BUDGET 2026 : Les propositions socialistes en débat - #Huma2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On est pas à la minut il est 16h8 on se dit jusqu'à 17h [Musique] Alors bonjour à toutes et tous. Vous nous entendez bien a priori d'être d'être présent. Aujourd'hui, on va vous parler de euh de budget.
Euh on va Ouais, on va vous par on va vous parler de deux budgets cet après-midi et notamment évoquer la question de comment on va faire, comment on construit avec les partenaires de gauche un budget pour pour 2026 dans le contexte que vous euh connaissez. Euh alors avant de commencer, je vais présenter effectivement les les intervenants. Donc Mercier qui est à ma droite et première fédérale du Parti socialiste de Meurt et Moozelle et également député. siège à la commission des des finances.
Euh à ma droite, on a Marielle Marglène, pardon, qui représente l'après et qui est adjointe au mère de Nantes. Euh Mire de Nant qui est parmi nous d'ailleurs ici même à ma gauche, Thomas Dou qui est sénateur écologiste et moi-même donc Bris Gaillard qui suis secrétaire national du parti en charge des finances publiques. Alors, je vais passer la parole à Estelle.
L'idée, c'est peut-être qu'on ait un un débat euh un peu un peu vivant. On va interroger nos partenaires, échanger avec eux. N'hésitez pas à prendre la parole si vous le euh le souhaitez.
Euh peut-être euh comme Estelle me le soufflait, elle a raison. Vous dire quelques mots de contexte sur euh pourquoi cette table ronde. Ben, vous le savez, en réalité, le gouvernement Bairou, faut le dire un petit peu clairement, il a chuté sur cette question du budget pour 2026.
Bon, le vote de confiance était quand même très largement, je dirais, orienté là-dessus dans un contexte de crise budgétaire qui est en réalité sans précédent. Vous le savez, le gouvernement estime qu'il faut trouver 44 milliards d'euros supplémentaires d'économie pour euh pour l'an prochain. C'est du euh c'est du jamais vu.
Euh et euh avant de passer la parole à SL, simplement vous dire que euh le Parti socialiste, on on part d'un point de départ qui en fait qui n'était pas donné dès le début, qui qu'il a fallu construire, qui consiste à dire en fait, on va pas rentrer dans la logique du gouvernement. C'est-à-dire dans cette logique néolibérale qui consiste à nous dire qu'on va baisser les dépenses sans toucher aux recettes. On s'est dit qu'il y avait peut-être quelque chose de plus intelligent et surtout de plus juste à faire et c'est réévaluer la trajectoire publique.
Le gouvernement, vous savez, souhaitait qu'on passe sous la barre des 3 % déficit public à échéance 2029. Nous le paris qu'on fait c'est qu'en fait on a le temps et que si on y va trop fort sur les réductions de dépenses, en réalité on va produire un choc récessif qui ne servira personne et qui renforcera, je dirais, les les difficultés du pays. Donc le point de départ du Parti socialiste, c'est de dire en 2026 les forts budgétaires, on peut faire moins 44 milliards.
On peut aller aux alentours d'une vingtaine de milliards, peut-être un peu plus, mais vous le voyez, il y a déjà quand même beaucoup de différence par rapport au plan au plan du gouvernement. Donc déjà, c'est ça qu'il faut dire. pour commencer, c'est que il y a déjà un autre chemin qui est possible en matière d'objectif budgétaire.
Et non, l'austérité n'est pas une fatalité. Non, on n'est pas obligé d'en passer par une cure d'austérité intenable pour assaignir les finances publiques. On peut le faire de manière beaucoup plus intelligente.
Donc une fois qu'on a dit ça, voyez déjà on dégage des perspectives et c'est ces perspectives là, je vais passer la parole à Estel qui nous permettent en réalité d'avoir une construction budgétaire. Donc ce qu'on appelait le contrebudget des socialistes qu'on a présenté, vous le savez, à Blois qui soit performant et qui tiennent la route. Merci Bris.
Bonsoir bonjour à tous. Alors effectivement, Bris l'a expliqué, on est dès le 15 juillet quand on a vu le plan Bérou et qu'on a vu le musée des horreurs comme on l'a appelé, on s'est dit que nous devions nous proposer autre chose sur la base de nos valeurs et sur ce que pouvait être une trajectoire économique raisonnable et qui n'était pas simplement de demander aux 3/4 des Français de faire des efforts mais au contraire de pouvoir leur permettre de soutenir les plus modestes et les classes populaire notamment. Alors, on a construit autour de quatre principes, hein.
Soutenir les classes moyennes et les classes populaires. Mettre à contribution ceux qui ont profiter des 8 ans de macronisme, donc les très grandes entreprises, les multinationales et évidemment les plus riches. pouvoir aussi et ça c'est très important avoir une un projet de relance de l'activité de soutien et de l'activité de la consommation et retrouver quand même parce que c'est quand même important et on on ne le nie pas loin sans faut.
Euh nous devons euh faire des efforts sur nos budgets et nous devons réduire le déficit budgétaire puisque'aujourd'hui on a une charge d'intérêt qui est effectivement très importante. Mais réduire réduire le déficit budgétaire, ça veut pas dire que ce sont les Français et les Françaises qui doivent faire le plus gros des efforts. Ça veut dire qu'on va chercher l'argent ailleurs.
Alors, on a construit notre plan en trois parties. La première, c'est évidemment le déficit budgétaire aussi aujourd'hui. Il est lié à quoi ?
Il y a il y a un problème de recette. On sait que grosso modo dans le budget de l'État depuis 2019, le niveau de dépenses a quasiment peu évolué. C'est pas les dépenses qui manquent, enfin ou qui sont trop importantes.
Ce sont les recettes qui au fur et à mesure ont construit un déficit. Et on le voit, plus Emmanuel Macron a fait des cadeaux fiscaux, plus il a fait des cadeaux aux ultra riches, plus il a supprimé des contributions et des taxes et plus les recettes sont faibles, moins elles rentrent. Et c'est la stratégie des caisses vides qui fait qu'après on dit bah comme les caisses sont vides et ben on va réduire les acquis sociaux et on va taper sur notre modèle social.
Ah, vous devez comprendre vous les Français que vraiment c'est plus possible, le modèle est fragilisé, il faut faire des efforts. Voilà, donc un peu la stratégie qui est mise en place. Et donc nous, on dit non, le problème c'est pas un problème de dépense, c'est un problème de recette.
Et pour pouvoir récupérer des recettes et ben on va aller chercher là où est l'argent, c'est-à-dire chez les ultra riches. Donc le point, la pierre angulaire des de notre projet, c'est la taxe Zucman. Donc, vous avez entendu très largement parler.
Alors, pourquoi la taxe Zucman ? parce que elle va elle va prendre en compte 2 % du patrimoine des grandes fortunes et des ultra riches mais 2 % du patrimoine global et surtout elle concerne 0,01 % des Français donc entre 1000 1300 et 1800 ménages. Donc c'est très très peu de gens qui ont beaucoup d'argent qui ont vu une croissance très importante de leur patrimoine sur les 10 dernières années.
Donc par exemple, on va dire que en 96 les grosses fortunes et gros patrimoines représenter 6 % du PIB. En 2025 c'est 40 % du PIB. Donc en fait cette croissance elle est énorme et les inégalités sont creusées.
Et donc pour aller chercher ça aujourd'hui nos dispositifs fiscaux ne le permettent pas puisque il y a plein de possibilités d'optimisation fiscale, d'évasion fiscale, de niche fiscale qui font que ceux qui ont un peu d'argent, ils savent comment faire pour ne pas payer l'impôt. Et la réalité, elle est là, c'est qu'un un ménage moyen, un français moyen, il paye quasiment 50 % de contribution globale. C'est à la fois dans le système de santé, dans le système social, contribution à l'impôt dans les communes et cetera.
Globalement ça représente 50 % alors que les ultra riches payent moins de 20 ou entre 20 et 30 % minimum maximum. C'est-à-dire qu'ils ont ils contribuent beaucoup moins à l'impôt que l'ensemble des Français. Donc pour compenser ça, la taxe Zucman, elle permet d'aller chercher leur patrimoine parce que sur les ultra riches et les grandes fortunes, vous savez bien que ils ont pas forcément des revenus, mais ils ont du capital, des actions, des dividendes, du patrimoine qui est immobilisé, des entreprises et cetera.
Donc c'est là qu'il faut aller chercher de l'argent. Donc c'est le principe de la taxe Zucman. Ça c'est la pierre angulaire des recettes.
On a aussi euh toute une lutte contre le la fraude fiscale, contre les niches fiscales importantes. La question des aides aux entreprises aussi est importante puisque vous savez 211 milliards qui ont été estimés d'aide aux entreprises chaque année. Or sur ces aides aux entreprises, il y a pas de conditionnalité.
On sait pas d'ailleurs, on a du mal à les mesurer parce qu'elles sont pas toujours traçables et finalement ces annonprises, elles ne permettent pas d'aider les plus démunis, les plus modestes, elle ne relance pas l'économie. Donc ça c'est plutôt des effets d'opportunité. Donc l'idée c'est de pouvoir recentrer sur des dispositifs où on va aider ceux qui les entreprises qui en ont besoin.
La plupart du temps, c'est plutôt les petites entreprises, les PME et les entreprises de taille intermédiaire et éviter les effets d'ob que connaissent les les grandes entreprises. Et puis on a toute la partie relance et plan de relance et et du pouvoir d'achat. Donc le plan de relance et de dire aujourd'hui on est dans un système où on a tellement demandé d'austérité, on a tellement baissé les dépenses que finalement euh l'économie est en berne.
L'économie est en berne. Le le taux de croissance, je crois cette année va être de 0,6 % ce qui est encore en dessous des estimations et ce qui est deux fois moins que la moyenne européenne. Euh les investissements sont aussi au point mort.
On sait notamment par exemple que il y a une crise du logement extrêmement importante parce que les logeurs privés ne ne construisent plus. Donc on a du mal à faire construire des logements. Donc et on a aussi énormément de besoins en terme de transition écologique puisque c'est là où il y a énormément de rénovations à faire et de et de choses à faire.
Donc on a dit on va faire aussi nous un plan de relance. Dans le plan Bérou c'était juste de l'austérité et de la récession. Alors que nous quelque part, on dit on va aussi dépenser de l'argent dans les territoires euh pour la transition écologique, pour la rénovation énergétique, pour nos écoles, pour notre hôpital, pour nos services publics qui sont importants et euh pour permettre effectivement de relancer euh l'activité et soutenir l'activité.
Et le dernier point fort, c'est de dire il faut aussi relancer et soutenir la consommation. Et aujourd'hui, on sait qu'on a un problème de pouvoir d'achat pour les plus modestes. Et donc, ce qu'on a proposé, c'est la baisse de la CSG. pour les salaires, les petits salaires de 1 à 1,4 SMIC.
Donc c'est en gros du du un d'in SMIC 1450 € net à 1920 € net. Pour cela, ça peut aller jusqu'à 900 € par an de d'augmentation de leur pouvoir d'achat net, de leur salaire net parce qu'on baisse en fait finalement la contribution de la CSG. Donc c'est un vrai coup de pouce que l'on donne à ces ménages qui ont qui en ont besoin.
Et c'est quand on sait que on intègre 1 € de plus pour eux, c'est un euro qui va être dépensé. C'est pas un euro qui va être épargné mais c'est vraiment un euro qui va être dépensé et ce qui peut nous permettre de relancer aussi la consommation populaire. Voilà sur les trois grands points de notre de nos propositions.
Merci beaucoup Estelle. Bon, effectivement, vous le voyez, on a des propositions qui sont d'ors et déjà extrêmement détaillées, extrêmement précises. Elles le seront encore plus dans le cadre du débat parlementaire.
Je vous propose, si vous en êtes d'accord, euh qu'on fasse réagir de les partenaires justement pour avoir un peu leur regard sur ces propositions, sur le travail qui reste à faire dans les semaines à venir avant peut-être qu'on ouvre euh une enfin une session de questions-réponses pour celles et ceux qui ont des des remarques ou des questions à poser. Merci. Bonjour à toutes et à tous.
Bah merci pour l'invitation au débat. Je me représente, je suis Marline Colino, je suis membre du secrétariat national de l'après et effectivement je suis élue à à la ville de Nant adjointe à la mère de Nant Joanna Roland que vous connaissez bien euh et où on fait vivre au quotidien le rassemblement de la gauche. Voilà, vaste gageur en ce moment.
Euh peut-être euh plusieurs réactions. Euh la première euh c'est une réaction qui est quasiment de l'ordre tactique, stratégique. Une question autour de est-ce que aujourd'hui la logique qui prévaut c'est celle de se dire en tant qu'organisation politique, on porte sa propre feuille de route, son propre projet ou est-ce que on est en capacité d'utiliser des outils qui existent qui sont les discussions qui existent autour du nouveau Front populaire depuis maintenant juillet 2024 et qui ont permis que lors des législatives, on puisse avoir un programme qui portait un certain nombre de propositions en matière fiscale et de justice sociale.
Et puis également comment on peut s'appuyer sur les mesures castées, je vais les appeler comme ça, les mesures qui avaient été présenté par l'ensemble des partenaires de gauche et de l'écologie en octobre 2024, donc il y a un an seulement et qui en tout cas nous il nous semble sont encore tout à fait à l'ordre du jour. Sur cette question stratégique, nous on répond qu'on est plutôt dans cette deuxième logique, à savoir faire vivre des propositions qui sont celles sur lequelle l'ensemble de la gauche s'était entendu et qui nous semble évidemment tout à fait pertinent encore de pouvoir les porter. Alors pour partie dans la feuille de route que qui vient de nous être présentée, il y a des mesures qui sont celles qui avaient été présentées il y a 1 an par l'ensemble euh de la famille de la gauche, je vais l'appeler comme ça.
Euh mais il y a aussi des petits éléments qui défèrent. Donc c'est intéressant aussi de regarder voilà la singularité des propositions de des partis politiques. Peut-être déjà se dire que à il y a un an, on proposait d'aller chercher 50 milliards de recettes.
C'est un peu moins là dans la proposition qui est faite, même si le calcul est un peu différent puisquon retrouve à des endroits des recettes et des recherches d'économie. Donc on serait plutôt, je crois si on regarde vraiment proposition à part proposition 45 milliards d'économie en vrai que nous proposions la dernière fois si on s'en tient au même type de de recherche que que ce qui a été présenté là. Mais mais donc on voit bien qu'il y avait déjà plus d'argent que nous allions chercher.
Donc c'est un sujet, c'est un premier sujet entre nous sur effectivement est-ce qu'il faut encore aller rechercher plus de recettes et sachant que dans les propositions qui étaient faites, il y avait une part qui reposait sur le fait de revenir sur un certain nombre d'exonérations de cotisation patronale et et qui allait bien au-delà de ce qui est proposé là dans le plan. Euh c'est vrai que pour nous, il nous semblait que c'était un point d'équilibre qui était le point d'équilibre acceptable à gauche. Euh et donc c'est euh une discussion euh sur euh jusqu'où euh euh il faut euh pouvoir aller.
Sur euh l'ensemble des autres mesures, évidemment, elles sont extrêmement importantes euh et euh j'allais dire assez simple à porter. Je pense par exemple pas la question de la taxe duman euh sur lequel euh l'ensemble de la gauche est évidemment d'accord, mais aussi une partie de la droite puisqu'elle a été votée à l'Assemblée nationale. Donc il y a une majorité autour de cette question qui peut se dessiner.
Donc c'est évidemment là euh euh un combat euh pour nous prioritaire d'ailleurs c'est Clémentine Autin avec Evassas qui l'avait porté à l'Assemblée et qui permet en effet de réhabiliter quelque chose de simple qui est la question de la justice fiscale. En réalité on va pas aller euh enfin on va ça reste quelque chose de très symbolique très important et la valeur de symbole elle est importante. Ça permet également d'aller chercher plusieurs milliards d'euros.
Donc il y a aussi euh un effet euh immédiat pour faire rentrer des recettes dans les caisses. Mais là, on est avant tout, et ça a été très bien présenté sur un outil qui permet simplement de rappeler euh qu'il faut que la fiscalité, elle puisse être juste et que oui, euh c'est injuste aujourd'hui le le fonctionnement euh dans lequel euh nous sommes. Moi, il y a un sujet sur lequel on est en désaccord, donc je vais le dire, ça permet évidemment pareil de nourrir le débat, c'est la question de la baisse de la CSG puisque ce qui est proposé là dans le plan, c'est de dire en effet, on baisse la CSG sur les petits salaires 1500 € je crois.
Euh nous, il nous semble urgent plutôt de dire qu'il faut augmenter les salaires et qu'on permet euh et que ça permet euh de euh tout de suite donner du pouvoir euh euh d'achat à l'ensemble euh de euh de de des personnes des salariés qui sont quand même l'immense majorité de notre pays et notamment d'augmenter le SMIC à 2000 € brut, 1600 € net, ce qui était là aussi une proposition du NFP. Donc, j'allais dire rien de révolutionnaire mais on y tient parce que on pense que ces mécanismes là, ils sont beaucoup plus utiles et beaucoup plus efficaces. Pourquoi on ne souhaite pas baisser la CSG ?
Euh la CSG aujourd'hui et quand bien même l'outil en tant que tel en vrai, il est pas très juste, peu progressif et donc ça pose des questions hein sur la manière dont euh on vient aller fonctionner sur les salaires pour alimenter la sécurité sociale. Et bien oui, aujourd'hui il alimente la sécurité sociale. Donc un des sujets c'est est-ce que on veut aussi se priver de recettes dans le budget de la sécurité sociale ?
Pour nous la réponse les non. pareil, c'est euh un débat qu'il faut avoir, mais pour nous euh euh surtout en ce moment où euh au contraire, il faudrait pouvoir euh trouver des recettes complémentaires euh pour la sécurité sociale, ça n'est pas euh la bonne porte d'entrée. Euh donc voilà, c'est pour commencer la discussion autour de de ces points, à la fois la défense finalement de ce qui pour nous faisait le point d'équilibre qui était, je l'ai dit, les mesures à la fois du nouveau Front populaire et les mesures castées.
Et puis voilà quelques quelques points à débattre sur lesquels on sent bien que déjà il va y avoir discussion à gauche si on les rouvre. Et c'est pour ça que je commençais en disant qu'il y avait aussi un une question un peu stratégique en fait sur la manière dont on ouvre entre nous les échanges autour du budget. Merci Tom.
Oui. Oui. Je vais aussi commencer par remercier le Parti socialiste pour ce débat qui est à mon avis le premier de plusieurs puisque on a chacun mis à contribution un nombre de sujets pour ce prochain budget.
Mais je veux aussi remercier le Parti socialiste d'avoir en portant ce contrebudget être sorti du cadrage qui avait été imposé par François Bairou parce qu'en fait il est tombé même sur ce cadrage là. C'est-à-dire que on nous a imposé une forme de trajectoire et après à nous de trouver comment obéir à cette trajectoire, ce qui était une arnaque dès le départ puisque euh c'est c'était ni la le rythme attendu par les par les institutions européennes ni par les annonces de notation ou je ne sais qui ou les marchés. La pente qui était demandée en terme d'effort austéritaire était bien trop bien trop raide.
Et donc déjà en desserrant cette pente, on arrive à avoir un débat plus cohérent en tout cas avec ce qu'on peut faire. Effectivement, il ne faut pas ni dramatiser ni dans le déni sur la la situation budgétaire et financière de la France. Et donc, il faut comprendre comment on peut sortir de de cette hornière.
Et cette hornière, on n'en sortira pas uniquement en étant dans un cadrage purement budgétaire. C'est pour ça que nous nous avons pensé, nous les écologistes, pardon, pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis sénateur écologiste, un plan de sortie de crise qui était en trois volets. L'un vraie stratégie économique de transition, l'autre sur une vraie piste de sortie démocratique parce que je pense qu'on a des problèmes d'institution démocratique qui sont complètement à bout de souffle.
Et puis évidemment une stratégie budgétaire dans lequelle on se retrouve à peu près sur la pente et la trajectoire qu'on doit suivre, mais on se trouve confronté à plusieurs difficultés. C'est-à-dire les besoins d'investissement en terme de transition. Vous savez qu'il y a un rapport qui n'est pas le rapport d'un gauchis, qui est le rapport pisaniferie mafouse qui est qu'on doit investir d'ici l'horizon 2030 quasiment 34 milliards d'euros par an d'argent public dans la transition pour respecter nos engagements en matière de trajectoire climatique et puis on se retrouve avec d'autres falaises budgétaires comme le vieillissement de la population qui sera qui est un vrai enjeu pour les les finances de la sécurité sociale.
Et donc quelque part, on a un modèle social qui doit être préservé malgré toutes ces attaques qu'on entend en ce moment. Et donc à la fois sur le le la trajectoire budgétaire, évidemment qu'on se retrouve l'année dernière au moment du budget, ça a été assez simple de travailler à gauche sur des pistes budgétaires. On sortait du programme du NFP et puis à au Sénat, bon le NFP n'existe pas mais avec les autres forces de gauche, on a su proposer des propositions des priorités de nouvelles recettes qui ont été assez faciles à mettre sur la table de façon commune.
Et donc ce qui a ce qui a ce qui évolue moi depuis que je travaille au Sénat, c'est qu'il y a une vraie convergence à gauche sur ces questions là. Et en tout cas, ça nous permettrait si jamais dissolution il y a et si jamais on remportait cette fois-ci réellement une majorité à l'Assemblée nationale de gouverner très rapidement et le budget socialiste est une brique. Le nôtre est pas très éloigné, en est une autre.
Et donc avec un certain nombre de discussions et dans un cadre où ça se passe bien, je pense qu'on peut arriver à proposer pour les Françaises et les Français des pistes de sortie de de à la fois de la situation catastrophique budgétaire, mais aussi de l'affaissement des services publics et des enjeux de vieillissement de la population et de transition écologique. Et donc on y arrive, on y arrive, on arrive à discuter, on arrive à proposer des choses qui sont convergents sans être tout à fait identiques. Et donc je voulais d'abord souligner cette convergence qui touche 95 % de nos propositions.
Je pense que on y arrivera. Mais je veux rejoindre la camarade de l'après. Je pense qu'on a une divergence sur la CSG et sur ce que moi je je pense est un affaiblissement du financement de la sécurité sociale et ce qui est à mon avis un danger puisque ça reprend une rhtorique actuelle de dire que globalement rapprochant le salaire net du salaire brut, on dégagerait des des des formes de marge de manœuvre pour le pouvoir d'achat ce qui à mon avis est un leur je pense que il y a besoin et ça a été rappelé par le rapport Gai sur les aides aux entreprises les 211000 milliards, on a besoin de conditionnaliser de conditionnaliser oui nos aides publiques aux entreprises à une augmentation des salaires, à des négociations salariales au sein des entreprises, à faire en sorte que quand il y a des exonérations notamment au niveau du SMIC, elle ne soit pas advitame éternam pour éviter que les gens restent au SMIC éternellement.
C'est pour ça que nous proposons de conditionnaliser nos aides euh nos les exonérations sur les les bas salaires à à une durée. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, si il n'y a pas d'augmentation, alors l'exonération diminuera. Je pense que c'est important de de construire des trajectoires d'augmentation salariale dans la société par la négociation collective certes, mais aussi par la contrainte des aides publiques.
Je pense que le rapport gay est assez démonstrateur. On a gagné quelques victoires culturelles quand même ces derniers mois. Je pense à la taxe Zucman qui maintenant est bien rentré dans le débat public et on a bien compris que ce gouvernement ne s'en sortirait pas en équilibrant qui paye l'impôt et qui va payer la facture et qu'aujourd'hui les Français ont bien compris que c'est intolérable qu'une secrétaire d'un milliardaire paye plus d'impôts que son patron.
Et donc aujourd'hui ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale c'estàd que cette taxe a été votée. Alors c'était les écolos qui portaient dans la niche mais c'était toute la gauche qui s'est mobilisé. Comme au Sénat, on l'a porté, on a perdu parce que vous connaissez le côté réactionnaire de la chambre sénatoriale, mais on a quand même eu quelques victoires avec des abstentions des centristes et aujourd'hui aujourd'hui aujourd'hui je pense que le le gouvernement et les macronistes ont compris en tout cas que ils ne pourront pas imposer l'austérité aux travailleurs, aux Français les plus précaires, au aux retraités si il n'y a pas les bonnes personnes qui payent.
Et donc aujourd'hui, on peut rejeter en bloc leur logique tant que le les les milliardaires ne payent pas autant d'impôts que vous et moi. Je pense que c'est important et c'est une victoire culturelle. L'autre victoire culturelle, c'est évidemment les aides aux entreprises.
Tout le monde a maintenant en tête les 211 milliards qui sont versés aux entreprises avec très peu de conditionnalité, voire pas du tout avec très peu de contrôle puisqu'il a fallu ce rapport sénatorial pour pour arriver à à ce total pour arriver à comprendre l'ampleur du phénomène. Et donc aujourd'hui, on a ces deux victoires, en tout cas ces deux points d'appui sur lesquels à gauche on va pouvoir construire la suite et je pense c'est très important aujourd'hui dans le débat public d'avoir ces deux points d'appui. Donc on est prêt, on est prêt à discuter à beaucoup de choses.
Je pense que beaucoup de choses convergent entre nous et donc ça sera pas très compliqué même si on était appelé demain à gouverner de pouvoir construire la trajectoire budgétaire dans les 5 prochaines années sans trop de problème. Elle sera très différente de ce qui nous est proposé aujourd'hui. qui nous est mis sur la table.
Et donc on a on a beaucoup de choses à travailler ensemble mais je je pense que on peut y arriver facilement, sans trop d'éclat de voix et avec la volonté de changer réellement demain la vie des Françaises et des Français. Merci beaucoup à nos deux intervenants, cher Thomas, cher Marline pour ces propos. Moi ce que je retiens c'est que effectivement on est en capacité d'avoir un dialogue et sincèrement de ce que je vois il y a quand même 95 % voir plus en réalité des choses sur lesquelles on est parfaitement en ligne.
Et pour le reste ben ça se discute effectivement Thomas, tu l'as dit hein quand on sera au gouvernement bon ben on discutera de de cela. Peut-être néanmoins répondre sur quelques aspects avant de avec Estelle avant qu'on puisse éventuellement prendre quelques quelques questions. Tout d'abord sur le cadrage Bairou.
Moi, je veux quand même euh réaffirmer quelque chose au effort. Euh je pense bon, pour celles et ceux qui sont pas couchés trop tard hier soir, vous avez dû voir ce matin dans la presse euh que l'une des trois grandes agences de notation mondiale avait dégradé à nouveau la note de la France. Donc en réalité, on pourrait s'intituler ça euh les Mozarts de la finance, épisode 25372.
En réalité, Bruno Lemire et d'ailleurs tous les ministres de l'économie depuis le début de la présidence d'Emmanuel Macron se sont complètement plantés et il n'y a plus aucune crédibilité euh financière, enfin budgétaire du côté de la Macronie. Ça c'est le premier élément et c'est pour cela qu'il faut le dire quand on parle d'ambition sur la trajectoire budgétaire, c'est pas parce qu'on veut réduire le déficit plus lentement qu'on est moins ambitieux. Bien au contraire, nous ce qu'on constate d'ailleurs dans les discussions qu'on a avec différents experts, c'est que en étant euh pas plus modéré mais plus lucide sur la capacité d'adaptation de la France, on est plus crédible et en réalité si la gauche était aux responsabilités aujourd'hui, si on avait mis en place cette trajectoire différenciée, ben très vraisemblablement la NE de la France n'aurait pas été dégradée.
Donc ça, il faut véritablement l'avoir en tête. La crédibilité budgétaire aujourd'hui, c'est la gauche. Ça très clairement.
Effectivement, on n'est pas tout à fait identique sinon d'ailleurs on serait dans le même parti. Donc voilà, c'est aussi la richesse de la gauche que d'avoir quelques nuances, quelques subtilités et en matière budgétaire comme dans plein d'autres d'autres sujets. Par contre, je crois que la question qui a été posée sur la comparaison avec le programme du NFP, elle est fondamentale.
Le contrebudget des socialistes, il faut le dire très clairement. Comme ça, on va anticiper la la question. Il n'y a absolument pas de reniment du programme du NFP.
C'est même, je vais le dire, parfaitement compatible avec l'esprit du NFP. La différence, c'est qu'en un an, les données macroéconomiques, les données politiques, elles ont fondamentalement changé dans le pays. Et aujourd'hui, pour le dire très clairement, on n' pas les mêmes marges de manœuvre que si on avait été aux responsabilités il y a un an.
Donc nous, la position qui est la notre dire l'esprit NFP, c'est très bien. L'esprit de l'Union de la gauche, évidemment, il y a pas de difficulté là là-dessus. Par contre, il faut s'adapter à une donne politique qui est extrêmement fluctuante.
Et je vais vous le dire, hein, le contrebudget que le Parti socialiste a présenté là, donc selon toute vraissemblance dans 6 mois, c'est pas qu'il est caduc, mais il faudra le reprendre pour ajuster encore une fois à une donne économique qui varie. Alors, la question que tu as posé, elle est fondamentale. Pourquoi sur les recettes on est un peu moins allant que ce qui était dans le programme du NFP ? c'est que tout simplement on n' pas la majorité parlementaire aujourd'hui.
En l'absence de dissolution, aujourd'hui, nous ne sommes pas en capacité au niveau parlementaire de faire passer une hausse de recette fiscale de 50 milliards pour le budget 2026. Je crois qu'il faut se le dire très sereinement. Par contre, le job de parlementaire de gauche, de parlementaire d'opposition et en tout cas, c'est comme ça qu'on le voit au Parti socialiste, ça va être d'aller arracher toutes les victoires que l'on pourra.
Et si on peut prendre 22 20 25 milliards euh de recettes fiscales en plus pour l'an prochain, ciblé sur les grandes fortines, ciblé sur les grandes entreprises, ben on les prendra parce que c'est de l'argent pour les Françaises et les Français euh qui souffrent. Et effectivement dans cette configuration politique dégradée, je crois que oui, il faut, je dirais pas s'en contenter, mais en tout cas porter ce combat là, se dire 50 milliards, on essaiera demain quand on pourra. Aujourd'hui, on ne peut pas.
Bon déjà, on va essayer de prendre 20 25 milliards en se battant pied à pied. Avant de passer la parole Estel, justement sur la CSG, j'entends et effectivement, je veux vous le dire en tant que socialiste, les baisses d'Exo, c'est pas quelque chose qui nous vient spontanément à l'esprit. Enfin, c'est quand même assez éloigné de notre doctrine d'ensemble théorique.
Là, encore une fois, je crois qu'il faut avoir la lucidité de regarder une situation une situation d'ensemble. Qu'est-ce qu'on peut faire pour le pouvoir d'achat des plus euh des plus précaires ? à l'instant immédiatement dans la configuration politique actuelle.
Augmenter les salaires, augmenter le SMIC, de toute évidence, on ne le peut pas. Mettre en place des nouveaux mécanismes de redistribution beaucoup plus massif. De toute évidence, on ne le peut pas, on n'a pas les outils juridiques.
Alors, en réalité, voilà, dans le cadre du budget 2026, dans cette situation politique complètement, j'allais dire éclaté, bon, on va dire sous-optimal, c'est sans doute plus correct, qu'on connaît pour préparer le budget, ben oui, la baisse de la CSG, c'est quelque chose qu'on regarde, pas que ça nous plaît particulièrement comme méthode, mais que donner 900 € de plus par an à une famille monoparentale, ben dans cette situation là, on crache pas dessus. Je veux pas être trop long, je passe la parole à à Estelle avant éventuellement si vous le souhaitez qu'on prenne des euh des questions. Oui, merci Bris, tu as déjà dit euh beaucoup.
Alors effectivement, les les remarques et les les réflexions qui viennent de nos partenaires, elles sont tout à fait justifiées. Déjà dire que ce ces contrepropositions, on les a évidemment travaillé euh en fonction et à sur la base du programme du NFP et sur la base de ce qu'on a vécu toute l'année dans l'hémicycle et notamment tout ce qu'on a voté ensemble l'année dernière dans le cadre du PLF et du PLFSS. Donc on n' pas été chercher des choses euh qui étaient différentes ni orthogonales.
C'est vraiment ça. Mais si je prends l'exemple de la taxe Zucmane, la taxe Zucman l'année dernière, elle était pas dans le paysage. Elle était pas dans le paysage.
Et euh on s'est rendu compte qu'en une année, elle avait euh euh elle s'était légèrement largement élargie au public. Les Français en ont pris connaissance, ils l'ont comme elle a été votée en février à l'Assemblée, on voit qu'elle est maintenant comme une taxe, une mesure de justice fiscale qui est intégrée par beaucoup et qui rassemble énormément et qui devient comme une symbolique de l'injustice fiscale, on va dire, que nous on voudrait pouvoir réparer. Alors, on est comme on n'est pas en majorité encore actuellement, notre nos propositions budgétaires, elles visent à réparer avant de réformer.
Le problème, c'est que bah pour réformer, il faut être voilà, il faut être aux manettes, il faut être au gouvernement, il faut pouvoir se dire on va pouvoir faire des choses. La réfonde du système fiscal, elle devrait être faite, mais pour le moment, on n'y est pas. Donc, il faut trouver des mesures qui symboliquement sont importantes pour nous parce que elles représentent des mesures de justice fiscale très importantes et en même temps pouvoir se dire qu'elles sont acceptées et acceptables éventuellement en attendant évidemment qu'on puisse gouverner et qu'on puisse avoir la main libre sur l'ensemble des de ces aspects du système fiscal.
Donc notre trajectoire, on l'a prévu comme ça, comme une trajectoire peut-être considérée comme moins ambitieuse que l'année dernière, notamment sur la question des recettes, mais peut-être plus acceptable dans le cadre d'un débat parlementaire pour aller chercher éventuellement euh des possibilités d'accord si on veut qu'elle passe. Donc c'est plutô cet objectif là. Et puis on se on se on s'inscrit dans une pluriannualité.
Plutôt que d'avoir tout la première année, on se dit qu'on a un peu la première année, on fera peut-être mieux encore la deuxième et cetera et on va comme ça réussir à à regrignoter ce que l'on peut rigrogneter. Toute mesure qui permet de faire avancer et qui permet d'apporter un pouvoir d'achat supplémentaire aux Français, qui permet d'apporter des recettes supplémentaires à l'État pour financer notre système social, tout ce qui peut nous permettre d'avoir des milliards en plus en recette et des euros en plus pour les citoyens. À mon avis, elles ont besoin d'être prises aujourd'hui compte tenu du contexte actuel et en sachant que nous n'avons pas évidemment la majorité pour mener de manière très profonde l'ensemble des réformes que nous voudrions mener si la gauche était là.
Nous ce qu'on a fait avec ces propositions là, c'est de dire on ne veut pas aller sur le terrain de la droite mais venez sur notre terrain à nous et de dire aux françaises et aux Français il y a une alternative. On n'est pas obligé de souffrir, on n'est pas obligé de payer pour résorber ce déficit budgétaire. Les Françaises et les Français des classes moyennes populaire et dans la grande majorité n'ont pas besoin de se sacrifier pour pouvoir résorber le déficit budgétaire.
C'est ça qu'on a voulu envoyer comme message et pour montrer qu'une alternative était possible, qu'on pouvait voir les choses autrement et que ce qui était important, c'était de pouvoir tracer un chemin vers un espoir autre et une politique de gauche qui elle réformera forcément l'avenir et le le système fiscal et le la question budgétaire. Voilà. [Applaudissements] Bon, je Ouais, je voulais juste compléter sur une chose.
Tu as parlé de la baisse de la note de la France. Moi, j'accorde pas une une importance énorme aux agences de notation, mais tout de même. Ce sont ces gens qui depuis 8 ans nous donnent des leçons de gestion, les Mozarts de la finance, les ce cercle de la raison qui nous dit que aucun autre chemin est possible.
Pardon, j'ai plus de voix. Euh qui hier se sont fait sanctionner par une agence de notation. qui eux-mêmes ont rajouté 1000 milliards à la dette de la France, qui aujourd'hui sont complètement ensembablés dans ces questions budgétaires.
Et donc oui, il y a un autre budget possible, il est plus réaliste, il permet de corriger la trajectoire infernale dans laquelle ils nous ont mis. Tu vas parler de la la la politique des caisses vides. C'est exactement ça qu'on a vu dans beaucoup de pays, les libéraux qui vident les caisses et qui nous disent après bah désolé vos services publics ne coûtent trop cher.
On en a marre. C'estàd qu' un moment les services publics ils sont à l'e partout. Il y a des endroits où les gens ne peuvent plus soigner, des profs qui sont plus devant les élèves et donc on a vraiment un sujet aujourd'hui à ouvrir des perspectives.
Rien qu'en parlant du budget, on arrive à ouvrir ces perspectives là et ça c'est très important. Donc il faut qu'on avance là-dessus. Ensuite la taxe Ducman on la présente comme quelque chose évidemment important sur les 20 milliards de recettes supplémentaires qu'elle pourrait apporter.
C'est important mais c'est aussi important parce qu'elle touche au capital. elle touche à l'ensemble des biens professionnels des des plus haut des plus hautes fortunes. Et ça c'est très important dans la dans une dans un moment où il y a une une accumulation du capital vers le haut, une concentration du capital qu'on a jamais connu et donc c'est important aussi sur le principe de faire tomber un peu en tout cas d'affaiblir et de mieux répartir cette accumulation du capital parce qu'elle a des impacts très concrets.
Il suffit de voir la structure de la propriété du logement, savoir qui les qui qui qui sont les propriétaires du logement. Ce sont énormément de multipropriétaire et donc aujourd'hui ce qui impacte la vie des Français c'est le prix du logement et ça c'est lié directement à la façon dont le capital s'est accumulé au plus haut niveau. Et donc la taxe du c'est pas uniquement des recelles budgétaires, c'est aussi une première brèche dans l'accumulation du capital.
C'est très important. On n' pas beaucoup parlé et en tant que sénateur, c'est important de la façon dont depuis 7 ans, depuis 8 ans pardon, le macronisme a affaibli les collectivités locales. Les collectivités locales ont perdu toutes leur marches de manœuvre alors qu'elles sont le rempart direct entre les la misère et et les habitants qui se tournent vers leur mère, se retournent vers leurs résolus locaux et qui aujourd'hui ne peuvent plus répondre à l'urgence sociale.
Et donc je pense qu'il faut redonner au moins de la visibilité au budget des collectivités locales. C'est très important pour un sujet qui met cher évidemment la transition écologique puisque 70 % des investissements se font au niveau local et donc aujourd'hui on a besoin de redonner du souffle aussi au niveau local pour apporter des solutions très concrètes aux habitants et aux habitants de nos villes et nos villages. Donc on est aujourd'hui devant des un chantier énorme qui est lié à la destruction méthodique de notre méthode de notre modèle social. par le macronisme depuis 8 ans qui avait cette prime de crédibilité qui aujourd'hui ils n'ont plus ils n'ont plus et c'est à nous d'apporter ces réponses-là et je pense que euh le contrebudget du par socialiste, les plans quoi nous on a sorti et d'autres propositions qui ont été mises sur la table par les partenaires de gauche sont aujourd'hui les solutions les plus crédibles pour apporter les solutions [Applaudissements] simplement pour compléter sur l'attaque Zucman parce que je pense que là on a un combat fondamental et qu'en vrai si on le gagne ça permet aussi d'envisager de nouvelles victoires sur d'autres points y compris des points du coup qui étaient des des points qui faisaient consensus au sein du nouveau Front populaire et qui permettai également d'agir pour la justice fiscale.
Je pense à la suppression de la Flag Staat puisque aujourd'hui évidemment c'est un vrai enfin voilà, on a on a un sujet sur sur l'outil puisque les revenus du capital sont pas autant taxés que les revenus du travail puisqueaujourd'hui c'est forfaitaire et et donc ça ne permet pas une fois de plus d'être progressif et donc de faire en sorte que quand les revenus du capital augmentent et bien il y ait davantage de d'impôts qui soient payés. Il y a la question des héritages dorés sur lequel on était et on était tous d'accord aussi pour se dire il faut venir là travailler particulièrement sur ce sujet. Et puis il y a l'ISF climatique, alors là qui est absent aujourd'hui, je crois des je crois pas qu'il soit dans les propositions en tant que tel, mais pareil euh je je reste persuadé que si on déclenche sur la taxe du Zukmane, on pourra aller mettre dans le débat public euh tous ces euh tous ces sujets.
La question de l'ISF climatique, c'est quelque chose de très populaire en réalité. Et donc c'est aussi comment on construit le rapport de force avec euh l'ensemble de la population qui pousse sur ces sujets et euh qui euh en fait et attend de nous euh je sais plus qui évoquait la question de la crédibilité de la Macronie qui était réduite à zéro sur la question de la gestion. Mais je pense que au contraire euh il y a une attente de euh de responsable de gauche et donc de nous en tant que parti politique euh sur sur la la question du sérieux budgétaire et de pouvoir aller chercher des recettes là où euh il y a de l'argent et je crois que cette attente, elle est forte et donc il faut aussi pouvoir l'utiliser euh pour venir gagner d'autres batailles.
Mais donc je pense que de ce point de vue, la taxe duxmane, c'est décisif et et ce que j'ai vu aussi c'est que dans l'ensemble en réalité de nos plans, de nos feuilles de route, peu importe comment on les appelle, on l'a tous mis en numéro 1. En effet, c'était pas dans la discussion il y a un an. Et quand on voit la force qui a pris cet outil qui, voilà, je je redis pas mais à la fois très symbolique mais à la fois malgré tout vient permettre d'aller chercher quelques milliards de recettes, voilà, on voit bien que là on a un nœud et qu'on va pouvoir aller enclencher d'autres d'autres victoires si on gagne sur ce sujet.
Donc c'est un sujet qu'il faut porter extrêmement fort à gauche. [Applaudissements] On va peut-être vous laisser la parole si vous avez des questions ou des choses à dire. Bonjour.
Alors, j'ai peut-être raté un morceau. Euh en tout cas, je me questionnais sur euh la pertinence d'une potentielle taxe sur l'héritage, je sais pas si vous l'avez abordé. Euh est-ce que elle pourrait être complémentaire d'après vous ?
Est-ce que vous l'avez euh enfin pris cette éventualité ? Merci. Est-ce qu'il y a d'autres questions ?
Euh moi, je me posais la question euh par rapport à tout ce qu'on entend, notamment avec les insoumis et autres. Euh est-ce qu'on en est où est-ce qu'on en est d'ailleurs euh pour le SMIC à 1600 € si c'est toujours d'actualité et comment on fait ? Alors euh je je vais répondre sur la première question sur la question de des héritages en tout cas de la fiscalité des des donations et successions.
Euh bon, je vais le dire en plus d'autant plus que le Parti socialiste propose des pistes depuis 2018, quasiment euh tous les ans là-dessus. Alors même si euh c'est sans doute un point un point de détail, ça n'est pas tant que ça. On a fait voter une proposition de loi sous la enfin avec Christine Piresbon cette année qui encadre un petit peu les pratiques bancaires en matière de de succession.
En tout cas, voilà, c'est que le début du travail. On a des propositions là-dessus parce que si on taxe le capital, il faut effectivement taxer le stock mais également le flux. Euh on a un bouquin récent à la fondation Jean Jorel qui rappelle que euh ça va être 9000 milliards d'euros qui vont être transmis euh dans euh les 10, 15 ou 20 ans euh qui viennent.
C'est que à force vu queon va avoir une rupture générationnelle là avec la fin du enfin avec le papi boou pour le dire comme ça cette question là elle devrait être traitée. Nous dans le contrebudget on propose une mesure d'urgence c'est 1 % de prélèvement sociaux sur toutes les donations et successions. C'est pas assez, c'est une mesure d'urgence mais en tout cas oui, on travaille là-dessus mais typiquement par contre c'est des sujets qu'il faudra discuter avec toute la gauche parce que l'équilibre il est pas fin il est très très fin, c'est très très difficile les questions des abattements avec des questions très bêtes mais fondamentales.
La résidence principale, est-ce qu'on l'exonère ou pas ? Parce que pour les grandes fortunes, on a envie de se dire ben non, on l'exonère pas. Sauf que pour les classes populaires, transmettre la résidence principale, c'est quelque chose qui est important.
Donc voilà, tout ça on l'a euh sur notre logiciel et je parle pour tous les partis de gauche parce que je crois que objectivement tous les partis de gauche travaillent sur le sujet aujourd'hui hein. Euh et enfin un mot sur sur le SMIC à 1600 €. Oui, mais c'est une nature réglementaire.
Donc en réalité euh ça c'est pas dans le cadre d'un budget qu'on le traitera. Euh mais là encore une fois, je crois que tout le monde l'a bien en tête. On a un énorme souci de pouvoir d'achat en France, notamment sur les euh les plus modestes.
Et d'ailleurs, c'est un peu ça qui fait qu'on arrive avec cette proposition de baisse de la CSG jusqu'à 1920 €. Non mais moi je vais reprendre sur l'héritage. L'héritage avant d'avoir les mesures évidemment techniques de savoir à quel moment on augmente ou pas, je pense qu'on a une bataille culturelle à mener très importante puisque c'est quand même pour beaucoup de Français désormais le seul horizon pour s'élever dans la dans la société c'est l'héritage.
C'est ça qui est devenu dramatique aujourd'hui dans la la façon dont est construit le on va dire le le patrimoine de chacun. c'est que on est devenu une société d'héritiers et ça euh je pense que avant de comprendre les dispositifs, c'est d'abord se dire la méritocratie comme elle est défendue par la droite ou en tout cas l'élévation, l'émancipation, elle ne pourra se faire que si on répartit mieux les richesses et notamment leur transmission qui aujourd'hui consolide la structure du capital actuel. Et donc il va évidemment le chantier de la gauche dans les années à venir sera la question de l'héritage mais elle passe d'abord par un vrai débat avec la société.
On peut avoir le débat entre nous sur le dispositif. Est-ce qu'il faut être beaucoup plus progressif dès le premier euro ou est-ce qu'il faut dire les héritages à partir de 400000 € ? Et bien je crois que c'est l'héritage médian, il à peu près à ce niveau-là ou 300000 peut-être, je sais plus.
En tout cas c'est 300000. Ouais, c'est ça. Est-ce qu'à partir de là, on augmente beaucoup ou est-ce qu'on se dit il faut d'abord taxer beaucoup plus fortement les très haut héritages et cetera ?
Je pense que ces débats là, mais avant toute chose, parlez-en autour de vous. Vous verrez que la question de l'héritage est devenue extrêmement sensible puisque c'est devenu le vraiment le seul horizon parfois pour pour certains de de transmettre de faire évoluer leurs enfants un peu mieux dans cette société. Et donc on a besoin d'avoir ce vrai débat avec la société avant de de de construire le dispositif entre nous qui techniquement on sait faire, on voit à peu près les impacts mais si on n pas les on va dire la la population avec nous, on n'y arrivera pas.
Et donc on a ce combat vraiment de société à mener sur qu'est-ce que ça veut dire une société de rentier, une société où le seul horizon c'est l'héritage. Donc je pense que c'est ça qui est important avant tout. Oui, pour compléter un peu ce que tu disais, effectivement dans les années 70 on faisait 30 % enfin 30 % du patrimoine était constitué par l'héritage 30 %.
Aujourd'hui, c'est quasiment 60 %. Ça veut dire que le patrimoine uniquement des Français, il est essentiellement celui de l'héritage et on narrive plus à se constituer un patrimoine par le travail par exemple. Et donc ça c'est une vraie injustice qui continue de se poursuivre.
Et en France, comme on est un peu les spécialistes des dispositifs fiscaux qui permettent d'exonérer, qui permettent d'évader fiscalement et cetera, en fait, on se rend compte que en gros l'histoire du patrimoine, elle est très sensible chez les Français parce qu'on a l'impression que dès qu'on va changer quelque chose sur les successions, ça va concerner les Français. Mais en fait, la moyenne d'héritage en France, c'est 170000 € je crois. Donc ça veut dire que c'est la médiane, ça veut dire que quasiment 50 % des héritages, c'est ça passe déjà par des donations, il y a pas de frais de succession, c'est quasiment rien.
Et les 50 autres %, ils sont extrêmement concentrés dans les très hauts patrimoines. Et donc en fait, on peut réfléchir au niveau des seuils, mais en réalité, c'est surtout chez les plus riches que là, il y a vraiment du travail à faire parce que sur les 90 % des Français, il y aura pas forcément de d'impact si on met en place une mesure patrimoine et sur les successions et sur les successions dites dorées. Donc vraiment mais les Français ont l'impression que dès qu'on parle de succession, on va ça va les impacter.
En réalité non. Très peu puisque très peu payent des frais de succession et très peu aujourd'hui, en tout cas les plus modestes, ont la possibilité, contrairement avant, de pouvoir transmettre quelque chose à leurs enfants quand ils n'ont uniquement que la force de travail pour le faire. Voilà, donc c'est un vrai sujet d'injustice et c'est aussi ce qui crée l'inégalité des chances.
Au départ euh on parle de société d'héritier, on parle de capitalisme d'héritier où effectivement on se retrouve avec des rentiers qui dirige et qui sont un peu l'élite de la France. Donc combattons ça et une manière de combattre c'est effectivement de remettre de la justice fiscale dans ces dispositifs là. [Applaudissements] Une autre question peut-être ? [Applaudissements] Bonjour, merci pour les échanges.
Euh, j'ai deux questions. Dans quelle mesure vous souhaitez faire peser les sur les entreprises la responsabilité de faire augmenter les salaires des Français alors que cette responsabilité, elle va à l'encontre de leurs enjeux vitaux en tant qu'entreprise. Alors que celle de l'État justement qui est la fraternité, la solidarité et puis l'égalité est plus logique à mon sens.
Et deuxième question, c'est en cas de solution de dissolution et de majorité de gauche à l'assemblée, prendrez-vous tous ensemble les mesures fortes de réforme pour la redistribuation des richesses et la taxation du capital pour aller plus loin que la taxe mane ce que les français je pense attendent et qu'aujourd'hui vous ne pouvez malheureusement pas faire. Je crois que tu avais une autre question. 1 2 Bonjour à tous.
Euh alors de mon côté, c'est un sujet qui est un petit peu différent du budget, on va dire, qui est plutôt sur le fléchage. Euh je pense qu'aujourd'hui, il y a pas mal de personnes, notamment à droite, je suis dans l'idée de pouvoir discuter avec les gens de droite, euh de savoir à quoi sert l'impôt, comment il est utilisé, comment sont les budgets et cetera et cetera. Qu'est-ce qu'on peut proposer nous collectivement à gauche pour aider à faire comprendre que quand une personne met 2000 3000 € dans ses impôts, ces impôts vont aller à ça, ça ça et comment faire aussi en sorte que par exemple la loi Zucman soit utilisée pour tel sujet ou tel sujet et pour aider aussi à accepter et faciliter l'engouement populaire pour tel ou tel impôt ?
Merci. Ceuxlà, il marche plus. Je sais pas pourquoi.
Tout à gauche. Est-ce qu'on fait des réformes ? Oui.
Alors, peut-être pour répondre à à premier, tu voulais prendre la parole. Alors, c'est ce qu'on a dit, hein. Si on est si demain on a une une majorité à gauche, évidemment que on aura un programme beaucoup plus ambitieux de de réforme à gauche qui est forcément d'avoir une refonte de la for de la de la fiscalité, une augmentation évidemment du SMIC.
La question de je la question de l'augmentation des salaires par les employeurs. La c'est la c'est ce qu'on appelle les fameuses conférences sociales où on demande aux partenaires sociaux de discuter et d'échanger et de pouvoir augmenter de pouvoir augmenter les salaires. Évidemment, elle est extrêmement importante et il faut le faire mais il faut pouvoir avoir les moyens de de d'amener à cette augmentation de salaire.
Il faut que le le patronat soit d'accord pour le faire. Contrairement aux mesures de SMIC, les mesures de SMIC, on peut l'augmenter par la réglementation. Donc, on peut dire si demain on est au gouvernement, c'était dans le dans le NFP d'ailleurs, et ben on augmente à 1600 € le SMIC.
Mais l'augmentation plus globale des salaires et les conférences salariales, elles dépendent du dialogue social. Donc évidemment, le dialogue social, il est extrêmement important et si la gauche revient en pouvoir, elle sera aussi au rendez-vous du dialogue social avec l'ensemble des partenaires et des organisations syndicales pour faire en sorte que le niveau de salaire moyen et global en France puisse augmenter puisqu'on a des vraies différences en Europe, en France par rapport aux autres pays et c'est un vrai sujet de pouvoir d'achat. Effectivement, ça c'est une chose extrêmement importante.
Donc oui, si on est au pouvoir, on pourra le faire. Je je vais compléter ce qui vient d'être dit avec on a quand même des leviers pour aujourd'hui contraindre les entreprises à à la fois augmenter les salaires et les faire progresser plus vite. Aujourd'hui, il y a encore des branches où on commence les grilles de salaires en dessous du SMIC et ces branches ont toujours des exonérations sociales.
Moi je on propose que pour les branches qui n'ont pas engagé de discussion d'augmentation de leur grille salariale, on arrête les exonération si le leur salaire de base commence leur grille de base commence en dessous du SMIC. Ça veut pas dire que le salarié il arrive, il est payé en dessous du SMIC. Ça veut dire que pendant des années, il va rester au SMIC le temps qu'il attienne l'éleve au SMIC.
Donc déjà que que quand on commence au SMIC après les augmentations salariales commencent tout de suite. Et donc pour ça on a des leviers avec la conditionnalité des aides et donc de conditionner les exonérations en fonction des grilles salariales et des négociations en cours. Je pense que c'est important et ça rejoint euh ce que vous disiez sur mais on sait pas où vont nos impôts et cetera. et bien déjà qu'on donne des conditions aux entreprises quand elles demandent des aides publiques.
Moi je moi je pense qu' on doit aider les entreprise dans leur transition écologique et qu'elles ne doivent pas elles doivent pouvoir toucher des aides en fonction de la transformation de l'outil de production de la fois de la mais même de la production de leurs produits. Et donc on doit pouvoir aujourd'hui dire une entreprise qui continue dans un modèle extrêmement intensif en carbone mais elle touchera moins d'aide et donc on aura une vraie direction stratégique industrielle de la France et donc on saura que quand on aide les entreprises, on va dans une direction de transition écologique et cetera. En revanche, moi je suis aussi pour qu'il y ait des vrais grands débats sur le budget.
Et je pense qu'on est dans une période où en fait grâce à la fois à la à la situation compliquée dans lequelle on est, on a des gens qui s'intéresse à ce qui se passe. Moi je l'ai vu quand on a mis la la la taxe duman dans une niche parlementaire au Sénat. On a été aidé par on a été aidé par la société civile pour la défendre et on a vu des gens qui s'interrogeaient sur cette taxe duman qui ont été euh questionnés sur mais c'est vrai que les milliardaires payent moins d'impôts que nous et cetera.
Et donc on doit nous en tant qu'organisation politique mener le débat public avec les gens qui s'y intéressent. Et parce que oui euh l'impôt le consentement à l'impôt va avec l'adhésion à la politique économique qui est menée. Je pense que par exemple la suppression de la taxe d'habitation a déconnecté les citoyens des élus locaux fortement puisque quand on payait notre taxe d'habitation, on voyait des services publics sur le territoire et on pouvait comprendre les les euros qu'on mettait.
On les voyait concrètement avec des équipements, des piscines, des services publics qui se mettaient en place. Ça, on l'a perdu en rompant ce lien et c'est très dangereux puisque du coup on a perdu une forme de consentement à l'impôt et donc aujourd'hui nous en tant qu'organisation de gauche, on doit mener ce débat public avec les gens qui s'y intéressent puisqu'ils sont inquiets. Et donc, on doit répondre aux inquiétudes et vraiment poser les questions budgétaires.
Et en fait, les questions budgétaires, c'est pas des questions techniques de taux, de choses comme ça. C'est qui paye, pourquoi et où on va dans le futur. ça une question budgétaire et c'est à ça que ça sert les débats budgétaires et on on doit sortir du débat pement technique simplement sur les salaires.
Évidemment, il y a des questions de pouvoir d'achat d'ur les salaires. Il y a aussi je crois un sujet autour de la part qu'on accorde au travail au salaire dans la valeur produite. C'est un vrai sujet.
Aujourd'hui, on sait bien que il y a une grosse part en réalité de la valeur produite qui part en dividende. Donc là, on a aussi des questions à se poser. Qu'est-ce qui est acceptable dans la répartition des richesses qui sont produites ?
Et et aujourd'hui, ce qu'on dit, c'est que bien sûr que les salaires, ils sont pas assez rémunérés au vu de ce qu'ils produisent. Donc donc il y a sujet et donc ça c'est pareil, ça peut paraître des sujets peut-être plus techniques. En vrai, c'est des vrais euh choix politiques euh que de dire euh ben voilà, dans la valeur produite, il y a une part qui part au travailleurs.
On peut pas sans arrêt crier valeur travail, valeur travail, en réalité baisser euh puisque c'est euh ce que ce que cherche à faire le patronat sans arrêt, baisser cette part donc qui est la question de la salaire du salaire et de la rémunération des travailleurs. Et puis il y a la question de l'investissement, il y a la question des dividendes et pareil il y a des sujets là-dedans. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui aujourd'hui sert vraiment l'investissement ?
On peut parfois trouver que et et ça c'est c'est dit hein, on a un certain nombre y compris de très grosses industries qui n'ont pas assez investi et qui finalement se retrouvent à licencier massivement. Euh je pense par exemple chez nous à Genéral Electric, donc avec des choix qui sont faits de ne plus investir et après d'abîmer tellement la machine que en fait on ferme et on s'en fiche, on va aller investir ailleurs. Donc il y a des questions de comment euh on réfléchit à ce qui est socialement acceptable sur ce partage de valeurs produites et et nous on pense qu'en effet il y a une grosse part qui doit aller au salaire, c'est normal, ce sont les travailleurs qui créent qui créent la richesse.
Donc sujet de pouvoir d'achat mais pas que. ça va au-delà et euh et c'est important euh de pouvoir le souligner. Quelques éléments euh en en guise de conclusion tout d'abord pour répondre à la question qui a été posée.
Moi, de mon point de vue, il y a une mère des batailles, c'est faire la pédagogie sur l'impôt. Effectivement, aujourd'hui, il y a un chiffre qui est important, c'est 44 %. 44 % c'est grosso modo la valeur produite en France que l'on affecte aux impôts.
Et c'est le combat de la droite, c'est le combat notamment de Bruno Lemer qui expliquait que c'était beaucoup trop et que ce 44 % de prélèvement obligatoire, il devait baisser. Ben, je vais vous le dire, je pense que et je sais que c'est partagé à gauche, hein, que c'est pas suffisant 44 %. Pourquoi ?
Parce qu'en réalité la société d'aujourd'hui, elle est infiniment plus complexe que la société d'il y a 50 ans. Le service public, le vivre ensemble, il nécessite davantage d'action, d'avantage de financement, que c'était le cas il y a 50 ans ou même il y a 10 ans. Donc en réalité, il faut le dire hein, pourquoi pas avoir l'idée théorique de se dire mais 1 € sur de produits en France, il est consacré à l'impôt et au vivre ensemble.
Pour conclure et avant leur départ parce que je les vois partir, je voudrais saluer la présence parmi nous de Daniel Simonet, Clémentin et et Marine Tondelier. Voilà parce que je trouve que pendant un atelier dans lequel on parle de comment on construit l'Union de la gauche sur les questions budgétaires, leur présence c'est aussi tout un symbole. Donc voilà, l'Union de la gauche, elle se fait évidemment au quotidien comme ça en dialoguant.
Et je voudrais remercier euh nos invités, nos intervenants parce que je crois qu'au cours de cette heure, on n'a pas euh tout défraîchi, on n'a pas évoqué tous les sujet, mais en tout cas ça voit qu'on peut ça montre qu'on peut travailler ensemble au niveau parlementaire pour construire le budget de demain ensemble. Et enfin voilà, je voudrais remercier euh celles et ceux qui ont assisté à cet échange. J'espère que ça vous a intéressé et encore une fois voilà, restez sur le stand du Parti socialiste, vous y êtes bien, il y a la buvette là-bas.
Profitez des échanges et bonne fête de l'humain à toutes et tous. [Applaudissements] [Musique] Je te voyais lancer sur le truc de l'impose. Du coup, j'étais en train de de faire je suis envers ça t'a été.
Bah ouais, c'était chouette. Euh d'ailleurs euh niveau cuisine
Estelle Mercier