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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 11 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Face à Face : Thierry Breton - 11/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Bonjour Thierry Breton, merci de répondre à mes questions ce matin.

  • 0:47RelanceRéponse directe

    Comment c'est possible que la France soit l'homme malade de l'Europe ?

  • 4:17RelanceRéponse partielle

    La discipline où ?

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Ce que c'est que cette règle d'or ?

  • 5:44FerméeRéponse directe

    Qu'on ne dépense pas plus qu'on ne gagne ?

  • 7:25RelanceRéponse directe

    Les Italiens, Espagnols, Grecs... Comment c'est possible qu'ils se soient débrouillés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:46Invité politiqueChiffre
    « 10 points c'est tout simplement 350 millions de plus. »
  • 4:14Invité politiqueChiffre
    « On engrange 1550 milliards. »
  • 16:44Invité politiqueChiffre
    « 4 points de TVA c'est 28 milliards. »

Temps de parole

  • Invité politique69 %
  • Présentateur24 %
  • ?5 %

≈ 19,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Locuteur non identifié

écoutez

0:03
Locuteur

RMC

0:04
Locuteur non identifié

RMC jusqu'à 9h Apolline Matin

0:10
Locuteur

Face

0:10
Locuteur non identifié

à face Apolline de Malherbe

0:14
Locuteur

Vous

0:22
Présentateur

êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Thierry Breton Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes ancien commissaire européen et ancien ministre de l'économie Les chiffres sont carrément catastrophiques On peut le dire Et je parle pas que des chiffres de PISA Je parle des chiffres de la France, de la croissance, de la consommation De l'investissement, tout ça c'est en baisse Le chômage à l'inverse est en hausse Et la France apparaît comme l'homme malade de l'Europe Parce que nos voisins font Beaucoup mieux pour un même contexte Comment c'est possible ça ?

0:49
Invité politique

Oui ça ne nous fait pas plaisir, c'est le moins qu'on puisse dire Est-ce que ça nous surprend ?

Absolument pas La France est à l'arrêt Tout le monde le sait, elle est à l'arrêt depuis la dissolution Tout le monde le sait Elle est à l'arrêt depuis maintenant un an Tout le monde le sait, elle est à l'arrêt parce qu'on a Renoncé aux réformes les plus importantes Dont la réforme des retraites Voilà, tout ça, ça a un coût Madame de Malherbe Donc oui, on peut commenter si vous voulez ce matin Ce qui a été commenté, une croissance à 0,4 Là où je rappelle que le budget avait été fait à 1% On l'attendait à 0,7 Ça fait tout de suite, par parenthèse, 8 milliards de moins Tout de suite, ça fait des trous tout ça Le fait, tiens, le fait qu'on n

1:23
Locuteur

'ait

1:23
Invité politique

pas fait la réforme des retraites Et qu'on l

1:26
Locuteur

'ait

1:26
Invité politique

mise au congélateur Puisqu'on maintenant, on emploie ces mots Très bien

1:31
Locuteur

On brûle, on gèle la dette

1:32
Présentateur

Et on met les réformes

1:34
Locuteur

des retraites au congélateur

1:35
Invité politique

Rien que ça, si vous voulez Ça nous fait au moins 3 à 4 milliards de moins cette année Il faut les trouver ailleurs Alors qu'ils étaient prévus, ils étaient faits C'était 10 milliards en année pleine Il faut aller les chercher ailleurs Donc est-ce qu'on est surpris ? Malheureusement, et je le dis avec énormément de tristesse, non Mais on a des élections On a des élections dans 7 mois Donc on va changer tout ça C'est ça le sujet des élections C'est quel projet pour la France Pour la remettre sur des bonnes rails ? Oui, vous avez raison On est aujourd'hui le dernier élève de l'Europe

2:03
Locuteur

Et

2:04
Invité politique

par parenthèse, on nous le fait payer très cher Cette indécision, cette procrastination C'est 4,43, hier, 4,43 pour le taux à 10 ans C'est le taux

2:16
Locuteur

auquel

2:16
Présentateur

la France emprunte

2:18
Locuteur

Ça veut dire

2:18
Présentateur

que quand on emprunte Ça nous coûte de plus en plus cher Et beaucoup plus cher encore que nos voisins

2:23
Locuteur

Mais

2:23
Invité politique

je vais vous donner un petit chiffre A chaque fois qu'on augmente de 10 points de base Avant précisément de dire qu'on allait faire un budget On allait le proposer à 4,9% Alors qu'on avait fait une promesse une fois de plus à Bruxelles C'est qu'il serait 4,3 cette année Pour tenir nos engagements Une fois de plus de déficit On ne

2:39
Locuteur

va

2:39
Invité politique

pas les tenir Quand on augmente de 10 points C'est-à-dire qu'on fait finalement Non pas 4,3 mais 4,4 10 points C'est tout simplement 350 millions de plus De plus qui vont entrer en taux d'intérêt Qu'on va payer En

2:53
Locuteur

fait

2:53
Présentateur

c'est un cercle vicieux Et c'est un cercle vicieux Dans lequel on est en train de s'enfoncer Thierry Breton Beaucoup de choses Il y a ce qu'il faut changer Vous avez dit on va changer tout ça C'est

3:02
Locuteur

-à

3:02
Présentateur

-dire les élections Doivent

3:03
Locuteur

être ce

3:04
Présentateur

moment-là Il y

3:05
Locuteur

a

3:05
Présentateur

aussi quand même une question immédiate Vous avez été ministre de l'économie Le budget de la France Celui dans lequel on est en ce moment C'est-à-dire les prévisions La colonne recettes Et la colonne dépenses Ils ont été écrits En imaginant des revenus en France Avec une croissance de 1% Vous le disiez Ils avaient déjà baissé Au gouvernement Ils avaient quand même eu l'honnêteté De dire Bon finalement ça ne sera pas 1% Ça sera 0,7 Et finalement ce sera 0,4 Ça veut dire qu'au moment où l

3:31
Locuteur

'on

3:31
Présentateur

se parle On est dans une situation Qui est en réalité une situation déjà catastrophique Parce que rien ne correspond à ce qu'on avait prévu

3:37
Invité politique

Mais encore une fois On n

3:39
Locuteur

'est

3:39
Invité politique

pas surpris Mais les français Ils le voient tous les jours Le pouvoir d'achat Il baisse 0,4% de moins De pouvoir d'achat cette année Quand ils vont faire leurs courses Dans les supermarchés Ils voient que les produits frais Ils ont augmenté de 5,3% Quand ils vont payer Leur facture d'énergie Ils voient que ça a augmenté Depuis cette année De 17,2% Donc tout ça effectivement On le voit Vous savez ce qu'il nous manque Madame de Malherbe

4:01
Locuteur

Il

4:02
Invité politique

nous manque de la discipline Il nous manque de la discipline La France est un pays riche La France est un pays Qui génère On engrange tous les ans Pour faire fonctionner L'état France On engrange 1550 milliards C'est énormément

4:16
Locuteur

d'argent Mais la discipline à

4:17
Présentateur

quel niveau ? La discipline où ?

4:18
Invité politique

Pour retravailler ensemble Retravailler ensemble Moi J'ai qu'un seul objectif aujourd'hui C'est d'essayer De trouver le moyen Pour faire en sorte Que tous ceux Qui croient en notre pays Et ils sont nombreux Et dans tous les partis politiques Qui ont cet esprit De reconquérir le pays De redonner de la confiance Et bien on se retrouve Autour d'un seul projet C'est de mettre de la discipline Pour éviter que dans Les débats qu'on a A l'Assemblée Fasse qu'aujourd'hui On a une Assemblée Qui est évidemment Très éclatée Elle le sera encore Il ne

4:50
Locuteur

faut

4:50
Invité politique

pas se tromper Après les élections Donc qu'on se dise Comment on travaille ensemble C'est pour ça que j'ai proposé Cette trajectoire Qu'on appelle règle d'or On peut l'appeler comme on veut C'est-à-dire nous dire Que d'un point de vue constitutionnel Il faut désormais Qu'on ait une trajectoire

5:02
Locuteur

Est-ce que vous

5:02
Présentateur

pouvez nous réexpliquer Ce que c'est que cette règle d'or Qui désormais Est prônée y compris Par quelqu'un comme Marine Le Pen Qui semble

5:08
Locuteur

-t

5:09
Présentateur

-il a dû écouter Ce que vous disiez

5:10
Locuteur

Je

5:10
Invité politique

ne ménage pas mes efforts Encore une fois J'en tire aucun intérêt Aucune gloire Ni quoi que ce soit Les Allemands l'ont fait en 2009 Alors qu'est-ce que c'est Ce qu'ils ont appelé Règle d'or C'est tout simplement se dire Qu'on engrange énormément d'argent 1550 milliards Et comment on fait Pour bien le dépenser Alors évidemment A gauche On va vous dire On veut peut-être Plus d'impôts Très bien A droite on va vous dire On veut peut-être Plus de compétitivité Enfin peu importe Mais en tout cas On a un chemin Ce chemin C'est de dire tout simplement Qu'on va avoir une trajectoire Alors là on va partir De 5% de déficit

5:44
Locuteur

Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire

5:45
Présentateur

qu'on ne dépense pas Plus qu'on ne gagne Ça veut dire quoi ?

5:47
Invité politique

Ça veut dire qu'à terme A terme On s'autorise A un certain déficit Mais pas plus Alors moi j'ai proposé 1% de déficit Je

5:54
Présentateur

suis peut-être hyper naïve Mais j'avais l'impression Que cette règle Elle existait déjà Ça s'appelle la règle des 3% C

5:59
Locuteur

'est l'Union

5:59
Présentateur

Européenne On a signé ce contrat

6:01
Locuteur

On s

6:02
Présentateur

'y était engagé Eh

6:03
Invité politique

bien vous faites bien Je voudrais bien de le dire Elle existe Et tenez-vous bien Depuis 2009 L'Allemagne la respecte Tous les ans Depuis 2009 La France dit qu'elle va le respecter Y compris encore aujourd'hui Elle ne le respecte pas Cherchez pourquoi Aujourd'hui La parole de la France Donc le

6:16
Locuteur

problème Ce n'est pas la règle

6:17
Invité politique

Ce n

6:18
Locuteur

'est pas de mettre Les autres règles

6:19
Présentateur

Pardon Thierry Breton Mais c'est de les respecter

6:21
Locuteur

Non

6:21
Invité politique

mais Comment ne pas les respecter Parce que si on pouvait Les respecter Si on faisait ce que vous venez de dire Ça se saurait Ça veut dire qu'on a maintenant Une indiscipline Quasiment qui est institutionnelle Dans notre mode de fonctionnement Donc il faut nous forcer A remettre de la discipline Les Allemands étaient exactement Dans le même cas avant Ils n'avaient pas de majorité Ils avaient la CDU Qui était le parti de droite Ils ont centre droite Ils avaient le SPT Qui était le parti de gauche Ils n'arrivaient pas A avoir une majorité Donc ils se sont dit On va se mettre d'accord Pour se donner une discipline Et dans le cadre de ce chemin On fait évidemment Ce qu'on veut faire On peut encore une fois Comme je l'ai dit Augmenter un peu plus ci Baisser un peu plus ça Mais on a un chemin Donc la règle d'or C'est quoi ?

C'est tout simplement dire Ce n

7:01
Locuteur

'est

7:01
Invité politique

pas de la rigueur C'est de la discipline C'est dire On part de 5% Puis progressivement On baisse très lentement Très lentement Jusqu'à Je proposais En 2032 Être à moins 1% Ça me semble être Un bon objectif Et on dit que D'un point de vue constitutionnel On ne peut pas Présenter un

7:18
Locuteur

budget C

7:18
Invité politique

'est

7:18
Locuteur

obligatoire

7:19
Invité politique

Oui c'est obligatoire Il n

7:20
Locuteur

'est

7:20
Invité politique

pas possible

7:21
Locuteur

Mais

7:21
Invité politique

comme on est Gaulois Alors on n'est pas discipliné Et bien il faut qu

7:24
Locuteur

'on se discipline Pardon mais les Italiens Les

7:26
Présentateur

Espagnols Les Grecs Ils n

7:27
Locuteur

'étaient

7:27
Présentateur

pas

7:27
Locuteur

disciplinés

7:28
Présentateur

Comment c'est possible Que eux se soient débrouillés Je me souviens Il

7:31
Locuteur

y

7:31
Présentateur

a encore 20 ans On disait Ah c'est eux Les vrais latins Indisciplinés Aujourd'hui ils empruntent Beaucoup moins cher que nous Ils sont beaucoup plus rigoureux que nous

7:39
Invité politique

Vous faites bien de dire Prenez par exemple Le cas de l'Espagne Le cas de

7:42
Locuteur

l

7:42
Invité politique

'Espagne Et de Pedro Sanchez Qui est un premier ministre Socialiste En parenthèse 2,6% de croissance cette année 2,6% de croissance cette année 2,1% de déficit C'était l'élève L'enfant malade De l'Europe Il y a 10 ans Aujourd'hui Ils vont être Plus qu'eux Plus qu'eux Nous on est bientôt A 120% d'endettement Par rapport au PIB Eux à 100% Et bien voilà Ils se sont mis de la discipline Et ils ont décidé De travailler ensemble Et de travailler Comme je le

8:11
Locuteur

dis On va y revenir Parce qu'on comprend bien Que vous avez

8:13
Présentateur

une méthode Y compris politique Thierry Breton Je voudrais vous faire écouter Les propos de Charles Wolff Charles Wolff C

8:18
Locuteur

'est

8:18
Présentateur

le patron de Sanofi En France Il était mon invité Ce matin sur RMC Et au fond Ce que vous Vous appelez discipline Je crois que lui Il l'appelle aussi efficacité Vous parliez de l'Allemagne Et de la France Lui il a un exemple Très très concret Sur l'arrivée Et l'autorisation des médicaments Et le manque d'efficacité De la France Je voudrais que vous écoutiez Sa comparaison Parce qu'elle est Extrêmement instructive

8:39
Locuteur

Quand

8:39
Locuteur non identifié

on dit Un médicament N'est pas accessible En France C'est quoi par rapport Aux Allemands Après une AMM européenne En Allemagne En 50 jours Le patient allemand

8:48
Locuteur

L

8:48
Locuteur non identifié

'autorisation

8:49
Locuteur

européenne

8:49
Locuteur non identifié

Voilà Le médicament est approuvé En Europe En 50 jours Elle est disponible Dans les pharmacies En Allemagne En France Il vaut plus de 500 jours On a des process Ok On sait qu'on a ces process En France Mais ça c'est Une perte de chance Pour les patients

9:02
Présentateur

500 jours C'est à dire que L'inefficacité De notre système en France Fait que quand la même Union européenne Pour la France Comme pour l'Allemagne Dit Ce médicament est autorisé Le temps que nous Ça se mette en place Que ça arrive Qu'il

9:13
Locuteur

y ait

9:13
Présentateur

les tampons Les autorisations Les processus 500 jours Avant qu'il n'arrive Vraiment disponible Pour les patients 50 jours en Allemagne

9:20
Invité politique

Oui madame de Malherbe On parle de méthode Et moi ce que je dis C'est qu'au cours Des prochains mois Plutôt que de proposer Des projets présidentiels Avec 50, 100, 200, 300 pages Dont on sait Qu'ils ne pourront être réalisés Il faut proposer Une méthode Une méthode de gouvernement C'est pour ça que je dis Qu'il faut se fixer un cap A partir du moment On se fixe un cap Alors on se met ensemble Et on trouve les solutions Y compris à ce moment-là Évidemment Pour être plus efficace Y compris pour régler Ce type de problème Et si je trouve C'est extrêmement éclairant Ce que vous venez de passer À l'antenne C'est exactement Vous savez Je l'ai tellement fait dans ma vie Des situations qui étaient impossibles Et que finalement On a réussi à redresser Pourquoi ?

Parce qu'on se fixe un cap Et qu'ensuite On travaille ensemble Le mot c'est ensemble Bien sûr qu'on est différents Bien sûr qu'on a des visions

10:07
Locuteur

Alors

10:07
Présentateur

avec qui ? Avec qui

10:08
Locuteur

? Autour de qui ? Ça veut

10:09
Présentateur

dire quoi ? Ça veut dire que vous êtes Là on est quand même Dans une campagne Donc à un moment Il faut appeler un chat un chat Vous dites voilà Moi j'ai l'expérience Je suis prêt à y aller Ou pas ?

10:17
Invité politique

Non c'est pas du tout ce que je dis Je dis uniquement Mais

10:19
Locuteur

vous ne voulez pas

10:19
Invité politique

Vous n'irez pas Mais c'est pas la question La question c'est d'abord Non la question c'est de faire Le travail étape par étape Et c'est la raison Pour laquelle je vous dis Avec qui ? Et bien j'ai vu tout le monde Tout le monde J'ai vu tout le

10:30
Locuteur

monde Tout le monde y

10:31
Présentateur

compris LFI RN

10:32
Invité politique

? J'ai même vu LFI Puisque j'ai fait un débat Avec monsieur Bompard La semaine dernière Il y a trois jours Bon alors évidemment Eux ils ne vont pas adopter La règle d'or Mais on a échangé On a échangé sur la dette Vous savez qu'eux Ils veulent tout simplement Brûler la dette Bon je crois qu'on a J'ai expliqué que Voilà tout le monde Peut avoir des idées Les plus farfelues Après il y a Le principe de réalité Moi ce que je propose

10:52
Locuteur

Le prix

10:52
Présentateur

Nobel Le prix Nobel Jean Tirole Qui était mon invité Sur BFM TV hier Disait c'est fantaisiste

10:57
Invité politique

Oui mais enfin bon En effet je respecte Ce qu

10:59
Locuteur

'il veut essayer Chacun peut

11:00
Invité politique

essayer Très bien Moi ce que je propose C'est tout simplement Un chemin Un chemin ensemble Et c'est la raison Pour laquelle vous le rappeliez Bon bah finalement Madame Le Pen A fini par l'accepter Évidemment Dans le bloc central On l'a accepté J'ai même vu que monsieur Mais

11:15
Locuteur

est-ce qu'il faut Une primaire ? Pardon mais

11:17
Présentateur

Allez-y Dites

11:18
Locuteur

-nous dans le chaud Mais

11:18
Invité politique

on n'est pas encore là J'ai même vu que monsieur Monsieur Edouard Philippe A l'accepter A proposer même un référendum Donc voilà On l'accepte progressivement Mais derrière Il va falloir le réaliser Alors on n

11:28
Locuteur

'en

11:28
Invité politique

est pas Encore une fois Donc

11:29
Présentateur

le cap C'est cette règle d

11:30
Locuteur

'or

11:30
Présentateur

Le

11:30
Locuteur

cap

11:31
Invité politique

pour moi

11:31
Locuteur

Ça c'est le cap Ça c'est

11:32
Présentateur

l'objectif

11:33
Locuteur

C

11:33
Invité politique

'est remettre de la discipline Dans notre pays Remettre de la discipline Dans nos têtes Remettre de la discipline Dans notre comportement C'est ça Voilà C'est ça Que

11:41
Locuteur

les décisions Aient des conséquences

11:43
Invité politique

Regardez les conséquences Sur PISA Sur l'éducation La discipline C'est ce qui nous manque Aujourd'hui

11:48
Présentateur

Thierry Breton Dans ce contexte-là On a un baril A 108 dollars Au moment où l'on se parle On a l'énergie Et les prix à la pompe Qui ne cessent d'augmenter Et on a bien compris Qu'ils n'allaient pas baisser On a des prix d'énergie Le gaz Qui augmente encore Ce matin Est-ce qu'on n

12:05
Locuteur

'est

12:05
Présentateur

pas Dans un cercle vicieux Et surtout Avec cette situation-là Est-il encore imaginable Qu'il y

12:10
Locuteur

ait

12:10
Présentateur

vraiment un budget

12:11
Locuteur

? D

12:12
Invité politique

'abord Les prix du baril Ça a un nom Vous savez À un moment Où M. Trump Voudrait donner Un Trump-dividende Pour ses

12:20
Locuteur

5

12:21
Présentateur

000 dollars Par

12:22
Locuteur

américain Si

12:22
Présentateur

les républicains Gagnent les prochaines élections J

12:24
Invité politique

'ai fait le calcul Ça fait 1 200 milliards C'est-à-dire plus Que le budget De la défense américain Bon ça c'est quand même Très bien Je ferme la parenthèse En fait Cette augmentation Elle a un nom Elle s'appelle Donald Trump C'est Donald Trump Avec la guerre Qu'il a déclenché

12:39
Locuteur

Dans

12:40
Invité politique

les trois d'Hormuz Qui a créé cette situation Donc ça c'est le Trump-dividende Pour la pleuvette

12:44
Locuteur

Les 108 dollars Il

12:46
Invité politique

faut le redire Y compris à tous ceux Qui se revendiquent Du trumpisme Pour les

12:50
Locuteur

élections Il y en a plus au point

12:51
Invité politique

Oui mais enfin Ils ne

12:52
Locuteur

le

12:52
Invité politique

disent plus Parce qu'ils voient Que ce n

12:53
Locuteur

'est

12:53
Invité politique

pas très porteur Mais ils n'en pensent pas moins Donc je le redis Parce qu'on a quand même Aujourd'hui Cette réalité Vous venez de la traduire Cruellement Pour nous Et en particulier Européens Ça se traduit par parenthèse Par une inflation Aujourd'hui Qui est aux alentours De 2,8% C'est quand même Beaucoup plus Que les 2% Qui sont acceptés Et comme je le disais Tout à l'heure Une baisse de pouvoir d'achat Pour nos compatriotes Donc il faut absolument Là Et vraiment Je le redis De façon très claire Si l'État gagne Un petit peu Et l'État va gagner Sur la TVA Il faut vraiment Que l'État Restitue immédiatement tout J'ai fait des calculs En gros C'est par augmentation De 10 dollars le baril C'est à peu près Une cinquantaine de millions S

13:31
Présentateur

'il n'y a pas de baisse De la consommation

13:33
Locuteur

Si le volume de vente Si

13:34
Invité politique

on tient compte Si on tient compte de tout Je vais les modéliser Dans le chiffre que je vous donne Voilà Il faut restituer immédiatement Aux grands rouleurs Aux plus défavorisés A ceux qui ont besoin De leur véhicule L'intégralité De ce que l'État gagne Il est hors de question Que l'État gagne J'ouvre une petite parenthèse Pour dire qu'on a la chance D'avoir un très grand pétrolier Total Qui aujourd'hui Bloque l'augmentation A 1,99 De 2

13:59
Locuteur

euros

13:59
Présentateur

Plafonne à 2 C

14:01
Invité politique

'est quand même Pardon de le dire

14:03
Locuteur

Mais on critique

14:04
Invité politique

Les entreprises On peut aussi dire Ce qui se passe Parce que nous avons Des grandes entreprises

14:08
Locuteur

Total

14:08
Présentateur

C'est à la fois un distributeur

14:09
Invité politique

Et de ce point de vue là Ils font le job Il faut le dire

14:11
Présentateur

Et un raffineur Et là Les

14:14
Locuteur

marges

14:14
Présentateur

On fait

14:14
Locuteur

plus

14:15
Invité politique

4 D'accord

14:16
Locuteur

Fois

14:16
Présentateur

4

14:17
Locuteur

Les marges Les

14:19
Invité politique

marges des raffineurs Sur le distributeur Ils perdent de

14:22
Locuteur

l

14:22
Invité politique

'argent

14:22
Locuteur

Oui sur le distributeur

14:24
Présentateur

Il a les deux bouts de la chaîne Oui

14:26
Invité politique

d'accord Mais est-ce que vous connaissez un autre Donc

14:27
Locuteur

en

14:28
Présentateur

réalité à la fin

14:29
Invité politique

Ça lui rapporte Est-ce que vous en connaissez un autre Dans la planète Sur la planète Qui fait la même chose

14:32
Locuteur

Je n'en connais pas

14:34
Présentateur

Evidemment qu'on peut se désoler De

14:35
Locuteur

n'avoir plus qu'un seul raffineur

14:36
Invité politique

Mais tout de même Marcel c'est quand même un major mondial Donc c'est pour vous dire Vous

14:40
Locuteur

avez quand

14:40
Présentateur

même entendu Thierry Breton Soyons honnêtes Vous avez entendu Et c'était d'ailleurs à ce micro-ci Le ministre de l'économie actuelle Votre successeur Roland Lescure Qui a vraiment Avec insistance Disait Nous avons demandé A Bruxelles D'ouvrir une enquête Sur les marges Des raffineurs Oui Et Bruxelles dit

15:00
Locuteur

Bah

15:01
Présentateur

non Je

15:02
Invité politique

vois pas

15:02
Présentateur

pourquoi

15:02
Locuteur

On dirait une enquête Sur les

15:04
Présentateur

marges des raffineurs

15:04
Locuteur

On

15:04
Invité politique

est toujours Dans la même dialectique Là je vous le dis Vous

15:07
Présentateur

trouvez des boucs émissaires

15:08
Locuteur

Non

15:08
Invité politique

mais je vous le dis Il y a deux choses à faire La première C'est de faire en sorte Que l'État ne gagne pas Un sou Sur ces augmentations Et parce que malheureusement On vient d'en parler On n

15:19
Locuteur

'a

15:19
Invité politique

pas les poches profondes Donc il faut vraiment Tout redistribuer Immédiatement Et pas attendre dans trois mois Parce que c'est maintenant Qu'il faut le donner Deuxièmement Il faut se féliciter Que ceux qui sont Je dirais A main française Et bien Ils ont un comportement Qui est un comportement citoyen

15:34
Locuteur

Et il ne faut donc pas Les

15:34
Présentateur

surtaxer

15:35
Locuteur

Et

15:35
Invité politique

donc bien entendu que non

15:36
Locuteur

La menace d'une

15:37
Présentateur

surtaxe

15:37
Locuteur

Sur les entreprises Bien entendu que non

15:38
Invité politique

Je le redis Parce que je veux être très clair Et encore une fois Je n'ai aucune relation Avec le président Total Et encore moins Avec son entreprise Mais il faut constater Que quand on a Des grandes entreprises En France Et qu'on est en train De vivre un choc Et bien on est content D'avoir des grandes entreprises Qui aident le pays Vous savez moi C'est ça ce qui m'intéresse

15:57
Locuteur

Il faut plus de milliardaires Ou il

15:58
Présentateur

faut les interdire

15:58
Locuteur

? Mais

15:59
Invité politique

bien entendu Parce que derrière les milliardaires Il y

16:00
Locuteur

a

16:00
Invité politique

des entreprises Et il

16:01
Locuteur

y a

16:01
Invité politique

des très grandes entreprises Songez que dans les 25 premières Capitalisations mondiales 25 premières capitalisations mondiales 23 ont été créées Par des familles Ou par des hommes C'est comme ça C'est la planète Sur laquelle nous sommes Et bien voilà C'est ça notre planète Oui moi je suis pour Oui

16:15
Locuteur

moi je suis

16:15
Invité politique

pour

16:15
Locuteur

effectivement

16:15
Invité politique

Qu'on ait beaucoup plus De grandes entreprises Et donc beaucoup plus De ceux qui l'aient créé

16:20
Présentateur

Thierry Breton Deux points Les retraites Vous le disiez Et la question de la TVA sociale La TVA sociale Elle revient Et elle revient par François Hollande Qui est l'un de ceux Qui se dit favorable Aujourd'hui A une augmentation de la TVA Qui passerait de 20 à 24% Une baisse à zéro En revanche Sur le panier De tous les produits De première nécessité Et ça Pour alléger les charges Sur le travail Et permettre aux salaires D'augmenter Ça

16:43
Invité politique

vous paraît 1

16:44
Locuteur

point

16:44
Invité politique

de TVA C'est 7 milliards 4 points de TVA C'est 28 milliards Moi je vais vous dire Madame de Maire L'état-providence Auquel nous sommes tous Très attachés C'est issu Du Conseil National De la Résistance C'est basé Sur la solidarité Et moi je suis très attaché A la solidarité C'est l'un des socles Qui fonde notre nation En tout cas depuis 1945 Cette solidarité Entre les générations Cette solidarité Pour ceux qui travaillent Et ceux qui n

17:07
Locuteur

'ont

17:07
Invité politique

pas La possibilité de travailler Cette solidarité Pour ceux qui sont bien portants Et ceux qui sont malades Ça c'est l'état-providence Ça nous coûte 953 milliards d'euros C'est beaucoup d'argent Je le dis en passant Le fonctionnement de

17:19
Locuteur

l

17:19
Invité politique

'état C'est 380 milliards Vous voyez c'est quasiment 3 fois plus Donc il faut Plutôt que de se dire Comment je vais faire des transferts Refaire des petits calculs Rajouter

17:28
Locuteur

un

17:28
Invité politique

point par-ci Un point par-là Un point Attaquons-nous à ce problème Des 953 milliards On en parlait

17:33
Locuteur

tout à l'heure Mais c'est-à-dire

17:33
Présentateur

qu'il

17:33
Locuteur

y a

17:33
Présentateur

un moment Où il faut

17:34
Locuteur

faire des sacrifices Il faut renoncer

17:36
Invité politique

La réforme des retraites Elle n'était pas parfaite Celle qui a été interrompue Et je suis très critique Là-dessus Parce qu'encore une fois Elle

17:43
Locuteur

n'était déjà pas

17:44
Présentateur

terrible

17:45
Invité politique

Elle rapportait en année pleine Quand ça fonctionne Entre 10 et 14

17:49
Locuteur

milliards Est-ce qu'il aurait fallu Aller beaucoup plus loin

17:50
Invité politique

?

Entre 10 et 14 milliards Mais appliquons déjà celle-là Plutôt que d'aller plus loin Appliquons ce qui a été voté Appliquons ce qui a été fait Le mal français C'est qu'on fait difficilement Voter des lois Et après ça On ne les applique plus Et bien voilà ce qu'il faut Qu'un prochain président de la République S'engage à faire Quand une loi est appliquée On l'a fait appliquer Par parenthèse Ça vaut aussi à Bruxelles Je me suis battu Pour avoir des lois Sur l'espace informationnel Notre espace numérique Aujourd'hui Je suis désolé de vous le dire A votre micro On ne les applique pas Comme on devrait les appliquer On ne les applique pas Parce qu'on a peur De Donald Trump Et de ses répercussions Et de ses rétorsions Je suis bien placé pour le savoir Je suis interdit de séjour Aux Etats-Unis Et bien forçons Bruxelles A appliquer des lois Plutôt que d'en inventer une nouvelle

18:28
Locuteur

Qui

18:28
Présentateur

est-ce qui bloque ? C

18:29
Locuteur

'est le manque de

18:30
Invité politique

leadership C'est le manque de leadership Madame de Malherbe Le manque de leadership politique Voilà On est dans un monde Il va falloir du leadership Parce que derrière Tous ceux qui ont redressé Vous parliez tout à l'heure De l'Italie Du leadership Ben oui je le dis Sans crainte Aujourd'hui On a besoin Dans les moments difficiles Dans lesquels nous sommes Dans les tempêtes qui s'annoncent De meneurs Le leadership Voilà Les

18:54
Locuteur

lois sont

18:54
Invité politique

là Ne refausons pas des lois Simplifions ce qui a été fait Donnons-nous un cap Respectons

18:59
Locuteur

-le Thierry

19:00
Présentateur

Breton Vous parliez de la question De la solidarité Que notre pays Était fondé sur la solidarité Et notamment les solidarités Entre générations Est-ce qu'il y a encore Aujourd'hui Une véritable solidarité Entre les générations Quand on voit que les retraites Sont quand même sanctuarisées Alors que là aussi On pourrait quand même Trouver des sous Ne serait-ce qu'en gelant

19:19
Locuteur

En

19:19
Présentateur

désindexant

19:19
Invité politique

Une retraite Dans l'esprit Encore une fois De 45 C'est pas un contrat Commercial C'est un contrat Entre un individu Et la nation Moi je vous dis une chose La parole Sauf

19:30
Locuteur

que quand vous viviez De plus en plus

19:31
Présentateur

longtemps Et que vous avez de moins en moins

19:32
Locuteur

De jeunes actifs Et bien dans ces conditions

19:33
Invité politique

Il faut donc peut-être Travailler davantage Bien entendu Il faut travailler

19:37
Locuteur

Est-ce qu'il faudra travailler Peut-être 3 ou 4 ans

19:40
Présentateur

de plus C'est ce que dit Léo

19:41
Locuteur

On avait

19:42
Invité politique

commencé A le faire A 64 ans La réforme de retraite Commençons par appliquer Ce qu'on a voté Non d'un chien Mais derrière Pour répondre à votre question Pour répondre à votre question C'est un contrat Si jamais on estime Qu'une catégorie De nos concitoyens Doivent contribuer davantage Moi je vois pas d'inconvénients Mais pour ça Il y

19:59
Locuteur

a

19:59
Invité politique

un instrument Madame de Malherme Ça s'appelle l'impôt Si jamais on estime J'ai entendu qu'à Bercy On estimait que peut-être Que à 2000 euros De retraite On était riche Ou qu'à 3000 euros C'est-à-dire Un couple Qui a 1500 euros De retraite Ce qui est quand même pas énorme C'est le SMIC Le SMIC c'est 1548 euros Bon On a 1500 euros Pour l'homme 1500 euros Pour la femme Ça fait 3000 euros Et qu

20:19
Locuteur

'on

20:19
Invité politique

doit à ce moment-là Désindexer Je dis non Je dis non Parce que c'est la parole De l'État Qu'on renie Je dis en revanche Si vous estimez Que ceux-là doivent Continuer un peu plus Et bien Vous avez l'impôt Utilisé l'impôt Pour encore une fois Réguler La solidarité Mais ne jouons pas Avec la parole de l'État C'est comme ça Qu'on détruit L'État-nation

20:40
Locuteur

Vous

20:40
Présentateur

êtes prêt ?

20:42
Locuteur

Je

20:42
Invité politique

suis prêt A me battre Pour expliquer

20:44
Locuteur

Vous

20:44
Présentateur

avez très bien compris Ce que je voulais dire

20:45
Invité politique

Moi non Mais peut-être que les auditeurs Oui

20:47
Locuteur

Oui

20:47
Présentateur

peut-être que les auditeurs Oui mais d'ailleurs Vous parlez avec les uns Avec les autres Si on vient vous chercher Vous direz oui

20:53
Invité politique

Vous

20:54
Locuteur

ne direz

20:54
Présentateur

pas non en tout cas

20:54
Invité politique

Il y

20:55
Locuteur

en

20:55
Invité politique

a déjà suffisamment Ce

20:56
Locuteur

que je souhaite uniquement

20:57
Invité politique

Je souhaite uniquement Que celui qui sera le mieux placé Et notamment Pour lutter contre Cette mâchoire Ce danger pour la nation Des deux extrêmes Et bien celui qui sera le mieux placé Adopte Adopte ce parcours Dont on vient de discuter Tous les deux Ce matin ensemble Madame de Malherbe

21:15
Présentateur

Thierry Breton Ancien commissaire européen Et ancien ministre de l'économie Merci à vous d'avoir répondu A mes questions Il est 8h50 Et vous êtes bien sur RMC Et BFM TV Sous-titrage ST'

21:24
Locuteur

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