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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 15 septembre 2026 34 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Pour qui voteront les électeurs du bloc central ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:13OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'un électeur d'Emmanuel Macron ?

  • 12:32OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les électeurs de Macron sont un ensemble homogène ?

  • 14:14OuverteRéponse partielle

    Le bilan d'Emmanuel Macron est-il plutôt de droite ou de gauche ?

  • 23:51ComplaisanteRéponse directe

    Gabriel Attal rappelle l'enjeu du Bloc central pour les prochaines semaines.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 33:14InvitéFait
    « Les partis politiques traditionnels sont extrêmement affaiblis. »

Temps de parole

  • Présentateur58 %
  • Invité13 %
  • Invité 210 %
  • Invité 37 %
  • ?4 %

≈ 17,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:05
Locuteur

On

0:22
Présentateur

va faire le tour de nos quotidiens régionaux. La colère des Français sur le carburant qui ne faiblit pas.

0:26
Invité

Oui, elle s'affiche encore en une des quotidiens régionaux ce matin, le Berry Républicain, titre le carburant de la colère. Et comme hier, on peut y lire des témoignages d'automobilistes désespérés au moment de faire leur plein d'essence. Et ils ne sont pas les seuls. Les patrons d'auto-écoles s'arrachent aussi les cheveux, comme le raconte ce matin la charente libre. Fabrice Ponce qui gère l'école de conduite de Croin à Cognac. Et il explique qu'il fait 400 km par jour. Forcément, sa chiffre et son comptable l'a alerté. Résultat, il a augmenté le tarif de ses leçons de 5 euros. Et encore, ça ne compense pas tout, dit-il. Ils sont plusieurs à avoir augmenté le prix des leçons.

Mais des conséquences, elles ne sont pas que financières. Un autre patron d'auto-école qui est interrogé par la charente libre raconte par exemple qu'il ne peut plus être arrangeant avec les élèves en allant les chercher devant chez eux ou devant leur établissement scolaire.

1:16
Présentateur

Cette colère s'exprime aussi sur terre pour les automobilistes, mais aussi en mer avec les pêcheurs.

1:21
Invité

Oui, regardez ce titre de midi libre à 7. Les pêcheurs en détresse. Le prix du carburant, ça fait partie de leur doléance. Et malgré une réunion avec la préfète de l'Hérault hier, ils déplorent l'absence de réponse. C'est à se demander si à Paris, ils savent qu'il y

1:36
Locuteur

a

1:36
Invité

de la pêche, souffle Bernard Perez, le président du comité régional des pêches.

1:40
Présentateur

Et puis on en parlait un peu plus tôt, mais les pêcheurs qui bloquent également le dépôt pétrolier de fosses sur mer près de Marseille justement pour exprimer leur colère. Dans les champs maintenant, les agriculteurs qui sont surtout inquiets des conséquences de la sécheresse.

1:53
Invité

Oui, la une du Télégramme, c'est coup de chaud dans les fermes. La une du journal de Saône-et-Loire, moissons, une année très compliquée. La canicule et la sécheresse rendent ces récoltes très compliquées. Effectivement, dans le Chalonnais, c'est ce qui est raconté dans ses pages. Que ce soit le maïs, le soja ou le tournesol, les niveaux de récolte sont historiquement bas. Jérôme Louriau, il est agriculteur et il dit même à nos confrères que la récolte cette année est bien pire que celle après la canicule de 2003.

2:19
Présentateur

Et on continue de parler agriculture, on va aller à Rennes. Bonjour Stéphane Bénier, merci beaucoup d'être avec nous, directeur

2:24
Locuteur

de l'information de

2:26
Présentateur

TVR. Stéphane, aujourd'hui, s'ouvre à Rennes, le SPAS, c'est le salon international de l'élevage, grand salon. Dans quel état d'esprit va se dérouler cette 40e édition après un été ? On a vu, on en a parlé, marqué par les aléas climatiques.

2:41
Locuteur

Alors

2:41
Invité

vous avez bien brossé un peu le constat, il y a énormément d'inquiétudes. Il y

2:46
Locuteur

a eu

2:46
Invité

une inquiétude très forte cette année pour cette 40e édition du SPAS, qui est un peu le baromètre en région Bretagne et pour l'ouest de la France, sur vraiment la situation. Il y a eu, vous le savez, cinq vagues caniculaires. Le département de l'île-et-Vilaine est toujours placé en crise sécheresse. Il n'y a quasiment plus d'eau. Nous avons eu une surmortalité vraiment très, très importante des animaux. Dans les fermes, il a fallu essayer de trouver des solutions. Exemple vraiment aussi à date, certaines exploitations ont même mis des coussins d'eau fraîches en circuit fermé pour permettre aux vaches, car l'île-et-Vilaine est le premier département laitier de France, de continuer à produire.

Donc, c'est une situation qui est vraiment très grave, très chaud, manque d'eau. Alors, pendant trois jours, on va discuter de cet impact climatique. L'eau sera le thème central de cette édition, qui accueille 1 200 exposants, plus de 100 000 visiteurs. Et puis, c'est un salon international, il faut quand même signaler, 14 000 visiteurs venus de 125 pays. Donc, vraiment, l'heure est à l'inquiétude.

4:01
Locuteur

–

4:01
Présentateur

Alors, il y a évidemment les questions, et elles sont prégnantes, vous nous l'avez dit, des aléas climatiques. Stéphane, est-ce qu'il y a d'autres sujets qui vont être abordés durant ces trois jours d'espace ?

4:12
Locuteur

– Oui,

4:13
Invité

il y a la mutation de l'élevage. Comment, demain, répondre un peu aux attentes et aux besoins ? Il y a un mot qui est vraiment très, très fort, c'est cette fameuse souveraineté alimentaire. On va énormément en parler en termes d'agriculture et d'agroalimentaire. Et puis, il y a quelque chose aussi de capital pour l'agriculture, c'est le renouvellement des générations. On dit que pratiquement 44% des agriculteurs vont partir à la retraite d'ici 2033. Autant vous dire que c'est une question centrale. Comment séduire ? Comment faire venir de nouveaux agriculteurs, des jeunes dans cette profession

4:55
Locuteur

?

4:55
Invité

Ce sera vraiment aussi l'enjeu de ce SPAS qui accueillera la ministre de l'Agriculture ce matin. Et plusieurs candidats à

5:04
Locuteur

l

5:04
Invité

'élection présidentielle sont annoncés ici, dans la capitale bretonne, dans les trois jours à venir.

5:10
Présentateur

– Oui, on suivra ça avec vous. Merci beaucoup Stéphane. Et on voit l'affiche de cette 40e édition du SPAS. Vous nous l'avez dit, s'ouvre aujourd'hui à Rennes. Et ce, pendant trois jours. Merci beaucoup Stéphane Beignet d'avoir été avec nous. Stéphane,

5:23
Locuteur

on

5:23
Présentateur

poursuit l'une de nos quotidiens régionaux. On va dans le sud à Carcassonne, où une enquête a été ouverte après la diffusion d'une vidéo d'un homme jeté au sol par un policier.

5:32
Invité

– Oui, sur cette vidéo, on y voit un policier se saisir d'un homme qui est sans domicile fixe avant de le jeter violemment au sol. L'IGPN a été saisi de cette affaire qui remonte au 21 juin dernier lors de la fête de la musique. Depuis, l'homme jeté au sol sur la vidéo est décédé, mais sans lien avec cette intervention policière. Selon l'autopsie, le frère de la victime s'exprime dans l'indépendant. Mes parents veulent que cette vidéo serve d'exemple pour que les violences policières s'arrêtent.

La diffusion de cette vidéo ces dernières heures fait d'autant plus réagir qu'elle intervient quelques jours après la diffusion d'une autre vidéo où l'on entend des policiers municipaux de Carcassonne tenir des propos racistes, homophobes et sexistes depuis suspendus.

6:11
Présentateur

– Allez, c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée aux élections sénatoriales. Comme chaque jour, jusqu'au 27 septembre, date du scrutin,

6:18
Locuteur

on

6:18
Présentateur

vous fait vivre cette élection. On va commencer en regardant le mode d'emploi de ces sénatoriales, c'est-à-dire ce matin dans l'Ardennet, comment fonctionne le scrutin.

6:28
Locuteur

–

6:28
Invité

Exactement, vous le voyez avec cette belle infographie dans les pages de l'Ardennet. Vous retrouvez toutes les informations à avoir en tête. D'abord que le Sénat est renouvelé de près de moitié, un 178 sièges sur 348. Une élection, les sénatoriales, au suffrage universel indirecte. Ce n

6:43
Locuteur

'est

6:43
Invité

pas vous qui allez voter, ce sont les grands électeurs, dont 95% sont des élus municipaux et les délégués qui ont été désignés par ces mêmes élus municipaux. Chose à savoir, ce scrutin, il est obligatoire. S'ils ne vont pas voter, les grands électeurs risquent une amende de 100 euros. Et particularité des élections sénatoriales, il n'y a pas un, mais deux modes de scrutin. Un scrutin majoritaire à deux tours, si on élit un ou deux sénateurs dans la circonscription, et un scrutin proportionnel, si l'on élit trois sénateurs. Au plus, vous retrouvez aussi tous ces détails sur notre site publicsénat.fr, rubrique sénatoriale 2026.

7:16
Locuteur

Merci

7:17
Présentateur

Stéphane, on se retrouve demain

7:18
Locuteur

?

7:18
Invité

Avec plaisir.

7:19
Présentateur

Et on poursuit notre page sénatoriale, puisque comme tous les jours, jusqu'au scrutin,

7:23
Locuteur

on

7:23
Présentateur

vous emmène au cœur de la campagne dans les départements. Aujourd'hui, direction le Finistère. Quatre sièges à pouvoir, dix listes et une donne électorale qui a changé. Au dernier municipal, Brest, bastion de gauche a basculé à droite. On regarde ce reportage de Cécile Six.

7:38
Locuteur

Vous

7:39
Invité

seriez l'héritière de M. Fichet ? C'est ça. D'accord.

7:42
Présentateur

Pour succéder à Jean-Luc Fichet, sénateur socialiste sortant, l'EPS a choisi Foro Datka, une femme d'expérience, vice-présidente de la région Bretagne.

7:52
Locuteur

Mais

7:53
Présentateur

le maintien du seul siège socialiste s'annonce plus compliqué que prévu, car depuis les dernières sénatoriales, le corps électoral a changé. Brest, notamment, fief de gauche, a été raflé par la droite en mars dernier.

8:05
Locuteur

Cette

8:05
Invité

fois-ci, les élections municipales n'ont pas été hyper encourageantes.

8:12
Locuteur

Et

8:12
Invité

donc, du coup, fatalement, il y a moins de grands électeurs pour nous.

8:16
Présentateur

Et ce n'est pas tout. Pour la candidate, elle part avec un handicap supplémentaire. Ici, la gauche n'a pas réussi à s'unir.

8:23
Invité

Malgré tout ce qu'on a essayé, on n'a pas réussi à avoir le rassemblement large de la gauche.

8:28
Locuteur

Je

8:28
Invité

le regrette. La division dessert ceux qui sont numériquement moins forts. C'est pour ça que je trouve

8:36
Locuteur

qu

8:37
Invité

'on a joué à un jeu dangereux dans cette division.

8:41
Présentateur

Outre des listes LFI écologistes et régionalistes, Foro Datka va devoir faire face à la liste d'hiver gauche, très proche de la sienne, de Michel Loussouarme, maire de Ross-Pordonne.

8:52
Invité

Ce sont les grands électeurs qui votent, donc essentiellement les délégués des conseils municipaux. Ce n

8:57
Locuteur

'est

8:57
Invité

pas les citoyens ordinaires.

8:58
Présentateur

Pour lui, les changements du corps électoral après les municipales ne sont pas nécessairement défavorables à la gauche.

9:04
Invité

La différence par rapport à des élections passées, c'est qu'on n'a pas une science exacte

9:08
Locuteur

de

9:09
Invité

qui sont les grands électeurs. Ce n

9:10
Locuteur

'est

9:10
Invité

plus comme dans le passé où vous avez une sensibilité très affirmée. Aujourd'hui, on ne sait pas, à part pour quelques communes, évidemment, il y a d'autres endroits où on ne sait pas qu'est-ce que votent les gens. Ils ne votent pas toujours comme leur maire. Ils sont relativement libres.

9:23
Présentateur

Des dissensions qui font en tout cas les affaires du sénateur à l'air sortant, Philippe Paul, qui règle ce jour-là les derniers préparatifs de sa campagne.

9:34
Invité

Parfait. Et voilà.

9:36
Présentateur

Le sénateur est très optimiste sur sa réélection.

9:40
Invité

Il

9:40
Locuteur

y

9:40
Invité

a la ville de Brest qui a bougé. Donc là, c

9:43
Locuteur

'est

9:43
Invité

quand même un stock très important de grands électeurs. Je suis un peu serein quand même, quelque part, heureusement d'ailleurs.

9:48
Locuteur

Non,

9:48
Invité

non, c'est pas mal. Les échos sont sympathiques. Donc, ça va.

9:52
Locuteur

Il

9:53
Invité

faut continuer jusqu'au bout, de toute façon.

9:55
Présentateur

Jusqu'au bout, car à droite, une nouvelle liste joue les troubles faites. Celle de Patrick Leclerc, le maire de Landerno. Jamais élu au Sénat, il aimerait profiter du plus grand nombre d'électeurs à droite pour tenter sa chance.

10:07
Locuteur

Oui, il

10:08
Invité

y a des fenêtres de tir qui font que cette candidature, elle est crédible. On a besoin aussi de renouveau. Donc, à un moment, avoir de nouvelles candidatures, ça ne peut qu'oxygéner les propositions de l'offre, entre guillemets, pour les grands électeurs.

10:26
Présentateur

Patrick Leclerc vient surtout concurrencer. Michel Canevette, sénateur sortant d'hiver droite.

10:31
Invité

Avec Nadej, on a constitué une liste

10:33
Locuteur

de

10:35
Invité

six candidats

10:35
Locuteur

où

10:36
Invité

on a essayé de coller le plus possible au terrain.

10:39
Présentateur

Car ce n'est pas un, mais deux sièges qu'il aimerait obtenir lors de ses élections, comme il y a six ans, où il avait été élu avec Nadej Avey.

10:47
Invité

Effectivement, l'évolution qui est intervenue au municipal dans le Finistère suscite

10:51
Locuteur

sans

10:52
Invité

doute quelques convoitises et il y a un peu plus de concurrence cette fois-ci qu'en 2020. Nous, nous sommes connus et reconnus et donc nous pensons que cela va jouer considérablement auprès des grands électeurs.

11:04
Locuteur

Avec

11:04
Présentateur

une liste RN et reconquête, le Finistère compte au total dix listes, une dispersion qui risque de rendre encore plus compliquée la bataille à droite et le maintien de la gauche dans la circonscription.

11:16
Locuteur

Et

11:17
Présentateur

on suivra cette campagne avec tous les jours un reportage dans notre département. Place au débat, nos éditorialistes présidentielles. Où vont passer les électeurs de Macron ?

11:26
Locuteur

Et

11:35
Présentateur

à sept mois de la présidentielle, la difficile équation du Bloc central et de ses électeurs sans candidat clairement lancés à droite et chez les sociodémocrates avec un président de la République qui ne se représente pas, vers qui vont se tourner les électeurs qui ont voté Macron en 2017 et 2022

11:51
Locuteur

?

11:51
Présentateur

Pour en parler, nous sommes avec Françoise Degoy. Bonjour Françoise. Bonjour. Merci

11:54
Locuteur

d'être

11:54
Présentateur

là.

11:55
Locuteur

Je me dis qu'est-ce qu

11:56
Présentateur

'un

11:57
Locuteur

électeur d'Emmanuel Macron ? On est là pour

11:58
Présentateur

sourire, mais on va en parler. Qu'est-ce qu'un électeur d'Emmanuel Macron ? Yves Tréhard, on est ravis de vous retrouver pour cette saison Yves. Oui,

12:04
Locuteur

bonjour.

12:04
Présentateur

Directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Brice Socol, politologue et essayiste.

12:09
Locuteur

Alors,

12:10
Présentateur

Françoise, elle brûle d'impatience de savoir. Brice, on commence avec vous.

12:13
Locuteur

Les électeurs d

12:14
Présentateur

'Emmanuel Macron.

12:15
Invité

C'est moi qui ai la patatechotte

12:15
Présentateur

ce

12:16
Locuteur

matin. C'est vous qui avez

12:17
Invité

la patatechotte.

12:17
Présentateur

Les électeurs d'Emmanuel Macron. Donc ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron en 2017 et en 2022, qui se retrouvent donc sans candidat, puisqu'Emmanuel Macron ne peut pas se représenter. Est-ce qu'ils sont un ensemble homogène, clairement identifiable ? Qu'est-ce qu'on met derrière le terme électeur de Macron ?

12:32
Invité

Vous vous souvenez, lorsque Emmanuel Macron a lancé sa campagne, c'était et de droite et de gauche. C'est-à-dire que l'électeur qui est allé chercher, les électeurs, ils allaient des sociodémocrates jusqu'aux libéraux. Donc c'est un socle qui était très large en 2017,

12:45
Locuteur

qui

12:45
Invité

s

12:45
Locuteur

'est

12:45
Invité

amoindri progressivement en 2022. Aujourd'hui, où sont ces électeurs-là ? Vous en avez à peu près dans les sondages d'opinion que l'on fait un petit peu avec Frédéric Dhabi, vous en avez aujourd'hui 35% qui se disent voter éventuellement pour un candidat du Bloc central. Alors, les héritiers d'Emmanuel Macron, entre guillemets, vous en avez deux, vous avez Édouard Philippe, vous avez Gabriel Attal. Après, on pourra parler évidemment des nuances. Vous en avez à peu près 23-24% qui se disent tentés par un vote plus à droite, plus traditionnel, c'est-à-dire peut-être un vote revenir

13:17
Locuteur

de

13:18
Invité

là où ils sont partis,

13:19
Locuteur

c

13:19
Invité

'est-à-dire chez les Républicains, autour de ce que peut représenter M. Retailleau aujourd'hui. Vous en avez 22-23% qui se disent vouloir absolument voter cette fois pour un candidat social-démocrate. Alors, est-ce que ce sera M. Bluxmann ou un autre, ou François Hollande, on verra à la fin de l'année. Et puis, vous en avez à peu près 15-16% qui sont vraiment, eux, vraiment les déçus du macronisme, qui se disent nous, on votera ni

13:44
Locuteur

pour

13:46
Invité

un camp modéré de droite, ni pour un camp modéré de gauche, on aura un vote beaucoup plus radical.

13:50
Présentateur

Voilà, et on voit, c'est une étude de la Fondation Jean-Jerès qui corrobore un peu ou plus ce que vous nous dites, évidemment, Brice Socol, sur la répartition des électeurs de Macron, 35% vers le bloc central, 27% vers la droite, 23% vers la gauche. Et puis alors, il y en a 15 qui se disent désabusés. On va évidemment parler de tout ça avec vous. Françoise, Emmanuel Macron, il a été élu, comme le rappelait Brice, sur la promesse du « en même temps », sur un peu la promesse de Valéry Giscard d'Estaing, rassemblés deux Français sur trois. Est-ce qu'aujourd'hui, selon vous, le bilan d'Emmanuel Macron, dix ans après, on est sur un électorat de droite, un électorat de gauche ?

D'abord, le macronisme, ça n'existe que parce que Emmanuel Macron existe. Donc je pense que la réalité, c'est qu'on ne peut même plus parler de macronistes. Ensuite, Emmanuel Macron, il a fait la démonstration profonde de ce merveilleux adage que connaît très bien Yves Traire, et Brice d'ailleurs, de François Mitterrand, le centre n'est ni de gauche ni de gauche, point barre.

Donc Emmanuel Macron, dès les premiers instants, est parti sur une politique de droite, de plus en plus de droite, avec des clins d'œil assez affirmés à l'électorat de Marine Le Pen, avec un Premier ministre, après la tempête et la folie générale de cette dissolution, de trous noirs dans lesquels, finalement, la politique française a plongé. C'est vraiment la dissolution qui plonge la politique française dans ce trou noir, avec tout ce que ça comporte. Eh bien, on a même vu son Premier ministre dire « je comprends le sentiment de submersion » avec des mots qui appartiennent au Rassemblement national. Et Emmanuel Macron, je ne sais pas où iront ses électeurs.

La réalité, si vous voulez, c'est que tout le monde pense qu'il peut pêcher dans ce rivage-là. Et c'est hallucinant, en réalité, de voir. Moi, je prends François Hollande, que je connais tellement bien, et qui d'ailleurs, c'est des liens amicaux que j

15:39
Locuteur

'ai

15:39
Présentateur

avec ce président que j'ai toujours défendu, face à Yves Traire, à l'époque, nous faisions des débats, quand le quinquennat de Hollande se noyait. Je défendais l'indéfendable, il faut quand même le dire. Il avait très souvent raison, Yves Traire.

15:51
Locuteur

Et la réalité, si vous voulez, quand même, je

15:53
Présentateur

l'admets, j'ai le droit d'admettre après, mais la réalité, si vous voulez, de François Hollande, on a un président de gauche, le dernier des présidents socialistes, qui part complètement, quasiment à droite. TVA Social, François Fillon, retraite à 63 ans, parce qu'il pense qu'il peut aller pêcher dans ses électeurs désabusés. Vous avez Raphaël Guxman qui fait exactement la même chose. Rapprocher le net du brut, c'est des tabous à gauche. Il le fait parce qu'il dit, je vais aller pêcher dans ces électorats-là. Je pense que moi, c'est une erreur. Je pense que chacun va retrouver son camp. Je crois que sa famille, je pense que le macronisme,

16:26
Locuteur

nous

16:26
Présentateur

sommes, je finis, pardon Yves, je sais que je suis un peu long, mais nous sommes dans une présidentielle, vraiment, de rupture, parce que nous sommes dans une présidentielle où le président ne peut pas se représenter. C'était le cas en 2007, c'est le cas désormais en 2027. Je pense que tout le monde va rentrer à la maison. Mais est-ce que, du coup, il n

16:44
Locuteur

'y a

16:44
Présentateur

pas une forme de paradoxe ? Est-ce qu'après 10 ans d'Emmanuel Macron, le bilan, ce n'est pas une réactivation du clivage droite-gauche, là où il voulait effacer ce clivage, et dans le même temps, un centre-trois et un centre-gauche qui sont, sur certains points, assez solubles

16:59
Locuteur

? – Oui,

17:00
Présentateur

on va voir, non, mais c'est vrai qu'il y a une réactivation du sang,

17:04
Locuteur

de

17:04
Présentateur

manière, c'est vrai, l'analyse de François Zéjust, le macronisme, c'est-à-dire ce « et de droite et de gauche » a disparu et disparaît avec Macron, donc chacun revient, enfin, beaucoup reviennent à leurs premiers amours, c'est-à-dire la droite républicaine, la gauche républicaine, tout ça. Simplement, aujourd'hui, le paysage est éclaté, est-ce que tout ça va rentrer dans son lit ? Je ne sais pas, il y

17:27
Locuteur

a

17:27
Présentateur

une tripartition du paysage politique français maintenant, depuis la dissolution, alors c'est beaucoup plus marqué, mais depuis, on va dire, que Macron est ici, et président de la République, est-ce que cette tripartition va perdurer

17:42
Locuteur

? C

17:43
Présentateur

'est la grande question. Si cette tripartition continue de la vie politique, on peut dire que la France va continuer à s'enfoncer dans une crise, alors là, difficile à régler, parce qu'un trouple, ça ne marche jamais, un ménage à trois, ça ne marche jamais. Il y a toujours Yannat Chourin qui, évidemment, est jaloux. Donc,

18:08
Locuteur

il

18:09
Présentateur

y a cette incertitude, est-ce que l'élection présidentielle va permettre au clivage gauche-droite de revenir au centre du jeu ou pas ? Le problème,

18:22
Locuteur

c

18:22
Présentateur

'est qu'aujourd'hui, si on regarde la campagne présidentielle, les deux extrêmes du paysage politique, alors je vais fâcher tout le monde, mais de l'arc républicain, je suis désolé, parce qu'ils sont à l'Assemblée nationale, et les uns et les autres, sont très forts. L'extrême droite est très forte,

18:42
Locuteur

et

18:43
Présentateur

l'extrême gauche a une dynamique. C'est évident qu'elle a une dynamique. Donc, ça réduit la possibilité à ceux qui sont au milieu de pouvoir exister. Et c'est bien le problème.

18:56
Locuteur

–

18:56
Présentateur

Donc, c'est un bloc central affaibli ? Un bloc central large,

18:59
Locuteur

c'est-à-dire droite-gauche. – Regardez, vous prenez chacun des candidats.

19:02
Présentateur

Alors, je ne

19:03
Locuteur

vais

19:03
Présentateur

pas les prendre tous, parce qu'il y en a beaucoup, et ça serait des obligeants vers eux. Pour eux, mais disons, on va prendre Glucksmann, Retailleau, Philippe et Attal.

19:14
Locuteur

Je

19:14
Présentateur

ne

19:14
Locuteur

vois

19:14
Présentateur

pas tellement de dynamique chez eux, je ne

19:17
Locuteur

sais

19:17
Présentateur

pas, sous votre contrôle.

19:18
Locuteur

Aucun,

19:19
Invité

aucun vrai dynamique.

19:21
Locuteur

– Moi,

19:21
Invité

je partage votre avis, c'est qu'on va revenir dans du droit de gauche. Mais attention, parce qu'en fait, dans une droite de gauche, de radicalité. C'est-à

19:28
Locuteur

-dire

19:28
Invité

qu'aujourd'hui, moi,

19:29
Locuteur

je

19:29
Invité

travaille beaucoup sur les récits. Et les deux récits qui imprègnent la majorité des Français… – C'est la radicalité. – C'est la radicalité. Et c'est le récit de la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, qui est en campagne depuis 2017. Et c'est le récit de cette France souverainiste de Marine Le Pen, elle aussi en campagne depuis très longtemps. Et donc, souvent, quand on regarde les autres pays européens, quand, vous savez, on dit souvent, on a parlé des coalitions, coalitions en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, à droite, à gauche. Quand les coalitions centrales,

19:54
Locuteur

centristes, ont

19:55
Invité

gouverné pendant 10 ans, pendant 15 ans, elles ont laissé place à quoi ? Elles ont laissé place aux radicalités. Parce que le clivage de droite-gauche traditionnel, des partis que représentaient le Parti Socialiste ou les Républicains, se sont éthiolés et ont disparu. Et vouloir refaire aujourd'hui une politique de bloc en disant, pour lutter contre le Rassemblement National et les filles, on va rassembler ce grand bloc central, qui d'ailleurs n'ont pas les mêmes valeurs, n'ont pas le même programme, n'ont pas les mêmes solutions, ça ne fonctionnera pas. Et souvent, les radicalités gagnent la bataille du récit avant de gagner les élections. Et on le voit bien sur les thématiques.

La thématique de l'insécurité, la thématique du pouvoir d'achat, la thématique de l'immigration, la thématique de la dette, elles sont imposées aujourd'hui, à la fois par l'extrême gauche et par l'extrême droite.

20:43
Locuteur

Et

20:43
Invité

donc, on

20:44
Locuteur

voit bien que c'est... Vous avez les trois

20:44
Présentateur

dernières semaines. Bien sûr. Les trois dernières semaines, on a commencé avec le port du voile, on a continué avec la baillard, et là, on est avec la préférence nationale. Oui, et on est avec la vie chère, imposée par Jean-Luc Mélenchon aussi. Alors que c'est le premier thème de campagne de Marine Le Pen.

20:58
Locuteur

Je

20:58
Présentateur

suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites. En gros, si on devait résumer, pour reprendre une phrase célèbre, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, c'est deux TGV lancés à grande vitesse. Et si vous voulez, il n'y a rien au milieu pour faire dérailler les trains. Et c'est ça le sujet, si vous voulez. Le sujet, c'est que ça n'est pas audible. Donc comment arriver à trouver la ligne de partage entre une radicalité demandée par les Français ? C'est-à-dire, en gros, pourquoi est-ce que les Français ne sont pas radicaux pour être radicaux ?

Ils disent, en gros, les gars, ça fait 40 ans que vous gouvernez sur des compromis, on s'arrange avec la mondialisation, on gère tous les désagréments, on met un peu de rapports de force, mais on est quand même vachement bien élevés, on ne renverse pas la table à Bruxelles, on n'arrive pas en disant, comme Jacques Chirac, qu'est-ce qu'elle veut, ça te sert ? Elle veut mes couilles sur un plateau. Je parle même, mais c'est le président de la République. Vous citez

21:49
Locuteur

Jacques Chirac.

21:50
Présentateur

Mais il n

21:50
Locuteur

'y

21:50
Présentateur

a plus cela, si vous voulez. Et donc, moi, je veux dire par là que, devant cette eau tiède, si vous voulez, il y a le besoin d'une eau brûlante, parce que les gens, tous les gens sont

22:02
Locuteur

comme

22:03
Présentateur

nous, les gens sont comme nous, ils se disent, mais il

22:05
Locuteur

y

22:05
Présentateur

a quelque chose qui est intégré, qui est personne, aucun de cela ne peut changer ma vie. la réalité qui traverse ce pays, c'est le caractère impossible, l'impossibilité d'avoir une prise sur la marge du monde de la part des gouvernants qui se sont succédés. Donc, il y a une grande gueule qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon, avec sa baguette magique, la dette, je la brûle, les loyers, je les baisse, les salaires, je les augmente, ça c'est Jean-Luc Mélenchon, et puis vous avez Marine Le Pen, les immigrés sont responsables de tout, le budget, la trajectoire budgétaire, crac, j'enlève, la priorité, la préférence nationale, hop, j'enlève, avec moi, vous allez voir, il n

22:43
Locuteur

'y

22:43
Présentateur

aura plus d'immigrés. Et donc, c'est deux choses assez simples.

22:46
Locuteur

– C

22:47
Présentateur

'est le sens de l'étude de Ipsos-Sevipov, c

22:51
Locuteur

'est

22:51
Présentateur

-à

22:51
Locuteur

-dire

22:51
Présentateur

qu'il y a un désir de radicalité aujourd'hui dans la société française, c'est 70% des Français dans cette étude qui est faite sur 13 000 personnes, 70%, c'est 20% de plus, qu'il y a 5 ans, ce désir de radicalité. Mais alors, ce qui est intéressant, justement, c'est qu'ils veulent que cette radicalité s'exprime dans les urnes.

23:14
Locuteur

C

23:15
Présentateur

'est-à-dire qu'ils veulent un changement radical, mais ils ne veulent pas casser la vaisselle. – Je suis d'accord.

23:20
Locuteur

– Et donc, – Il n'y a pas de révolution. – Aujourd'hui, voilà.

23:22
Présentateur

Et de mer, l'histoire montre que ce n

23:24
Locuteur

'est

23:24
Présentateur

pas dans les périodes les plus compliquées sur le plan économique et pour la vie quotidienne des gens qu'on se révolte. Parce qu'on n'a pas les moyens de se révolter, on n'a pas les moyens de faire grève, on n'a pas les moyens d'abandonner son poste de travail pour aller sur les ronds-points.

23:37
Locuteur

Ce sont

23:37
Présentateur

une image parce que c'est celle qui vient souvent. Donc, c'est intéressant de voir ça aussi.

23:43
Locuteur

C

23:43
Présentateur

'est-à-dire que c'est ce que, d'ailleurs, Mélenchon appelle la révolution citoyenne. – Et ces électeurs, pardon, on va juste écouter Gabriel Attal, ces électeurs, ces anciens électeurs d'Emmanuel Macron, ils sont évidemment courtisés. On va écouter Gabriel Attal qui rappelle l'enjeu de ces prochaines semaines pour le Bloc central.

24:03
Locuteur

–

24:03
Invité

Se rassembler et se mettre ensemble

24:05
Locuteur

pour

24:05
Invité

s'opposer aux extrêmes, ça ne sera pas suffisant pour l'emporter.

24:08
Locuteur

Je

24:09
Invité

ne

24:09
Locuteur

suis

24:09
Invité

même pas sûr que ça sera suffisant pour être au deuxième tour.

24:11
Locuteur

Vous

24:11
Invité

savez, il y

24:11
Locuteur

a

24:11
Invité

un monde où vous avez un rassemblement de tous les candidats du Bloc central, mais où ce candidat du Bloc central, pour autant, n'est pas au deuxième tour.

24:18
Locuteur

Parce

24:18
Invité

que le cœur du sujet,

24:20
Locuteur

ce

24:20
Invité

n

24:20
Locuteur

'est

24:20
Invité

pas tant la question arithmétique de l'addition du potentiel électoral des uns et des autres, c'est la capacité à créer une dynamique en ayant un projet qui porte un espoir pour les Français. Et moi, ma crainte, c'est qu'à se focaliser sur ces questions d'appareil, ces questions d'arithmétique politique, on en perde de vue le vrai objectif qui est de parler au cœur des Français.

24:42
Locuteur

–

24:42
Invité

Oui,

24:43
Locuteur

pardon,

24:43
Invité

moi c'est un discours que je partage,

24:45
Locuteur

c

24:45
Invité

'est-à-dire que j'ai écouté François Bayrou, qui dit, voilà, on va refaire de la popole,

24:50
Locuteur

on

24:50
Invité

va rassembler tout ce qui est au centre, à droite et jusqu'aux socialistes. J'ai écouté Édouard Philippe qui dit, voilà, les Français n'attendent pas ça. Et là où il a raison, c'est que les Français ils attendent un récit. Et le dernier récit de rupture que moi je vois dans l'histoire de la Ve République, c'est François Mitterrand, qu'on aime ou qu

25:08
Locuteur

'on

25:08
Invité

n'aime pas. François Mitterrand, il a incarné, quand on regardait son programme à l'époque en 1981, c'était une rupture. Et en même temps, vous vous souvenez de son slogan, il avait un slogan qui racontait un récit aux Français, on va changer la vie. Et donc si vous avez un récit

25:22
Locuteur

que

25:22
Invité

les Français peuvent comprendre en leur donnant une vision, parce qu'aujourd'hui, on vit quoi ? On vit une défiance, on vit une crise de confiance, on vit un manque de projection vers l'avenir. Et je pense qu'aujourd'hui, il faut arrêter d'être justement dans ces espèces de petits équilibres institutionnels, partisans, et offrir aux Français

25:37
Locuteur

une vision thématique.

25:39
Présentateur

Si je peux me permettre, Pitterrand avait quand même un avantage par rapport à ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'on était dans l'alternance droite-gauche. On avait vécu des années et des années de gaullisme et puis de giscardisme, si je puis dire,

25:52
Locuteur

avec

25:52
Présentateur

Giscard, il était un ancien ministre du général de Gaulle, quand même bon, tout ça, c'était la droite, quoi. Et il offrait une alternance, alors qu'aujourd'hui, justement, cette alternance droite-gauche n'existe plus, sauf sous la plan de sa radicalité la plus terrible. Et le récit, d'une certaine façon, Jacques Chirac avait un récit en 1995, vous vous

26:17
Locuteur

souvenez

26:17
Présentateur

-vous, la fracture sociale. Exceptionnelle.

26:21
Locuteur

En un mis-ling, en fait, il

26:22
Présentateur

amorce sa remontée. Voilà,

26:24
Locuteur

il n'a pas tenu sa

26:25
Présentateur

promesse après, c'est ça le problème. Là, le sujet, c'est que le récit est de l'extrême droite et de l'extrême gauche. Moi, je suis désolé, je vais le dire comment je le pense, c'est que c

26:35
Locuteur

'est

26:35
Présentateur

un récit qui nous emmène dans le mur, de toute manière. Oui, bien sûr. Alors, moi, j'entends tout ce qui est dit et vous avez raison de ce que vous dites. Ce qui me fait marrer, pardon, c'est de voir Gabriel Attal porter ce genre de discours. Il fait

26:47
Locuteur

partie... Mais c'est lui qui le porte.

26:48
Présentateur

Non, non, mais il ne porte rien du tout, d'ailleurs.

26:50
Locuteur

C'est lui qui le porte, c'est intéressant que ce

26:51
Présentateur

soit lui qui le porte. Bien sûr, mais...

26:53
Locuteur

Je

26:53
Présentateur

ne dis pas qu'il propose qu'il a une offre politique intéressante,

26:57
Locuteur

c'est que néanmoins, il a

26:58
Présentateur

une

26:59
Locuteur

observation de la politique intéressante. tout le monde observe

27:01
Présentateur

cela. a enfoncé les portes à ce point. Il fait partie, Gabriel Attal. Il a participé de cette, comment dirais-je, dégradation de la politique. Excusez-moi de vous le dire, nous sommes avec une génération qui n'a jamais travaillé sur le fond. Nous sommes avec une génération, vous avez un jeune homme qui s'appelait Emmanuel Macron qui a complètement, à mon avis, gâché ses changes. Il avait le pouvoir avec ce qu'il était, sa culture, sa vision, de tout changer. Il n'en a rien fait. Il s'est entouré de jeunes sabras comme Gabriel Attal. Le macronisme, c'est Gabriel Attal. C'est la com 2.0. Il n'y a aucun fond, aucune substance.

Moi, je veux bien que Gabriel Attal ait grandi, mais je n'y crois pas une minute. Et d'ailleurs, les Français n'y croient pas une minute. Quelle est la densité ? Venir au 20h et dire oh là là, la baillard, super. Aller sur des bottes de foin quand il est Premier ministre, pour dire je vais révéler le problème. La folie générale communicationnelle qu'il a complètement emportée sur ce dont parle Brice, ce dont parle Yves, ce dont nous parlons nous tous les éditorialistes politiques. La vision. Vous appelez ça le récit ? La vision. Ce truc au moment de voter où vous dites je vais où avec cette personne ? Ce moment intime où vous allez voter cette chose-là ?

Eh bien, le Bloc central, pas plus que la social-démocratie. Écoutez, j'écoute Raphaël Guzman, je l'aime bien. J'ai déjà suivi sa campagne aux Européennes, la République écologique, il faut un cap clair, mais tout le monde s'en fout en fait. Il reste à 10, Attal est à 8, Édouard Philippe est à 17, François Hollande est à 7. Est-ce qu'ils ne comprennent pas que quand les électeurs d'Emmanuel Macron,

28:44
Locuteur

c

28:44
Présentateur

'est là, en fait, aujourd'hui, ils n'ont pas de candidat qui porte une vision ? Personne n'a de candidat, même à gauche. Demandez à un socialiste, Raphaël Guzman, ouais, s'il n

28:53
Locuteur

'y

28:53
Présentateur

a que

28:53
Locuteur

ça en magasin.

28:56
Présentateur

Il n'y en a qu'une qui... Ce sont des has-beens, finalement, pour beaucoup de Français. François Hollande, en dépit de tout le talent qu'il a, Ségolène

29:30
Locuteur

Royal, pareil. Elle

29:32
Présentateur

a un discours, d'ailleurs, elle a un discours très marqué, très... Très

29:35
Locuteur

incarné. Très incarné.

29:37
Présentateur

Et à droite, à droite, si vous voulez, Bruno Retailleau, personne n'a compris, il veut re-rompre avec le macronisme, mais il a quand même été un des ministres de Macron. Donc le seul qui, en dehors de... Alors moi,

29:51
Locuteur

je

29:51
Présentateur

vais dire celui qui a une

29:52
Locuteur

offre

29:54
Présentateur

politique. Incroyable. Incroyable. C'est lui-même. Non. Non. C'est Jean-Louis Borloo. Ah oui,

30:01
Locuteur

je suis d'accord. C'est Jean-Louis Borloo.

30:02
Présentateur

Je suis assez d'accord. C

30:03
Locuteur

'est

30:03
Présentateur

ça qui est incroyable. C'est

30:04
Locuteur

que

30:04
Présentateur

c'est quelqu'un qui est loin maintenant du cercle électoral, je dirais, et qui, lui, a

30:10
Locuteur

une vision de la

30:11
Présentateur

France qui est précise. Tout réparer, tout reconstruire, moi, j'ai tout à fait entendu Borloo. On va écouter François Hollande. Il était l'invité ce matin de

30:18
Locuteur

la matinale d'RTL. On l'écoute.

30:21
Présentateur

Ça nous manque.

30:23
Invité

J

30:23
Locuteur

'ai déjà

30:24
Invité

été président, vous l'avez rappelé. J'ai exercé des fonctions dans une période qui était déjà très difficile. Mais donc, je ne suis pas dans l'idée de construire une vie politique aujourd'hui, dans les 10 ou les fins prochaines années, je rassure les auditeurs. Donc, si une candidature, vous évoquez ce qui va se passer dans la primaire, si une candidature émergeait, si elle portait les idées qui sont aujourd'hui celles que j'avance, mais pourquoi serais-je donc candidat

30:52
Locuteur

?

30:53
Présentateur

Il ne ferme pas non plus complètement la porte.

30:56
Locuteur

François Hollande,

30:57
Présentateur

c'est lui à une candidature ? Ah, pas du tout. À une candidature, à lui, bien sûr.

31:01
Locuteur

À lui, bien sûr.

31:03
Présentateur

C'est François Hollande. Non, mais c'est quand même lui qui a contribué à fabriquer politiquement Emmanuel Macron, François

31:09
Locuteur

Hollande. Est-ce

31:09
Présentateur

qu'aujourd'hui, il peut être un recours pour ses électeurs ? Non, François Hollande, il est merveilleux. C'est quelqu'un qui est considéré comme un très grand stratège. Il est d'une intelligence absolue. Mais c'est quand même quelqu'un à qui tout a échappé toujours. 2006, il met Ségolène Roya dans la primaire pour emmerder Dominique Strauss-Kahn et il rend Fabius. Paf ! La créature lui échappe. 2016, il met Emmanuel Macron. Je me souviens, nous, on se succède,

31:30
Locuteur

on

31:30
Présentateur

se dit quand même, c'était Emmanuel Macron, il a quand même beaucoup d'absorment.

31:33
Locuteur

Mais

31:33
Présentateur

non, vous ne comprenez rien. Hop ! La créature lui échappe. Il

31:35
Locuteur

ne

31:35
Présentateur

peut même pas être candidat. Là, il manipule. François Hollande, sa geste politique,

31:41
Locuteur

c

31:41
Présentateur

'est toujours d'être l'homme le plus riche du cimetière. Alors, la façon gentille, c'est de dire c'est le plus petit dénominateur commun. La façon réelle, c'est l'homme le plus riche du cimetière, généralement un cimetière qu'il a contribué à créer aussi. Il a à la fois croque-mort, il fait les tombes et à la fois il tire le bénéfice. Donc, je vois bien ce qu'il fait mais c'est en train encore de lui échapper. Imaginez bien que le 18 ou le 19 octobre,

32:05
Locuteur

que

32:05
Présentateur

ce soit Raphaël Luchman, Olivier Faure, Ségolène Royal, la personne qui est désignée a un tel élan. Vous ne

32:10
Locuteur

vous

32:10
Présentateur

rendez pas compte, on ricane avec le PS mais vous savez ce que c'est la machine du Parti socialiste. C'est des centaines d'élus locaux, c'est les maires des plus grandes villes, c'est 70 députés, c'est 40 ou 50 sénateurs, c'est une machine de guerre budgétaire énorme. Vous pensez vraiment que le candidat ou la candidate désignée va dire « Oh, excusez-moi, je ne

32:30
Locuteur

suis

32:30
Présentateur

qu'à 8 %, passe et viens François, tu es tellement plus intelligent. » Ça n'existe même pas. C'est ce qui manque d'ailleurs d'une certaine façon au bloc central, c'est-à-dire que le bloc central aurait dû organiser

32:41
Locuteur

Ah,

32:41
Présentateur

vous êtes d'accord avec ça ? Ah bah oui, une primaire, je pense qu'ils ne

32:44
Locuteur

peuvent pas s'en sortir.

32:45
Présentateur

C'est pas trop tard ? Ils ne peuvent pas s'en sortir autrement parce que soit effectivement Édouard Philippe creuse l'écart mais je ne pense pas qu'un sondage donne une légitimité, je ne crois pas, et je pense qu'il serait beaucoup plus, il gagnerait justement en persuasion de l'électorat, en profondeur et en légitimité s'il y avait une primaire, même pour lui, Édouard Philippe, c'est ce qu'il n

33:09
Locuteur

'a

33:09
Présentateur

pas compris. Et en la refusant, ça veut dire qu'il a peur. Comme François Hollande qui a peur.

33:14
Invité

Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit bien que les partis politiques traditionnels sont extrêmement affaiblis, même que

33:19
Locuteur

ce soit

33:19
Invité

Le PES ou que ce soit Les Républicains, le bloc central n'a pas vraiment parti aujourd'hui. Ce sont des machines à la disposition de personnalités. Et moi, je pense que cette élection, elle peut se jouer, au-delà, elle est fille, j'enlève le rassemblement national peut-être, en dehors des partis. Voilà, une personnalité hors parti. Hors parti, moi je ne l'excuse pas. Vous

33:37
Locuteur

voyez,

33:37
Invité

quand Jean-Louis Borloo s'exprime, quand Xavier Bertrand s'exprime, est-ce que le candidat du mois de décembre sera celui que l'on connaît, ceux qu'on connaît aujourd'hui ? Ou Sébastien Lecorn

33:49
Locuteur

? Ou Sébastien Lecorn ? Ça, ça, ça

33:50
Invité

!

33:50
Locuteur

C'est le pari de François. On aura l'occasion d'en parler. Et si c'était lui ! Merci ! Merci

33:55
Présentateur

François

33:56
Locuteur

et le bris local,

33:57
Présentateur

merci à tous les trois, merci à tous de nous avoir suivis. Très bonne journée, à demain

34:01
Locuteur

!

34:07
Présentateur

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