Alexis Chaussalet garde « cette même révolte » avec de nouveaux moyens d’action pour les municipales
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 74 %Attaque 17 %Défensif 9 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Bonjour Alexis Chaussalet, vous avez 31 ans, vous êtes passé par Attaque France, vous avez été attaché parlementaire de Karim Lebon. Aujourd'hui, vous êtes collaborateur auprès du groupe majoritaire à la région. Comment n'est votre engagement politique ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Comment est-ce que ça se traduit concrètement dans un engagement politique ?
- 7:19OuverteRéponse directe
Est-ce que cette phrase "ne jamais s'habituer à l'injustice" vous guide encore aujourd'hui dans votre engagement ?
- 8:38OuverteRéponse directe
Est-ce que aujourd'hui c'est encore le cas ou est-ce qu'on où est-ce que vous êtes assagi ?
- 12:06OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est possible d'être à la fois mère et de cultiver justement cette culture de la désobéissance civile par exemple ?
- 12:49OuverteRéponse directe
Aujourd'hui, quelles sont les priorités des habitants selon votre consultation citoyenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Fait
« c'est pas manifester pour le plaisir manifesté mais bien l'idée de créer des structures collectives pour dire on peut produire de la contreanalyse, de la contrexpertise et des organisations, des mobilisations pour se dire qu' notre forme de société est possible et qu'on est pas obligé de s'habituer à ça. »
- 7:19Fait
« j'ai toujours la même détermination à combattre ces injustices du système. J'ai toujours la même radicalité dans l'approche parce que je pense que ce système il est pourri que ça soit dans la politique institutionnelle de la 5e République ou que ça soit dans les logique de domination, d'oppression dans notre société. »
- 9:20Fait
« je pense avoir gardé exactement la même révolte contre l'injustice du système. Je pense juste avoir peut-être un peu transformé les moyens d'action. »
- 10:49Fait
« je suis sincèrement convaincu que la complémentarité des tactiques pour combattre les injustices, elle est indispensable. »
- 15:27Fait
« la première des réponses sur la sécurité que les gens nous ont apporté, c'est de dire créer de l'animation dans les quartiers. »
- 19:24Fait
« il y a un risque que l'extrême droite s'installe durablement sur le territoire. Je crois que c'est plus un risque, c'est malheureusement la triste réalité et qu'elle est déjà installée partiellement sur une partie du territoire. »
- 20:47Fait
« la seule poche d'espoir qu'on puisse avoir, elle vient du local et de l'échelle très concrète. »
- 49:38Fait
« On a aujourd'hui notre carte du Tampon avec les 30 cases de quartiers qu'on veut implanter partout au Tampon. »
- 50:16Fait
« On veut pas de démocratie participative. Nous, on veut la démocratie directe, que les gens soient directement les décisionnaires de l'avenir de leur quartier. »
- 56:00Fait
« Le Tampon, c'est souvent présenté comme le grenier de la Réunion. De quel modèle agricole est-ce que vous vous rêvez ? »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est ce qu'on est en train de mettre dans la tête des gens. Si on est en train de dire que le coupable c'est celui qui se bat contre l'antisémitisme qui est aujourd'hui traité d'antisémite et qu'on est en train de préparer des gamins qui entendent ça et qui banalisent ça et qui pendant ce temps-là regardent des vidéos de TikTok avec Jordan Bardea et qui leur paraissent comme la personne crédible et la personne de responsabilité pour demain. et on a beaucoup de soucis à se faire pour notre les générations à venir.
Alors, bonjour Alexis Chaussal, bienvenue dans notre émission candidat candidate. C'est une émission qui est dédiée à celles et ceux qui brigent le suffrage des électeurs dans le cadre des élections au municipal 2026. Donc, merci d'être avec nous. Merci à vous pour l'invitation. Je suis Sarah Cortier et je suis accompagnée d'Olivier Scaldi et euh donc euh on va vous interviewer aujourd'hui. Oui. Bah bonjour euh Alexis Chaussalet, vous avez 31 ans, vous êtes passé par Attaque France, vous avez été attaché parlementaire de Karim Lebon. Aujourd'hui, vous êtes collaborateur auprès du groupe majoritaire à la à la région. Comment n'est votre engagement politique ? Alors, mon engagement politique, je pense que son origine vient euh enfin sa
première manifestation concrète, c'est à l'âge de 15 ans lorsque je décide au lycée Roland Garos de monter une organisation syndicale, l'UNL, l'Union nationale lycéenne à la Réunion. Donc c'est une branche locale de d'un syndicat national assez social-démocrate hein à l'échelle hexagonale. Bon nous on avait un une on va dire une posture un peu plus radicale à la Réunion avec des des convictions un peu plus progressistes un peu plus fermes et on a réussi. Euh donc on l'avait créé, enfin moi je suis arrivé au lycée en 2009 si je dis pas de bêtises en seconde et en 2011 quand je finis le lycée on avait réussi à avoir 42 sections de l'UNL dans les 42 lycées de la Réunion et pour moi vraiment c'était l'idée de faire en sorte que on on dise à la jeunesse, on
est capable de porter les propositions pour se battre pour une éducation plus juste, plus égalitaire. Et en fait cette d'origine de l'engagement, je pense que je l'ai puisé de par le contact aussi. Bon ben il y a tout une explication familiale euh tout un tas de d'injustices auxquelles j'ai été confronté dans ma jeunesse qui m'ont fait dire il faut pas s'habituer à ça et les premières mobilisation c'est au côté de mes grandes sœurs, la première ma sœur aînée qui se qui se mobilisait lors du CPE contre le contrat première en moche de Dominique de Villepin en France hexagonale à Paris et j'étais allé lui rendre visite en vacances et à ce moment-là ben j'assiste à ma première assemblée générale à la fac à Paris 8 où j'entends un tas de jeunes expliquer ben les raisons de cette société était
inégalitaire, injuste, qu'il est possible de faire autrement, qu'il est possible de se mobiliser. Et je me rappelle ce moment-là qui est assez marquant parce que d'une part, il y a une critique d'un système qui est injuste, mais surtout je pense que ce qui m'a plus marqué, c'est la dimension d'engagement collectif. OK, on peut résister ensemble, on peut faire ensemble, on peut faire autrement. Et bah là, du coup, j'ai passé de semaines à me mobiliser dans les rues à Paris. J'avais à peine, j'avais même pas 15 ans là, j'avais 13 14 ans. Euh et vraiment ça m'a un peu ça m'a marqué et je pense que je me suis dit à partir de ce moment-là, c'est pas manifester pour le plaisir manifesté mais bien l'idée de créer des structures collectives pour dire on peut produire de la
contreanalyse, de la contrexpertise et des organisations, des mobilisations pour se dire qu' notre forme de société est possible et qu'on est pas obligé de s'habituer à ça. Donc vraiment, je crois que mon engagement, il vient de là, de cette période collège, lycée et bah derrière ça a continué la suite logique quoi. J'ai fait mes effets hexagonales, j'ai fait des études à l'IP à à Exen Provence où j'ai continué cet engagement et derrière je me j'ai concilier un peu engagement et travail, ce qui est un peu particulier parfois euh de travailler dans une structure militante mais aussi ça permet de montrer un autre une autre facette de des organisations. Moi j'ai pris beaucoup de plaisir à travailler à Attaque France et à militer à Attaque France. Je je fais vraiment
distinction parce que c'est pas toujours la même chose. Euh mais voilà, avec des moments où tu organises un contre G7 à en daai, on est une dizaine d'organisateurs et tu réunis 15 20000 personnes qui viennent de toute l'Europe pour se mobiliser contre ce monde, cette société. C'est des moments qui sont marquants et qui jamais je pourrais les oublier. Donc voilà, aujourd'hui, je pense que c'est un peu le prolongement logique de ces révoltes et de ces injustices et cette volonté de changer les choses qui font que je suis toujours engagé d'une façon un peu différente peut-être. Mais toujours avec cette même fibre de base militante. Hm. Et vous parliez d'injustice dans une interview donnée à Parallèle Sud, vous racontez que votre mère vous disait de ne jamais vous habituer à l'injustice.
Comment est-ce que ça ça se traduit concrètement dans un engagement politique ? mar que cette phrase je l'avais effectivement retrouvé à l'époque dans une interview avec Frank Seller et depuis on l'a ressorti à plusieurs reprises lorsque on a voulu faire des petites biographies ou raconter une anecdote sur moi et ma propre maman me disait qu'elle avait elle croyait même pas qu'elle avait pu dire cette phrase. Et donc je lui ai en a reparlé, je lui ai redit dans le contexte dans lequel c'était arrivé comprend. Ah oui, c'est vrai. Effectivement, moi je je suis pas mentir et dire ce que je ne suis pas, je je la chance de grandir avec une maman qui avait les moyens et dans un milieu plutôt favorisé. En même temps, j'ai grandi
dans une structure familiale avec deux deux origines sociales radicalement différentes. Et pour le coup, du côté de mon père, c'était beaucoup plus modeste et ça l'ait toujours. Et donc, ça m'a toujours permis quelque part de jamais être plus d'un côté que de l'autre et de toujours garder en tête que cette société, elle est injuste pour beaucoup de monde. Mais ce cet élément marquant de ne jamais s'habituer à l'injustice, il m'avait été dit lorsque on livrait des médicaments parce que ma mère voilà quand elle finissait, elle est pharmacienne, quand elle finissait le travail à 18h, elle allait faire une tournée partout au tampon jusqu'à la ravine des cabris pour aller chez les gens qui à l'époque avaient pas le moyen de se déplacer. en fait la mobilité était encore pire
euh et euh il y avait encore moins de monde qui avait des véhicules. Par conséquent, ben elle souvent elle elle passait une 2 3 heures en sortant du travail pour aller livrer ces gens qui étaient souvent les plus modestes. Et cette famille dont je me rappelle qui avait de la terre battue chez elle à chaque fois voulait me donner un petit cadeau. Voulaz remercier ma mère entre guillemets par mon intermédiaire et je me rappelle être gêné. Je vois cette pièce de 10 francs, il me l'a donné et je l'ai accepté mais je revenais dans la voiture avec ma mère, je dis mais je peux pas, je vais leur redonner. Elle me dit "Non, non, t'inquiète, garde là." Et en gros faisait comprendre, "Je trouve un moyen de leur de compenser ça, ne t'inquiète pas, elle leur offerait
toujours un petit truc, elle avait une attention pour eux et cetera." Mais je disais "Mais comment ça se fait Moi toujours les gens les plus pauvres sont ceux qui donnent le plus et ceux qui sont les plus riches qui ont le plus de moyens bah souvent sont les plus radins, sont les plus pingre, sont pas ceux qui ont le plus le cœur sur la main et ça a toujours été quelque chose qui m'a toujours un peu bouleversé gamin en me disant mais est-ce que c'est normal de pouvoir accepter ce de poids de mesure ? Et elle me disait ben tu as raison, ne t'habitue jamais à l'injustice. Et le jour où tu le feras, en gros c'est que tu as oublié la société dans laquelle tu es. Et c'est vrai que bah elle l'a peut-être elle-même zappé, mais moi personnellement ce petit mantra, cette
phrase, elle me reste toujours profondément elle est profondément présente en moi. Et je vous avoue que j'ai c'est difficile parfois l'engagement parce que d'autant plus là dans le cadre des municipales, vous avez une quantité de gens qui sont dans une détresse sociale, une précarité énorme et qui trouvent que des pores clauses lorsqu'ils sont en difficulté et qui viennent même me voir ou nous voir à la permanence pour tout types de situation. des logements, des demandes d'aide, des euh la location adj handicapé, peu importe plein de choses, mais on se dit purée, mais on est des remparts face à un système qui ne fonctionne plus et les gens dans la détresse, ils préfèrent venir voir un candidat aux élections municipales plutôt que se tourner vers une administration ou quelque chose de plus
légitime, enfin légal, quoi. Et et moi parfois je je suis obligé de d'adopter une posture pour être solide face à LZE. Et quand vous entendez une femme en situation de handicap qui vit dans un logement social insalubre avec des enfants qui a pas la garde qui enfin qui a pas d'occation adjut handicapé enfin des trucs qui sont mais du d'un sordide faut avoir le cœur solide quoi. Et en même temps il faut aussi l'engagement doit toujours nous dire il faut pas se sombrer dans l'émotion parce que si tu tombes dans l'émotion tu perds de vue ton combat contre le système et c'est celui-ci qu'il faut avoir. et le on a besoin si on veut changer le système qu'on qu'on ait des militants qui soient solides sur leurs appuis pour pas tomber dans le c'est horrible à dire he mais
dans la le règlement de problème personnel individuel sinon bah on s'en sort plus et on perd et on a plus de on a plus d'énergie on a plus de motivation parce qu'on tombe en dépression en 2 secondes quoi. Donc il faut vraiment garder cette logique de dire jamais s'habituer à l'injustice, garder ses convictions et rester solide quoi. Parce que sinon si on veut transformer ce monde, il va falloir il va nous en falloir du temps et de l'énergie. Alors, on va encore rester un peu dans le début de votre engagement. Donc moi, j'ai cette photo en tête, le les Dreadlocks, le le t-shirt à physi du et vous criant dans un dans un cône de signalisation. À l'époque, vous avez un peu une énergie, vous êtes justement contre le système. Est-ce que aujourd'hui c'est encore le cas ou
est-ce qu'on où est-ce que vous êtes assagi ? Vaste question. Je vous remercie pour la réflexion. Ben, je je pense avoir gardé exactement la même révolte contre l'injustice du système. Je pense juste avoir peut-être un peu transformé les moyens d'action. Euh je suis sincèrement convaincu que la complémentarité des tactiques pour combattre les injustices, elle est indispensable. C'est-à-dire que si on considère que seules les élections vont changer les choses, on se trompe radicalement. Si on considère par ailleurs que seules les mobilisations de rue vont changer les choses, je pense qu'on se trompe aussi euh partiellement. Il faut impérativement une complémentarité, des mouvements sociaux très forts qui se battent pour jamais s'habituer à une quelconque injustice
dans une entreprise, dans une collectivité, face à un phénomène de société, mais il faut aussi avoir des des des poches de résistance dans les institutions, dans le jeu électoral parce que si on déroule le tapis rouge au tenant du système et on dit tout va bien comme ça et continuez à gouverner entre vous et vous inquiétez pas, vous n'aurez pas de résist résistance et ben on va droit on va droit dans le mur. Donc moi j'ai le sentiment de me dire que on a toujours la même enfin j'ai toujours la même détermination à combattre ces injustices du système. J'ai toujours la même radicalité dans l'approche parce que je pense que ce système il est pourri que ça soit dans la politique institutionnelle de la 5e République ou que ça soit dans les logique de
domination, d'oppression dans notre société, qu'elle soit patriarcale, que ça soit le néocolonialisme de la façon dont il s'exprime aujourd'hui, tous ces ces problèmes de société qui qui sont extrêmement préignants. Mais par contre, j'accepte de jouer un rôle quelque part. Celui d'être porte-parole, celui d'être porte-voie, c'est lui celui de lisser un peu son discours, parfois, je le reconnais, pour aller sur des plateaux télés pour défendre nos convictions et surtout dire en fait que je suis pas là pour me défendre moi tout seul, ni les convictions que j'ai personnellement, mais celle d'un collectif plus large et celui qu'on a réussi à fédérer au tampon. peut-être l'expression de ça parce que pas tout le monde pense exactement la virgule prè la même chose
sur les problématiques du système de la ville de la vie politique mais par contre on a tous le même objectif commun celui d'améliorer la vie des gens celui de rendre plus démocratique le fonctionnement du système celui de faire en sorte que on casse cette ces dynasties ou ses fonctionnements. On a des dinosaures en politique qui sont installés vissés à leur chaise et qui ne veulent pas de renouvellement générationnel. Donc voilà, quelque part, il faut accepter de s'ouvrir un peu davantage, garder ses convictions et sa radicalité et poursuivre cet idéal commun. Est c'est possible d'être à la fois mère et de cultiver justement cette culture de la désobéissance civile par exemple ? J'espère. OK. Euh je vous le dis avec sincérité, j'espère très honnêtement que demain à
la mairie, on ne changera pas une engagement sur les questions écologiques, les questions féministes, les questions de solidarité internationale. Euh c'est pas parce qu'on on peut être chef d'une collectivité euh correspondre au aux institutions, au fonctionnement du système républicain. Il y a pas de souci pour siplier, pour porter les chartes quand il le faudra ou organiser des réceptions protocolaires lorsqu'il le faudra. Tout en gardant ce niveau de dire c'est pas pour autant qu'on doit se soumettre à aucun moment. Il faut rester insoumis et fier de l'être. H Et justement, vous avez fait le déplacement depuis plus d'un an. Vous allez à la rencontre des habitants, des tamponaises et tamponnais pour bâtir votre programme. Aujourd'hui, quelles sont les priorités
des habitants ? Alors, on a effectivement lancé une consultation citoyenne depuis le mois de mai 2024 au tampon, d'abord en ligne, ensuite dans les quartiers, quartier par quartier. Alors, c'était un peu un paris parce qu' on a commencé ça, on nous a un peu dit "Vous êtes mignon, mais vous croyez vraiment qu'au tampon, il y a des gens qui vont sortir de chez eux pour venir donner leur avis, vous percez des illusions ?" Et ben, on fait la preuve que effectivement, on a bien fait de faire ce paris. Et la démonstration aujourd'hui, c'est qu'il y a des gens qui finalement croient en la capacité, à l'expression citoyenne, aussi euh simple qu'elle soit, même pu si ça paraît banal, bah malheureusement au tampon, il y a un fonctionnement euh clientelliste et de pression tellement ancré que juste
accepter de s'exprimer publiquement, d'ouvrir les portes de sa maison, de prendre position publiquement, c'est déjà une petite révolution. mais euh soit le les priorités qui sont ressorties euh objectivement de ce de ce programme de ce de cette consultation citoyenne et ce programme que je vais vous présenter tout à l'heure peut-être, c'est cinq grands thèmes celui de la démocratie, celui de la mobilité, celui celui de l'éducation, de la culture et de la sécurité. Alors c'est pas forcément ces thèmel qu'on aurait pensé. Alors la démocratie, on s'en doutait fortement. La mobilité, l'éducation aussi. la culture et la sécurité, c'était un peu moins imprévu et euh et ben c'est bien la démonstration en fait qu'on est prêt à accepter de traiter tous les sujets peu importe qu'on soit à
l'aise ou pas sur ces questions-là. Au départ, votre programme était vide, il y avait rien dans les cinq cases. Euh au au départ, on est parti d'une feuille blanche. Euh on a commencé à écrire des choses avec les convictions qu'on avait, les boîtes à outils qu'on avait et les expériences législatives aussi qu'on avait mené sur le territoire tamponis. Mais vraiment euh le on a joué à fond le jeu de cette consultation citoyenne. On avait des intuitions, on va dire, on avait des intuitions sur les grands thèmes. Ensuite, il a fallu les confronter à la réalité. Donc par exemple, très honnêtement pour le dire sans aucune langue de bois, la sécurité c'est évidemment pas un thème qu'on pensait prioritaire. Forcé de constater qu'il est revenu euh fréquemment euh de la bouche des tamponaises et des
tamponnés et qu'on avait deux options. Soit on fait la sour d'oreille, on reste ferme sur nos convictions et on dit que c'est que ça qui existe et on voit pas la réalité en face. Ou alors on s'ouvre à l'expression la majorité populaire qui s'exprime. C'est le cas. Mais ce qui est intéressant ensuite, c'est de regarder qu'est-ce qu'ils disent sur la sécurité. Euh est-ce que les gens sont là pour de la répression et la vidéosurveillance ou alors est-ce qu'ils sont là pour de la proximité et de l'animation culturelle ? Et c'est là où on se dit c'est beau la démocratie, c'est beau l'expression citoyenne, les populaires parce qu'en fait les solutions elles sont 90 % du temps relativement consensuel et loin d'être des mago ou dans le le spectacle, il y a des vraies solutions concrètes et la
première des réponses sur la sécurité que les gens nous ont apporté, c'est de dire créer de l'animation dans les quartiers. Et c'était pas spontanément ce qu'on aurait pu penser face à la recruescence de la consommation de drogue et de du le qui se répand sur le territoire tamponné. La première des choses, c'est de dire faites en sorte que dans les quartiers les jeunes puissent trouver des choses à faire. On dit bah oui, dans ce cas-là, on veut bien traiter de la sécurité sur ce prisme là. Pareil sur la police de proximité, les agents de médiation. Donc vous voyez bien que c'est pas une logique de tout répression, mais c'est une logique de prévention, d'encadrement, de proximité. Et finalement bah voilà, ça nous a permis de dégager ces ces cinq grands thèmes et
de travailler dessus et aujourd'hui de les confronter avec la population lors de nos réunions de quartier. Et on voit qu'il y a une adhésion, tout le monde le partage quoi, c'est pas pour plaider pour notre paroisse comme on dit, mais vraiment trouver discuter avec n'importe quelle tamponnaise tamponner et demanderlui si il ou elle n'est pas d'accord avec ses cinq propositions et vous verrez qu' enfin en 90 % des cas c'est bien le faire. Justement en parlant du tampon, vous y êtes non vous y êtes vous y avez grandi. Voilà. Attention parce que sinon là les adversaires vont nous tomber dessus. Je suis né à Saintpierre. Vous y avez grandi et ensuite voilà vous êtes partis faire des études de sciences politiques à ex si je si je me trompe pas. Ensuite, vous êtes revenu.
Est-ce que justement vous comprenez toutes ces toutes ces attaque euh qui disent qu'en fait vous n'avez rien à faire en tant que maire du tampon ? Quoi ? Franchement, je vous dis honnêtement, c'est je trouve ça d'une bassesse et et d'une nullité pour le débat public qui vraiment me consterne, quoi. J'ai j'ai dès le début, on a senti cette petite musique monter. J'avais des copains qui me disaient "Mais réagis, réponds" et j'ai pas envie de nourrir cette espèce de machine là qui vient discréditer les gens sur des questions personnel, intime et cetera. Enfin, c'est vraiment pas du niveau. Puis forcé de constater que ça prenait un minimum, que la mairie comme une certaine opposantes se sont donné à cœur joie pour aller là-dessus. Alors que cette même opposante, c'est là il
faut comprendre quand même la la folie de de ce débat. Cette même opposante était mon institutrice au tampon. Donc elle sait très bien que j'ai grandi au tampon. Donc siamment ouvertement, elle s'amuse à déployer des moyens pour me discréditer sur mon origine d'enfance alors qu'elle le sait très bien au fond d'elle que j'ai grandi au tampon et qu'elle a eu mes deux sœurs en tant qu'élève et moi-même en tant qu'élève à l'école hieroirou à 3 mars. Donc vraiment en fait ce que c'est venu me rappeler, c'est désolé de le dire comme ça mais c'est la nullité du débat politique ici. Comment on s'attaque vraiment à des basses choses et on parle pas du fond quoi. Et encore une fois quand est-ce qu'on aborde le fond ? Moi, j'étais hier. Alors, je sais pas quand votre interview sera diffusée, mais on
donc là aujourd'hui, on est à J+1 de du débat sur Réon Première. Euh, il y a quand même quelque chose, il y a quelque chose qui m'a frappé sur le plateau de réunion première, c'est de dire on débat à Armes égales avec cinq candidats dont 4 sur C n'ont pas présenté de liste, n'ont pas présenté de programme. Pour notre part, on a une liste et un programme présenté, mais en fait, on est au même niveau que les autres. On discute de la vie et de l'idée de machin ou machine sur qu'est-ce qu'ils pensent de telle ou telle chose dans le quartier. Mais il y a rien de concret, il y a aucun travail réalisé. Et en fait, est-ce que c'est ça le débat politique ? C'est voter pour ma mon visage ou ma sympathie ou mon sourire. Mais en fait, parlons de fond, il y a des sujets urgents et brûlants.
Et vraiment cette question de l'origine, après je les ai laissé partir parce que je me suis dit, j'avais le retour dans la rue de beaucoup de gens qui me disaient "Mais je comprends pas pourquoi on dit ça sur toi. Tout le monde sait que tu as grandi au tampon et tout." Et je me rendais compte qu'en fait, ils étaient en train de créer leur propre piège parce que plus ils allaient le dire, plus ils prenaient des boomerangs en face de gens qui disaient "Mais qu'est-ce que tu raconte ? ma fille, mon fils, mon enfant, ma cousine, mon cousin le connaît, connaît sa maman de ça fait 30 ans qu'elle travaille à Ponda, pendant 20 ans, il était en face de la mairie, je l'ai eu en maternel, en primaire, au collège, au lycée. Donc vraiment si c'est que ça qu'ils ont à
dire, bah c'est qu'en fait ils ont aucun argument de fond quoi. Donc ils préfèrent s'attaquer à la forme. Et c'est dommage pour le débat politique, mais je crois que j'ose espérer que le réveil citoyen il est ailleurs et qu'il se laisse pas endormir par ça. Ben, on reviendra sur la qualité du débat plus tard dans une autre question. En mars 2025, lors d'un rassemblement contre l'extrême droite à l'appel de la France insoumise locale, seules quelques centaines de personnes étaient présentes. Vous y étiez. Est-ce que vous pensez qu'il y a un risque que l'extrême droite s'installe durablement sur le territoire ? Je crois que c'est plus un risque, c'est malheureusement la triste réalité et qu'elle est déjà installée partiellement sur une partie du territoire. Euh
vous dites que quelques centaines. Moi je dis il y avait déjà des centaines de personnes qui sont venues à ce rassemblement et c'est déjà une excellente chose parce que c'était pas facile c'est pas facile dans ce contexte de mobiliser. On voit les mobilisations populaires qui ont du mal à s'organiser sur le terrain. C'est plus aussi facile qu'avant. Je sais pas trop comment il faut le dire mais en tout cas c'est compliqué. Et puis il y a une lame de fond médiatique politique pour banaliser l'extrême droite, la faire rentrer dans le rang des partis respectable et respecté avec une figure nationale qui des figures nationales qui seraient soit-disant respectables qu'on a jamais testé. J'entends tous les jours au tampon des gens me dire pour les législatives ou
pour les élections présidentielles, on vote à RN. pour les municipales, on vote pour toi parce que on a foi en ta conviction de changer les choses, de te battre, de pas t'habituer à au fonctionnement de ce système. Mais à contrario, on fera de même pour les législatifs et pour les présidentiels avec le RN parce que c'est les seuls qui sont capables de renverser la table et cetera et cetera. Ça me désole mais je crois que la seule poche d'espoir qu'on puisse avoir, elle vient du local et de l'échelle très concrète. Et si on arrive à montrer aux gens qu'on peut faire radicalement, différemment à l'échelle locale, que on peut s'unir sur des valeurs de justice sociale, de solidarité, d'égalité, d'humanisme, bah c'est peut-être comme ça qu'on peut faire bouger les mentalités. Et
aujourd'hui quand je fais campagne c'est euh je raconte une anecdote souvent il me disent "Ah ben là ma vote pour les les municipales de problème par rapport les législ que moi la vote rassemblement national parce que c'était lui le seul capable de renverser la table et tout et à chaque fois je leur dis parce que une fois sur deux ça arrive ça il se rappelle pas que c'était moi candidat au législative je dis mais vous vous rappelez du petit jeune qui était en face pour les législatives ah non pas particulièrement et je depuis que vous avez élu Joseph Rivière député du Rassemblement national vous avez remarqué des choses qui ont changé concrètement, je sais pas trop, c'est vrai qu'on le voit pas trop. Vous savez que il a voté contre l'augmentation du SMIC, contre la
restauration de l'ISF. Vous savez qu'il a voté contre la censure du gouvernement d'Emmanuel Macron. Donc finalement cet opposant premier, il est il fait c'est la béquille de d'Emmanuel Macron. Oui, c'est vrai. C'est vrai. J'ai par contre en face de lui, il avait un candidat qui lui comptait voter la censure à chaque fois. Ah bon ? Peut-être. Ben c'était moi. Ah d'accord. Donc voilà, il réalise sur le moment que finalement malgré tout ce qu'on dit, ben les discours et les actes sont quand même très différenciés mais on a un gros problème d'installation mais les médias les médias dominants le permettent très bien de banalisation du Rassemblement national et de criminalisation de d'une certaine gauche. Et aujourd'hui, on voit
bien que loin d'être un parti antisystème, c'est non seulement la béquille d'Emmanuel Macron, mais c'est surtout dans certaines villes, je suis bien placé pour le savoir, au tampon, la caution de la droite puisque on sait très bien la majorité municipale actuelle euh a permis l'élection de Joseph Rivière aux élections législatives. Tout l'appareil municipal était mobilisé pour permettre son élection et aujourd'hui, le Rassemblement national ne se présente pas au tampon. Non pas par manque de candidat, il y en avait un qui était qui avait déjà préparé sa liste et qui l'a déposé sur le bureau à Paris, mais elle a été bloquée au national par les liens qui existent directement entre André Tianaun et Marine Le Pen. C'est pas moi qui le dit, c'est Média Part qui le dit. Euh
donc et puis nous on le sait, on l'entend. Enfin, je veux dire, j'ai des dizaines de témoignages de gens qui ont été contactés directement par Joseph Rivière pour aller sur sa liste. Lui qui disait qu'il va pas se laisser faire et qui va se présenter contre Tac. Et finalement tout à coup, pof, silence radio, on va être là pour permettre à euh la succession d'André Tianaun de continuer à exercer son pouvoir et sa pression sur le territoire tamponné. Mais on va pas les laisser faire. Justement, on va rebondir sur ce que vous venez de dire sur le tampon. Donc aucun aucun candidat RN ne s'est présenté et on a entendu dire en coulisse mais aussi via l'article de Mediapart justement qu'il y a eu des euh des discussions entre Patrice Tienakoun et pour pouvoir se renvoyer justement la
la balle cette fois-ci au législativ de de privilégier un candidat du Rassemblement national. Est-ce que vous pensez que la droite tamponis justement elle n'ose pas vraiment reconnaître son l'affiliation euh à l'extrême droite ? Je pense que publiquement ils peuvent pas l'affirmer au effort mais que ils ont aucun mal sur le terrain à le dire et tout le monde le sait. Personne n'est dupant conon. Lorsqueon lui a posé la question au maire actuel Patricia Nakun sur le plateau de réunion première de savoir si il y avait eu des discussions avec le Rassemblement national, il était mal à l'aise et il ne l'a pas nié. C'est bien parce que il veut pas se mettre à dos l'électorat mais en même temps il veut pas affirmer qu'ils ont des accords avec
eux parce que ça viendrait renvoyer à manger cochon négociation d'arrière boutique derrière cuisine et cetera. Donc ça ça leur ils sont pas fiers de ça mais tout le monde le sait très bien sur le terrain. Il y a vraiment zéro doute. Mais c'est encore une fois la démonstration si les électeurs du Rassemblement national convaincus qu'ils veulent changer les choses. Si vous aviez pas compris que on se moque de vous encore une fois, vous avez la parfaite démonstration du mépris de votre vote. Vous dites que soit-disant je ne juge pas, vous votez pour un parti qui va renverser la table et qui va changer les choses. Vous vous exprimez majoritairement pour élire cette personne là et à la première échéance électorale, cette personne vous trahit et vient pas vous représenter alors
qu'il y avait un boulevard pour le Rassemblement national au Tempo. C'est bizarre que finalement il il se désiste. Que faire de ces dizaines de milliers de voix qui étaient prêtes à à le soutenir ? C'est quand même du lâcheter et la démonstration en fait que ça fait partie d'un même fonctionnement politique. Puis il y a qu'à avoir le parcours de Joseph Rivière. C'est un employé de la casse sud. Il l'a eu comme patron toute sa vie. Andrétien lacoun. comment penser une seule seconde qu'il puisse lui faire défiance, lui faire faubon. Donc vraiment c'est la même c'est deux phases d'une même pièce pour moi et je je pense pas que les gens soient de jupe. Maintenant que eux ils osent pas l'affirmer, ben ça les regarde mais en tout cas nous on ose affirmer que ils
font partie d'un même problème et qu'on va combattre autant l'un que l'autre avec la même vigueur. Et Nathalie Bassi qui a été votre adversaire aux dernières élections législatives et qui se présente au municipal vous accuse hier dans une vidéo Facebook d'avoir vous aussi passé un accord avec Patricia en vue des prochaines législatives. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Vous répondez publiquement à cette accusation ? Je sais pas s'il faut répondre vraiment. J'ai envie de la première réponse c'est lol quoi. Je pense parce que c'est vraiment on s'est un peu tous étouffé de rire quand on a vu ça. Je sais pas s'il y a une seule personne qui peut croire une seule seconde que je puisse que nous pouvons dans notre groupe discuter de près au loin avec André Tianaun ou Patriciaun.
Ça me semble assez original pour ne pas dire plus que farfelu. C'est très drôle de voir que lorsque la mairie se sent en danger, ils font sortir des papiers pour raconter qu'il y a un axe chaussalé bassier pour le second tour. Et lorsque Nathalie Bassir perd la phase dans un débat, elle raconte qu'il y a un axe chaussalé Tianacoun au second tour. Je constate juste que les deux forces en présence qui ont peur de perdre leur précarré, leur base électorale nous ont toujours identifié comme la CIP principale. Donc finalement, ça vient juste démontrer une chose. Ils sont en train de trembler en face. Que ça soit la droite extrême ou l'extrême droite ou la droite molle ou la droite centriste, ou tout ce qu'on veut, c'est tenancier du même système. Ils sont en train de
trembler parce qu'ils ont face à eux une force qu'ils arrivent pas à canaliser, qu'ils arrivent pas à comprendre. Ils ont jamais eu en 40 ans de vie politique au tampon un collectif qui se revendique avec l'union de la gauche mais qui en plus dépasse l'équivage et qui en plus a une vraie dynamique de campagne avec des mobilisations sur le terrain qu'ils n'ont jamais fait et dont ils arrivent pas à expliquer les ressorts. Il y a une phrase qui me reste toujours dans mon oreille qu'on m'a rapporté de source sûr de l'entourage du maire, c'est je comprends pas sur quel réseau familial il s'appuie. Et en fait ça dit tout cette phrase parce que eux ils s'appuyent sur toujours un même réseau familial de grandes familles de grands noms qui ramène x voix. On sait qu'on va toucher
un tel. Lui il pèse 150 voix il pèse c'est toujours ce qu'on m'a expliqué. Il faut que tu mettes sur ta liste des gens qui pèsent tant de voix. Nous, on fait tout à l'envers. On met sur notre liste des gens qui sans leur manquer sans avoir une offense contre eux, qu'on on les recrute surtout sur leurs compétences avant de parler de nombre de voix qu'il pèse. Parce que demain, on se projette en gestion des affaires municipales et on veut redresser cette mairie. On veut faire en sorte qu'on ait des gens compétents sur les domaines qui travaillent sur ces sujets, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans le conseil municipal. La deuxième chose, c'est que euh on s'appuie pas sur des réseaux familiaux, on s'appuie sur des dynamiques militantes, des des actions
citoyennes, des rayons de quartier, des formats qui permettent aux gens de d'ouvrir la bouche, de prendre la parole et et d'arrêter de de fonctionner comme ça. Ce qu'on voit, c'est qu'ils sont en train de de trembler et que si leur petit poste est menacé, ils sont prêts à agiter tout et n'importe quoi pour raconter tout et n'importe quoi pour jeter jeter le 10 crédit sur nous. Je dis pas que ça pas un impact sur la population parce que quand même ça me revient aux oreilles. Est-ce que c'est vrai ? J'ai entendu dire que est-ce mais je crois que plus ça va, plus ils se ridiculisent dans leur quête incessante d'inventer des complots et des négociations. Moi je peux le dire avec tranquillité et ça c'est extrêmement plaisant parce que eux en face ils peuvent pas le faire. Nous il y aura
aucune alliance, aucune négociation, aucune fusion de liste au second tour des municipales au Tampon. On est parti avec ce collectif du départ jusqu'à l'arrivée, on restera avec ce collectif. Et ça, je peux vous le dire avec fierté, avec vraiment honneur parce que c'est des gens qui sont autour de moi et on n'est pas là pour chercher une petite place travail, une petite place d'élu. On est c'est des gens qui sont là parce qu'ils se bougent, parce qu'ils sont animés par des convictions et ça je sais qu'on peut faire ce qu'on veut, ça ne s'arrêtera jamais. Donc Alliance avec tac chaussalée, ça n'arrivera jamais. Alliance bassir chaussalé, ça n'arrivera jamais. fusion, discussion, négociation, enquête d'un second tour, ça n'arrivera jamais. Mais justement tout ça, ça ramène à
quelque chose de plus général. Est-ce que le problème c'est pas que les débats justement autour de ces municipales 2026 mais finalement que ce soit au tampon mais que ce soit sur sur chaque commune et notamment les débats qu'on peut voir sur la réunion la première, est-ce qu'en fait on s'éloigne pas trop des préoccupations locales quoi des des du quotidien et qu'on va qu'on se retrouve finalement à avoir des des politiciens qui en fait se tirent dans les pattes. Mais oui et et des têtes de liste en fait et vous voyez bien le c'est la le concours de monsieur et madame qui c'est qui va sortir la petite phrase qui sait et une blague c'est un de mes meilleurs amis qui m'a dit la veille je débat sur réunion première allez sors quand même dis-lui vous avez trop regardé Netflix ça m'a
fait rire parce que donc dans un zapping il y a un moment ils ont gardé ça quelqu'un qui avait du mal à prononcer qui a dit Netflix au lieu de Netflix et sur le coup ça m'a presque amusé je me suis dit pourquoi pas pour tourner en dérision le débat et montrer aussi parfois le ridicule et en fait je me suis dit Évidemment, surtout pas, on va pas alimenter ce ce jeu, ce ce cette farce de spectacle. Mais qu'est-ce que ça dit en fait du débat politique ? Parce que moi, mon meilleur pote, c'est ce qu'il a retenu de ces débats-là, ces ces petites phrases là qui finalement viennent porter en ridicule et viennent renforcer l'idée qu'on est sur un affrontement entre monsieur un tel, madame untel, fils d'eux, fille d'eux, frère d'eux parfois. Et en fait, on parle plus du fond quoi. Et quand est-ce
qu'on parle du fond ? Et il y a des urgences et il y a des sujets de fond dont il faut impérativement qu'on discute parce qu'une ville, elle a une elle a une importance, elle a une incidence directe sur la vie des gens mais qui est qui peut être qui peut changer du tout au tout. Donc vraiment nous ce qu'on on aimerait et c'est assez commis parce que hier on m'a dit bah après le débat souvent on a parlé de vos mesures. C'était pas mal parce que c'était vous qui meniez la danse du débat. On se positionnait par rapport à vos mesures sur la coopérative agricole, sur la rénovation du bâtis scolaire, sur le péris scolaire, sur des choses comme ça. Oui, mais c'est vrai. Mais en même temps, la pauvre journaliste qui présentait le débat, elle a fait le tour des cinq candidats avant de préparer son
émission et elle a demandé à chacun leur programme h et 4 sur 5 n'en avait pas et nous on avait un résumé quatre pages, un document 24 pages, des mesures phares. Donc forcément, on mène la danse entre guillemets puisque il y a pas de positionnement en face. On pense que on va faire l'élection sur une belle photo ou une belle image. Mais quand est-ce qu'on parle du fond et quand est-ce qu'on parle des propositions concrètes et de ce que demain à la tête d'une mairie, tu peux mettre en place si tu es un le premier magistrat avec une équipe compétente et qui a envie de se battre pour transformer le territoire. Donc oui, je pense qu'il est vraiment grand temps de parler du fond et de sortir du débat spectacle politicien. Ouais. Mais la question c'est un peu comment est-ce que vous vos parents
votent à droite, vous êtes de gauche, il votez à droite dites pas ça sinon il vont m'ouloir ils vont m'en vouloir. Ils ont changé le plus. Est-ce que vous arrivez à dialoguer avec eux malgré des oppositions politiques et surtout comment remettre en place justement un dialogue au-delà des postures politiques ? C'est vrai sur des sujets de fond. C'est c'est effectivement une excellente question. Enfin, je pense c'est vraiment comme ça qu'il faut prendre les choses. Comment est-ce que souvent on est à des postures et en fait on arrive à sortir de nos postures pour trouver des compromis ? Euh c'est pas la culture de la compromission que je que je j'appelle de mes vœux, mais c'est bien la discussion, le dialogue, l'échange. Et en fait nous vraiment ce qu'on ce qu'on
ce que je retire de la campagne qu'on a mené au tampon, c'est cette capacité à parler du fond. La dernière réunion qu'on a organisé de quartier au petit tampon dimanche dernier, donc le 15 février. Euh pendant on a commencé à 10h30, à 12h30, j'ai pris la parole. Pendant 2 heures, il y a eu des prises de parole, je sais pas, d'une dizaine, quinzaine, vingtaine de personnes qui ont parlé de sans hébergement d'urgence, de maison des femmes, de la place euh de l'inclusion des personnes en situation de handicap au travail, dans la vie, dans la cité, du vélo, de la mobilité, de plein de sujets. Et vraiment, j'avais cette réflexion quand j'écoutais, je me disais mais waouh quand même voilà ce qu'on a réussi à faire à ce queil y ait des débats sur le fond et avec des gens
qui connaissent un peu moyennement pas du tout beaucoup et qui se confrontent et qui discutent et qui finalement arrivent à trouver à s'accorder sur des points ben dans notre société, on devrait plus laisser personne mourir de faim. C'est pas révolutionnaire que dire ça, c'est juste être humain. Alors, il y en a qui le disent par euh foi catholique, il y en a qui le disent par foi humaniste, il y en a qui le disent par conviction politique de gauche, il y en a qui disent juste parce qu'ils ont du bon sens, peu importe. Mais en tout cas, il y a des points d'accord pour dire une société, elle devrait plus fonctionner comme ça de façon inégalitaire, injuste. Et vraiment, je me suis dit bah en fait lorsqu'on crée des espaces de débat, les espaces de d'écoute bienveillant de dialogue, on
arrive à inclure tout le monde quoi. C'est un peu pompeux et facile de vous dire ça, mais vraiment venez voir quoi si vous y croyez pas. Parce que je reconnais quand on a commencé en novembre 2024 à Boisourt qu'on était 35 grosso modo convaincu, je me suis dit est-ce que vraiment on va réussir à instaurer un dialogue citoyen qui va casser les codes et qui va être critique au tampon ? Bah franchement avec grande fierté 2 ans près de 2 ans plus tard on peut dire que oui quoi. Et oui non pas parce que ils viennent écouter Alexis Chaosalé mais presque. On aurait pu croire à la dernière réunion petit tampon. J'avais presque envie de pas aller parler quoi parce que je me suis dit stop la réunion elle s'arrête là. C'est génial quoi. On a dégagé des priorités sur l'inclusion, sur la
mobilité, sur l'agriculture, sur la redynamisation du quartier, sur les voiries, le lien avec les élus de quartier, les trottoirs, enfin plein de sujets éminemment politiques. Et en fait, en fait, je pense qu'un des premiers biais quand on parle politique, c'est qu'on croit qu'on parle personne politique, politicien alors qu'en fait quand on parle politique, on parle de débat sur la cité, sur le fonctionnement de notre quartier, quoi. Et ça vraiment, c'est la plus grande réussite. Et du coup, je crois qu'il faut qu'on a réussi une petite victoire avec nos petits moyens, mais notre responsabilité demain, c'est si on est lorsque nous serons à la mairie du tampon, c'est de permettre de développer ces espaces de de confrontation démocratique. Et je pense que c'est la seule le seul espoir
la seule poche de résistance possible face à ce système pourri pour dire ben à l'échelle locale on peut recréer des espaces de confrontation, de dialogue, de débat sereins, sains qui permettent à tout un chacun de participer de nouveau à la vie de la cité surtout aux exclus parce que si c'est pour refaire des espaces où c'est des même personnes qui parlent tout le temps parce qu'ils ont fait plus d'études, parce qu'ils savent plus s'exprimer, c'est mort. Par contre, si vous créez des espaces pour permettre à des gens qui ont toujours eu l'impression, qui ont intériorisé le fait qu'ils sont pas légitimes, qui s'expaient moins bien, qu'ils ont pas fait assez d'études, qui connaissent pas le sujet, mais leur dire "Mais en fait, votre expérience, elle est légitime,
vous avez le droit de vous exprimer dans votre quartier et votre ressenti, votre vécu il est très certainement plus légitime, plus intéressant à écouter que celui de l'Um enfermé dans son bureau. Ben, je crois que là, c'est la plus grande des victoires et donc c'est vraiment mon espoir." OK. Depuis février 2023, vous êtes collaborateur du groupe majoritaire à la région. Alors, j'ai été collaborateur. J'ai changé depuis le 1er janvier 2024 25 pardon. On est 26 depuis depuis le 1er 1er janvier 2025, je suis chargé une émission à la communication à la région. Donc, je ne suis plus collaborateur de groupe la majorité régionale. OK. Mais est-ce que vous pouvez quand même avoir, malgré le fait que vous travaillez à la région, est-ce que vous pouvez quand
même avoir un regard critique sur la politique qui a été menée ? Avec grand plaisir. On est à mi mandat si je Ouais ouais ouais. positif comme négatif avec grand plaisir et comme je dis toujours, un enseignant lui demande pas de valider les décisions du ministère de l'éducation nationale. Donc moi, je suis un agent de la collectivité, je suis pas là pour valider 100 % de toute l'action rien que ça de la majorité régionale. Il n'empêche que j'ai une grande proximité idologique avec Hug Bello et surtout j'ai un profond respect pour le parcours militant avant tout de cette femme. Si la question c'est de dresser un bilan, je pense que c'est bien, peut mieux faire, doit continuer à à faire ses preuves, mais est en bonne voie quand même. Je pense que c'est la première fois qu'on remet un peu de
temps long dans la politique et ça ça fait du bien. C'est pas c'est pas ce qui est le plus clientéliste et le plus électoraliste que de parler de temps long en politique, mais je crois que c'est la responsabilité d'une collectivité de l'ampleur de la région réunion, de redevenir une collectivité bâtisseuse, de se projeter sur des chantiers d'avenir pour le territoire parce que c'est malheureusement ce qui fait cruellement défaut. Citez-moi une seule personne que vous connaissez qui vous dira aujourd'hui qu'on a bien fait d'abandonner le tramtrain. Je n'en connais aucune. Alors sur le moment quand il y avait le pour les tramfrains, il y avait des critiques hein et moi-même j'ai eu des critiques sur le passage dans certains sites historiques et cetera mais aujourd'hui avec du recul
tout le monde se dit que ça a été certainement une des erreurs politiques les plus grossières que à commissier Robert d'abandonner le tramin pour aller d'ailleurs on sait pas trop sur quoi et sur la nouvelle route littorale qui est un chantier embourbé qui est une hérésie mais qu'il faut malheureusement terminer. Euh ce que je veux dire c'est que la région avec sous l'impulsion du Get Bello, elle a reprojeté la réunion sur la voie du développement avec ce projet de train. Elle a permis de faire de l'éducation et de l'égalité des droits, pas l'égalité des chances mais vraiment des droits que tout un chacun a les mêmes droits. une réalité, la cantine à 1 € le numéis, les dispositifs de protection hygiénique pour les femmes gratuites dans les dans les lycée, la le
le pardon le comment équipe àou, excusez-moi, le le dispositif pour permettre au lycée professionnel d'avoir la gratuité, leur matériel pédagogique. Ça c'est vraiment c'est brillant quoi parce qu'on en parle pas mais en fait il y a une inégalité déjà entre lycée général et technologique. qu'on sait bien que les filières professionnelles sont dévaluées souvent et qu'on considère que c'est la voie de garage un peu, ce qui est une hérésie. Mais en plus double peen, ils ont un matériel donc qui doit se procurer qui coûte une blinde. Et en fait qui c'est qui les considère ? Il y a personne bah débrouillez-vous quoi. C'est la voie de garage. Mais en fait quand tu as la mallette du cuisiner à 300 € l'équipement à 600 € des casques de chantier et compagnie quand tu es sur
des trucs plus techniques, bah en fait c'est d'une injustice profonde. Et ce ce dispositif là ça me semble être quelque chose de profondément égalitaire et juste. Donc il y a quand même des choses qui sont excellentes. Le conseil régional des jeunes, redonner la voix aux jeunes pour s'exprimer de façon démocratique. Bon voilà, il y a des choses qui sont très très bien. Il faut encore encourager. Il faut et c'est ce qu'on parlait tout à l'heure de complémentarité des des tactiques. Si on pense que mettre Hugan Bello et dire "C'est bon, tout est réglé maintenant, on se contente de l'applaudir ou de regarder, c'est faux. Il faut être là dans la rue, dans dans les mobilisations, dans les syndicats, dans les associations, dans les organisations citoyennes pour continuer à jouer ce
rôle et à faire pression et à se battre pour faire avancer nos idées, nos dispositifs, nos mesures. Donc voilà, moi j'ai un regard globalement très positif sur la conduite de l'action régionale et j'aurai encore des critiques à faire et je suis là toujours pour être là et les faire et et surtout faire en sorte qu'on essaie de cultiver la probité en politique quoi. Et bon, malheureusement, c'est quelque chose qu'on devrait pas remarquer, mais quelqu'un qui s'est jamais fait remarquer pour être dans les tribunaux dans le milieu politique réon c'est une anomalie. Alors que ça devrait être la norme. Bon ben Hugat Bello fait partie de cette anomalie là et c'est pour ça que déjà on lui doit quand même un certain respect d'avoir tenu cette droiture militante tout au long de sa
vie et surtout quand on est une femme à ce niveau de responsabilité je sais que c'est pas chose facile et pour ça elle a plus que mon grand chapeau. Et puisqu'on est sur le sujet de la région et de la mobilité vous en avez parlé. La région a dépensé un budget monstre dans le projet de la NRL et propose maintenant de relancer un projet de trame train. Comment est-ce que vous vous imaginer la mobilité sur la commune Tamp qui avez parlé par exemple hier dans le débat de moderniser la les infrastructures alors alors même qu'on parle d'un projet de téléphérique entre le tampon et Saint-Pierre et le projet de voie urbaine qui est en cours. Vous avez deux visions diamétralement opposées de la mobilité. une qui veut le
tout béton, le tout voiture avec la nouvelle voie urbaine qui propose encore une fois des grands projets gigantesques. Écoutez bien dans le débat, vous avez Nathalie Bassir et Patricia Lakun qui à deux reprises disent "Moi, j'ai j'ai mon projet." Alors lui c'était sur le téléphérique, elle je sais même plus c'était sur quoi. Mais vous voyez bien la marque de fabrique que ces gens veulent imposer sur les projets et il pensent vraiment que c'est comme ça qu'on va dire aux citoyens, vous avez vu, on est des bons politiques. Moi, je souhaite avoir aucune marque de fabrique sur aucun projet fait que ça vienne des citoyens et vraiment surtout que ça réponde à l'intérêt général. projet téléphérique, je trouve qu'il est symptomatique de ce milieu politique détestable qui est j'ai
cette grande idée, j'ai cette grande proposition, ce truc un peu mastodonde qu'on va voir. Alors, c'est l'héritage Andrétiana hein, c'est le belbo à cour, le parc du volcan ces trucs gigantesques qui marquent les esprits. Je crois que c'est plus que les gens attendent. Le téléphérique, c'est au bamo millions d'euros au bamo millions d'euros. Vous en faites un sacré nombre de de bus à au niveau de service et de même de transport suril si vous voulez. C'est un projet qui est sorti comme ça. Alors voilà, on va être très concret. J'ai une femme que j'ai rencontré il y a pas longtemps en porte à porte au 23e qui n'a pas le permis. Elle habite au 23e, elle travaille au 14e km. Faut imaginer pour celles et ceux qui ne connaissent pas le tampon, c'est allez 15 minutes en voiture si ça
roule pas trop bien. Et c'est sur l'axe principal. Elle habite juste à côté de la nationale, elle travaille juste à côté de la nationale. Donc c'est vraiment l'axe majeur. Cette femme me dit que donc elle prend le bus normalement et que une fois sur deux environ, elle est son mari attend à cette heure-ci parce qu'il sait que si le bus est pas là, paf, il déclenche la voiture, il va la chercher, il l'emmène au boulot. Donc déjà, les horaires sont pas adaptés, à laattend mais bon bref, le bus il passe à 6h en général une fois sur deux, à 7h il est pas là. à 7h, elle appelle son mari, elle commence à 8h, pas de problème, il vient la chercher. Bon, déjà ça dit d'une ville, la 59e ville de France qu'elle est à la rue complet sur la mobilité, que c'est la honte totale. Ça dit que et donc elle
croise Patriciaun qui vient en porte à porte dans son quartier. Elle lui explique cette situation et lui dit "Madame, nous on va régler votre problème, on va créer le téléphérique. Par contre, dites à celles et ceux que vous connaissez qui habitent à Saint-Pierre de voter David d'Ori parce que c'est la seule condition pour faire en sorte que on puisse mettre ensemble ce téléphérique." Donc vous faites du chantage sur un projet imposé, absolument pas concerté que les citoyens qui selon moi ne répond pas du tout à l'impératif de faciliter la mobilité et qui de surcroix semble complètement euh techniquement parlant absolument pas adapté à la réalité géographique topographique du territoire à cause du vent, de la pente et cetera, de la longueur du trajet. Donc vous avez
quelqu'un qui vous demande une réponse concrète pour demain pour sa situation dans laquelle est dans une grande précarité et vous avez un maire qui lui répond "Votez pour mon coéquipier là-bas avec qui nous avons tous les deux sur un coin de table décider d'un projet et dire que ça va être le meilleur et qui va solutionner tout pour le tampon alors qu'il ne répond pas à l'urgence." Nous on dit la priorité sur cette ligne, sa taxe prioritaire qui est la nationale, garantir une offre de bus régulière et moderne. Un bus tous les 15 minutes entre la plaine des Cafres et le centre-ville, c'est pas révolutionnaire, c'est la base d'une ville de 85000 habitants. On a un second projet qui est celui d'avoir des voies expresses dédiées par la ravine des cabris et par
la cadei du tampon pour relier le tampon à Saint-Pierre en coopération avec l'intercommunalité. En coopération entre la civis et la cassud, c'est logique. Mais je vais poser la question à Patricia pendant le débat. Je vais pas je pas surenchéri pour ne pas poliser la parole mais j' peut-être dû. Euh il dit que c'est un projet intercommunal mais c'est un projet entre Saint-Pierre et le tampon entre deux intercommunalités d'accord la cassud et la SIS. Mais la cassude si je me trompe pas, il y a l'entre deux Saint-Philippe Saint-Joseph qui la compose. Quel sera le bénéfice pour ces villes ? Est-ce qu'elles vont accepter de participer au pot commun pour un projet qui concerne deux villes ? C'est absolument de l'exclusion. C'est considérer qu'on nous on est il y a que
nous qui comptons et le reste à côté ça vaut rien. Vraiment, je trouve ça absolument méprisant. Mais la dernière chose que je veux dire, c'est la mobilité, c'est se projeter vers l'avenir. C'est les pistes cyclables. Évidemment, comment vous êtes au tampon, vous inaugurez, enfin c'est la honte absolue. Ils ont inauguré 500 m de piste cyclable entre bras de ponteau et et d'assis, juste pour dire qu'ils ont pu avoir les fonds européens, mais vraiment poser la question à tous les usagers de vélo au centre-ville du tampon, les associations spécialisées, le tampon, c'est la honte absolue. Nous, on dit on a un projet, le tampon, il faut regarder les choses objectivement. C'est une ville compliquée sur terme de mobilité parce qu'elle est beaucoup pampente mais il y a des lignes droites notamment
l'axe principal du centreville qui va de bras de bonau à terrain fleuri la pointe on pourrait même dire jusqu'à Berrive ça se complexifie un peu pour aller jusqu'à Berrive mais en tout cas au moins jusqu'à la portion jusqu'à Terrainfurie il y a pas de souci sur la zone plate. Quel est le projet d'avenir ? Quand est-ce qu'on se projette pour savoir qu'on aura une mobilité régulière ? Vous êtes étudiant aujourd'hui au centre-ville du tampon. Vous habitez enfin vous êtes étudiant à la Châtoire. Vous voulez aller au centre-ville du tampon mais je vous mets au défi de le faire. et poser la question aux jeunes qui sont étudiants. Il vous disent "Mais non, on le fait pas, on descend à Saint-Pierre, c'est tout ce qu'on fait. Il y a aucune liaison alors qu'on parle
de 15 minutes à pied mais il y a pas de trottoir. On parle de 5 minutes à vélo mais il y a pas de vélo en accès libre. On parle de 5 minutes de bus mais il y a pas de bus disponible. Mais une ville étudiante, la troisème ville en terme de population de la Réunion qui a zéro plan de mobilité, c'est absolument désastreux. Qu'on ne l'est pas, c'est un problème mais qu'on a rien dans l'avenir, c'est dramatique. Qu'est-ce qu'on est en train de dire aux générations futures ? Bah en fait on a rien circuler, il y a rien à voir. Ben nous, on dit oui, il y a des il y a aujourd'hui un système qui s'appelle Urban Loop en France hexagonale dans beaucoup de ville plate pour permettre des petits systèmes de transport sur rail qui sont des capsules autonomes et vous êtes pas assujetti à avoir un
conducteur évidemment avoir la grande infrastructure du tramoué qui finalement bah bloque d'autres voies de circulation qui finalement ralentit. Là vous avez des petites capsules qui sont autonomes et qui peuvent fonctionner 24 he sur 24. Je dis pas qu'on peut le faire dès demain, mais je dis qu'il faut se projeter pour aller vers ce genre de mobilité. Donc c'est pour ça que nous notre proposition c'est de faire un bus à haut niveau de service avec une voie dédiée et des bus en site propre qui sont électriques euh entre bras de ponteau et terrain fleuri. et qu'en faisant ce trajet qu'on va pas nous avec les usagers, les citoyens et les habitants de ces quartiers définir la ligne le tracé qui est le plus optimal parce qu'il pourrait passer par le boulevard du lycée, il pourrait passer
par la ligne des 600, il pourrait peut-être passer un peu par la ligne des 400, c'est pas à nous de le dire, c'est aux usagers, c'est aux personnes qui connaissent ces endroits-là de de définir ce trajet et une fois qu'il sera défini nous permettra de préfigurer le tramoué, de faire les choses dans l'ordre et pas de dire "Un bon matin, je me suis réveillé et je me suis dit qu'avec mon pote qui va être mère en bas, on va lancer le télép et que c'est ça qui va changer la donne pour les habitants. Ça c'est irresponsable et c'est vraiment détestable. Et dans une une vidéo Facebook, je vous entendais on vous entendait parler du projet K2K case de quartier. Si je c'est ça ? Ouais, tout à fait. Comment ça se présentera ce projet ? Le cas de cas, c'est partir d'un constat
qu'il y a beaucoup de gramounes qui sont isolés, qui galèrent à faire leur démarche administrative. Il y a énormément de jeunes qui sont dans loisiveté, sans sans méchanceté, sans jugement, mais qui manquent d'animation, manque de d'activité et il y a une perte de lien social dans nos quartiers. On connaît bien souvent plus nos voisins. Les cas de cas, il répondent à ces trois constats en proposant des solutions très simple. 9 fois sur 10, les locaux existent soit des mairianec, soit des centres municipaux, soit des salles d'animation qui sont pour la majorité du temps fermé, sauf lorsqu'il y a une grande fête municipale. Nous, on dit on veut réouvrir ces espaces en permanence pour le cas 1/10 qui existe pas de maison. Il y a du foncier communal qui est abandonné ou qui sur lequel on peut
bâtir. Enfin, on a déjà projeté. On a aujourd'hui notre carte du tampon avec les 30 cases de quartiers qu'on veut implanter partout au tampon. L'idée c'est de dire un c'est de l'accompagnement administratif pour permettre de faire des démarches en partenariat avec le département, la CAF, l'emploi. Mais il vous suffit d'un agent municipal agréé qui soit là pour déjà répondre à un certain nombre de dossiers qui sont bien souvent très faciles, mais vous pouvez permettre de mettre en lien avec des jeunes qui bien souvent aimeraient donner un petit coup de main pour aider la Gramoun du quartier à faire son dossier d'aspa. En échange de quoi ? Peut-être que la Gramoun pourra lui donner un petit cours de cuisine ou de jardinage ou d'agriculture pour lui expliquer les bienfaits du songe ou du
manioc. Euh donc la première chose, c'est un accompagnement administratif. La deuxième chose, c'est la dynamisation culturelle et associative du quartier. Parce que 9 fois sur 10, les associations vous disent quoi ? On a tout ce qu'il faut, les adhérents, le projet, on sait ce qu'on veut faire, mais tout ce qui nous manque c'est un local. Bah, ouvrez le local, faites des rotations, on va organiser ça de façon intelligente. Et la le troisème axe sur lequel il s'appuie, c'est l'axe politique, celui de créer des conseils de quartier. Pas comme on a pu entendre des délégués de quartier ou des conseils de démocratie participative. On veut pas de démocratie participative. Nous, on veut la démocratie directe, que les gens soient directement les décisionnaires de
l'avenir de leur quartier. Pas qu'on vienne les consulter à postériori pour dire "Nous avons pensé que pour votre quartier c'est ça, votez, éliminez, choisissez." Non, c'est l'inverse. Vous à partir de vos besoins, décidez sans nous les élus qu'est-ce que vous considérez comme prioritaire. Faites une liste si c'est la réflexion de la rue machin, du trottoir machin de la lumière là-bas, poser les choses, discuter entre vous, trancher, prioriser et nous on se met à votre service. C'est l'inverse. Et surtout on va réapprendre la politique dans ces endroits-là parce qu'on va dire ces conseils de quartier, c'est l'espace où les gens apprennent à se connaître mais surtout décident des priorités pour les politiques pour leur territoire. Et moi, c'est vraiment la conviction
profonde. On en revient au début d'interview de mon engagement militant. La ma conviction profonde, elle vient de là, elle vient de dire que des assemblées de quartiers, des conseils de quartiers peuvent nître les meilleurs euh euh imaginaires espoir pour la société de demain. Et un peu dans le même esprit, du coup, vous avez mentionné euh lors du débat une volonté de euh d'instaurer une maison des femmes qui soit ouverte 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et d'avoir des places d'hébergement d'urgence plus globalement. Qu'est-ce que vous imaginez sur le volet social et aussi peut-être sur les inég la lutte contre les inégalités de genre ? Déjà de base, on a un CCS complètement dysfonctionnant au tampon et clientéliste. Je pense qu'il faut arrêter de concevoir la solidarité
comme du clientélisme. Et aujourd'hui, c'est la remonte quand vous cherchez un coler alimentaire, vous devez arriver avec un tas de dossiers et si vous êtes pas dans les petits papiers du maire, vous restez à côté quoi. Ça c'est la honte. Il faut plus que ça ait lieu dans la 6e dans en 2026 dans la 59e île de France sur le territoire national. On a des Vous avez parlé de la maison des femmes et des cent d'hébergement d'urgence. La première des critiques qu'on a reçu déjà, c'est c'est pas votre compétence. Oui, mais en fait peu importe que ça le soit ou pas, on doit être une force motrice pour pousser, pour réussir à faire ces projets. Non pas parce qu'on en a envie, mais parce que on en a besoin. C'est indispensable. Vous pouvez pas accepter que une mairie
des responsables politiques soient démissionnaire face à des situations de ce genre. Donc il faut la maison des femmes, il faut des cent d'hébergement d'urgence, il faut une maison des associations, il faut un espace pour les gramounes pour qu'il soit plus isolé. Il faut surtout qu'on soit réceptif au monde associatif en fait parce qu'on a peut-être pas toutes les bonnes idées. Ça c'est ce qui est ce qui a émergé. Ça sera ça seront des priorités demain mais il va falloir aller plus loin et pour ça il faut écouter les associations du quartier qui connaissent. Mais en tout cas la maison des femmes et le centre d'hébergement d'urgence en fait on a sur notre liste beaucoup de gens qui ont travaillé au département dans l'action sociale qui sont des militants des
droits des femmes. Donc vous pouvez faire ce que vous voulez. Je pourrais demain arriver leur dire finalement oubliez je vous paye une valise d'un million d'euros et s'il vous plaît abandonner ce projet dire j'en ai rien à faire de ton argent moi je me bat pour des conditions et en fait tant qu'on a cette boussole là je pense qu'on peut accomplir grandes choses. Je dis pas que ça sera facile he j'en ai conscience mais il va falloir se battre et en fait on peut être des facilitateurs avec des fonds européens du département de la coopération la CAF ce genre d'organismes. Et en fait, ils sont demandeurs de ça, mais quand il y a pas de volonté politique, euh forcément, ça ne se fait pas. Quand il y en a, il faut se dire que c'est tout à fait possible. OK. Et moi, je voulais revenir, c'est une
actualité récente et un peu plus ancienne du tampon. Euh lors du mouvement des gilets jaunes, il y a un mouvement qui qui naît un peu au tampon avec le mouvement des le QG des Azalés qui naî sur le rond-point du même nom. rond-point qui a été, on va dire que les cases ont été littéralement rasées en septembre dernier. Euh est-ce que si vous aviez été maire, est-ce que vous auriez fait vous auriez pris la même décision ? Je pense que la première des décisions, ça aurait été de consulter les gens parce que c'est pas des mago dire ça. Enfin, moi j'ai des convictions personnelles mais en fait si mes convictions personnelles je les fais passer au-dessus de l'intérêt général,
je pense que il y a un sujet. Donc je dis pas qu'il aurait fallu faire un référendum à l'échelle municipale, peut-être pas, mais au moins bah s'il y avait eu un conseil de quartier dans le quartier, je pense que déjà les choses se seraient passé différemment. Et puis à mon avis, s'il y avait eu un conseil de quartier avec une case de quartier, on aurait peut-être pas eu de rond-point des allées parce que les gens auraient trouvé l'espace où s'engager démocratiquement. Et je crois que le rond-point des allés, il est venu surtout dire une première chose, c'est quand on se considère en marge du système et que en fait le système nous écoute plus, ne nous entend plus, on est obligé de faire par nous-même. Et nous ce qu'on souhaite c'est que demain les citoyens retrouvent toute leur place au
tampon. Donc euh je veux pas de réponse perso sur euh en fait ce qu'on sait surtout aussi c'est que la mairie l'a toléré pendant un moment et puis finalement pour des raisons euh politiques derrière euh ont finalement donné l'ordre à la gendarmerie. Enfin tout ça est pas bien clair quand même dans la manière dont ça s'est passé. Euh moi, je connais des des partisans, des participants et des opposants. Je connais tous les bords euh par rapport aux Mais euh je dis la première chose, c'est il faut sortir des postures dogmatiques, quoi. Il faut demander la vie des gens et respecter ensuite la vie des gens, ce qui ce qui n'a pas souvent été le cas dans cette commune. H autre sujet, c'est l'agriculture. Le tampon, c'est souvent présenté comme le grenier de la Réunion. De quel modèle
agricole est-ce que vous vous rêvez ? J'arrive d'un modèle agricole premièrement où les agriculteurs peuvent vivre de leur travail. Ça c'est quand même la première des choses à dire et ce n'est absolument pas le cas. Quand je dis vivre de leur travail, c'est-à-dire vivre dignement premièrement, mais surtout vivre des résultats réels de leur travail, n'ont pas de subvention. Lorsqu'on a un modèle économique agricole qui est basé sur la le tout subvention, on va droit dans le mur. On n'est pas bon. Première des choses, que les agriculteurs puissent vivre dignement de leur travail. Deuxième chose, qu'on puisse avoir des pratiques agricoles qui soient saines évidemment, qui soi qui combattent les intron chimie, qui fassent en sorte qu'on respecte la santé des agriculteurs en
premier, des consommateurs en second. Voilà. Et ensuite, je rè un modèle où on fait la parbelle aux cultures vivrières où on fait la parbelle à la tradition rayonnaise. Il faut bien se rendre compte, nous on a une chance inouie au tampon. C'est pour ça que moi je veux me battre pour créer cette coopérative municipale agricole. C'est parce que on est le territoire où il y a le plus de maréchage à la Réunion. H et malheureusement vous connaissez aussi bien que moi le modèle agricole rignoné. On sait vers quoi il est dirigé et vers quoi d'ailleurs il est menacé aujourd'hui grâce à la politique de libre échange international et le mercour. Mais bon on dira pas pour pas dire qu'on l'aura pas dit en pas prévenu. Mais si on veut être vraiment réaliste et et pragmatique il faut bâtir
un modèle. C'est bien beau de parler de souveraineté alimentaire, c'est mieux de la mettre en exercice. Et lorsque vous avez la responsabilité de servir 10000 repas par jour aux enfants des écoles, ben quoi de mieux que pour pouvoir éprouver la souveraineté alimentaire ? Commençons par là, donnons l'exemple. Comment aujourd'hui je pouvais avoir des menus de la cantine avec c'était quoi la dernière fois qui m'avait fait halluciner ? Je sais pas si c'était pas des chouchous importés. Et après on fait tout un laus pour expliquer que on fait la parvelle à la production locale. Je crois que c'était ça. C'était les chouchous qui étaient importés. Bon nous on veut il faut arrêter de rigoler quoi. Il faut parler des choses sérieusement. Enfin il y a un vivier de maréché au tampon. Leur
principal problème c'est d' découler leur production et vous avez une mairie qui fait la sour d'oreille. Bon bah, il faut donner l'exemple, il faut se bouger pour faire en sorte que on réussisse à garantir, à faire augmenter le plus possible la part de production locale dans l'alimentation de nos enfants, à la fois pour leur santé, à la fois pour la dignité des agriculteurs et à la fois pour l'exemplarité dans le modèle agricole qu'on projette pour la Réunion. Donnons l'exemple nous-même. On va finir cet entretien sur une question qui va toucher peut-être Ouais. qui va qui on va sortir là des des élections euh des élections des élections communales. Euh fin janvier, la ministre des outremès, Naim Mouchu, dit si je me trompe pas, c'est sur les
ondes de Sud Radio. Euh elle elle dit clairement que pour elle, la France insoumise à la fille est un parti raciste. Qu'est-ce que vous vous auriez à lui répondre dans un climat où on observe de plus en plus les médias mais aussi les politiques rapprocher la France insoumise de du Rassemblement national et des idées d'extrême droite. C'est vraiment comment dire ? C'est bouleversant en fait la la période qu'on traverse parce que ça dit beaucoup de choses de l'abrutissement général et de la perte de repère. On a des machines médiatiques
qui s'emballent pour raconter des récits et on regarde plus beaucoup l'objectivité des choses, on regarde plus beaucoup la réalité, on regarde plus beaucoup l'histoire, on regarde plus beaucoup la science malheureusement. Je enfin c'est pas pour ça me fait des frissons d'en parler parce que enfin en vrai je moi j'ai chevier au corps toujours bataillé contre le racisme contre l'intolérance contre l'injustice et ça me révulse qu'aujourd'hui on puisse regarder des gens qui sont des militants qui ont toujours toute leur vie gardé un cap pour dire on on on combat le fascisme on combat le racisme on combat l'intolérance et aujourd'hui que ses propres gens prennent ça en pleine face c'est d'une une injustice absolue mais c'est pas tellement injustice pour elle et eux qui me
dérange, c'est ce qu'on est en train de mettre dans la tête des gens. Si on est en train de dire que le coupable, c'est celui qui se bat contre l'antisémitisme qui est aujourd'hui traité d'antisémite et qu'on est en train de préparer des gamins qui entendent ça et qui banalisent ça et qui pendant ce temps-là regardent des vidéos de TikTok avec Jordan Bardea et qui leur paraissent comme la personne crédible et euh la personne de responsabilité pour demain, ben on a beaucoup de soucis à se faire pour notre les générations à venir. Donc moi ce que j'ai envie de lui répondre c'est ouvrez vos livres d'histoire madame quoi. enfin histoire qui était de quel côté à quel moment et en fait venez pas nous donner des leçons de militantisme à des gens qui ont toute leur vie bataillé
au péril de leur vie parfois au péril de leur vie de famille dans des combats qui étaient beaucoup plus difficiles et en fait et vous savez quoi le le parallèle on peut le faire aussi ici à la Réunion parce que euh moi je connais beaucoup de militants communistes qui ont bataillé qui bataillent aujourd'hui à nos côtés mais qui ont bataillé à une époque où c'était beaucoup plus dur où il Il y a les armes existaient, où la violence existait, où les 44 existaient, où les meurtres ont existé. Moi, j'ai quelqu'un sur ma liste dont le tonton a été assassiné parce qu'il a participé à un rassemblement politique et on a jamais eu la lumière faite sur son assassinat et tout le monde sait que c'éta un assassinat politique. J'ai enfin dans mon entourage ces gens qui ont été
traumatisés des familles entières qui aujourd'hui au tampon sont toujours traumatisés parce qu'ils ont une étiquette rouge à côté de leur nom et qu'ils savent qu'ils peuvent rien demander à la mairie parce qu'il y a certains noms de famille qui sont assimilés à des militants communistes dangereux et qu'on peut pas les fréquenter. Ces gens, ils se sont toujours battus avec une conviction, celle de dire "On s'habitue pas à l'injustice, on est allergique à l'injustice, on va toujours cultiver ça" et pendant des années et des années, ils ont été marginalisés. Peut-être qu'aujourd'hui, la poche d'espoir pour répondre à votre question, c'est que peut-être que nous on arrive à renverser les choses par la démonstration en acte. Combien de gens m'ont regardé avec des gros yeux en me
disant "Tu as un extrême gauchiste qui va arriver là au tampon, qu'est-ce que tu veux transformer la ville et qui aujourd'hui se rendent compte par nos propositions, par notre programme, mais aussi par le respect que j'ai du débat politique et des humains que j'ai en face de moi de dire "Mais en fait, peut-être qu'il y a des gens à gauche qui veulent se battre avec de l'espoir et du positivisme et que c'est pas des dangereux et en fait qu'on est peut-être en train de réhabiliter ces militants communistes qui toutes leur vie ont été marginalisés, moqués, qui ont été attaqués et en fait qui aujourd'hui peut-être peuvent retrouver une forme de relégitimation quoi." Et en fait ce que je veux juste dire c'est il y a rien qui vaut plus que l'expérience de combat politique mené dans la
difficulté quoi. Et au tampon quand on a eu des gens qui sont rassemblés pour combattre les violences sexistes commises sur une opposante politique en c'est toujours bien rappeler cette histoire en 94 Céline Lucili qui aujourd'hui est mon adversaire politique et sur la liste de Nathalie Bassir on lui a dessiné des sexes masculins sur ses affiches. l'Union des femmes rayonnaises qui était très clairement de gauche n'a pas hésité une seule seconde pour aller défendre cette femme qui était victime d'attaque sexiste et elles se sont mobilisé et elles ont pris la répression du père du maire actuel et des nervis de cette personne-là violente sanglante intolérable sur le parvis de la mairie du tampon et aujourd'hui c'est qui les violents c'est nous mais c'est qui les
héritiers de la violence c'est qui les héritiers de de l'intolérance de l'injustice c'est ces personnes-là et qu'on viennent pas me faire croire une seule seconde que ces gens sont du bon côté de l'histoire. Ces gens, ils ont fait honte à l'histoire. Ils ont fait honte au respect des valeurs politique et nous on est là pour les réactiliter. Merci Alex Chasalé. On va passer aux questions expresses. Voilà. Donc là l'idée c'est de répondre assez simplement peut-être par oui pardon ou développer mais de façon assez restreinte. Alors première question quelle tamponaise ou tamponais vous inspire le plus ? Rosobé, zarbout de la politique et une figure historique de la lutte communiste au tampon. Une mère de cœur.
Quel serait votre dimanche parfait ? Moi il y a un gros truc avec le pique-nique partage quoi. Ça c'est j'adore la cuisine et on a cette tradition là et surtout dans les haut et nos réunions de quartier se finissent toujours par des grands moments de convivialité. Donc en fait en ce moment je passe les dimanches parfaits. Il y a ma famille, mes militants politiques, mes amis et on mange très bien. C'est le dimanche parfait. et on se bat pour un temps meilleur. Peut-on encore faire confiance aux politiques ? Pas tous et à toutes, mais je pense qu'on doit d'abord faire confiance à ceux qui je dis il y a deux catégories de personnes qui s'engagent en politique. Peu importe à gauche ou à droite. Il y a ceux qui sont animés par les convictions et les valeurs et
d'autres qui sont animés par l'argent et le pouvoir. Ben moi, je pense qu'on peut faire confiance à aux militants et à ceux qui sont animés par les convictions et les valeurs. Si Emmanuel Macron vient visiter le tampon, quel cadeau vous lui offrez ? le plaisir de boycotter sa visite. Si vous pouviez dîner avec un personnage historique, ça serait lequel ?
Il y en a plusieurs qui me viennent en tête, mais lequel serait la personne ? Mo je vais quand même pas on peut en donner deux. Alors homme, je dirais Rosa Park, c'est Ernesto Guara parce que pour deux parcours de militantisme complètement différent mais vous allez dire c'est marrant, c'est du côté américain les deux mais voilà bah le combat la lutte contre le la colonisation, le racisme c'est quand même on en parlait à l'instant pour moi très fort et le le la lutte pour l'émancipation des peuples en amé C'est toujours quelque chose qui a été extrêmement source d'inspiration et de
et de boussole politique. Très bien. Merci beaucoup pour cette intervie. Merci à vous. M.