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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 7 octobre 2025 12 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Emmanuel Macron lâché jusque dans son camp - L’édito de Patrick Cohen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes sûr que c'est la bonne idée, J.-F.Copé?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Il n'y a que des tordus et des lâches chez LR?

  • 5:30ComplaisanteRéponse partielle

    C'est dur, ce que vous dites.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Il est trop tard pour la former dans les 48 heures?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00G.AttalFait
    « Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République. »
  • 2:00E.PhilippePromesse
    « Il doit prendre l'initiative. Il me semble qu'il s'honorerait, alors que la France est dans la crise, s'il organise une élection présidentielle anticipée dès que le budget est bouclé. »
  • 4:00J.-F.CopéFait
    « E.Macron, et je vous le dis... Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je ne suis pas du genre à faire du cinéma. Je pense qu'il est en train de couler la France. »
  • 5:00J.-F.CopéFait
    « Les éditoriaux de la presse internationale sont d'une dureté à l'égard de la France comme je ne l'ai jamais vu. »
  • 5:30J.-F.CopéFait
    « Nous n'avons pas de budget. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le réalisateur a recréé le tournage de "A bout de souffle", le 1er film de Godard. Patrick a raison, c'est formidable. - A.-E.Lemoine: Pas besoin de Patrick pour le penser. - P.Cohen: C'est enthousiasmant. - A.-E.Lemoine: On a besoin de vous pour l'édito.

E.Macron de plus en plus seul et menacé. - P.Cohen: Son poste est menacé et sa démission est suggérée et réclamée, non pas par un opposant mais par son premier chef de gouvernement, E.Philippe.

Nouvelle déflagration. Quant à sa solitude, volontairement ou involontairement, elle a été illustrée par cette promenade hier matin, sur les quais de Seine. Image saisie par BFMTV.

Portable à l'oreille, garde du corps à distance, le président marche seul. Pendant ce temps, personne ou presque, aucun politique d'envergure ne vient le défendre sur les plateaux télé. Au contraire, coup sur coup, 2 anciens Premiers ministres viennent expliquer que dans cette crise, E.Macron est devenu le problème.

D'abord, G.Attal sur TF1, qui marque un peu plus la rupture avec le chef de l'Etat. - G.Attal: Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République.

Il y a eu la dissolution. Il y a, depuis, des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main. - P.Cohen: G.Attal n'imaginait sans doute pas que son prédécesseur à Matignon et probable rival présidentiel, E.Philippe, irait infiniment plus loin que lui, ce matin, sur RTL.

Il exprime le souhait d'une présidentielle et d'un départ anticipé d'E.Macron. - E.Philippe: On ne contraint pas le président à partir.

Je ne suis pas pour cette démission immédiate et brutale. Elle aurait un impact terrible. Elle interdirait une élection présidentielle qui se passe dans de bonnes conditions.

Mais il doit prendre l'initiative. Il me semble qu'il s'honorerait, alors que la France est dans la crise, s'il organise une élection présidentielle anticipée dès que le budget est bouclé. On ne peut pas endurer ça pendant 18 mois encore.

Ca nuit à la France. - P.Cohen: Pour lui, non seulement le président est le problème, mais la solution est qu'il parte.

Au-delà des stratégies personnelles, il faut mesurer la violence du propos et le niveau de transgression. Certes, E.Philippe n'a pas inventé la figure de Brutus.

E.Macron s'en est affublé contre F.Hollande et, avant lui, Sarkozy face à Chirac, etc.

Mais aucun n'avait appelé publiquement au départ anticipé de son mentor. N.Sarkozy, ministre de l'Intérieur, avait atteint le summum de l'insolence en 2005 en comparant le président Chirac à Louis XVI. "Je n'ai pas vocation à démonter tranquillement les serrures à Versailles pendant que la France gronde." En plus, c'était un 14-Juillet, mais dans son bureau, devant quelques journalistes, sans micro ni caméra.

Ce n'avait pas la force d'une matinale radio. - A.-E.Lemoine: Sur le fond, que penser de la proposition? - P.Cohen: Elle ressemble fort au scénario que défend J.-F.Copé depuis un an, en même temps que D.Lisnard, maire de Cannes.

Le scénario d'une démission programmée qui permettrait une campagne de plusieurs mois, bien au-delà des 35 jours prévus par la Constitution. C'est entre 20 et 35 jours. Je ne sais pas si vous avez inspiré ou conseillé E.Philippe, mais l'idée a fait son chemin.

Elle fait toujours frémir les personnalités "attachées aux institutions et soucieuses de leur solidité". Elles condamnent Les présidents impopulaires à subir la pression des appels à la démission et les installe dans un sentiment de précarité. B.Retailleau résume: "Cela fragiliserait les prochains présidents et ouvrirait les portes de l'enfer." Enfin, elle ne garantit en rien un cap clair pour le pays.

Un nouveau président avec la même Assemblée? Avec une autre Assemblée après nouvelle dissolution, mais avec la même tripartition? Le rejet d'E.Macron atteint des niveaux sans précédent, mais que son retrait puisse nous faire sortir de l'impasse où nous somme enfermés reste à démontrer. - A.-E.Lemoine: Vous êtes sûr que c'est la bonne idée, J.-F.Copé?

Depuis le temps que vous y pensez, vous n'y voyez encore que des avantages? - J.-F.Copé: La réalité est assez dramatique.

E.Macron, et je vous le dis...

Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je ne suis pas du genre à faire du cinéma. Je pense qu'il est en train de couler la France. Chacun doit l'entendre.

Les éditoriaux de la presse internationale sont d'une dureté à l'égard de la France comme je ne l'ai jamais vu. Nous sommes en train de faire basculer les marchés financiers dans des proportions folles. Les entrepreneurs et les patrons de PME sont en panique générale.

La consommation est à l'arrêt. Nous n'avons pas de budget. - P.Cohen: Et c'est la seule responsabilité d'E.Macron? - J.-F.Copé: Bien sûr.

Le problème, ce n'est pas son impopularité. A tous ceux qui me donnent des leçons de droit constitutionnel et de gaullisme, y compris ceux qui n'en sont pas et ne connaissaient pas très bien l'histoire... - P.Cohen: Je viens de citer B.Retailleau. - J.-F.Copé: Notamment.

Je voudrais rappeler une chose. Le vrai sujet n'est pas l'impopularité. Des présidents impopulaires, il y en a eu tout le temps.

Le sujet, c'est que nous avons un système politique dysfonctionnel. Pas le système institutionnel. A partir du moment où nous n'avons pas de majorité absolue à l'Assemblée, et c'est pour ça que je l'ai dit dès le lendemain...

Ce n'est pas compliqué de le voir, quand on connaît l'histoire. A l'évidence, sans majorité absolue, et il n'en avait pas, ni majorité alternative, on était condamnés au dysfonctionnement et au blocage total. Tous ces gens ont fait semblant.

Les Premiers ministres successifs, en disant qu'ils allaient tenir bon, les ministres, en proposant des grandes réformes, et le président de la République, en disant qu'il avait tous les pouvoirs. Il aurait fallu qu'il acte qu'il avait commis une gigantesque faute, qu'elle conduisait à paralyser notre système politique, et que la seule manière de s'en sortir était qu'il démissionne, non pas tout de suite, car on tombe encore dans une campagne de 35 jours, qui donne une prime naturelle aux extrémistes qui n'ont pas besoin de dérouler leur programme...

Mais de se donner un véritable temps. Non pas après le budget, mais après les municipales, parce qu'on ne va pas prendre les municipales en otage...

Les mairies, c'est la seule chose qui tienne encore en France. Au moins, il y a eu un progrès. Il a posé la question centrale, qui est que le départ d'E.Macron est la seule solution au problème qu'E.Macron a lui-même posé. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ça changera la composition de l'Assemblée? - J.-F.Copé: Sous la Ve République, la pierre angulaire, c'est l'élection présidentielle.

Il n'y a pas lieu de combiner avec des législatives, quels candidats...

C'est un homme ou une femme, chacun présenté par des partis politiques, et les Français choisissent en connaissance de cause. Une fois élu, dans la foulée, on fait une élection législative en connaissance de cause. C'est tout l'intérêt de ne pas partir demain, mais après les municipales.

Vous avez alors encore 30 jours et vous arrivez en mai. Entre maintenant et mai, les partis politiques ont le temps de désigner leur candidat, y compris de faire des primaires s'ils le souhaitent. Ils ont le temps de présenter un projet.

Là, on verra le programme des extrêmes. Ca permettra à la droite de gouvernement et à la gauche de gouvernement de prendre leurs responsabilités. - P.Cohen: Des législatives à la suite de la présidentielle, ça ne garantit pas les majorités.

On l'a vu en 2022. - J.-F.Copé: En 2022, l'erreur historique d'E.Macron, n'ayant pas la majorité absolue, a été de ne pas chercher à en recomposer une.

Le front républicain... - P.Cohen: Ils ont refusé les ouvertures. - J.-F.Copé: Je connais mes amis par coeur.

Quand on a été président de parti, on les connaît tous, les courageux, les lâches...

Si E.Macron les avait pris les uns après les autres dans son bureau en disant: "G.Larcher, le général de Gaulle te regarde.

E.Ciotti, tu as 55 ans, c'est maintenant ou jamais..." Ils auraient compris leur intérêt. - A.-E.Lemoine: Il n'y a que des tordus et des lâches chez LR? - E.Tran Nguyen: C'est un peu facile de dire que c'est parce qu'E.Macron a mal convaincu ou n'a pas donné les arguments adaptés à chacun que les gens n'ont pas pris leurs responsabilités face aux Français. - J.-F.Copé: Les hommes politiques, c'est des moutons et des chasseurs.

Ils achètent à la hausse, ils ont besoin de voir le succès, donc c'est des moutons. Et c'est des chasseurs parce que... - E.Tran Nguyen: C'est dur, ce que vous dites. - P.Cohen: Il y a un irresponsable au sommet de l'Etat et des irresponsables qui composent la classe politique? - J.-F.Copé: Il y a des moments de vérité.

Sinon, inutile de faire des émissions de télé. Je vous dis tout cela parce que je sais que le coeur de l'engagement politique, c'est de pouvoir agir. Nous vivons une situation extrêmement grave avec, d'un côté, des partis de gouvernement éduqués à l'idée d'expliquer aux Français que les problèmes sont complexes et qu'on a des solutions complexes dans l'Etat de droit.

De l'autre côté, des partis populistes racontent les choses les plus simplistes et font croire qu'on peut régler les problèmes en 5 minutes. Notre responsabilité est de dire aux Français que nous allons faire un reset, repenser un programme de droite de gouvernement qui ressemblera à ce que faisait l'UMP. Les centristes, les gens de droite, les libéraux, les Européens, mais aussi les gens qui veulent de l'ordre, rétablir la sécurité...

Ca, ça fait une coalition intelligente. - A.-E.Lemoine: Il est trop tard pour la former dans les 48 heures? - J.-F.Copé: On n'a pas les hommes pour ça.

On n'a pas de majorité. On ne va pas faire semblant. Si on veut que ça marche, il faut un leader.

Le problème, c'est que là où monsieur Macron avait, en 2022, un vrai rendez-vous, c'était, en tant que président de la République, d'appeler chacun à ses responsabilités. Les Républicains l'auraient fait. La preuve, ils l'ont fait 2 ans après.

Il y a eu un vrai débat, je peux en témoigner. Maintenant, le lait est renversé, arrêtons de nous mentir. Je ne vois pas d'obstacle institutionnel.

Je suis content qu'E.Philippe l'ait dit. V.Pécresse et moi étions les 2 seuls à avoir exprimé cette idée.

De pouvoir avoir enfin quelqu'un d'autre qui dit que ce n'est pas une injure au président de la République ...