Premier débat présidentiel : trouvez-vous normal qu’il soit organisé et tenu par le grand patronat durant les universités du MEDEF ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 45 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:02OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la proposition d'Edouard Philippe d'abaisser à 12 mois la période d'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans ?
- 3:30RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous sous-entendez qu'au départ, on prend un peu son temps, on se la coule douce, et que quand on arrive contraint et forcé au terme de sa période d'indemnité, on se bouge un peu l'arrière-train ?
- 5:22OuverteRéponse directe
Et le sociologue que vous êtes en pense quoi exactement ?
- 6:23OuverteRéponse directe
Est-ce que ça ne va pas créer plus de précarité, notamment chez les jeunes femmes ou les femmes qui s'approchent de plus de la quarantaine, voire de la cinquantaine ?
- 8:20OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez normal qu'un débat présidentiel se tienne entre les mains du grand patronat durant les universités du MEDEF ?
- 11:35OuverteRéponse directe
Jérôme Dubu, vous abaissez à 12 mois la période d'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans, vous en pensez quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:06InvitéFait
« Quand le pic de retour à l'emploi, c'est quand on se rapproche très très près de la fin de l'indemnisation. »
- 5:52InvitéChiffre
« Je prends le Danemark, on est, depuis, je ne sais pas, 30 ans, on est à moins de 3% de taux de chômage. Au Danemark, c'est 5 mois, l'indemnisation. »
- 12:18InvitéFait
« Tous les pays européens de développement comparable à la France ont fait ça. En Allemagne, notamment, c'est 12 mois depuis des années. »
- 12:31InvitéChiffre
« Mais ça n'a pas fait en sorte d'augmenter la précarité. Ou en tout cas, ça permet à l'Allemagne d'avoir 3-4% de chômeurs contre 8% en France. »
- 13:28InvitéFait
« Or, le sujet, c'est ça. Pourquoi la protection sociale se casse la figure ? Pourquoi l'assurance chômage est en déficit ? Parce qu'on n'a pas assez de croissance. »
- 17:55InvitéFait
« Depuis un certain temps, les salariés ne cotisent plus sur l'assurance chômage. »
- 19:42InvitéFait
« Macron a supprimé la cotisation des salariés à la CEDIC en 2018. »
- 35:26InvitéFait
« je trouve non seulement que c'est normal, compréhensible, c'est même sain qu'il y ait un débat »
- 35:52InvitéFait
« le politique et l'économie sont intimement liés »
- 39:06InvitéChiffre
« 60% des Français souhaitaient qu'il y ait comme candidat à la présidentielle un chef d'entreprise »
- 39:16InvitéFait
« celui qui arrivait en tête c'était Michel-Edouard Leclerc »
- 40:04InvitéFait
« c'est documenté de partout, c'est quand j'ai confiance et quand je suis un minimum optimiste que je prends des risques »
- 41:08InvitéFait
« la confiance en l'avenir elle est quand même très très faible »
- 42:01InvitéFait
« est-ce qu'un chef d'entreprise ça ne serait pas mieux »
- 42:26InvitéFait
« Jean-Luc Mélenchon est là, c'est la première fois qu'il vient au MEDEF depuis qu'il est LFI »
- 43:29InvitéFait
« Marine Le Pen fait son retour devant les chefs d'entreprise »
- 47:40InvitéFait
« moi j'ai connu depuis 81 un certain nombre d'évolutions des présidentielles »
- 48:21InvitéFait
« celui qui est en tête ou celle qui est en tête n'est pas élu »
- 51:39InvitéChiffre
« il y a encore en moyenne entre 20 et 22% d'écart salarial entre les femmes et les hommes aujourd'hui en 2026 pour des postes équivalents »
- 53:18InvitéFait
« la fermeture la nuit des urgences de l'hôpital de Dinan »
- 59:05InvitéFait
« j'ai connu ça avec Euro Disney »
Temps de parole
- Présentateur31 %
- Invité19 %
- Invité 216 %
- Invité 316 %
- Invité 410 %
- Invité 54 %
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Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith. Antenne de Sud Radio avec nos débatteurs qui arrivent, qui s'installent en plateau. Bonjour à eux. Nous vous attendons également au 0826 300 300 pour vos réactions. Le premier sujet qu'on va aborder dans une poignée de secondes, c'est cette proposition d'Edouard Philippe qui suggère d'abaisser à 12 mois la période d'indemnisation au chômage pour les moins de 50 ans. Ça c'est une proposition, en tout cas moi, qui personnellement m'a interpellé. J'ai vraiment hâte d'entendre ce que vont penser nos débatteurs et surtout vous au 0826 300 300. Vous nous appelez, vous pouvez aussi réagir sur les réseaux sociaux, vous le savez bien.
Alex Saint-Etienne vous attend. Allez, je les accueille. Serge Guérin, bonjour. Bonjour. Vous êtes sociologue, auteur du livre L'amour. Quand l'amour n'a pas d'âge et l'amour non plus, aux éditions Michelon. C'est bien ça. Quand le sexe n'a pas d'âge et l'amour non plus. Alors vous voyez, il y avait marqué de l'amour. Mais effectivement, le sexe n'a pas d'âge. Et on adore le sexe autour de cette table. Voilà, ça y est. J'ai écrit là et aussi.
Non mais, Jérôme, Jérôme je lance. J'ai pas vu ça dans les sujets. Jérôme est interpellé. Peut-être que c'est un sujet que tu as ajouté.
Jérôme Dubu qui est là, consultant politique ancien élu de Paris. Comme ça, je vous présente. Oui, on va parler de sexe du coup avec vous, Serge Guérin. Avec plaisir. Je ne suis pas sûr que c'est toi à la thématique. Surtout pas à cette heure-là. Avec vous également, Anne Durez. C'est comme ça que ça se prononce. Absolument. Bonjour à tous. Bonjour. Président de l'association Femmes de Loi. Et puis, bonjour à vous, Jean-Baptiste. Bonjour. Excusez-moi, j'ai pas lu votre nom de famille. Canivet. Canivet aussi, pardon. C'est comme Canivet. Vous êtes, vous, adjoint au maire de la ville de Saint-Carné.
Saint-Carné.
Juste au sud de Dinan. Président de 1300 habitants. Président fondateur de l'agence de communication Sloop. Exactement. Voyez les amis, ça démarre fort. On est en pleine forme. Alors, cette proposition d'Edouard Philippe, qui veut abaisser à 12 mois la période d'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans. Je commence avec vous, d'ailleurs, Jean-Baptiste Canivet.
Écoute, je trouve que c'est une mesure de bon sens, qui va dans le sens des choses. Je réponds à la question un peu à côté. Moi, ce qui m'interroge, c'est moins les 12 mois que les 50 ans. Pourquoi s'arrêter à 50 ans et qu'à partir de 50 ans, est-ce qu'on a besoin d'avoir plus de temps ? Pour revenir sur les 12 mois... Oui, pourquoi pas 49 ? Pourquoi pas 60 ? Dans l'autre sens, est-ce qu'on est trop vieux pour retrouver un emploi ? Est-ce qu'on a besoin de plus d'énergie pour le faire ? Je ne sais pas. Sur les 12 mois, j'ai quand même l'impression que ça nous permet cette restriction de passer de 18 mois à 12 mois. D'ailleurs, comme l'Allemagne, si je m'abuse.
Ça permet d'avoir aussi une temporalité, un rythme qui engage un peu plus la recherche d'emploi. Après, c'est pareil. Généralisé sur l'ensemble d'un territoire, moi qui viens d'un territoire qui est moins dynamique, même s'il est attractif aujourd'hui, je pense qu'un jeune ou moins jeune entre Tréfumel et Saint-Caranaille de chez moi aura plus de mal à trouver un emploi qu'un jeune qui habite à Paris. Donc, 12 mois, ça ne serait peut-être même pas suffisant. Ça peut ne pas être suffisant dans certaines catégories de métiers et sur certains territoires. Serge Guerin, est-ce que c'est des magots ? Est-ce que c'est des magots ?
Non, ce n'est pas des magots parce que ça ne va pas plaire à tout le monde. Mais après tout, c'est quand même le principe d'un politique, c'est d'essayer d'avoir des positions. Ce qui est encore mieux, c'est qu'en plus, le politique a une vision. Je demande peut-être trop pour l'instant. Mais en tout cas, premier élément, le consensus économique est assez clair. Quand on réduit, le chômage globalement baisse. Mais quand on réduit, les gens acceptent parfois des métiers ou des salaires qu'ils n'auraient pas acceptés. Donc, on a un double système. Deuxième élément, on le sait partout, toute la littérature académique va dans le même sens.
Quand le pic de retour à l'emploi, c'est quand on se rapproche très très près de la fin de l'indemnisation. Donc, tout ça, il y a des réalités.
Est-ce que vous sous-entendez qu'au départ, on prend un peu son temps, on se la coule douce, et que quand on arrive contraint et forcé au terme de sa période d'indemnité, on se bouge un peu l'arrière-train ?
Alors, pour une partie de la population, une partie des gens se disent, j'ai un peu de temps avant de retrouver. Pour ceux qui ont la qualification. Je vais réfléchir, je vais me poser des questions, par exemple. D'autres vont se dire, on verra plus tard et j'en profite pour faire un tour du monde. Et puis, d'autres sont hyper inquiets et se démènent comme des dingues pour retrouver du boulot. Donc, tout le monde n'est pas pareil. Et tout le monde n'a pas non plus les mêmes perspectives. Parce qu'en effet, j'ai un diplôme, j'ai une expérience qui est valorisée sur le marché du travail.
Ce n'est pas pareil que je n'ai pas de diplôme ou j'ai une expérience qui n'est plus tellement dans le coût. Je suis dans un lieu géographique où il y a très peu d'emplois. Ce n'est pas pareil que je suis dans un lieu géographique où, pour une raison X ou Y, il y a des emplois. Donc, tout ça fait que c'est difficile d'homogénéiser. Mais n'empêche que, ce qu'on voit, c'est que ça pousse les gens à reprendre un emploi plus vite. Mais l'emploi, il est souvent moins bien payé qu'auparavant.
Et le sociologue que vous êtes en pense quoi exactement ? Parce que là, vous nous dites, bon, ça manque de vision.
Le sociologue que je suis dit, un, il y a une problématique de dynamique économique globale. C'est-à-dire que, par exemple, il y avait une idée, c'est quand le plein emploi est très fort, on réduit la durée d'indemnisation. Quand, en revanche, il y a des gros problèmes d'emploi, on l'augmente. Par exemple, ça peut être une question. Ce que je dis aussi, c'est qu'on a fait le choix en France, quand même, depuis très, très, très longtemps, d'un chômage de masse. Je prends le Danemark, on est, depuis, je ne sais pas, 30 ans, on est à moins de 3% de taux de chômage. Au Danemark, c'est 5 mois, l'indemnisation. Mais, on ne perd pas d'argent pendant les 5 mois.
Et il y a une pression, d'abord, il y a une pression sociale très forte. Et on est hyper suivi. Et il y a des formations qualifiantes hyper rapides. C'est-à-dire qu'on perd un peu d'argent quand on est au chômage, on n'est pas à taux plein. Exactement. Mais, c'est surtout, est-ce que vous êtes accompagné pour vous pousser à retrouver et vous aider à retrouver, ou est-ce qu'on vous laisse un peu tomber ?
Anne Durès, moi, je me tourne vers vous, parce que vous êtes le président de l'association Femmes de Loi. Est-ce que ça ne va pas créer plus de précarité, notamment chez les jeunes femmes ? Ou les femmes qui s'approchent de plus de la quarantaine, voire de la cinquantaine ?
Alors, c'est un risque. Vous le soulevez, c'est un risque réel.
Je ne veux pas vous stigmatiser à ça. Vous pouvez vous exprimer sur autre chose. Mais vu que vous avez ce côté un peu féministe, ça m'intéresse.
J'entends tout à fait ce que vous dites. Alors, plusieurs observations. On est dans une trajectoire, depuis plusieurs années, de réduction de la durée du chômage, en particulier des moins de 55 ans. Je ne vais pas reprendre tout le panel, mais au 1er septembre de cette année, sauf erreur de ma part, les moins de 55 ans verront leur durée d'indemnisation du chômage, réduite à 15 mois maximum. Deuxième observation, je crois qu'il ne faut pas caricaturer l'état d'esprit des personnes qui se retrouvent au chômage. Alors, il y a peut-être des gens qui en abusent. C'est possible. Mais je connais un certain nombre de personnes qui, hélas, j'allais dire, familièrement, pointent aux assédiques.
On ne dit peut-être plus ça comme cela. Qui aimeraient retrouver un travail. Voilà. Trans-travail, les amis. Même moi, j'étais pas un travail, les amis. C'est un travail. Mais les assédiques existent toujours. Voilà. C'est le résultat d'assurance. C'est toujours géré par les partenaires sociaux. L'expression que j'emploie traduit mon âge qui est un peu plus élevé que 50 ans. Donc, ma deuxième observation, ne pas caricaturer l'esprit des personnes qui se trouvent au chômage. Troisième observation, et ça, je dirais que tout ce qui favorise, tout ce qui peut inciter au retour à l'emploi, va dans la bonne direction.
Mais, et je reprends certaines, notamment une observation que vous avez faite, monsieur.
Serge Garen.
Voilà, Serge. La clé, à mes yeux, pour les femmes notamment, mais aussi pour les hommes, c'est la formation adaptée tout au long de la carrière. Pourquoi je parle de la formation ? Parce qu'aujourd'hui, on parle des seniors. Je reçois quand même de temps en temps des CV. À cinq ans d'expérience, on est senior. Moi, je veux bien. Donc, on n'est qu'à Cochime, à 50 ans, et puis, je ne sais pas comment qualifier, à 55 ou 60. La formation est clé. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans une période, on le sait, il faut faire des économies. Le développement de l'IA est massif.
Il entraîne des réductions d'emplois, et ce développement de l'intelligence artificielle va entraîner aussi des créations de postes, de métiers, qu'on ne connaît pas forcément tous aujourd'hui. Ce que je veux dire par là, c'est, s'il n'y a pas cette formation, s'il n'y a pas deux choses, de mon point de vue, je ne suis pas président de la République, ni candidate, mais il faut, premièrement, satteler... Vous en avez, en tout cas, la déclaration.
Non, mais je suis une citoyenne engagée.
Je suis une citoyenne engagée, au travers de femmes de loin notamment. Il faut deux choses majeures, à mon avis, il faut que ce soit une priorité nationale. Premièrement, il faut réfléchir très sérieusement aux postes, aux métiers de demain. Demain, ce n'est pas dans cinq ans, parce qu'on ne les connaît pas les métiers dans cinq ans. Non, sinon c'est dans cinq ans. Il faut, voilà, ça aura changé de président peut-être, il faut vraiment travailler là-dessus. Quels sont les métiers d'aujourd'hui et des années à venir ? Pour orienter les formations.
Et deuxièmement, un accompagnement efficace, mais vraiment efficace, pour que, si je suis au chômage demain, je n'ai pas envie qu'on me propose un poste qui n'aura rien à voir avec mes compétences et mon expérience. Et comme vous l'avez signalé, que je serai contrainte d'accepter pour pouvoir continuer à vivre. Et je dirais, ce seuil dernier point des moins de 50 ans, il faut quand même y faire attention, parce qu'à 48 ou 49 ans, on n'a pas forcément terminé de rembourser son emprunt immobilier, son achat immobilier. Donc on va se retrouver dans une période ciseau où on aura beaucoup moins de revenus, une pression pour retourner travailler.
La pression, ce n'est pas forcément mauvais, mais en même temps, un risque de paupérisation que vous avez souligné. Donc, en synthèse, la formation tout au long de la carrière est absolument clé. Formation efficace et adaptée.
Dans un instant, avec Jérôme Dubuc, on n'a pas encore entendu, vous au 0,826, 300, 300, est-ce que ça vous fait réagir ça ? Est-ce que les moins de 50 ans devraient voir leur indemnisation chômage baisser à 12 mois ? En tout cas, on le voit pour vous, Jean-Baptiste Canivet, par exemple, vous êtes inquiet pour les jeunes, notamment, parce que dans des communes qui ont une conjecture territoriale particulière, c'est difficile de trouver du boulot, même quand on est jeune, même quand on est qualifié. Allez, on revient tout de suite sur Sud Radio.
Ça vous fait réagir le sujet que nous abordons ce matin dans nos débats de l'été, avec nos débatteurs autour de la table, Jean-Baptiste Canivet, Anne Durez, Jérôme Dubu et Serge Guérin, qui sont avec moi, et également au Standard, on va accueillir dans un instant Aurélien au 0,826, 300, 300. Vous pouvez aussi continuer à appeler, parce qu'il y a Manu qui vous attend. Jérôme Dubu, vous abaissez à 12 mois la période d'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans, vous en pensez quoi ?
Moi, je vais vous, d'abord, c'est Édouard Philippe qui a fait cette proposition. Donc, je vais represser ça dans son contexte. Moi, je vais faire une réponse assez courte en deux temps, si vous le permettez. Premier temps, la technique. Bon, effectivement, on constate que lorsqu'on réduit la durée d'indemnisation du chômage, en règle générale, effectivement, ça pousse au retour à l'emploi, puisque vous n'avez plus de ressources. Donc, ça vous pousse un peu plus à faire en sorte de retrouver un emploi plus rapidement. Ça, c'est le premier point. Donc, la technique elle-même, elle est plutôt positive pour faire en sorte de baisser le chômage.
Tous les pays européens de développement comparable à la France ont fait ça. En Allemagne, notamment, c'est 12 mois depuis des années. Mais ça n'a pas fait en sorte d'augmenter la précarité. Ou en tout cas, ça permet à l'Allemagne d'avoir 3-4% de chômeurs contre 8% en France. Bon, c'est pas seulement ça, mais ça y participe. La deuxième réponse, elle est évidemment politique. Et là, je me pose des questions sur M. Philippe. Pourquoi ? Parce qu'on va égrener comme ça pendant 10 mois des mesures techniques qui relèvent d'un premier ministre et pas d'un président ? Enfin, qu'est-ce que ça veut dire ? On va avoir des mesures comme ça, tous les jours ? Je vois Glucksmann qui a des mesures aussi.
Je vois Mélenchon qui a des mesures. Mélenchon, un peu moins, il a une vraie vision. Je ne la partage pas, mais il faut reconnaître qu'il a une vraie vision. Mais là, Philippe, non, ce n'est pas ça la présidentielle. La présidentielle, c'est d'avoir une vision. Or, le problème essentiel de la France aujourd'hui, c'est son manque de croissance. On est depuis 10 ans à 1%, un peu moins de 1% de croissance. Alors, il y a eu le Covid. On a eu moins 4, moins 5. Bon, ça, c'est une période particulière. Et puis ensuite, on s'est rattrapé. On a eu plus 3, plus 4. Mais depuis, on est quoi ? On se traîne à 1%. Or, le sujet, c'est ça. Pourquoi la protection sociale se casse la figure ?
Pourquoi l'assurance chômage est en déficit ? Parce qu'on n'a pas assez de croissance. Ce n'est pas notre modèle qu'il faut remettre en cause. C'est faire en sorte qu'on ait plus de croissance. C'est là-dessus qu'on attend les candidats à la présidentielle. C'est là-dessus qu'on attend M. Philippe. Ce n'est pas sur l'assurance chômage. Ça, c'est une mesure technique qui relève d'un Premier ministre. Donc, voilà. Je suis très déçu.
Je ne suis pas de faire une Sarkozy 2007 avec la France qui doit travailler plus pour gagner plus.
Mais ça, c'est une vision aussi qu'on avait à l'époque et qui a plutôt pas mal marché.
Du coup, ça s'en réchauffait, en fait.
Non, mais ce n'est pas travailler plus pour gagner plus. C'est avoir une vision de ce qui va se passer dans les 10 prochaines années.
C'est en prendre aux chômeurs qu'on voudrait faire passer puisqu'il y a plus de 8% aujourd'hui de chômage, 8,03, qu'on voudrait faire passer pour des feignasses.
Non, ce n'est pas vrai. D'ailleurs, Anne l'a dit tout à l'heure, moi, j'en connais autour de moi, ce sont des gens qui recherchent un emploi. Ce n'est pas ce que je dis.
Je ne suis pas en train de dire que les chômeurs sont des feignasses. Je suis en train de dire que c'est ce pourquoi on essaie de les faire passer dans le discours politique. Ce n'est pas ce qu'il faudrait faire. Pour l'instant, d'Edouard Philippe. On va voir si d'autres s'emparent de la question. Aurélien, 0826-300-300, bonjour.
Oui, bonjour. Monsieur Dubus a repris un peu une partie de mon argumentation. Je ne vous connais pas, désolé. C'est du plagiat, Aurélien. Je crois vous connaître quand même. Je crois que vous avez connu du rapport au passé, y compris M. Guérin par le biais de la fête. Peut-être qu'il comprendra. Alors là, ce qui se passe en soirée, reste en soirée, les amis. Qu'est-ce que je veux dire ? Oui, en effet, je pense que ça partit plus d'une proposition anecdotique comme un catalogue. Et je constate que tous nos candidats depuis nos nombreuses élections présidentielles viennent à nous présenter des catalogues et comme a dit M. Dubus, sans véritablement projet de société.
Parce que c'est ça dont on a besoin. Parce que proposer ça, excusez-moi, je pense que ça partit plus de la démagogie qu'autre chose. Et puis par ailleurs, est-ce que ça ne cache pas un autre souci que l'État voudrait nous cacher ? Il me semble que c'est en 2022 ou 2023 que l'État a ponctionné, je ne dirai pas le chiffre parce que je ne l'ai plus en tête, beaucoup de milliards dans la cagnotte de l'UNEDIC. Et aujourd'hui, en effet, l'UNEDIC est en déficit, mais il n'a plus cette réserve qu'il avait précédemment. Et encore une fois, par contre...
Avec 8,03% de personnes au chômage, je veux bien. Et puis ça, c'est en tout cas pour les premières catégories, mais toute catégorie, c'est 17% quand même. Ça, on ne le dit pas.
Oui, oui, oui, oui, mais en même temps... Vous avez raison, Aurélien ?
C'est ça que je veux dire.
Il faut aussi qu'on nous donne une vision. Et puis, je ne sais plus qui parmi vos objets a dit cela, mais est-ce que ça ne suppose pas par ailleurs qu'on va opposer les uns aux autres ? Et puis, ça ne se supposerait pas que les gens qui sont au chômage sont un peu des feignants quelque part. Moi, je suis chef d'entreprise, mais je n'ai pas forcément cette vision-là. Donc, ça m'interpelle, pour le coup. Ça m'interpelle. Même si je ne sais que pas...
Ça tombe bien, pardonnez-moi, mais ça tombe bien que vous disiez que vous êtes chef d'entreprise. Moi, il y a une question qui me traverse quand même l'esprit. Parce que j'entends ce que vous dites les uns les autres autour de la table. Mais par contre, ça veut dire quoi concrètement ? C'est-à-dire qu'on va enfin voir le salaire brut se transformer en plus de net pour les personnes ? Parce que si vous réduisez la période d'indemnité, a priori, vous pouvez réduire les cotisations, non ?
Malheureusement, je ne suis pas sûr de ça compte tenu du fait que les assidiques sont en... Donc, ça veut dire une augmentation du coût de l'assurance. Vous savez, malheureusement, c'est souvent ce que prend l'État... C'est la finalité qu'utilise l'État, c'est de prendre davantage pour les cotisations. Mais en effet, je crois que c'est M. Dubus qui a dit également, que si on mettait de la croissance, si on redynamisait, ça générerait de toute façon davantage de cotisations. Et dans ce cas-là, il n'y aurait pas forcément besoin d'augmenter nos cotisations. Mais tout est lié, finalement.
Non, mais ce n'est pas augmenter les cotisations. C'est-à-dire que là, on est en train de nous dire qu'on va abaisser la période d'indemnisation pour les moins de 50 ans. Très bien, moi je dis OK. Et les cotisations, dans ce cas-là ? Si vous abaissez le temps, mais que je continue, moi, à cotiser la même chose, vous me donnez moins alors que je paye autant, ça veut dire que ça me coûte plus cher.
Je signale que depuis un certain temps, les salariés ne cotisent plus sur l'assurance chômage. Ah bah, les charges patronales, bien sûr que si. Mais non. Les salariés, regardez votre feuille de paye, vous verrez que vous ne cotisez plus pour l'assurance chômage depuis un certain nombre d'années. Mais votre patron aussi, Jérôme. Mais je parle des salariés, je ne parle pas des patrons, c'est deux choses différentes. Je vous parle des salariés. Les salariés, aujourd'hui, ne cotisent plus pour l'assurance chômage. Bon, ça n'a pas été financé. C'est une explication aussi du déficit actuel de France Travail, enfin des assédiques. Moi, qui suis chef d'entreprise, effectivement.
Alors, les chefs d'entreprise, ça coûte au patron. Après, dans l'équation que vous posez, c'est-à-dire moins d'assurance chômage, donc évidemment, moins de cotisations à payer pour les patrons pour pouvoir rembourser cette durée d'indemnité qui est moins élevée. Donc, pourquoi pas plus de dettes pour nos salariés ? Parce que vous mettez deux inconnus seulement dans l'équation. Derrière, il faut financer aussi tout notre modèle qui est en déficit. Éclaircissez-nous. Notre modèle global est en déficit. Approchez-vous du micro, s'il vous plaît. Notre modèle global est en déficit.
Et cette baisse de durée d'indemnisation, c'est moins pour faire baisser le chômage qui, structurellement, va baisser. Effectivement, parce qu'au bout d'un moment, si vous n'avez plus d'indemnité, vous n'êtes plus au chômage. Donc, vous sortez des chiffres. que pour pouvoir aussi rembourser, quelque part, le déficit du retraite, le déficit de notre modèle social. Et ça, on ne peut pas simplement dire « Bon, on va baisser la durée d'indemnisation, donc du coup, on va baisser les cotisations. » C'est un équilibre à deux inconnus. D'autant qu'en réalité, la baisse d'indemnisation, elle n'est pas faite pour refaire en sorte que la CEDIC soit excédentaire.
C'est quand même ce qu'elle avance au rayon.
Elle est pour faire en sorte de combler le déficit. Donc, si en parallèle, vous baissez le montant des charges qui ne portent plus que sur l'entreprise et non plus sur les salariés, puisque Macron a supprimé la cotisation des salariés à la CEDIC en 2018, si mes souvenirs sont bons, personne ne s'en est aperçu, mais c'est quand même un soulagement pour les salariés, eh bien, vous aurez un déficit qui sera le même. Qui sera le même. Donc, vous ne pouvez pas...
C'est-à-dire que vous n'attaquez pas à l'employabilité des personnes, mais vous attaquez n'y plus y avoir un problème de déficit. Mais c'est une mesure technique.
C'est ce que je disais tout à l'heure. C'est une mesure comptable. Sur une question de société, on est exactement là-dessus. Il y a une problématique de croissance, certes. Il y a une problématique de désindustrialisation. Il y a une problématique de capacité d'emploi, donc de formation. Il y a une problématique de niveau de travail. Il y a tout ça qui se joue. Et plutôt que, juste sur un petit point, c'est essayer d'avoir une vision un peu pré-globale de tout ça, un projet pré-globale, c'est-à-dire comment on fait pour relancer une capacité de travailler, une capacité de produire que l'on a largement perdue à partir des années 80.
On a perdu depuis les années 80 plus de 2,5 millions d'emplois dans l'industrie qu'on a gagné avec à peu près 2,5 millions d'emplois dans la fonction publique. Mais à un moment donné, tout ça se paye. Donc ça fait partie de l'enjeu. Et sans doute que, plutôt de dire juste sur un petit élément, comment on fait pour justement retrouver une croissance, une croissance qui soit équilibrée, qui respecte les enjeux écologiques, comment on fait face à l'IA qui est en train de se développer, qui pose un problème.
On avait fait une étude avec un collègue où on montrait que c'est étonnant, pour la première fois, c'est une révolution technologique qui va plutôt défavoriser les jeunes, y compris des jeunes formés, et plutôt favoriser des vieux parce que globalement, ils ont l'expérience. Et dans la période actuelle, il y a besoin de plus d'expérience qu'autre chose puisqu'on peut remplacer assez facilement des gens inexpérimentés avec de l'IA. Alors, ça durera ce que ça durera parce que les gens ont aussi découvert que c'est très très cher l'IA, c'est très très cher économiquement et c'est aussi très très cher écologiquement.
Donc, il faudrait réduire la perjambation de l'IA de l'IA depuis 50 ans, du coup. C'est eux qui trouveront du boulot à l'IA. Anne Durel. Oui, je n'y lève pas depuis 50 ans.
Anne Durel, si vous voulez.
Moi, je souhaite apporter un tempérament à ce qui a été dit sur le fait qu'un candidat, quel qu'il soit, puisse égrener une ou plusieurs propositions. Attendez, on ne va pas reprocher au candidat de s'engager, qu'on soit d'accord ou pas avec eux, sur certains sujets. On a vu par le passé que ne pas mener campagne pouvait être aussi assez gênant pour une élection présidentielle. Donc, moi, je fais confiance à tous les candidats, quels qu'ils soient, pour s'engager dans un débat et ça vient. Enfin, je veux dire...
Eh bien, justement, la question du débat passe c'est cette impression.
Il y en a au MEDEF, à l'AREF.
C'est après-midi, lors du Rassemblement des entreprises de France qui se tient à Roland-Garros, on va l'aborder dans un instant, justement, sur Sud Radio. Est-ce que vous trouvez normal qu'un débat présidentiel, le premier qui puisait, se tienne entre les mains du grand patronat, celui du MEDEF ? Qu'est-ce que c'est que c'est que c'est le grand patronat ?
Qu'est-ce que c'est cette qualification de grand patronat ? C'est la question qu'on se pose.
Jérôme, on débat après. Détonnez-vous. Je vais t'embrasser Aurélien qui est toujours avec nous. Merci Aurélien de nous avoir appelés. Je vous embrasse très fort, Aurélien. Allô ? Vous nous entendez ?
Oui, très bien, merci.
Vous avez été, comme nous, traumatisé par la réaction de Jérôme, c'est pour ça. Non, pas du tout. Bon, merci Aurélien, je vous embrasse. Allez, bougez pas sur Sud Radio et puis vous réagissez au 0826 300 300. Je crois que Jérôme est déjà en train d'appeler d'ailleurs le standard de Sud Radio. J'appelle le MEDEF. A tout de suite sur Sud Radio. Merci beaucoup, Jean-Paul Delpernet. Je rappelle, vos pronostics sont à retrouver sur le site de Sud Radio, sudradio.fr. Également sur l'application Sud Radio, vous pouvez télécharger sur iOS et Android. D'ailleurs, qui autour de la table a l'application Sud Radio ? Celui qui ne l'a pas, elle est virée. Vous l'avez ? Non. Ok, vous sortez. Jérôme Dubu ?
Non, non, je sors. Mais alors, mais qu'est-ce que c'est que ça ? Jean-Baptiste ? Il faut que je la retélécharge, j'ai perdu mon portable cet été. C'est pas possible. Vous me téléchargez cette application avant midi, messieurs, s'il vous plaît.
Y'a même qui l'avait ?
Ah bah, Anne Duré, elle l'avait. Anne va rester. Bravo Anne. Elle va voir, Anne. Anne va rester. Mesdames et messieurs, téléchargez l'application Sud Radio. C'est quand même la meilleure façon de nous écouter et de nous suivre. Allez, à tout de suite. Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith. Non mais vraiment, ça va, ça va plus. Même les débatteurs n'ont pas l'application Sud Radio, je vous jure. Est-ce qu'Anthony a la réalisation là ? Bien sûr, quelle évidence. Je continue l'évaluation. Manu au standard aussi. Oui, oui, il confirme aussi. Il confirme, voilà. Vous voyez ça, ce sont des vrais corporatistes.
Dans un instant, on va revenir sur ce débat qui se tiendra à débat économique cet après-midi lors de la REF, le rassemblement des entreprises de France à Roland-Garros sous la tutelle du MEDEF. Est-ce que vous trouvez normal que le premier débat présidentiel se tienne entre les mains – allez, je vais provoquer Jérôme Dubu – du grand patronat de France mais aussi des entrepreneurs de France ? Est-ce que vous trouvez normal que ce soit que ça se tienne là-bas ? C'est retransmis d'ailleurs en direct par nos confrères de LCI ? Mais avant cela, vous ne pourrez plus dire que vous ne l'avez pas dit.
C'est notre chronique de tous les jours à 11h avec Antoine Dizy où on revient sur un discours qui a été tenu par une personnalité politique dans l'histoire et qui a une résonance particulière aujourd'hui. Antoine, vous nous emmenez du côté de Lionel Jospin.
Exactement, nous sommes en 2002, 16 candidats sur la ligne de départ, un record sous la Ve République. A gauche, ils sont 8 à vouloir entrer à l'Elysée, trop de candidats, trop de voix dispersées et le 21 avril, le coup près tombe. Lionel Jospin termine 3e, derrière Jacques Chirac mais surtout derrière Jean-Marie Le Pen. Pour la première fois, l'extrême droite atteint le second tour d'une élection présidentielle. Le soir même, Lionel Jospin prend la parole.
Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche qui ont rendu possible cette situation, j'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l'élection présidentielle. 25 ans plus tard, difficile de ne pas y penser car pour 2027, les prétendants sont déjà nombreux. A gauche, chacun cherche encore sa place. Plusieurs candidats, plusieurs stratégies, plusieurs façons de vouloir battre les extrêmes. Mais cette fois, la bataille se joue aussi de l'autre côté. A droite et au centre, là aussi, les ambitions se multiplient.
Chacun veut être celui qui ira au second tour et pendant que les candidats s'accumulent, les voix, elles se divisent. En 2002, quelques points avaient suffi pour tout faire basculer. En 2027, le premier tour pourrait lui aussi se jouer à très peu. Alors maintenant, reste à savoir qui fera le même discours en avril prochain ?
Sans cynisme aucun, faudrait-il que la gauche fasse les scores de Lionel Jospin à l'époque ? Ce qui n'était pas le cas en 2017 ni en 2022. Ce n'est pas, messieurs en plateau. Moins qu'on puisse dire. 6,36% pour Benoît Hamon et 1,75% en 2022 pour... Oui, mais Mélenchon
a fait plus que Jospin.
Oui, bien sûr. Mélenchon est de gauche en ma connaissance, non ? Un point sur les réseaux sociaux avec vous, Alexandre Saint-Etienne.
Oui, vous avez été très nombreux à réagir autour de cette question sur le chômage. Comme Édouard Philippe, êtes-vous favorable à abaisser la durée d'indemnisation à 12 mois maximum pour les moins de 50 ans ? Eh bien, pour 76% d'entre vous, c'est non. Avec par exemple Carole qui nous dit « C'est une honte absolue. Tout est fait pour tordre le bras des chômeurs et qu'ils acceptent les emplois les plus difficiles avec des salaires minables. Où va le pognon des cotisants ? » Ou encore Virginie qui nous explique qu'à partir du moment où les gens ont cotisé sur leur salaire, ce droit ne doit pas être modifié juste pour permettre à d'autres de ne pas renoncer à leurs privilèges accordés par l'État.
Je ne sais pas si vous avez entendu respirer en plateau, mais ça sentait l'exaspération à la réaction de nos... Jérôme Dubu et Jean-Baptiste Canivet. Ça vous fait réagir ce que vient de dire Carole ?
Oui. Encore une fois, c'est plein de bon sens, évidemment. Merci Alexandre. Il y a une question qu'on peut se poser pour terminer là, c'est que les personnes qui ont cotisé éventuellement pour avoir 18 mois de chômage maintenant se retrouvent un peu gros gens comme devant. Donc il y a aussi une part d'égalité par rapport à ça. Non mais ça reprend... Moi je trouve très intéressante et je m'y attendais. Je m'attendais à ce que ce soit 80% de négatif pour la mesure. Ça prouve qu'on ne peut pas, contrairement à ce qu'a dit Anne tout à l'heure, quand on est candidat à la présidentielle, égrener des mesures comme ça parce que finalement ça n'a aucun...
J'allais dire, c'est pas contextualisé, c'est balancé comme ça, on ne sait pas très bien pourquoi, c'est mal expliqué, c'est repris plus ou moins bien par la presse. Bref, au total, qu'est-ce qui se passe ? On perd des électeurs, c'est tout. Voilà.
Anne Durez ?
Et quand je regarde les sondages, c'est exactement ce qui se passe pour Édouard Philippe. Il est en train de perdre des électeurs. Anne Durez ? Écoutez, je...
Vous entendez ce qu'il y a à la réaction ? Oui, je fais ce constat.
Moi, je vous ai dit ce que j'en pensais tout à l'heure de cette proposition.
Je ne parle pas de la proposition d'elle-même, mais davantage de l'indignation qui nous est transmise sur les réseaux de Sud Radio.
Je comprends l'indignation. Et l'une de vos auditrices a bien souligné le fait, un, l'état d'esprit des personnes qui sont au chômage, et deuxièmement, je le redis, pardon, je me répète, la formation est clé. Je veux dire, c'est clé à tout âge.
Quand on veut se former aussi.
Alors là, je suis certaine que beaucoup souhaitent se former. Mais on arrive à un moment, encore une fois, où il n'y a plus d'argent. Quand on peut aussi. Quand on peut. Oui, il y a aussi des scams. Il y a des budgets qui sont dédiés pour ça.
Parfois, on vous présente, non mais moi, j'ai déjà entendu des témoignages de personnes qui disaient, on me propose des formations, mais rien qui ne me corresponde
ou qui ne m'intéresse. Mais après, il y a un budget de formation personnelle qui permet aussi d'aller vers des formations qu'on souhaite faire. L'OPCO, on parlait d'application tout à l'heure, mon compte formation c'est téléchargeable, on voit à quel niveau on est de budget formation et derrière, il y a tout un éventail, un annuaire d'organismes agréés qui nous permettent de choisir la formation qu'on veut. Béniste, cuisinier, photographe, IA. Anne a raison, la formation tout au long de la vie, c'est très important. Il n'empêche qu'en parallèle, encore faut-il qu'on crée des emplois, qu'on ait une économie qui crée des emplois.
Parce que si vous formez sans qu'il y ait de création d'emplois en parallèle, or qui crée des emplois, c'est jusqu'à nouvel ordre le secteur privé.
Serge Garin, sociologue que vous êtes, vous entendez-vous quand nos auditeurs et auditrices sont exaspérés par ce genre de formule ?
Oui, bien sûr que je l'entends et il y a aussi pour beaucoup se dire quelqu'un qui est en surplomb qui nous fait la leçon. Il y a quand même quelque chose autour de ça par rapport aux élites, par rapport aux énarques qui, je rappelle, sont fonctionnaires donc n'ont aucun risque par rapport à l'emploi.
Donc il y a aussi tous ces éléments-là qui peuvent jouer et donc il y a aussi sans doute un sentiment bien mal, ce n'est pas mon rôle de juger, mais un sentiment de se dire on est pris pour pas grand-chose, on est méprisé et donc il y a quelque chose qui est très très puissant en France, pas qu'en France mais en tout cas qui est très très puissant en France, de se sentir méprisé par ce duo pour aller très très vite. Justement, ce duo, on va en parler. Trop fort !
Ce duo, justement, le grand patronat comme n'aime pas l'appeler Jérôme Nubu, en tout cas, les entrepreneurs de France, je sais que ça vous exaspère, je le fais exprès Jérôme.
Mais j'ai bien compris qu'on m'exaspérait ce matin.
Mais je le fais exprès, j'aime bien me voir dans cette étape parce que c'est là où vous êtes le meilleur et que vous donnez le meilleur de vous-même mon cher Jérôme. Et vous savez à quel point je vous aime. Justement, vous trouvez normal que le premier débat présidentiel avec les candidats présumés parce que pour l'instant ils n'ont pas les parrainages, on ne le saura qu'au mois de janvier ça, mais pour l'instant les candidats présumés, ceux qui en tout cas se disent en lice et sont partis pleines balles pour cette candidature à l'élection présidentielle, que ça se tienne entre les mains du MEDEF, le syndicat du patronat si vous préférez Jérôme, de manière générale.
Non, d'abord le MEDEF ce n'est pas le syndicat du patronat, c'est le syndicat des entrepreneurs, ça s'appelle le mouvement des entreprises de France et il y a à peu près 200 000 adhérents et comme je l'ai dit tout à l'heure sur les 200 000 adhérents il y a 199 000 PME donc c'est plutôt le mouvement des entreprises petites et moyennes alors je sais bien qu'après évidemment les grandes entreprises sont aussi adhérentes au MEDEF mais moi je trouve tout à fait légitime que les entrepreneurs invitent les candidats à la présidence je ne comprends pas cette question pourquoi, pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas le MEDEF enfin je...
c'est une question d'emploi du temps aussi c'est pas ce genre d'actif c'est bien français ça la date de rentrée correspond aussi à la première occasion pour les candidats de s'exprimer après l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt et je trouve je trouve je trouve raisonnable que les entrepreneurs écoutent peut-être en premier les présumés candidats même si on ne se fait pas trop de doutes sur les signatures bien qu'il n'y en ait que 7 sur les dizaines qui se sont déclarées aussi il n'y en a que 7 je rejoins Jérôme c'est pas le grand patronat c'est l'organisation des entrepreneurs et parmi ces entrepreneurs vous avez compris que c'était volontairement provocateur parce que dans l'esprit des gens le MEDEF c'est très souvent associé au grand patronat au grand patron bien sûr évidemment mais c'est une image qu'il faut combattre moi je suis administrateur du MEDEF des Côtes d'Armor j'ai une entreprise de 15 personnes j'y suis active j'y serai tout à l'heure mon président qui a une entreprise qui s'appelle Massé Entreprise pour ne pas faire de promotion mais qui fait de la campanologie donc des cloches des carillons à une belle PME costar-mauricaine mais qui n'est pas Bouygues qui n'est pas AXA qui n'est pas la Société Générale et c'est plutôt ces gens-là qui représentent le MEDEF aujourd'hui et ça il faut le prendre en compte évidemment il y a une question d'image qu'il faut combattre et je continuerai à le faire pour dire comme Jérôme et comme d'autres que le MEDEF est représentant des petits patrons
on revient dans un instant si ça vous fait réagir évidemment vous nous appelez au 0826 300 300 et puis j'entendrai Anne Durez et Serge Guérin évidemment vous avez le droit à la parole chers amis on ne vous censure pas
même si on n'est pas au MEDEF même si vous n'êtes pas au MEDEF
au contraire
le MEDEF laisse la parole
surtout d'ailleurs parce que j'ai l'impression qu'on n'a que ça des gens du MEDEF ah bon ? qui ça ?
pas suivez mon regard à tout de suite sur Sud Radio Anthony Martin Smith je peux vous dire les amis qui nous écoutez sur Sud Radio que en plateau c'est très animé alors j'espère qu'ils vont être autant animés à l'antenne qu'en antenne à Durez qui est là Jean-Baptiste Canivet Jérôme Dubu et Serge Guérin qui sont avec nous en plateau la question que l'on continue de se poser je voudrais entendre Anne Durez là-dessus est-ce que vous trouvez normal que le premier débat présidentiel avec 7 candidats présumés sur 10 je vous détaillerai lesquels dans un instant se tiennent entre les mains du MEDEF le syndicat des patrons d'entreprise si vous préférez Jérôme Dubu puisque je sais que vous ne voulez pas entendre parler de grands patronats ni de patronats de France même si quoi qu'il arrive ça reste des patrons Anne Durez
je trouve non seulement que c'est normal compréhensible c'est même sain qu'il y ait un débat c'est sain qu'il y ait un débat parce que
oui mais est-ce que c'est sain qu'ils se tiennent entre les mains des patrons
non mais les patrons il y a des patrons de grandes entreprises du CAC 40 des patrons de PME de TI et de TPE ça c'est la première chose ensuite et les auditeurs le comprennent bien et je pense tout le monde ici autour de la table le politique et l'économie sont intimement liés enfin je pense qu'on peut être tous d'accord là-dessus pourquoi c'est intimement lié parce que le politique prend des décisions les fait voter décisions qui vont ensuite s'appliquer aux entreprises donc si les entreprises ne sont pas en capacité de faire valoir leurs arguments leurs attentes leurs préoccupations je pense que c'est quand même dangereux pour le futur de l'économie dans notre pays ça c'est le premier point que je voulais dire ensuite j'ai suivi un peu les débats de la REF il y a aussi d'autres débats il va y en avoir un cet après-midi entre les représentants d'un certain nombre d'entreprises des Outre-mer parce que je pense qu'il est très important de ne pas oublier nos Outre-mer et les politiques absolument donc ça c'est important aussi de le souligner donc pour ceux qui souhaitent écouter cela ce sera possible cet après-midi et il y a aussi eu un débat hier en fin de journée entre des jeunes parlementaires et le MEDEF donc encore une fois il n'y a pas eu que les représentants des grandes entreprises ça c'est le c'est un point que je voulais souligner et puis ensuite
mais vous entendez quand même que les françaises et les français associent très souvent le MEDEF aux grandes entreprises
mais par ignorance probablement et ça ça a été souligné à juste titre par Jérôme Dubu par toutes les personnes présentes ici autour de cette table c'est pas le grand patronat contre les autres puis vous savez le grand patronat les grandes entreprises travaillent souvent avec des PME ou des TPE donc il faut écouter tout le monde les entreprises participent au débat démocratique et je l'ai dit au début de mon intervention il est sain qu'il y ait ce dialogue et d'ailleurs les politiques vont aller rencontrer aussi les autres corps intermédiaires les enseignants les agriculteurs les syndicalistes et c'est ça on reproche souvent aux politiques de ne pas assez dialoguer voilà le dialogue a lieu commence vous l'avez dit il se trouve que la REF se tient fin août bon bah c'est très bien
à 16h45 à Roland-Garros retransmis en direct chez nos confrères de LCI présenté par notre consoeur Amélie Carouer et les candidats et les candidats présumés pour l'instant parce que en tout cas ils sont positionnés mais ils n'ont pas encore les parrainages il y aura notamment Marine Tondelier les écologistes Bruno Rotaillot les républicains Edouard Philippe Horizon Jean-Luc Mélenchon la France insoumise Marine Le Pen Rassemblement National Raphaël Glucksmann Place Publique et puis Gabriel Attal Renaissance Serge Guérin
alors première chose je voudrais rappeler quand même que quand on demande aux français en qui vous avez confiance ils mettent très très haut alors non pas les très grandes entreprises mais ils mettent très très haut les PME entreprises moyennes donc il y a quand même un truc les entreprises de proximité qui est quand même un vrai sujet c'est-à-dire que les politiques arrivent autour de 10% de confiance c'est tout en bas et les entreprises arrivent quand même tout en haut donc il y a aussi une réalité à prendre de ce côté-là deuxième élément en vous écoutant je repensais qu'il y avait une étude qui a été demandée et 60% des français souhaitaient qu'il y ait comme candidat à la présidentielle un chef d'entreprise celui qui arrivait en tête c'était Michel-Edouard Leclerc je ne pense pas bien pas bien ce n'est pas le sujet mais en tout cas on voit bien qu'il y a quand même une attente de plein de gens pour dire peut-être qu'il faudrait des gens qui connaissent un peu l'entreprise Mathieu Pigat Mathieu Pigat c'est un chef d'entreprise et un politique averti quand même aussi on a Xavier Niel aussi c'est quand même intéressant de se dire que 60% des français aimeraient bien se disent qu'après tout un chef d'entreprise serait peut-être plus efficace qu'une personnalité politique je ne dis pas c'est bien c'est mal ce n'est pas le sujet en tout cas il y a quand même cet élément là troisième élément notion de confiance on parlait de croissance de développement économique on sait bien alors là c'est documenté de partout c'est quand j'ai confiance et quand je suis un minimum optimiste que je prends des risques si je n'y crois pas je prends moins de risques ça fait partie du jeu Bernardo se disait l'espérance c'est un risque à prendre donc je prends mon risque quand j'ai un peu d'espérance c'est beau ce que vous nous dites répétez ça ça j'aime bien l'espérance c'est un risque à prendre Georges Bernardo notez mesdames et messieurs
non mais vraiment c'est des petites phrases comme ça qui font du bien aussi
mais oui et du coup si je ne suis pas optimiste si je n'y crois pas minimum je ne vais pas me lancer et donc du coup on sait bien que le développement économique il est entre autres que des entreprises toutes petites moyennes grosses tout ce qu'on voudra c'est aussi qu'il y ait des gens qui disent allez j'y vais je vous s'en fais une autre prends ton risque à force de te regarder ils s'y feront on a René Char et Bernardo c'est un peu mais du coup il y a ça aussi donc les politiques ils ont aussi un enjeu majeur est-ce que vous me faites un minimum confiance par rapport à mes projets et pas juste une petite réformette dans un coin ou pas et donc après tout que le MEDEF ait profité de ce truc là il y avait la question chronologique et il y a en effet il y a une problématique majeure de confiance parce que là en ce moment la confiance en l'avenir elle est quand même très très faible du coup qu'est-ce qui se passe on ne recrute pas du coup même je suis prof en école de commerce même sur l'apprentissage on a plus de difficultés parce que les boîtes se disent je ne vais peut-être pas y aller là tout de suite parce que je ne sais pas trop ce qui va se passer en mai donc il y a quand même tout ça qui se joue donc de ce point de vue là il me semble que le MEDEF joue son rôle puis il y a aussi un truc un petit peu au sein du MEDEF il y a le MEDEF puis je vous rappelle qu'il y a un autre organisme qui s'appelle la CGPME on peut être je crois des rendez-vous c'est malin d'ailleurs comme changement de nom et c'est très très malin le patron de ce truc là est très très malin mais c'est aussi intéressant parce qu'ils ont aussi des enjeux entre eux un peu comme les syndicats de salariés de se dire il faut que j'existe donc il y a tout ça qui se joue donc de ce point de vue là ils ont bien joué chronologiquement ils ont bien joué politiquement et encore une fois ils répondent en partie à une problématique réelle des français qui disent est-ce qu'un chef d'entreprise ça ne serait pas mieux et une problématique réelle des entreprises c'est bazar de sort si on n'a pas confiance on n'y va pas je ne suis vraiment pas sûr qu'un chef d'entreprise puisse être un bon président c'est vraiment deux mondes qui sont totalement différents et je pense que ça ferait un mauvais politique je dirais deux choses la première chose c'est que dans la liste que vous avez donnée tout à l'heure des participants à l'ESET il y a quand même une première c'est que Jean-Luc Mélenchon est là c'est la première fois qu'il vient au MEDEF depuis qu'il est LFI il est venu en tant que qui se normalise alors ?
j'en sais rien mais en tout cas il envoyait les années précédentes il envoyait bon part en règle générale là c'est lui qui vient en tant que candidat c'est quand même une première c'est une vraie question
que je vous pose du room
il se normalise ? écoutez oui comme d'habitude quand vous êtes à 15% et que vous voulez aller à 20-22 vous vous normalisez c'est ce qu'il fera d'ailleurs ce qu'il a toujours fait il a toujours fait c'est pas une nouveauté et puis deuxièmement
il va aller chasser sur les terres du centre et de la droite ?
je ne sais pas s'il va aller chasser sur les terres du centre et de la droite mais il va essayer de rassembler au-delà des 15% qui lui sont quasiment acquis aujourd'hui regardez on en parle c'est une occasion pour lui de prendre la parole la preuve on en parle ce qui m'inquiète quand même le fait que ce soit si tôt m'inquiète sur le contenu des échanges et du débat et puis le deuxième point c'est que Marine Le Pen fait son retour puisque avant c'était Jordan Bardella qui venait aux rencontres des entreprises de France les années précédentes c'était toujours lui on pensait que ce serait lui bon ça a changé c'est quand même une nouveauté aussi parce que Marine Le Pen fait son retour devant les chefs d'entreprise avec des rapports entre les deux qui ne sont pas toujours très faciles
dans un instant votre regard sur l'actualité coup de coeur ou coup de gueule Jérôme ce sera vous en avez un ?
non c'est un coup de gueule c'est une mise en garde
sur ?
les sondages
les sondages Anne Durez vous en aurez ?
oui absolument un coup de coeur pour Yvette Roudy que les plus jeunes ça peut prêter un sourire Yvette Roudy et Sophie Adnaud qui ne sont pas de la même génération mais deux coups de coeur pour deux femmes très bien Jean-Baptiste Canivet vous voyez un coup de gueule sur la fermeture des urgences de l'hôpital de Dinan Serge Garin ça sera un petit coup de coeur
sur ? sur un livre sur un livre vous voulez pas nous dire lequel ? si je peux oui
allez-y une vie bouleversée une vie bouleversée
et je rappelle vous vous êtes auteur de Quand le sexe n'a pas d'âge et l'amour non plus aux éditions Michelon ça ça va m'intéresser on va parler entre nous on revient dans un instant sur ce bras du coup vous réadissez évidemment au 0826 300 300 on enregistre des débats de l'été 10h-13h Anthony Martin Smith de retour avec vous mes amis au 0826 300 300 vous nous appelez pour réagir aux différents sujets qui nous occupent depuis tout à l'heure il y aura la radio libre avec vous à partir de midi 15 à partir de midi je recevrai la cofondatrice du Nutri-Score on parlera notamment de comment bien manger à cette rentrée au midi 40 mon invité avec Clément Barguin Johan Gillet député Rassemblement National du Gard et aussi directeur adjoint de la campagne de Marine Le Pen ça va être intéressant je pense comme échange et puis toujours autour de cette table Jean-Baptiste Canivet Anne Durez Jérôme Dubu qui est en forme Serge Guérin qui l'est tout autant toujours et curieusement ils sont à ma droite vous êtes très bons aussi mais à ma gauche ils sont en forme aussi la gauche se porte bien mesdames et messieurs la forme au 0826 300 300 probablement que vous aussi ça va bien Serge Guérin ça tombe sur vous en parlez de votre livre tout à l'heure quand le sexe n'a pas d'âge et l'amour non plus aux éditions Michelon mais c'est pas de celui-là dont on va parler bien dommage d'ailleurs puisque j'avais envie de parler de sexe mais vous allez nous parler de toute autre chose
un coup de coeur un coup de coeur c'est pas un livre du tout récent c'est un livre d'Ethie Elissom une vie bouleversée Ethie Elissom alors il y a un documentaire une série qui est passée sur Arte qui reprend un peu son histoire et alors elle parle de sexe d'ailleurs dans le livre mais globalement pour la faire courte d'abord c'est écrit de manière extraordinaire de manière magnifique je la fais courte c'est une jeune femme juive Hollande en Hollande et puis elle écrit son journal et en fin de compte elle garde jusqu'au dernier jour parce qu'elle sait très bien comment ça va se terminer elle garde jusqu'au dernier jour une espèce de truc en disant faut que je sois là faut que je sois présente faut que j'aide les autres et ainsi de suite et c'est autour de sa vie elle continue à se poser des grandes questions métaphysiques qu'est-ce que je vais devenir bref plein de choses sur la croyance sur Dieu et c'est un pour moi c'est un espèce de livre de joie et d'espoir alors même que le sujet est absolument dramatique mais elle l'écrit alors elle a fini dans les camps mais ça aurait été une écrivain extraordinaire et donc c'est une manière aussi de se calmer un peu de se dire il y a quand même des choses beaucoup plus graves que nos petites histoires donc c'est aussi c'est là le lien
avec votre regard sur l'actualité parce que je ne vous suivais pas
remarquez l'antisémitisme est vraiment d'actualité donc on peut faire un lien très très fort de ce point de vue là et dans les 7 candidats qui vont intervenir tout à l'heure on en trouvera il n'y a pas que Jérôme que je mets en boîte je vous rassure tout le monde prend le même tarif il y a des bons clients ici non mais pour reprendre ce que dit Serge j'ai regardé j'ai essayé de regarder le premier épisode de la série sur Arte je n'ai pas lu le livre je n'ai rien compris je n'ai strictement rien compris parlez-nous de votre coup de gueule j'ai dû m'arrêter votre coup de gueule alors mon coup de gueule ce n'est pas un coup de gueule c'est un avertissement une mise en garde sur les sondages tout le monde fait des sondages en ce moment il y en a deux qui sont sortis dont celui de Sud Radio LCI et le Figaro je crois qui est fait par l'IFOP sur les présidentielles moi j'ai connu depuis 81 un certain nombre d'évolutions des présidentielles je les ai suivis j'y ai participé j'ai milité etc et il s'est présenté non pas encore mais il s'est présenté tout est dans le pas encore on a regardé on a regardé un peu tout ça et lorsqu'on est au mois de septembre de l'année qui précède l'élection elle a lieu au mois d'avril-mai en général celui qui est en tête ou celle qui est en tête n'est pas élu vous regarderez sauf un cas en 87 Mitterrand était déjà réélu au mois de septembre 87 pour 88 et Macron 2022 voilà et Macron 2022 quoique les écarts se sont réduits mais enfin bon voilà donc il faut faire attention et moi je n'aimerais pas qu'on ait une course au sondage alors je sais que ça intéresse les gens pour partie je les trouve d'ailleurs pas très très fiables on a vu au municipal que monsieur Hollas était élu avec 60% mais finalement il a perdu donc tout ça est à prendre avec des pincettes et donc je mets en garde
il y avait eu le débat il n'y avait pas été bon oui mais il n'y a pas eu ça ça m'a été très déterminant
enfin un mois avant il est donné 60-40 dans les sondages
le débat n'a pas été bon du tout Jérôme mais dans ces cas-là ça va payer cher regardez Marine Le Pen Emmanuel Macron elle l'a payé aussi cher
on ne perd pas 20 points dans les sondages avec un débat vous avez raison ça n'existe pas on sait que la capacité de faire une campagne joue énormément il n'a pas perdu 20 points bah si il était 60 il était à 60 il a perdu il a perdu 20 points
jusqu'à la dernière minute c'était quand même très serré
vous rappelez vous quand même ah non non non un mois avant il était à 60 il a perdu 20 points mais en 80 Giscard était réélu en 87 Barr était élu voilà c'est ça merci pour la précision en 94 Bédouard Valadur était élu
il n'a pas perdu 20 points
même au premier tour quasiment enfin bref faisons attention
oui
et n'aigrénons pas des sondages comme ça qui forment l'opinion en disant c'est madame ou c'est monsieur un tel qui seront au deuxième tour qui sera élu etc moi je crois que tout est ouvert tout peut arriver et donc soyons prudents sur l'évaluation et sur la connaissance des sondages
Anne Durez vous ce soit quoi du coup un coup de coeur je crois
un coup de coeur pour deux femmes deux femmes de deux générations bien différentes la première Yvette Roudy pourquoi mon coup de coeur c'est une femme qui nous a quitté il y a quelques jours alors je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de lui rendre hommage c'est une grande pionnière du féminisme c'est la première femme qui a été ministre en charge des droits des femmes avec un ministre de plein exercice donc elle a joué un rôle vraiment très important dans la lutte en faveur de l'égalité notamment professionnelle entre les femmes et les hommes et pourquoi je pense à elle parce que en dépit elle était ministre en 1983 vous faites le calcul ça fait 42 ans si je ne fais pas d'erreur
oui 43 ans
plus de 40 ans plus de 40 ans merci regardez comment
les sociologues parfois peuvent être imprécis merci de vos encouragements
bref tout ça pour dire qu'il a fallu plusieurs lois quand même important de le souligner il a fallu plusieurs lois dont l'une d'elles assez récemment qui parle d'égalité réelle réelle entre les femmes et les hommes donc ce que je veux dire par là c'est que les combats en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes et notamment c'est ce qu'on fait au sein de Femmes de loi de la promotion de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes c'est un combat qui malheureusement je dis malheureusement est encore reste à mener un chiffre il y a encore en moyenne entre 20 et 22% d'écart salarial entre les femmes et les hommes aujourd'hui en 2026 pour des postes équivalents il faut en parler au grand patronat Georges Dubé très bien seconde femme donc son combat est important seconde femme alors là elle est dans l'actualité Sophie Adnaud
une grande femme aussi
deux rôles modèles Sophie Adnaud bon elle est formidable dans son parcours et je pense qu'il est important aussi de souligner que dans les écoles d'ingénieurs il faut davantage de femmes dans les écoles scientifiques dans les écoles d'ingénieurs donc il y a des efforts qui sont faits en cela il y a des tas d'associations de femmes qui promeuvent les études d'ingénierie et les études scientifiques mon second hommage et mon second coup de coeur et je dirais bon c'est l'histoire et l'espace qui sont comme deux ponts entre ces deux femmes pour continuer à faire rêver tous hommes et femmes et puis les petites filles aussi certainement
moi je dirais que Sophie Adnaud elle est lunaire oh joli ça c'est pas Bernano
et il va être Audi terre à terre très bien elle est très complète donc c'est l'espace qui les régime Jean-Baptiste qu'elle y va alors moi c'est un coup de gueule qui est à la fois très local mais qui concerne je pense beaucoup de personnes sur la France entière c'est la fermeture la nuit des urgences de l'hôpital de Dinan qui était fermé en juillet août septembre on sait pas si ça va durer c'est du provisoire qui dure la nuit avec un un aiguillage vers les hôpitaux de Saint-Malo Rennes ou Saint-Brieuc je trouve ça je trouve que c'est un très mauvais signal pour un bassin de 100 000 habitants d'Inan agglomération de voir cet hôpital cette possibilité de se faire soigner la nuit fermé c'est à dire que sous l'égide d'une bonne gestion on fait fi des problématiques que peuvent rencontrer des gens encore une fois qui habitent à Saint-Carné à Tréfumel à Trèvron qui la nuit vont avoir des problèmes de santé des personnes plus âgées et qu'on va devoir envoyer en urgence en ambulance ou par leurs propres moyens à plus d'une heure de route
vous avez vu d'ailleurs cette proposition on en avait débattu en début du mois de Philippe Juvin à l'Assemblée nationale qui se dit favorable à la fermeture des hôpitaux de proximité d'une centaine de lits pour justement développer des gros pôles de santé vous avez vu ça ?
j'ai vu ça et je trouve que c'est une bonne idée sur le papier mais une très très mauvaise idée en pratique
le problème c'est que j'ai l'impression que nos politiques aujourd'hui résonnent beaucoup sur le papier mais ne sont pas beaucoup confrontés au terrain c'est ce que nous disent les personnes qui nous écoutent
on ne peut pas faire trop ce procès à Philippe Juvin qui est quand même médecin hospitalier depuis des années chef de service il connaît l'hôpital
c'est pas un procès à Philippe Juvin là c'est de manière générale sur le papier c'est une bonne idée maintenant quand on confronte les choses au réel ça peut poser quand même
question les formules Excel sont bonnes c'est à dire qu'on va trouver juste à la fin de la colonne sauf que concrètement il y a de l'humain il y a des cas qui sont quand même importants à prendre en compte et qui ont une valeur qui n'est pas quantifiable à court terme mais qui aussi à moyen et long terme va avoir un impact et ça il faut y penser
dans une poignée de minutes on va revenir sur ces parcs à thème 6 milliards d'investissements saoudiens annoncés conjointement avec Emmanuel Macron dans la région Ile-de-France près de Sergi-Pontoise la création de trois parcs à thème mais les agriculteurs de la zone figurez-vous qui sont plutôt préoccupés font préempte leur terre agricole pour y mettre des attractions est-ce que là l'économie est intéressante est-ce que c'est bon ces 6 milliards pour les investissements et puis la vie économique locale ou est-ce qu'on est au devant d'une nouvelle ZAD une zone à défendre on en parle avec vous aussi au 0826 300 300 10h-13h Anthony Martin Smith retour sur l'antenne de Sud Radio avec des débatteurs en pleine forme particulièrement Anne Durez Serge Guérin qui est aussi en forme Jérôme Dubu n'en parlons pas Jean-Baptiste Canivet survolté et puis vous mes messieurs 0826 300 300 vous continuez de nous appeler on va notamment accueillir dans un instant un de nos agriculteurs préférés Jean-Jacques parce que le sujet qu'on pose sur la table et là je le pose mais alors comme je pose un chèque de banque de 6 milliards comme nos amis saoudiens qui vont le faire pour la création de trois parcs à thèmes en Ile-de-France les parcs à thèmes notamment un sur la thématique de Dragon Ball on ne va pas débattre là-dessus on l'a déjà fait est-ce que c'est la bonne franchise ou pas peu importe c'est surtout que là on a des agriculteurs qui s'inquiètent de ne pas avoir été consultés dans ce projet il y a projet de détendre le parc actuel qui a fermé Mirapolis à 200 hectares et autour vous avez des terres agricoles de ce parc qui avait fermé en 1988 sur le thème de Gargantua les agriculteurs s'inquiètent c'est sur le thème des comptes de France et du coup ces terres agricoles pourraient-elles être préemptées ?
préemptées ? Est-ce que du coup on est sur là un réel avantage ces 6 milliards ces 22 000 emplois qui vont être créés est-ce qu'on n'est pas au devant d'une zone à défendre plutôt qu'un véritable avantage économique ? Jean-Jacques vous êtes là ? Comment ça va Jean-Jacques ? Écoutez ça va on est dans la région sud on a toujours de la chaleur
donc un petit peu donc pour ceux qui commencent à avoir froid nous ici on a une trentaine de degrés l'après-midi on a l'habitude on a eu pire
Bien sûr je suis content de vous avoir en tout cas Jean-Jacques vous faites Moi aussi
il n'y a pas de soucis
Vous faites partie de nos agriculteurs préférés bon de toute façon dès lors que vous êtes agriculteur on vous préfère mais en fait je dis ça à toutes les personnes qui nous appellent rassurez-vous sauf au grand patronat il n'aime pas du tout alors grand patronat le grand patronat n'appelle jamais parce que vous êtes en plateau c'est pour ça il a bien cherché voilà vous me cherchez vous en prenez une c'est tout c'est comme ça que ça marche justement Jérôme je vais avec vous on a Jean-Jacques qui reste avec nous au téléphone et je le remercie parce que c'est quand même compliqué de trouver du temps lorsqu'on a une exploitation à gérer de nous appeler au standard je vous remercie à chaque fois infiniment de le faire parce que votre point de vue est quand même très précieux Jérôme est-ce qu'on ces 6 milliards c'est une bonne chose a priori puisqu'il y a 22 000 emplois qui vont être créés est-ce qu'on peut le faire avec enfin en tout cas sans prise en compte de tous les points de vue et notamment des riverains et de ceux qui exploitent des terres agricoles et qui pourraient se voir
demain préempter leurs terres vous savez moi j'ai connu ça avec Euro Disney il se trouve qu'à l'époque Disneyland Paris aujourd'hui fin des années 80 vous aviez des terres agricoles
vous même non non je n'avais pas de terres agricoles
j'étais assistant d'un député qui était le député de la circonscription où Disneyland s'est installé bon et on a été confronté à ce genre de choses puisque autour il n'y avait que des terres agricoles pour Disneyland ça peut paraître bizarre aujourd'hui puisque c'est très urbanisé maintenant il y a des transports en commun il y a des communes qui faisaient 200-300 habitants qui aujourd'hui ont 5000-10 000 habitants bon donc vous voyez l'évolution autour de Disney bon et on a été confronté avec la négociation autour des terres agricoles bon à l'époque ça s'est plutôt pas mal passé et pourtant il y avait un certain nombre de petites fermes c'était pas des grandes fermes il y avait aussi des terres agricoles qui appartenaient à des grandes fermes de 500-600 hectares comme on en connait dans l'abri mais il y avait aussi des toutes petites fermes 10 hectares 15 hectares 20 hectares ça s'est plutôt pas mal passé mais ça veut dire quoi ça veut dire qu'on réduit effectivement la capacité agricole de l'île de France au profit d'autres activités et ça veut dire que les autres terres qui restent agricoles elles sont protégées par le Sdrift d'ailleurs ça veut dire qu'il faut qu'elles soient malheureusement plus productives ça veut dire qu'on pousse le schéma directeur de l'île de France qui fait la répartition entre terres agricoles terres à construire etc et à l'époque ça s'était plutôt bien passé pardon je le répète et là je ne sais pas comment ça va se passer mais voilà il y a un choix qui est de dire on réduit les terres agricoles
les agriculteurs du coin Jérôme disent que ce sont parmi leurs terres les plus fertiles et c'est ça qui les inquiète
mais à l'époque aussi c'était dans l'abri profond c'était les terres les plus productives où il y avait les rendements de blé de maïs les plus productifs quasiment de France et ça a été conquis alors maintenant ça veut dire que si on réduit les terres agricoles et qu'on veut des rendements plus importants ça veut dire qu'on pousse à la productivité de l'agriculture on ne peut pas dire
que l'île de France soit quand même les terres les plus les plus productives agricoles
bien sûr que si mais l'abri c'est le terrain le plus productif
dans ce que je veux dire par là c'est que ce n'est pas à ça qu'on a en tête quand on parle de l'île de France
et donc c'est
c'est parti