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Podcast / conversationRévolution Permanente· 28 septembre 2026 20 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleTravail & emploi

Saint-Denis : au coeur du BLOCUS lycéen - Avec Anasse Kazib

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:42Fait
    « On a pas d'infirmière, il fait un chaud dans les nouveaux bâtiments et supplément et bah nous on a pas de vie scolaire, pas de foyer pour les élèves pour se reposer, on a des pauses très courtes et les et les profs ils sont que 1h pour manger »
  • 3:16Fait
    « au crâne il a subi une fracture, ça fait deux fois deux manifestations deux élèves qui ont subi une fracture »
  • 4:03Fait
    « il y a des différences euh bah par rapport au lycée, par exemple des lycées à Paris euh des entre les lycées par exemple à Paris et ceux de Saint-Denis par exemple. On est dans le 93 mais on a tous les mêmes droits. »
  • 4:49Fait
    « la police elle est en train de mettre un climat de zinzins, de violence et cetera inutilement. C'est juste des jeunes qui ont euh de de 15 à 17, 18 ans qui sont scolarisés ici »
  • 5:30Fait
    « leur crainte c'est ça, c'est que les jeunes lycéens de tous les les autres lycées de France, ils disent "Tiens, et si on commençait nous aussi comme Paul Eluard, comme Bartoldi, comme Jean-Jacques Rousseau à Sarcelles et cetera" »
  • 6:46Fait
    « Ils ont plaqué des élèves au sol alors qu'ils avaient rien fait. Ils ont gazé Bali Baliako. Et voilà, ils ont gazé monsieur Bali Baliako »
  • 7:58Fait
    « Dans les bâtiments préfabriqués, il fait chaud, il y a pas la clim. Ouais, c'est ça. Il fait chaud. Il y a des coupures d'électricité à chaque fois. »
  • 8:31Fait
    « Les blocages lycéens, ça existe depuis des décennies et des décennies. Tous les politiciens professionnels euh ils essaient tous de faire semblant de revendiquer mai 68 »
  • 9:11Fait
    « Les profs, ils l'ont dit, ils sont pour le blocus. Ils nous l'ont dit explicitement. Ils nous ont dit que ils croyaient Ils avaient la même cause que nous. »
  • 12:23Fait
    « la nouvelle loi qui va passer où les policiers ont le droit de tirer sur nous. C'est eux euh Sur la loi permis de tuer. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique] [musique]

0:13
Locuteur

Les policiers nous ont donné aucun respect. Comment on est censé devoir donner notre parole qu'on a aucun respect et qu'on n'est pas entendu dans cette société. On peut pas parce que leur crainte c'est ça, c'est que les jeunes lycéens de tous les les autres lycées de France, ils disent "Tiens, et si on commençait nous aussi comme Paul Eluard, comme Bartoldi, comme Jean-Jacques Rousseau à Sarcelles et cetera, et si nous nous commencions à ?" Les profs ils l'ont dit, ils sont pour le blocus. Ils nous l'ont dit explicitement, ils nous ont dit que ils croyaient ils avaient la même cause que nous. Ils nous ils disaient qu'on se battait pour des choses justes et [musique] ils ont raison.

Les amis, on est en direct du blocus de Paul Eluard. On a on est en train de faire un truc de dingue, on fait En direct sur Révolution Permanente, on était là déjà vendredi. C'était essentiel de faire une émission même dans des conditions en schlag comme ça devant la barrière parce que on veut visibiliser la colère de la jeunesse des quartiers populaires, la jeunesse lycéenne qui est en train de se mobiliser et donc nous on est là pour écouter et pour donner la parole à ces lycéennes et lycéens avant tout en premier pour dire que il y a une répression de dingue depuis ce matin.

Le commissariat de Saint-Denis, il est plein de jeunes de Suger et de jeunes de Paul Eluard, ils ont attrapé deux jeunes déjà dans la matinée et il va falloir dénoncer avec la plus grande force, la plus grande fermeté la répression qui est actuellement parce que ils utilisent la flicaille pour faire fermer la gueule de la jeunesse. Ils sont en train d'utiliser les les LBD, les bombes lacrymogènes pour essayer d'effacer ce qui est en train de se passer. Pour commencer, je passe la parole à Amé. Je m'appelle Amé moi, je suis élève de Suger.

Ah ce matin, on a voulu manifester devant le lycée Suger, ils ont arrêté mes mes potes, ils les ont mis en garde à vue et là je veux que on les libère s'il vous plaît.

Aujourd'hui avec tout le monde, on est venu manifester parce que on a beaucoup de soucis au lycée Paul Eluard et là on aimerait on aimerait que tous ces soucis soient réglés et du coup on est venu manifester car on a beaucoup de soucis, on a pas d'infirmière, il fait un chaud dans les nouveaux bâtiments et supplément et bah nous on a pas de vie scolaire, pas de foyer pour les élèves pour se reposer, on a des pauses très courtes et les et les profs ils sont que 1h pour manger et le proviseur il s'en fout de nous et le proviseur il s'en fout de nous et le proviseur il s'en fout de nous et le proviseur il s'en fiche.

Du coup nous on aimerait sensibiliser tout le monde les lycéens d'IDF pour que on ait moins de soucis et que les autres notre message il soit passé et que ça s'améliore surtout. On a trop loin il y a que 1h pour manger. 1h pour manger surtout ça c'est très très grave ça. Et là on est venu manifester on est venu manifester on est venu sensibiliser tout le monde et les policiers et les policiers et les et les policiers sont venus, on avait un élève ici il a pris une bavure et ça c'est vraiment pas beau à voir, c'est pas une bonne image que ça donne aux policiers.

Voilà et du coup au crâne il a subi une fracture, ça fait deux fois deux manifestations deux élèves qui ont subi une fracture et du coup et bah là on est venu on a essayé de sensibiliser tout le monde et du coup bah on aimerait que que tous les élèves ils soient entendus quoi, voilà c'est tout. Il y avait Noa et Noa, Noa tu étais vénère tout à l'heure devant le devant le commissariat de de Saint-Denis.

Ouais c'est ça, j'étais très en colère, il y a eu beaucoup beaucoup de violences policières juste vendredi comme vendredi comme la mineur il a il a dit il y a eu une violence, il y a un élève qui s'est fait fracturer son crâne, aujourd'hui il y a un élève il s'est fait balayer, il s'est fait tasser, on est parti manifester devant le poste de police et beaucoup de violences. On a été très respectueux même à certains moments, on a voulu on a face à l'oppression qu'ils ont mis, on a reculé, ils ont quand même gazé les gens, même le maire il s'est fait gazer, les élèves ils se sont fait gazer, il y a tout le monde qui s'est fait gazer. Les policiers ne nous ont donné aucun respect.

Comment on est censé devoir donner notre parole quand on a aucun respect et qu'on n'est pas entendu dans cette ? On peut pas Vas-y Sirine, on t'écoute. Euh faudrait aussi rajouter euh le fait qu'il y a des différences euh bah par rapport au lycée, par exemple des lycées à Paris euh des entre les lycées par exemple à Paris et ceux de Saint-Denis par exemple. On est dans le 93 mais on a tous les mêmes droits. Parcoursup et tout. Voilà, il y a pas de moyen et on est considérés comme des animaux, des des personnes qui ont pas leur place alors qu'on est tous pareils, on a tous les mêmes droits et voilà. Je veux juste dire Je veux juste dire un truc mais c'est hyper bon enfant.

Enfin, je veux dire euh la police elle est en train de mettre un climat de zinzins, de violence et cetera inutilement. C'est juste des jeunes qui ont euh de de 15 à 17, 18 ans qui sont scolarisés ici, qui dénoncent les conditions de d'études, qui dénoncent la le le le manque d'avenir de Parcoursup. Ils viennent avec des masques, euh Spider-Man, des tenues et cetera et il y a rien et depuis le départ la police elle ne fait que chauffer en fait. Faut savoir qu'il y a une une quinzaine de camions de CRS qui viennent de passer.

Vous imaginez le niveau de violence qu'ils sont en train d'organiser pour empêcher justement euh le blocus de Paul Eluard et surtout que ça envoie un message parce que leur crainte c'est ça, c'est que les jeunes lycéens de tous les les autres lycées de France, ils disent "Tiens, et si on commençait nous aussi comme Paul Eluard, comme Bartoldi, comme Jean-Jacques Rousseau à Sarcelles et cetera et si nous nous commencions à ?" Et ils veulent tout de suite réprimer. C'est pour ça que ce matin à Suger, ils ont euh nettoyé directement le le le le blocus et Paul Eluard est en train de tenir malgré la répression et il faut être fier de vous la jeunesse de tenir malgré tout [acclamation] ça.

Vas-y Spider-Man. Ouais, moi j'ai une seule chose à dire, libérez nos élèves. On va mettre des vidéos sur TikTok. On va tout mettre. On va on va tout mettre les vidéos, vous allez voir comment c'était violent et ouais. Je suis élève à Paul Eluard et là c'est inadmissible. Il y a au moins 15 CRS là-bas. Ici, on a tragiquement débloqué, c'est inadmissible. Et tous nos potes sont en garde à vue. Ah ça se voit. Alors que si ça serait une personne du 16, une personne de Paris, ça serait pas comme ça, c'est inadmissible. Ah tout ça c'est inadmissible. Bon là il y a la police qui est en train de venir, ils nous ont tous gazé franchement pour rien, ils font même pas de sommation, c'est inadmissible.

Ils ont plaqué des élèves au sol alors qu'ils avaient rien fait. Ils ont gazé Bali Baliako. Et voilà, ils ont gazé monsieur Bali Baliako et ils veulent pas libérer nos élèves qui n'ont rien fait. Et franchement je trouve c'est inadmissible. Franchement c'est inadmissible, ils sont 1000 pour des élèves. Ça c'est vraiment pas en plus c'est des enfants. Ils ont pas le droit de faire ça. Déjà normalement ils ont besoin d'un mandat, ils agressent des enfants, c'est vraiment interdit. C'est dangereux. Je suis un élève de Paul Eluard. C'était juste pour dire que les policiers sont dans un système de provocation.

Il faut que nous on provoque et après ils essaient qu'on qu'on les provoque pour après nous attaquer et tout. Ils mettent toute leur puissance sur des jeunes et aujourd'hui je suis là pour dire que on veut juste faire un blocus pour revendiquer juste nos droits et c'est pas normal. On revendique nos droits et les policiers ils sont là et ils nous font ils nous font peur. Mais nous on n'a pas peur, on va rester, on va combattre et on va on va revendiquer tous nos droits pour qu'on soit égal par rapport aux autres lycées de France. Voilà ! On est là, on manifeste parce que c'est pas normal ce qui se passe dans le lycée et au final les forces de l'ordre ils trouvent ?

Ils trouvent quoi de mieux à faire que de venir à 40 pour gazer un élève de 15 ? Au final ils finissent ? En garde à vue et voilà on peut même plus se plaindre de ce qui arrive dans le lycée en fait. Le maire de la ville, il fait tout pour Sannois pour l'améliorer, au final ça le gaze. En fait à quoi ? A quoi bon croire encore à la ? Tu es en quelle classe ? En première. En ? Et c'est comment la vie dans le ? Tu vis Tu te sens ? Dans les classes, c'est tout. Raconte un peu le Il fait chaud surtout. Il fait chaud. Le En hiver, il va faire surtout froid et tout. Ils arrivent pas à Voyez les comment ça ? Dans les bâtiments préfabriqués, il fait chaud, il y a pas la clim. Ouais, c'est ça.

Il fait chaud. Il y a des coupures d'électricité à chaque fois. Ah moi en fait, je comprends pas pourquoi ils mettent 300000 sur des caméras pour surveiller les élèves au lieu de de chercher à mettre des climatiseurs, chercher à mettre les élèves en bonnes conditions. Élève de Suger qui a voulu manifester ce matin, il est actuellement en garde à vue. Libérez-le, s'il vous plaît. Faut savoir qu'il y a énormément euh des personnes qui étaient dans le commissariat qui sont sorties, ils ont dit que le commissariat était plein. Il était plein. Les les geôles en bas, elles sont pleines. Que des lycéens de de Suger et de et de Paul Éluard.

Et donc et surtout de Suger parce que ce matin, ils ont ils ont embarqué tout le monde en fait dès les premières tentatives de de blocus. Et je veux dire, ça fait partie de la tradition euh dans dans ce pays. Les blocages lycéens, ça existe depuis des décennies et des décennies. Tous les politiciens professionnels euh ils essaient tous de faire semblant de revendiquer mai 68 à l'époque quand ils bloquaient euh le quartier latin, les facultés et cetera. Mais quand c'est les jeunes de quartiers populaires qui bloquent leur lycée, mais pour dénoncer en vrai parce que la réalité, c'est qu'il y a pas besoin de Il y a pas besoin de de bloquer en vrai.

Si si les gens vivaient dans des conditions d'études normales et cetera, il y a pas besoin de de de de faire quoi que ce soit. Déjà On remercie euh les élèves et tous les lycéens. On remercie les surveillants. On remercie vous. On On remercie tout le monde. ! Merci à vous de nous soutenir. Faut savoir qu'il y a une tension en fait derrière les caméras. Il y a un cordon de de profs et de d'AED. C'est ultra impressionnant le niveau de le niveau de solidarité qu'il y a. Les profs, ils l'ont dit, ils sont pour le blocus. Ils nous l'ont dit explicitement. Ils nous ont dit que ils croyaient Ils avaient la même cause que nous.

Ils nous ils ils disaient qu'on se battait pour des justes, et ils ont raison. Euh on ils travaillent dans les mêmes conditions dans lesquelles que dans lesquelles on étudie. Et aussi au quotidien, ils voient que ça va pas forcément. Il y a des gens hier euh vendredi, il y a des gens qui nous ont traités de prolétaires prépubères qui savent pas pourquoi ils se battent. Le fait que le maire vienne, le fait que les profs nous soutiennent, c'est la preuve que non, qu'on a une vraie cause à défendre. Bravo. Genre ce lycée, ce lycée, c'est vraiment le lycée de merde. Ils ont viré ma Ils ont Ils ont voulu mettre ma petite sœur au foyer. Wesh. Ils ont voulu mettre mettre ma petite sœur au foyer.

Ils ont appelé la police pour mon pour mon père. Mon père, il s'est fait embarquer. Euh en France ou partout en France, partout, on se concentre trop sur euh On se concentre Parle parle mon gars, parle. Parle pas, t'inquiète. Euh on se concentre trop On se concentre trop sur les noirs et les arabes. Sur le sur le port du voile. Je trouve ça inadmissible qu'ils veulent le retirer. Qu'ils veulent retirer le port du voile, c'est non, c'est honteux. S'ils veulent le porter, s'ils veulent le porter, ils le portent. Il y a personne qui va rien faire. Il y a personne qui va dire quoi. Je voulais qu'on parle un peu de l'avenir. Comment vous vous ? Qu'est-ce que vous dites dans votre ?

Moi, pour l'avenir, moi déjà, je pense qu'après mon bac, je pense pas faire un BTS. Je pense suivre une formation euh pour devenir ambulancier, travailler dans le médical. OK. Et euh voilà. Mais tu es inquiet par rapport à ? Tu vois comment les ? inquiet par rapport à la situation par rapport à notre par rapport à notre génération, euh ce qu'on nous met sur TikTok, ça me fait peur moi, monsieur. Non, on va continuer jusqu'à que ils nous écoutent et que il y a des des changements. Voilà, des Il y a des gros changements. la direction elle dit rien. Le proviseur, il s'en fout.

Je pense à tous mes frères qui se font péter pour rien par la police, qui prennent des bavures et en garde à vue, tous ceux qui qui On leur donne pas à manger. On les tape en garde à vue. Moi, je pense à eux, moi. Moi, moi je connais une personne, il s'est fait attraper, il s'est fait frapper en cellule. Et je trouve ça inadmissible. Et nous, on veut des changements, nous. Voilà, on veut des On veut plus vivre comme ça, on veut des changements. On habite même pas ici, on fait combien de On fait combien arriver 1h30 pour revenir. On a combien d'heures de ? On a une seule heure pour manger. On fait ? Tu habites où toi ? J'habite Villemomble moi. Tu viens de Villemomble ? C'est incroyable.

On fait respecter nos droits parce que ça se fait pas. Je me suis fait frapper pour rien. Et tu es lycéen ? Lycéen à Paul-Le Luard. Et tu viens tous les matins de Villemomble ? Comment ça se fait qu'ils t'ont mis ? Je sais pas parce que j'avais rien à voir avec eux. D'accord, OK. On on parle aussi pour la nouvelle loi qui va passer où les policiers ont le droit de tirer sur nous. C'est eux euh Sur la loi permis de tuer. La loi permis de tuer. Nous on ne veut pas ça. Déjà qu'il y a mon pote ici, il se fait frapper, on lui dit on dit rien aux keufs. Alors si on dit ça, ça se passe.

Ça veut dire on ils pourront nous tuer, ils pourront tuer qui on veut qui ils veulent, il va rien se passer pour eux. C'est ça qui est pas normal. Moi je trouve c'est grave parce que là avec la nouvelle loi, ils vont nous tirer dessus à n'importe quelle situation. Moi j'ai peur pour mon frère parce qu'il travaille et on va pas se mentir, il a il a un visage un peu cramé. Ça veut dire que tu vas te faire tirer dessus alors qu'il a rien fait du tout. Pour moi aussi et pour mes amis aussi. Désolé mais la violence envers les jeunes, c'est vraiment pas normal surtout de la part de la police hein.

Ils viennent, ils font des bavures, ils frappent quelqu'un en cachette et après ils le mettent au commissariat, c'est vraiment pas normal. Moi je dénonce ça, c'est pas et vraiment la police là, ils font n'importe quoi. Euh bonne dédicace à vous, maman, papa, je vous aime et free Palestine. Voilà tout ce que j'ai à dire. Alors là, on va aller voir les les les profs, les AED, les surveillants. Regardez, c'est hyper impressionnant. Donc on a une colonne de de profs, d'AED, de gens de la du personnel d'éducation de manière générale. C'est énorme, regardez l'ambiance. [acclamation] Viens, on va on va demander à Yannick AED. Yannick, raconte-nous vite fait.

Bah alors en fait ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il y a eu il y a eu un blocus qui a été observé ce matin par les élèves pour dénoncer les conditions indignes euh dans dans lesquelles les ont lieu leurs cours et cetera. Ça déjà ils sont dans des préfabriqués, ils ont pas de salle pour eux, manque de moyens, manque d'heures et cetera. Donc c'est une mobilisation qui a commencé depuis la semaine dernière. Il y a eu aussi des interpellations de quelques élèves, des interpellations très violentes, dont une qui est classée sans suite. Par contre, l'élève est sorti du commissariat avec une fracture crânienne.

Donc nous, si on est là aujourd'hui, c'est aussi pour exiger des conditions dignes mais aussi l'abandon des poursuites contre nos élèves et la libération des des deux élèves qui ont été interpellés aujourd'hui. Donc voilà. C'est quoi les conditions à Paul Eluard ? Il y a combien d'élèves et ? Paul Eluard, c'est un lycée de d'environ 2000 élèves pour à peu près 250 à presque 300 personnels. OK. Il y a une vie scolaire de 16 surveillants, je crois, pour pour être un peu plus précis. Donc voilà, les les conditions, c'est un peu ça. Donc c'est c'est un lycée qui est très vieux, le le l'un des plus vieux de la Seine-Saint-Denis.

Donc il commence à être un peu dans un état vétuste et cetera, mais là vu les travaux qui qui ont commencé cette année de rénovation, donc ils ont été obligés de coffrer des élèves dans des préfabriqués, mais des préfabriqués qui n'étaient même pas aux normes au début, c'est-à-dire faut savoir qu'il y a une commission de sécurité qui a rendu un avis défavorable quant à l'accès à ces préfabriqués. Donc ça a été du bricolage un peu. Fallait tout remettre en ordre très vite, mais bon, donc voilà, personne n'était sûr. Faut savoir que l'année dernière il y a il y a eu il y a eu des dalles de toit qui se sont envolées quand il y a eu les intempéries. Hmm.

Donc voilà, c'est c'est un peu ça les les conditions. Les profs sont en souffrance. Il y a il y a il y a eu une baisse des dotations d'heures globales pour les professeurs, donc moins d'heures pour les élèves, moins d'heures pour l'apprentissage. Donc voilà, ça c'est c'est c'est un peu ça les conditions. Faut savoir aussi que cette année on a un pôle médico-social en souffrance, c'est-à-dire qu'on a qu'un seul poste d'infirmière qui est pourvu, Euh, d'assistante sociale. Faut savoir aussi le contexte des des des élèves de de de ce lycée. C'est-à-dire là, c'est Saint-Denis, c'est quand même un établissement qui est classé dans une zone REP et cetera.

Donc, voilà, il y a il y a il y a forcément des élèves en difficulté, des familles en difficulté. C'est quoi les C'est quoi l'idée de cette ? En fait, on vous explique un peu la chaîne parce que voilà, forcément quand la jeunesse des quartiers s'exprime, quand la jeunesse des quartiers exprime leur colère, la seule réponse que les autorités peuvent donner, que ce soit l'académie, la préfecture et cetera, c'est la répression. Donc aujourd'hui, vous pouvez voir, il y a il y a il y a tout un convoi de CRS qui sont prêts à venir taper les élèves. Ils se sont fait gazer, taper. Euh, on a lâché des des grenades.

Euh, donc oui, c'est Il y a il y a il y a eu des violences un peu depuis depuis ce matin. Donc voilà un peu le contexte, pourquoi nous on forme un peu cette chaîne pour dire que nous justement, euh, personnel de Vous êtes tous en grève là, c'est ? Personnel de l'éducation, oui, on est tous en grève. Euh, donc on soutient euh un peu pour le tout tout ce que j'ai dit en amont. Et oui, euh, donc C'est quoi le message que tu as transmettre aux autres personnels de l'éducation dans les autres lycées et ? j'a- j'appelle tout le monde à se mobiliser pour des conditions dignes, euh, que ce soit pour le travail, que ce soit aussi pour les conditions d'enseignement de nos élèves.

Donc, euh, moi moi j'appelle à la mobilisation.

16:39
Non speech

[musique]

16:43
Locuteur

[acclamation] Les amis, bonjour à tous. Cette vidéo en direct du blocus de Paul Éluard pour vous appeler à quelque chose d'important. C'est euh les assemblées ouvertes de Révolution Permanente qui se tiendront le 8 octobre prochain à Paris. On vous met l'adresse et l'heure exacte sous cette vidéo et le 11 octobre prochain à Saint-Denis. Vous l'avez vu, la rentrée euh euh euh politique, elle est euh ultra euh euh sub- subversive. Et en même temps, au cœur de la répression. C'est un appel à assemblée ouverte de dingue les amis. Est-ce qu'on est en train de revenir sur une nouvelle période de la lutte de ? Est-ce que on assiste à un réveil de la Gen ?

Il y a la grève de demain, le 29 septembre pour les services publics, les salaires, la question du carburant, il y a l'appel au 17 octobre. Les amis, vous le voyez, la rentrée politique est chaude, la rentrée sociale est chaude et donc on veut en parler ensemble, savoir comment on s'organise dans la période, comment faire face en réalité aux attaques réactionnaires, au à la précarité, la vie euh des lycéennes et lycéens dans les bahuts qui dénoncent le 8h-18h, qui dénoncent le manque d'avenir de Parcoursup. Face à tout ça les amis, il va falloir s'organiser. Voilà, il y a pas de négociation avec je ne sais qui, on sait très bien les choses comment elles se passent.

C'est uniquement par le rapport de force à l'image de ces lycéennes et lycéens qui se mobilisent depuis plusieurs jours parce qu'ils ont compris que ça sert à rien de faire des délégations, d'aller voir les proviseurs et cetera. À côté, on met 600000 euros de caméras de vidéosurveillance et on laisse les jeunes étudier dans des conditions dégoûtantes, insalubres, où on nous explique qu'il y a même pas assez de chaises. Il y a même pas assez de chaises pour pouvoir étudier.

Donc face à ça, ils ont compris que la seule chose c'est le rapport de force et c'est pour ça qu'à chaque fois dans c'est l'histoire de la lutte de classe, à chaque fois que la jeunesse, à chaque fois que les travailleuses et travailleurs ils se mobilisent, et ben on leur envoie ? La flicaille. On veut faire taire la colère, on veut faire taire les contestations avec la police. Tu peux même filmer d'ailleurs derrière ce qui est en train de d'arriver. Voilà, ils sont une dizaine de camions de CRS pour des lycéens, pour des des des ados de 15, 16, 17 ans.

Donc voilà les amis, venez vous organiser, vous réunir à nos côtés dans les assemblées ouvertes de révolution permanente le 8 octobre à Paris, le 11 à Saint-Denis et rejoignez les comités de campagne Anasse Kazib pour la campagne 2027 les amis où justement on va faire rentrer ça cette répression la colère la colère qui existe ces 10 ans de lutte de classe qu'il y a et le fait que systématiquement on envoie toujours plus toujours plus de répression et regarder comment ils sont en train de saturer la jeunesse. C'est assez terrible ce qui est en train de se passer. À très vite dans les assemblées ouvertes.