🔴 DIRECT — Premier ministre : Passation entre François Bayrou et Sébastien Lecornu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 23:34PrésentateurFait
« plusieurs projets déterminants sont prêts que vous aurez à revoir. »
- 23:46PrésentateurFait
« on a une petite expérience des choses qui sont moins faciles qu'on ne croit »
- 23:57PrésentateurFait
« le moment pour la France est un moment très important, très exigeant, très dangereux. »
- 24:24PrésentateurFait
« Je ne crois pas une seconde que notre pays va rester éternellement dans les divisions, les injures, la violence »
- 24:50PrésentateurFait
« je ne crois pas qu'on va rester dans la division et je ne crois pas non plus que nous allons demeurer un pays dans lequel élus ou forces politiques vont continuer à prétendre que le réel n'existe pas. »
- 27:18Invité politiqueFait
« Je remercie évidemment le président de la République pour sa confiance. »
- 27:31Invité politiqueFait
« je veux saluer l'extraordinaire courage avec lequel vous avez défendu vos intimes convictions de militants et de citoyens jusqu'à cette dernière minute à Matignon. »
- 27:50Invité politiqueFait
« La deuxième des choses, c'est de dire aux Françaises et aux Français qu'on va y arriver. »
- 27:57Invité politiqueFait
« il n'y a pas de chemin impossible. »
- 28:35Invité politiqueFait
« on ne pourra pas continuer ce décalage éternellement, parce qu'évidemment, il nous rattrapera. »
- 28:48Invité politiqueFait
« il va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. »
- 28:57Invité politiqueFait
« il va falloir des ruptures. Et pas que sur la forme. Et pas que dans la méthode. Des ruptures aussi sur le fond. »
Temps de parole
- Présentateur47 %
- Sébastien Lecornu34 %
- ?19 %
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J
'ai
accueilli Sébastien
Lecornu
dans
ses fonctions de Premier ministre.
Je
lui ai souhaité la bienvenue.
Et
à ce moment,
il
y a trois
mots
qui me viennent.
Outre
les mots de remerciement que j'adresse
Ã
l'équipe formidable que nous avons formée ensemble et avec qui nous avons très bien travaillé.
Et
comme vous savez, plusieurs projets déterminants sont prêts
que
vous aurez à revoir. Le premier mot,
je
vous l'ai dit, c'est aider,
le
verbe aider.
Je
ferai,
et
je suis sûr,
toute
l'équipe qui m'entoure fera avec moi
tout
ce que nous pouvons
pour
aider le gouvernement, d'abord parce qu'on a une petite expérience des choses qui sont moins faciles qu'on ne croit et des enjeux, des difficultés, mais aussi parce que le moment pour la France est un moment très important, très exigeant,
très
dangereux. Et donc,
mon
aide et notre aide vous êtes acquises
Ã
tout instant pendant les semaines, les mois qui viendront. Deuxième verbe, rassembler.
Je
ne crois pas une seconde que notre pays va rester éternellement
dans
les divisions, les injures, la violence,
tout
ce qui s'est exprimé ces temps-ci et qui est en réalité un handicap profond pour son avenir.
Et
le troisième verbe, c'est inventer.
Je
disais, je ne crois pas qu'on va rester dans la division et je ne crois pas non plus que nous allons demeurer un pays
dans
lequel élus ou forces politiques
vont
continuer à prétendre que le réel n'existe pas.
vont
continuer à prétendre que non,
on
ne veut pas voir, on refuse de voir et que c'est à partir de là qu'on bâtit l'avenir. Je crois exactement le contraire. Je pense que nous devons inventer le monde nouveau qui s'impose, qui va s'imposer, mais le faire à partir de la réalité. Et je suis persuadé qu'il y a
des
millions de Français
qui
ont envie de participer à cette reconstruction réaliste.
Je
crois profondément à l'idéal en politique.
Je
ne pense pas qu'on puisse vivre
un
engagement politique sans idéal.
Mais
Jaurès a dit ça beaucoup mieux que moi autrefois.
Aller
vers l'idéal,
il
faut partir du réel.
Et
c'est ce réel-là qui a été, je crois, pendant longtemps, dissimulé
et
que
les
Français, je n'ai aucun doute, vont reprendre en main. Je suis persuadé
qu
'au fond, c'est ça le
moment
qui s'ouvre.
Et
donc aider, rassembler, inventer.
Et
on fera ça, monsieur le Premier ministre, avec vous.
Merci
beaucoup, monsieur le Premier ministre.
Monsieur
le Premier ministre, mesdames, messieurs les
ministres,
mesdames, messieurs,
Je
ne
vais
pas faire de grands discours, puisque cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons commandent à l'humilité et à la sobriété. Je remercie évidemment le président de
la
République
pour
sa confiance. Mais je veux surtout, non seulement, vous remercier pour cette aide que vous me proposez et que je ne refuse pas, et pour cause.
Et
surtout, je veux saluer l'extraordinaire courage
avec
lequel vous avez défendu vos intimes convictions de militants et de citoyens jusqu'à cette dernière minute à Matignon. Et
je
crois, moi aussi, Ã une forme
de
justice
qui
fait qu'un jour, tout cela sera reconnu. Et je le dis comme étant aussi votre cadet, monsieur le Premier ministre. La deuxième des choses, c'est de dire aux Françaises et aux Français qu'on va y arriver.
Parce
qu'au fond, vous venez de le dire,
il
n'y
a
pas de chemin impossible.
Il
faut qu'on arrive à mettre fin, au fond, à ce double décalage. Le décalage entre la situation politique et le décalage avec ce qu'attendent légitimement nos concitoyens et nos concitoyens
pour
leur vie quotidienne, pour la situation économique et sociale, leur sécurité. Bref, ce pour quoi, évidemment, nous sommes missionnés. Et ce décalage entre la vie politique du pays et la vie réelle devient préoccupante. Et pas que pour celles et ceux qui gouvernent, pardonnez-moi, mais pour l'ensemble de la classe politique dans son intégralité.
Et
puis, comme ministre des Armées, sortant,
ce
décalage entre la vie politique intérieure
et
la géopolitique globale, on l'a encore vu ces dernières heures, on ne pourra pas continuer
ce
décalage éternellement, parce qu'évidemment,
il
nous rattrapera.
Alors,
pour cela, il va falloir aussi changer,
être
sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. J'aurai l'occasion d
'y
revenir, on vient d'en parler très longuement
tous
les deux.
Mais
je le dis aussi, il va falloir des ruptures.
Et
pas que sur la forme.
Et
pas que dans la méthode.
Des
ruptures aussi
sur
le fond.
Pas
de grand discours.
Dès
cet après-midi, je vais recevoir les premières forces politiques.
Dans
les tout prochains jours, les forces politiques et les forces syndicales. Et j'aurai l'occasion de
m
'exprimer prochainement devant les Françaises et les Français. Monsieur le Premier ministre, cher François,
merci.
Merci.
Merci. Merci. Merci.
Sébastien Lecornu