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Podcast / conversationCNEWS (sur YouTube)· 5 septembre 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉducation & rechercheInstitutions & électionsEurope & international

Face à Michel Onfray (Émission du 05/09/2026)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Est-ce que le voile est un objet politique ou religieux selon vous ?

  • 2:08OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous dites qu'une femme qui porte le voile, ça ne vous dérange pas au fond ?

  • 8:20OuverteRéponse directe

    Comment vous voyez ce revirement de Mélenchon ?

  • 11:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce revirement ne vous semble pas contradictoire ?

  • 13:30OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous la communication politique des candidats ?

  • 15:21RelanceRéponse directe

    Est-ce que ces images de communication ne sont pas un mépris du peuple ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Michel OnfrayFait
    « Non, ça ne me dérange pas parce qu'il faut pas faire une théorie du voile. Le voile, c'est un étant d'art de l'islamisme et cetera. Non, c'est faux. »
  • 5:07Michel OnfrayFait
    « 1981, dans l'idéologie française, Bern Henry Lévi nous dit "La France, c'est vichi, c'est pétin, c'est le nazisme, c'est la collaboration". »
  • 10:19Jean-Luc MélenchonFait
    « J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque et bien j'ai été convaincu et j'ai changé d'avis. »
  • 26:00Bruno RetailleauFait
    « Vous ne pouvez pas assumer des conditions de transmission dans des établissements où l'autorité, la hiérarchie ne règne plus. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour à tous et bonjour à toutes. Bienvenue dans face à Michel On sur C News et surtois. Bonjour Michel. Bonjour Laurence. Prêt pour cette belle semaine d'actualité à commenter ? On commence avec le débat sur le voile islamique qui a été relancé à la faveur d'une proposition déjà ancienne du Rassemblement national d'interdire son port dans l'espace public. Marine Le Pen veut poser la question au Français par le bé d'un référendum et d'une grande loi sur la lutte contre les idéologies islamistes. Est-ce que le voile d'abord est un objet politique ou religieux selon vous ? Et comment vous vous positionnez face à cette question Michel, on vous entendra. La campagne présidentielle, les candidats font déjà feu de tout bois avec des séquence de communication qui se succèd comme autant

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de cartes postales adressé au français. On reviendra sur le passage au stand d'Afrite à Tourcoin d'Edward Philippe au côté de Gérald Darman puis aussi quand même les propositions de fond qui émergent du côté des candidats. L'exaspération des Espagnols face au flux migratoire ininterrompu à Seouta. Manifestation dans toute l'Espagne. Ce mercredi, le premier ministre socialiste Pedro Sanchez est fragilisé. Pourquoi ce qui se passe à Seouta est symbolique de l'impuissance de l'Occident à faire respecter ses frontières ? La rentrée scolaire bien sûr avec un système éducatif très critiqué par les Français Michel 90 % trouve moyen ou mauvais quand même assez terrible. Comment faire remonter le niveau des élèves ? On entendra à la fois Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'éducation et aussi

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Bruno Rotaillot qui lui qu'il faut remettre de l'autorité au centre du système. La mort d'Edouard Baladur, l'ancien premier ministre s'est éteint à l'âge de 97 ans. C'était selon vous le dernier des pompidoliens. Et puis il y a aussi dans un autre registre les adieux à Philippe Bouvard qui lui incarnait l'esprit français rablisin et voltarien. l'animateur mythique des grosses têtes, un rablésien que vous aimiez beaucoup mon cher Michel. Et puis le point philo en cette semaine de reprise des cours, les propos sur l'éducation d'Alain qui selon vous offre un contrepoison salutaire au pédagogisme contemporain. On décryptera tout ça dans l'émission mon cher Michel. Allez, on commence avec cette question du voile, de l'interdiction du voile islamique dans l'espace public qui a été remise au

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centre du débat par le Rassemblement national. Ça intéressant de voir où vous vous situez. Euh parce que évidemment ça a obligé tous les candidats à se positionner. On va peut-être d'abord écouter Sébastien Chenu du Rassemblement national qui explique pourquoi il lui paraît important que cette question soit à tout le moins posée aux français. Le poil aujourd'hui est un étandard utilisé par les islamistes euh parfois euh avec j'allais dire certaine forme de complicité de ce qui les portent. Parfois ça leur est imposé, mais en tous les cas c'est l'étendard de d'une rupture avec l'État républicain. Vous saz si on ne fait rien, demain nous serons un pays communautarisé comme beaucoup de pays anglo-saxons. Ce n'est pas la tradition française, ce n'est pas l'histoire française, ce n'est pas un

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bon modèle. Donc on pose ce sujet de société, ce débat que nous posons, il est un révélateur. Les masques tombent de ce que sont les uns et les autres. Moi, il y a des il y a quelques semaines, j'entendais monsieur Taillot nous dire abas le voile, je l'entendais dire ça. Alors quand on lui dit d'accord, alors à le voile, bah nous on va le faire tomber en Rassemblement national, on va faire tomber et reculer ce cet étandard islamiste. Il y a plus personne. Voilà pour cette proposition du RN d'avoir un référendum et une grande sur la lutte contre les idéologies islamistes. Est-ce que vous Michel Onpray vous dites que une femme qui porte le voile, ça ne vous dérange pas au fond ? Est-ce que c'est un marqueur politique ? Est-ce que c'est un marqueur religieux pour vous ?

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Non, ça ne me dérange pas parce qu'il faut pas faire une théorie du voile. Le voile, c'est un étant d'art de l'islamisme et cetera. Non, c'est faux. C'est une théorie et comme toute théorie, d'ailleurs, l'étymologie de théorie, c'est contemplation. On contemple une espèce de mot et on regarde pas la réalité qui correspond. La réalité qui correspond, c'est vous avez plein de gamines du collège et je les vois moi de temps en temps, il y a j'habite au pied d'un collège et qui sont des qui qui qui remettent le voile et qui sont là dans des dans des logiques identitaires. Elles sont pas là parce qu'elles veulent instaurer le califat. Savent même pas ce que c'est que le khalifat. n'ont jamais lu le Coran. L'islam, c'est probablement ce qu'on raconte entre les copines à partir

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du moment où on a regardé deux ou trois applications avec des conseils musulmans ou je ne sais quoi. Donc il faut il faut pas théoriser sur le sur le voile. Il y a il y a des gens qui moi j'ai beaucoup dit d'ailleurs j'ai utilisé cette formule que ce qui était important c'est pas ce qu'on avait sur la tête mais dans la tête et qu'est-ce qu'on fait avec les garçons ? Donc il y a pas de voile. C'est quoi on va dire maintenant c'est la barbe et puis ça va être le et cetera et cetera. Oui. Non c'est je je pense que on confond l'islam d'en bas et l'islam d'en haut. Moi, je veux qu'on attaque l'islam d'en haut, pas l'islam d'en bas. L'islam d'en bas, ce sont des jeunes filles qui dans des logiques identitaires portent le voile et puis écoutent de la musique. D'ailleurs,

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savent pas que si vraiment on est dans les logiques intégristes, on n'écoute pas de musique mais ont elles ont l'iPad et puis euh ça les gêne pas du tout quoi. Les écouteurs, vous avez raison, parlons correctement le français. Et donc et puis après on voit des dames qui ont passé un certain âge le mien par exemple et on sent bien que ce sont des vieilles dames qui qui qui portent le voile parce que c'est une coutume, c'était le le voile de leur mère, de leur grand-mère et cetera. Ils n'ont pas envie de révolutionner la France. Elles sont là et cetera et cetera. Moi, je voudrais qu'on attaque vraiment l'islam d'en haut, c'est-à-dire le frérisme, c'est-à-dire tous ceux qui font avancer véritablement une idéologie intégriste. Je ne sache pas que les jeunes filles ou

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les vieille dames ou d'autres ou d'autres jeunes femmes qui portent ça de façon un peu identitaire ou personnelle, on leur a tellement invité à détester la France. Tiens, ça fait des années qu'on leur dit détester la France. 1981, dans l'idéologie française, Bern Henry Lévi nous dit "La France, c'est vichi, c'est pétin, c'est le nazisme, c'est la collaboration et et les philosophes français ont même inventé le national socialisme au 19e siècle." Il y a des gens où où Julien Dré ou d'autres qui nous disaient à l'époque que touche pas mon pote et cetera. Enfin, toute la logique qui consistait à dire "La France est détestable et il faut une espèce de grand univers cosmopolite et cetera." Puis il y a des gens qui les ont pris au sérieux et puis qui leur ont dit "Bah

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vous avez raison, la France est détestable. Moi, j'aime pas la France. La France c'est le colonialisme et cetera." des bout dechou qui commencent à dire les bêtises que racontent les anciens depuis des années. Et donc il faudrait qu'on travaille sur ce sujet-là, pas sur la question du voile, c'est la question de l'isme et des mais oui, c'estàd que l'espèce de complicité qu'il y a aujourd'hui, vous allez au tribunal si vous si vous ne dites pas que la que que l'islam est une religion de paix, de tolérance et d'amour. Vous dites on fait un débat là-dessus. C'est quoi l'islam ? C'est quoi la paix ? La tolérance et l'amour, qu'est-ce qu'il y a dans le Coran ? Qu'est-ce qui distingue le Coran des hadith ? Avez-vous jamais lu la biographie du prophète qu'a fait le prophète

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tellement de gens, tellement peu de gens, pardon, ont lu le Coran en réalité. s vous l'avez fait ah ben plusieurs fois d'ailleurs plume à la main et je tiens à disposition des téléspectateurs qui voudraient la preuve. J'amène mes notes et je fais voir à quoi ressemble je peux faire voir mon cahier de note. Et sur ce sujet-là, j'avais eu un débat un jour avec Alain Jupé qui en direct m'avait dit que il commencé par m'agresser. Moi, j'avais pas très l'intention de l'agresser. Enfin bon, à l'époque tout le monde pensait qu'il serait le président de la République et je lui avais dit mais enfin pour dire une chose pareil, vous n'avez pas lu le Coran. Il m'avait dit non, je pas lu. Bah je dis enfin quand même vous avez été vous êtes candidat au présidentiel. On dit que ce sera vous le

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président de la République. Vous avez été premier ministre, vous avez été ministre des affaires étrangères, vous n'avez jamais lu le Coran. Il était agrégé de l'être, il était euh normalien, il était et cetera. Il me dit "Non, c'est trop compliqué." Je dis "C'est pas compliqué lire le Coran. Pas du tout." Il y a une partie mystique. La dernière partie est assez mystique, mais c'est du lyisme et cetera. Enfin, sur un certain nombre de sujets, notamment le voile, notamment la polygamie, notamment la question des juifs, la question de l'homosexualité, enfin tout ça, c'est très clair. Pas besoin d'être agrégé pour lire et pour comprendre. Et je suis pour qu'on puisse être sévère avec ceux qui effectivement ont le désir d'islamiser la France mais qu'en même temps on laisse tomber des gens qui

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n'ont pas envie d'islamiser la France parce qu'une jeune fille porte un voile qu'elle a l'intention d'islamiser la France. Il y a beaucoup d'argent qui viennent du Qatar ou d'autres endroits qui sont distribués avec je pas donner de nom mais philosophe un peu un type qui voudrait bien être candidat au présidentiel mais qui attend qu'on le lui demande et cetera. enfin qu'on aille chercher les raisons de de chèque de plusieurs millions qui sont tombés dans les escarcelles de machin de bidules d'intel un certain nombre de supports médiatique un certain nombre de on a mis à la porte Xena Federova mais on n pas mis à la porte les gens qui sont des influenceurs du Qatar et qui sont d'autres endroits ou les gens qui travaillent sur Algézira ou je ne sais quoi. Donc il y a vraiment une une une

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France islamique d'en bas, une France de l'Islam d'en bas je dirais et j'aimerais qu'on arrête de l'estigmatiser sans cesse. Et puis une France qui elle pour le coup est laissée tranquille. On laisse tranquille la Grande Mosquée de Paris, on y touche pas. Les relations avec l'Algérie, on y touche pas. Les relations avec le roi du Maroc, on touche pas non plus et cetera. Or, ça suppose la drogue, ça suppose des cartels, ça suppose et cetera. S'il y a une vraie volonté politique, arrêtons de stigmatiser des jeunes filles qui portent des voiles dans les dans les dans les collèges de ou auprès des des des collèges de sous-préfecture et puis allons voir vraiment ceux qui ont l'intention de l'islamiser la société franche. Alors, il y a beaucoup de candidats à la

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présidentielle qui sont un peu sur votre ligne au fond, à part évidemment le Rassemblement national. conquête aussi. Gribatal dit que ça ne le dérange pas plus que ça. Une jeune femme qui porte le voile. En revanche, ils veulent proposer une loi d'interdiction du por du voile pour les fillettes, pour les mineurs de de moins de 15 ans. Bruno Rotaillot aussi dit après avoir dit à Balvoile dit "Écoutez non, il y a un certain nombre d'obstacles juridiques à émettre l'idée d'une telle loi. J'aimerais qu'on parle maintenant de la France insoumise parce qu'il y a eu un revirement spectaculaire de la part de Jean-Luc Mélenchon sur cette question. Euh, on recevait cette semaine Manon Obré à qui on disait "Mais écoutez, Jean-Luc Mélenchon, en 2010, c'était une émission dans laquelle se trouvait Éric

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Nolo, disait que le voile c'était insupportable, que c'était dégradant, que la femme ne devait pas être considérée comme un gibier." On va écouter ce que Manon Aubri euh pensait, euh me disait cette semaine et puis après le M à Coulp de Jean-Luc Mélenchon qui dit "Bah oui, en fait, j'ai changé d'avis." D'abord Mané, je ne suis pas prête à ce que l'ensemble de la campagne présidentielle consiste à diviser le peuple français et prendre les femmes de confession musulmane pour la seule cible des euh ambitions politiques et racistes du Rassemblement national. Et laïcité dans notre pays respecte la liberté de culte. Je vais même plus loin. Interdire le voile dans l'espace public. Pour moi, c'est même une discrimination euh euh religieuse et qui pourrait mériter euh des poursuites

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euh judiciaires en la matière. Et j'observe que le Rassemblement national toujours, toujours, toujours s'en prend aux personnes de confession musulmane et particulièrement aux femmes. Et bien moi, j'ai envie de leur répondre avec une immense fermeté. Foutez-leur la paix. Foutez-leur la paix. Laissez-les décider comme elles veulent et occupez-vous plutôt des réelles problématiques, des réels problèmes des Françaises et des Français. Voilà pour Manon Aubré, heureux député de la France insoumise. On va maintenant s'intéresser à Jean-Luc Mélenchon qui donc je le disais avait des positions très différentes en 2010 voir même en 2017. Il avait dit c'est un bout de chiffon sur la tête. Écoutez, il a fait une conférence de presse pour dire que effectivement il avait commis à l'époque

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selon lui une erreur. Écoutez moi je vais pas faire le malin. Il y a 20 ans aussi j'étais pas d'accord avec cette histoire de voile, j'avais pas compris. Mais que fait une personne sensée au bout d'un moment vous parlez. J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque et bien j'ai été convaincu et j'ai changé d'avis. Je me suis dit j'ai fait une erreur terrible. C'est pas la seule foisin. Voilà, on est sur ces news et sur face à Michel Onfay. Michel, on vient d'entendre Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que comment vous voyez ce mer coule pas qu'il fait ?

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D'abord, on peut y dire à Manon Aubré aussi, "Foutez-leur la paix aux musulmans et arrêtez d'aller leur coller au basket en disant "Votez pour nous, votez pour nous, votez pour nous". Je dire je veux bien que ce soit ce soit pas bien que ça devienne un enjeu politique pour Marine Le Pen, mais c'est pas non plus bien que ça devienne un enjeu pour Mélenchon et sa bande. Donc eux aussi instrumentalisent donc ça va bien. Moi je souhaite effectivement qu'oninstrumentalise pas et queon soit dans une République où effectivement liberté, égalité, fraternité ça veut dire quelque chose et pas seulement des choses qu'on qu'on envoie en l'air comme ça pour faire semblant en se prétendant républicain. Quand tu as dans Jean-Luc Mélenchon, je trouve que c'est assez sidérant de de d'attendre 70 ans pour

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réfléchir et d'avoir passé sa carrière, c'est-à-dire plus d'un demi siècle, au Parti socialiste en défendant des idées puis dire "Mais j'ai rencontré des gens et j'ai changé d'avis." Donc il avait pas rencontré de gens avant et il rencontrait personne. Ça renseigne déjà. Il a été 25 ans député, sénateur socialiste. Il a il a aussi défendu Mastrich à l'époque là aussi. Il pourrait dire "Je me suis trompé, Mastrich c'était pas terrible et cetera." Il s'est beaucoup trompé Mélenchon mais il y a un cap sur lequel il a vraiment un endroit qui qui qui ne bouge pas et qui est insubersible, c'est Mélenchon lui-même. C'està-dire je pense ce que je veux, je vous ennuie, je vous et cetera et puis je change d'avis quand ça m'arrange à une époque et cetera et cetera. Bon, je

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rappelle que il il a été franc-maçon la longtemps il a été socialiste, longtemps il a été sénateur, longtemps et que pendant ce temps-là, il a défendu des idées qu'aujourd'hui défend exactement le contraire. euh que Nat-t-il réfléchi plutôt ? Je pense qu' on dit toujours qu'il a fait des études d'histoire, qu'il a fait des études de philosophie, mais alors il a pas lu le Coran, il a pas lu les hadithes du prophète, il a pas lu la biographie du prophète, il a fallu qu'il rencontre deux ou trois militantes. Oui. Et surtout que nous ressortions tous les archives qui ont évidemment de la mémoire disait exactement le contraire en 2010. Ben bien sûr, on voit bien que là on est dans une perspective électoraliste et que c'est difficile à expliquer. Il peut faire de la rhtorique

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en disant "Oui, mais j'ai pas j'ai à l'époque regarder j'ai stigmatisé non pas le voile mais c'était quoi le le c'était la burka Burkain, je pense he très précisément le si faisait de l'analyse, il aurait pu dire écoutez c'est burkain, c'est pas voile. Donc sur le voile, je je pense que comme aujourd'hui sur la burka, c'est pas la même chose et c il pouvait faire ce genre de chosit mais il l'a pas fait pour des raisons électorales. Voilà quelqu'un qui est sans fois ni loin, il a juste envie d'être élu ou d'être au second tour, ce serait peut-être le sommet de sa carrière. On a les sommets qu'on peut. Et donc je je trouve sidérant que on puisse changer d'avis à ce point sur des sujets comme cela. On peut on peut affiner, on peut préciser, on peut et puis aussi ne pas changer d'avis. Il a

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besoin de de d'aller chercher les partisans qui lui manquaient parce qu'on lui a dit manquait 400000 voix et s'est dit les 400000 voix, ils sont là et on va aller les chercher ici et puis c'est la logique qui est la sienne. Je pense que si on lui disait non mais si tu renonces, tu ne tu tiens ces propos là et tu et tu auras tes 400000 voix. Il ira chercher les 400000 voix là il faut aller les chercher. Un tout petit mot aussi de ce qui s'est passé lors des universités d'été de la France insonise, on en avait parlé. Il y avait l'utilisation de ce mot nuisible par Manon Aubri pour désigner les milliardaires. Elle disait qu'il fallait euh euh interdire les milliardair qui sont des nuisibles. Ça a une signification évidemment sémantique le mot nuisible et une connotation historique

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malheureusement. Oui parce que parce que on le sait bien que dans dans il y a une les chasseurs utilisent les mots nuisibles pour justifier l'extermination d'un certain nombre d'animaux. les renards par exemple qui sont en quantité euh nombreuses, trop nombreuses ou parfois les les les sangliers prolifè aujourd'hui on dit bah voilà ils sont devenus des des nuisibles. Ce sont des gens qui nuisent mais ils nuisent à qui ? Il faudrait qu'on s'entende et puis après à chaque fois qu'il y a eu des généralisations en disant telle catégorie sociale est assimilable à tel type d'animal. Je rappelle que par exemple les juifs étaient assimilés au rat et qu'il y a eu des films parlent nazis et qu'il y a eu des films nationaux-socialistes où on montrait des quantités de rats qui grouillaient

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partout et on avait un commentaire qui nous expliquait que les juifs c'étaient exactement la même chose. Quand on a des nuisibles, on les extermine. C'est ça et donc on les externe. Alors après on dirait Mathonie vous exagérez avec ce terme mais je veux dire que quand on a des gens qui nous font les loges de Robespierr, les loges de la terreur, les loges de la décapitation des nobles, des aristocrates, des prêtres, des propriétaires des gens qui nous ont mal regardé, c'était ça à l'époque, vous ne montrez pas assez de ziles révolutionnaires révoltine. Quand vous avez des gens qui revendiquent une culture de l'extermination de l'adversaire ou de l'ennemi, quand on parle de nuisible, c'est que l'extermination n'est pas loin. Donc on va sortir les piques, on

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va sortir les guillotines, on va sortir sortir les faux avec lesquels on va décapiter des nuisibles et puis quand on supprime des nuisibles, on fait on fait œuvre de salubrité publique puisqu'on se débarrasse des rats qui portent la peste et que la peste c'est la décadence de le de de de de la grande Europe germanique et cetera et cetera. Vous vous commencez de manière sémantique par justifier une extermination qui va arriver un jour. Michel Onfay, un tout petit mot de cette campagne présidentielle qui a donc euh démarré sur les chapeaux de roues. On a eu pas mal de cartes post cartes postales, c'est-à-dire euh des petits voilà clichés qui nous sont envoyés par les candidats. Alors, on a eu Édouard Philippe euh qui était dans une baraque à frit euh avec Gérald Darmanin. Euh, on

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va peut-être en voir les images pendant qu'on parle. Il y a eu aussi Gabriel Atal qui sur son Instagram a posté beaucoup de photos de son de sa campagne sur le terrain qu'il a mené tout l'été. Il faut occuper le terrain à tout prix. Alors, ils occupent aussi le champ des idées, hein, ils font des propositions. Mais cette communication politique là, est-ce qu'elle comment vous la jugez vous Michel ? Alors, vous allez me dire que le général n'aurait jamais fait ça. Je sais, je l'aurais pas dit parce que je dis je le dis trop. Non, mais ils vendent des frites pour revendre leur soup si on veut vraiment continuer la métaphore culinaire. Mais je pense que ils ont des conseillers en communication, quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent. Est-ce que je retrousse

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mes manches jusqu'ici, jusqu'ici, jusque là ? Est-ce que je mets un un polo ? Est-ce que je mets une chemise ? Est-ce que je porte la veste, la cravate ? Est-ce que quand est-ce que j'enlève la cravate ? Il il y a 10 personnes, je dis 10, c'est peut-être 50, et qui leur explique comment il faut faire, comment il faut dire, ce qu'il faut dire, comment il faut dire et cetera. Donc il y a rien d'improvisé. Donc la baraque à frite, évidemment ça a été pensé, ça a été conçu. Mais conçu pourquoi ? Il y a un mépris du peuple en imaginant que le peuple c'est la frite, c'est le graillon et que si on va soi-même faire des frites pendant 3 minutes, le temps que dure une prise de vue, on va parler au peuple et on va dire au peuple, je suis je suis de votre côté. C'est c'est une façon de

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mépriser le peuple. Pour qui prennent pour qui ces gens-là prennent-ils le peuple ? Le peuple c'est pas quelqu'un qu'on peut amadouer juste avec quelques frites en disant "Regardez, je Non, ça marche pas pour vous ces images." Ah, c'est pire que ça. C'est-à-dire que je ne sais pas ce qu'ils veulent communiquer comme une image du genre on est simple, on est comme vous, on fait des frites et puis voilà et cetera. Il peut faire ça avec ses copains le dimanche s'il fait un barbecue tous les deux s'ils le font et mais sans sans sans images et pourquoi pas mais pas publiquement quand ils savent que ça va devenir un instrument de communication politique parce que on ne séduit pas le peuple de manière aussi triviale vulgaire et grossière pour qui ces gens-là prennent le peuple enfin je veux

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dire que on après ils ont des idées aussi ils font des propositions et ben alors qu'il laissent de côté les frites et puis qu'on les entendent ces idées. Moi je il a pas besoin de ça vous dites non et puis vous êtes très généreuse en parlant d'idées. Non il y a des propositions quand même qui émergent. Vous écoutez quand même les candidats Michel ? Mais je regarde, je dis mais ils sont en train de nous dire continuons ce qu'on fait depuis 30 ans et ça va nous je veux pas parler de Maastrich du général de Bou non plus sauf si vous m'y contraignez. Je dire ces gens-là nous disent ça fait 30 ans qu'on fait une politique qui a mis l'État la France dans cet état je vous propose de continuer cette politique. Voilà ce sont ça ce que vous appelez les idées de ces

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gens-là. Pour vous tout le bloc central qui va euh de Bronoaillot à David Lissard en passant par Gabriel Talard Philippe c'est du pareil au même. Ajoutez ajoutez les socialistes ajoutez pareil socialistiquement il y a une primaire de la gauche qui arrive. Moi je les appelle pas le bloc central. Ça c'est un élément de langage système. Je les appelle les nationauxistes. Nationauxistes. Voilà ce sont des nationauxistes parce que il y a une façon aussi de dire on est le bloc central. Le centre c'est bien quoi. C'est le c'est le lieu de l'équilibre. Globalement, si vous faites un peu de sémantique, vous avez des extrêmes et le centre. Donc, je récuse cette sémantique du bloc central et on a des nationaux européistes qui ne qui ne supportent pas qu'on puisse toucher à

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l'Europe. D'ailleurs, qui interdisent tous ces gens qui qui ne sont pas enfin t tous ceux qui comme moi ne sont pas nationauxistes et qui sont mis au banc de leur société, de leur système, mis à part dans le système médiatique. On en parle pas ou quand on en parle, c'est pour les stigmatiser. Ils sont ils sont pas chez nous, Michel, vous Non, mais c'est pourquoi vous m'hébergez et et c'est pourquoi je remercie ceux qui me permettent de parler alors que ça fait 10 ans qu'on me demande de me taire. Mais non, ce sont pas c'est pas un bloc central. Ce sont des nationauxistes qui estiment que et d'ailleurs Lisnar, je veux bien, il y a une espèce de lisnaragne cens là. Il y a des propositions libérales intéressantes. Oui. Oui. Oui. C'est quoi le libéralisme ? C'est le pouvoir qu'on c'est le

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pouvoir qu'on donne au marchisation. C'est pas ça. C'est pas le libéralisme. C'est le libéralisme. C'est le on donne le le au marché le pouvoir. Et moi, je suis pas un libéral. C'est que je pense queà l'école, c'est pas le marché qui doit faire la loi. Dans l'hôpital, c'est pas le marché qui fait la loi. À la à la dans la caserne, à la police, dans le commissariat et cetera, c'est pas le marché qui fait la loi. La santé publique, c'est pas le marché qui doit faire la loi et cetera. Donc le libéralisme, c'est ça. Alors, c'est comme les gens qui font de la biodynamie sans biodynamie. Vous avez des libéraux qui sont pas des libéraux. Et aujourd'hui, le libéralisme, il fait il fait la loi et c'est trop de libéralisme qui nous met dans cet état-là. Alors après l'idée de il faut pas faut pas

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confondre les mots. Le libéralisme c'est une chose. Le la bureaucratie c'est une autre chose. Et moi je je ne suis pas et je pense qu'il faut attaquer la bureaucratie. Donc euh le libéralisme n'est pas la panassée. Le libéralisme c'est c'est euh c'est une vieille idéologie du 18e siècle qui suppose que vous avez la main invisible. Dieu le dieu du déisme pas le dieu du christianisme et que cette main invisible elle va équilibrer l'ensemble. Laissez faire. Vous aurez ensuite la répartition, vous aurez le ruissellement. Vous aurez et cetera. Non, c'est Marx qui a raison. C'est c'est la popérisation libéralisme. Les riches sont de plus en plus riches et de moins en moins nombreux. Les pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. Donc on a failli avoir un

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débat avec monsieur Lisnard, mais il a évidemment pas eu lieu. On s'est rencontré mais il a pas été question de ça et et alors qu'il faudrait vraiment des débats. Montons-le ce débat. Montons-le. Je suis sûr qu'il accepterait. On fait une petite pause mon cher Michel. FR on se retrouve dans un instant sur C News et sur europein. On évoquera la situation en Espagne avec ce grand ralbol des espagnols face au flux migratoires qui arrive dans leur pays et puis la rentrée scolaire bien sûr. Comment ne pas parler de nos chères têtes blondes ou pas brunes qui ont repris le chemin de la classe. À tout de suite.

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On se retrouve dans face à Michel On sur C News et sur Europain. Michel, parlons de ce grand ralbol des Espagnols. Ils ont manifesté cette semaine dans tout le pays pour dire leur exaspération face au flum migratoire qu'on a vu tout l'été à Seuttaa. C'est la politique du socialiste Pedro Sanchez qui est pointé du doigt et notamment après toutes ces manifestations. Écoutons quelques espagnols dirent leur ralbol. Nous pensons que nous avons été abandonnés par le gouvernement. Ce n'est pas un appel contre les migrants, c'est un appel contre la situation. C'est une invasion. Ils sont en train d'envahir et il n'y a aucune solution. Ils n'ont pas mis les moyens. C'est une honte et ce que le gouvernement est en train de faire n'est pas acceptable. Il y a une

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dimension géopolitique et il faut trouver une solution à court terme mais aussi à long et moyen terme. La situation est que nous avons une ville à l'abandon. Nous ne pouvons pas marcher dans la rue tranquillement car on nous regarde de travers. Il y a eu un changement radical. C'estouta, Michel Onfra, c'est le symbole de l'impuissance de non pas non seulement de l'Union européenne mais de l'Occident à protéger ses frontières. Oui, c'est ça. Mais c'est aussi en fait le travail de philosophe, c'est de faire des généalogies d'où ça vient. Com comment se fait-il que ça se soit passé comme ça ? On fait pas ce qu'on veut quand on veut comme on veut au Maroc hein. C'est c'est un c'est un régime tenu pour le dire de cette manière-là et et pas autrement. C'est-à-dire qu'on

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peut pas dire d'un seul coup tiens on va on va laisser partir 50000 60000 a-t-on dit personne sans que le gouvernement ne le sache gouvernement pouvait pas il y a pas de preuve he il y a absolument preuve de ce il y a des preuves que si vous faites une ou deux bêtises au Maroc c'est tout de suite réglé dans le quart d'heure hein et c'est très bien comme ça d'ailleurs je dire le Maroc gère gère son pays comme il l'entend mais on ne peut pas imaginer que ça a débordé le le Maroc donc je pose la question de la responsabilité cet effet par qui et pourquoi et l'Espagne la réaction de l'Espagne et de Petro Sanchez bien sûr. Non non mais P Sanchez qui annonce 500000 régularisations, il envoie aussi un appel d' même s'il dit évidemment c'est pas ça que je veux, je

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pas cette immigration là que je veux. Ben bien sûr que si c'est ce qu'il veut puisqueil part en vacances pendant un mois pendant que tout a lieu là. C'està dire que les chefs d'état ça se parle et puis ça fait de la politique étrangère audessus de la tête des peuples et donc je ne peux pas imaginer que ce qui a eu lieu ce soit juste tombé du ciel. Lui il est en train de tester Pedro Sanchez. Il est en train de tester pour voir comment ça va fonctionner lui et puis vous avez encore plein de gens même à droite aujourd'hui qui font campagne en disant mais nous avons besoin des migrants pour travailler et cetera et cetera. Voir Philippe les idées que vous lui prêtz tout à l'heure quand je vous disais que c'était des idées qui avaient au moins 30 ans que c'était les idées de Mastrich

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ce sont les idées effectivement du nous avons besoin d'une démographie pour le travail et il faut accueillir les migrants qui sont tellement sympathiques et qui vont travailler. Même chose avec le le mot les les professions en tension. Ça aussi c'est de la sémantique. C'est quoi des professions en tension ? Ça veut dire quoi dentiste ? métier difficile, on narrive pas à côté, on a des millions de chemur de l'autre côté mais bien sûr donc il y a pas de métier en tension, il y a juste un un marché du travail qui est organisé pour permettre à des gens de vivre en étant assisté pour qu'on puisse en même temps employer des gens qui n'ont pas de papier pour les sous-payer. Et à une époque où la gauche était de gauche et au marché avait le souci de la classe ouvrière et

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du prolétariaten, il avait bien compris, lui et la CGT de Krazuki aussi, ils avaient bien compris que c'était la classe ouvrière qui payait les beau cassés de cette histoire. Et quand quand vous payez rien du tout des gens qui de toute façon n'ont pas de papier et se taisent, donc ils vont pas se syndiquer, ils vont pas revendiquer, ils vont pas demander d'augmentation de salaire. Donc dans ces cas-là, vous dites "Je te paye rien du tout". Et le type il dit "Oui, rien du tout. Pour moi, c'est beaucoup, j'accepte." Et pendant ce temps-là, c'est lui qui dirait "Moi, je veux bien de payer au SMIG." On lui dira "Ah mais le SMIG, c'est deux fois ce qu'on donne, je sais pas, je dis deux fois, c'est pas forcément ça, mais deux fois ce qu'on donne à monsieur qui lui vient du Mali,

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il veut bien lui travailler pour la moitié du SMIX." Ça ça casse absolument le droit du travail et la condition ouvrière se trouve d'un seul coup effondrée. Ce sont des gens qui disent "Mais attendez, nous on peut pas travailler dans ces conditions là. Vous avez des routiers aujourd'hui ou le fameux plombier polonais dont tout le monde s'est moqué à une époque mais je dire je suis désolé si vous avez une facture chez vous et que cette facture elle est moitié moins chère parce que vous avez un plombier polonais plutôt qu'un polonais français qui lui sera hyper taxé. Bien sûr vous allez chercher le le plombier polonais. C'est pas de la xénophobie comme il était dit. C'est juste sur le marché du travail. Les les gens qui n'ont pas beaucoup d'argent, ils vont ils vont prop ils vont aller

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chercher le le le mieux offrant. Michel, parlons un tout petit peu de l'école, l'éducation nationale qui vous tient à cœur. Euh les élèves ont fait leur rentrée aujourd'hui. On a un système éducatif qui est très critiqué par les français. On a un sondage qui nous montre que 90 % le trouve soit moyen, soit carrément mauvais. Donc ce qui est pas très bon signe. Écoutons juste Bruno Rota lui qui estime qu'il faut remettre de l'autorité dans le système et après vous me donnerez votre avis. Dans cette révolution culturelle, je veux d'abord mettre à tous les tabous. Vous ne pouvez pas assumer des conditions de transmission dans des établissements où l'autorité, la hiérarchie ne règne plus. Voilà, c'est une condition sinéquanon d'en mettre de l'autorité au centre du

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système scolaire. Michel Onf. Oui, on va reparler avec les propos sur l'éducation d'Alain puisque j'ai choisi ce texte-là en fonction de cette actualité là. Mais euh la vraie question c'est les enfants passent plus de temps devant leur écran que devant un instituteur. H donc c'est quoi l'école quand ça compte pour plus rien du tout et que c'est la zone totale ça ça discute, ça bavasse, ça crie, ça chante, ça bouge, ça se lève, ça s'en va et cetera. Les écoles c'est ça. Alors le téléphone est interdit au lycée là. Oui, il est interdit au lycée. Comment vous faites quand vous avez Ouais, c'est ça. Vous mettez en vibreur et vous le mettez dans votre trousse. Et qu'est-ce qui qu'est-ce que vous faites quand vous êtes un prof de philo et que vous avez 35 élèves, vous allez vérifier

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que les les téléphones ont été enfin bon, moi j'y crois pas. Donc la solution c'est quoi ? Ah bah c'est c'est un changement de société radical et effectivement c'est pas juste on va remettre de l'autorité à l'école. Oui, d'accord. Comment ? H comment je bien mais bon voilà des gens qui font de la politique depuis un demi-ècle, ils n'ont rien fait. Il y a eu un peu blancaire, il y a eu un peu à tal Gabriel Atal, il a été très bon le temps qu'il a été ministre de de de la le temps où il a été premier ministre ministre de l'éducation nationale. Quelques quelques propositions jadis je dire quand Jean-Pierre Chevenement Pierre loin, vous me faites ne pas parler du général de Gaul, on va parler de Jean-Pierre Chevinement et quand il disait qu'il fallait qu'à l'école on apprenne à lire,

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à écrire, à compter, à penser mais tu es d'accord pour qu'on lève le drapeau au tricolore tous les matins aussi. Oui, là on commence par la fin aussi. C'est-à-dire que moi je veux bien et si en même temps dans le cours d'histoire on s'en vient expliquer que euh vichi pétin le nazisme, la colonisation et cetera, ça sert à rien de lever des drapeaux. Moi je préfère l'inverse. C'estàdire pas de drapeau et pas de lever des couleurs, mais que on enseigne une histoire digne de ce nom et pas une une histoire idéologisée. Quand je disais tout à l'heure la France d'en haut, la France de l'Islam d'en haut, c'est quoi ? C'est c'est celle qui nous explique que la guerre d'Algérie, nous avons été détestables et cetera. Oui, c'est vrai que nous avons été détestables. Toutes les guerres sont

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faites par des gens détestables et commandé par des gens détestables. D'ailleurs, un ministre de de l'intérieur, puis il y avait aussi un ministre de la justice qui était extrêmement détestable dans cette guerre d'Algérie qui s'appelait François Mitérand et la gauche a quand même considérablement oublié qu'il faisait décapiter lui les militants du FLN qui le qui le gênaient parce qu'il voulait une Algérie française et la gauche de Guimolé le souhaitait aussi et cetera. Donc faisons là cette histoire. Tous ces gens aujourd'hui qui crachent sur la France sont des gens qui ont rendu possible la guerre d'Algérie à gauche. Je pense monsieur Benjamin Mastora, très amis des socialistes et cetera, écrivons l'histoire de des des communistes qui sont arrivés très tardivement dans la

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défense de de Ben oui, non mais on fait l'histoire. C'est dire laissons de côté le drapeau dans la cour et puis enseignons que la France ne s'est pas bien comportée comme personne ne s'est bien comporté parce que dans une guerre tout le monde trucide tout le monde. Donc le FLN a massacré des gens du mouvement national algérien. Il y a eu un tas de massacres, il y a eu Cétif et Gelma. C'était pas terrible tout ça effectivement, mais écrivons l'histoire sans dire "Ah bah ça c'était des gentils et ça c'était des méchants." Non, juste faire une histoire en disant et maintenant la balle au centre, on arrête de dire la pauvre Algérie et la méchante. Donc on réapprend par le on fait on fait de l'histoire de France, on fait vraiment on fait du français. Ah pu après on fait on fait tout ça.

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Oui. Et puis surtout dans le silence, dans le recueillement. Moi j'aime le calme, le silence, la solitude, ça ne se voit peut-être pas. Qu' nous écoute, do rêver du recueillement Michel. Oui. Non, mais je pense que ce sont des vertus qu'on apprend plus. Moi je me souviens dans dans les les écoles que enfin les classes que j'ai traversé, on entendait une mouche voler selon l'expression consacrée et quelqu'un qui était to à son voisin, paf, on pouvait être collé pour ce je ne n'as pas. Mais à table, vous interrompiez vos parents quand il parlait ? On parlait tous ensemble. On vivait dans 17 m². Dans 17 m², on fait tout ensemble. Oui, mais il y avait une forme de hiérarchie. Aujourd'hui, voilà, tout le monde, c'est dans les familles aussi que ça s'apprend. Ah ben aujourd'hui, il y a plus

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d'hérarchie. C'està-dire que c'est l'enfant est le centre de la conversation et puis voilà, c'est il arrive, il parle, il prend la parole, il coupe la parole et mais c'est toute une éducation mais pas seulement remettre de l'autorité mais on s'y prend comment ? Non mais là on a pris un petit extrait mais effectivement il y a un certain Oui non mais tout le monde dit ça. Ceux qui veulent arriver au pouvoir disent il faut remettre de l'autorité. Quand ils arrivent au pouvoir ils font comment quand il y a des syndicats qui disent mais nous on veut pas on va les questionner. Bon ret sera notre invité mardi soirée dans une émission qui s'appelle objectif 202. Questionnez-le voà venir vous devriez venir le questionner aussi. Je suis sûr que ça serait apprécié. On est d'enf

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Michel Onf sur C News et sur Europe. Un tout petit mot Michel avant de parler de nos chers disparues à savoir Édouard Baladur que vous aimiez bien et Philippe Bovard de ce qui se passe du côté de disparu nos disparu. Oui voilà mais c'est plutôt affectueux autant parler de de de d'eux en terme sympathique. Radio France les syndicats de Radio France savez-vous ont annoncé un préavis de grève pour dire non à une chronique hebdomanaire de 2 minutes 30 le dimanche d'un journaliste qui s'appelle Charles Sapin directeur adjoint de la rédaction de valeurs actuelles qui était avant au Figaro. Excellent journaliste, motion de défiance de contre la direction et Jean-Luc Mélenchon qui tweet évidemment pour dire à quel point c'est honteux, à quel point il est à craindre que comme à

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France Culture, les chefferies acquises à l'idée de la victoire de Le Pen de leur carrière. Qu'est-ce que ça vous inspire sur le service public ? Je connais un peu votre avis. Ça m'inspire sur Mélenchon qui pense que France Culture joue la carte Marine Le Pen. On rêve quoi. On pourra rêver. Voilà des voilà des gens qui sont complètement acquis à la cause mélanchonniste ou à la cause de gauche et quand il y a c'est le pâté d'allouette quoi, vous allez trouver un petit morceau d' de d'intervention à 1 heure pas possible en plus de ça si je si je crois bien plus. Oui c'était dimanche 2h 2 minutes 30. Oui, c'est ça. Et puis à 1 heure vraiment où les gens sont pas forcément à genou devant Franç de leur téléphone, de leur leur transistor et donc non, ces gens-là ne supportent pas les voix

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dissidentes. C'est même pas 2 minutes sur un sur 200 he, c'est même pas ça. C'est leur existence et et c'est la vieille logique de la guillotine. Je veux dire, l'ami Robespierre, l'ami de Mélenchon a a décapité tout le monde. C'estàd les hébertistes, les les enragés, les dontoniens. Donc on est dans la même logique. Mais on est dans la même logique. C'est ces gens-là arrivent au pouvoir. Il y aurait effectivement une une alors extermination. Je ne sais pas quelle forme ça prendrait, mais comme ces gens-là disent que de toute façon la rébellion, la révolte, la violence et même d'une certaine manière la mise à mort. C'est-à-dire quand il s'agit de tabasser des militants présentés comme d'extrême droite, la preuve reste à faire parce que si la chose est dite par

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Médiia part, on peut on peut en douter. Ces gens-là qui nous disent que finalement on peut tuer des des fascistes selon leur expression consacrée ou des néonazies, qu'on peut estimer qu'un patron c'est un nuisible, qu'on doit donc pouvoir s'en débarrasser et cetera. Je comprends pas que qu'il fasse encore 20 % ou un peu plus ou autour et qu'on puisse parler de lui. C'est un candidat comme ça au deuxème tour des présidentiel. C'est un homme qui nous promet euh un régime qui a donné 200000 morts en Vendé et qui a donné 20000 morts dans les guillettines. C'estàd que on peut pas se trouver un autre héros dans la Révolution française que d'aller chercher cela. Et puis il y a aussi la question de l'audiovisuel public he évidemment de la liberté d'expression et du pluralisme

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qui est posé et notamment évoqué par Charles à l'oncle dans son rapport. On parle de ceux qui nous ont quitté cette semaine. Édouard Baladur 97 ans, ancien premier ministre. C'était selon vous le dernier des pompidoliens. On va écouter une toute petite archive qui ont dit long sur ce qu'il était. C'est en 1995, il vient de perdre la la présidentielle. Il est pas au second tour. Ses partisans commencent à huer le nom des finalistes de ceux qui seront au second tour et il leur dit "Je vous demande de vous arrêter." Voilà, je crois qu'on va entendre le premier ministre parce que le premier ministre va parler. On vous retrouve tout de suite après. Tout tout démontre que les Français l'ont décidé. C'est monsieur Jospin et monsieur Chirak

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qui seront au présent au Je vous demande de vous arrêter. Je vous demande de vous arrêter. Voilà pour Édouard Baladur, une certaine idée encore une fois du débat démocratique. Non, on neut pas l'adversaire. On en est loin aujourd'hui Michel. Oui. Alors là pour le coup, c'est mon cher disparu parce que je veux dire que c'est la dignité, c'est la c'est laence, c'est l'élégance. Dans un soir comme celui-ci où on a on a été présenté pendant des mois et des mois comme le futur président de la République et qu'on est on n'est pas au second tour, c'est difficile de garder son calme, sa tenue et cetera. Lionel Josmin n'avait pas gardé son calme. Ça s'est pas passé comme ça. C'est très bien. Vous ne m'avez pas aimé, je ne vous aime plus, je m'en vais, je quitte la politique.

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C'est pas exactement la même chose. Là, il y a de la dignité chez cet homme et puis il y a surtout, c'est le silence qui suit sa phrase qui m'intéresse parce qu'il aurait pu continuer à se faire ruer lui cette fois-ci euh et pas du tout. Il y a une autorité naturelle. Cet homme dit, je vous demande de vous arrêter et ça s'arrête. C'est-à-dire le chau se s'arrête et il y a pas de il y a pas de chau. Il continue son discours. Moi je me souviens, j'avais vu ça en direct hein. Et donc ça c'est le c'est le style et et je je j'imagine bien qu'on a qu'on aura jamais jamais pu voir Édouard Baladur en short grimpant les après son footing, qu'on aurait jamais vu Édouard Baladur servir des frites à son copain Chirac, qu'on aurait jamais vu tout ça son copain moyen. Mais bon

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chacun aura compris que c'était un pompidolien. C'est le dernier desolien. Pourquoi ? Parce que ça ça ne se dit pas non plus. Et si on voulait vraiment faire l'histoire de France, il y a eu un grand fausquoyeur du général de Gaula, il s'appelé Pompidou. C'est les éléments de langage nous disent Pompidou et Pompidou était gauliste. Non, pas du tout. Il nétait pas gauliste. C'était un techno. C'est pas d'abord il aurait pu être résistant. Il avait l'âge de l'être. Il l'a il est pas rentré dans la résistance. Enfin, on va pas faire des procès postumes mais mais par la suite c'est un techno quoi. C'est c'est quelqu'un qui dit ça suffit la grandeor de la France et le général de Gaulle tout ça ça va quoi. On tourne la page. Et puis là David Lissard Lisnard est un

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pompidolien, c'est pas du tout un libéral. Ça c'est ça c'est son étiquette pour faire de la politique. Mais c'est pas infamant he d'être pompidolien quand je le dis. Mais c'est pas gauliste, hein. C'est pas du tout la même chose. Et donc on estime qu'il faut il faut désacraliser la fonction. Et on voit Pompidou qui parle à sa femme qui l'appelle Bibiche. Et donc c'est le début de la pipolisation. Je veux dire, il a une espèce de veste comme ça se faisait à l'époque tricoté là. Il a son éternel clope, il dit bibiche, peux-tu me servir un whisky ? Et puis madame Pompidou arrive et sert le whisky à pépère et puis ça commence. Oui, mais c'est pas Édouard Baladur ça. Il a pas fait comme vous le disiez. Alors ça c'est la première chose c'est la question du style et le style de

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baladure était plutôt golien et pas pompidolien et un bon point pour pour baladur et puis après il y a la politique et la politique d'Edouard Baladur ça n'a pas été la nation ça n'a pas été égoliste ça n'a pas été la nation souveraine ça a été l'Europe mastrichienne pour le coup puisque vous me forcez puisque vous me contraignez puisque vous appelez le mot vous retenez depuis le début de l'émission pour pas dire ma stre et donc c'est c'est pas du tout c'est voilà un des individus qui avec Chirak a contribué à à défaire la France à fabriquer l'Europe et à défaire la France, c'est-à-dire à déshabiller la France pour habiller l'Europe. Et en ce sens, on est grand serviteur de la France, grand serviteur de l'État et cetera. Grand serviteur de l'État sûrement de la France, ça reste à voir

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de l'Europe, c'est sûr. Autre registre, c'est Philippe Bouvard qui a disparu. Il incarnait l'esprit français. Alors, vous dites rablésien et voltarien. Expliquez-nous pourquoi cet animateur mythique des grosses vous plaisait Michel. Et on va voir quelques images. Oui. Alors bon, j'ai vu quelques images après le petit théâtre ou ce genre de choses. Je suis pas forcément très fan. C'est beaucoup l'Alemanac Verma, c'est beaucoup euh schatologique, c'est beaucoup bon enfin peu importe, ça faisait rire les Français. Mais moi ce que j'aimais, c'était ce que ce que j'ai découvert, c'était les les pages qu'il écrivait qui étaient très drôles, superbement écrites, très ironique, parfois cynique, des fois singlante, euh très informé et on se disait vraiment il y a il y a une plume assez voltérienne.

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Alors, je dis euh rablésien parce qu'effectivement quand on a revu, enfin pour moi plutôt vu parce que je j'ai pas regardé ça le petit thê du bouvoir à l'époque et donc j'en ai vu deux ou trois là, je me disais bon oui effectivement c'est Rabblé mais Rablé ça rotte, ça piste ça si j'utilise le vocabulaire de Rablé hein. Et donc c'est français, c'est la France. Ça aussi, c'est la tradition rablésienne d'un corps qui qui aime bien boire un coup, qui aime bien c'est le le canon français. C'est RL quoi. Il suffit de lire. C'est c'est génial RL. Lisez RL. Il y a une édition qui vient de sortir là qui chez Bouquin à la fond qui est en français modernisé. C'est vraiment beaucoup plus facile à lire dans ces cas-là. Et puis Voltaire, c'est l'intellectuel par excellence, l'homme

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libre, l'homme qu'on en Bastille, personnage qu'on ne fait pas terre et puis qui écrit qui a une plume superbe. Et donc c'était ça plutôt pour moi Philippe Bouvard. C'était donc un esprit français. Puis après, j'ai découvert qu'il aimait le jeu, qu'il a collectionné les voitures, que et cetera. Enfin, un personnage intéressant. J'ai jamais eu l'occasion d'être ni invité, ni de le rencontrer, ni je ne sais quoi, mais cette partie-là de lui m'a m'a bien plu. Ce que j'en ai vu m'a bien plu. Oui. Alors, le point philo, on arrive à ce rendez-vous que nos téléspectateurs et auditeurs nous demandent. Évidemment, en semaine de reprise des cours en classe. Vous nous proposez un livre d'Alain propos sur l'éducation. Michel, expliquez-nous pourquoi. Philosophe Percheron, il disait

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Percheron autre que Normand. Il y a du perché de Bortagne. Et donc il a fait quelque chose d'assez extraordinaire, c'est il a fait de la philosophie avec du journalisme, du journalisme avec de la philosophie et il écrivait dans un certain nombre de de journaux la dépêche de Normandie par exemple ce qu'il appelait des propos. C'est moi j'en ai un, j'ai la chance ami François Doubin qui est aujourd'hui là décédé mais qui m'avait offert un des propos d'Alain manuscrit et c'était une feuille 21 297 pliée dans un sens particulier. Il la remplissait totalement et c'était c'était l'objet les propos donc il y a des propos sur tous les sujets. J'ai la collection complète des propos. C'est considérable les propos au-delà. Et après, il y a des gens qui ont fait des

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propos sur l'éducation, des propos sur la religion, des propos sur et cetera et cetera. Les propos sur sur l'éducation rassemblent donc évidemment des des petits textes qui ont été écrits sur le sujet de l'éducation et c'est fantastique parce que ça a été un grand professeur. Il a été le professeur de Simone Veille, la philosophe, il était de de de d'Aron et de quelques autres et euh il subjugait ses ses élèves. Alors c'était en en en prépa là pour le coup, je pense plutôt à à l'école primaire. Ce qu'il écrit concerne plutôt l'école primaire et il dit l'école c'est un sanctuaire, c'est pas la famille. ce qui se passe dans la famille, ça suppose de l'affection, de la gentillesse. On est le père, on est la mère ou le beau-père ou la belle- mère et cetera. Ça oblige à

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d'autres relations. Il dit dans l'école, il y a pas d'affectivité. On n'est pas là pour aimer les enfants. On est là pour les faire progresser, pour les faire travailler, pour les construire. Il ne connaissait pas évidemment tout ce qui était cognitif parce que à l'époque on en parlait pas. Le fonctionnement du cerveau, c'est arrivé beaucoup plus tard, mais je pense qu'il aurait été emballé par toutes les recherches de sciences cognitives parce que un cerveau ça se fabrique. Si ça ne se fabrique pas, c'est rien. C'est juste une espèce de pâte flasque et molle dans laquelle il y a rien du tout. Et puis voilà. Mais il y aura dans le cerveau ce qu'on y mettra. Et lui, il dit il faut apprendre des choses avec difficulté. il fait les loges de la difficulté et il est contre

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ce que ce que j'appelle le pédagogisme. Enfin, c'est la formule le mot n'est pas de moi, mais ces gens qui font des sciences de l'éducation et qui nous disent il faut absolument amener les enfants à apprendre de manière ludique. Il faut que les enfants ils s'amusent, il faut qu'ils soient contents, il faut qu'ils puissent jouer. Et à lundi, et moi je pense chose boss que ce soit par cœur et qu'ils écrivent. Absolument. Et il faut il faut apprendre par cœur, il faut écrire, il faut recopier, il faut apprendre les règles de grammaire, d'orthographe, de syntaxe, il faut apprendre l'algèbre, la géométrie, il faut apprendre un certain nombre de de choses, le tout dans le silence, dans le respect parce que le le le professeur n'est pas un copain aujourd'hui. On appelle l'instituteur

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par son prénom et on le tutoie et et lui pas imaginer une seule seconde que ça se passerait comme ça mais dit il y a une figure d'autorité et c'est pas une un autoritarisme qu'il défend mais une autorité en disant le plaisir est beaucoup plus subtil et vous qui connaissez très bien violoniste je crois et le plaisir est beaucoup plus subtil quand il a supposé des efforts considérables dire quand votre époux génial joue des choses don on se dit bah il comme ça il y a des heures et des heures et des heures et des heures de travail et il y a un plaisir sublimé et à lundi quand on on a travaillé, quand on a fait des efforts, quand on a eu des difficultés, quand on a peiné sur quelque chose et qu'on a dépassé ça, alors la jouissance est sublime. La jouissance c'est pas de s'abandonner à

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une espèce de plaisir immédiat, c'est juste de dire "On apprend pas le latin facilement, on apprend pas à jouer du piano facilement, on apprend pas à maîtriser une langue et cetera ou à une discipline et cetera." Ça Non, mais c'est magnifique ce que vous dites. Mais on est à l'heure de l'intelligence artificielle des écrans vous dites c'est un autre temps. En fait, vous nous parlez d'un autre temp Michel. Oui, parce que l'intelligence artificielle n'a d'intelligence que le mot et elle n'est qu'artificielle. Et moi qui la pratique un peu euh pour des raisons techniques d'indexation de mon travail, c'est-à-dire je cherche une occurrence dans un livre et parfois il y a pas d'index et donc euh beaucoup de bêtises, beaucoup de bêtises. Et donc Alain proposit proposait effectivement

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on est dans les années 30 hein du siècle dernier, ça va bientôt faire un siècle et il proposait effectivement un maître qu'il soit susceptible d'être admiré, pas aimé, admiré, qu'on puisse en faire un modèle. C'est le monsieur Germain d'Albert Camu qui devient fils d'œuvre agricole et de femme de ménage qui devient l'Albert Camu du prix Nobel de littérature et qui lui dans son discours de réception Camu s'en vient penser à monsieur Germain qui était son instituteur et lui Alain il pense l'instituteur de la 3e République celui qui qui fabriquait des des des instituteurs, des médecins, des notaires, des ministres ou ou des chercheurs ou des gens qui devenaient des des figures de l'histoire de France et et il donne un mode d'emploi qui devrait pouvoir fonctionner. Alors si

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monsieur Rota veut donner à son prochain ministre à son hypothétique ministre de de l'éducation nationale, ça peut-être une bible. Allez, merci beaucoup Alain. Propos sur l'éducation quelle édition vous nous avez dit ? C'est presse universitaire de France mais vous avez choisi l'édition Folio je pense et c'est très bien plusieurs en tout cas et on la recommande. Merci beaucoup Michel On c'était passionnant de vous entendre aujourd'hui dans cette émission. Avant de nous quitter, un grand merci. Beaucoup de d'affection, de tendresse pour Samuel Vasselin Fitou. C'était sa dernière amission avec nous et il nous a accompagné pendant de nombreuses émissions de face à Michel Onfay. Il vog vers de nouvelles aventures.