SÉBASTIEN CHENU : « L'immigration est un projet de société pour Philippe et Attal ! » (CNEWS)
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Questions et réponses
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- 0:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que nous pouvons faire pour aider à gérer ces flux migratoires ? Est-ce que nous sommes prémunis contre de tels mouvements ?
- 1:38RelanceÉludée
Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans sur l'immigration légale, qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin, qui l'a ralliée. Vous comprenez la cohérence dans ce que dit Édouard Philippe ?
- 2:40ComplaisanteRéponse directe
Pour vous, rien à attendre de l'immigration n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple, pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui ou dans les déserts médicaux ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites une fixation sur le voile ?
- 5:32OuverteRéponse directe
Les Français sont à 60% favorables à cette interdiction du voile dans l'espace public, selon un sondage CSA, CNews, Europe 1, JDD. Mais on voit, année après année, ça diminue un peu d'être favorables à l'interdiction. Est-ce que c'est vraiment le rôle des policiers ?
- 6:28OuverteRéponse directe
La question de la constitutionnalité d'un tel référendum est posée, comment est-ce que vous allez la résoudre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« nous ne sommes évidemment pas prémunis. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Ceuta, c'est la France demain, ce qui se passera en France demain, ce qui se passe déjà en réalité dans certains coins de France comme à Calais et dans les Hauts-de-France que je connais bien. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Et c'est l'immigration subie. »
- 1:00Invité politiqueFait
« la réalité c'est que ça c'est un alibi pour justifier autre chose. »
- 1:16Invité politiqueFait
« qu'il faudra évidemment revoir. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet. Pour eux, c'est un projet de société. »
- 2:01Invité politiqueFait
« C'est le prolongement de la politique d'Emmanuel Macron. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet. Pour eux, c'est un projet de société. »
- 3:10Invité politiqueChiffre
« On fait rentrer dans notre pays 500 000 personnes. »
- 3:16Invité politiqueChiffre
« Une majorité de ces 500 000 personnes ne travaillent pas. »
- 3:26Invité politiquePromesse
« Il faut un moratoire sur l'immigration, j'allais dire, le plus longtemps possible, parce que nous ne pouvons pas aujourd'hui assimiler toutes ces 500 000 personnes qui entrent. »
- 3:42Invité politiqueFait
« Il a fait exploser les compteurs. »
- 4:58Invité politiqueFait
« Vous savez, si on ne fait rien, demain, nous serons un pays communautarisé, comme beaucoup de pays anglo-saxons. »
- 5:18Invité politiqueFait
« Marine Le Pen a fait une proposition de loi dans laquelle elle définit ce qu'est l'islamisme, l'islam radical, ses relais, ses financements, ce qui le porte, et également ce qui l'incarne. »
- 5:25Invité politiqueFait
« Eh bien, le voile en est l'incarnation. »
- 10:20Invité politiqueChiffre
« 30 milliards d'euros d'impôts supplémentaires l'année dernière. »
- 11:23Invité politiquePromesse
« 125 milliards d'euros d'économies, c'est la ligne que fixe Marine Le Pen, c'est qu'un gouvernement, Jordan Bardella, ce sera un gouvernement qui ferait 125 milliards d'euros d'économies. »
- 13:27Invité politiqueFait
« faire baisser la TVA pour ne pas se retrouver, évidemment, aux prises des aléas qui sont celles des marchés pétroliers, de la géopolitique, et qui, à la fin, obligent les Français à payer de l'essence 2,24, 2,30, 2,32. »
- 13:40Invité politiqueFait
« Moi, j'ai payé de l'essence 2,32 cet été. »
- 16:14Invité politiqueFait
« Nous avons censuré le budget à chaque fois. »
- 17:12Invité politiqueFait
« Vous savez, moi, je me suis fait traiter, je crois, de raclure, je crois que c'est le mot, par l'émission Parole d'honneur, une émission des indigénistes. »
- 18:36Invité politiqueFait
« M. Retailleau est déjà en train de plier les gaules. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu77 %
- Présentateur20 %
- ?3 %
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Notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Sébastien Chenu. Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National. Un mot de l'Espagne. Les Espagnols sont invités à manifester dans toute l'Espagne aujourd'hui pour protester contre la gestion du gouvernement de la crise migratoire à Ceuta. Le Premier ministre Pedro Sánchez est menacé politiquement. Les habitants disent leur exaspération. Qu'est-ce que nous pouvons faire pour aider à gérer ces flux migratoires ? Est-ce que nous sommes prémunis contre de tels mouvements ?
Non,
nous ne sommes évidemment pas prémunis. Ceuta, c'est la France demain, ce qui se passera en France demain, ce qui se passe déjà en réalité dans certains coins de France comme à Calais et dans les Hauts-de-France que je connais bien. Et c'est l'immigration subie. C'est-à-dire quand j'entends parler d'un certain nombre d'hommes politiques qui disent qu
'il
faut choisir notre immigration, la réalité c'est que ça c'est un alibi pour justifier autre chose. Là c'est l'immigration subie. Et c'est la suite logique des appels d'air que constitue l'attribution d'aides sociales, que constitue l'attribution de logements. Évidemment, quand vous avez des pauvres airs qui ont envie de quitter leur pays, etc., ils vont là où il y a la possibilité d'être régularisés.
C
'est l'Espagne ou la possibilité de
voir des
aides sociales comme en France dans l'espace Schengen qu'il faudra évidemment revoir.
Revoir, sortir de l'espace Schengen,
le modifier. Oui, vous ne pouvez
pas vous balader dans toute l'Europe lorsque vous arrivez par un pays. Je veux dire, c'est absolument intenable, impossible. Ça fait partie évidemment de ce qu'on proposera aux Français. Mais cette immigration que subissent les Européens, le déménagement du continent africain sur le continent européen, n'est évidemment pas un horizon possible.
Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans sur l'immigration légale, qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin, qui l'a ralliée. Il veut continuer à accueillir des étudiants étrangers, donc pas de moratoire sur les étudiants ou sur l'immigration de travail. En revanche, à Mayotte, où il s'est rendu, il dit qu'il faut revoir le droit du sol et le droit d'avis. Vous comprenez la cohérence dans
ce que dit Édouard Philippe
? C'est le prolongement de la politique d'Emmanuel Macron. Il ne veut rien faire sur l'aide médicale d'État, il ne
veut
pas de référendum sur l'immigration, il ne veut pas continuer à accueillir des étudiants qui en réalité n'en sont pas et demeurent ensuite sur le territoire. C'est le prolongement de la politique migratoire d'Emmanuel Macron. Donc Édouard Philippe,
c
'est la continuité, mais ça, ce n
'est
pas une vue de l'esprit, c'est la réalité, c'est le bilan, c'est le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron, c'est la continuité de la politique d'Emmanuel Macron, originelle d'ailleurs. Donc je pense qu'il n
'y a
rien à attendre d'Édouard Philippe, de Gabriel Attal. Ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet. Pour eux, c'est un projet de société. Rien à attendre de ces gens qui ont comme modèle des pays communautaristes. Et
pour
vous, rien à attendre de l'immigration n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple, pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui ou dans les déserts médicaux
?
Non, mais ce qu'on a besoin, c'est de former ici, en France, parmi ces millions de chômeurs que nous avons, des gens pour des métiers dont nous avons besoin. Donc c'est plus difficile, évidemment, de s'attaquer à la formation de médecins, aux problématiques de transport, problématiques de logement, etc., que de dire qu'il faut faire venir de l'immigration de l'extérieur. Ça fait 30 ans qu'on nous bassine avec ça, en disant qu'il
y a
des métiers en tension et qu'il faut faire venir des gens du bout du monde. On fait rentrer dans notre pays 500 000 personnes. Une majorité de ces 500 000 personnes ne travaillent pas. Et ces métiers sont toujours en tension. Donc on voit bien que ce n'est pas la solution. Donc immigration zéro
pour vous
? Mais oui, non, mais il faut un moratoire sur l'immigration, ce que refuse Édouard Philippe. Trois ans ? Non, mais plus ? Il faut un moratoire sur l'immigration, j'allais dire, le plus longtemps possible, parce que nous ne pouvons pas aujourd'hui assimiler toutes ces 500 000 personnes qui entrent. Et je vous rappelle qu'Édouard Philippe a fait sauter aussi la banque, lorsqu'il était Premier ministre, notamment, sur le droit d'asile. Il a fait exploser les compteurs. Donc des gens qui viennent nous donner des leçons, alors qu'ils ont tout raté, alors qu'ils ont ouvert la France à tous les vents comme un hall de gare, ce n'est pas très crédible.
Et surtout, il nous dit qu'il ne veut rien faire, finalement. C'est la continuité de la politique migratoire d'Emmanuel Macron. C'est la continuité de la catastrophe.
Sébastien Chenu, vous êtes le vice-président du RN. Est-ce que vous faites une fixation sur le voile ? Le débat sur le voile a à nouveau surgit dans le débat politique. Vous voulez sanctionner le port du voile dans l'espace public, à la faveur d'un référendum, évidemment, à une question posée aux Français, qui serait contenue dans une grande loi sur les idéologies islamistes. Édouard Philippe dit que Marine Le Pen confond fermeté et surenchère pour combattre l'islamisme.
Non, mais nous, on ne confond rien du tout. On considère, et je pense qu'avec nous, beaucoup le considèrent aussi, qu'il y a un problème et une menace dans notre pays. C'est l'idéologie islamiste, l'islam radical. Celui qui tue des gens, celui qui enferme les femmes, qui enferme leur corps et qui enferme leurs esprits. Et que cette idéologie totalitaire, elle doit être combattue.
Mais toute
femme volée n'est pas une islamiste. Mais bien entendu. Ni terroriste.
Le voile,
aujourd'hui, est un étendard utilisé par les islamistes, parfois avec, j'allais dire, une certaine forme de complicité de ceux qui les portent. Parfois, ça leur est imposé. Mais en tous les cas, c'est l'étendard d'une rupture avec l'État républicain. Vous savez, si on ne fait rien, demain, nous serons un pays communautarisé, comme beaucoup de pays anglo-saxons. Ce n'est pas la tradition française, ce n'est pas l'histoire française, ce n'est pas un bon modèle. Donc, on pose ce sujet de société. Oui, il y a un problème avec l'islamisme. Il faut le définir.
Marine Le Pen a fait une proposition de loi dans laquelle elle définit ce qu'est l'islamisme, l'islam radical, ses relais, ses financements, ce qui le porte, et également ce qui l'incarne. Eh bien, le voile en est l'incarnation. Donc, par conséquent, nous définissons et nous regardons comment combattre cette idéologie mortifère.
Les Français sont à 60% favorables à cette interdiction du voile dans l'espace public, selon un sondage CSA, CNews, Europe 1, JDD. Mais on voit, année après année, ça diminue un peu d'être favorables à l'interdiction. 50% sont favorables à des amendes. Est-ce que c'est vraiment le rôle des policiers ? Il
y a
d
'ailleurs
de nombreux hommes politiques, Bruno Retailleau et Édouard Philippe, disent que ce n
'est
pas le rôle des policiers d'aller mettre des amendes à des femmes qui portent le voile dans la rue.
Non, mais je vais vous dire, ce débat que nous posons, il est un révélateur. Les masques tombent de ce que sont les uns et les autres. Moi,
il
y a quelques semaines, j'entendais M. Retailleau nous dire « abat le voile », je l'entendais dire ça. Alors quand on lui dit « d'accord, alors abat le voile », nous,
on
va le faire tomber en Rassemblement National, on va faire tomber et reculer cet étendard islamiste. Il n
'y a
plus personne. M. Retailleau, là, il se carapate. Là, il n
'y a
plus personne. M. Philippe, lui, il trouve que c'est très bien. M. Attal, il dit « juste pour les petites filles, mais il ne faut surtout pas aller au-delà ». Mais pour les filles, si c'est pour les mineures, il faut étendre le combat qu'on a contre le voile islamiste. Ce débat est un révélateur des positions des uns et des autres et des reculades des uns et des autres. On est les derniers, en réalité, le Rassemblement National, Marine Le Pen, Jordan Bardella, les derniers à vouloir, évidemment, lutter contre cette idéologie. C'est un élément important dans la structuration de notre société que de combattre le port du voile. Évidemment, il y a aujourd'hui une majorité de Français.
Il faut les écouter, même si on entend, évidemment, certains qui ont des positions, je pense à la Ligue des droits de l'homme.
Alors
voilà, il
y a
un avocat de la Ligue des droits de l'homme qui menace de déposer plainte contre tous ceux qui prônent l'interdiction du voile. Donc vous pourriez être poursuivi.
Non, mais vous vous rendez compte que, en fait, la Ligue des droits de l'homme veut désormais, comme une association totalitaire, comme une structure totalitaire, empêcher les gens de parler, de débattre et de poser un problème de société. Enfin, je veux dire, la lutte contre l'islamisme, elle est devant nous. Ce n
'est
pas réglé, la lutte contre l'islamisme dans notre pays. Et donc, par conséquent, vous avez des associations qui disent « Ah non, mais si on parle de ça, il faut mettre en prison ceux qui en parlent ». Eh bien, je peux vous dire que nous, notre logique,
c
'est non seulement de dire les choses, de les poser et d'apporter des solutions aux problèmes de notre société. Cette association est une association qui devient totalement totalitaire, d'un sectarisme absolu. La Ligue des droits de l'homme est une structure qui est totalitaire. Elle veut mettre les gens en prison quand ils s'expriment sur des sujets avec lesquels la Ligue des droits de l'homme n'est pas d'accord. Alors, je pense que c'est un tournant aussi dans notre société de pouvoir continuer à s'exprimer et à apporter des solutions telles que nous le faisons.
Une femme majeure qui décide en conscience de porter le voile ne menace pas la République, dit Gabriel Attal. Là encore, vous dites « les masques tombent », alors que c'est pourtant lui qui a porté la loi sur l'interdiction de la baïa à l
'école. Oui,
parce que Gabriel Attal, il fait de la com'. En réalité, il fait des choses, il ne
va
pas jusqu'au bout, il n
'y
croit pas, il est capable de faire l'inverse demain. Enfin, nous, nous considérons que cet étendard, le hijab, parce qu'en réalité, c'est ça le bon mot, c'est le hijab, celui qui couvre les cheveux, qui couvre les oreilles, qui couvre le cou, eh bien, le hijab est une menace pour la cohésion sociale, parce que c'est évidemment, dans les pays islamistes, la première chose que font les islamistes, c'est voiler les femmes. Eh bien, c'est évidemment une menace qui est portée, qui est arrivée dans notre pays par les frères musulmans. C'était l'affaire, il y a 40 ans, des gamines voilées de Creil.
Ils n'ont cessé de progresser, ils n'ont cessé, et ils ne renonceront jamais à ça, dit que cite Florence Bergeau-Blacler, qui était, je crois, sur votre chaîne ce matin, et qui connaît bien cela. Donc, c'est exigeant. C'est un combat que nous portons, parce que c'est celui de la cohésion nationale, la protection de notre société, on ne
va
pas reculer là-dessus. Et 60% des Français sont d'accord.
La question de la constitutionnalité d'un tel référendum est posée, comment est-ce que vous allez la résoudre ?
Non, mais il y a, en tous les cas, dans les dispositions aujourd'hui, dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel, des possibilités de valider cette loi. On s'appuie sur celle qui avait interdit, évidemment, le voile intégral, la burqa. Il y a la Cour européenne des droits de l'homme qui dit que le port du voile est difficilement compatible avec la vie en société. Donc, nous avons, évidemment, des bases juridiques très fortes. Marine Le Pen s'exprimera, évidemment, elle-même, sur la constitutionnalité de l'interdiction du voile dans notre société. Mais rassurez-vous, rassurons les Français. Nous, on veut leur donner la parole. Sur un référendum contre l'islamisme, nous sommes armés.
Nous avons des leviers pour empêcher, évidemment, ce projet totalitaire, ce projet qui fait reculer nos valeurs.
Pendant ce temps-là, la France n'a toujours pas de budget, Sébastien Lecornu. Est
-ce
que vous allez dire non au Premier ministre qui tente de trouver des compromis ? C'est quoi votre ligne rouge ? Qu'est-ce que vous lui demandez ? L'indexation des retraites sur l'inflation ? C'est quoi qui vous fera ne pas voter la censure, en réalité ?
D
'abord, un peu comme chaque année, nous attendons du Premier ministre que les Français ne soient pas impactés par davantage d'impôts. Nous attendons que l'État fasse un effort sur sa dépense publique. Or, chaque année, les premiers ministres macronistes nous disent que l'État va faire un effort. Et à la fin, ça se solde, c'était le cas avec Lecornu l'année dernière, par des impôts supplémentaires. 30 milliards d'euros d'impôts supplémentaires l'année dernière. Donc, la première des choses, c'est ne pas assassiner les Français d'impôts. Évidemment, la question des retraites, la désindexation des retraites, pour nous, est quand même quelque chose auquel nous nous opposerons tout le temps.
Ce ne
sont
pas les retraités qui
vont encore nous voir. Donc, si vous faites tomber le
gouvernement, il y
aura
forcément une indexation ?
On va voir ce que le gouvernement propose, parce que le gouvernement, aujourd'hui, est incapable de nous proposer, nous sommes le 2 ou 3 septembre, est incapable de nous proposer,
aujourd
'hui, quelque chose de clair. Ils n'ont visiblement pas travaillé cet été, ou en tous les cas, ils ne sont pas au clair, ils ne sont pas arrivés avec une proposition qui fasse consensus chez eux. Donc, on va voir, on va regarder. Et nous, vous savez, on est des gens responsables. On n'a pas un réflexe pavlovien, comme la France insoumise, les yeux fermés, les oreilles fermées, qui, de toute façon, sont sûrs. On va voir ce qu'ils proposeront. Mais nous, on a déjà des propositions dans nos tablettes.
D'abord, se débarrasser, vous savez, de ces 120 taxes à faible rendement qui ne rapportent rien, faire des économies, 125 milliards d'euros d'économies, c'est la ligne que fixe Marine Le Pen, c'est qu'un gouvernement, Jordan Bardella, ce sera un gouvernement qui ferait 125 milliards d'euros d'économies.
Avec des mesures très concrètes, là, on n'a pas encore de
piste, parce que le
programme n'a pas
encore été clairement
énoncé. Non, mais
elles seront présentées à la veille du débat budgétaire par Jean-Philippe Tanguy, qui
travaille...
Avec
des
coupes dans la dépense
publique, Sébastien Lecornu ? Avec des choses
très concrètes.
Sébastien Lecornu, pardon. Excusez-moi. Excusez-moi.
Avec Lecornu
? Exactement. Avec le Premier ministre.
C
'est
pas très sympa. En tout cas, c'est sympa pour lui. Mais au-delà de ça, non, nous aurons effectivement une liste de dépenses sur lesquelles nous voulons revenir. Vous en connaissez les grandes lignes, la contribution, évidemment, à l'Union européenne, le millefeuille administratif, les agences d'État, l'immigration. Nous avons, il y a des grands pans, et Marc Toiti, qui est économiste, qui s'exprime sur votre chaîne, peut très bien témoigner d'ailleurs de l'argent qu'il y
a
à aller chercher dans notamment les structures et les agences d'État qui coûtent très cher à notre pays.
En attendant, le pouvoir d'achat des Français est très impacté en cette rentrée. Le prix d'essence ou du gazole est à plus de 2 euros partout. Il va falloir s'y habituer. Le patron de TotalEnergie met en garde, il va continuer en France les opérations de plafonnement à 1,99€, sauf si on taxe ses super profits. Or, vous êtes favorable à la surtaxation des profits de TotalEnergie. Donc, ça veut dire que ce sont les Français qui vont payer ?
Non, nous sommes favorables à ce qu'il y
a
effectivement une contribution, j'allais dire, de solidarité des entreprises qui font des super profits, des surprofits, c
'est
-à
-dire
qui ne sont pas liés à leur propre stratégie, mais qui sont liés, comme dans le cas actuel, à un environnement, à une actualité qui leur fait faire des surprofits. Mais nous avions dit que cette contribution, elle pouvait aussi s'exprimer autrement, notamment à travers le plafonnement. Et donc, Total, qui plafonne ses prix, contribue, évidemment, fait un geste de solidarité. Donc,
pas de surtaxation pour Total. Non, parce
qu
'ils
font un plafonnement. Si demain, Total revenait sur ce plafonnement, on pourrait en reparler. Mais Total fait un plafonnement. Nous invitons, M. Pouyanné, à poursuivre évidemment ce plafonnement. Mais la réalité, c'est qu
'il
faut des mesures pérennes. Il faut faire baisser les taxes sur l'essence et sur toutes les énergies, faire baisser la TVA pour ne pas se retrouver, évidemment, aux prises des aléas qui sont celles des marchés pétroliers, de la géopolitique, et qui, à la fin, obligent les Français à payer de l'essence 2,24, 2,30, 2,32. Moi, j'ai payé de l'essence 2,32 cet été. Je peux vous dire que les Français laissés à l'abandon devant leur pompe à essence, c'est quand même scandaleux.
Je n
'ai
pas très bien compris si vous censurez ou pas le gouvernement, en fait.
Ça
va dépendre de ce qu
'il
nous propose. Je vous ai dit, nous, on n
'est
pas pavlovien. On n
'a
pas une espèce de réflexe immédiat. On regardera les choses, on regardera l'intérêt du pays,
l'intérêt des Français. Vous voulez
prouver que vous êtes responsable ?
Parce
que nous le sommes. Vous savez, quand nous annonçons la règle d'or, quand Marine Le Pen annonce devant le patronat la règle d
'or.
Elle était farouchement opposée jusqu'à présent. Oui,
mais
madame, la catastrophe budgétaire qui est devant nous, la catastrophe économique des dix années Macron, ce qu'ils ont fait de notre pays économiquement, impose aujourd'hui, évidemment, si on veut demain pouvoir continuer à emprunter sur les marchés, eh bien impose qu'effectivement on se donne cette discipline. La règle d'or, ce n
'est
pas se serrer la ceinture, c'est un horizon budgétaire atteint. Marine Le Pen va l'expliquer. C
'est se
serrer la ceinture. Non,
c'est un horizon, c'est une
discipline. C'est une discipline.
Ce
n
'est
pas une sanction, c'est une discipline. Eh bien, Marine Le Pen a annoncé cela et je pense qu'effectivement, ça démontre notre sérieux. Il y
en
a d'autres qui veulent brûler la dette, qui amèneront évidemment le
pays à une inflation
épouvantable, évidemment un basculement économique épouvantable. Nous,
on
est des gens sérieux. On sait que redresser le pays, ça va demander de l'énergie.
Sarah Knafo sort un livre qui s'appelle « Le casse du siècle ». Elle propose des solutions pour économiser jusqu'à 135 milliards d'euros, encore mieux que vous, avec suppression totale de la CIG sur les revenus d'activité, suppression totale des droits de succession, nombre de fonctionnaires au profit d'agriculteurs. Est-ce que, réduction du nombre de fonctionnaires, est-ce que vous allez vous inspirer de ces mesures ? C'est
plutôt elle qui s'inspire en général de nos mesures, puisque c'est un peu Madame Plus. On dit qu
'il
faut faire 125 milliards d'euros d'économie. Elle dit non, 135 milliards. Mais la réalité, quand je regarde son projet,
c
'est qu'entre les économies et les dépenses qu'elle propose, notamment en matière de défense ou autre, c'est une opération à somme nulle. Ce n
'est
pas très sérieux, pour être très honnête. Je crois qu'il faut toujours être flatté de ce qui copie votre copie. Vous savez, c'est comme en classe, il y
a
toujours quelqu'un qui vient regarder votre copie. C'est parce qu'a priori, on regarde ce qu'ils font mieux. Donc moi,
je
suis ravi que...
Toujours pas de main tendue à Sarah Knafo ou Éric
Desmoires. Non, mais
je veux dire, à un moment, il faut être sérieux. Si elle apporte quelque chose au débat public, il
faut
qu'elle le démontre. Mais là, elle n'apporte rien du tout, Mme Knafo. Tout ça, c'est de l'esbrouf. Ce n
'est
pas très sérieux. Qu'elle continue à nous copier, finalement, qu'elle porte nos propositions le plus loin possible.
Elle vous accuse, en tout cas, d'avoir voté main dans la main avec la gauche 34 milliards d'euros d'imposition nouvelle lors des derniers votes à l'Assemblée. Qu
'est
-ce que vous voulez répondre ? La retraite à 60 ans, mesure recyclée du programme
de
François Mitterrand en 81.
Oui,
mais ça, c
'est
des anciennes. C'était le programme pour lequel votait Éric Zemmour.
C
'est ça, le programme de Mitterrand, puisqu'à l'époque, lui, il votait Mitterrand. Donc, vous savez, nous, nous sommes des gens sérieux. Nous avons censuré le budget à chaque fois. Jusqu'à présent, nous avons fait tomber des gouvernements, notamment sur la désindexation des retraites. Donc, ce gouvernement se montre lui aussi responsable parce que nous sommes là, en attente, et rien ne nous fait peur.
Rien ne nous fait peur. Ni les appels à la désobéissance civile lancée par la France Insoumise et ses alliés, ni les insultes envers Marine Le Pen, « Fuck Marine Le Pen » lors de ce festival Rock en Seine. Manon Aubry, qui était hier à votre place, n'est pas choquée par ces insultes. Cela laisse présager une campagne présidentielle extrêmement violente.
Oui, moi, j'aimerais bien qu'on entende les associations féministes se lever en disant qu'il est insupportable dans notre pays d'insulter une femme politique. J'aimerais bien entendre le milliardaire Mathieu Pigasse, qui, je crois, finance Rock en Seine, dire qu'il trouve ça insupportable, qu'on insulte une femme politique. On ne les entend pas. On n'entend pas les associations LGBT défendre Jean-Philippe Tanguy, qui se fait insulter sur France Inter. On n'entend jamais les associations des droits de l'homme. Vous savez, moi, je me suis fait traiter, je crois, de raclure, je crois que c'est le mot, par l'émission Parole d'honneur, une émission des indigénistes.
Donc, on ne les entend jamais, en réalité. Tous ces gens-là ont, évidemment, un état d'esprit qui fait qu'ils ne défendent que ce qui va de
leur sens.
Donc,
la
campagne sera violente, donc il risque d
'y
avoir des
moments de grande tension, y compris dans la rue ? Il ne faut pas compter sur nous pour
cela. Nous, vous savez, nous sommes respectueux. Nos militants n'interdisent à personne de parler, n'interdisent à personne de faire campagne, et nous n'insultons personne. Nous sommes respectueux, nous en attendons autant des autres, à moins qu'ils ne se disqualifient d'eux-mêmes.
Et vous allez faire ce tandem, Jordan Bardella-Marine Le Pen, tout au long de la campagne, avec peut-être des nuances entre les deux ? Quand on pense
tous la même chose,
on ne pense rien ?
Non,
mais
ce n
'est
pas les mêmes. Ils ne sont pas interchangeables. Marine Le Pen sera, si les Français le souhaitent, présidente de la République. Jordan Bardella sera celui qui mènera la politique du gouvernement, de la majorité, si les Français nous donnent ce que nous allons nous battre pour cela, une majorité à l'Assemblée nationale. Ils sont très complémentaires. Et en fait, c'est ça qui est formidable chez nous, c'est qu'on a un duo complémentaire. Je pense que beaucoup aimeraient avoir déjà un candidat, ce n
'est
pas le cas pour le bloc central ou pour la gauche, mais nous, nous avons une présidente de la République demain, un Premier ministre demain, ils sont prêts.
Au centre, ça se finira par une primaire, selon vous ? Les candidats vont se départager au
finish ?
Oui,
chez les Macronifs, ils vont bien finir par trouver quelqu'un. M. Retailleau est déjà en train de plier les gaules. Ah bon ? Il
sera notre invité mardi
prochain. Ah bah écoutez, vous pourrez...
Il nous posera la question.
L'histoire de M. Retailleau, c'est de se désister, c'est fini. Tout ça, ça ne peut pas incarner un espoir de redressement. Le redressement, le sérieux, la protection des Français, la relance de la croissance, le sérieux budgétaire, il est chez nous. Rien à attendre de ceux qui, de près ou de loin, ont collaboré avec la politique macroniste qui a coulé le pays.
Deux questions courtes pour terminer, Sébastien Chenu. Patrick Bruel, mis en examen dans quatre dossiers de violence sexuelle et visé par de nombreuses autres plaintes, annoncé l'annulation de sa tournée, qui selon lui est devenue l'incarnation d'un débat qui la dépasse. Il dit faire le choix de l'apaisement. Vous dites quoi ?
Je
comprends ce que veut faire Patrick Bruel. Je pense que pour lui,
c
'est absolument insupportable. Je ne
suis
pas du tout client de Patrick Bruel. Je n'aime pas le personnage. Il y
a
des charges lourdes qui pèsent contre lui. Mais la justice, ça ne se fait pas dans la rue. Et le fait qu'on lui coupe le sifflet de cette façon-là, en mettant pression sur lui, alors que la justice n'est pas passée, est quand même quelque chose qu'il doit interroger. Encore une fois, aucune espèce de sympathie pour Patrick Bruel qui doit aller répondre à la justice des plaintes qui ont été déposées contre lui. Mais la présomption d'innocence, ça doit demeurer quand même, je le pense, un axe central de la justice. Elle a pris un plomb quand même, la présomption d'innocence, dans cette affaire-là. Donc voilà, moi, je ne serai jamais allé voir Patrick Bruel.
Il essaye d'apaiser les choses pour lui d'abord. Mais derrière cela, ça dit quelque chose de l'état de la justice dans notre pays.
Faut-il imposer la levée du drapeau tricolore dans toutes les écoles chaque matin ou est-ce que c'est une mesure désuète
? C'est une
très bonne idée d'Éric Ciotti.
Ça
s'inscrit d'ailleurs dans la continuité des lois qui ont été votées. Payons, Blanquer, je pense que c'est une très bonne idée.
Jean-Pierre
Chevènement à l'époque le
souhaitait aussi. Oui, tout
ce qui unit, tout ce qui réunit, c'est une très bonne idée. Ce qu'il faut aussi, c'est faire un moratoire sur les fermetures de classes dans la ruralité. C'est ce que portait notamment un de nos députés, Roger Chudot, député du Loir-et-Cher. Il faut aujourd'hui évidemment se recentrer sur la transmission des savoirs fondamentaux mais la transmission des valeurs, de l'unité nationale à travers le fait de hisser le drapeau. C'est une proposition que fait Éric Ciotti, ce n
'est
pas une obligation. Eh bien, je crois qu'elle va dans le bon sens.
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-Canada
Sébastien Chenu