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interviewLCI (sur YouTube)· 16 juin 2025 33 min

Iran : "L'objectif d'Israël n'est pas la décapitation du régime iranien affirme sur LCI Joshua Zarka

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

spéciale sur LCI. Les États-Unis n'exclut plus une implication directe dans le conflit entre l'Iran et Israël. Vous l'avez vu sur ces images en direct.

Nouvelle attaque de missiles iraniens sur Israël ce soir. Les habitants sont dans les abris. Cette nuit encore plus de 200 frappes iraniennes.

Et cet après-midi, Israël riposte un aéroport stratégique touché dans le nord-est de l'Iran. L'escalade est-elle devenue inévitable ? Pour en parler en plateau, Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France.

Bonsoir. Bonsoir. George Malbrunot, grand reporteur aux Figuro.

Bonsoir à vous. Général Olivier Kemp. Bonsoir.

Bonsoir. Nous avons ces nouvelles attaques en direct de Té Aviv mais également de Jérusalem. L'alerte aérienne a retenti sur le ciel israélien ce soir.

Josua, quelles sont vos dernières informations sur la situation en Israël ce soir Deux missiles sont tombés donc sur deux habitations. Nous n'avons pas encore le nombre de victimes. Nous ne savons pas si habitation était peuplé ou pas.

Et c'est ça c'est tout ce que j'ai pour l'instant. Est-ce que le dôme de fer peut encore être saturé ce soir ? Général Kempf.

Saturé. De toute façon, il n'est pas hermétique, il est pas étanche, il y a pas de garantie à 100 %. Euh aujourd'hui, les observateurs estiment qu'il est étanche à 85 90 %.

La grande question, c'est combien de temps vont durer les salfes de façon à savoir combien de temps il y aura des munitions solaires pour parer et pour équiper, nourrir ce dome de fer. Vous vous préparez à une opération de combien de temps Joser ? Un petit nombre de semaines, c'est-à-dire quelques semaines, pas beaucoup.

Est-ce que Georgeel Bruno, les Israéliens peuvent continuer cette opération sans les Américains sur le long terme ? Je crois que c'est la bonne question parce que on a l'impression aujourd'hui que effectivement l'armée israélienne a a infligé des dégâts importants au nucléaire iranien à tout ce qui est en surface mais tout le monde sait que ce qui est important c'est ce qui est underground et sans les bombes américaines les bunker busters et bien cet objectif ne sera pas atteint donc la question qu'il faut se poser qui que que que j'aimerais vous poser c'est on a l'impression que avec les états États-Unis. Voilà, Trump hésite à vous livrer ces bombes sans lesquelles vous ne parviendrez pas probablement à cet objectif de de guerre qui est le l'anéantissement du programme nucléaire iranien.

Je je ne peux pas complètement rentrer dans les détails. Tout ce que je peux dire, c'est que vous votre assomption la pensée que nous avons demandé ces bombes, je ne suis pas sûr qu'elle est tout à fait réelle. tout à fait exact.

Euh c'est-à-dire que les Américains n'ont pas encore refusé de vous livrer ses ces bons pour Non, c'est pas c'est c'est beaucoup plus compliqué que cloire, disons. Je peux pas je peux vraiment pas rentrer dans les détails. C'est c'est vraiment ça tient du du du secret militaire.

Ce que je peux dire, c'est que Israël n'aurait pas entamé cette opération si nous ne savions pas que nous pouvaient bien y mettre bout la mener à bout et d'une façon avec avec grand succès. Quel est l'objectif ? Donc vous dites mener à bout, c'est quoi mener à bout ?

C'est arrivé à la fin de du programme nucléaire iranien. Le le les objectifs sont très clairs. Enlever complètement les menaces existentielles qu'il y avait contre Israël venant de l'Iran.

Premièrement, le programme nucléaire qui était un programme nucléaire qui était en grande partie militaire, c'estd on pourra rentrer dans les détails si vous voulez. et secondo euh nous débarrasser aussi de la des capacités de euh balistique des Iraniens qu'on voit qui sont très importantes et que si nous n'avions pas détruit une grande le une grande partie de leur capacité la première nuit de cette opération, la situation serait aujourd'hui encore différente en Israël. Qu'est-ce que vous entendez par militaire ?

Vous venez de dire des objectifs militaires ? Ce sont les objectifs militaires. Il n'y a pas d'autres objectifs.

Le but n'est pas de remplacer le régime iranien. Est-ce que vous pouvez encore dire ça Josua Zarka ? Quand on voit encore ce soir que Benjamin Netaniaou a confirmé que notamment le chef du renseignement des gardiens de la révolution et son adjoint ont été tués.

Est-ce qu'il y a pas une volonté de décapiter le régime tout de même ? Non non non. Décapiter le régime alors les cibles auraient été différentes.

Ça aurait été le guide suprême, ça aurait été le gouvernement, ça aurait été peut-être des membres du parlement et cetera. Non, ce n'est pas décapiter le le régime, c'est décapiter les capacités militaires, donc les la direction militaire de l'Iran. les militaires et euh les organisations terroristes qui sont liées à ça comme les gardiens de la de la révolution et cetera.

Donc vous excluz ce soir de vous attaquer euh à Aliramenaï par exemple ? J'exclus le fait que le but est de changer un changement de régime. Mais si ça arrive par la même occasion, ce serait très bien.

George Malbrunot, quel est votre œil d'expert sur cette situation là ? Est-ce que vous pensez que vraiment il n'y a pas derrière les ambitions d'Israël une décapitation du régime ? Je suis un tout petit peu surpris quand j'entends l'ambassadeur dire ça parce que c'est quand même un des objectifs de depuis longtemps d'Israël.

Monsieur l'ambassadeur, si le vous avez votre armée a réussi à à décapiter un nombre important hein, au moins une plus d'une vingtaine de haut cadres, le général Salami, Chamrani et d'autres 23. Euh, on a constaté que ces gens-là ont été remplacés très rapidement euh et que finalement il y a pas eu de désorganisation dans la chaîne de commandement. Je suis pas sûr.

Et donc, si vous voulez, on a le sentiment, je connais un petit peu l'Iran comme vous, hein, je je le sais, que euh les gardiens de la révolution, l'armée, c'est un réservoir immense. Le ministre de la défense, il change tous les 4 ans et donc c'est pour ça que je suis un peu surpris. entend le but ça n'est pas de décapiter le régime.

Si vous décapitez les militaires, vous n'arriverez pas donc à changer de régime et vous n'arriverez pas non plus à provoquer un soulèvement de la population qui pourrait être le ministre de la défense effectivement est changé tous les 4 ans mais par contre le chef d'étatmajor était là depuis le 2000 2016. Ce n'est pas tout à fait précis ce que vous dites. C'est vrai.

Ils peuvent être remplacés. Tous peuvent être remplacés même l'ambassadeur des en France tous peuvent être remplacés. Mais l'idée n'est pas cela.

C'est le le guide suprême qui est dans la photo derrière vous. Le guide suprême est quelqu'un qui ne fait pas confiance à à son entourage et donc ça prend assz énormément de temps pour que il puisse avoir confiance à son entourage et puisse leur donner le le feu vert pour faire ou la carte blanche pour faire certaines opérations. Il n'a pas confiance en eux et donc c'est vrai qu'ils sont remplacés. il mettre quelqu'un à leur place.

Mais regardez par exemple ce qui s'est passé quand euh Rani a remplacé Soulei. Les les gars les les forces coûts sont devenus quelque chose qui était beaucoup moins important, beaucoup moins dangereux. Des missiles en direct au-dessus du ciel de la Si Jordanie.

Ce soir, on va prendre la direction de Telaviv Il est des Almeda. Vous êtes dans un abri à l'heure actuelle. Vous avez reçu l'alerte il y a peu de temps.

Oui. Oui, on a reçu l'alerte il y a une vingtaine de minutes et on nous a demandé de rester jusqu'à nouvel ordre dans les abris. On s'attend à une nouvelle salle domicile encore.

Voilà, il y a quelques il y a une dizaine de minutes, on a entendu entre 10 et 15 boom. Enfin voilà, on les compte plus trop mais les murs ont un peu tremblé, je vous avoue. Est-ce que vous êtes seul ce soir ?

Ileda quand on vous a eu vendredi soir, vous étiez entouré. Est-ce que ce soir vous êtes seul dans une pièce de votre appartement où on le sait dans des certaines habitations en Israël, ça peut être dans la cage d'escalier, parfois un certain étage où tout le monde se réunit. Qu'en est-il de votre côté ?

Ben de mon côté, je vous avoue que j'héberge des amis qui sont de base qui habitent à Batiam, là où il y a eu justement plusieurs morts et des missiles qui sont tombés. Donc on attend tous voilà dans dans l'abri qu'il y a dans mon appartement et voilà. Quel est votre état d'esprit ce soir, Ilalmeda ?

Est-ce que vous comprenez que cette opération continue même après la décapitation de certains membres du régime ? Oui, on comprend. On s'attend pas à ce que l'Iran arrête toutes leurs opérations au bout de 3 jours.

On s'attend bien à ce qu'il continuent quand même à riposter. C'est pas on ne comprend pas qu'ils attaquent les enfin on comprend qu'ils attaquent les civils dans une guerre psychologique hein. Ça, j'arrive à comprendre ça de manière, on va dire sur un point d'un point de vue stratégique.

De manière humaine, je comprends un peu moins. Ça ça ne me viendrait pas à l'esprit même en tant que par exemple si j'avais été militaire de cibler des civils. Mais mais nous savons aussi derrière que le enfin le gouvernement israélien tant avec leurs défauts ou leur qualité peu importe mais font en sorte de sauvegarder l'avenir d'Israël surtout face à une menace nucléaire et une puissance qui souhaite éradiquer Israël de la carte depuis plus de 45 ans.

Donc donc à ce à ce niveau-là, il y a pas de je pense pas qu'il y ait un un simple doute sur l'objectif de cette opération. Il restez avec nous, on va revenir vous voir dans un instant. Josuerka, est-ce que vous entendez, c'est vrai qu'il y a eu des pertes civiles côté iranien.

Est-ce que vous entendez ces préoccupations notamment après ce qu'il s'est passé à Gaza par exemple ? Les preocupés en Iran, on voulait dire ou les préoccupations des habitants d'Israël également qui se posent la question de des civils en Iran. Mais les bien sûr que nous nous préoccupons de des civils en Iran.

Nous faisons en sorte de ne pas cibler les civils si malheureusement nous sommes en guerre. Des fois, il y a aussi des des des dommages collatéraux et nous espérons qu'il n'y aura pas de civils qui seront touchés ou le moindre possible de civils qui seront touchés. N'oublions pas que nous sommes dans une guerre terrible avec un une organisation pas une organisation un un régime qui veut notre destruction totale.

Il le dit d'une façon régulière. Alors là, c'est aussi une guerre qui est nous sommes obligés de la de réussir à cette à cette à cette opération. Et oui, bien sûr, c'est vous savez il y a énormément de frappes en Israël.

On vous voyez, on peut voir exactement qui sont les que sont les cibles. Les cibles sont militaires, les cibles sont ou bien des infrastructures militaires ou bien des personnalités qui dirigent les opérations militaires. Malheureusement, des fois ces personnes sont autour de de civils et ça peut arriver mais nous faisons en sorte de de ne pas cibler les civils ou bien le moins le moins possible.

Quand vous voyez ces images ce soir, est-ce que il y a une possibilité qu'Israël tienne sur plusieurs fronts ? On sait qu'il n'y a toujours pas de cesser le feu à Gaza, par exemple. Est-ce que ce n'est pas le moment pour Israël d'admettre un cesser le feu ce soir ?

Le le Premier ministre vient d'annoncer à sur son interview qu'il a donné sur C News qu'il avait donné des instructions pour que le les négociations pour un CC le feu reprennent. Vous savez, le CC le feu, c'est pas nous qui l'avons rejeté. Euh si demain le Hamas acceptait l'accord qui avait été à deux fois proposé par le l'envoyé spécial des États du président des États-Unis Wkov pour les négociations, nous l'aurions accepté et nous les avons acceptés.

Nous ne serons plus en guerre avec le Hamas, nous serons plus en guerre à Gaza. Alors oui, bien sûr, c'est difficile, mais nous sommes en guerre sur sep front depuis déjà euh depuis déjà presque 2 ans. Ce n'est pas facile.

C'est quelque chose de très difficile pour un pays, pour une économie et pour un peuple, mais nous sommes un peuple très résilient et nous n'avons pas vraiment d'option. C'est c'est des gens qui veulent nous tuer, gens qui veulent se débarrasser de nous. Nous comptons rester et nous comptons rester même en vie.

Alors donc, nous n'avons pas vraiment d'option. Et vous n'avez pas peur d'une potentielle escalade ? Certains disent que l'Iran pourrait à un moment se dire ben on sort du traité de prolifération de non prolifération et merci et certains certains émettent cette thèse là on l'a entendu souvent sur ces plateaux.

Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Alors merci de cette question. Euh vous savez il y a eu quatre il y a eu cinq violations du TNP dans l'histoire du TNP.

Cinq fois ce traité a été a été violé a été en n en non de complain comme dire en anglais quatre fois au Moyen-Orient. La première fois c'était en Irak. La deuxième fois c'était en Lébye, la Syrie et maintenant l'Iran.

Bien sûr, ils ont signé une certaine obligation disant qu'il n'était prêt à ne pas avoir d'armes nucléaires. Mais je le je le je vous invite je les invite à venir voir certains documents que nous avons empruntés à en Iran il y a quelques années de cela qui prouvent qu'ils avaient en 2003 un programme nucléaire très avancé. Il comptait créer mettre cinq bonges créer cinq bonges nucléaires de 10 kilotonnes chacune et ils l'ont repris ce programme ces derniers mois.

La IEA a tiré la sonnette d'alarme jeudi, mais est-ce que c'était assez pour rentrer dans un conflit direct entre Israël et l'Iran ? Mr. Visiblement non seulement l'AUA mais les services de renseignement américain avaient déclassifié en tout cas rendu public une note.

Je crois qu'elle datait d'avril disant que l'Iran n'avait pas à ce stade la bombe atomique. Donc c'est là où je pense que il y a une vis-à-vis d'Israël, il y a une petite interrogation monsieur l'ambassadeur parce que on se dit si vous avez des informations, il faudra qu'à un moment donné vous les mettiez sur la table dire bah les renseignements américains n'étaient pas au courant mais nous nous savons que parce que sinon on a l'impression que bah il y a une guerre qui a été déclarée à partir peut-être je ne sais pas, je vais pas dire d'un mensonge mais on l'a vu dans le passé dans le monde de renseignement il y a une énorme différence entre ce qu'on met sur la table des partenaires par exemple les partenaires, ce que présentent les Israéliens au partenaires américains, au partenaires français, anglais et d'autres et ce qu'on met ce qu'on présente au public ou à la presse. Je me suis occupé de ce dossier pendant de longues années.

Il y a de des relations très intimes entre les services des différents pays et je peux vous dire que tout ce que nous savons a été présenté dans ce sujet sur ce sujet aux Américains. C'est d'ailleurs pour ça que le président désait d'une façon très claire. le président américain dése façon très claire, il faut arrêter complètement les efforts uraniens d'arriver à l'arme nucléaire.

D'ailleurs, c'est une position qui est aussi une position française. Le président le président Macron a dit d'une façon très même en décembre, il a défini le la menace nucléaire iranienne comme la menace numéro 1 pour la France et pour l'Europe. Teran continue d'accuser les Américains d'avoir pris partie dans cette attaque de l'Iran.

Est-ce que militairement c'est le cas, général Kempf ? C'està-dire que c'est un soutien sans participation sans participation visible si vous me permettez. Il y a probablement déjà énormément, on parle de renseignement, énormément de partag de renseignement militaire notamment spatial, notamment de d'écoutes de communication, notamment des coups de cyber.

Donc j'imagine que là il y a énormément de choses. Il y a probablement aussi toute la surveillance du ciel du Moyen-Orient avec des moyens américains qui doivent être partagés opérationnellement avec l'État major israélien. Première chose.

Deuxième chose, on se pose la question des ravitaillements. Pourquoi ? parce que l'Iran est à 1500 km d'Israël, ce qui est hors de portée en aller-retour en tout état de cause des avion et donc il y a besoin de ravitaillement avec deux options qui sont envisagées.

Soit des ravitailleurs américains, soit peut-être une base américaine qui est à la limite de la Syrie et de la Jordanie. Ça c'est une hypothèse qui est évoquée par certains, on nen sait rien mais il est possible en tout état de cause qu'il y ait cette affaire. Et puis dernière chose, la plus importante et je faisais allusion tout à l'heure, c'est ce sont les munitions.

C'est-à-dire que Israël utilise des moyens et des armements américains et notamment des munitions américaines. C'est-à-dire que vous parliez, monsieur l'ambassadeur, de quelques semaines, j'ai noté ces quelques semaines, vous avez forcément des stocks, mais vous allez forcément demander aux Américains de recompléter ces stocks, que ça soit pour vos vos frappes par avion ou par d'autres moyens. Et puis autre stock qu'il faut descendre, c'est ce qu'on a actuellement à l'écran, c'est tout ce qui est défense solaire parce que là aussi vous avez des des des batteries domicile patriotes et cetera. là aussi des armements américains.

Donc d'un point de vue logistique et d'un point de vue renseignement et observation où il y a un soutien américain, il n'y a pas d'action directe des Américains et de frappe américaine. En revanche à l'instant, on le voit sur ces images ce soir, nouvelle salve de missile iranien à l'instant dans le ciel israélien. Plusieurs zones auraient été touchées à l'instant.

Les habitants sont toujours dans les abris. Ilelle, est-ce que vous avez entendu ces explosions au-dessus de Té Aviv ? Oui oui, on a on a bien entendu ces explosions.

À vrai dire, on vient d'avoir le droit de sortir de nos abris. Euh il n'y a pas de salle de missile qui doit venir d'ici les 30 minutes. Donc voilà, on s'attend quand même à certainement à avoir une autre salve.

Bah peut-être un peu plus tard, un peu plus tard dans la soirée, même si on espère passer une nuit tranquille, vu que c'est la 5e nuit consécutive, qu'on ne peut pas faire de nuit complète, on va dire. Donc c'est assez épuisant. Mais on tient le coup.

On le rappelle monsieur l'ambassadeur que tout dépend des zones où on habite. Certains par exemple dans le nord d'Israël ont moins de temps pour se mettre dans l'abri que ceux de Taviv par exemple. Je Il parle de justement des nuits.

J'ai sur mon téléphone les sur mon application l'application qui me dit quand mes enfants sont sous les tirs des missiles iraniens, je peux vous dire que chaque nuit je suis réveillé trois fois. Trois fois et ils habitent dans différents partis de de d'Israël. Et donc oui, c'est c'est les nous nous savions que ça allait venir, mais la question n'est pas le prix que nous devons payer et surtout le l'alternative.

Si nous avions laissé les Iraniens continuer à développer leur capacité, ce n'est pas quelques dizaines malheureusement d'Israéliens qui qui auraient été des victimes, mais ça aurait été des milliers et des milliers. Certains disent clairement que Israël a bénéficié d'une fenêtre de tir, c'est-à-dire que il y avait la possibilité d'attendre plus longtemps. Est-ce qu'il y a une raison politique pour laquelle Benjamin Netaniaou a pris cette décision ?

Non, il y a pas de raison politique. La la raison est surtout le fait que aujourd'hui suite au aux attaques iraniennes contre Israël en avril en octobre, la défense aérienne iranienne était presque non existence. Nous nous sommes débarrassés des restes de cette défense aérienne et ils étaient aussi en train de d'essayer de la remettre sur pied avec l'aide des Chinois et l' des Russes.

Ils étaient en train d'essayer de la remettre sur pied. Donc c'est effectivement il y avait une fenêtre de d'opportunité mais elle était opérationnelle. Donc vous nous dites ce soir que clairement les Russes et les Chinois aidaient les Iraniens à se renforcer.

Ce n'est pas un secret que les systèmes de défen c'était officieux pour l'instant. le système non le système de défense iranien qui ont été druit qui ont été détruits par nos frappes en avril et en octobre était des S300. S300 c'est fabriqué chez en Russie.

Alors donc non, c'est pas c'est c'est on a il a été publié à quelques temps que les l'Iran acheté en Chine des produits chimiques afin de remettre sur pied leur leur programme de de de missile balistique. Alors non, c'est c'est pas il a rien de secret là-dedans. Clairement, quand on voit cette salve de missile encore ce soir, est-ce que cela veut dire GM Bruno qu'il y a encore des ressources de missile balistique de la part de l'Iran et qu'ils peuvent tenir tout de même sur le long terme ? le long terme probablement pas mais euh l'échéance de de quelques semaines parce qu'ils ont combien 3000 missiles balistiques, combien ils en lancent par jour une cinquantaine.

Donc vous faites le calcul, ils peuvent peut-être peut-être tenir quelques quelques quelques jours, quelques semaines. J'ajouterai au 3000 aux quelques centaines de kil par jour, on en détruit aussi quelques semaines chaque jour. Voilà.

Mais ce que ce que je trouvais d'intéressant de ce que vous disiez, monsieur l'ambassadeur, c'est que si on a bien compris, le régime change, le changement de régime en Iran n'est pas l'ordre du jour en Israël. Vous souhaitez dégrader suffisamment les installations nucléaires iraniennes et est-ce qu'une fois ceci réalisé, vous pensez que les négociations pourraient reprendre à Oman entre is entre iranien et américain ? Vous savez, c'est une discession.

D'abord, ce sera une décision décision américanoirenne et la position du gouvernement israen à ce sujet sera prise par le premier ministre et le gouvernement et le cabinet de guerre. Mais je vais dire quelque chose à ce sujet. Dans chaque opération militaire, il y a un échec diplomatique qui a la suite duquel il y a une opération militaire et ensuite il y a toujours un effort diplomatique pour fermer disons ce qui a été réussi. pendant cette ces opérations militaires.

Alors bien sûr qu'il y aura un élément diplomatique après que nous ayons atteint nos buts. Oui. Donc ça veut dire qu'on reviendrait mais on peut penser que ce qui serait demandé à Rameney et à ses amis c'est une sorte de capitulation.

Est-ce qu'ils sont prêts à selon vous à capituler ? Non non non. D'abord le peuple iranien est un peuple très fier.

Non mais très sophistiqué. Et malgré que le ce régime est un régime horrible, c'est quand même un régime qui vient de de l'Iran. Alors non, il ils ne vont pas capituler et bien sûr que non, mais ils pourraient décider que c'est pour le mieux pour eux de de d'arrêter de développer des capacités de nous détruire et de vouloir nous détruire.

Vous savez, nous avions d'excellentes relations avec l'Iran et et nous sommes à 1600 km 79. Nous sommes à 1600 km de l'Iran. Nous avons aucune dispute avec eux et le peuple iranien et le peuple israélien sont des peuples qui sont très amis.

Est-ce que vous n'z pas peur que ça change ? C'està-dire avec les perte civile ? Euh on a vu le bilan ce soir qui n'est pas encore totalement clair he il faut le dire mais environ 80 morts de ce que j'ai compris selon les dernières estimations.

Est-ce que vous n'avez pas peur que cela change la donne ? C'est-à-dire que vous aviez selon les sondages un peu plus iranien qui détestait le régime qui était plus ou moins on a eu des témoignages également d'Iranien content de voir qu'il y ait une possibilité, une fenêtre de tir pour un potentiel soulèvement. Mais les Iraniens qui sont venus en plateau et qui tout de même espèrent un changement de régime également disent attention, parfois on sous-estime le patriotisme des Iraniens et en voyant ces pertes civiles, cela peut changer.

Mais oui, bien sûr que ça nous inquiète. Mais bien sûr, parce que nous ne voulons pas faire du peuple iranien un peuple qui ennemi parce que nous sommes nous sommes des peuples amis. Bien sûr, c'est pour ça que nous faisons très attention dans nos tir.

C'est pour ça que nous ne tirons pas sur par exemple des infrastructures qui pourraient être utilisées par le peuple iranien. Et c'est pour ça que nous visons, nous ciblons de façon très claire seulement ceux qui sont nos ennemis, purement nos ennemis et qui font partie de cette machine qui veut nous détruire. Mais Tari Anegbi qui est le conseiller à la sécurité nationale l'a dit à la chaîne 12.

Il a dit clairement ça ne peut pas se terminer seulement d'un point de vue militaire. Ça veut dire que derrière tout cela exactement ce que je viens de dire. Ah oui donc non c'est ça dire il y aura un effort diplomatique qui sera après l'effort militaire.

Et ça vous pensez que ça peut y arriver ? Parce que quand on voit la situation pour le moment, il y a pas d'effort diplomatique. Les Iraniens quand même tout de même on dit non.

C'est clairement dans toute dans l'histoire des guerres, dans l'histoire des des conflits, il y a toujours un élément diplomatique qui termine ce le la guerre. Bien sûr, cet élément diplomatique ne se ne commencera pas tant que les buts militaires ne seront pas atteints. Nous atteindrons nos buts militaires et ensuite il y aura le rôle de la diplomatie pour trouver pour fermer disons cet cet événement une fois pour toutes.

Est-ce qu'il y a encore une voix pour la diplomatie George Malbrunot quand on voit ces attaques à l'heure actuelle et qu'on voit clairement que les Iraniens disent non à Donald Trump ? Euh oui, ben c'est je pense que la fenêtre de la diplomatie se referme notamment aux yeux de d'Alieney le guide suprême qui euh il faut quand même le rappeler euh en 2015 déjà 2013 ne voulait pas vraiment discuter avec ses ennemis américains. Je connaissais à l'époque le le ministre des affaires étrangères Ali Akbar Sali qui m'avait dit "On a tordu le bras à au guide vous vous le savez qui finalement a signé 3 ans après 3 ans après Donald Trump s'est retiré de l'accord donc le guide est retourné voir ses amis pour dire vous regardez je vous avais bien dit on peut pas faire confiance aux Américains.

Aujourd'hui j'ai quelques doutes après ce qui s'est passé après quand même une guerre hein une guerre il faut le rappeler a été déclarée par Israël et bien que le guide suprême accepte de capituler. C'est pour ça que j'utilisais le mot capituler, monsieur l'ambassadeur, et reprennent reprennent le chemin des négociations. C'est pour ça que je je ne crois pas trop à votre absence d'option ne pas décapiter le régime parce que si vous ne si vous ne changez pas le la représentation politique iranienne, je pense que il n'y aura pas de vide institutionnel. et les Iraniens euh qui certes ont envie euh de se séparer de ce régime, et ben tant que cet objectif-là ne sera pas arrivé, et bien ils resteront chez eux parce qu'ils savent que et bien ils n'ont pas grand-chose à y gagner.

Il y a il y a deux points auquel je voudrais répondre. Premièrement, cette guerre n'a pas commencé, n'a pas été initiée par Israël, hein. Ça fait déjà Non, non, non, non.

Mais c'est Vous parlez de d'une bataille spécifique, hein. Une guerre, c'est quelque chose qui dure longtemps. Nous sommes en guerre avec l'Iran depuis des années et plus spécifiquement en guerre avec l'Iran depuis le 7 octobre qui est un événement iranien.

Et non seulement cela, mais l'Iran a tiré 350 missiles et missiles de croisière et et et drones compte sur Israël en avril dernier. Ensuite, encore une fois, 180 en octobre. leur dire que c'est Israël qui a initié cette guerre, ce n'est pas vraiment voir la réalité en face.

Excusez-moi, c'est une des visions alternatives, on va dire. C'est-à-dire deux visions qui s'opposent. On a vu ce soir également que les les intérêts américains auraient été menacés ce soir en Irak.

Général Kempf, est-ce qu'il y a une possibilité que les Iraniens s'en prennent aux intérêts américains ? Donald Trump a menacé les Iraniens en disant "Ne vous attaquez pas à un cheveux des intérêts américains puisque ça peut basculer." J'en doute parce que les Iraniens sont dans une situation compliquée ce soir.

Effectivement, je vous rejoins monsieur l'ambassadeur. On voit que vous l'Israël a visé l'infrastructure enfin la hiérarchie militaire et la hiérarchie scientifique mais c'est gardé de toute atteinte contre la direction politique. qu'il s'agisse du guide, qu'il s'agit du président, de membres du parlement ou ou du gouvernement.

Donc quand vous dites on laisse la porte ouverte à finalement des discussions au niveau politique, c'est admissible. Cela étant, vous le rappelez et c'est vrai, il n'y a plus de défense aérienne dans l'ouest de l'Iran, donc c'est un ciel libre pour les avions, surtout le territoire iranien, vous dites ce soir, l'ouest probablement, principalement pour des raisons de porté d'ailleurs euh pour des raisons de porté des avions en israéliens qui peuvent pas aller toute façon, ce sera très clair. C'est-à-dire que s'il y a des destructions en souterrain, ça veut dire que le ciel est assez libre tout de même.

Poursuivons. Donc aujourd'hui, ils vont surtout essayer de chasser tous les sites de lancement balistiques, les lanceurs, ceux qui sont fixes et ceux qui sont mobiles et les stocks. Ça c'est la deuxième chose et ça c'est un des objectifs concrets, opérationnels, militaires que l'on peut faire.

Et donc, on a des Iraniens qui aujourd'hui sont clairement dans euh, on va dire au moins un embarras opérationnel parce qu'ils ont pas beaucoup d'options. Euh, ils ont pas beaucoup d'alliés parce que on peut on voit peut-être y venir, l'ensemble du monde arabe et d'un silence euh bruyant, on dira en fait, se réjouit finalement de cette attaque israélienne. Et donc ils ne vont pas chercher à élargir et à escalader alors que c'est plutôt l'objectif de tel Avivive que d'avoir justement les Américains à leur côté.

Donc je ne pense pas pour répondre précisément à votre question que les Iraniens vont essayer de faire entrer les Américains dans la danse. Ils vont au contraire essayer de rester juste en face à face et d'essayer de se débrouiller avec ce face-àface militaire et de durer le plus longtemps possible. C'est là où on vient à la question du nombre de missiles.

Ce sont des les les chiffres de 2000 à 3000 missiles, disons les choses, viennent de sources occidentales et principalement américaines et israéliennes. Cela étant, vous avez des observateurs indépendants et qui disent vu le rythme de fabrication et la préparation iranienne, il est tout à fait possible qu'il y en ait beaucoup plus et que donc et que donc nous soyons dans finalement et vous parlez de plusieurs semaines, c'est pour ça que la question du tempo et de la durée de l'affrontement qui vient de s'ouvrir il y a 3 jours est importante parce que les Iraniens peuvent jouer la montre en essayant d'user ce que l'on voit à l'écran. C'est-à-dire la capacité de résistance israélienne de façon à ce que les Israéliens disent "Ah ouais, finalement c'est assez caspé sans les Américain." Général Campf, les les Iraniens ont été affaiblis.

On a bien vu leur proxy étant affaibli et il y a aussi eu un affaiblissement dubola assez marquant qui a certainement permis cette position là. George Oui, d'ailleurs on voit que le Esbola est inerte hein, tant mieux pour Israël. Les ont manifesté une solidarité.

Bon voilà, mais non, l'Iran est seul. Les milices chites iraakiennes, proiramiennes, pour l'instant, elles se tiennent à carreau et je pense qu'effectivement elles vont se tenir à carreau parce qu'il y a des pressions américaines très très fortes. Donc l'Iran est dans une position difficile, défensive, mais peut avoir effectivement encore peut avoir encore des ressources pour tenir quelques quelques semaines.

Que vous disent les pays arabes ce soir ? Est-ce que vous avez bénéficié d'une aide ? On a vu que dans le ciel, en tous les cas, il y a une forme de coalition qui s'est mise en place assez rapidement, qui est là depuis des années avec dans le ciel jordanien et dans le ciel saoudien d'interception de drone iranien assez immédiate.

Est-ce que vous travaillez avec les pays arabes ? Je préfère ne pas adresser ce sujet. George M Bruno, vous connaissez cette région par cœur.

Est-ce que vous avez connaissance d'information concernant cette coalition ? J'ai lu que le le que l'Arabie Saoudite aurait intercepté des des des missiles outis provenance du Yémen. Voilà.

Euh les pays arabes, je crois qu'il faut être précis quand même, les pays arabes du golf n'ont pas envie d'une guerre était contre cette guerre pour une raison très simple. Ils ne veulent pas de guerre parce queils ont des projets économiques qui nécessitent une stabilité. Alors, j'entends cet argument du Détroit d'Ormous depuis maintenant 2 jours.

Ça fait 40 ans que les Iraniens disent qu'ils vont fermer ce n'est pas longit avec leur bouche souvent hein. Après, il y a la réalité, on parlait tout à l'heure de l'Irak, faut souvenir que le 3 janvier 2020, les États-Unis de Donald Trump avaient quand même assassiné Cassem Souleimani qui était un personnage clé du dispositif militaire iranien. Et quelle a été la réponse ?

Ça a été un coup de téléphone d'un iranien qui a appelé Baram Sale, le président de l'Irak pour dire "Prévenez les Américains qu'on va attaquer une base. Il y a rien eu." Donc faut faire attention.

Aujourd'hui, on est passé à autre chose. Ce qui se passe à Telé Aviv et en Israël l'atteste. Mais mais les pays arabes non ne veulent pas.

Alors évidemment, ils sont très embarrassés la Jordanie en particulier parce qu'elle est obligée de le faire sans le dire parce que les Iraniens ont carrément averti la Jordanie qu'elle ferait effectivement une cible comme ils ont averti d'ailleurs les pays arabes du golf. Je veux dire, si vous participez aux efforts de défense israéliens, et bien vous serez considéré comme comme des cibles. Donc donc voilà, il y a un jeu qui est toujours un petit peu délicat de la part des pays arabes qui effectivement ne portent pas dans leur cœur l'Iran, mais qui aussi se sont réconciliés avec eux pour des par une réelle politique tout à fait pure comme je l'expliquais tout à l'heure.

C'est vrai qu'il faut bien expliquer à nos téléspectateurs que la vision est complètement différente d'un conflit avec l'autorité palestinienne ou encore ce qui s'est passé à Gaza. C'està-dire que l'Iran dans au sein des pays arabes, ça a été vraiment quelque chose de différent. Ça raisonne différemment, notamment du côté de l'Arabie Saoudite où on se rappelle, il y avait eu tout de même des pour parler sous l'égénéral.

Absolument. C'est-à-dire que à la différence de de ce qui s'est passé sur ces derniers mois à Gaza, au Liban ou même en Syrie euh tout à fait récemment, là on a deux états. C'est une guerre réellement interétatique, ce qui n'est pas le cas à Gaza, ce qui n'est pas le cas au Liban et ce qui n'est même pas le cas en Syrie ou ou avec les outils au Yémen.

Donc là, on a une guerre interétatique et donc vous avez un pouvoir en place qui est malgré tout reconnu par l'ensemble des puissance internationale qui a des ambassades et vous avez tout à fait raison de le rappeler qui s'est un peu rapproché de façon d'ailleurs un peu plus durable que ce qu'on avait cru au début avec l'Arabie Saoudite il y a 3 ou 4 ans. Euh grâce à l'entremise de la Chine. Chine qui est un acteur extrêmement important dans ce qui est en train de se dérouler en ce moment parce queon sent les Chinois extrêmement rétif à une escalade et à une destruction du régime du pouvoir en place à Teran.

Monsieur ambassadeur, vous disiez la Russe la Russie et la Chine personnellement, mais je parle sous votre contrôle à vous deux, je je trouve que la Russie est plus en retrait par rapport à la Chine et la Chine est plus en appui de teran ces dernières heures. Que répondez-vous à ça, Josu Azarka, ils ont leur raison. Nous sommes économique peut-être.

Non, pas seulement économique. Non, c'est pas ça. La Russie a quand même une guerre à mener.

Elle n'a pas suffisamment de mission pour elle-même. Elle va pas donner ce qu'elle n'a pas aux Iraniens.

Iran : "L'objectif d'Israël n'est pas la décapitation du régime iranien affirme sur LCI Joshua Zarka — Benjamin Haddad · Pourquijevote