Pour qui voteront les électeurs du bloc central ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:13OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'un électeur d'Emmanuel Macron ?
- 12:32OuverteRéponse partielle
Est-ce que les électeurs de Macron sont un ensemble homogène ?
- 14:14OuverteRéponse partielle
Le bilan d'Emmanuel Macron est-il plutôt de droite ou de gauche ?
- 23:51ComplaisanteRéponse directe
Gabriel Attal rappelle l'enjeu du Bloc central pour les prochaines semaines.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 33:14InvitéFait
« Les partis politiques traditionnels sont extrêmement affaiblis. »
Temps de parole
- Présentateur58 %
- Invité13 %
- Invité 210 %
- Invité 37 %
- ?4 %
≈ 17,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
On
va faire le tour de nos quotidiens régionaux. La colère des Français sur le carburant qui ne faiblit pas.
Oui, elle s'affiche encore en une des quotidiens régionaux ce matin, le Berry Républicain, titre le carburant de la colère. Et comme hier, on peut y lire des témoignages d'automobilistes désespérés au moment de faire leur plein d'essence. Et ils ne sont pas les seuls. Les patrons d'auto-écoles s'arrachent aussi les cheveux, comme le raconte ce matin la charente libre. Fabrice Ponce qui gère l'école de conduite de Croin à Cognac. Et il explique qu'il fait 400 km par jour. Forcément, sa chiffre et son comptable l'a alerté. Résultat, il a augmenté le tarif de ses leçons de 5 euros. Et encore, ça ne compense pas tout, dit-il. Ils sont plusieurs à avoir augmenté le prix des leçons.
Mais des conséquences, elles ne sont pas que financières. Un autre patron d'auto-école qui est interrogé par la charente libre raconte par exemple qu'il ne peut plus être arrangeant avec les élèves en allant les chercher devant chez eux ou devant leur établissement scolaire.
Cette colère s'exprime aussi sur terre pour les automobilistes, mais aussi en mer avec les pêcheurs.
Oui, regardez ce titre de midi libre à 7. Les pêcheurs en détresse. Le prix du carburant, ça fait partie de leur doléance. Et malgré une réunion avec la préfète de l'Hérault hier, ils déplorent l'absence de réponse. C'est à se demander si à Paris, ils savent qu'il y
a
de la pêche, souffle Bernard Perez, le président du comité régional des pêches.
Et puis on en parlait un peu plus tôt, mais les pêcheurs qui bloquent également le dépôt pétrolier de fosses sur mer près de Marseille justement pour exprimer leur colère. Dans les champs maintenant, les agriculteurs qui sont surtout inquiets des conséquences de la sécheresse.
Oui, la une du Télégramme, c'est coup de chaud dans les fermes. La une du journal de Saône-et-Loire, moissons, une année très compliquée. La canicule et la sécheresse rendent ces récoltes très compliquées. Effectivement, dans le Chalonnais, c'est ce qui est raconté dans ses pages. Que ce soit le maïs, le soja ou le tournesol, les niveaux de récolte sont historiquement bas. Jérôme Louriau, il est agriculteur et il dit même à nos confrères que la récolte cette année est bien pire que celle après la canicule de 2003.
Et on continue de parler agriculture, on va aller à Rennes. Bonjour Stéphane Bénier, merci beaucoup d'être avec nous, directeur
de l'information de
TVR. Stéphane, aujourd'hui, s'ouvre à Rennes, le SPAS, c'est le salon international de l'élevage, grand salon. Dans quel état d'esprit va se dérouler cette 40e édition après un été ? On a vu, on en a parlé, marqué par les aléas climatiques.
Alors
vous avez bien brossé un peu le constat, il y a énormément d'inquiétudes. Il y
a eu
une inquiétude très forte cette année pour cette 40e édition du SPAS, qui est un peu le baromètre en région Bretagne et pour l'ouest de la France, sur vraiment la situation. Il y a eu, vous le savez, cinq vagues caniculaires. Le département de l'île-et-Vilaine est toujours placé en crise sécheresse. Il n'y a quasiment plus d'eau. Nous avons eu une surmortalité vraiment très, très importante des animaux. Dans les fermes, il a fallu essayer de trouver des solutions. Exemple vraiment aussi à date, certaines exploitations ont même mis des coussins d'eau fraîches en circuit fermé pour permettre aux vaches, car l'île-et-Vilaine est le premier département laitier de France, de continuer à produire.
Donc, c'est une situation qui est vraiment très grave, très chaud, manque d'eau. Alors, pendant trois jours, on va discuter de cet impact climatique. L'eau sera le thème central de cette édition, qui accueille 1 200 exposants, plus de 100 000 visiteurs. Et puis, c'est un salon international, il faut quand même signaler, 14 000 visiteurs venus de 125 pays. Donc, vraiment, l'heure est à l'inquiétude.
–
Alors, il y a évidemment les questions, et elles sont prégnantes, vous nous l'avez dit, des aléas climatiques. Stéphane, est-ce qu'il y a d'autres sujets qui vont être abordés durant ces trois jours d'espace ?
– Oui,
il y a la mutation de l'élevage. Comment, demain, répondre un peu aux attentes et aux besoins ? Il y a un mot qui est vraiment très, très fort, c'est cette fameuse souveraineté alimentaire. On va énormément en parler en termes d'agriculture et d'agroalimentaire. Et puis, il y a quelque chose aussi de capital pour l'agriculture, c'est le renouvellement des générations. On dit que pratiquement 44% des agriculteurs vont partir à la retraite d'ici 2033. Autant vous dire que c'est une question centrale. Comment séduire ? Comment faire venir de nouveaux agriculteurs, des jeunes dans cette profession
?
Ce sera vraiment aussi l'enjeu de ce SPAS qui accueillera la ministre de l'Agriculture ce matin. Et plusieurs candidats à
l
'élection présidentielle sont annoncés ici, dans la capitale bretonne, dans les trois jours à venir.
– Oui, on suivra ça avec vous. Merci beaucoup Stéphane. Et on voit l'affiche de cette 40e édition du SPAS. Vous nous l'avez dit, s'ouvre aujourd'hui à Rennes. Et ce, pendant trois jours. Merci beaucoup Stéphane Beignet d'avoir été avec nous. Stéphane,
on
poursuit l'une de nos quotidiens régionaux. On va dans le sud à Carcassonne, où une enquête a été ouverte après la diffusion d'une vidéo d'un homme jeté au sol par un policier.
– Oui, sur cette vidéo, on y voit un policier se saisir d'un homme qui est sans domicile fixe avant de le jeter violemment au sol. L'IGPN a été saisi de cette affaire qui remonte au 21 juin dernier lors de la fête de la musique. Depuis, l'homme jeté au sol sur la vidéo est décédé, mais sans lien avec cette intervention policière. Selon l'autopsie, le frère de la victime s'exprime dans l'indépendant. Mes parents veulent que cette vidéo serve d'exemple pour que les violences policières s'arrêtent.
La diffusion de cette vidéo ces dernières heures fait d'autant plus réagir qu'elle intervient quelques jours après la diffusion d'une autre vidéo où l'on entend des policiers municipaux de Carcassonne tenir des propos racistes, homophobes et sexistes depuis suspendus.
– Allez, c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée aux élections sénatoriales. Comme chaque jour, jusqu'au 27 septembre, date du scrutin,
on
vous fait vivre cette élection. On va commencer en regardant le mode d'emploi de ces sénatoriales, c'est-à-dire ce matin dans l'Ardennet, comment fonctionne le scrutin.
–
Exactement, vous le voyez avec cette belle infographie dans les pages de l'Ardennet. Vous retrouvez toutes les informations à avoir en tête. D'abord que le Sénat est renouvelé de près de moitié, un 178 sièges sur 348. Une élection, les sénatoriales, au suffrage universel indirecte. Ce n
'est
pas vous qui allez voter, ce sont les grands électeurs, dont 95% sont des élus municipaux et les délégués qui ont été désignés par ces mêmes élus municipaux. Chose à savoir, ce scrutin, il est obligatoire. S'ils ne vont pas voter, les grands électeurs risquent une amende de 100 euros. Et particularité des élections sénatoriales, il n'y a pas un, mais deux modes de scrutin. Un scrutin majoritaire à deux tours, si on élit un ou deux sénateurs dans la circonscription, et un scrutin proportionnel, si l'on élit trois sénateurs. Au plus, vous retrouvez aussi tous ces détails sur notre site publicsénat.fr, rubrique sénatoriale 2026.
Merci
Stéphane, on se retrouve demain
?
Avec plaisir.
Et on poursuit notre page sénatoriale, puisque comme tous les jours, jusqu'au scrutin,
on
vous emmène au cœur de la campagne dans les départements. Aujourd'hui, direction le Finistère. Quatre sièges à pouvoir, dix listes et une donne électorale qui a changé. Au dernier municipal, Brest, bastion de gauche a basculé à droite. On regarde ce reportage de Cécile Six.
Vous
seriez l'héritière de M. Fichet ? C'est ça. D'accord.
Pour succéder à Jean-Luc Fichet, sénateur socialiste sortant, l'EPS a choisi Foro Datka, une femme d'expérience, vice-présidente de la région Bretagne.
Mais
le maintien du seul siège socialiste s'annonce plus compliqué que prévu, car depuis les dernières sénatoriales, le corps électoral a changé. Brest, notamment, fief de gauche, a été raflé par la droite en mars dernier.
Cette
fois-ci, les élections municipales n'ont pas été hyper encourageantes.
Et
donc, du coup, fatalement, il y a moins de grands électeurs pour nous.
Et ce n'est pas tout. Pour la candidate, elle part avec un handicap supplémentaire. Ici, la gauche n'a pas réussi à s'unir.
Malgré tout ce qu'on a essayé, on n'a pas réussi à avoir le rassemblement large de la gauche.
Je
le regrette. La division dessert ceux qui sont numériquement moins forts. C'est pour ça que je trouve
qu
'on a joué à un jeu dangereux dans cette division.
Outre des listes LFI écologistes et régionalistes, Foro Datka va devoir faire face à la liste d'hiver gauche, très proche de la sienne, de Michel Loussouarme, maire de Ross-Pordonne.
Ce sont les grands électeurs qui votent, donc essentiellement les délégués des conseils municipaux. Ce n
'est
pas les citoyens ordinaires.
Pour lui, les changements du corps électoral après les municipales ne sont pas nécessairement défavorables à la gauche.
La différence par rapport à des élections passées, c'est qu'on n'a pas une science exacte
de
qui sont les grands électeurs. Ce n
'est
plus comme dans le passé où vous avez une sensibilité très affirmée. Aujourd'hui, on ne sait pas, à part pour quelques communes, évidemment, il y a d'autres endroits où on ne sait pas qu'est-ce que votent les gens. Ils ne votent pas toujours comme leur maire. Ils sont relativement libres.
Des dissensions qui font en tout cas les affaires du sénateur à l'air sortant, Philippe Paul, qui règle ce jour-là les derniers préparatifs de sa campagne.
Parfait. Et voilà.
Le sénateur est très optimiste sur sa réélection.
Il
y
a la ville de Brest qui a bougé. Donc là, c
'est
quand même un stock très important de grands électeurs. Je suis un peu serein quand même, quelque part, heureusement d'ailleurs.
Non,
non, c'est pas mal. Les échos sont sympathiques. Donc, ça va.
Il
faut continuer jusqu'au bout, de toute façon.
Jusqu'au bout, car à droite, une nouvelle liste joue les troubles faites. Celle de Patrick Leclerc, le maire de Landerno. Jamais élu au Sénat, il aimerait profiter du plus grand nombre d'électeurs à droite pour tenter sa chance.
Oui, il
y a des fenêtres de tir qui font que cette candidature, elle est crédible. On a besoin aussi de renouveau. Donc, à un moment, avoir de nouvelles candidatures, ça ne peut qu'oxygéner les propositions de l'offre, entre guillemets, pour les grands électeurs.
Patrick Leclerc vient surtout concurrencer. Michel Canevette, sénateur sortant d'hiver droite.
Avec Nadej, on a constitué une liste
de
six candidats
où
on a essayé de coller le plus possible au terrain.
Car ce n'est pas un, mais deux sièges qu'il aimerait obtenir lors de ses élections, comme il y a six ans, où il avait été élu avec Nadej Avey.
Effectivement, l'évolution qui est intervenue au municipal dans le Finistère suscite
sans
doute quelques convoitises et il y a un peu plus de concurrence cette fois-ci qu'en 2020. Nous, nous sommes connus et reconnus et donc nous pensons que cela va jouer considérablement auprès des grands électeurs.
Avec
une liste RN et reconquête, le Finistère compte au total dix listes, une dispersion qui risque de rendre encore plus compliquée la bataille à droite et le maintien de la gauche dans la circonscription.
Et
on suivra cette campagne avec tous les jours un reportage dans notre département. Place au débat, nos éditorialistes présidentielles. Où vont passer les électeurs de Macron ?
Et
à sept mois de la présidentielle, la difficile équation du Bloc central et de ses électeurs sans candidat clairement lancés à droite et chez les sociodémocrates avec un président de la République qui ne se représente pas, vers qui vont se tourner les électeurs qui ont voté Macron en 2017 et 2022
?
Pour en parler, nous sommes avec Françoise Degoy. Bonjour Françoise. Bonjour. Merci
d'être
là.
Je me dis qu'est-ce qu
'un
électeur d'Emmanuel Macron ? On est là pour
sourire, mais on va en parler. Qu'est-ce qu'un électeur d'Emmanuel Macron ? Yves Tréhard, on est ravis de vous retrouver pour cette saison Yves. Oui,
bonjour.
Directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Brice Socol, politologue et essayiste.
Alors,
Françoise, elle brûle d'impatience de savoir. Brice, on commence avec vous.
Les électeurs d
'Emmanuel Macron.
C'est moi qui ai la patatechotte
ce
matin. C'est vous qui avez
la patatechotte.
Les électeurs d'Emmanuel Macron. Donc ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron en 2017 et en 2022, qui se retrouvent donc sans candidat, puisqu'Emmanuel Macron ne peut pas se représenter. Est-ce qu'ils sont un ensemble homogène, clairement identifiable ? Qu'est-ce qu'on met derrière le terme électeur de Macron ?
Vous vous souvenez, lorsque Emmanuel Macron a lancé sa campagne, c'était et de droite et de gauche. C'est-à-dire que l'électeur qui est allé chercher, les électeurs, ils allaient des sociodémocrates jusqu'aux libéraux. Donc c'est un socle qui était très large en 2017,
qui
s
'est
amoindri progressivement en 2022. Aujourd'hui, où sont ces électeurs-là ? Vous en avez à peu près dans les sondages d'opinion que l'on fait un petit peu avec Frédéric Dhabi, vous en avez aujourd'hui 35% qui se disent voter éventuellement pour un candidat du Bloc central. Alors, les héritiers d'Emmanuel Macron, entre guillemets, vous en avez deux, vous avez Édouard Philippe, vous avez Gabriel Attal. Après, on pourra parler évidemment des nuances. Vous en avez à peu près 23-24% qui se disent tentés par un vote plus à droite, plus traditionnel, c'est-à-dire peut-être un vote revenir
de
là où ils sont partis,
c
'est-à-dire chez les Républicains, autour de ce que peut représenter M. Retailleau aujourd'hui. Vous en avez 22-23% qui se disent vouloir absolument voter cette fois pour un candidat social-démocrate. Alors, est-ce que ce sera M. Bluxmann ou un autre, ou François Hollande, on verra à la fin de l'année. Et puis, vous en avez à peu près 15-16% qui sont vraiment, eux, vraiment les déçus du macronisme, qui se disent nous, on votera ni
pour
un camp modéré de droite, ni pour un camp modéré de gauche, on aura un vote beaucoup plus radical.
Voilà, et on voit, c'est une étude de la Fondation Jean-Jerès qui corrobore un peu ou plus ce que vous nous dites, évidemment, Brice Socol, sur la répartition des électeurs de Macron, 35% vers le bloc central, 27% vers la droite, 23% vers la gauche. Et puis alors, il y en a 15 qui se disent désabusés. On va évidemment parler de tout ça avec vous. Françoise, Emmanuel Macron, il a été élu, comme le rappelait Brice, sur la promesse du « en même temps », sur un peu la promesse de Valéry Giscard d'Estaing, rassemblés deux Français sur trois. Est-ce qu'aujourd'hui, selon vous, le bilan d'Emmanuel Macron, dix ans après, on est sur un électorat de droite, un électorat de gauche ?
D'abord, le macronisme, ça n'existe que parce que Emmanuel Macron existe. Donc je pense que la réalité, c'est qu'on ne peut même plus parler de macronistes. Ensuite, Emmanuel Macron, il a fait la démonstration profonde de ce merveilleux adage que connaît très bien Yves Traire, et Brice d'ailleurs, de François Mitterrand, le centre n'est ni de gauche ni de gauche, point barre.
Donc Emmanuel Macron, dès les premiers instants, est parti sur une politique de droite, de plus en plus de droite, avec des clins d'œil assez affirmés à l'électorat de Marine Le Pen, avec un Premier ministre, après la tempête et la folie générale de cette dissolution, de trous noirs dans lesquels, finalement, la politique française a plongé. C'est vraiment la dissolution qui plonge la politique française dans ce trou noir, avec tout ce que ça comporte. Eh bien, on a même vu son Premier ministre dire « je comprends le sentiment de submersion » avec des mots qui appartiennent au Rassemblement national. Et Emmanuel Macron, je ne sais pas où iront ses électeurs.
La réalité, si vous voulez, c'est que tout le monde pense qu'il peut pêcher dans ce rivage-là. Et c'est hallucinant, en réalité, de voir. Moi, je prends François Hollande, que je connais tellement bien, et qui d'ailleurs, c'est des liens amicaux que j
'ai
avec ce président que j'ai toujours défendu, face à Yves Traire, à l'époque, nous faisions des débats, quand le quinquennat de Hollande se noyait. Je défendais l'indéfendable, il faut quand même le dire. Il avait très souvent raison, Yves Traire.
Et la réalité, si vous voulez, quand même, je
l'admets, j'ai le droit d'admettre après, mais la réalité, si vous voulez, de François Hollande, on a un président de gauche, le dernier des présidents socialistes, qui part complètement, quasiment à droite. TVA Social, François Fillon, retraite à 63 ans, parce qu'il pense qu'il peut aller pêcher dans ses électeurs désabusés. Vous avez Raphaël Guxman qui fait exactement la même chose. Rapprocher le net du brut, c'est des tabous à gauche. Il le fait parce qu'il dit, je vais aller pêcher dans ces électorats-là. Je pense que moi, c'est une erreur. Je pense que chacun va retrouver son camp. Je crois que sa famille, je pense que le macronisme,
nous
sommes, je finis, pardon Yves, je sais que je suis un peu long, mais nous sommes dans une présidentielle, vraiment, de rupture, parce que nous sommes dans une présidentielle où le président ne peut pas se représenter. C'était le cas en 2007, c'est le cas désormais en 2027. Je pense que tout le monde va rentrer à la maison. Mais est-ce que, du coup, il n
'y a
pas une forme de paradoxe ? Est-ce qu'après 10 ans d'Emmanuel Macron, le bilan, ce n'est pas une réactivation du clivage droite-gauche, là où il voulait effacer ce clivage, et dans le même temps, un centre-trois et un centre-gauche qui sont, sur certains points, assez solubles
? – Oui,
on va voir, non, mais c'est vrai qu'il y a une réactivation du sang,
de
manière, c'est vrai, l'analyse de François Zéjust, le macronisme, c'est-à-dire ce « et de droite et de gauche » a disparu et disparaît avec Macron, donc chacun revient, enfin, beaucoup reviennent à leurs premiers amours, c'est-à-dire la droite républicaine, la gauche républicaine, tout ça. Simplement, aujourd'hui, le paysage est éclaté, est-ce que tout ça va rentrer dans son lit ? Je ne sais pas, il y
a
une tripartition du paysage politique français maintenant, depuis la dissolution, alors c'est beaucoup plus marqué, mais depuis, on va dire, que Macron est ici, et président de la République, est-ce que cette tripartition va perdurer
? C
'est la grande question. Si cette tripartition continue de la vie politique, on peut dire que la France va continuer à s'enfoncer dans une crise, alors là, difficile à régler, parce qu'un trouple, ça ne marche jamais, un ménage à trois, ça ne marche jamais. Il y a toujours Yannat Chourin qui, évidemment, est jaloux. Donc,
il
y a cette incertitude, est-ce que l'élection présidentielle va permettre au clivage gauche-droite de revenir au centre du jeu ou pas ? Le problème,
c
'est qu'aujourd'hui, si on regarde la campagne présidentielle, les deux extrêmes du paysage politique, alors je vais fâcher tout le monde, mais de l'arc républicain, je suis désolé, parce qu'ils sont à l'Assemblée nationale, et les uns et les autres, sont très forts. L'extrême droite est très forte,
et
l'extrême gauche a une dynamique. C'est évident qu'elle a une dynamique. Donc, ça réduit la possibilité à ceux qui sont au milieu de pouvoir exister. Et c'est bien le problème.
–
Donc, c'est un bloc central affaibli ? Un bloc central large,
c'est-à-dire droite-gauche. – Regardez, vous prenez chacun des candidats.
Alors, je ne
vais
pas les prendre tous, parce qu'il y en a beaucoup, et ça serait des obligeants vers eux. Pour eux, mais disons, on va prendre Glucksmann, Retailleau, Philippe et Attal.
Je
ne
vois
pas tellement de dynamique chez eux, je ne
sais
pas, sous votre contrôle.
Aucun,
aucun vrai dynamique.
– Moi,
je partage votre avis, c'est qu'on va revenir dans du droit de gauche. Mais attention, parce qu'en fait, dans une droite de gauche, de radicalité. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui, moi,
je
travaille beaucoup sur les récits. Et les deux récits qui imprègnent la majorité des Français… – C'est la radicalité. – C'est la radicalité. Et c'est le récit de la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, qui est en campagne depuis 2017. Et c'est le récit de cette France souverainiste de Marine Le Pen, elle aussi en campagne depuis très longtemps. Et donc, souvent, quand on regarde les autres pays européens, quand, vous savez, on dit souvent, on a parlé des coalitions, coalitions en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, à droite, à gauche. Quand les coalitions centrales,
centristes, ont
gouverné pendant 10 ans, pendant 15 ans, elles ont laissé place à quoi ? Elles ont laissé place aux radicalités. Parce que le clivage de droite-gauche traditionnel, des partis que représentaient le Parti Socialiste ou les Républicains, se sont éthiolés et ont disparu. Et vouloir refaire aujourd'hui une politique de bloc en disant, pour lutter contre le Rassemblement National et les filles, on va rassembler ce grand bloc central, qui d'ailleurs n'ont pas les mêmes valeurs, n'ont pas le même programme, n'ont pas les mêmes solutions, ça ne fonctionnera pas. Et souvent, les radicalités gagnent la bataille du récit avant de gagner les élections. Et on le voit bien sur les thématiques.
La thématique de l'insécurité, la thématique du pouvoir d'achat, la thématique de l'immigration, la thématique de la dette, elles sont imposées aujourd'hui, à la fois par l'extrême gauche et par l'extrême droite.
Et
donc, on
voit bien que c'est... Vous avez les trois
dernières semaines. Bien sûr. Les trois dernières semaines, on a commencé avec le port du voile, on a continué avec la baillard, et là, on est avec la préférence nationale. Oui, et on est avec la vie chère, imposée par Jean-Luc Mélenchon aussi. Alors que c'est le premier thème de campagne de Marine Le Pen.
Je
suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites. En gros, si on devait résumer, pour reprendre une phrase célèbre, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, c'est deux TGV lancés à grande vitesse. Et si vous voulez, il n'y a rien au milieu pour faire dérailler les trains. Et c'est ça le sujet, si vous voulez. Le sujet, c'est que ça n'est pas audible. Donc comment arriver à trouver la ligne de partage entre une radicalité demandée par les Français ? C'est-à-dire, en gros, pourquoi est-ce que les Français ne sont pas radicaux pour être radicaux ?
Ils disent, en gros, les gars, ça fait 40 ans que vous gouvernez sur des compromis, on s'arrange avec la mondialisation, on gère tous les désagréments, on met un peu de rapports de force, mais on est quand même vachement bien élevés, on ne renverse pas la table à Bruxelles, on n'arrive pas en disant, comme Jacques Chirac, qu'est-ce qu'elle veut, ça te sert ? Elle veut mes couilles sur un plateau. Je parle même, mais c'est le président de la République. Vous citez
Jacques Chirac.
Mais il n
'y
a plus cela, si vous voulez. Et donc, moi, je veux dire par là que, devant cette eau tiède, si vous voulez, il y a le besoin d'une eau brûlante, parce que les gens, tous les gens sont
comme
nous, les gens sont comme nous, ils se disent, mais il
y
a quelque chose qui est intégré, qui est personne, aucun de cela ne peut changer ma vie. la réalité qui traverse ce pays, c'est le caractère impossible, l'impossibilité d'avoir une prise sur la marge du monde de la part des gouvernants qui se sont succédés. Donc, il y a une grande gueule qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon, avec sa baguette magique, la dette, je la brûle, les loyers, je les baisse, les salaires, je les augmente, ça c'est Jean-Luc Mélenchon, et puis vous avez Marine Le Pen, les immigrés sont responsables de tout, le budget, la trajectoire budgétaire, crac, j'enlève, la priorité, la préférence nationale, hop, j'enlève, avec moi, vous allez voir, il n
'y
aura plus d'immigrés. Et donc, c'est deux choses assez simples.
– C
'est le sens de l'étude de Ipsos-Sevipov, c
'est
-à
-dire
qu'il y a un désir de radicalité aujourd'hui dans la société française, c'est 70% des Français dans cette étude qui est faite sur 13 000 personnes, 70%, c'est 20% de plus, qu'il y a 5 ans, ce désir de radicalité. Mais alors, ce qui est intéressant, justement, c'est qu'ils veulent que cette radicalité s'exprime dans les urnes.
C
'est-à-dire qu'ils veulent un changement radical, mais ils ne veulent pas casser la vaisselle. – Je suis d'accord.
– Et donc, – Il n'y a pas de révolution. – Aujourd'hui, voilà.
Et de mer, l'histoire montre que ce n
'est
pas dans les périodes les plus compliquées sur le plan économique et pour la vie quotidienne des gens qu'on se révolte. Parce qu'on n'a pas les moyens de se révolter, on n'a pas les moyens de faire grève, on n'a pas les moyens d'abandonner son poste de travail pour aller sur les ronds-points.
Ce sont
une image parce que c'est celle qui vient souvent. Donc, c'est intéressant de voir ça aussi.
C
'est-à-dire que c'est ce que, d'ailleurs, Mélenchon appelle la révolution citoyenne. – Et ces électeurs, pardon, on va juste écouter Gabriel Attal, ces électeurs, ces anciens électeurs d'Emmanuel Macron, ils sont évidemment courtisés. On va écouter Gabriel Attal qui rappelle l'enjeu de ces prochaines semaines pour le Bloc central.
–
Se rassembler et se mettre ensemble
pour
s'opposer aux extrêmes, ça ne sera pas suffisant pour l'emporter.
Je
ne
suis
même pas sûr que ça sera suffisant pour être au deuxième tour.
Vous
savez, il y
a
un monde où vous avez un rassemblement de tous les candidats du Bloc central, mais où ce candidat du Bloc central, pour autant, n'est pas au deuxième tour.
Parce
que le cœur du sujet,
ce
n
'est
pas tant la question arithmétique de l'addition du potentiel électoral des uns et des autres, c'est la capacité à créer une dynamique en ayant un projet qui porte un espoir pour les Français. Et moi, ma crainte, c'est qu'à se focaliser sur ces questions d'appareil, ces questions d'arithmétique politique, on en perde de vue le vrai objectif qui est de parler au cœur des Français.
–
Oui,
pardon,
moi c'est un discours que je partage,
c
'est-à-dire que j'ai écouté François Bayrou, qui dit, voilà, on va refaire de la popole,
on
va rassembler tout ce qui est au centre, à droite et jusqu'aux socialistes. J'ai écouté Édouard Philippe qui dit, voilà, les Français n'attendent pas ça. Et là où il a raison, c'est que les Français ils attendent un récit. Et le dernier récit de rupture que moi je vois dans l'histoire de la Ve République, c'est François Mitterrand, qu'on aime ou qu
'on
n'aime pas. François Mitterrand, il a incarné, quand on regardait son programme à l'époque en 1981, c'était une rupture. Et en même temps, vous vous souvenez de son slogan, il avait un slogan qui racontait un récit aux Français, on va changer la vie. Et donc si vous avez un récit
que
les Français peuvent comprendre en leur donnant une vision, parce qu'aujourd'hui, on vit quoi ? On vit une défiance, on vit une crise de confiance, on vit un manque de projection vers l'avenir. Et je pense qu'aujourd'hui, il faut arrêter d'être justement dans ces espèces de petits équilibres institutionnels, partisans, et offrir aux Français
une vision thématique.
Si je peux me permettre, Pitterrand avait quand même un avantage par rapport à ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'on était dans l'alternance droite-gauche. On avait vécu des années et des années de gaullisme et puis de giscardisme, si je puis dire,
avec
Giscard, il était un ancien ministre du général de Gaulle, quand même bon, tout ça, c'était la droite, quoi. Et il offrait une alternance, alors qu'aujourd'hui, justement, cette alternance droite-gauche n'existe plus, sauf sous la plan de sa radicalité la plus terrible. Et le récit, d'une certaine façon, Jacques Chirac avait un récit en 1995, vous vous
souvenez
-vous, la fracture sociale. Exceptionnelle.
En un mis-ling, en fait, il
amorce sa remontée. Voilà,
il n'a pas tenu sa
promesse après, c'est ça le problème. Là, le sujet, c'est que le récit est de l'extrême droite et de l'extrême gauche. Moi, je suis désolé, je vais le dire comment je le pense, c'est que c
'est
un récit qui nous emmène dans le mur, de toute manière. Oui, bien sûr. Alors, moi, j'entends tout ce qui est dit et vous avez raison de ce que vous dites. Ce qui me fait marrer, pardon, c'est de voir Gabriel Attal porter ce genre de discours. Il fait
partie... Mais c'est lui qui le porte.
Non, non, mais il ne porte rien du tout, d'ailleurs.
C'est lui qui le porte, c'est intéressant que ce
soit lui qui le porte. Bien sûr, mais...
Je
ne dis pas qu'il propose qu'il a une offre politique intéressante,
c'est que néanmoins, il a
une
observation de la politique intéressante. tout le monde observe
cela. a enfoncé les portes à ce point. Il fait partie, Gabriel Attal. Il a participé de cette, comment dirais-je, dégradation de la politique. Excusez-moi de vous le dire, nous sommes avec une génération qui n'a jamais travaillé sur le fond. Nous sommes avec une génération, vous avez un jeune homme qui s'appelait Emmanuel Macron qui a complètement, à mon avis, gâché ses changes. Il avait le pouvoir avec ce qu'il était, sa culture, sa vision, de tout changer. Il n'en a rien fait. Il s'est entouré de jeunes sabras comme Gabriel Attal. Le macronisme, c'est Gabriel Attal. C'est la com 2.0. Il n'y a aucun fond, aucune substance.
Moi, je veux bien que Gabriel Attal ait grandi, mais je n'y crois pas une minute. Et d'ailleurs, les Français n'y croient pas une minute. Quelle est la densité ? Venir au 20h et dire oh là là, la baillard, super. Aller sur des bottes de foin quand il est Premier ministre, pour dire je vais révéler le problème. La folie générale communicationnelle qu'il a complètement emportée sur ce dont parle Brice, ce dont parle Yves, ce dont nous parlons nous tous les éditorialistes politiques. La vision. Vous appelez ça le récit ? La vision. Ce truc au moment de voter où vous dites je vais où avec cette personne ? Ce moment intime où vous allez voter cette chose-là ?
Eh bien, le Bloc central, pas plus que la social-démocratie. Écoutez, j'écoute Raphaël Guzman, je l'aime bien. J'ai déjà suivi sa campagne aux Européennes, la République écologique, il faut un cap clair, mais tout le monde s'en fout en fait. Il reste à 10, Attal est à 8, Édouard Philippe est à 17, François Hollande est à 7. Est-ce qu'ils ne comprennent pas que quand les électeurs d'Emmanuel Macron,
c
'est là, en fait, aujourd'hui, ils n'ont pas de candidat qui porte une vision ? Personne n'a de candidat, même à gauche. Demandez à un socialiste, Raphaël Guzman, ouais, s'il n
'y
a que
ça en magasin.
Il n'y en a qu'une qui... Ce sont des has-beens, finalement, pour beaucoup de Français. François Hollande, en dépit de tout le talent qu'il a, Ségolène
Royal, pareil. Elle
a un discours, d'ailleurs, elle a un discours très marqué, très... Très
incarné. Très incarné.
Et à droite, à droite, si vous voulez, Bruno Retailleau, personne n'a compris, il veut re-rompre avec le macronisme, mais il a quand même été un des ministres de Macron. Donc le seul qui, en dehors de... Alors moi,
je
vais dire celui qui a une
offre
politique. Incroyable. Incroyable. C'est lui-même. Non. Non. C'est Jean-Louis Borloo. Ah oui,
je suis d'accord. C'est Jean-Louis Borloo.
Je suis assez d'accord. C
'est
ça qui est incroyable. C'est
que
c'est quelqu'un qui est loin maintenant du cercle électoral, je dirais, et qui, lui, a
une vision de la
France qui est précise. Tout réparer, tout reconstruire, moi, j'ai tout à fait entendu Borloo. On va écouter François Hollande. Il était l'invité ce matin de
la matinale d'RTL. On l'écoute.
Ça nous manque.
J
'ai déjà
été président, vous l'avez rappelé. J'ai exercé des fonctions dans une période qui était déjà très difficile. Mais donc, je ne suis pas dans l'idée de construire une vie politique aujourd'hui, dans les 10 ou les fins prochaines années, je rassure les auditeurs. Donc, si une candidature, vous évoquez ce qui va se passer dans la primaire, si une candidature émergeait, si elle portait les idées qui sont aujourd'hui celles que j'avance, mais pourquoi serais-je donc candidat
?
Il ne ferme pas non plus complètement la porte.
François Hollande,
c'est lui à une candidature ? Ah, pas du tout. À une candidature, à lui, bien sûr.
À lui, bien sûr.
C'est François Hollande. Non, mais c'est quand même lui qui a contribué à fabriquer politiquement Emmanuel Macron, François
Hollande. Est-ce
qu'aujourd'hui, il peut être un recours pour ses électeurs ? Non, François Hollande, il est merveilleux. C'est quelqu'un qui est considéré comme un très grand stratège. Il est d'une intelligence absolue. Mais c'est quand même quelqu'un à qui tout a échappé toujours. 2006, il met Ségolène Roya dans la primaire pour emmerder Dominique Strauss-Kahn et il rend Fabius. Paf ! La créature lui échappe. 2016, il met Emmanuel Macron. Je me souviens, nous, on se succède,
on
se dit quand même, c'était Emmanuel Macron, il a quand même beaucoup d'absorment.
Mais
non, vous ne comprenez rien. Hop ! La créature lui échappe. Il
ne
peut même pas être candidat. Là, il manipule. François Hollande, sa geste politique,
c
'est toujours d'être l'homme le plus riche du cimetière. Alors, la façon gentille, c'est de dire c'est le plus petit dénominateur commun. La façon réelle, c'est l'homme le plus riche du cimetière, généralement un cimetière qu'il a contribué à créer aussi. Il a à la fois croque-mort, il fait les tombes et à la fois il tire le bénéfice. Donc, je vois bien ce qu'il fait mais c'est en train encore de lui échapper. Imaginez bien que le 18 ou le 19 octobre,
que
ce soit Raphaël Luchman, Olivier Faure, Ségolène Royal, la personne qui est désignée a un tel élan. Vous ne
vous
rendez pas compte, on ricane avec le PS mais vous savez ce que c'est la machine du Parti socialiste. C'est des centaines d'élus locaux, c'est les maires des plus grandes villes, c'est 70 députés, c'est 40 ou 50 sénateurs, c'est une machine de guerre budgétaire énorme. Vous pensez vraiment que le candidat ou la candidate désignée va dire « Oh, excusez-moi, je ne
suis
qu'à 8 %, passe et viens François, tu es tellement plus intelligent. » Ça n'existe même pas. C'est ce qui manque d'ailleurs d'une certaine façon au bloc central, c'est-à-dire que le bloc central aurait dû organiser
Ah,
vous êtes d'accord avec ça ? Ah bah oui, une primaire, je pense qu'ils ne
peuvent pas s'en sortir.
C'est pas trop tard ? Ils ne peuvent pas s'en sortir autrement parce que soit effectivement Édouard Philippe creuse l'écart mais je ne pense pas qu'un sondage donne une légitimité, je ne crois pas, et je pense qu'il serait beaucoup plus, il gagnerait justement en persuasion de l'électorat, en profondeur et en légitimité s'il y avait une primaire, même pour lui, Édouard Philippe, c'est ce qu'il n
'a
pas compris. Et en la refusant, ça veut dire qu'il a peur. Comme François Hollande qui a peur.
Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit bien que les partis politiques traditionnels sont extrêmement affaiblis, même que
ce soit
Le PES ou que ce soit Les Républicains, le bloc central n'a pas vraiment parti aujourd'hui. Ce sont des machines à la disposition de personnalités. Et moi, je pense que cette élection, elle peut se jouer, au-delà, elle est fille, j'enlève le rassemblement national peut-être, en dehors des partis. Voilà, une personnalité hors parti. Hors parti, moi je ne l'excuse pas. Vous
voyez,
quand Jean-Louis Borloo s'exprime, quand Xavier Bertrand s'exprime, est-ce que le candidat du mois de décembre sera celui que l'on connaît, ceux qu'on connaît aujourd'hui ? Ou Sébastien Lecorn
? Ou Sébastien Lecorn ? Ça, ça, ça
!
C'est le pari de François. On aura l'occasion d'en parler. Et si c'était lui ! Merci ! Merci
François
et le bris local,
merci à tous les trois, merci à tous de nous avoir suivis. Très bonne journée, à demain
!
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