Face à Face : Thierry Breton - 11/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Bonjour Thierry Breton, merci de répondre à mes questions ce matin.
- 0:47RelanceRéponse directe
Comment c'est possible que la France soit l'homme malade de l'Europe ?
- 4:17RelanceRéponse partielle
La discipline où ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Ce que c'est que cette règle d'or ?
- 5:44FerméeRéponse directe
Qu'on ne dépense pas plus qu'on ne gagne ?
- 7:25RelanceRéponse directe
Les Italiens, Espagnols, Grecs... Comment c'est possible qu'ils se soient débrouillés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:46Invité politiqueChiffre
« 10 points c'est tout simplement 350 millions de plus. »
- 4:14Invité politiqueChiffre
« On engrange 1550 milliards. »
- 16:44Invité politiqueChiffre
« 4 points de TVA c'est 28 milliards. »
Temps de parole
- Invité politique69 %
- Présentateur24 %
- ?5 %
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Vous
écoutez
RMC
RMC jusqu'à 9h Apolline Matin
Face
à face Apolline de Malherbe
Vous
êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Thierry Breton Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes ancien commissaire européen et ancien ministre de l'économie Les chiffres sont carrément catastrophiques On peut le dire Et je parle pas que des chiffres de PISA Je parle des chiffres de la France, de la croissance, de la consommation De l'investissement, tout ça c'est en baisse Le chômage à l'inverse est en hausse Et la France apparaît comme l'homme malade de l'Europe Parce que nos voisins font Beaucoup mieux pour un même contexte Comment c'est possible ça ?
Oui ça ne nous fait pas plaisir, c'est le moins qu'on puisse dire Est-ce que ça nous surprend ?
Absolument pas La France est à l'arrêt Tout le monde le sait, elle est à l'arrêt depuis la dissolution Tout le monde le sait Elle est à l'arrêt depuis maintenant un an Tout le monde le sait, elle est à l'arrêt parce qu'on a Renoncé aux réformes les plus importantes Dont la réforme des retraites Voilà, tout ça, ça a un coût Madame de Malherbe Donc oui, on peut commenter si vous voulez ce matin Ce qui a été commenté, une croissance à 0,4 Là où je rappelle que le budget avait été fait à 1% On l'attendait à 0,7 Ça fait tout de suite, par parenthèse, 8 milliards de moins Tout de suite, ça fait des trous tout ça Le fait, tiens, le fait qu'on n
'ait
pas fait la réforme des retraites Et qu'on l
'ait
mise au congélateur Puisqu'on maintenant, on emploie ces mots Très bien
On brûle, on gèle la dette
Et on met les réformes
des retraites au congélateur
Rien que ça, si vous voulez Ça nous fait au moins 3 à 4 milliards de moins cette année Il faut les trouver ailleurs Alors qu'ils étaient prévus, ils étaient faits C'était 10 milliards en année pleine Il faut aller les chercher ailleurs Donc est-ce qu'on est surpris ? Malheureusement, et je le dis avec énormément de tristesse, non Mais on a des élections On a des élections dans 7 mois Donc on va changer tout ça C'est ça le sujet des élections C'est quel projet pour la France Pour la remettre sur des bonnes rails ? Oui, vous avez raison On est aujourd'hui le dernier élève de l'Europe
Et
par parenthèse, on nous le fait payer très cher Cette indécision, cette procrastination C'est 4,43, hier, 4,43 pour le taux à 10 ans C'est le taux
auquel
la France emprunte
Ça veut dire
que quand on emprunte Ça nous coûte de plus en plus cher Et beaucoup plus cher encore que nos voisins
Mais
je vais vous donner un petit chiffre A chaque fois qu'on augmente de 10 points de base Avant précisément de dire qu'on allait faire un budget On allait le proposer à 4,9% Alors qu'on avait fait une promesse une fois de plus à Bruxelles C'est qu'il serait 4,3 cette année Pour tenir nos engagements Une fois de plus de déficit On ne
va
pas les tenir Quand on augmente de 10 points C'est-à-dire qu'on fait finalement Non pas 4,3 mais 4,4 10 points C'est tout simplement 350 millions de plus De plus qui vont entrer en taux d'intérêt Qu'on va payer En
fait
c'est un cercle vicieux Et c'est un cercle vicieux Dans lequel on est en train de s'enfoncer Thierry Breton Beaucoup de choses Il y a ce qu'il faut changer Vous avez dit on va changer tout ça C'est
-à
-dire les élections Doivent
être ce
moment-là Il y
a
aussi quand même une question immédiate Vous avez été ministre de l'économie Le budget de la France Celui dans lequel on est en ce moment C'est-à-dire les prévisions La colonne recettes Et la colonne dépenses Ils ont été écrits En imaginant des revenus en France Avec une croissance de 1% Vous le disiez Ils avaient déjà baissé Au gouvernement Ils avaient quand même eu l'honnêteté De dire Bon finalement ça ne sera pas 1% Ça sera 0,7 Et finalement ce sera 0,4 Ça veut dire qu'au moment où l
'on
se parle On est dans une situation Qui est en réalité une situation déjà catastrophique Parce que rien ne correspond à ce qu'on avait prévu
Mais encore une fois On n
'est
pas surpris Mais les français Ils le voient tous les jours Le pouvoir d'achat Il baisse 0,4% de moins De pouvoir d'achat cette année Quand ils vont faire leurs courses Dans les supermarchés Ils voient que les produits frais Ils ont augmenté de 5,3% Quand ils vont payer Leur facture d'énergie Ils voient que ça a augmenté Depuis cette année De 17,2% Donc tout ça effectivement On le voit Vous savez ce qu'il nous manque Madame de Malherbe
Il
nous manque de la discipline Il nous manque de la discipline La France est un pays riche La France est un pays Qui génère On engrange tous les ans Pour faire fonctionner L'état France On engrange 1550 milliards C'est énormément
d'argent Mais la discipline à
quel niveau ? La discipline où ?
Pour retravailler ensemble Retravailler ensemble Moi J'ai qu'un seul objectif aujourd'hui C'est d'essayer De trouver le moyen Pour faire en sorte Que tous ceux Qui croient en notre pays Et ils sont nombreux Et dans tous les partis politiques Qui ont cet esprit De reconquérir le pays De redonner de la confiance Et bien on se retrouve Autour d'un seul projet C'est de mettre de la discipline Pour éviter que dans Les débats qu'on a A l'Assemblée Fasse qu'aujourd'hui On a une Assemblée Qui est évidemment Très éclatée Elle le sera encore Il ne
faut
pas se tromper Après les élections Donc qu'on se dise Comment on travaille ensemble C'est pour ça que j'ai proposé Cette trajectoire Qu'on appelle règle d'or On peut l'appeler comme on veut C'est-à-dire nous dire Que d'un point de vue constitutionnel Il faut désormais Qu'on ait une trajectoire
Est-ce que vous
pouvez nous réexpliquer Ce que c'est que cette règle d'or Qui désormais Est prônée y compris Par quelqu'un comme Marine Le Pen Qui semble
-t
-il a dû écouter Ce que vous disiez
Je
ne ménage pas mes efforts Encore une fois J'en tire aucun intérêt Aucune gloire Ni quoi que ce soit Les Allemands l'ont fait en 2009 Alors qu'est-ce que c'est Ce qu'ils ont appelé Règle d'or C'est tout simplement se dire Qu'on engrange énormément d'argent 1550 milliards Et comment on fait Pour bien le dépenser Alors évidemment A gauche On va vous dire On veut peut-être Plus d'impôts Très bien A droite on va vous dire On veut peut-être Plus de compétitivité Enfin peu importe Mais en tout cas On a un chemin Ce chemin C'est de dire tout simplement Qu'on va avoir une trajectoire Alors là on va partir De 5% de déficit
Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire
qu'on ne dépense pas Plus qu'on ne gagne Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'à terme A terme On s'autorise A un certain déficit Mais pas plus Alors moi j'ai proposé 1% de déficit Je
suis peut-être hyper naïve Mais j'avais l'impression Que cette règle Elle existait déjà Ça s'appelle la règle des 3% C
'est l'Union
Européenne On a signé ce contrat
On s
'y était engagé Eh
bien vous faites bien Je voudrais bien de le dire Elle existe Et tenez-vous bien Depuis 2009 L'Allemagne la respecte Tous les ans Depuis 2009 La France dit qu'elle va le respecter Y compris encore aujourd'hui Elle ne le respecte pas Cherchez pourquoi Aujourd'hui La parole de la France Donc le
problème Ce n'est pas la règle
Ce n
'est pas de mettre Les autres règles
Pardon Thierry Breton Mais c'est de les respecter
Non
mais Comment ne pas les respecter Parce que si on pouvait Les respecter Si on faisait ce que vous venez de dire Ça se saurait Ça veut dire qu'on a maintenant Une indiscipline Quasiment qui est institutionnelle Dans notre mode de fonctionnement Donc il faut nous forcer A remettre de la discipline Les Allemands étaient exactement Dans le même cas avant Ils n'avaient pas de majorité Ils avaient la CDU Qui était le parti de droite Ils ont centre droite Ils avaient le SPT Qui était le parti de gauche Ils n'arrivaient pas A avoir une majorité Donc ils se sont dit On va se mettre d'accord Pour se donner une discipline Et dans le cadre de ce chemin On fait évidemment Ce qu'on veut faire On peut encore une fois Comme je l'ai dit Augmenter un peu plus ci Baisser un peu plus ça Mais on a un chemin Donc la règle d'or C'est quoi ?
C'est tout simplement dire Ce n
'est
pas de la rigueur C'est de la discipline C'est dire On part de 5% Puis progressivement On baisse très lentement Très lentement Jusqu'à Je proposais En 2032 Être à moins 1% Ça me semble être Un bon objectif Et on dit que D'un point de vue constitutionnel On ne peut pas Présenter un
budget C
'est
obligatoire
Oui c'est obligatoire Il n
'est
pas possible
Mais
comme on est Gaulois Alors on n'est pas discipliné Et bien il faut qu
'on se discipline Pardon mais les Italiens Les
Espagnols Les Grecs Ils n
'étaient
pas
disciplinés
Comment c'est possible Que eux se soient débrouillés Je me souviens Il
y
a encore 20 ans On disait Ah c'est eux Les vrais latins Indisciplinés Aujourd'hui ils empruntent Beaucoup moins cher que nous Ils sont beaucoup plus rigoureux que nous
Vous faites bien de dire Prenez par exemple Le cas de l'Espagne Le cas de
l
'Espagne Et de Pedro Sanchez Qui est un premier ministre Socialiste En parenthèse 2,6% de croissance cette année 2,6% de croissance cette année 2,1% de déficit C'était l'élève L'enfant malade De l'Europe Il y a 10 ans Aujourd'hui Ils vont être Plus qu'eux Plus qu'eux Nous on est bientôt A 120% d'endettement Par rapport au PIB Eux à 100% Et bien voilà Ils se sont mis de la discipline Et ils ont décidé De travailler ensemble Et de travailler Comme je le
dis On va y revenir Parce qu'on comprend bien Que vous avez
une méthode Y compris politique Thierry Breton Je voudrais vous faire écouter Les propos de Charles Wolff Charles Wolff C
'est
le patron de Sanofi En France Il était mon invité Ce matin sur RMC Et au fond Ce que vous Vous appelez discipline Je crois que lui Il l'appelle aussi efficacité Vous parliez de l'Allemagne Et de la France Lui il a un exemple Très très concret Sur l'arrivée Et l'autorisation des médicaments Et le manque d'efficacité De la France Je voudrais que vous écoutiez Sa comparaison Parce qu'elle est Extrêmement instructive
Quand
on dit Un médicament N'est pas accessible En France C'est quoi par rapport Aux Allemands Après une AMM européenne En Allemagne En 50 jours Le patient allemand
L
'autorisation
européenne
Voilà Le médicament est approuvé En Europe En 50 jours Elle est disponible Dans les pharmacies En Allemagne En France Il vaut plus de 500 jours On a des process Ok On sait qu'on a ces process En France Mais ça c'est Une perte de chance Pour les patients
500 jours C'est à dire que L'inefficacité De notre système en France Fait que quand la même Union européenne Pour la France Comme pour l'Allemagne Dit Ce médicament est autorisé Le temps que nous Ça se mette en place Que ça arrive Qu'il
y ait
les tampons Les autorisations Les processus 500 jours Avant qu'il n'arrive Vraiment disponible Pour les patients 50 jours en Allemagne
Oui madame de Malherbe On parle de méthode Et moi ce que je dis C'est qu'au cours Des prochains mois Plutôt que de proposer Des projets présidentiels Avec 50, 100, 200, 300 pages Dont on sait Qu'ils ne pourront être réalisés Il faut proposer Une méthode Une méthode de gouvernement C'est pour ça que je dis Qu'il faut se fixer un cap A partir du moment On se fixe un cap Alors on se met ensemble Et on trouve les solutions Y compris à ce moment-là Évidemment Pour être plus efficace Y compris pour régler Ce type de problème Et si je trouve C'est extrêmement éclairant Ce que vous venez de passer À l'antenne C'est exactement Vous savez Je l'ai tellement fait dans ma vie Des situations qui étaient impossibles Et que finalement On a réussi à redresser Pourquoi ?
Parce qu'on se fixe un cap Et qu'ensuite On travaille ensemble Le mot c'est ensemble Bien sûr qu'on est différents Bien sûr qu'on a des visions
Alors
avec qui ? Avec qui
? Autour de qui ? Ça veut
dire quoi ? Ça veut dire que vous êtes Là on est quand même Dans une campagne Donc à un moment Il faut appeler un chat un chat Vous dites voilà Moi j'ai l'expérience Je suis prêt à y aller Ou pas ?
Non c'est pas du tout ce que je dis Je dis uniquement Mais
vous ne voulez pas
Vous n'irez pas Mais c'est pas la question La question c'est d'abord Non la question c'est de faire Le travail étape par étape Et c'est la raison Pour laquelle je vous dis Avec qui ? Et bien j'ai vu tout le monde Tout le monde J'ai vu tout le
monde Tout le monde y
compris LFI RN
? J'ai même vu LFI Puisque j'ai fait un débat Avec monsieur Bompard La semaine dernière Il y a trois jours Bon alors évidemment Eux ils ne vont pas adopter La règle d'or Mais on a échangé On a échangé sur la dette Vous savez qu'eux Ils veulent tout simplement Brûler la dette Bon je crois qu'on a J'ai expliqué que Voilà tout le monde Peut avoir des idées Les plus farfelues Après il y a Le principe de réalité Moi ce que je propose
Le prix
Nobel Le prix Nobel Jean Tirole Qui était mon invité Sur BFM TV hier Disait c'est fantaisiste
Oui mais enfin bon En effet je respecte Ce qu
'il veut essayer Chacun peut
essayer Très bien Moi ce que je propose C'est tout simplement Un chemin Un chemin ensemble Et c'est la raison Pour laquelle vous le rappeliez Bon bah finalement Madame Le Pen A fini par l'accepter Évidemment Dans le bloc central On l'a accepté J'ai même vu que monsieur Mais
est-ce qu'il faut Une primaire ? Pardon mais
Allez-y Dites
-nous dans le chaud Mais
on n'est pas encore là J'ai même vu que monsieur Monsieur Edouard Philippe A l'accepter A proposer même un référendum Donc voilà On l'accepte progressivement Mais derrière Il va falloir le réaliser Alors on n
'en
est pas Encore une fois Donc
le cap C'est cette règle d
'or
Le
cap
pour moi
Ça c'est le cap Ça c'est
l'objectif
C
'est remettre de la discipline Dans notre pays Remettre de la discipline Dans nos têtes Remettre de la discipline Dans notre comportement C'est ça Voilà C'est ça Que
les décisions Aient des conséquences
Regardez les conséquences Sur PISA Sur l'éducation La discipline C'est ce qui nous manque Aujourd'hui
Thierry Breton Dans ce contexte-là On a un baril A 108 dollars Au moment où l'on se parle On a l'énergie Et les prix à la pompe Qui ne cessent d'augmenter Et on a bien compris Qu'ils n'allaient pas baisser On a des prix d'énergie Le gaz Qui augmente encore Ce matin Est-ce qu'on n
'est
pas Dans un cercle vicieux Et surtout Avec cette situation-là Est-il encore imaginable Qu'il y
ait
vraiment un budget
? D
'abord Les prix du baril Ça a un nom Vous savez À un moment Où M. Trump Voudrait donner Un Trump-dividende Pour ses
5
000 dollars Par
américain Si
les républicains Gagnent les prochaines élections J
'ai fait le calcul Ça fait 1 200 milliards C'est-à-dire plus Que le budget De la défense américain Bon ça c'est quand même Très bien Je ferme la parenthèse En fait Cette augmentation Elle a un nom Elle s'appelle Donald Trump C'est Donald Trump Avec la guerre Qu'il a déclenché
Dans
les trois d'Hormuz Qui a créé cette situation Donc ça c'est le Trump-dividende Pour la pleuvette
Les 108 dollars Il
faut le redire Y compris à tous ceux Qui se revendiquent Du trumpisme Pour les
élections Il y en a plus au point
Oui mais enfin Ils ne
le
disent plus Parce qu'ils voient Que ce n
'est
pas très porteur Mais ils n'en pensent pas moins Donc je le redis Parce qu'on a quand même Aujourd'hui Cette réalité Vous venez de la traduire Cruellement Pour nous Et en particulier Européens Ça se traduit par parenthèse Par une inflation Aujourd'hui Qui est aux alentours De 2,8% C'est quand même Beaucoup plus Que les 2% Qui sont acceptés Et comme je le disais Tout à l'heure Une baisse de pouvoir d'achat Pour nos compatriotes Donc il faut absolument Là Et vraiment Je le redis De façon très claire Si l'État gagne Un petit peu Et l'État va gagner Sur la TVA Il faut vraiment Que l'État Restitue immédiatement tout J'ai fait des calculs En gros C'est par augmentation De 10 dollars le baril C'est à peu près Une cinquantaine de millions S
'il n'y a pas de baisse De la consommation
Si le volume de vente Si
on tient compte Si on tient compte de tout Je vais les modéliser Dans le chiffre que je vous donne Voilà Il faut restituer immédiatement Aux grands rouleurs Aux plus défavorisés A ceux qui ont besoin De leur véhicule L'intégralité De ce que l'État gagne Il est hors de question Que l'État gagne J'ouvre une petite parenthèse Pour dire qu'on a la chance D'avoir un très grand pétrolier Total Qui aujourd'hui Bloque l'augmentation A 1,99 De 2
euros
Plafonne à 2 C
'est quand même Pardon de le dire
Mais on critique
Les entreprises On peut aussi dire Ce qui se passe Parce que nous avons Des grandes entreprises
Total
C'est à la fois un distributeur
Et de ce point de vue là Ils font le job Il faut le dire
Et un raffineur Et là Les
marges
On fait
plus
4 D'accord
Fois
4
Les marges Les
marges des raffineurs Sur le distributeur Ils perdent de
l
'argent
Oui sur le distributeur
Il a les deux bouts de la chaîne Oui
d'accord Mais est-ce que vous connaissez un autre Donc
en
réalité à la fin
Ça lui rapporte Est-ce que vous en connaissez un autre Dans la planète Sur la planète Qui fait la même chose
Je n'en connais pas
Evidemment qu'on peut se désoler De
n'avoir plus qu'un seul raffineur
Mais tout de même Marcel c'est quand même un major mondial Donc c'est pour vous dire Vous
avez quand
même entendu Thierry Breton Soyons honnêtes Vous avez entendu Et c'était d'ailleurs à ce micro-ci Le ministre de l'économie actuelle Votre successeur Roland Lescure Qui a vraiment Avec insistance Disait Nous avons demandé A Bruxelles D'ouvrir une enquête Sur les marges Des raffineurs Oui Et Bruxelles dit
Bah
non Je
vois pas
pourquoi
On dirait une enquête Sur les
marges des raffineurs
On
est toujours Dans la même dialectique Là je vous le dis Vous
trouvez des boucs émissaires
Non
mais je vous le dis Il y a deux choses à faire La première C'est de faire en sorte Que l'État ne gagne pas Un sou Sur ces augmentations Et parce que malheureusement On vient d'en parler On n
'a
pas les poches profondes Donc il faut vraiment Tout redistribuer Immédiatement Et pas attendre dans trois mois Parce que c'est maintenant Qu'il faut le donner Deuxièmement Il faut se féliciter Que ceux qui sont Je dirais A main française Et bien Ils ont un comportement Qui est un comportement citoyen
Et il ne faut donc pas Les
surtaxer
Et
donc bien entendu que non
La menace d'une
surtaxe
Sur les entreprises Bien entendu que non
Je le redis Parce que je veux être très clair Et encore une fois Je n'ai aucune relation Avec le président Total Et encore moins Avec son entreprise Mais il faut constater Que quand on a Des grandes entreprises En France Et qu'on est en train De vivre un choc Et bien on est content D'avoir des grandes entreprises Qui aident le pays Vous savez moi C'est ça ce qui m'intéresse
Il faut plus de milliardaires Ou il
faut les interdire
? Mais
bien entendu Parce que derrière les milliardaires Il y
a
des entreprises Et il
y a
des très grandes entreprises Songez que dans les 25 premières Capitalisations mondiales 25 premières capitalisations mondiales 23 ont été créées Par des familles Ou par des hommes C'est comme ça C'est la planète Sur laquelle nous sommes Et bien voilà C'est ça notre planète Oui moi je suis pour Oui
moi je suis
pour
effectivement
Qu'on ait beaucoup plus De grandes entreprises Et donc beaucoup plus De ceux qui l'aient créé
Thierry Breton Deux points Les retraites Vous le disiez Et la question de la TVA sociale La TVA sociale Elle revient Et elle revient par François Hollande Qui est l'un de ceux Qui se dit favorable Aujourd'hui A une augmentation de la TVA Qui passerait de 20 à 24% Une baisse à zéro En revanche Sur le panier De tous les produits De première nécessité Et ça Pour alléger les charges Sur le travail Et permettre aux salaires D'augmenter Ça
vous paraît 1
point
de TVA C'est 7 milliards 4 points de TVA C'est 28 milliards Moi je vais vous dire Madame de Maire L'état-providence Auquel nous sommes tous Très attachés C'est issu Du Conseil National De la Résistance C'est basé Sur la solidarité Et moi je suis très attaché A la solidarité C'est l'un des socles Qui fonde notre nation En tout cas depuis 1945 Cette solidarité Entre les générations Cette solidarité Pour ceux qui travaillent Et ceux qui n
'ont
pas La possibilité de travailler Cette solidarité Pour ceux qui sont bien portants Et ceux qui sont malades Ça c'est l'état-providence Ça nous coûte 953 milliards d'euros C'est beaucoup d'argent Je le dis en passant Le fonctionnement de
l
'état C'est 380 milliards Vous voyez c'est quasiment 3 fois plus Donc il faut Plutôt que de se dire Comment je vais faire des transferts Refaire des petits calculs Rajouter
un
point par-ci Un point par-là Un point Attaquons-nous à ce problème Des 953 milliards On en parlait
tout à l'heure Mais c'est-à-dire
qu'il
y a
un moment Où il faut
faire des sacrifices Il faut renoncer
La réforme des retraites Elle n'était pas parfaite Celle qui a été interrompue Et je suis très critique Là-dessus Parce qu'encore une fois Elle
n'était déjà pas
terrible
Elle rapportait en année pleine Quand ça fonctionne Entre 10 et 14
milliards Est-ce qu'il aurait fallu Aller beaucoup plus loin
?
Entre 10 et 14 milliards Mais appliquons déjà celle-là Plutôt que d'aller plus loin Appliquons ce qui a été voté Appliquons ce qui a été fait Le mal français C'est qu'on fait difficilement Voter des lois Et après ça On ne les applique plus Et bien voilà ce qu'il faut Qu'un prochain président de la République S'engage à faire Quand une loi est appliquée On l'a fait appliquer Par parenthèse Ça vaut aussi à Bruxelles Je me suis battu Pour avoir des lois Sur l'espace informationnel Notre espace numérique Aujourd'hui Je suis désolé de vous le dire A votre micro On ne les applique pas Comme on devrait les appliquer On ne les applique pas Parce qu'on a peur De Donald Trump Et de ses répercussions Et de ses rétorsions Je suis bien placé pour le savoir Je suis interdit de séjour Aux Etats-Unis Et bien forçons Bruxelles A appliquer des lois Plutôt que d'en inventer une nouvelle
Qui
est-ce qui bloque ? C
'est le manque de
leadership C'est le manque de leadership Madame de Malherbe Le manque de leadership politique Voilà On est dans un monde Il va falloir du leadership Parce que derrière Tous ceux qui ont redressé Vous parliez tout à l'heure De l'Italie Du leadership Ben oui je le dis Sans crainte Aujourd'hui On a besoin Dans les moments difficiles Dans lesquels nous sommes Dans les tempêtes qui s'annoncent De meneurs Le leadership Voilà Les
lois sont
là Ne refausons pas des lois Simplifions ce qui a été fait Donnons-nous un cap Respectons
-le Thierry
Breton Vous parliez de la question De la solidarité Que notre pays Était fondé sur la solidarité Et notamment les solidarités Entre générations Est-ce qu'il y a encore Aujourd'hui Une véritable solidarité Entre les générations Quand on voit que les retraites Sont quand même sanctuarisées Alors que là aussi On pourrait quand même Trouver des sous Ne serait-ce qu'en gelant
En
désindexant
Une retraite Dans l'esprit Encore une fois De 45 C'est pas un contrat Commercial C'est un contrat Entre un individu Et la nation Moi je vous dis une chose La parole Sauf
que quand vous viviez De plus en plus
longtemps Et que vous avez de moins en moins
De jeunes actifs Et bien dans ces conditions
Il faut donc peut-être Travailler davantage Bien entendu Il faut travailler
Est-ce qu'il faudra travailler Peut-être 3 ou 4 ans
de plus C'est ce que dit Léo
On avait
commencé A le faire A 64 ans La réforme de retraite Commençons par appliquer Ce qu'on a voté Non d'un chien Mais derrière Pour répondre à votre question Pour répondre à votre question C'est un contrat Si jamais on estime Qu'une catégorie De nos concitoyens Doivent contribuer davantage Moi je vois pas d'inconvénients Mais pour ça Il y
a
un instrument Madame de Malherme Ça s'appelle l'impôt Si jamais on estime J'ai entendu qu'à Bercy On estimait que peut-être Que à 2000 euros De retraite On était riche Ou qu'à 3000 euros C'est-à-dire Un couple Qui a 1500 euros De retraite Ce qui est quand même pas énorme C'est le SMIC Le SMIC c'est 1548 euros Bon On a 1500 euros Pour l'homme 1500 euros Pour la femme Ça fait 3000 euros Et qu
'on
doit à ce moment-là Désindexer Je dis non Je dis non Parce que c'est la parole De l'État Qu'on renie Je dis en revanche Si vous estimez Que ceux-là doivent Continuer un peu plus Et bien Vous avez l'impôt Utilisé l'impôt Pour encore une fois Réguler La solidarité Mais ne jouons pas Avec la parole de l'État C'est comme ça Qu'on détruit L'État-nation
Vous
êtes prêt ?
Je
suis prêt A me battre Pour expliquer
Vous
avez très bien compris Ce que je voulais dire
Moi non Mais peut-être que les auditeurs Oui
Oui
peut-être que les auditeurs Oui mais d'ailleurs Vous parlez avec les uns Avec les autres Si on vient vous chercher Vous direz oui
Vous
ne direz
pas non en tout cas
Il y
en
a déjà suffisamment Ce
que je souhaite uniquement
Je souhaite uniquement Que celui qui sera le mieux placé Et notamment Pour lutter contre Cette mâchoire Ce danger pour la nation Des deux extrêmes Et bien celui qui sera le mieux placé Adopte Adopte ce parcours Dont on vient de discuter Tous les deux Ce matin ensemble Madame de Malherbe
Thierry Breton Ancien commissaire européen Et ancien ministre de l'économie Merci à vous d'avoir répondu A mes questions Il est 8h50 Et vous êtes bien sur RMC Et BFM TV Sous-titrage ST'
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