🔴 Raisons de la perte de souveraineté alimentaire de la France : audition du pdg de Carrefour
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il est 9h bonjour à tous nous reprenons avec une très longue journée d'audition et nous commençons ce matin avec le groupe Carrefour représenté par monsieur Alexandre bonpard président directeur général et Monsieur Laurent valet secrétaire général et directeur exécutif de la zone Europe du Nord nous avons voulu de façon assez évidente dans cette commission d'enquête interroger un certain nombre d'acteurs majeurs de la grande distribution en France nous avons d'orsé déjà auditionné le président de Lidl il y a quelques jours et nous continuerons avec ce soir Intermarché et la semaine prochaine Leclerc est Leclerc est systèmu monsieur bonpard je vous laisserai la parole dans quelques instants pour un propos introductif de 15 minutes maximum vous faites le choix ou non d'utiliser ce temps de parole et ensuite on passera aux questions réponsse je vous rappelle à tous les deux que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaire impose aux personnes auditionné par une commission d'enquête de dire le serment de prêter le serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je vous demanderaiis tous les deux de bien vouloir lever la main droite et dire je le jure très bien merci beaucoup monsieur bonpard vous avez la parole pour 15 minutes maximum qui est là monsieur le Président merci monsieur le rapporteur Messieurs les Députés puisque vous m'y autoriser je vais effectuer une déclaration liminaire qui devrait tenir en moins de 15 minutes et nous essayerons ensuite avec Laurent valet secrétaire général du groupe de répondre à vos questions je voudrais vous rappeler dans quel contexte le groupe Carrefour évolue avant évidemment de vous parler de notre relation avec l'agriculture française d'abord spécificité car fourour est le seul grand distributeur français qui qui qui porte une ambition mondiale et de ce fait se trouve exposé à à la concurrence internationale dans dans plus de de 40 pays Carrefour opère environ 15000 magasins dans 43 pays dans lesquels travaillent plus de 500000 collaborateurs Carrefour a 65 ans cette année c'est un succès tricolore euh nous pouvons être fier d'avoir créé le premier hypermarché en 1963 à saint-jeuneviè des bois qui était une innovation radicale à l'époque portant la promesse de trouver tout sous un même toit alimentaire comme produits non alimentaires tous en libre service avec une station essence ce modèle a été une une contribution majeure au pouvoir d'achat au bien-être des français de l'époque et c'est Carrefour qui est allé planter le le le drapeau français partout dans le monde en export portant le modèle en Europe en Amérique latine en Asie Carrefour est donc un fleuron national et je suis sûr que vous partagez ma fierté de voir cette entreprise continuer à se développer comme on se réjouit de voir encore des entreprise française connaître un destin international dans d'autres secteurs mais bien sûr vous le savez la distribution est aujourd'hui traversé par une transformation de très grande ampleur provoqué entre autres tendance par la fragmentation de la consommation par la discantisation de de de la consommation le succès des enseignes alimentaires qui mettent le prix au cœur de tout la montée en puissance d'action des plateformes chinoise comme Shine et temou montre que le le prix est le premier critère de choix et parfois l'unique des Français pourquoi tout cela est au cœur de de nos échanges de du jour parce qu'au fond je crois qu'on ne peut pas avoir de de débat sur l'agriculture sur l'alimentation de manière générale sans considérer la la question du pouvoir d'achat dès lors la l'équation que nous essayons de résoudre c'est notre métier chaque jour est la même que celle qui je pense vous anime en tant que législateur lorsque vous décidez d'intervenir comment réussir à la fois à rémunérer l'amont à sécuriser les approvisionnements et à offrir le meilleur prix au consommateurs ces trois objectifs reçoivent d'ailleurs une pondération différente selon les moments depuis bientôt 7 ans que je dirige Carrefour la priorité en effet varié au sein de cette équation en période de déflation au moment des Galim 1 l'accent était mis sur la rémunération des producteurs pendant le covid puis le début de la crise ukrainienne l'accent portait sur l'approvisionn enfin l'hyperinflation a remis le focus sur le pouvoir d'achat des consommateurs j'en viens à notre relation avec l'agriculture française depuis ses origines Carrefour est une entreprise tricolore et nous sommes aujourd'hui encore l'un voire le premier partenaire du monde agricole j'utilise la notion de partenariat à bonnetion pour l'illustrer quelques chiffres nous représentons 35 % des filières contractualisées entre la grande distribution et l'agriculture française c'est-à-dire des relations de partenariat pluriannuel établi entre un distributeur et un producteur ou un groupement de producteurs agricole nous comptons près de 30000 producteurs partenaires en France 5000 d'entre eux sont des partenaires bio 6000 d'entre eux font partie des filières qualité Carrefour partenariat pluriannuel que nous avons créé en en 1992 nous étions évidemment les premiers pour garantir davantage de visibilité financière au producteurs en donnant des garanties de volume permettant de prendre en compte les exigences de contrainte de la production et de prix garantissant une juste rémunération du producteur nous achetons pour 1 milliard d'euros de produits à l'agriculture française et nous privilégions l'origine France pour les approvisionnements de notre marque propre aujourd'hui 100 % du lait 100 % des œufs 100 % de la volaille 96 % de notre viande sont d'origine française les rares exceptions sont liées à la disponibilité de certains produits bavette le filet mignon le foie de veau qui doivent être importés il en va de même pour les fruits et légumes 84 % sont d'origine française à l'exception bien sûr des catégories produites en dehors de la métropole banane mangue Anana kioui avocat agrum en résumé Carrefour comme toute la distribution à besoin d'une agriculture forte capable d'investir de rémunérer ses producteurs pour continuer à offrir aux consommateurs l'offre de qualité et au juste prix qu'il recherche c'est pourquoi sera mon troisème point nous avons accompagné et appliqué les règles nouvelles qui se sont à nouveau multipliées depuis 6 ans ces règles vous les connaissez ce sont les dispositifs égalim successif égalimin d'abord j'ai beaucoup entendu parler de la supposé man du SRP mais pour nous égalim 1 c'est surtout la limitation des promotions qui affecte très puissamment le format de nos hypermarché Carrefour pourtant bien sûr nous l'avons appliqué sans discussion ni état d'â égalim 2 qui impliquait l'établissement d'un contrat entre agriculteur et transformateur avec un prix intégrant les coûts de production et la protection du coût de la matière première agricole Carrefour a appliqué ce dispositif et vous ne trouverez évidemment aucune trace de remise en cause de notre part égal 3 là vous m'avez entendu s'agissant de la limitation des promotions sur le DPH d'une part parce que cela n'a strictement rien à voir avec l'agriculture d'autre part parce que cette mesure venait accroître le comportement de privation des consommateurs au pouvoirs d'achat les plus modestes il était donc logique que je conteste le bien fondé de cette mesure dont tout le monde d'ailleurs mesure aujourd'hui les effets délétaires aujourd'hui nous participons aux réflexions sur unossible égalim 4 en répondant aux demandes d'audition et en essayant de nourrir les travaux en cours 4è point puisqu'elle constitue un point de de crispation parfois des débats et des réflexions je voudrais aussi vous dire d'emblé un mot des centrales d'achat et en tout cas de celles que Carrefour a constitué notre centrale est en fait un bureau d'achat européen créé par Carrefour avec pour mission la négociation l'achat la revente de produits de grande consommation les PGC d'un nom nombre limité de grands fournisseurs internationaux au pouvoir de négociation très important les alliances européennes existent depuis plusieurs années de nombreux distributeurs se regroupent au sein d'alliance supranational nous n'avons pas fait ce choix au contraire nous avons fait le choix de sortir des alliances locales de sortir des alliances internationales afin de regagner la pleine maîtrise de nos achats sur la plaque européenne nous avons adopté un modèle de bureau d'achat intégré dimension européenne afin d'être autonome d'avoir une approche globale plus simple de nos processus d'achat Eureka n'est ni plus ni moins que la consolidation des achats de Carrefour en Espagne nous négocions avec de très grands industriels présents sur tous les continents des plans d'affaires européens la construction d'un assortiment Européens et des stratégies européennes de lancement promotion des produits les industriels y trouvent des gains d'efficience une seule négociation un seul contrat un seul référentiel de produits une seule entité à facturer une seule Supply Chain pourquoi l'Espagne pour nous parce que l'Espagne est parmi l'ensemble de nos pays européens un pays très stratégique c'est notre deuxième marché un marché en croissance constante au cours des dernières années c'est un marché d'ailleurs clé pour les fournisseurs auquel nous parlons en outre l'Espagne depuis toujours abrite chez Carrefour des pôles de compétences de nos achats tant pour l'alimentaire fruits et légumes avec une entité qui s'appelle socomo comme pour le non alimentaire en particulier le textile au terme de ce de ce propos introductif monsieur le Président Monsieur le Rapporteur général mesdames et messieurs les députés je voudrais vous dire que la convocation de votre devant votre commission d'enquête est une occasion pour pour chacun pour nous en particulier de mesurer l'étendue des responsabilité qui incombe et qui nous incombe à l'égard du monde agricole en tant que dirigeant d'un groupe mondial en en pleine transformation dans un secteur en pleine mutation je je me dois de conduire des évolutions difficiles pour permettre à une entprise emblématique de s'adapter afin de pouvoir affronter la concurrence sur tous ces marchés ça implique des choix ça implique des décisions délicates et des arbitrage entre parties prenantes l'agriculture française est l'une de ces parties prenantes et une partie prenante essentielle veuillez croire que dès que nous pouvons la mettre en valeur et lui garantir des débouchés nous le faisons je suis ainsi fier de permettre à plus d'une centaine de producteur français cette année qui travaille avec nous depuis plusieurs années de fournir le village olympique et l'ensemble des athlètes qui seront à Paris pour les jeux je connais aussi nos imperfections je mesure les difficultés durable que traversent certaines filières de notre agriculture sans doute notre secteur peut-il mieux faire sans doute pouvons-nous commettre des erreurs mais je demeure frappé de deux choses que je voudrais partager avec vous pour terminer d'abord la première c'est que l'on fait trop vite et comme vous avancez dans vos éditions je suis sûr que vous partagez ce constat porter un chapeau trop large à la distribution française quand il s'agit de la crise agricole critiquer le distributeur est devenu une réponse assez pratique très réductrice pour un problème bien plus vaste dont vous étudiez toutes les composantes la seconde et probablement ça s'est renforcé ces dernières années c'est que on a alimenté une opposition entre agriculture et distribution qui n'a pas de sens la distribution française a besoin d'une agriculture forte et réciproquement les pays européens dont l'agriculture s'est renforcé vous les connaissez depuis 10 ou 15 ans et dans lequel nous sommes présents n'oppose jamais distribution et agriculture au contraire je crois que cela pourrait nous inspirer je vous remercie merci monsieur le Président alors moi j'ai quelques questions à vous posere ce que vous avez dit alors je vous remercie l'exercice de de clarté que vous avez fait sur l'origine des produits qui sont distribués dans vos magasins donc sur les fruits et légumes vous nous avez dit 84 % donc ça ça correspond en fait aux capacités de production nationale puisque le taux de les taux d'autoapprovisionnement sur fruits et légumes tempérés sont à peu près de cette ordre de grandeur en gros 80 un peu au-udessus de 80 % donc moi je trouve ça enfin ma lecture c'est que c'est plutôt enfin en tout cas quelque chose qui va en en négatif vis-à-vis des agriculteurs français sur les viandes vous nous avez dit que sur la volaille vous étiez à à 100 % donc là c'est d'ailleurs au-delà des capacités françaises par contre j'ai j'ai pas noté sur le buœuf est-ce que vous pouvez est-ce que vous avez ce ce chiffre là je si vous l'avez buf on doit être entre 90 micro le buœuf on est entre 90 et 100 % enfin c'est très élevé très bien ok bon ben c'est très très clair et quand vous donnez ces chiffres ce sont les chiffres de tous les produits qui sont rayon ou juste des marques distributeurs Carrefour les produits frais distribués par Carrefour oui ok très clair euh il serait peut-être intéressant que vous nous expliquiez sans rentrer dans trop de détails ou des choses qui seraient qui seraient secrète mais comment se passe les achats au sein du groupe Carrefour donc j'avais posé la même question à Lidl donc qui nous avait expliqué que tout était centralisé du côté de Lidl quel est le modèle des achats dans dans vos magasins chez Carrefour comment ça comment ça se passe est-ce que c'est aussi quelque chose qui est donc complètement centralisé ou est-ce que il y a une marge d'autonomie des magasins un peu partout dans le pays nos achats sur les sur les produits frais vous voulez dire oui enfin sur ce qui relève d'alimentation on va dire il y a des choses extraordinairement différentes hein par nature il y a les grandes négociations euh des des des produits de grande consommation qui sont euh qui sont ce qu'on appelle les négociations commercial annuelle hein que que que que vous connaissez bien donc cell-là évidemment sont des négociations qui sont des négociations totalement centralisé qu'ell soit conduite avec les très grands acteurs euh industriel mondiaux ou qu'ell soit conduite avec des grandes PME enfin avec des PME et des PMI hein donc s'inscrivent évidemment dans des négociations qui sont qui sont totalement centralisées ça c'est pour les produits de grande consommation sur les produits frais évidemment il y a il y a différents dispositifs selon la volumétrie d'achat et cetera par exemple si vous avez si vous êtes un producteur de petite taille qui ne peut fournir qu'un magasin ou qu'une région vous pouvez être référencé dans ce magasin ou dans cette région donc ça dépend évidemment de de de la taille de l'exploitant que nous avons en face de nous mais disons le principe général si on doit retenir un principe général c'est une négociation centralisée nous nous n'avons pas de de niveau de négociation additionnel au niveau au niveau local très clair sur la question des achats donc là aussi bon je vous remercie de l'effort de de clarté que vous avez fait sur la question de la centrale d'achat mais je pense que vous attendiez au fait que il y aurait des question là-dessus donc depuis 2022 il me semble vous avez donc la centrale d'achat ureka qui est basée à Madrid en Espagne donc avant elle était en France quelle était la situation avant 2022 avant nous av avions n nous achetions uniquement au niveau national nous avions néanmoins un certain nombre d'alliance on avait une une alliance locale avec Système U nous achetions à l'époque avec eux on avait aussi une alliance internationale avec Tesco auquel nous avons mis fin on a décidé à ce moment-là d'arrêter les alliances supranationales et les alliances avec d'autres grands acteurs internationaux parce que ça nous paraît pas le le bon modèle et ça nous paraît pas un modèle euh qui est adapté à notre industrie et et qui nous permet d'avoir de bonnes relations avec les grands industriels on a décidé au fond on est parti d'un principe nous sommes un acteur européen en face des très grandes multinationales puisque c'est aujourd'hui à la fin de l'année on en avait quatre l'année dernière cette année on aura une vingtaine de négociations internationales qui se feront avec évidemment les plus grands groupes mondiaux nous allons nous présenter comme un acteur européen et nous allons avoir une négociation unique au niveau européenne pour ces très grandes multinationales hein parce que c'est uniquement les les très grands groupes avec cette idée évidemment que c'est Carrefour qui achète avec Carrefour on nachète pas avec d'autres acteurs c'est donc pas une une centrale au sens où parfois elle est entendue où on réunit au fond des acteurs qui n'ont pas grand-chose à voir nous c'est Carrefour Italie qui avec Carrefour Espagne qui est avec Carrefour France qui éit Carrefour Belgique et on on on on achète et donc on mène une négociation unique une facturation unique une supply chainîn unique des plans d'affaires uniques de manière à gagner en efficacité à gagner aussi en puissance en face des grandes industrielles agroalimentaires qu'on a en face de nous quand on est face à Procter quand on est face à Pepsi quand on est face à ces groupesl puisque c'est essentiellement ces groupesl qui sont concernés même exclusivement on essaie d'éviter la fragmentation des marchés qu'il visent eux hein c'est assez logique hein quand vous êtes Coca-Cola vous avez plutôt intérêt à dire bah moi j'ai achète en Italie avec l'Italie quand j'achète en Espagne avec l'Espagne et nous on leur dit bah non vous achetez avec la même entreprise et on mène une négociation unique et donc la négociation se fait en Espagne parce qu'on a traditionnellement nos pôles de compétence achat qui sont là c'est nos équipes d'expertise les plus avancées que nous avons installé là depuis longtemps et quand vous dites depuis longtemps c'est-à-dire bah on a une on a une une une entité qui fait de l'achat de de de de fruits et légumes en en en en Espagne depuis longtemps qui s'appelle la la la la sookomo he ça doit faire une quinzaine d'années vingtaine d'années au moins et puis on a un pôle textile européen aussi que qui est là et donc c'est en Espagne qui comme vous le savez pays toute à la fois européen et qui n'est pas un paradis fiscal et qui a des règles de négociation commerciale lui-même très strict que nous avons installé parce qu'on a nos équipes traditionnellement qui sont ici et donc on a maintenant une négociation pour les très grands industriels agroalimentaires qui se déroul en Espagne et puis l'immense majorité des négociations donc qui est européenne donc et l'immense majorité des autres négociations se fait évidemment en France d'accord très clair j'ai une question plus spécifique sur sur les production j'ai le hasard a voulu que je je rentre dans un de vos magasins dans l'Est de la France je suis pas là pour faire du name drooping en tout cas c'était pas dans ma circonscription et euh et je voulais acheter du miel et je parle du sujet du miel parce que c'est une filière qu'on qu'on a auditionné à un moment et donc vous avez des marques distributeur dans le miel vous avez une marque distributeur on va dire dans du miel conventionnel et puis vous avez une marque distributeur aussi dans du miel bio ce que j'avais retenu de l'audition que nous avons eu il y a au peu près de de mois maintenant avec la filière miel c'est que eux ils se plaignent du fait que ils ont beaucoup de mal à écouler leur production parce que il y a une concurrence très forte qui vient de de miel étranger et de miel reconstruit et cetera et donc euh on va dire dans un objectif de de patriotisme économique euh Carrefour est quand même une entreprise française moi j'étais très étonné de voir que par exemple euh votre alors s'appelle la marque Carrefour Bio euh par exemple du miel d'acacia euh est originaire de honggrie alors c'est écrit dessus HM euh c'est pas écrit en gigantesque mais c'est écrit dessus euh donc ça m'a beaucoup interpellé et puis que sur une autre marque qui s'appelle classique il y avait par exemple du miel de fleurs et donc là aussi c'était écrit en petit mais c'était quand même écrit dessus que ce miel était un mélange de miel récolté en Roumanie en Argentine et et au Mexique voilà donc ça c'est ce sont des exemples euh qui bon commencent un peu à être connus euh dans dans l'opinion qui interpelle beaucoup voire qui peuvent même choquer le consommateur euh parce que nous avons une filière apicole en France et donc pourquoi est-ce qu'un groupe français comme le vôtre a ses marques distributeurs avec du miel qui vient de Hongrie et du miel qui est un mélange de miel de Roumanie d'Argentine de Mexique et pas de de miel français d'abord je vous je vous donnerai les éléments de de de réponse précise je suis je je suis pas totalement le le spécialiste chez nous de de de la filière apicole mais je je vous donnerai les élément précis parce qu'ils sont importants de de de de manière plus générale je vous ai donné les les les les grands chiffres de de de l'origine France dans dans dans dans dans nos produits euh ça ne signifie pas évidemment que nous n'avons pas soit quand nous n'arrivons pas alors je je connais pas l'état de la filière apicole donc je je veux pas vous dire si on a les quantités les volumes qui nous conviennent pas ou pas mais il y a des filières évidemment nous n'avons ni les quantités ni enfin nous n'avons pas les volumes et donc la la filière France ne peut pas produire ce dont nous avons besoin euh et puis un certain nombre d'autres fois évidemment nous avons recours à des filières étrangères sur un certain nombre de produits à la fois et c'est tout le propos que j'avais hein pour équilibrer cette équation qualité prix que nous avons on doit toujours la transparence sur l'origine à à consommateur he d'ailleurs vous l'aviez hein c'est une très bonne nouvelle vous étiez en magasin vous avez vu que le le le le miel venait de Hongrie donc il y a pas aucune tromperis là-dedans donc il y a il y a cet équilibre qui est fait je peux pas vraiment vous enfin je peux évidemment pas vous répondre très précisément sur la filière apicole et on vous donnera tous les éléments par c'est une question importante mais on essaie de trouver en permanence cette équipe libre là il faut que vous ayez en tête je sais que c'est c'est c'est c'est c'est c'est compliqué parfois même peut-être un peu désagréable mais on a on a 15000 magasins euh on a 50000 à 60000 produits en général c'est beaucoup de produits c'est beaucoup de magasins ça fait 90 milliards de chiffres d'affair tout ça on trouve toujours et d'une certaine manière d'ailleurs nous on aime qu'on nous le qu'on qu' qu' qu' qu'on qu'on nous l'évoque d'ailleurs vous avez un certain nombre de collègues parlementaires qui de temps en temps m'écrivent et me disent écoutez j'ai trouvé tel produit à tel endroit où j'ai trouver tel prix qui n'est pas légitime et dans ce cas-là on intervient mais on trouvera toujours vous trouverez toujours un produit dans tel magasin qu'un franchis auquel un franchisé a eu recours ou un magasin intégré qui ne devrait pas se trouver à ce prix là et cetera et on le corrige on aura toujours ça et donc double réponse c'est on fait en fonction de la disponibilité encore une fois sur la filière picole je peux pas vous répondre très beaucoup plus précisément on a un recours évidemment pour un certain nombre de produits à des produits européens et on a j'allais dire en permanence on détecte tel ou telle anomalie qui fait qu'on la corrige dès qu'on dès qu'elle nous est dès dès qu'elle est mise en en avant je peux juste un un mot de complément un mot de complément si si si vous permettez pour pour compléter ce que vient de dire Alexandre le fait que nous avons aussi parmi nos marques propres des des marques qui sont 100 % françaises et qui sont même liées au territoire la marque reflette France vous trouvez alors je sais pas si elle était dans dans le magasin dans lequel vous étiez où là pour le coup nous avons un engagement vis-à-vis du consommateur et des territoires parce qu'en général dans chaque territoire il y a le reflet de France qui est lié donc vous trouverez du Mel de la viande du mê de Provence et cetera et donc donc Infiné vous avez un choix qui est offert au consommateur alors il est plus ou moins large selon le magasin dans lequel vous êtes dans un hypermarché à priori vous aurez du miel reflet flan jusqu'à peut-être un miel qui est peut-être plus entré de gamme peut-être pas toujours français mais il y a aussi ce fait qui est que un distributeur à forcierie nous qui avons des magasins avec beaucoup de références où on propose un choix à la fois en prix et en provenance assez large très clair mais on si on peut avoir une réponse par écrit ultérieurement par mail vous l'envoyez au on pourra vous décrire la provenance et voilà je le redis pour que ça claire donc moi c'était du miel d'acasscia Carrefour Bio originaire de Hongrie et du miel de fleur marque classique qui est un mélange de miel Roumanie Argentine Mexique dont juste comprendre alors que de l'autre côté bon on a la filière apicole qui nous dit on a du mal à écouler nos stocks et cetera et cetera voilà j'ai une dernière question avant de passer la parole au rapporteur vous avez terminé votre propos en disant monsieur monp on a alimenté une opposition entre distribution et et agriculture en France au cours des dernières années qui est le H est-ce que vous pouvez un peu étayer c'est-à-dire est-ce que c'est voilà c'est le débat publ ce sont les responsables politiques ce sont les commentateurs qu'est-ce que vous vous avez voulu dire par par ça parce que quand on quand on discute avec les agriculteurs j'ai une circonscription très agricole he alors c'est pas forcément d'ailleurs votre ensène qui vient toujours en premier dans les récriminations mais il y a quand même une un ressentiment extrêmement puissant dans dans le monde agricole vis-à-vis de la grande distribution aujourd'hui est-ce que c'est complètement en fait infondé ou alors il y a quand même quelque chose qui qui qui est dit d'une certaine réalité des relations entre l'agriculture et la distribution en France donc qui est derrière le on a alimenté une opposition d'abord quand quand quand je j'effectue cette remarque je l'ffue de l'endroit où je vous parle par rapport à un certain nombre d'acteurs internationaux d'acteurs nationaux qui vont venir vous voir mais mais mais mes grands collègu moi moi je suis présent dans 40 pays quand vous êtes présent dans 40 pays ça vous donne un petit poste d'observation un tout petit peu différent dans ces 40 pays mais vraiment je vous le dis dans aucun des 40 pays ils ont des agricultures parfois ils ont des agricultures plus compétitifes que les nôtres dans aucun des 40 pays j'ai ce sujet du rapport distribution agriculture aucun dans aucun de ces 40 pays il y a eu 26 lois en 22 ans aucun dans la plupart des pays il y a eu une loi il y a 30 ans en en en France on va attaquer la 4e depuis 2017 et encore une fois la 26e pour régir les relations commerciales dans aucune si vous me laissez aller au bout de mon raisonnement et je je vais être très transparent j'ai plutôt l'habitude de l'être il y a des responsables politique qui mett en cause tel enseigne parfois plutôt mes collègues d'ailleurs vous avez raison qui ne le méritent pas en disant qu'il porte même la responsabilité de la difficulté du monde agricole vous le savez parce que vous travaillez sur cette question on a évidemment un rôle on a évidemment une responsabilité on a des imperfections d'ailleurs vous venez d'en noter une et vous avez raison on ne représente que 5 % du débouché du du du du du monde agricole 40 % vous le savez c'est de l'exportation la restauration hors foyer fait 30 % les autres circuits et cetera donc on parle de quelque chose qui fait 25 qui est pas neutre c'est c'est important un quart mais c'est un quart pas plus qu'un/art par ailleurs les la contractualisation que nous avons avec nos partenaires agricoles les 30000 partenaires avec lesquels nous travaillons tout au long de l'année euh moi aussi je vois des agriculteurs moi aussi je passe du temps avec eux moi aussi je contractualise avec eux c'est pas les mêmes sons de cloche que vous avez ça m'empêche pas évidemment de voir des agriculteurs qui sont pas contents d'un point je vous dis pas qu'on a des agriculteurs qui sont en permanence ravis de ce que fait la grande distribution c'est pas mon propos hein mais je pense que plus collectivement nous alimentons et je trouve que les lois égalimes ont renforcé ça ont renforcé ça dans dans l'esprit pas pas dans ce qui est écrit mais dans cette idée que c'est de temps en temps je lis cette idée qui est vraiment par pardonnez-moi mais idiote cette idée consiste à dire et si nous rétablissions un équilibre et qu'on mettait plutôt les industriels avec les agriculteurs qure les distributeurs ça irait mieux mais c'est idiot on est une filière quand ça fonctionne c'est que la filière fonctionne bien cette idée que j'ai entendu parfois chez des responsables politiques disant le truc qu'il faut faire c'est renforcer le lien industrie agroalimentaire agriculture contre la grande distribution mais c'est idiot ça marche si c'est une filière et Galim 2 ça marche s'il y a une contractualisation des prix en marche avant si on a le prix qui est fixé par la négociation entre l'industrielle agroalimentaire et la coopérative agricole et qu'ensuite on vient négocier avec nous et qu'on sanctuirise la matière première agricole et Galim 2 vous avez eu cette idée intelligente qui était la la mise en place d'une filière fixation d'une prix par une filière malheureusement c'est pas appliqué et donc voilà ce que ce que ce que je veux dire je le dis avec avec force parce que je crois que chaque fois je suis sûr que j'aurai des questions qui sert des questions plus plus agressives et on dira la grande distribution a fait ça mal et CEA encore une fois on a plein de responsabilités il y a plein de choses qui disfonctionnent il y a plein d'anomalies vous en trouverez et cetera mais je crois que pour sortir de ce sujet par le haut il faut se sortir de ce sujet en résonnant filière quand on raisonne les uns contre les autres et qu'on renforce cette idée de les uns contre les autres je crois qu'on y arrive pas c'était ça mon explication de texte de mon propos final ah pardon merci beaucoup j'avais une première question pour rebondir sur votre votre propos introductif vous nous avez assuré que 100 % de la volaille était française dans dans vos rayons euh j'ai sous les yeux alors attendez en pour que les choses soient claires c'est en MDD en produit frais dans tout le rayon produit frais pardon en produit frais par ce que nous vendons dans les rayons pardon dans les rayons traditionnels est-ce est-ce que vous pouvez nous dire ce que ce que veut dire produit frais la définition du produit frais s'il vous plaît alors c'est la définition qu'on a chez nous ça va être soit dans le rayon traditionnel de votre hypermarché lorsque vous voulez acheter de la voyale ou lorsqu'elle est découpée dans le rayon déjà en revanche nous n'avons pas 100 si votre question c'est dans un produit MDD dans lequel il y a de la volaille est-ce que là-dessus nous avons 100 % de française là la réponse est non je peux pas vous le garantir d'accord d'accord d'accord donc enfin donc enfin pour pour que les choses soient claires il y a pas 100 % de volaill Français dans vos dans dans vos rayons c'est seulement sur les produits frais mais sur les produits transformés y compris sur les sur vos MDD il peut y avoir de la la volille apportée j'ai j'ai sous les yeux un un article là qui évoque des blancs de poulet donc c'est bien dans la catégorie du du du produit frais euh de la marque cocorico ce qui ce qui suppose quand même une certaine ce qui fait quand même référence à une certaine forme de de produit français avec marqué filet de poulet en sous-titre et en tout petit mais vraiment en tout petit il faut aller après les recommandations de conservation les les les classes A les voilà bref nous voyons né élevé abattu en Roumanie donc est-ce que est-ce que il y a donc il y a bien une exception à votre à ces produits frais c'est pardon ce sont des produits Carrefour parce que quand quand ce sont les produits frais ce sont les produits frais soit en rayon traditionnel soit ceux qui sont vendus à marque Carrefour je suis pas sûr que cocorico soit une marque de de Carrefour je crois pas pard voà attendez alors donc on on essaie d'avancer alors du coup ce sont les produits frais euh sous marque Carrefour c'est parce que tout à l'heure vous m'avez dit c'est tous les produits frais donc là on est bien sur sur les Contin de notre marque c'est-à-dire que si on si on vend avec le alors je sais pas si c'est classique ou simple on a on a on a plusieurs marques qui peuvent être en magasin en revanche il peut y avoir des produits frais qui viennent d'industriel avec qui nous travaillons qui là ne sont pas qui ne s'approvisionnent pas tous euh en France nous avons en rayon des produits qui ne sont pas sous notre marque qui ne sont pas achetés directement par nous la matière première agricole n'est pas achetée directement par nous et oui dans nos rayons vous trouverez toujours des choses qui ne sont pas françaises ça je je c'est ce sera toujours le cas pardon bon merci beaucoup mais enfin c'est Quême une audition sous sererment il faut que enfin je vois je vois déjà qu'il faut quand même creuser vous vous questionner assez précisément pour qu'on on apporte tous les tous les détails à à cette première affirmation qui semblait nous laisser croire que au début que la la la volaille française la volaille vendue dans dans vos rayons était française donc c'est c'est la volaille prodenduit frais sous vos marques donc c'est c'est c'est alors est-ce que du coup vous avez le chiffres sur la la la la volaille française tout rayon confondu MDD produit transformés ce qui ce ce qui serait quand même plus plus intéressant pour notre commission d'enquête parce que si si vous parlez seulement de vos marques en produit frais c'est c'est quand même assez restrictif pas très restrictif parce que c'est vous connaissez bien les hypermarchés hein c'est les produits frais que nous vendons puisque nous avons conservé des boucheries boucheries dans chacun des magasins et c'est notre marque propre qui représente 40 à 50 % de nos chifr donc quand vous additionnez les deux vous avezè très largement l'immense majorité de ce que nous vendons dans la catégorie volaille après s'ajoute les marques nationales et là vous avez raison à l'intérieur de ces marques nationales qui pour la plupart joue aussi la carte de la de la volaille française on peut trouver une volaille qui vient d'une autre provenance et d'ailleurs vous l'avez trouvé et indiqué même si c'est sans doute en trop petit fait par par par le la marque nationale qui peut venir d'une autre d'un autre pays mais l'immense majorité de la volaille que nous vendons elle est faite soit dans no boucheries traditionnell soit en PLS à partir fabriqué par notre par par nos bouchers hein vous savez découp puis ensuite mise mise en en libre service et puis notre marque propre tout ça fait l'armature ultra majoritaire de la catégorie après comme je vous le disais sur une autre question vous trouverez on en a on a vraiment aucune difficulté à vous le dire sur chacune des catégories vous trouverez toujours des produits un certain nombre de produits compte tenu de la taille des des de de de nos assortiments qui viennent d'autres origines mais qui sont ultra minoritaires bien merci beaucoup donc du coup je peux en déduire que que sur les 8 entre 90 et 100 % de viande bevine c'est peut-être aussi sur les produits frais de vos marques voilà donc ce qui ce qui quand même bon reconnaissaz euh enfin c'est pas tout à fait la présentation qu'on a qu'on avait pu en comprendre de de votre propos liminaire donc donc c'est c'est quand même important qu' que nous ayons pu préciser tout ça euh sur la la question du SRP + 10 monsieur monpard vous avez évoqué le le problème assez rapidement euh donc je je rappelle les SERP + 10 obligation fait dans la loi égalime 1 de faire une marge minimum de 10 % sur l'ensemble des produits ce qui nétait pas forcément le cas notamment sur les marques nationales où il y a une très forte compétitiv enfin une concurrence on va dire euh sur des produits qui sont symboliques on va entre les différentes enseignes euh dans la logique enfin je je moi je la partage pas forcément mais en tout cas c'est c'était l'esprit du législateur à cette époque làà de euh d'obliger en quelque sorte à dégager des marges sur des sur des des produits euh sur lesquels enc encore une fois il y avait une très forte concurrence pour redonner de l'air à des productions agricoles sur lesquelles il y finalement il y avait un rattrapage de marge euh il y a alors on n' jamais réussi à avoir un un rapport sérieux du gouvernement sur le sur le le l'évaluation de ces marges supplémentaires qui ont été dégagées ni ce qu'elles sont devenu on a eu un rapport du Sénat qui chiffre c'est ces marches supplémentaires à 600 ou 700 millions d'euros est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui encore une fois vous êtes s sous sererment euh quel est quel est le l'ampleur des marges supplémentaires dégagées par le SRP + 10 et la façon dont don vous avez réorienté ces marges est-ce qu'elles ont été répercutées euh sur les sur des productions agricoles euh en en enfin en intégralité est-ce que elles ont permis de de nourrir vos propres marges voilà ce sont des des questions que nous nous posons depuis longtemps on on on va merci on va la prendre à deux voix je vais je vais prendre la première juste pour vous pour vous redire et et les prise de position publique que j'ai prise sur le DPH l'année dernière l'illustre bien euh quand le choix a été fait je suis arrivé exactement au moment où le texte passait au Parlement sur le dispositif égalim 1 faut que vous ayez vraiment en tête mais je je sais que je je vous convaincrai facilement que pour un un groupe dont le modèle cœur est l'hypermarché dont le moteur cœur est la promotion le passage à égalain qui donc limite hein puis vous vous connaissez ça par cœur pour vous savez que c'est SRP + 10 et en contrepartie vous faites moins de promotion significativement moins de promotion faire moins de promotion pour un hypermarché c'est mettre en péril le modèle même de l'hypermarché parce que le modèle de l'hypermarché la raison pour laquelle vous allez à l'hypermarché une des raisons principales c'est le modèle promotionnel et donc quand ce dispositif a été retenu et on a parfaitement évidemment respecté le choix du législateur qui était de faire le SP SRP + 10 et donc de limiter les promotions comme vous l'avez fait quelques années après pour le coup sans lien avec le monde agricole sur le DPH la la conséquence sur notre modèle économique lui-même a été extraordinairement difficile à piloter parce que le l'attractivité même de l'hypermarché qui est déjà vous le savez et vous avez vu les les annonces récentes d'un certain nombre d'acteurs en difficulté l'attractivité de l'hypermarché a été fragilisé maintenant on va vous donner précisément les les les les les éléments liés au SRP ce que ça représente pour nous ouais pardon euh la la première chose qu'il faut avoir en tête parce qu'on dit souvent que le srp+ 10 ça fait une marge de 10 % on parle d'un SRP qui n'est pas un SRP économique c'est un SRP juridique dans lequel auparavant était seulement intégrés les coûts de transport et où l'ensemble des coûts de distribution n'était pas intégré donc 10 % ne représente pas nécessairement les coûts de distribution qu'un distributeur peut avoir affronté donc ça fait 10 % de plus mais ça ne veut pas dire économiquement que sur chacun de ces produits le distributeur va faire 10 même il va faireé même avec le srp+ 10 c'est peut-être un peu moins puisque depuis l'origine de la fixation du SRP ça n'a jamais été un SRP économique la deuxième chose on a transmis les éléments au gouvernement en application de la loi des crousailles on les a on les a transmis c'était possible de raisonner sur l'année 2019 versus 2018 parce que il y avait une base zéro et de pouvoir déterminer ce qui se passait sur le SRP pour les an année suivante c'est beaucoup plus compliqué parce qu'en réalité la base d'avant on ne sait pas ce que ça voulait dire avec avec un SRP différent donc ce qu'on a donné au gouvernement et qu'on peut vous donner c'est que sur le SRP + 10 avec les effets qu'a indiqué Alexandre ça a été 50 million d'euros de plus pour pour Carrefour et que cette année-là en 2019 l'effort supplémentaire pour les filières en année 1 de Galim a été de 90 millions d'euros pour le pour Carrefour en France c'est ce qu'il y a dans le document qu'on a transmis au gouvern il y a en application de de l'article de la loi dit des croisailles euh merci beaucoup alors Monsieur monpard enfin pour être très transparent je je je fais partie de ceux qui n'ont pas voté l'interdiction des promotions sur le DPH voilà donc je bon il il y aura peut-être d'autres collègues qui voudront intervenir sur le sujet mais moi je fais partie de ceux qui considèrent que c'est stupide et je n'étais pas député à l'époque de l'interdiction des promotions pour les productions agricoles mais je fais pas partie de ceux aussi qui considère que c'est c'est que c'est stupide sur les les productions agricoles donc j'ai vraiment pas besoin d'être mais je suis pas le seul dans cette commission d'enquête donc voilà mais en tout cas personnellement sur le sujet il il y a pas de il y a pas de difficulté quand quand vous dites monsieur valet queil y a eu un effort sur le sur le de 90 millions d'euros sur les les productions agricoles ça s'est inscrit dans quel cadre cette cette et je je précise aussi peut-être pour faire une remarque vous nous dites donc il y a eu un effet 2018-29 le logiquement enfin par la suite il y a une stabilisation mais ça on comprend mais enfin si vous voulez si s'il est avéré qu'il a eu une augmentation euh du prix au consommateur qui a nourri les marges des distributeurs sans répercussion euh au aux producteurs euh ça s'applique tous les ans VO voyez ce que je veux dire si 600 millions d'euros estimé dans ce rapport sénatorial c'est tous les ans c'est c'est pas donc c'est c'est c'est pour ça que le problème est toujours l'actualité en fait enfin serait toujours d'actualité s'il était s'il était avéré ça dépend ce que vous avez fait sur le pilotage de vos marges en année 2 en année 3 et sur quel produit vous avez baissé nous ce qu'on a pu faire c'est dire les produits sur lesquels on était au SRP l'année 2018 et ce qui nous a obligé en vertu de la Loi à monter de 10 et c'est et s'agissant de j'ai qualifié desffes pas forcément lesff mais la revalorisation pour pour parler parler comme ça elle elle a été essentiellement portée sur trois filières une qui a été très publique notamment en 2019 et en 2020 avec beaucoup et c'est le cas de l'ensemble de nos concurrents également un effort sur le lait avec une revalorisation du lait vous avez alors je les ai plus en tête mais des communiqués de presse à l'époque sur la revalorisation du prix du lait et je pense qu'en 2019 et en 2020 une bonne partie de ce qui provenait de la hausse du SRP é orienté vers le lait la deuxième filière chez nous en tout cas qui a été revalorisée à l'époque c'est le POR et la troisème filière c'est les fruits et légumes donc la revalorisation que que j'indiquais elle apportait à l'époque pas seulement mais de manière assez large sur ces trois filières là merci et cette revalorisation de 90 millions d'euros elle était est-ce qu'elle était semblable aux autres années parce que j'imagine quef l'inflation étant scalé il y a une revalorisation annuelle quelle est la la rvalorisation moyenne des des autres années j'ai pas la revalorisation moyenne des autres années ce qu'on nous a demandé c'est la première année du SRP de de distinguer s'il y avait eu un ruissellement c'est c'est ça la question qui nous a qui nous a été posée de déterminer si cette mesure avait abouti à un ruellement c'est c'est c'est ça ce à quoi ça aboutit par rapport à une année N-1 où ne s'appliquait pas le SRP + 10 merci beaucoup le alors moi je je suis un peu surpris de que que le que que Bery vous a pas demandé si vous voulez parce qu'il y il y a tous les ans une revalorisation sur les productions agricoles enfin j'imagine tout cas j'espère donc si si elle ne se distingue pas des autres années c'est quand même compliqué d'expliquer que quel est le produit de la ralorisation du du srp+ 10 c'est ça la la question mais bon enfin je je vous laisse non non les alors les échangesétait pas directement donc je je peux mais y a beaucoup de difficultés à déterminer et une absence de méthodologie qui nous a été fourni parce que c'est concrètement ce qu'on a demandé au nom du secteur d'ailleurs pas pas Carrefour spécifiquement quelle méthodologie doit-on utiliser pour renseigner correctement ou en tout cas en fonction de ce qui est attendu il y a pas une méthodologie qui nous a été fournie donc je suppose que chacun de nos concurrents et nous-même avons travaillé à notre manière et fourn les éléments qu'on pouvait je vous ai décrit en résumé les éléments qu'on a transmis euh voilà j'ai je n'ai pas d'idée de comment les autres ont travaillé et encore une fois on a demandé à l'époque est-ce qu'il est possible d'avoir une méthodologie unique que N décririez et qu'on essaierait le mieux possible encore une fois de de remplir bien si si vous si peut-être vous pouvez nous transmettre les les donc vous avez dit 98 million 90 millions d'euros par an en 2000 18 si si vous pouviez nous fournir les les les les autres années ça nous permettrait de d'avoir une une comparaison si si puisque ber ne vous le demande pas euh je je j'ai j'ai une question pour vous monsieur bpard vous avez dit la pour la loi égalim 2 la fixation du prix pour une filière c'était un dispositif intéressant ça n'est pas appliqué est-ce que vous pourriez nousous préciser quel était le la disposition précise et et et en quoi vous pouvez analyser le fait qu'elle ne soit pas appliquée le le le le principe même des GAL 2 ENF ça ça vise à quoi à protéger le revenu de l'agriculteur par de la transparence pour ça il faut qu'il ait de la transparence pour qu'il ait de la transparence il faut qu'il y ait une contractualisation àont et donc une fixation du prix en marche avant après et donc une contractualisation entre l'industriel agroalimentaire et l'agriculteur la coopérative agricole et cetera pour ça il faut soit qu'il y a des indices soit qu'il y a des cooupts de production qui se qui se mettent en place deux raisons à ce que ça ne se fasse pas ça ne se soit pas fait ça c'est ça s'est fait pour un certain nombre de filières ça s'est fait en partie hein bien sûr hein je vous dis pas que ça s'est pas fait du tout d'une part et vous le savez vous avez même des collègues qui qui suivent de près cette question comme comme Monsieur Morau qui qui l'ont dit il y a un certain nombre de filières dans lequel la volonté même d'organisation en filière n'a pas été totale hein donc il y a un certain nombre de filière dans lequel euh on ne s'est pas organiser en filière il n'y a pas eu de mise en place d'indice et donc il y a pas de coût de production et donc il y a une une insuffisance euh de de de de filiarisation j'allais dire et puis ma deuxième raison c'est que pour 80 % des des des d'entre eux les industriels ont choisi une option que vous connaissez pardon c'est un peu technique mais je pense que vous connaissez tous ça qui est l'option 3 et l'option 3 elle consiste à dire plutôt que nous donner le prix moi je ne demande qu'une chose avoir le prix passé contractualisé entre l'industriel avec qui je discute moi je discute pas avec le producteur et le prix de son achat en amont avec l'agriculteur ce prix là ne ressort jamais 80 % d'entre ont choisit l'option 3 qui est un tiers de confiance donc il y a un tier de confiance qui me dit bah voilà le prix 7 ans mais moi je veux pas le prix 7 ans je je veux connaître le prix d'achat de l'industriel si je connais le prix d'achat de l'industriel ensuite on on a donc une sanctuirisation du prix agricole qui est extrêmement aisé on connaît le prix de la matière première agricole je connais le prix de la matière agricole et je négocie donc avec l'industriel sur la base d'une information qui est une information pure et parfaite or dans 80 % des cas les industriels ont choisi l'option 3 qui est une option qui ne donne aucune transparence vous parliez du port je va vous donner un exemple je discute quand je discute avec l'industriel dans ce secteurl il somme dans le prix qu'il m'annonce l'acquisition du port à des éleveurs français et à des éleveurs étrangers je ne sais je ne connais donc pas du tout la valeur de la matière première agricole française et donc je suis dans l'incapacité ensuite de pouvoir sanctuariser dans de bonnes conditions dans des conditions satisfaisantes présente la matière première agricole et ce qu'on demande nous et et je très frappé que ce ce ce sujet qui pardon qui paraît assez logique n'avance pas et dans vos auditions je trouve que c'est une vraie question et et ce n'est absolument pas une agression à l'égard du monde de l'industrie agroalimentaire qui sont des partenaires pour nous il faut absolument qu'on arrive à avoir des coûts de production qui nous soi communiqué qui soient des prod coûps de production fiables autrement dit il faut qu'avant qu'il ait la négociation avale c'est-à-dire entre moi et l'industriel il y a une négociation à mon entre l'industriel et le monde agricole avec un prix qui ressort une fois vous avez ce prix là la matière agricole est parfaitement sanctuarisée il y a des clauses d'indexation qui s'appliquent puisque vous avez contractualisé que vous avez une connaissance de ce prix si vous ne l'avez pas et que c'est juste un tiers de confiance qui un bon matin vous dit bah a priori c'est t bah vous n'êtes pas du tout dans le même état d'esprit donc ce que je demande moi et ça ça ça va être toutes les discussions sur alim 4 et et je trouve que la représent station nationale aura un rôle très important dans égaline 4 encore une fois je fais l'écho à mon propos sur sur le raisonnement en filière et non pas en opposition entre les uns et les autres de transparence maximale et la transparence dans la fixation du prix elle est très simple fixons une négociation àontt quand la négociation àontt est terminée celle entre l'industriel et l'agriculteur faisons une négociation aval sur la base d'un prix qui est un prix incontestable pas pas un un tir de confiance qui un jour vous sort un papier qui est un papier totalement incompréhensible dont on s'est rendu compte à des des dizaines de reprises qui n'étaient pas FiBL et donc c'est ça qu'on demande et et vraiment je le demande avec force et je trouve que si nous arrivons à faire ça dès lors que nous avons fait le choix d'un nouveau texte législatif on aura collectivement avancer c'est c'est c'est c'est ça le le sens de mon propos merci beaucoup euh sur la la centrale d'achat Eureka euh bon j'ai écouté la la présentation et le contexte qui est qui est le vôtre bon je j'ai j'ai j'ai quand même du mal à m'extraire du fait que que toutes les les grandes enseignes ont monté depuis les lois Galim des centrales d'achat européennes comme par hasard en dehors du territoire national donc j'ai j'ai je je je veux bien entendre vos arguments mais si vous voulez il y a il y a il y a il y a quand même l'évidence du fait qu'il a y a une tentative de de s'extraire des des lois et Galim par le par le ces centrales d'achat euh européenne est-ce que vous pourriez nous dire quelle est la législation quels sont les points de la législation français française qui ne s'applique pas en l'occurrence ici en Espagne et qui ne sont pas puisque vous nous avez dit qu'il y avait une législation très très contrainte aussi en Espagne et qui ne sont pas compensé par la législation espagnole quels sont les points des lois é galimes qui qui qui permettent à ces centrales d'achat de d'échapper euh on va répondre là aussi à deux voix je je je vous ais dit que et vous l'avez parfaitement compris mais je je je je préfère le le le dire encore que c'est un bureau d'achat européen nous on a on a une plaque européenne nous nous avons une empreinte européenne je je je suis pas allié avec un acteur belge avec lequel je n'ai aucun rapport avec un acteur allemand que je ne connaîtrai pas pour acheter Carrefour Italie achète avec Carrefour Espagne achète avec Carrefour France achète avec Carrefour Belgique et donc c'est notre plaque européenne et on a mis en place une supply chainîn européenne on met en place un approvisionnement européen et et on discute avec des acteurs qui sont des grands industriels agroalimentaires je vais vous donner la liste parce que quelquefois je vais faire très vite mais juste pour que vous touchiez du doigt qu' on n'est pas en train de parler de l'industrie agroalimentaire française Red Bull mars rekit Procter et Gumble mondlez eines Unilever bayersdorf PepsiCo mcken on n'est pas en face d'industriel agroalimentaire français je suis en face de grandes industrielles multinationales pour lequel un profond respect qui négocie sur tous les territoires mondiaux et la la la le choix qu'on a fait c'est de leur dire bah quand vous discutez avec Carrefour en Europe vous discutez avec Carrefour en Europe euh parce que leur intérêt à eux c'est de fragmenter les les les les les les marchés la fragmentation des marchés européens vous savez c'est pas autorisé il y a une une une amende extraordinairement élevée sur monondles d'ailleurs qui est dans cette list là qui je crois si mes souvenirs sont bon vient de prendre une amende de 320 million d'euros justement parce qu'il ne respectait pas cette idée qu'on peut acheter au niveau européen euh quand on quand on est sur le territoire européen et donc on l'a installé en Espagne qui est pas du tout comme vous le savez un paradis fiscal ou qui est un un un un un pays dans lequel il n'y a pas de norme parce que on a nos équipes d'achat qui sont en Espagne Laurent tu peux peut-être donner les seules différences qui sont notamment sur les dates butoires de de de de de négociation si si si si je peux me permettre dans dans l'intervalle parce que j'ai j'ai fait une petite recherche sur cocorico si si vous me permettez une seconde j'ai vu que c'était ça avait été effectivement polémique chez nous en 2022 si si j'ai bien lu incontestablement ça a été vendu chez nous peut-être chez d'autres mais en tout cas chez nous euh il y avait deux camions de ce fournisseur qui avait effectivement fourni Carrefour apparemment à un moment où il y avait une pénurie en fonction de la grippe aviaire ça s'est arrêté tout de suite notamment du fait de la polémique et c'est pas une c'est en plus ça n'a pas marché si je vais jusqu'au bout ça les produits ne se sont ne se sont pas vendus et aujourd'hui euh on voilà on est à 95 % d'origine France sur la volaille pour être précis je vous ai dit 100 % mais c'est 95 % alors que 48 % de la volaille en France est importée et que on est donc la distribution ou en tout cas Carrefour fait mieux qu'un secteur comme la restauration ou d'autres secteurs qui Orte plus que nous voilà les les éléments qu' ouais sur les produits frais exactement euh pardon voilà c'était pour cocorico donc je crois que voilà encore une fois il y aura des anomalies entre guillemets dans No magasins ou ou des choses je crois qu'il faut pas les faut pas qu'ell dissimule ce qui est la en tout cas la pratique de de Carrefour et du secteur euh si on revient euh pardon à à à Eureka euh Alexandre vous vous a décrit le fonctionnement et les raisons pour lesquelles on on l'avait faite des contrôles ont été déclenchés ça a été dit de manière extrêmement publique pour vérifier si euh et les centrales ne datent pas de égalim les centrales internationales et européennes il y en a qui existent depuis 10 ans depuis 15 ans et depuis 20 ans et ayons en tête que Carrefour qui est dans plusieurs pays européens comme Alexandre l'a dit à des compétiteurs qui ne sont pas français mais qui sont dans des centrales et qui qui ces centrales qui fonctionnent et qui ne dent qui ne datent pas d'égal mais qui fonctionne depuis certaines 10 15 ou 20 ans s'agissant de rard je ne sais pas ce que ont donné les contrôles pour les autres centrales en cause pour nous il y a eu des contrôles qui ont eu lieu pour voir précisément si nous ne respections pas la la loi française il y a un point qui est en débat qui justifie les amendes qui nous ont été comm uniqué on est en phase contradictoire aujourd'hui avec la DGCRF donc en phase de de discussion sur les amendes il y a un seul point de débat c'est le respect de la date butoire le respect de la date butoire puisque une partie des contrats signés avec les entreprises qu'indiquait alexand bonpard à l'instant n'ont pas été signés dans le délai qui qui était imparti donc on nous dit vous n'avez pas respectter le texte là-dessus ça n'est pas la première fois et on avait déjà eu ce ce débat alors même qu'on acheté en France je crois qu'on avait eu une amende il y a 3 ans si je ne me trompe pas donc c'est quelque chose qui qui arrive là ça arrive sur cas c'est ce qu'on nous c'est ce qu'on nous reproche de notre point de vue mais je vais pas rentrer dans le débat qui sera un débat avec les services de l'État d'abord et ensuite le cas échéant contentieux je je ne sais pas c'est que un on est toujours frappé de ce que c'est le distributeur qui serait responsable de ce retard au cas présent on est on estime avoir des éléments pour montrer que certains fournisseurs pouvaient avoir intérêt à ne pas ne pas signer dans les délais en estimant que la responsabilité nous encombait Infiné la deuxième chose vous le savez on était dans une année où le délai de négociation avait été significativement raccourci évidemment dans un cas vous le savez les industriels contestant les centrales pouvaient avoir intérêt à différer les négociations et à ne pas signer enfin s'agissant du point sur la réglementation espagnole incontestablement sur ce point elle n'est pas comme la législation française il n'y a pas une date butoire fixe c'est une date butoire glissante en effet c'està-dire que vous avez 3 mois à compter du début des négociations voilà le débat est ce qui reprocha àek aujourd'hui merci beaucoup je vais je vais en terminer par cette dernière question pour laisser nos collègues poser les leurs je je si si je comprends bien vos propos monsieur monpard c'est que peut-être que le le débat politique sera un peu à côté de la plaque sur sur ce ce sujet des centrales européennes parce que quand on entend les les marques enfin les entreprises que vous avez cité qui sont concerné par cette centrale d'achat donc vous vous nous confirmez bien que c'est bien enfin c'est ex les marques donc si si je comprends bien parce que Red Bull on a quand même du mal à voir quel le lien avec le l'agriculture enfin les agriculteurs français si je comprends bien les les les agriculteurs français ne sont pas concernés par par ces ces produits h par les centrales d'achat européennes en tout cas la vôre c'est c'est ce que c'est ce que je comprendsité alors quand vous quand vous négociez avec NESTLE vous avez quand même de la production qui peut avoir lien en France je peux pas vous dire qu'il y a jamais un lien sur aucune de ces entreprises là qui peut avoir un lien avec avec l'agriculture et avec un produit agroalimentaire français mais l'immense majorité des entreprises dont on parle sont des entreprises qui sont évidemment des entreprises international qui ne sont pas des entreprises françaises dont les sièges sont au Pays-Bas aux États-Unis en Grande-Bretagne donc je ne parle pas d'industriel agro-alimentaire aujourd'hui français et et et l'immense majorité des produits ne sont pas des produits qui sont des produits liés à l'agriculture française très bien j'avais notre collègue tomin qui éétait inscrit en première merci monsieur le Président euh monsieur bonpard bonjour Merci pour vos propos qui euh évidemment sont éclairants dans un contexte ou euh au sein de l'Assemblée nationale euh nous cherchons à tous et bien évaluer notre responsabilité pour répondre au mal-êtres du monde agricole à la colère aussi de ce monde agricoolle et sans doute aussi trouver des solutions euh pour et bien nos filières agricoles qui font notre souveraineté française et qui pour certaines d'entre elles ont été durement fragilisées c'est ces dernières années je voulais vous poser trois questions mais qui sont toutes évidemment liées la première concerne la rémunération des des agriculteurs et j'ai récupéré et bien comment dire des des chiffres au niveau de l'Observatoire de la formation des prix et des marges pour connaître la répartition de la valeur créée par la vente de tout un panel de de produits alimentaire et je prendrai l'exemple du yaourt puisque je viens de d' territoire où la filière laitière est extrêmement importante en 2022 un yaourt nature moyen était vendu à 2 € le kilo 10 centimes pour la TVA 67 centimes pour la marge brute du distributeur 98 centimes à la marge brute de l'industriel de transformation agroalimentaire et seulement 25 centimes pour le le producteur et l'achat de la matière première je voulais savoir comment est-ce qu'on peut expliquer selon vous ces différences entre les chiffres et et pourquoi le coût payé pour la matière première est deux fois et demi inférieur à la marge du distributeur et quatre fois inférieur à la marge de l'industriel deuxième sujet qui a été évoqué par les collègues précédemment c'est le sujet émergent de la tromperie du consommateur du sentiment de tromperie qui est souvent évoqué par les agriculteurs lorsque nous échangeons avec eux je prendrai l'exemple du beurre le beurre président qui a priori est Fran pour l'immense majorité des consommateurs mais pourtant nos agriculteurs nous disent qu'il est parfois fait avec du lait irlandais donc je voulais avoir une réflexion de votre part concernant la provenance des matières premières dans les produits à la fois sousvid mais aussi surtout les produits transformés et quelle est la politique menée par votre groupe pour encourager la production alimentaire local qui permet de réduire l'empreinte carbone des produits de favoriser les savoir-faair région je crois qu'il y a là aussi un sujet d'étiquetage qui qui est sans doute prégant et puis enfin vous avez parlé longuement tout à l'heure de du poids de Carrefour Europe dans les négociations pour notre continent euh vous êtes aussi le troème distributeur mondial le groupe Carrefour est le 3è distributeur mondial avez-vous au sein de votre groupe une politique pour favoriser les débouchés commerciaux internationaux pour les produits agricoles français c'est-à-dire profiter de votre poids et de votre emprise mondiale pour créer des filières d'export pour nos produits agricoles français je vous remercie voilà trois questions merci madame la députée euh la première question c'est c'est c'est c'est une question évidemment c'est une question extraordinairement importante qui est la la répartition de la de la marge euh d'abord je voudrais vous vous vous vous donner euh même source hein observation de la formation des des prix et des marges rapport 2023 qui donnait non pas pour Carrefour mais considérer que ces chiffres sont à peu près équivalents pour le groupe Carrefour les marges net des rayons frais de la grande distribution donc marge net c'est marge brut moins fonctionnement du magasin pour pour dire les chose hein euh loyer coût de personnel coût logistique coûélectricité et cetera poissonnerie - 2,1 % donc ça signifie que quand un magasin a une poissonnerie il a une marge net négative de - 2,1 %. boulangerie - 2,7 % boucherie -1,4 %. observatoire de la formation des prix et des marges je suis pas venu avec mes mes chiffres personnels produits laitiers plus 06 %. fruits et légumes produit laitiers yaourt fruits et légumes 2,9 % volail 5,9 %, charcuterie 6,4 %. vous mesurez à travers ces chiffres de marge net qui sont assez conformes à ce qu'est la marge net d'ailleurs générale de notre secteur c'est toujours très frappé de cette ce cette thématique de des marges de la grande distribution moi je dirige un un un groupe don en France on fait à peu près 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires mon résultat en France j'ai l'avantage par rapport à d'autres collègues ou l'inconvénient d'être côté donc c'est transparent et et public ma marge net en France elle est au total au total de tout de 2,5 % pour l'industriel agroalimentaire dans l'industriel agroalimentaire en général les 7 h plus grands groupes ou les 10 plus grands groupes sont autour de 10 à 12 % nous on est à 2 et quand vous le voyez quand je le réduis au rayon frais là je viens de vous les donner observatoire formation des prix et des marches on a en gros une marge qui est entre négatif ou au maximum autour de 6 % pour le pour les produits laitiers 1 % vous voyez que pour le le le le le le la distribution les rayons frais qui sont extraordinairement importants puisqu'ils sont un faire venir ils sont un élément d'attractivité la qualité des fruits et légumes est un élé élément absolument essentiel en terme de répartition de la marge et en terme j'allais dire d'équilibre économique c'est des rayons entre 0 et 2 % de de de marge net deuxème sujet le le le le le sujet de la la transparence vous avez raison c'est c'est un sujet absolument essentiel il y a une initiative qui a été prise récemment qui me paraîttre une bonne initiative parce que vous avez raison on on on le doit et d'ailleurs monsur le Président nous l' mon tout à l'heure nous a donné des éléments sur le miel et qui était très subtile on doit la transparence de l'information au consommateurs et nous on y a aussi intérêt l'initiative sur sur l'origine qui vient d'être annoncée par lia Grégoire et auquel je crois initiative à laquelle je crois l'ensemble de de de de notre secteur souscrit je crois va vraiment dans le bon sens puis qu'elle dit quoi au fond vous devez faire figurer l'origine France quandell y est alors origine France veut dire la majorité enfin l'ingrédient principal c'est-à-dire la matière agricole est d'origine française donc si si c'est le le biscuit il faut il faut que que la farine et le blé soi français pour que vous puissiez écrire origine France si c'est un produit mixte par exemple les carot trpés il faut que les carottes soient françaises et donc toute cette toute cette cette la mise en place de de cette origine france je crois va vraiment dans le bon sens parce que elle on doit de la transparence au consommateur final personne n'a intérêt à tromper le le consommateur final et on a intérêt nous parce qu'on joue sur nos filières parce que no nos producteurs locaux sont essentiels et parce qu'on doit la vérité en permanence à nos consommateurs y compris d'ailleurs pour leur dire ce produit n'est pas français on a des on a quand vous avez des produits quand vous importez entre janvier et mars vous avez envie de faire de la ratatouille en France entre janvier et mars c'est pas tout à fait possible quand vous voulez avoir des fraises entre janvier et mars en France c'est pas tout à fait possible moi j'ai aucune difficulté parce que c'est mon métier à offrir ce choix-là au consommateur final mais on lui doit la transparence si vous avez des fraises début du mois de mars ce sont pas des fraises ce sont des fraises qui viennent du contour méditerranéen et pas de et pas de France et donc cette transparence là on la doit et l'origine info qui est en train de se développer et à laquelle je suis certain l'ensemble des distributeur souscrivent va dans le bon sens 3è question merci de nous l'avoir posé elle est elle est parfois oubliée et et et je voudrais vous dire combien quand je présentais le fait que nous étions le seul acteur international présent dans 42 pays ça signifie aussi que nous sommes le seul qui expose des produits français à travers le monde mais c'est ce qu'on fait en permanence Laurent valallet évoquait tout à l'heure reflet de France la marque reflet de France qui comme son nom l'indique ce sont des produits français à notre marque elle est exposée partout dans le monde et donc partout dans le monde nous nous fournissons des produits d'origine française à travers cette marque extraordinairement qualitative pareil pour Carrefour Bio autrement dit quand j'ouvre de nouveaux pays quand on se développe sur de nouveaux continents on le fait avec notre marque propre qui désormais représente pas loin de 40 % de nos produits dont et on reprend les chiffres de tout à l'heure l'immense majorité sont des des des produits qui sont fabriqué à partir de produits français et donc évidemment on offre des débouchés à la fois au monde agricole à la la filière France à la filière agroalimentaire française à l'industrie agroalimentaire française et donc le développement international de Carrefour profite en cela à l'ensemble de la filière agroalimentaire française vous avez une question sur le local sur local également me semble-t-il si tu m'autorises juste pour vous dire de deux éléments de à avoir en tête la première c'est que Carrefour en France à ce qu'on a appelé une initiative 0 km c'estàd qu'on essae de favoriser les contrats signé TR très très très très proche du magasin et avec des contrats simplifiés signés très rapidement et un paiement plus rapide et dans le cadre du Plan Carrefour 2026 qu'Alexandre a lancé à la fin 2022 il y a la volonté de doubler les approvisionnements en fruits et légumes à moins de 50000 km d'un magasin donc il y a un engagement de l'entreprise d'essayer de favoriser ces ces circuits c'est bon très bien alors ensuite je j'avis Jean-Philippe Tangi merci monsieur le Président bonjour merci tout d'abord je voudrais quand même saluer vos équipes qui font partie des rares équipes de grande distribution qui répondent aux parlementaires en tout cas à moi et à d'autres de mon groupe euh on n'est pas forcément d'accord sur l'issu du dossier mais on a une vraie réponse et on est voilà je tiens le salut parce que il y a très peu de grandes entreprise française ou internationale qui qui répondent au aux députés la première question totalement différente qui a été abordée pour pour le moment c'est sur l'opération enfin en tout cas la tentative d'opération de couchetar Québécois donc chaîne de grande distribution québécoise qui a été en tout cas c'est le peu d'informations qu'on a eu dans la presse et c'est l'objet de ma question bloqué par les autorités françaises Monsieur le Maire en particulier au nom de la souveraineté alimentaire en tout cas c'est le l'argument de la France c'est l'argument principal qui qui a été donné au grand public sur cette opération mais force de constater qu'on a quand même très peu d'information aussi bien ici qu'ailleurs donc ma question est simple sous la réserve du secret des affaires évidemment euh est-ce que vous avez sollicité ce blocage au nom de la souveraineté alimentaire est-ce que l'argumentaire juridique et politique a été fait en concertation avec vous c'est pas illégal hein de travailler que le ministère travaille avec un grand groupe français euh ou pas euh est-ce que cet argument de la souveraineté alimentaire a été utilisé aussi auprès de vos actionnaires pour expliquer ou non cette opération bref quels sont quand même un peu les ressorts de de de de de cette opération est-ce que vous aviez été mis au courant ou pas euh voilà est-ce que pour vous dans votre stratégie c'était vraiment un enjeu de souveraineté alimentaire ou pas et le cas échéant comment justifiez-vous que le gouvernement français soit intervenu en votre faveur en tout cas de mon point de vue pour bloquer cette opération sachant c'est pour ça poser la question que ça a été très peu utilisé c'estàd ce décret de blocage en tout cas pour des opérations de cette importance de cette envergure a été très peu utilisé et je dis très peu pour ne pas dire uniquement pour vous en tout cas pour la taille d'un groupe comme Carrefour merci monsieur le député c'est donc une opération fin décembre janvier 2021 euh en fait les choses sont allées euh d'abord n'avons rien sollicité du tout pourquoi nous n'avons rien sollicité du tout parce que tout est allé en réalité extraordinairement vite on a reçu à l'époque une une marque d'intérêt de du groupe canadien poutar qui est un qui est un groupe extraordinairement solide crédible puissant qui nous a écrit hein qui m'a écrit moi en tant que président du conseil d'administration pour travailler à un rapprochement euh début du mois de janvier a commencé à travailler et au moment où nous commencions à travailler donc j'en étais pas du tout à avoir quand je dis gens je le conseil d'administration mes actionnaires mes administrateurs et moi-même nous n'en étions pas du tout à avoir un avis arrêter sur est-ce que c'est une bonne opération pour Carrefour est-ce que c'est une bonne opération pour son développement on était vraiment en train de commencer à travailler il y a eu une fuite à ce moment-là de de de presse disant que que couchtar était en train de racheter Carrefour on était vraiment au début de la discussion donc on avait fixé ni les parités ni le lieu du siège social ni la nationalité du dirigeant ni les engagements qui auraient pu être pris en terme d'emploi en terme d'investissement et cetera on était vraiment au tout début de de discussion il y a eu une fuite de presse à ce moment-là et cette fite de presse a été suivie à l'époque d'une prise de position du du du du ministre de l'économie qui a estimé évidemment son son droit le plus plus plus strict on une discussion sur ce sujet après que les conditions en tout cas de l'époque il faut se remettre dans le le le le les conditions de température et de pression de l'époque on est dans la deuxème phase du covid il y a toute la question de l'approvisionnement alimentaire qui est présent et cetera et donc qui a dit à ce moment-là la l'expression du ministre de l'Économie a été que cette opération n'était pas la bien u parce qu'elle pouvait mettre en en à risque la souveraineté alimentaire française euh la conséquence de ça c'est que alors qu' nous étions au début des discussions la contrepartie donc le le dirant fondateur de coutar a estimé que les conditions de réussite d'une opération dans un contexte qui était un contexte absolument amical hein c'était pas du tout une opération hostile tout le fait que je n'avais aucun intérêt à aller voir ber pour lui dire est-ce que vous pourriez invoquer tel ou tel décret pour l'empêcher parce que c'était vraiment une discussion qui ne pouvait être camicale le dirigeant principal de couchtard a estimé que les conditions n'étaient pas réuni je d'une adhésion de l'ensemble des parties prenantes à cette opération cette opération s'est arrêtée comme ça voilà c'est c'est c'est vraiment comme ça que s'est déroulé l'ensemble de la séquence couchtard pardon merci Monsieur président merci pour votre réponse question liée quel que soit effectivement les les conditions finales de cet abandon de l'opération l'argument a été donné que vous aviez un rôle dans la souveraineté alimentaire de la part ENF du point de vue de Bercy effectivement vous avez cité le le contexte covid on s'est rendu compte que le le pouvoir de logistique des grandes enseignes de distribution française que ce soit bon les masques é effectivement l'épisode la plus importante mais ça aurait pu être sur d'autres produits s'est rendu compte que vos capacités logistiques et négociation était parfois visiblement de l'extérieur supérieure à celle d'un état et de la France et donc ma question est est-ce que dans vos relations avec Bercy ce ce ce pouvoir est considéré et ce que je veux dire par là c'est-ce que il y a une stratégie de filière avec même la grande distribution comment vous êtes vraiment considéré au-delà du débat médiatique vous l'avez dit tout à l'heure où quand il y a une crise la grande distribution et est accusé un certain nombre de choses on n'est pas un tribunal il s'agit pas de de dire si c'est vrai ou pas on moi j'essaie de comprendre ce qui se passe et j'essaie non plus notamment de comprendre de la part du législateur et du gouvernement comment vous êtes vraiment considéré dans la stratégie de souveraineté alimentaire du point de vue de vosre relation avec le gouvernement les autorités administratives voir la Commission européenne est-ce que ce rôle logistique considérable le votre pouvoir de marché d'acteur de marché de ma façon neutre he je dis pas que c'est positif ou négatif est-ce qu'il est considéré au-delà des crises où vous êtes convoqué en disant selon les jours vous êtes méchant ou vous êtes gentil est-ce que il y a un travail de longue haleine et par rapport aussi à l'après avant covid sur ce pouvoir de marcher ou est-ce que non merci monsieur le député c'est une question intéressante il n'est pas facile d'y répondre de manière totalement univoque et j'allais dire de de manière totalement objective puisque par nature j'aimerais que notre notre rôle notre fonction soit mieux prise en compte dans l'ensemble de la filière de l'industrie agroalimentaire et je mesure en vous disant ça que je suis probablement un peu partial en le disant si je j'essaie de développer je dirais que dans les dernières années peut-être à l'occasion des crises mais les crises servent aussi parfois à ça le rôle de la grande distribution que ça soit vous avez raison pendant toute cette période du du du du covid au fond l'initiative notamment du ministre de l'économie le travail de filière il faut se replonger on a souvent la mémoire un peu courte ou sélective mais dans dans le climat de l'époque où la grande question des premières semaines a été la la la continuation d'un approvisionnement satisfaisant il y a eu un travail de filière qui a été fait vous avez raison c'était une crise mais néanmoins il y a eu ce travail qui a été fait de travaillons sur une CR sur sur sur la filière dans son ensemble et considérons le rôle absolument central que va avoir la grande distribution dans cette filière là premier moment deuxième moment l'hyperinflation au-delà de nous sommes convoqués en nous demande de ça voulait quand même dire derrière il y a une une compréhension de on a besoin d'une grande distribution qui s'engage on a besoin d'une grande distribution qui joue son rôle à l'égard des industriels et cetera et donc deuxème moment où où où où où le rôle de grand distribution on été prise en compte est-ce que tout ça débouche ensuite de manière structurelle sur un travail sur l'ensemble de la filière et sur une prise en compte juste du rôle de de de de de notre secteur et et j'allais dire en particulier de notre entreprise probablement pas suffisant pas suffisamment mais mais mais je dirais que par rapport au passé euh on on a plutôt progressé dans la compréhension du rôle logistique du rôle extraordinairement puissant en terme d'approvision euh du du secteur de la grande distribution raison pour laquelle je je je je le disais dans mon propos je crois que vous avez un rôle extraordinairement essentiel je je je à la fois évidemment cette commission mais plus largement à travers les textes qui vont arriver à nouveau des galimka et cetera de de travail sur cette sur cette filière dans son ensemble c'est cette logique d'opposition absolument stérile qui ne sert à rien et cette idée un peu vraiment un peu ridicule qui est apparu ces dernières années de renforçons l'industriel et l'agriculteur contre le distributeur c'est tout ce qui ne fonctionne pas ça fonctionne si on arrive à travailler en filière c'est pour ça que je crois que les textes que vous allez construire sont extraordinairement importants merci euh monsieur président dernière question sur ce sujetl puis après j'aurai une autre petite série de questions pour voir abuser de Mont temp euh vous avez dit tout à l'heure bon il y a il y a des y a des sortes de produits qu'on peut pas approvisionner avec des producteurs français parce qu'il y a pas les volumes alors soit mais inversement dans cette conception de la la filière alors je sais qu'il y a droit de la concurence et que vous êtes très surveillé sur les ententes mais en même temps vous si je prends en compte ce que vous venez de dire vous avez vous-même le pouvoir de créer finalement des des filières euh Carrefour seul peut-être mais encore plus si on prend les grands acteurs de la distribution française qui a la particularité d'avoir beaucoup de de de de d'acteurs de la grande distribution qui ont un rôle français européens voire mondial donc est-ce que cela ça arrive est-ce que c'est même possible également imaginons je il y a un ministre de l'économie qui vous dit bon bah moi je veux recréer une filière pas de la clémenttine moi je veux que toutes les Clément qu'on puisse fournir le marché français en Clémentine de manière extensive VO ou en citron parce que vous ave cité les agrumes tout à l'heure en disant que on le faisait pas alors que bon on peut très bien imaginer produire des agrumes en France ou ailleurs euh enfin pardon dans dans d'autres territoires français euh est-ce que vous avez le droit est-ce que vous avez le droit de vous mettre sur la même table avec les mousquet ENF n'importe quoi les mousquetaires et le CLER vous dites bon bon bah nous on est on a tant de pouvoir de marché en France en Europe euh et on va se limiter à ça pour rester écologique est-ce que vous avez la est-ce que vous avez le droit de le faire est-ce que c'est autorisé euh que vous mettiez votre pouvoir finalement au bénéfice des filières françaises voire en en créant sur la longue durée on n'est pas l'alimentaire mais comme vous avez aussi fait des hypermarchés il y a le textile bon moi je suis Picard donc le lin me tient à cœur moi je pense par exemple au lin par qu'il se trouve que le lin est fabriqué enfin produit en Europe et particulier en France il est transformé en Asie et il est consommé en France et en Europe bon donc on peut très bien imaginer que pu et puis c'est vous par exemple le textile Carrefour euh qui euh comment dire écoulé une grosse partie de cette production voilà donc est-ce que vous vous pourriez vous avez le droit ou est-ce que ça vous intéresserait si vous avez pas le droit euh parce que notre but c'est aussi progresser de vous dire ah bah tiens on va faire une filière de transformation du lin ou en tout cas on va la susciter en disant à ceux qui produisent et à ceux qui fabriquent du textile en lin qu'on sera là de vous répondre monsieur le député je suis prétendrais pas pouvoir dire techniquement si on on peut ou pas ce que je peux dire c'est qu'en général on est suspect quand on se regroupe c'està-dire que quel qu'en soit le motif le débat sur les centrales qu'elles soi en France ou à l'étr si vous avez deux distributeurs qui se retrouou pour procéder à des achats en général compte tenu du pouvoir de marché a priori ça n'est pas ça n'est pas souhaité ou en tout cas c'est c'est scruté votre question c'est si en face il y a en quelque sorte un intérêt général suffisant pour justifier ce regroupement qui permettrait d'aboutir à un résultat collectif positif en quelque sorte quelle que soit la la filière je n'ai pas connaissance de de discussion sur ce terrain en tout cas on na jamais pris ce type d'initiative à ma connaissance au sein de la FCD ou avec les les distributeurs pour le faire il faudrait avoir une forme de pas de garantie mais en tout cas de d'appréciation un peu anticipée des autorités de concurrence que pour cet intérêt général considéré ou pour cette filière là ou au regard de l'objectif poursuivi le fait que les distributeurs français se regroupent est possible sinon je j'ai tendance à penser que compte tenu du risque et ensuite de la concurrence que ce livre Les enseigne à priori ce serait pas le le mouvement je n'ai connaissance en ce moment que de quelque chose qui s'en rapproche qui est pas exactement ce que vous visez mais en Angleterre l'autorité de concurrence anglaise en fin d'année dernière a pris une décision alors que je qualifierai de en bon français de soft la mais consistant à dire si tous les distributeurs anglais les distributeurs anglais pourraient se regrouper pour acheter en commun alors pas des produits anglais mais des produits d'importation alors de mémoire banane cacao café pour élever les standards de production à différents égards et permettre al soit une concurrence équitable avec d'autres types de produits soit pour les besoins d'un salaire desessent soit et cetera donc la seule en France je crois pas qu'il y a d'initiative correspondant à ce que vous indiquez la seule dont j'ai connaissance qui se passe sur un terrain un petit peu différent mais qui est travaillé en ce moment par nos homologues anglais exclusivement anglais sur un territoire un peu différent c'est celle-ci ça répond pas exactement à votre question mais c'est c'est ceon j'ai connaissance après il y a des internationales qui sont qui sont des des des coalitions international moi par exemple je je préside la coalition de notre secteur de ce qu'on appelle le Consumer good forum qui qui représente tous les grands industriels mondiaux et tous les grands industriels mondiaux sur la déforestation et donc des engagements collectifs que nous prenons sur les filières clés de la déforestation mais là encore ce sont des engagements j'allais dire volontaires nous ne sommes pas concurrents et nous n'achetons pas en commun chers collèges vous a encore des questions allez-y dernière question merci monsieur le Président dernière question c'est sur les conséquences de de la transformation de la grande distribution particulier la stratégie de Carrefour alors dans les informations publiques que j'ai pu trouver votre plan stratégique pour 2026 il y a plusieurs objectifs qui peuvent interroger sur la souveraineté ses conséquences sur la souveraineté alimentaire française alors vous en avez parlé il y a le fait d'atteindre 40 % al dites que vous l'avez déjà atteint donc si vous l'avez atteint 2 ans ah 2 ans en félicitation 40 % en 26 voilà c'est ça donc 40% mais j'avais entendu 40 % euh donc de produits marque distributeur si j'ai bien compris enfin en tout cas dans lequel vous jouez un rôle dans à la fois la distribution et la production la conception marketing j'imagine et donc la capacité ou pas de valoriser la souveraineté française j'ai vu alors si j'ai bien compris que vous vous cherchez aussi à développer les distribution de proximité euh alors on le voit d'ailleurs vous avez investi on le voit dans nos communes rurales moi je les vois dans les miennes qu'on une entreprise un enseigne de proximité c'est plus du tout enfin vous avez investi dans le visuel dans mobilier bon effectivement on voit qu'il y a une stratégie là-dessus de mon point de vue alors est-ce que ça a des conséquences sur votre stratégie de de d'alimentation en proximité parce que c'est plutôt la même logistique donc comment on fait pour concilier le maintien de prix abordable puisque bon dans la contexte de crise du pouvoir d'achat j'imagine certes les gens veulent de la proximité mais enfin pas à n'importe quel prix donc comment on fait pour maintenir la production française moi ma petite échelle je fa un peu ce que fait le président tout à l'heure avec le miel bon je regarde toujours euh moi je ne mange que français j'ai j'ai ce luxe de pouvoir le faire enfin je regarde quand même le prix bon quand même j'ai quand même remarqué que plus l'enseigne est de proximité donc petite quand même plus c'est difficile de trouver des produits français euh donc est-ce que c'est cette intuition est est fausse ou est-ce que c'est quand même une réalité c'est-à-dire que plus le effectivement on est dans des petites enseignes est-ce que pour maintenir le prix pas trop élevé par rapport à la logistique vous devez sacrifier euh la l'alimentation française c'est une question ouverte he c'est pas j'en sais rien moi moi je remarque ça donc est-ce que c'est vrai ou pas j'ai pas trouvé de de sources là-dessus euh autre question par rapport à votre stratégie vous voulez développer euh ce modèle de grand frais euh potager City alors d'ailleurs on parle de souveraineté alimentaire française chez Carrefour il y a un petit problème de souveraineté linguistique he je tiens à le dire parce que vos slogans général euh ça a donné lieu à un nombre de courriers à vos service les pauvres mais moi je lâcherai jamais mais franchement c'est c'est pas possible pour moi donc là nouvelle exemple potage je sais pas trop ce que ça apporte enfin en tout cas le le le le qu'est-ce que ça a comme conséquence sur la l'approvisionnement français est-ce que le but c'est donc d'une distribution de de de produits français de proximité euh voilà bon je pourrais citer d'autres exemple j'ai pas ass si quand même le le le l'inverse de la distribution à petite échelle euh internet la numérisation euh inversement voilà le fait de pouvoir concentrer dans des entrepôts euh la logistique puis la distribution est-ce qu'au contraire ça favorise les gros volumes français qu'est-ce que ça a comme conséquence qu'est-ce que ça a comme conséquence aussi sur sur ces stratégies de souveriné alimentaire voilà excusez-moi c'est un peu Fouli parce que il y a j'ai pas voulu faire trop long finalement je suis trop long mais qu'est-ce qu' a ça conséquence sur la souvainté alimentaire tous ces grands choix stratégiques au-delà de la de la com et des crises quand vous faites ces arbitrages quand vous faites ces annonces est-ce que vous le prenez en compte moi je l'ai pas vu dans vos annonces dans aux actionnaires peut-être autre chose à faire mais ce qui m'interroge c'est est-ce que vous le dites au grand public ou ici parce que ça fait bien et que c'est une attente des consommateurs et quand vous vous expliquez cette stratégie aux actionnaires ça disparaît en tout cas bon j'ai pas lu tout ce que vous avez dit mais dans les grandes lignes de ce que j'ai lu de V vos discours et de de votre présentation c'est quand même moins mis en avant alors que ça a quand même des ces décisions stratégiques peuvent quand même avoir des conséquences très importantes de mon point de vue sur la réalité de de l'approvisionnement en produit français je vous remercie merci de cette série de questions monsieur le député euh vousvez raison la la une des grandes spécificités à la fois de Carrefour et du plan qu'on construit et et vous le verrez notamment par rapport à à un certain nombre des m concurrents qui sont soit déjà passés soit soit soit vont venir devant devant vous c'est que nous avons tous les formats de magasin Carrefour c'est un c'est un modèle historiquement qui va du très grand hypermarché nous avons créé à Saint- jeun VI des bois jusqu'au tout petit Carrefour Express et même plus petit dans une dans une station essence d'une marque bien connue donc on maîtrise tous les formats de magasin on a fait le choix j'ai fait le choix stratégique il y a quelques années de d'accélérer le développement de la proximité et donc on aura ouvert en 6 7 ans euh autour de 6000 nouveaux magasins dans une très grande partie en France pour mailler le territoire et et je vous remercie de de de de dire parce que je crois que c'est une réalité que on contribue alors pas à la souveraineté alimentaire mécaniquement en le faisant mais en tout cas à une forme d'aménagement du territoire quand on installe un Carrefour City un Carrefour Contact un Carrefour Express même si euh vous n'aimez pas les appellations mais en tout cas les magasins je je j'espère que si euh parce qu'au fond on ouvre des magasins dans des territoires qui évidemment n'ont pas la capacité à accueillir des plus grands magasins et qu'on se rapproche le plus possible de de de nos clients et on contribue au maillage du territoire et on en ouvre à un rythme extraordinairement rapide quand je dis on c'est on avec des partenaires entrepreneurs puisque ce sont des entrepreneurs qui franchisai qui ouvrent ces magasins là et puis ensuite on construit avec eux euh un magasin on réfléchit au marketing de ce magasin on réfléchit à son offre sur l'offre euh je suis désolé que vous ayez eu ce sentiment parce que pour le coup il ne ne ne correspond pas à la réalité j'allais presque dire inversement normalement dans nos magasins de proximité le le avec des des des des assortiments plus petits euh les circuits ultra courts euh la la présence des des de de de de de produits qui qui sont des marqueurs de souveraineté alimentaire qui sont des marqueurs de l'riculture française sont sont sont plus importants vous avez eu un sentiment inverse qui qui peut exister dans un magasin mais c'est normalement pas du tout ce qu'on ce qu'on ce qu'on cherche à exprimer et et ce qu'on exprime avec vous avez raison cet effet qui est un effet là aussi lié à notre diversité de format nous avons des prix qui sont différents entre nos grands hypermarchés et nos magasins de proximité évidemment les coûts de loyers sont pas les mêmes les cous logistiques sont pas les mêmes donc le le le le le le coût le prix des magasins de proximité est plus élevé que les prix des hypermarchés parce qu'évidemment les les coûts associés sont sont sont beaucoup plus importants de la même manière la la la la la la la la numérisation la digitalisation de nos activités n'a pas d'impact mécanique sur la souveraineté alimentaire parce qu'en fait la la la digitalisation ne conduit pas à la massification j'allais presque dire au contraire ce qui était très massifié c'était l'hypermarché l'hypermarché c'est un modèle logistique totalement massifié des très gros volumes qui partent vers un seul magasin d' certaine manière c'est le plus simple c'est plus massifié plus vous avez de petits points de vente plus vous avez de la livraison à domicile associé au digital plus vous avez des flux logistiques différents qui démarrent on est aujourd'hui le grand leader de la livraison à domicile et donc la livraison à domicile c'est des flux logistiques qui partent d'un peu partout parfois très grands entrepôt parfois d'entrepôt de taille moyenne parfois de nos magasins puisque nos magasins servent de de de centre de préparation et de commande et donc là on a un éclatement des des des des flux logistiques en revanche et et ça c'est une une priorité permanente dans dans notre communication et surtout dans nos actions alur vaer citer tout à l'heure j'avais fait cette annonce au moment de de de Carrefour 2026 le doublement de l'approvisionnement en en circuit court donc on a doublé l'objectif que nous fixions de d'approvisionnement à moins de 50 km c'est un engagement qu'on prend à la fois parce que les consommateurs nous le demandent parce que vous le savez les consommateurs aiment les circuits courts et plus vous avez des circuits courts plus vous avez la mise en avant des agriculteurs et des producteurs locaux plus il y a de la satisfaction client et donc pour ça on a beaucoup travaillé à essayer d'enlever les irritants pour l'agriculteur qui était quand on avait des contrats de 20 pages et des paiements à plusieurs semaines ça ne convenait évidemment pas au monde agricole et donc on a simplifié ça et on a réduit nos paiements à un délai d'une semaine on avait on avait jusqu'àors des schémas qui n'allaient pas pour les petits agriculteurs donc on travaille beaucoup à ces circuits courts et à ces et et et et à ces filières qualité parce que c'est vraiment un marqueur de notre transition alimentaire pour tous hein qui vous le savez notre raison d'être c'est vraiment un marqueur pour nos clients et vous le savez c'est une compétition avec mes mes mes mes mes mes petits camarades et et et chez Carrefour le marqueur c'est la transition alimentaire pour tous et c'est cette capacité d'amener le plus de qualité alimentaire au plus grand nombre là où un certain nombre de mes concurrents sont uniquement centrés sur le prix ce qui est un truc tout à fait respectable mais donc c'est vraiment le positionnement que nous avons si c'est le positionnement vous savez le consommateur vous connaissez bien les consommateurs il se trompent jamais il voit les choses donc ça ne fonctionne que si il se dit c'est pas du marketing et c'est une réalité de ce qui se passe dans mes magasins c'est très perfectible mais c'est c'est c'est la voie dans laquelle nous sommes engagés très bien j'avais ensuite Jordan Guitton oui merci monsieur le Président merci à vous pour votre présence j'avais des des petites questions en complément il y avait un sujet qu'on a abordé à l'Assemblé nationale sur la string flion je essayer de bien le prononcer votre groupe j'ai vu notamment les les signals dans les rayons de consommation dans les magasins et avez-vous quand même connaissance de pratique de la part de votre groupe par le passé de ce ce type de ce type de pratique à la fois commerciale dans la gestion des des stocks et des prix oui je je je je dois être même celui qui en a dénoncé le l'existence à la à la fin du mois d'août dernier quand quand on a réalisé euh euh en regardant les prix les les nouveaux produits arrivés dans nos rayons que cette pratique avait tendance à se à se développer euh qui est une pratique donc qui consiste à avoir à la fois moins de quantité et un prix qui augmente et là pour le coup en terme de transparence vis-à-vis du consommateur qui n'est pas acceptable donc on l'a dénoncé on a voulu aller jusqu'au bout entre guillemets de la dénonciation sans plaisir de le faire on l'a énoncé dans les magasins donc on a dit à nos consommateurs quand vous êtes dans un magasin ce produit fait l'objet d'une streflation alors c'est pas comme ça qu'on l' exprimé on l' exprimé en en termees plus intelligiblebl de de manière à ce qu'il y ait beaucoup de transparence pour pour nos consommateurs je pense que ça a eu un effet important d'abord on a un certain nombre de nos concurrents qui nous ont suivi donc c'est très bien et d'autre part je pense que les industriels qui pouvaient pour C tre éventuellement un peu tenté par cette pratique là sont en train d'en d'en réduire la volume la la volumétrie et j'espère que que que ce phénomène et le les parlementaires se sont aussi saisis de ce sujet vous le savez j'espère que ce phénomène est en voie d'atténuation forte parce que ce n'était pas acceptable au moment où il y avait plus de 20 % d'inflation sur 2 ans qu'en plus on a une réduction des des des des des quantités donc c'est pour ça que je m'étais exprimé à la fin du mois d'août sur ce sujet merci et du coup bon comme on est dans la commission rente alimentaire moi j'aimerais vous poser la question par rapport au au marché du bio euh pourquoi cela ne ce qu'on on a essayé de chercher les les raison de la la perte de souveriné alimentaire et notamment de la perte de de part de marché dans de cette filière pourquoi cela fonctionne pas selon vous c'est c'est un problème de de pouvoir d'achat de notamment des des des des Français c'est des problèmes d'habitude de consommation c'est une mentalité d'achat qui n'est pas présente d'abord deux choses euh la la la la la le mouvement vers le bio c'est un mouvement extraordinairement puissant des deux décennies précédentes euh la poussée vers le bio a été extraordinairement puissante avec des chiffres d'augmentation à deux chiffres souvent avec un 2 un 3 ou un 4 devant le premier chiffre donc la pétence des consommateurs vers le bio a été extraordinairement puissante j'en ai fait moi un élément absolument central de notre stratégie parce que nous sommes le leader du bio et on l'ai de plusieurs manières d'abord parce que on source euh des produits bio je je disais que à l'intérieur de nos 30000 producteurs partenaires 5000 étaient des des des producteur bio à travers notamment la marque Carrefour Bio à qui on a donc donné des engagements de volumétrie et de prix pour réaliser ces fameuses conversions au bio qui sont extraordinairement complexes pour des agriculteurs donc et puis par ailleurs on a ouvert des points de vente à la fois dans nos grands points de vente avec des shopping shop des magasins dans les magasins consacrés au bio mais aussi en ouvre rend un certain nombre de magasins spécialisés qu'on a qu'on a développé ces ces dernières années avec le covid d'une part qui qui a créé une tension très forte sur le modèle de l'approvisionnement qui fait que le conventionnel a été un peu privilégié au bio pendant cette période où il y avait de la tension puis avec l'hyperinflation qui a créé une contrainte de pouvoir d'achat extraordinairement forte sur les consommateurs le marché du bio a calé veut pas dire qu'il est passé en déclin très puissant mais la croissance du bio à a été a été arrêté avec des conséquences lourdes pour un certain nombre d'agriculteurs et c'est un sujet très fort pouragriculteur pour le monde agricole français qui pour certains s'était engagé dans des conversions au bio sans être nécessairement soutenu par par par par une enseigne et qui se retrouve au milieu du gay en se disant mais comment je vais faire alors que j'ai des coûts de conversion qui sont très importants et qu' a plus de marché en face donc c'est un sujet pour le monde agricole qui est très important moi je reste convaincu et c'est le travail qu'on fait que c'est un moment de tassement il est difficile mais je suis certain que la pétence vers le bio va demeurer la demande de qualité alimentaire est là et donc on continue à investir on investit à la fois avec des prix assez bas sur un certain nombre de produits bio des centaines de produits bio qu'on peut trouver à des prix bas parce que il faut combattre cetteidé cette idée de cherter du bio et il faut aider les consommateurs à y avoir accès donc on a des centaines de produits qui sont à moins de 2 € 200 produits qui sont à moins de 2 € sous marquef bio pour que il y ait un accès à ces produitsl pour le plus grand nombre de consommateurs on continue à ouvrir des des des des des des magasins biosbon et et sobio et on continue à investir dans cette filière au côté du monde agricole parce que c'est un c'est une tendance forte et qui exprime de la qualité alimentaire et je veux croire et les derniers chif le montre un peu qu'on est en train de retrouver un un frémissement de progression du de la filière bio peut-être une question plus plus courte sur notamment la rémunération des des agriculteurs avez-vous connaissance dans la dans la pratique de de vos prix dans vos centrales notamment d'achat en dessous du coût de production agricole pour un agriculteur ou une coopérative alors dans dans notre centrale ça ne peut pas exister puisqu'on on ne négocie pas avec les agriculteurs euh non je n'ai pas connaissance de de ça non avez-vous connaissance de pratiques déloyales notamment euh qui inclu par par exemple des paiements retardés ou des annulations unilatérales de commande de produits périssabl peu avant la date de livraison écoutez là j'en ai pas connaissance je sais pas si si ça fait référence à quelque chose que si si si jamais en tout cas vous aviez des éléments sur des pratiques de Carrefour qui posaient questions ou en tout cas qui vous étaient remonté et sur lesquelles vous vous interrogiez ou en tout cas vos interlocuteurs s'interroge on sera vraiment tout à fait prêt à à échanger à expliquer si jamais on constatait quelque chose mais en l'état non et donc j'aurais une dernière question par rapport à à vos franchisés qui est en lien avec le le pouvoir d'achat de de de de nos compatriotes euh je parle pas seulement du du livre qui a pu être écrit contre vous mais je parle aussi d'un témoignage que j'ai que que j'ai recueilli euh dans franchiser de votre groupe pas forcément d'ailleurs dans mon département d'origine euh est-ce que finalement vous ne vendriez pas un petit peu plus cher à vos franchisés et donc ce qui ferait augmenter le coût de la vie de certains de nos concitoyens dans vos magasins franchisés non non non pas du tout euh c'est pas le modèle de la franchise puisque nous on a besoin de magasin franchisé qui qui fonctionne bien et qui a une concurrence pour les franchisés avec no nos principaux concurrents vous savez on ouvre aujourd'hui 250 magasins en franchise par an on a 6000 candidats pour ces 250 magasins on a 6000 magasins qui sont développés en franchise euh et donc notre objectif à nous moi j'ai un objectif majeur c'est que euh on est des franchisés euh qui réussissent qui investissent qu'ouvre de nouveaux magasins qui soient compétitif parce que un un consommateur quand il rentre dans un magasin à Carrefour il se pose pas la question de savoir si un magasin intégré ou un magasin franchisé hein c'est ça porte la marque Carrefour donc pour nous ce sont des partenaires à part entière pour 99 % d'entre eux on a des relations qui sont des relations qui se déroulent bien avec des investisseurs avec des partenaires euh euh qui investissent quand vous avez un réseau de cette taille vous avez forcément quelques franchisés pour lesquels la situation est plus difficile je m'is joui jamais parce que c'est une mauvaise nouvelle on cherche à avoir des partenaires qui vont bien mais au global la franchise et le développement en franchise est un axe absolument essentiel du développement de Carrefour an lorblin merci monsieur le Président messieur merci infiniment effectivement de de nous livrer un peu votre vision des choses dans ce contexte où effectivement nos agriculteurs nous demandent d'être très vigilants pour assurer notre souveraineté alimentaire vous avez dit un certain nombre de choses qui pour moi méritent d'être clarifié donc si vous voulez bien je je les reprendrai j'avais simplement une première question euh vous avez évoqué la question de la transparence on a parlé de la question de l'étiquetage euh ça fait aussi enfin je crois que votre comm communication de groupe est aussi importante dans cette question de de transparence et on a pu voir et ça a fait l'objet d'ailleurs d'échange dans l'hémicycle des campagnes de communication j'ose le dire assez scandaleuses venant de de votre groupe notamment par le biais de la RATP qui vont enfin qui va cette opération clairement à l'encontre de nos éleveur je fais référence à ce titre là à votre campagne de beurre de beurre sans lait de beurre sans animal de beurre végétal euh disant que le beurre Flora pour ne pas la citer n'avait jamais vu une vache et donc l'on pouvait faire du beurre sans sans animaux donc euh quel est le poids dans votre groupe de ces lobes animalistes végan qui promeuv des produits consonance végétale ou en tout cas euh allant à l'encontre de notre élevage et de nos éleveurs et et et dans la même idée cette question de l'étiquetage effectivement vous avez parlé de votre dispositif origine France cette question de la transparence qui est évidemment indispensable pour les producteurs mais en fait on voit pas Parin moi j'ai pas réussi à avec vos propos réussi à comprendre véritablement la stratégie qui est la vôtre sur cette question de la transparence de l'or ine française des produits que vous proposez au consommateurs parce que notamment un certain nombre de produits sembl-il plutôt d'origine étrangère ne respecte pas véritablement ce que vous avez pu nous dire ce matin et crée encore le doute dans la tête du consommateur lorsqu'il il achète il achète ses produits donc quels sont de votre de votre part les initiatives qui font que véritablement notamment sur l'emballage sur l'étiquetage le consommateur très rapidement a connaissance de ce qu'il va acheter parce que le prix est très souvent évidemment mis en évidence donc c'est ce qui va attirer le l'attention du consommateur et ensuite si vous voulez aller plus loin dans la recherche de l'origine il faut véritablement que vous preniez le temps de consulter de retourner de de de décortiquer plus exactement l'emballage donc quel est vous du point de vue de votre groupe la stratégie que vous mettez sur la question de la transparence à la fois pour informer à juste titre consommateur mais aussi pour sauvegarder nos éleveurs notamment par le BIA de vos opérations de communication qui sont pour les dernières en tout cas plutôt à l'encontre de nos filières merci madame la députée pour ces de question je vais prendre la première la deè d'ailleurs un peu la même logique néanmoins au fond ne s'oppose pas pour nous le fait d'être le premier vendeur en France de produits carnet et le fait d'avoir des ambitions sur les protéines végétales nous avons des consommateurs nous avons des clients on a des millions de clients vous le savez qui souhaitent avoir accès aux protéines végétales notamment d'ailleurs pour des questions d'empreunte carbone ou des questions de choix personnel de de d'alimentation euh mon rôle ma mission c'est de leur offrir le choix c'est de l'ofrir le choix c'est qu' consommateur là je peux pas dire il y a une nouvelle tendance extraordinairement puissante qui se développe il y a un certain nombre de consommateurs qui sont attachés qui qui qui qui ne veut plus prendre des protéines animales à ces consommateurs là je ferme la porte en disant non c'est pas chez moi moi mon rôle et je comprends vous ne partagiez pas non mais je je peux comprendre que vous ne partagiez pas cette ce ce point de vue là mais comprenez bien et je suis sûr que vous avez autour de vous des gens dont c'est le cas qu' il y a un certain nombre notamment de jeunes consommateurs qui qui qui souhaitent avoir accès à des protéines végétales parce qu'ils ont une conviction forte notamment sur l'empreinte carbone et en effet on développe des gammes de protéines végétal al là il se trouve que c'est avec un partenaire mais même dans ma marque propre j'ai un certain nombre de protéines végétales que je développe ça m'empêche pas d'être le premier vendeur de produits carnet et d'investir sur ces rayons là extraordinairement puissamment parce que mon rôle c'est d'être un distributeur universel de de de de produit et de capter aussi les les nouvelles tendances et donc vous pouvez considérer je comprend hein que que ça s'oppose mais j'ai des concurrents qui par nature peuvent le faire et d'autre part j'ai des clients qui me le demandent et donc à mes clients qui me le demandent s'ils vont pas chez Carrefour ils vont aller ailleurs et donc il est logique que je sois capable de leur dire écoutez sur les protéines végétales j'ai développé une gamme je travaille comme ça voilà la qualité des produits que je développe et et et ça n'empêche pas pour autant de continuer à investir dans nos filières de produits carnet qui sont absolument essentiels au faire venir de l'immense majorité de de de de nos clients oui un mot sur l'origine France et notre pratique pour renseigner le consommateur sur sur l'origine notre priorité et là aussi Alexandre l'a dit c'est aussi un un domaine dans lequel on peut avoir des imperfections et où on est contrôler il y a même plus des contrôles qui ont été qui ont été digantés au moment de la la crise agricole mais notre priorité est évidemment la bonne information du consommateur et on s'appuiie sur les recommandations du Conseil national de la de la consommation en la matière donc si vous avez en principe et encore une fois il peut y avoir des des erreurs mais si en principe vous avez un marqueur euh français que ce soit une carte de France un drapeau français enfin voilà des indicateurs qui sont dessus ça veut dire chez nous en terme d'instruction que l'origine de l'ingrédient primaire et de la matière première agricole est française est française et si c'est un produit euh multi-ingrédient il faut que ce soit majoritairement français sinon en principe nous ne mettons pas euh le fait qu'il y a enfin nous en terme de marketing entre guillemets nous ne mettons pas la France un drapeau la carte et cetera donc c'est la politique marketing que nous avons qui est liée aux instructions qui sont données par le Conseil national de la consommation par [Musique] ailleurs par ailleurs c'est évidemment pardon par ailleurs c'est évidemment notre notre intérêt alors probablement quand vous allez en magasin vous le voyez trop peu c'est qu'on fait pas ass bien notre travail parce que c'est évidemment notre intérêt de mettre en avance cette origine France le le le consommateur il nous demande d'ailleurs moins l'origine France que l'origine locale ce qui ce qui touche le plus le consommateur final aujourd'hui hein et évidemment on a une connaissance très approfondie de nos clients c'est de savoir que c'est euh le producteur qui est à moins de 10 km que c'est l'éleveur qui est à moins de 10 km et cetera et donc vous je sais pas si vous venez souvent dans dans dans nos magasins mais dans dans l'immense majorité de nos magasins euh ces dernières années on a on a énormément renforcé non seulement la la la la la la le visuel de quel est le vendeur quel est le producteur quel est l'éleveur derrière ce produit mais même la présence physique euh de de de nos producteurs on a beaucoup de nos magasins dans lequel les vendredis les samedis vous avez des producteurs des éleveurs des coopératives qui viennent pour présenter leurs produits on le fait parce que c'est intéressant pour eux on le fait aussi très égoïstement parce que c'est important pour nous dans la relation que nous avons avec avec nos clients et et et vous savez on on imagine parfois que le distributeur va le faire pour un peu tromper le client et obtenir un achat sur la durée on croit fermement qu'on le paye c'estàdire que le consommateur qui constate dans un magasin que l'étiquetage est mal fait sur le prix sur l'origine ou sur autre chose il y a toutes les chances qu'au bout d'un moment il viennent plus chez vous donc on a bien sûr une exigence réglementaire bien sûr une exigence vis-à-vis des engagements mais aussi parce que le client il veut pas il a toutes les capacités au bout d'un moment pour vérifier peut-être pas la première fois mais qu'on le trompe très bien merci je je précise juste on va un peu déborder mais on a déjà une enfin une audition à 11h B on va prendre un peu de retard parce que rapporteur aussi une question je vais vous laisser poser encore l'une ou l'autre question mais on raccourcit les questions on raccourcit les réponses s'il vous plaît pour pas faire trop attendre monsieur Guillaume merci beaucoup je bon je partage pas complètement les pas pleinement satisfaite de de vos éléments de réponse mais mais je les ai entendu mais ceci étant pour faire juste écho sur le fait que vous puissiez payer à postériori après l'attitude entre guillemets que vous pourriez avoir y a il peut quand même y avoir des des sujets sur la question des promotions où on voit qu'il y a quand même parfois des tarifs qui semblent avantageux en matière de promotion qui sont en réalité pas tout à fait le cas si vous comparez votre ticket avec un tarif habituel donc parfois il y a une stratégie de One Shot qui peut aussi être adopté par les grandes distributions peut-être pas avec vocation de fidéliser la la clientèle mais en tout cas qui qui peut être alléchante euh sur la la question je voudrais revenir sur l'engagement dont vous avez un peu parlé sur les circuits courts les produits de proximité et faire un écho avec les centrales d'achat à l'étranger alors si on est bien d'accord sur ce que vous avez dit les centrales d'achat aujourd'hui qui existent à l'étranger nonont quasiment aucun autre intérêt si ce n'est euh le seul critère des dates butoires glissantes c'est le seul intérêt aujourd'hui que vous voyez à la présence enfin je voilà je je demande juste une confirmation par rapport à à ce que vous avez dit et donc il n'y a pas d'autres intérêt majeur à avoir des centrales d'achat à l'étranger ou sinon lesquels voilà peut-être que ça mérite d'être précisé parce que très honnêtement ça me semble un peu réducteur de réduire cet avantage d'avoir des centrales d'achat à l'étranger simplement sur la question de la date butoire mais je voudrais simplement avoir votre confirmation euh si si on se place d'un point de vue d'un d'un agriculteur d'un exploitant euh pour qu'on comprenne bien les les rapports qui pu peut y avoir entre le le premier maillon de la chaîne et et jusqu'à vous est-ce qu'aujourd'hui vous avez tous les dispositifs juridiques de manière à ce que un agriculteur un exploitant qui est à proximité de l'un de vos magasins puisse vendre ses produits dans votre magasin vous vous nous avez parlé de cet engagement 0 km alors après vous avez parlé d'un d'un autre système 50 50 km ENF j'ai peut-être clarifier est-ce qu'aujourd'hui très concrètement un agriculteur qui viendrait vous trouver viendrait trouver un V directeur de magasin peut vendre ses produits dans votre dans votre groupe ou est-ce nécessaire qu'il passe au regard de de l'engagement que vous avez pris et dont on a parlé précédemment on est obligé de rentrer dans ce système de négociation par filière avec ces centrales d'achat voilà est-ce que on peut avoir une négociation est-ce qu'on a les les les outils aujourd'hui qui permet cette juste négociation entre un magasin et un producteur local de manière à ce que dans le le le magasin on retrouve les produits nos producteurs locaux et une petite question aussi afférente sur la question des magasins de proximité moi je suis principalement en zone rurale donc c'est vrai que je connais très peu ces magasins de proximité mais il y a quand même quelque chose qui m'a interpellé euh vous dites que euh le prix est différent parce que vous avez des charges plus importantes où est-ce que c'est la marge que vous avez plus importante sur ces magasins de proximité c'est-à-dire que on part du principe que dans tous vos magasins quel qu'il soit de proximité ouou de plus grande taille les prix d'achat des des produits sont les mêmes et ensuite se surrajoute les charges d'après ce que j'ai compris plutôt oui mais ça me semble un pe étrange parce que dans certaines alors évidemment en région parisiennees les loyers sont totalement autres que en province mais ça me semble assez réducteur d'expliquer l'augmentation des prix qui sont clairement plus importants dans les magasins de proximité simplement par les charges afférentes qui seraient plus importantes est-ce que dans ces magasins la marge est supérieure ou pas merci beaucoup faire vite parce que vous avez non je fais vite pardon si vous n'avez pas totalement saisi le le point sur l'intérêt du bureau d'achat c'est évidemment pas les dates butoires l'intérêt non non non non non non non non c'était une réponse à une question qui était quelle est la différence juridique non non l'intérêt pour nous c'est pas la date butoire l'intérêt c'est quand je discute avec Monsieur Pepsi Cola donc ça c'est mon intérêt la seule différence juridique c'est les dates butoires d'accord c'est que c'est une date butoire glissante mais l'intérêt l'intérêt pour Carrefour on l'a pas fait pour la on l'intérêt économique c'est exactement donc l'intérêt c'est de massifier et d'avoir une négociation unique la seule conséquence juridique la seule différence juridique c'est les dates butoires glissantes l'agriculture l'agriculteur local il peut toujours évidemment avoir accès à un magasin et venir avec ses produits on a on a pas d'obligation juridique de faire parce que ça ça dépend de savoir si on a la bonne qualité si on a le bon prix et cetera et cetera mais on a des dispositifs de référencement à trois niveaux soit vous êtes référencé au niveau national parce que vous avez la taille critique soit vous êtes référencé au niveau régional je suis en Bretagne et donc je suis capable de couvrir la Bretagne soit parce que j'ai une toute petite taille je suis référencé au niveau local dans mon magasin et les directeurs de magasin ont la capacité à référencer un nouvel éleveur ou un nouveau producteur dans dans n'importe quel domaine ça veut pas dire qu'il y a d'obligations juridiques de faire évidemment parce qu'il y a plein de conditions sont des conditions de qualité de prix et cetera et cetera trè question si la grande différence il y en a il y en a qu'une c'est que le le le coût d'un magasin de proximité c'est d'ailleurs pour ça que Carrefour a inventé l'hypermarché à l'époque hein c'est parce que c'est un c'est un modèle standardisé efficace avec des gros volumes et donc des effets d'échelle et donc vous voyez bien quand je dis ça inversement les magasins de proximité plus ils sont petits moins vous massifiez plus votre logistique au produits coûteent cher plus vos coûts du travail sont élevés plus les loyers alors c'est pas le cas en zone rurale sont élevés mais c'est le cas évidemment dans le centre de Paris par rapport à à au reste de l'île-de-fance et donc les coûts d'un magasin de proximité sont beaucoup plus élevés qu'un magasin d'hypermarché qui massifie et qui a des effets d'échelle très bien j'avais le rapporteur qui avait encore une question oui merci beaucoup donc je je je rappelle ma ma demande he sur les les les revalorisations sur la production agricole si vous pouvez nous donner les 3 années précédentes je vous avez dit 90 millions pour 2018 mais ça me semble important euh sur ce point euh le le le ministre lors de la mobilisation agricole ministre de l'Économie a a indiqué euh la mise en place de 2000 contrôles sur le la fraude euh à l'origine France et sur les 2000 contrôle il y a 683 établissements qui ont été euh euh identifiés comme présentant des des des anomalies alors on connaît pas la ventilation entre les Ines mais euh à à moins que vous vous nous disiez que Carrefour n'était pas concerné c'est ça représente quand même un tiers des des établissements ce qui est quand même ce qui est quand même énorme comment on a fait pour en arriver là euh toujours dans la dans le dans le contexte où vous seriez autant concerné que les autres enseignes mais vous vous pourrez nous le préciser et et et quelles sont les mesures que que que qui ont été mises en place jusqu'à maintenant pour éviter ces anomalies pour pas dire ces fraudes et et et celle que vous avez mis en place depuis ces ces contrôles euh en effet les contrôles se sont intensifiés toujours mettre ça en relation je sais que c'est c'est c'est ça peut vous pas paraître mais c'est la réalité avec le fait que nous avons des dizaines de milliers de produits hein et donc sur les dizaines de milliers de produits je parle pour moi mais je parle pour mes confèire il peut y avoir une erreur d'étiquetage une présence de l'origine France qui ne devrait pas être et cetera donc il y aura toujours des anomalies on a eu nous je crois 29 he c'est ça 26 enquêtes on en a trois où on a relevé une anomalie d'ors et déjà et on a passé un un un accord pour 20000 € avec avec les autorités donc troisù on a une anomalie les autres sont en cours on en trouvera d'autres moi je ne suis absolument pas je trouve que ces contrôles nous font progresser on aura jamais un 100 % de réussite sur tous les produits on trouvera toujours des anomalies encore une fois on référence tous les jours des centaines et des milliers de nouveaux produits on trois par rapport à notre marge par rapport à notre masse de produits c'est très peu c'est trop mais c'est très peu et donc voilà vous avez exactement le résultat on a aujourd'hui 26 enquêtes trois ont abouti sur des transactions de 20000 € que nous avons passé euh avec l'administration concernée merci beauc merci beaucoup euh 26 enquêtes mais vous avez pas le nombre de de contrôle c'estàd que là là on voit parce que bon c'est on on est quand même encore une fois sur un/3 des contrôles qui donnent lieu à à une anomalie ce qui est quand même assez considérable vous vous vous n'avez pas le la la proportionnalité sur sur vos enseignes le nombre de contrôle complet dont on a fait l'objet il y en a sans doute plus que 26 non mais donc je je présume que j'ai pas le chiffre en tête mais on pourra vous le donner ce qu'on peut vous dire c'est qu'il y en a 26 qui ont conduis un échange avec l'administration parce qu' elle a estimé qu'une irrégularité avait été elle avait relevé une irrégularité trois qu'on a reconnu 23 qui sont en cours d'instruction on vous donnera le le nombre total d'enquête dont on a fait l'objet je retiens également votre demande sur la revalorisation agricole et la demande de Monsieur le Président sur la filière apicole et nos marques et la répartition du miel français ou pas on vous on vous décrira ça complètement oui pour les pour les réponses ça serait bien de les avoir rapidement si possible cette semaine début de semaine prochaine parce que en fait on a bientôt fini les les travaux et et un mail suffira sur nos adresses publiques au rapporteur et à et à moi-même voilà pas besoin de s'embêter à faire courrier et cetera et cetera c'est bon terminé très bien bon on a à peine dépassé euh merci beaucoup messieurs on suspend quelques instants le temps de faire rentré euh Didier Guillaume ancien ministre de l'agriculture à tout de suite merci beaucoup monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames et Messieurs les les députés pour cet échange merci infiniment merci beaucoup
Manuel Bompard