Blocage des lycées: Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, dénonce des "violences urbaines"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Monsieur le ministre, vous êtes en direct sur BFMTV, on vous écoutons. Un point sur la journée de contestation dans les lycées, qualifiée de violences urbaines par certains.
- 1:17OuverteRéponse directe
On peut penser que certains ne sont pas des lycéens. Combien d'interpellations ? Qui a relayé les appels à manifester ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Quels établissements concernés ? Combien de blocages totaux et tentatives ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Combien d'interpellations aujourd'hui ? Bilan des blessés ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Ces actions s'apparentent-elles à des violences urbaines ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelle est la réponse de l'État face à ces violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Laurent NuñezFait
« Chaque fois qu'il y a un blocage total et en accord avec le chef d'établissement, il y a des interventions des forces de sécurité intérieure. »
- 1:17Laurent NuñezChiffre
« 78 interpellations vendredi. »
- 2:41Laurent NuñezChiffre
« 164 interpellations au moment où je vous parle. »
- 2:41Laurent NuñezChiffre
« 12 membres des forces de sécurité intérieure ont été blessés. »
- 3:22Laurent NuñezFait
« Les forces de sécurité intérieure sont intervenues systématiquement à bon escient. »
Temps de parole
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Monsieur le ministre, vous êtes en direct sur FMTV, on vous écoutent ok donc un petit point ici dans la cour du ministère de l'intérieur à beauvaux pour faire un point sur la journée de contestation qui s'est tenu ce matin dans les lycées d'ailleurs et pour partie une partie de la journée que je qualifierais d'ailleurs d'emblée de de violences urbaines. On n'a pas eu un mouvement de contestation très habituel, je crois qu'on peut le qualifier d'emblée de violences urbaines. Vous dire que d'abord, vendredi, on avait eu des actions qui avaient été lancées et réalisées sur une soixantaine d'établissements, 61 pour être précis, un vendredi et qui avaient déjà donné lieu à des blocages, tentatives de blocage et des interventions systématiques des forces de sécurité intérieure.
Je veux rappeler les instructions qui sont les miennes et qui sont celles aussi du ministre de l'Education nationale sur les mouvements de lycéens. Chaque fois qu'il y a un blocage total et en accord avec le chef d'établissement, il y a des interventions des forces de sécurité intérieure. C'est une doctrine qui est appliquée depuis maintenant plusieurs années et donc on ne tolère pas les blocages en lien avec le chef d'établissement, les blocages totaux. Et quand il y a des blocages partiels, on s'assure qu'il n'y ait pas d'incident. Et quand il y a des dégradations, des prises à partie des forces de sécurité intérieure. Il y a systématiquement des interventions de police. C'est systématique. C'est ce qui s'est passé déjà vendredi, donc je vous dis 61 établissements
concernés par des mouvements de lycéens. On y reviendra parce qu'on peut penser que certains ne sont évidemment pas des lycéens et il y a eu 78 interpellations, 78 interpellations vendredi. Tout au long du week-end on avait pu constater qu'il y a eu de nombreux appels sur les réseaux sociaux à poursuivre le mouvement ce lundi matin dans les établissements d'enseignement. Il y a eu beaucoup d'appels, dont une partie a été relayée par un certain nombre d'élus, notamment de la France insoumise. Tout le monde On a vu que monsieur le député Louis Boyard s'est beaucoup agité, j'ouvre les guillemets, tout le week-end pour inciter les lycéens à descendre dans la rue, à bloquer leurs établissements. C'est ce qui s'est produit ce matin dans environ 180 établissements.
Une grande partie, une très grande partie sur l'académie de Créteil et celle de Versailles. Et puis dans les grandes métropoles, on a eu Lille, Lyon, Grenoble, Nice qui ont été concernées. Et donc environ 180 d'établissements concernés. Il y a eu 27 blocages totaux qui ont justifié une intervention des forces de sécurité intérieure et 50 tentatives de blocage. Pour le reste, aux abords de ces établissements, on a eu des regroupements de lycéens parfois émaillés d'incidents chaque fois qu'il y a eu des incidents des dégradations des prises à partie des forces de l'ordre il ya eu des interventions de police conformément aux instructions que passe le ministre de l'intérieur et c'est normal on ne peut pas tolérer les dégradations on peut pas tolérer les les violences à l'endroit des forces de
sécurité intérieure. Chaque fois qu'il y a eu des interventions, elles étaient justifiées par des dégradations, des atteintes aux forces de sécurité intérieure, voire au personnel enseignant. Aujourd'hui, il y a eu un nombre d'interpellations qui est assez significatif. Nous sommes à 164 interpellations, donc j'en remercie les forces de sécurité intérieure qui ont appliqué évidemment mes instructions en lien avec le ministre de l'éducation nationale. de l'éducation nationale. Donc donc 164 interpellations au moment où je vous parle. Il faut avoir à l'esprit que 12 membres des forces de sécurité intérieure ont été blessés, ce n'est qu'un bilan provisoire à date, que nous avons également 8 personnel enseignant, dont trois chefs d'établissement
qui ont été blessés selon les informations qui m'ont été communiquées par mon collègue le ministre de l'éducation nationale Edouard Geffray et on a une douzaine de lycéens qui ont également été blessés. Voilà, donc ce que je veux dire, c'est qu'on a été confronté sur de nombreux établissements, en réalité à des actions qui ne sont pas des actions revendicatives de manifestations classiques. Je le redis, ça s'apparentait beaucoup plus à des violences urbaines avec un certain nombre d'individus qui étaient cagoulés, équipés de mortiers, équipés de projectiles, qui voulaient manifestement des coudes avec les forces de sécurité intérieure. Et on était à des années-lumière de ce que je peux entendre dans la bouche de certains parlementaires de la France insoumise,
de mouvements pacifiques, de mouvements revendicatifs. Ça n'est pas de la revendication, c'était vraiment souvent de la violence à l'état pur. Et encore une fois, c'est normal. Les forces de sécurité intérieure ont fait leur travail, sont intervenues pour
préfet de police. Ce dispositif sera reconduit, évidemment, dès demain. Un dispositif de prépositionnement des forces, prêt à intervenir quand il y a un blocage, quand il y a des violences, quand il y a des incidents. Toujours en lien très étroit, encore une fois, j'insiste, avec les autorités académiques et les chefs d'établissement. Vous dire également, évidemment, que dans le ce contexte, la participation d'un certain nombre de députés de la France insoumise ou d'élus de la France insoumise à ces mouvements est totalement irresponsable. Je pèse mes mots, c'est totalement irresponsable. Je crois que les jeunes ont besoin qu'on leur montre un chemin qui est celui de l'éducation, un chemin du respect des forces de sécurité intérieure et surtout de la non-violence.
Voilà, il y a eu beaucoup trop de violence. Et encore une fois, les forces de sécurité intérieure sont intervenues systématiquement à bon escient et je les en félicite et je les en remercie. Voilà ce que je voulais vous dire. On reconduit évidemment le dispositif. On va évidemment poursuivre les investigations. Je vous dis, il y a un certain nombre d'interpellations. 164, c'est évidemment énorme. Mais il y a des investigations qui vont se poursuivre. Il y a des vidéos qui ont été prises. Il y a des investigations qui vont se poursuivre en judiciaire. Et il y aura à coup sûr des interpellations à venir sur des actes de violence dont les auteurs n'ont pu être interpellés immédiatement. Mais encore une fois, les services de police vont investiguer.
Je vous dirai également que beaucoup de forces de sécurité intérieure me remontent, qu'il y avait quand même un certain nombre d'individus qui étaient là pour attiser la haine et créer beaucoup d'agitation. Donc on va évidemment analyser tout ça, mais voilà, la réponse, elle est unique, il n'y en a qu'une, c'est la réponse de la fermeté. On ne peut pas tolérer les les débordements. Vous savez, moi j'ai beaucoup d'expérience. Ce qu'on a vu vendredi matin et ce matin, ça s'apparente vraiment à des violences urbaines. On n'a pas assisté à un mouvement revendicatif, un blocage de lycée classique. Et je crois que les propos qu'a tenu monsieur Mélenchon, qui est dans un tweet où il a répondu au Premier ministre, où il fait état d'intervention policière qui serait effectuée sur fond de racisme.
Et c'est évidemment gravissime. Les forces de sécurité intérieure dans notre pays n'interviennent que quand il y a des débordements et c'est l'honneur et d'ailleurs c'est l'honneur de nos forces de sécurité intérieure de respecter cette amède à leur crédit de respecter évidemment ces valeurs républicaines de base et la deuxième remarque car on marque 2e point qu'a souligné monsieur mélenchon c'est qu'il a appelé les élus les militants de la france insoumise à s'interposer j'ouvre des guillemets Mais évidemment, ce qui est à mon sens un appel, une incitation aux violences. Et c'est évidemment totalement inacceptable et donc la réponse de l'État sera très ferme. Évidemment, le ministre de l'Éducation nationale
discute avec les communautés éducatives, discute avec les représentants des élèves, il y a des discussions en cours. Ça n'est que dans ce cadre démocratique que l'expression doit trouver à s'appliquer. Elle ne peut pas s'exprimer dans la violence. Ça n'est juste pas possible. Voilà ce que je voulais vous dire voilà plusieurs coups vous avez un jeune homme qui met plusieurs coups effectivement à des forces de police et il ya l'usage d'une arme intermédiaire j'ai vu comme vous la vidéo l'IGPN est saisi voilà l'IGPN est saisie les policiers asis toujours dans un cadre proportionné réglementaire et quand il y a quand il y a des suspicions je dis bien des suspicions il y a toujours l'IGPN qui est ségique, qui investigue
mais tout le monde a vu ce jeu d'homme qui venait au contact et qui donnait des coups répétés sur les forces de sécurité intérieure donc l'IGPN est saisi de cette affaire que les choses soient claires l'IGPN est En 93 également, des lycéens disent avoir été victimes de violences de la part de policiers, d'avoir été emmenés au commissariat en son. Est-ce que là encore, il y a une enquête qui est ouverte ? Je n'ai pas cette information. J'ai eu l'information de prise à partie nombreuse répétée des forces de sécurité intérieure voilà donc il pourra y avoir des dépôts de plainte si des personnes considèrent que l'action n'était pas proportionnée ce que je ne crois pas du tout je ne crois pas du tout je connais bien les policiers et les gendarmes
et je sais le cadre dans lequel ils interviennent maintenant si ça devait être le cas il peut y avoir Il y aura des plaintes, il y aura des investigations, il y aura des suites qui sont données. Je crois que le dernier rapport de l'IGPN sur les sanctions qui sont appliquées dans la police nationale me semble suffisamment démontrer qu'en matière de déontologie dans la police nationale on n'a pas beaucoup de leçons à recevoir
ce qui est sûr c'est que demain il aura lieu demain c'est une journée nationale d'action donc il y aura forcément une espèce de lien qui va être recherchée. Il y a des appels à un certain nombre d'organisations syndicales en direction des lycéens pour qu'ils puissent manifester demain devant leurs établissements. J'ai vu l'appel dessus, de l'union syndicale lycéenne, des jeunes révolutionnaire il ya quelques appels il ya la france insoumise aussi qui appelle à continuer le mouvement donc il est très probable que demain il ait lieu de nouveau et nous aurons évidemment la même réaction la même réaction le dispositif il est déjà très fort il est déjà très musclé voilà donc on intervient systématiquement
j'ai pas le chiffre en amobiliser un certain nombre de forces mobiles ce sont les effectifs locaux qui s'organisent toujours pour pouvoir intervenir être en capacité d'intervenir je vous dis on a à peu près 180 établissements concernés. Il y a 2400 lycées dans notre pays. On avait 180 établissements concernés. Je ne relativise pas l'importance du mouvement en vous donnant ce chiffre. Mais je veux dire, voilà, ce sont des choses que nous savons gérer. Toujours avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de de précaution, de proportionnalité. Mais quand il y a des prises à partir des forces de l'ordre, ça devient intolérable et il faut forcément intervenir. — Et est-ce qu'il y a en plus armé que les policiers ? Les policiers qui, justement, regrettent ce manque de moyens
par rapport à la violence qui est ciblée contre eux – Oui, alors il y a effectivement beaucoup de lycéens et de personnes, j'insiste, qui ne sont pas encore des lycéens. Je suis prudent parce qu'on a des personnes qui ont été interpellées, on va investiguer évidemment sur les profils et qui qui sont pour beaucoup effectivement dotés de mortiers. Et c'est d'ailleurs bien pour ça que la détention, le port et l'usage a donné lieu à des sanctions qui ont été renforcées dans la loi que j'ai fait adoptée par le Parlement, la loi dite Riposte, qui vient durcir les sanctions sur l'usage, évidemment, de ces mortiers. — M. le ministre de l'Intérieur a échangé des trucs. Est-ce que vous avez pris connaissance des révélations de Mediapart ?
Ce sont des propos attribués à Jordan Bardella, il y a 10 ans... — Non, je n'ai pas pris connaissance de... Je n'ai pas pris connaissance de ses propos. Il ne vous a pas échappé que la journée était chargée pour moi avec les lycées et j'étais par ailleurs à l'accueil du pape ce matin à Metz. Je suis revenu dans l'après-midi. Donc voilà, je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus. Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus. Ce matin, on a des journalistes de notre rédaction Frontier qui ont été pris à partie, qui ont reçu plusieurs coups devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Est-ce que vous avez été informé de cet incident ? Comment vous réagissez ? Je sais qu'un certain nombre de journalistes ont été pris à partie. Voilà, quel que soit le média, ça n'est pas normal.
Voilà, ça n'est pas normal. Tout le monde doit pouvoir exercer son métier, ses pouvoirs. Donc ça n'est évidemment pas normal et je ne peux qu'inciter à déposer des plaintes chaque fois qu'il y a des prises à partie de journalistes. Ça n'arrive pas qu'aux médias frontières, je vous rassure. Il y a parfois d'autres chaînes où il y a des incidents. On a vu encore des journalistes de BFM qui ont été prêts à partie dans une manifestation parisienne. Évidemment, les forces de l'ordre sont là pour assurer leur protection et intervenir chaque fois qu'il le
La dénonciation que je fais et que le Premier ministre a faite, j'insiste, que le Premier ministre a faite et que je fais moi-même, c'est une dénonciation politique. Je crois que quand on aspire à exercer des grandes responsabilités, on doit respecter l'ordre, on doit respecter les forces de sécurité intérieure. La vie démocratique, ça ne peut pas être le désordre. Le mode d'expression qui passe par la violence, ça ne peut pas être acceptable, encore moins quand on s'adresse à des lycéens, à des jeunes lycéens, des jeunes mineurs. C'est encore moins acceptable. Merci beaucoup. Merci à vous. Merci beaucoup.
Laurent Nuñez