie aussi de la différenciation par rapport à LFI.

Donc c'est d'une paire de coup. Ouais. François Ruffin, on va l'écouter, veut bien un premier ministre de gauche, mais à condition qu'Emmanuel Macron, et on en revient au programme, le laisse gouverner à gauche.

Il faut qu'on permette qu'il gouverne à gauche. Ça veut dire que je demande pas à Emmanuel Macon un MAL Cool pas mais enfin de d'accepter qu'il y a un véritable changement de direction et qu'il soit pas un point de blocage parce que sinon je veux dire dans cette situation là s'il décide de bloquer je veux dire même Tegevara à Matignon mais avec le président pour bloquer à l'Élysée avec pas de majorité à l'assemblée je doute qu'on arrive à rééquilibrer entre la taxation entre le capital et le travail Gael vous avez testé Chevara à Mat presque non vous l'avez pas testé mais c'est pas possible ça presque. On a testé Olivier Fort et donc dans la liste des premiers ministrables possible on a testé tous les noms que l'on entend qui circulent en ce moment et si on se concentre sur ce de gauche alors si on se concentre sur ce de gauche c'est pas terrible Olivier Fort chausse mes lunettes pour voir où il se situe.

C'est tout en bas. On a 79 % des Français qui disent ça fera un bien mauvais premier ministre 16 % qui disent ce serait un bon premier ministre. À gauche, on a testé aussi François Hollande, ce serait Cocas, l'ex-président euh qui se retrouverait le Premier ministre Emmanuel Macron.

Euh François Hollande, c'est 19 % qui disent ce serait un bon premier ministre, 76 % qui disent "Ce ne serait pas un bon premier ministre." Euh et on a testé aussi celui qui s'en sort le moins mal, Bernard Casneuve. Bernard Casneuve, on est à 24 % de bons premier ministres et à 70 % de mauvais premier ministres.

Mais vous avez dit l'un et l'autre quelque chose qui qui est très juste et qui devrait être une évidence, c'est peu importe le nom en réalité, c'est pour faire quoi ? C'est aussi ce que disait d'une certaine manière dans votre extrait François Ruffin. Si c'est pour mener une politique sur un pacte clair qui correspond à une politique de gauche, de centre gauche, appelez ça comme vous voulez, avec une relative bienveillance du centre et d'Emmanuel Macron, alors ce serait pas complètement illégitime du point de vue de leur camp des gens qui se sentent de cette sensibilité.

Mais on a été habitué depuis euh Mitteran puis Sarkozy au débauchage politique, le fait de nommer alors on va pas prendre chez Gevara mais imaginons une figure de gauche respectée de tous estimée de tous à la seconde où cette personne on a le sentiment qu'il est choisi par Emmanuel Macron pour mener la même politique que celle qu'a mené François Beou et et Michel Barnier, bah ça ne marcherait pas et il serait immédiatement impopulaire. Donc on en revient au fondamental ou aux fondamentaux pour faire quoi et comment. Et c'est cela qui intéresse directement les Français plus que les noms en réalité.

J'ajoute que celui qui s'en sort le moins mal, c'est quand même une majorité qui n'en voudrait pas, c'est Jordan Bardella. On aura un chapitre Ren évidemment Jonathan. Je pense qu'on on inverse un tout petit peu les choses, c'est-à-dire qu'on demande aux socialistes d'être plus clair que François Baou, plus clair que Michel Barnier.

Parce que le principal argument de dire il faut tenter les socialistes, c'est d'abord les échecs patents de ceux qui étaient censés avoir un bloc stable et apporter une forme de continuité. Je pense qu'il la balle, elle est dans le camp d'Emmanuel Macron et c'est presque un enjeu psychologique en fait. C'est est-ce qu'il est capable de prendre acte du fait que le macronisme a été largement rejeté dans les urnes à chaque fois que la question a été posée au français ?

Pour l'instant, on a le sentiment, est-ce qui je pense que ce qui crée le sentiment de malaise, c'est le sentiment de contournement des urnes. C'est le sentiment d'essayer de trouver des des carabistouilles, des arrangements pour essayer de faire perdurer de façon artificielle quelque chose qui a été rejeté. Ça c'est délétaire sur le plan démocratique et je pense que tout le monde en fait les frais.

En revanche, l'enjeu pour Emmanuel Macron et c'est un mot qui est sûrement tabou dans son esprit, c'est d'assumer le fait qu'on est dans un temps qui justifie une forme de cohabitation, une cohabitation atypique avec un gouvernement de gauche qui serait minoritaire, mais on l'a pas encore dit, un gouvernement de gauche qui s'engage à ne pas utiliser le 493. Et ça c'est fondamental comme changement. Ça a été un tout petit peu évoqué du bout d'élèves parce qu'il était interrogé sur le sujet par François Baïou.

Si on veut donner toute sa place au fait parlementaire et donner une chance à cette culture du compromis, ça passe par la suppression de ce 493. D'accord. Est-ce que vous y croyez à ça Franck Morel ?

Parce que il y a effectivement dans les propos de d'Olivier Fort la la promesse de ne pas utiliser et donc texte par texte d'essayer de construire des des majorités. Sauf que l'esprit de coalition on l'a pas beaucoup vu à l'œuvre depuis depuis la dissolution et et le résultat des législatif. L'engagement de ne pas utiliser le 493 est effectivement un point qui qui peut être intéressant dans le gage d'ouverture par rapport à des textes, mais il reste la possibilité de déposer une motion de censure.

Ça veut dire que en tout état de cause, 493 ou pas 493, un gouvernement quel qu'il soit d'ailleurs dans dans l'assemblée actuelle est obligé de négocier d'une manière ou d'une autre un pacte de non censure même hors 493. Euh et donc ça veut dire que même 493, il y a un certain nombre de questions cruciales qui vont se poser. J'évoquais la réforme des retraites.

Euh on pourrait évoquer aussi toute une série de débats. Il y a il y a un contrebudget qui a été proposé par mais vous inversez c'estàd vous placez dans une situation où le bloc central est en place et en situation de dire on veut bien vous faire une petite place sur la photo, mais qu'est-ce que vous êtes à quoi êtes-vous prêt à renoncer ? C'est c'est l'inverse en fait.

C'est là c'est je finis juste ma phrase le macronisme a eu l'occasion de montrer ce qu'il voulait faire et vous avez été un soutien de cette politique là et se retrouve dans l'impasse donc c'est plutôt à Emmanuel Macron s'il est le garant des institutions et de la stabilité de dire j'ai compris quelque chose et c'est pas le message qui a été envoyé jusqu'à présent le message qui a été envoyé jusqu'à présent c'est ne touchez à rien sur le plan fiscal ne touchz à rien sur le plan de mes réformes et en gros on continue comme s'il y avait pas eu d'élection base de la discussion ça devrait être le programme de ça monte ensemble ce que je suis en train de dire c'est qu'en réalité quand François Beou a été nommé à Matignon, il a négocié un pacte de non censure avec le Parti socialiste. Le conclave. Le conclave en fa conclave.

Ou bon, en tout cas, le conclave en faisait partie. Au nom de quoi dirait-on que ça n'est pas possible quand c'est la situation inverse ? Si un premier ministre de gauche est nommé, il faudra aussi et et pourquoi ce ne serait pas le cas dans ce dans cette situation là ?

C'est ça que je veux dire. Si si on regarde le résultat des dernières élections, j'ai quand même le sentiment qu'il y a plus de gens qui ont voté à gauche que pour François Baou. Alors, on a on a entendu vos arguments à l'un à l'autre.

On va on va continuer avec tiens, une réaction de une réaction de téléspectateur. Gérard qui nous écrit de de l'île nommé un premier ministre socialiste n'est-il pas la meilleure solution pour définitivement enterrer le PS sachant qu'ils ne pourront pas gouverner n'ayant pas de majorité ? Bon, je vais pas vous faire réagir à ça.

En revanche, je vous propose d'écouter Marine Tondelier pour la la secrétaire générale des des écologistes. Pour elle, la base de discussion, ça rejoint un peu ce que vous nous ditz. La base de discussion, ça reste le programme du Nouveau Fond Populaire.

Nous nous sommes prêts, nous l'avons dit et nous allons le montrer. Donc chacun a fait ses propositions cet après-midi. Le but c'est avec des représentants des partis politiques, y compris les experts un peu budget finances, de pouvoir mettre ça en commun et sortir des propositions communes.

Ce qui, je le dis tout de suite, ne ne remplace absolument pas le programme du nouveau pro populaire. Nous avons été élus sur ce programme, nous continuons à le défendre mais dans un contexte spécifique qui qui su actuel, on a des propositions aussi spécifiques à faire. Valérias, est-ce que ça a encore du sens de d'invoquer le nouveau Front populaire ?

Absolument pas. Si ce n'est que le nouveau Front populaire a quand même fait arriver la gauche en tête lors des dernières élections législatives. Mais il s'est passé tellement de choses depuis qu'on voit bien que la stratégie ben du PS c'est c'est de s'en écarter.

Place publique. Raphaël Luxman l'a dit lui aussi. Euh il faut euh le le programme, l'un des enjeux pour Emmanuel Macron quand il avait dû nommer un premier premier ministre, c'était euh le ce qu'avait dit Jean Blanchon, le programme du Front populaire, tout le programme du Front populaire, rien que le programme du Front populaire, du nouveau Front populaire.

Donc ça ça ne ça ne marche pas. Euh et c'est en fait Marine Tondelier essaie de ménager euh un quand même euh elle continue de faire le lien entre le parti socialistance et le Parti socialiste en disant il y a quand même ce programme qui reste la base mais on a bien vu que tout a explosé à gauche surtout et que les la donne n'est plus du tout la même aujourd'hui. Il faut partir sur d'autres bases.

Alors certes le Parti socialiste a fait un a proposé un contrebudget comme une base de départ. Là, il y a une réunion des parties de gauche, notamment avec Marine Tondelier pour essayer de de de faire quelque chose de commun. Il faut qu'il y ait une proposition nouvelle.

Même les Français euh même si en effet, je suis d'accord avec Jonathan, il y a eu l'idée d'un contournement des urnes que Emmanuel Macron a essayé de de ménager ça en nomant des premiers ministres qui n'étaient pas du tout évidents au vu des résultats. Euh mais là on est sur une autre problématique. On on a vu, je vous donne la parole tout à l'heure Jonathan, mais mais Gael on on l'a vu lors des législatives.

Euh il y a il y a une demande d'union de la part des électeurs de de gauche. Est-ce qu'elle est-ce que cette demande s'est effritée à force de voir les les les alliés se s'envoyer des noms d'oiseaux ? Oui oui, tout s'est effrité depuis un an.

Euh je rejoins ce que vous avez dit l'un et l'autre mais c'est très important de l'avoir à l'esprit. Ça explique plein de choses aujourd'hui sur le 10 septembre sur tous ces sujets-là. Il y a un sentiment, je juge pas mais il y a un sentiment de parfait dénis démocratique.

Il y a cette idée qu'évoquait Jonathan que et bien les urnes ont donné un message al plein de messages pas clairs sur l'issue mais un message très clair qui est on ne veut on veut que ça change. On ne veut plus de la poursuite de la même politique. Et il y a ce sentiment qu'Emmanuel Macron cherche à conserver un pouvoir qu'il aurait perdu par les urnes.

Il lut était plus simple il y a un an et là voilà il lut était beaucoup plus simple de dire la formation le groupe politique arrivé en tête c'est le nouveau Front populaire ils ont réussi au bout d'un petit moment à me proposer une candidate commune Lucy Castet très bien je la nomme. même je vous dire d'un point de vue cynique, stratégique, politicien, c'était génial pour Emmanuel Macron parce que il nommait Lucy Castet qui probablement aurait subi une motion de censure et derrière il aurait pu dire au socialistes bah vous voyez j'ai essayé, vous étiez arrivé en tête, ça ne marche pas. Effectivement, il aurait dû reconnaître qu'il était qu'il avait perdu, qu'on entrait en cohabitation et cetera.

Et du coup 3 mois plus 3 semaines plus tard, il pouvait proposer aux socialistes un gouvernement d'union nationale qui allait du PS à LR et ça aurait pu marcher. Aujourd'hui, on est très loin de tout ça pour vous répondre Thomas et à gauche, il y a trop de dissension même y compris chez les électeurs entre les socialistes et les électriond mais franchement il y a un tel sué possible non de faire ça aujourd'hui ça ne marcherait pas et et d'ailleurs alors là on n plus chez les électeurs, on est dans dans la cuisine des des partis cette réunion à l'initiative de Marine Tondelier dont on parlait il y a tout le monde sauf LFI. Donc on est quand même Jonathan dans un dans une séquence où euh le Parti socialiste euh se détache pour de bons euh des insoumis.

Mais il y a eu deux enfin c'est on reste bloqué sur l'idée de la NUPES en fait où il y avait effectivement cette hégémonie LFI qui imposait ses règles à tous les autres. On a eu un temps d'œ qui a été celui du Nouveau Front populaire qui a été perçu par les socialistes comme un moment de rééquilibrage en tout cas toujours avec cette perception de dire ce qui compte c'est pas le groupe à l'assemblée, c'est les parlementaires en général en intégrant les les sénateurs dans la dans la dans le dans le comptage. Après, moi je serais un tout petit peu moins définitif que Gael Sliman sur le fait que les électeurs de gauche en on soupé de l'Union parce que si on était dans une configuration électorale, il y a toujours un décalage entre la volonté des chefs de parti de faire exister leur boutique mais quand même l'idée que la gauche ne pèse que quand elle est unie, c'est quelque chose qui risque de se réaffirmer.

Et juste d'un mot, quand on regarde la réalité de ce qui s'est passé à l'Assemblée, le nouveau Front populaire, malgré les déchirements, malgré euh tout toutes toutes les questions et les tensions qui a pu y avoir et qui ont été entretenu par certains, 95 % des amendements sur les questions budgétaires ont été votés en commun par l'ensemble des députés du nouveau Front populaire. Donc ça le problème c'est qu'on se rapproche des séché séances électorales, les municipales où chacun veut veut y aller de son côté, les la présidentielle où Jean-Luc Mélenchon est déjà dans son couloir et où les autres se disent on peut quand même pas se ranger derrière lui, il faut qu'on existe. Donc je pense qu'effectivement c'est plus compliqué aujourd'hui d'avoir une dimension parce que ça p mais encore une fois tout ça et juste pour rebondir sur ce que disait Valéri Gas, il y a que Jean-Luc Mélenchon en fait qui à 20h3 a dit le programme rien que le programme si on a été un petit peu attentif même au discours de Lucy Casté dans l'été qui a suivi, il y avait déjà cette idée d'on ira texte par texte pour trouver des compromis.

Ça a offert à Emmanuel Macron aussi la possibilité de dire jamais le nouveau Front populaire, jamais à Matignon. Bon, il nous reste deux grands chapitres, une vingtaine de minutes. Euh on va parler et on va parler de l'hypothèse euh Jordan Bardella.

Mais j'ai d'abord une question très précise et je vais vous demander d'y d'y répondre Franck Franck Morel claçois peut-il faire comme Boris Johnson et choisir de ne pas démissionner même après un vote de confiance négatif ? Non. Non, il ne peut pas.

Constitution est quand un premier ministre subit un vote négatif en terme de en cas de de de demande de d'approbation d'une déclaration de politique générale puisque c'est pas en terme de terme, c'est pas un vote de confiance. C'est important. D'ailleurs, le premier ministre a essayé de jouer sur cette corde là en disant "Je ne vous demande pas la confiance, je vous demande de partager un constat." C'est un vote d'approbation d'une déclaration de politique générale.

Bon, de toute façon, la réponse est la même. Si l'assemblée majoritairement votre nom à cette déclaration de politique générale, il est obligé de démissionner. Alors, en Manuel Macron peut en poste pour un, il pourra rester pendant les affaires courantes comme ça a été le cas de certains de ses prédécesseurs et deux dans l'ur hypothèse peu probable certes mais qui sur le papier peuvent exister.

Emmanuel Macron pourrait choisir de le renommer, de faire un reset si vous me permettez. Je pense pas que ça sera le cas effectivement. Après je pense même même Emmanuel Macron est lucide que François Byrou n'est plus un atout.

Je pense que François Baou ne veut pas être renommé non plus. S' il a choisi ses stratégies, c'est certainement pas pour ça. Allez, on parle des LR du Parti des Républicains comme convenu avec Quentin Calmet.

Bienvenue Quentin. Bonsoir l'un des chroniqueurs, l'un des journalistes de cette brillante rédaction de public. Heureux de vous accueillir pour cette nouvelle saison et avec un constat déjà euh constat tension entre Laurent Vquier et Bruno Retaillot.

Voilà, il y a de la friture sur la ligne chez LR à propos de leur stratégie. Les deux dirigeants se sont contredit à plusieurs reprises depuis la semaine dernière. Dernier exemple en date ce matin.

Laurent Vquet était sur BFM TV. écouter ce qu'il dit sur la position du groupe LR à l'Assemblée nationale en cas de nomination d'un Premier ministre socialiste. On a pris un engagement nous.

On ne censure pas. C'està-dire qu'on ne censura pas un gouvernement socialiste. On ne censurerait pas un gouvernement du Ren.

Pourquoi ? J'essaie d'être cohérent avec ce que je vous dis. Je vous dis que je suis pour la stabilité politique.

Nous ne faisons pas partie de ceux qui font tomber des gouvernements dans ce pays. Tout simplement parce que quel qu'il soit, je pense que l'instabilité, c'est catastrophique pour le pays. Laurent Voquet qui est le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, il peut donc parler au nom de ses 49 députés.

Mais le chef du parti, c'est bien Bruno Rutaillot. et regardz sa réaction dans l'après-midi. La droite refusera toujours la politique du pire pour la stabilité du pays.

Mais il n'est pas question de cautionner la pire des politiques. Sirir a accepté d'entre gouvernement, c'est justement pour empêcher la gauche d'accéder au pouvoir. Il ne peut pas y avoir de chèque en blanc.

Si un gouvernement socialiste devait mener une politique contraire aux intérêts de la France, le devoir de la droite serait de l'en empêcher. Les proches de Laurent Voquet qui ont cherché euh à relativiser ce recadrage en expliquant que le patron des députés LER avait défini sa ligne dès l'été 2024 après la dissolution lorsqu'il s'était engagé à ne censurer d'office aucun gouvernement sauf s'il y avait des ministres LFI. Mais évidemment, rappelle-on dans le convoqué, on ne s'interdit rien ensuite en fonction de la politique qui est menée.

Et alors si on monte un petit peu plus loin en arrière, la semaine dernière, c'est pas si loin, les deux dirigeants s'étaient également euh opposés sur la question du vote de confiance. Voilà. Lorsque François Bairou a annoncé qu'il aurait recours à ce vote le 8 septembre, Reno Retaillot a rapidement fait savoir que l'él voterait la confiance dans un communiqué.

Il explique alors que je cite, "Voter pour la chute du gouvernement, ce serait voté contre les intérêts de la France". Patatra. 4 jours plus tard, Laurent Veoquet effectue sa rentrée politique en Haute Loire et dans son discours avec ses proches, ses militants, il explique que les Républicains, je cite, ne doivent pas être un parti de Godillot et il demande alors la consultation des adhérents LR.

D'ailleurs, depuis leur invoqué continue de laisser planer le doute sur le vote de lundi. Il y aurait actuellement toujours un/ers du groupe LR qui serait réticent à voter la confiance. Laurent qui dit attendre que François Bairou renonce publiquement à la suppression des deux jours fériers comme le premier ministre s'y serait engagé lors de leur rendez-vous à Matignon c'était mardi.

Mais donc l'âge de guerre ne semble pas avoir été enterré depuis la campagne interne chez LR. Détension entre Bruno Retaillot Laurent Voquet qui vont peut-être aussi pimenter la rentrée des LR qui se tient à Port Marli dans les Yvelines ce weekend. Les équipes de public snain y seront.

On pourra vous raconter. Je vois un peu de gourmandise dans votre dans votre temps. On va suivre ça la semaine prochaine.

Merci beaucoup Quentin. C'est vrai que si on se met à la place de député LR Franck Morel voter la confiance même si c'est pas exactement le terme à François Baoulet à traîner dans une éventuelle campagne législative. C'est effectivement le calcul qui est fait par un certain nombre de parlementaires LR.

D'autant plus, je dirais que l'enjeu lié au fait de voter ou de ne pas voter, compte tenu du fait qu'en ce moment ce qui est en train de se dessiner, c'est quelque chose d'assez large vraisemblablement est différent. Il en irait différemment si vraiment chaque voix comptait une à une et où là effectivement il y aurait une pression très forte sur les parlementaires pour voter la confiance. C'est pas le cas.

Et effectivement, du coup, il y a il y a une vraie réflexion d'un point de vue électoral, hein, lorsque si les députés LR sont amenés à revenir devant leurs électeurs, d'assumer le fait d'avoir accepté un certain nombre de de mesures potentiellement repoussoires pour l'opinion publique. Je pense que en réalité, il y a deux choses qu'il faut mettre en balance et qui sont mises en balance. C'est d'un côté, on le voit bien que c'est une question qui se pose aussi bien chez LR que chez un certain nombre d'autres mouvements politiques et notamment le Parti socialiste.

C'est d'un côté la pureté, la fidélité aux valeurs qui sont celles qui sont professées par les les personnes en question et et le fait d'en répondre devant leur camp, devant leur électeur et de l'autre côté l'esprit de responsabilité quand l'un s'oppose à l'autre potentiellement, c'est-à-dire quand l'un est mis en balance avec l'autre dans le souci d'éviter justement un nouveau nouveau épisode de la marmotte. le jour de la marmotte effectivement euh et donc c'est un vrai sujet de débat qui est posé dans un certain dans les deux mouvements qui sont un peu charnières dans la période que l'on connaît aujourd'hui LR d'un côté et le PS de l'autre ou G Sliman le le la fin du gouvernement Bairou c'est aussi la porte du ministère de l'intérieur qui se referme pour Bruno Retaillot alors vous l'avez déjà dit ici mais à quel point il a mis à profit cette année il va quasiment avoir tenu un an place Bovu bah de façon spectaculaire c'estàd qu'on on s'est amusé à faire des courbes qu'on a présenté ici sur l'évolution sur notre baromètre politique l'évolution de la code d'adhésion des deux impétrants que l'on voit là leur voquer Bruno Rotaillot en en regardant que l'un a aujourd'hui quasiment deux fois plus sur notre baromètre de score Retaillot que leur voquier il fait aujourd'hui partie régulièrement des trois qu ou cinq personnalités politiques qui ont Les alors jeis dire les meilleurs soyons net les moins mauvais les moins mauvais puisque ça quand quand on atteint 30 % de jugement positif c'est déjà pas mal ou 35 et donc on est dans cet étiage là mais le renvoqué est à des années lumières y compris auprès des sympathisants juste ce qui est cocasse dans leur passe d'arme c'est que les sympathisants LR sont les deux tiers quand on les interroge dans notre sondage à nous dire bah moi je ne voterai pas la confiance à François Bairou donc c'est un petit peu compliqué pour le le patron du parti de leur dire il faut y aller. C'est mais vous avez raison, c'est une logique.

Les deux points de la balance, c'est la responsabilité, les risques que court le pays. D'un côté, je suis un homme d'état donc je fais des choix de cherchilien mais de l'autre côté, il y a des électeurs LR eux aussi qui voudraient bien voir tomber François Baïou. Bon, un mot rapide un mot rapide pour pour aller pour abonder dans votre sens et montrer que même d'un point de vue électoral par-delà les calculs court vue, le fait d'avoir participé au gouvernement et donc d'avoir eu les mains dans le camboui si j'ose dire, a été plutôt payant.

Et ça c'est une leçon justement à à tirer par rapport à ce débat et à cette réflexion sur pureté, réflexe par rapport au camp ou esprit de responsabilité. Vous m'avez un peu piqué ma question mais c'est pas grave. quand même est-ce que c'est aussi pour ça que le Parti socialiste a envie d'y aller parce que LR euh parti de gouvernement finalement tire profite cette année que Olivier Fort se projette en Bruno Retaillot et se dit que lui aussi s'il s'il acelà des personnes on est un parti de gouvernement on peut pas non plus en rester éloigné trop longtemps compliqué au départ au départ chez LR qu'ils ont fait et qui a plutôt porté ses fruits.

éid le fait d'être ministre de l'intérieur l'a propulsé sur le devant de la scène lui a donné une stature qu'il n'avait pas forcément une notoriété qu'il n'avait pas forcément et l'a aidé à éliminer du spectre Laurent Voquet c'est vrai que les socialistes pour moi veulent de nouveau avoir cette étiquette de parti de gouvernement et et montrer qu'ils sont une alternative crédible dès maintenant qu'ils peuvent être au manettes qu'ils ont des propositions le contrebudget qu'ils ont proposé qui est critiqué par les adversaires politiques. mais qui a quand même existé, qu'ils ont qu'ils ont délivré rapidement et donc qu'il peuvent qu'ils peuvent de nouveau exercer le pouvoir et puis dans le temps qui est imparti à un gouvernement qui serait nommé aujourd'hui avec la configuration de de toute manière une absence de majorité, finalement il pourrait toujours dire que même s'ils échouent, ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas qu'ils sont moins bons que les autres, mais parce que la configuration est intenable. Donc je pense que oui, il y aurait un bénéfice.

Bon, en tout cas, c'est ce qu'ils analysent. Un mot rapide parce qu'on va parler du et c'est votre édito. Donc c'était pour être un tout petit peu moins cynique sur le le regard qu'on porte sur les partis.

Je pense qu'il peut aussi y avoir chez des partis politiques les convictions et l'idée de se dire qu'il peut pas y avoir de grands soirs, ils pourront pas appliquer tout ce qu'ils veulent mais que vu l'urgence sociale, vu l'urgence dans ce pays, il y a des petits pas comme on dit au Paris socialistes qui peuvent être utiles aux Français qui souffrent le plus. On l'entend aussi. L'Union nationale Franck Morel, c'est totalement illusoire vu le le les déclarations des uns et les autres.

Malheureusement, la période actuelle nous montre à quel point c'est quelque chose d'utopique. C'est compliqué. C'est compliqué parce que ce qui est derrière, c'est l'esprit de compromis.

On le voit bien à travers tout ce que tout ce que nous avons dit les uns et les autres. La difficulté c'est de se situer dans cet esprit de compromis et chacun doit balayer devant sa porte de ce point de vue-là. Et on n'est pas rendu si vous me permettez l'expression.

Et c'est pas sûr Gaë que s'il y a des dissolutions, on n pas une tripartition aussi puissante. Même si le RN, on va parler du RN dans un instant, va va aussi puissante. Rien n'est sûr, mais c'est peu probable que la tripartition serait aussi puissante.

Qu'on est AN en poussé, en progression, c'est une certitude. C'est ce qui se passerait. ou à quel point là c'est une grosse incertitude.

Est-ce qu'ils arriveraient à avoir une majorité absolue ou une forte majorité relative comme Macron 2024 qui permett de de faire des 2022 pardon qui permettent de faire des choses on ne sait pas en tout cas les seuls qui dont on peut penser qu'ils gagneraient des points et qu'ils auraient davantage de députés à l'Assemblée s'il y avait une dissolution, ce sont les c'est c'est les gens du RN. Et donc ça m'offre la transition pour parler effectivement avec vous Jonathan du Rassemblement national et de cette petite musique Bardella qu'on entend depuis depuis quelques jours. Oui, une petite musique.

Bon, les premiers à alimenter cette musique, c'est évidemment Marine Le Pen, Jordan Bardella d'ailleurs qui a changé de look, on le remarque, et certains commentateurs. Donc effectivement, on peut avoir l'impression que le RN est aux portes du pouvoir, quoi. C'est une question de semaine et que pour la première fois de son existence, ils vont enfin accéder à Matignon et Esperil à l'Élysée.

Mais je trouve qu'il y a une sorte de poker menteur en fait dans cette posture parce que s'il y a un acquis, ça on en a parlé, c'est ce qui est certain que le gouvernement Bairou va tomber, ce qui est quand même l'hypothèse qui verrait le RN composer l'équipe qui lui succédera. Ça ça c'est loin de couler de source en fait. Ça arrivera peut-être un jour, il faut pas faut pas l'écarter.

Mais en l'état actuel du rapport de force à l'Assemblée, ce scénario, il a quand même tout du fantasme parce que le parti d'extrême droite en l'état a certes le groupe le plus important et avec son allié Eric Sioti peut compter sur environ 135 députés. Ça reste très loin, Gael Sliman le disait, des 289 députés d'une majorité absolue. Et on voit mal comment le RN dans l'état actuel des choses pourrait construire une coalition stable au-delà du ralliment de circonstances de quêtre quelques LR un peu déboussolés et radicalisé.

C'est d'ailleurs pour cette raison qu'après la dernière séquence législative, on s'en souvient, Jordan Bardella qui était très allant au début de la campagne finalement n'a pas eu de majorité absolue et a fini par esquiver la case Matignon. Mais alors donc c'était il y a 14 mois. Est-ce que l'équation fondamentalement a quand même changé ?

Non, l'équation a pas changé, même si le temps a passé qu'il y a les échecs de Bairou et de Barnier et qu'aujourd'hui on se rend compte que l'ERL met la pression maximale sur Emmanuel Macron pour avoir une dissolution parce que c'est ça qui pourrait potentiellement changer la donnée. Et le fait que Emmanuel Macron ait retrouvé ce pouvoir de dissoudre, on sent que dans la posture du RN à l'égard du pouvoir en place, on a changé de ton. Donc le parti d'extrême droite, il a fait savoir que son siège de campagne était prêt, que ses électeurs que ses candidats étaient quasiment déjà dessignés.

C'est vrai que sur fond d'affaiblissement du Front républicain, on peut s'attendre à ce qu'il y ait une augmentation significative du nombre de députés pour reprendre ce que disait Gel Sliman effectivement à 270 280 ce qu'on appelle une majorité relative raisonnable du côté du RN il y aurait peut-être une porte qui s'ouvrirait et on peut imaginer que Jordan Bardo il revendiquerait parce qu'il se dirait il y a moyen de faire quelque chose mais mais le saut serait énorme et honnêtement c'est c'est loin d'être acquis d'autant que si on regarde les sondages on a compris que les Français avaient pas envie de grand monde que Bardella était pas le plus mal placé mais je crois qu'au mieux c'est un quart des Français qui souhaitent Jordan Bardella à Mation et et pourtant on a on a entendu Thierry Breton ancien ministre dire qu'il faudrait appeler le RN à Matignon et puis il y a évidemment l'interview de Nicolas Sarkozi au Figaro des mots qui ont quand même marqué les esprits. Ouais. Alors Thiry Breton et Nicolas Sarkozi qui disent des choses un tout petit peu différentes.

C'estàd Thierry Breton, il dit qu'il serait légitime de confier dès maintenant le pouvoir ORN car c'est le parti qui la dernière fois obtenu le plus de députés et que les coalitions, voilà, objectivement mené par Michel Barnier ou François Baotou ont pas abouti, mais ils appent volontairement à la case nouveau Front populaire. Ça c'est son choix et surtout dans son esprit, c'est une manière de solder l'hypothèque RN, c'estàd c'est de tendre le piège au RN en disant bah voilà, vous étiez en tête la première fois, on a tenté d'autres options, venez, prenez le pouvoir parce qu'il est convaincu que le parti d'extrême droite aurait en faire les frais. Nicolas Sarkozi, c'est un peu différent.

Lui joue une autre partition quand il affirme dans le Figaro qu'une nouvelle dissolution s'impose. Ça c'est le préalable et que si le RN qu'il continue à considérer être dans le champ républicain arrivait en tête, il faudrait lui confier les clés du pouvoir. Ça c'est exactement ce que Jordan Bardella et Marine Le Pen ont envie d'entendre.

Mais encore une fois la nuance c'est une dissolution, un RN renforcé. Ouais effectivement. Tiens, je reprends ce terme, cette expression arc républicain.

Franck Morel, le RN dans l'arc républicain. Oui. Non, je pense que c'est un débat qui est un peu daté aujourd'hui parce que le RN a le nombre de députés euh 120 130 he aujourd'hui euh qui qui fait qu' s'est inscrit de fait dans le jeu dans le jeu démocratique et républicain qui a voilà remporté un certain nombre d'élections.

On peut le combattre, on peut considérer que les solutions qu'il apporte sont de très mauvaises solutions, qu'il divisent les Français et cetera. Mais c'est un fait malheureusement. Donc vous dites qu'il y est dans l'arc République de fait.

Bon, il reste quand même une jouer le jeu des élections, ça suffit pas à avoir le brevet de républicanisme. C'estàd que ce sont des démocrates, des gens qui jouent le jeu des élections. Je pense que Georgia Méloni qui est la première ministre italienne, ça nous empêche pas de dire que c'est une postciste.

Je sais pas, je sais pas comment vous la qualifiez. A priori quand elle a été élue, on nous a expliqué que c'était une post-fasciste. Donc je pense qu'on peut avoir des valeurs quient les valeurs républicaines et la préférence nationale et un certain nombre de piliers du rassemblement national. continue à poser questions, ça veut pas dire qu'on leur reproche de ne pas jouer le jeu démocratique.

Alors, il y a un élément dans l'équation, Valérias, je me tourne vers vous, c'est l'argent, le parce que le le Rassemblement national a tiré profit de des deux derniers scrutins et à pardon par employé un cliché, un trésor de guerre mais en tout cas dans le casre d'une éventuelle législative anticipée, il pourrait vraiment dépenser beaucoup d'argent. ça joue quand même. Bah le RN à chaque élection engrange engrange des députés euh dans l'hémicycle national, engrange des députés euh euh à Bruxelles, voilà, européen et engrange forcément de l'argent puisque tout ça est lié.

Oui, le le Rassemblement national est maintenant un parti établi qui peut avoir des stratégies, qui peut dépenser, qui peut qui peut mener une campagne. Oui, moi je je suis un peu dubitative sur le piège dans lequel il pourrait tomber. à partir de maintenant, je crois qu'ils n'ont rien à perdre, que la dissolution leur apportera, je suis d'accord, on sait pas combien mais plus de députés qu'ils pèseront plus, qu'ils montreront que les Français adhèrent de plus en plus à ce qu'ils sont et que de toute manière c'est un tremplin pour l'élection d'après qui est la seule à laquelle à laquelle il pense.

Alors Marine Le Pen sera peut-être empêchée, mais néanmoins ça ne peut je même si Jordan Bardella arrivait peu ou proche d'une majorité absolue et se rendait à Matignon, euh je ne sais pas si le temps permettrait de montrer à quel point ils peuvent échouer. Ils sont arrivés à un moment et c'est peut-être ce qui explique leur stratégie actuelle de pousser pour une dissolution alors que finalement vous pourraz dire mais c'est de la folie Marine Le Pen potentiellement ne peut pas se représenter. Et oui mais ils ont peut-être beaucoup à gagner. pour une fois fait une analyse stratégique et politique qui tient avant la dernière campagne législative.

Moi je me souviens d'avoir fait des plateaux où quand la dissolution a été décidé, on vous expliqué mais c'est un boulevard pour le RN, c'est majorité absolue obligatoire. Ils ils ont tout à gagner dans cette élection. On se rend compte que Jordan Bardella aussi bien habillé soit-il aussi mécanique enfin une bonne belle mécanique de débat suffi de quelques semaines de campagne pour tout d'un coup on se rende compte que bah que c'était pas si solide que le programme était quand même pas si efficace.

Je suis d'accord que le temps réduit mais ils ont rebondi sur ça. Ils ont rebondi. Ouais.

Ils ont rebondi sur ça. Ils essayent de le mettre à profit et plus on se rapproche de l'élection présidentielle, plus ça leur offre une opportunité. Après, on n pas beaucoup vu dans l'histoire de la 5e République quelqu'un passer de Matignon à l'Élysée, hein, surtout en cohabitation.

L'histoire des cohabitations des trois cohabitations montre que ça s'est toujours mal terminé pour le premier ministre. Jos, on s'en souvient par exemple. Balad Chirak première première fois.

Euh après, c'est vrai que les trois précédentes cohabitations étaient des cohabitations qui duraient respectivement 2 ans, 2 ans et 5 ans. Euh là on serait potentiellement dans une séquence beaucoup plus courage. Il y a moins le temps de faire ses preuves en négatif ou il y a moins le temps de se planter et je suis d'accord avec vous.

C'est-à-dire que et je pense qu'ils l'ont en tête et que c'est pour ça que on sentait qu'il avait des smells de plomb quand même Jordan Bardella la dernière fois en disant "Oui mais alors je vous préviens si jamais c'est pas une majorité absolue, j'y vais pas. H là on a et en plus il y a l'excuse h d'une probable difficulté parce que ce sera difficile d'arriver à une majorité absolue. que pour dire j'ai pas eu le temps, j'ai pas pu, j'ai été empêché par le président, on peut jouer la montre, on peut renforcer parce que ce qui manque encore au rassembl par les institutions aussi et par les les différentes cours de de contrôle conseil d'état conseil cons parce que il y a déjà ce discours là qui est pas seulement qui est dans beaucoup de droite extrême.

On va l'avir ce discours. Exactement. Aujourd'hui, vous avez quand même pour situer les choses sur du point de vue de l'opinion, vous avez quand même 36 % des Français dans le sondage qu'on sort aujourd'hui qui disent bah ce sera un bon premier ministre.

Là, Jordan Bardella il arrive largement en tête. Alors, on a une institut qui sont à 24 % quand même hein. C'est normal que vous vendiez votre femme.

Voilà. Là, on a on a 36 % des Français quand on en teste 12 quand même tous les autres. Et donc 36 % disent ça fera un bon premier ministre.

Plus de 60 % disent que non, donc ne voudraient pas l'avoir, mais les autres sont les autres premiers ministrabes sont beaucoup plus bas. Sur notre baromètre politique qu'on suit tous les mois ici. Euh, ils étaient lors de la dernière mesure avant l'été, Marine Le Pen et Jordan Bardella, les deux personnalités politiques recueillant le plus fort niveau de code d'adhésion.

Encore une fois, il y a davantage de gens qui les rejettent que de gens qui les apprécient, mais ils font moins pire, si vous passez l'expression, que les autres politiques. Donc, ils ont pour le moment une situation politique assez ouverte. Ils auraient pu se planter s'ils avaient accédé à Matignon plus tôt et s'ils n'avaient pas réussi à faire leur preuve.

Aujourd'hui euh je comprends quand même qu' veulent jouer d'autant que les autres premiers ministres qui leur qui ont qui sont sur son cédés là et bien finalement échoué et sont des des des hommes politiques capés respectables, respectés et qui ont des Je pense que ce qu'on mesure pas c'est ce que serait l'équipe gouvernementale d'un Jordan Bardella à Matignon et on sait très bien que la faiblesse du RN c'est pas les têtes de Gondol, c'est la réalité derrière. Bon, on verra bien si cette situation se se profile. Je voulais terminer avec un dernier élément de de votre baromètre de l'économie.

Je vais pas vous laisser le commenter, mais je trouve que le chiffre est intéressant. Euh, depuis ces dernières semaines, concernant l'avenir de la situation économique en France, beaucoup d'inquiétudes he plutôt moins confiant à 86 % pessimisme économique record moins 6 points durant l'été. C'est l'un des pires niveaux enregistrés en 20 ans.

Merci à tous encore une fois d'avoir participé à ce débat. Franck Morel, je rappelle le titre de votre livre Le travail et la solution qui est publiée aux éditions Airman. Valérie, on vous écoute sur RFI et donc votre sondage, il est à découvrir dans le Figaro.

Merci encore et à bientôt. [Musique]

Matignon : Macron veut-il donner les clefs au PS ? — Édouard Philippe · Pourquijevote