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DébatEurope 1 (sur YouTube)· 2 décembre 2025 26 minContradictoireMixteCulture, médias & sportInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Labélisation des médias : une déontologie à renforcer

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quand sera-t-il labellisé comme bon ou mauvais médias ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir envoyé un tweet de l'Élysée en disant c'est la Pravda ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi avoir fait ça ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous ne pensez pas que ça vaut la peine de donner l'information aux citoyens sur l'origine et la qualité du processus ?

  • 20:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez que nous journalistes, on nous dit qu'il va y avoir un label délivré par Reporter sans frontières ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Marc FeratFait
    « Il y a des médias qui font bien leur travail. »
  • 6:00Marc FeratFait
    « Le tweet était pas forcément une initiative très heureuse en terme de communication. »
  • 9:00Marc FeratFait
    « Personne n'a jamais écrit qu'il y aurait un label d'état. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europin soir 19h [musique] 21h Pierre de Villau jusqu'à 20h accompagné de Jules Torres. Bonsoir journaliste politique au journal du Gill William Goldenadel. Bonsoir cher ami.

Bonsoir. Bonsoir Marc Ferat. Bonsoir.

Invité d'Europe un soir ancien ministre de l'industrie de l'énergie député père des français de l'étranger. Je vous accueille ici avec plaisir comme toujours Marc Feratci dans le studio d'Europe 1. J'espère que vous prenez plaisir à venir ici à Europédagogie pour débattre.

Quand sera-t-il lorsquin sera labellisé comme bon ou mauvais médias ? On rebondit sur le débat du jour, le débat de ces 24 heures écoulé. En France, il y a pas de bonnes ou de mauvaises opinions.

En revanche, il peut y avoir de vraies ou de fausses informations. Je pense que le débat qui a été initié par le président de la République sur cette question de l'information est un débat absolument essentiel. Il y a des médias qui font bien leur travail.

Je pense que vous-même êtes un journaliste et vous êtes dans une antenne qui a le soin de documenter les choses de manière rigoureuse et je pense que les journalistes qui font bien leur travail pourraient euh être agacés à tout le moins de voir que d'autres journalistes ou qui se prétendent d'être journalistes qu' portent des informations qui ne sont pas sourcées, qui ne sont pas vérifiées, qui ne sont pas documentées. Donc déjà vous me soulagez, je suis dans le bon camp en tout cas européen. Sinon, sinon, sinon, je ne serai probablement pas sur votre plateau.

Euh mais fondamentalement, c'est ça le débat dont on a besoin. C'est pas un débat sur la liberté d'expression qui est un droit fondamental. C'est pas un débat qui consiste à classer les opinions.

C'est un débat sur la manière dont on produit une information de qualité. Je pense que c'est un débat essentiel parce que vous le savez, les médias, tous les médias qui soient audiovisuels, qui soient écrits font l'objet d'une grande défiance. Il y a toujours eu des fake news et puis de quelques années de plus en plus avec les réseaux sociaux.

Mais pourquoi avoir dans ce cas-là envoyé un tweet hier de l'Élysée en disant c'est la PavDA, la a des informations avec des incarnations de ces news, Philippe Deviller, Pascal Pro. Pourquoi avoir fait ça ? Moi, je vais commenter euh ce qu'a dit le président de la République.

Le tweet était pas forcément une initiative très heureuse en terme de communication, mais c'était mais c'était une réaction, je veux quand même le dire également, à euh des prises de position et notamment celle de certains éditorialistes qui ont assimilé la volonté du président à la volonté d'établir un label d'état, c'est-à-dire classer les médias suivant. Personne n'a jamais écrit qu'il y aurait un label d'état. Bien.

Et ben je peux vous dire quand même que euh sauf si vous avez une source à nous donner, c'est euh c'est l'interprétation qui a été faite par un certain nombre d'observateurs euh des euh des prises de position des prises de position euh sur la les paroles du président de la République. Ce terme de label d'État, ce terme de euh dérive autoritaire, on l'a entendu dans les médias et je peux pas vous donner les courses, mais vous les trouverez parce que vous êtes aussi un journaliste conscientieux. C'est pas récent.

Étienne Jernel Dup avait déjà réagi en 2018 au premier propos d'Emmanuel Macron pendant son premier quinquena qui avait déjà envie de faire le tri dans les différents médias. Mais encore une fois, il s'agit pas d'établir une vérité qui serait établie par l'État, établie par le gouvernement, établie par le président de la République. Il s'agit de donner de l'information aux auditeurs, aux lecteurs, à tous ceux qui ont le souhait d'avoir une information sourcée.

Euh c'est quelque chose qui, je veux le dire, on répète pas bêtement ce qu'il y a écrit sur les réseaux sociaux, le caractère d'une censure parce que j'ai vu ce terme aussi, l'idée qu'il pourrait y avoir derrière ces déclarations du président une volonté de censure. Et c'est faux, c'est faux. C'est complètement faux.

Si un jour la professionnalistique et non pas l'État établit des critères de qualité, établit ce qu'on pourrait appeler un label et adresse ce label à certains médias et par exemple président encourage en en mettant RSF sur la table qui est bien. Je vais au bout s'il vous si vous le voulez bien organisation de mon propos. Je vais au bout si vous le voulez bien de mon propos.

Si un moment ou un autre profession s'organise pour décerner des labels, ça ne signifie aucunement que les médias qui n'auront pas obtenu le label ne pourront plus émettre, ne pourront plus écrire, ne pourront plus informer. Dire ce que ça veut dire c'est que dans un monde où l'information n'est pas toujours vérifiée, l'information n'est pas toujours documentée, l'information n'est pas toujours robuste, mais c'est le principe de notre métier aussi. Mais bien sûr, je le sais.

Mais vous êtes aussi d'accord pour dire que la déontologie est quelque chose qui a besoin d'être consolidé chaque jour, d'être apprécié chaque jour. Ça existe déjà. Les médias par exemple les médias de presse écrite ont un agrément qui vous permet et bien d'exister en tant que quantité de presse écrite.

Ça existe déjà. La question c'est qu'en 2018, en effet, Emmanuel Macron parle déjà de la labellisation, qu'il convoque ensuite des états généraux de de l'information et que découle de ces états généraux de l'information ce label une fois pour toute qui est donné et qui est attribué à Reporter sans frontières qui est une ONG qui ne me représente pas en tant que journaliste hein, je je tiens quand même à le dire et qui n'est absolument pas un professionnel de l'information à qui et bien on devrait donner ce ce label là et et donc à un moment donné se pose cette question là de oui, il va ne pas y avoir un label détail il va y avoir un label qui va être donné par une ONG qui est très marquée à gauche alors qu'il y a déjà euh un une instance qui s'appelle la commission de la carte. Moi, j'ai ceci dans mon portefeuille, c'est la la CCIJP, la Commission de la carte qui dit qui fait le tri, qui épluche sérieusement.

Chaque année, on l'a pas à vie, hein ce truclà. Chaque année, on doit remplir un formulaire très précis de savoir si on est journaliste ou pas. Donc la labellisation, elle existe déjà.

Vous êtes d'accord ? Je pense qu'on est d'accord sur le fait que la profession journalistique, quels que soient ses représentants et là moi je vais dans le sens que vous indiquer, je pense qu'il ne faut pas préempter ceux qui sont susceptibles d'attribuer ou de juger de la qualité de la production de l'information, de la transparence dans la construction des informations. Mais néanmoins, on a besoin d'une régulation.

On a besoin d'une régulation. Elle existe peut-être supplémentaire. En tout cas, c'est comme ça que j'interprète moi les propos du président de la République.

Il faut il faut peut-être élargir un tout petit peu la focale. Qu'est-ce qu'il y a derrière ce débat ? Derrière ce débat, il y a aujourd'hui une information qui fait l'objet d'ingérence, on le sait, et d'ingérence étrangère.

On a aujourd'hui à la fois à travers certains médias traditionnels, mais surtout à travers les réseaux sociaux qui sont une caisse de résonance des médias traditionnel euh des tentatives d'orienter l'opinion publique d'orienter l'opinion publique non pas en faisant prévaloir des opinions. J'ai encore dit une j'ai dit tout à l'heure qu'il y avait pas de bonne ou de fausses opinions, mais en proposant aux auditeurs, aux lecteurs de bonnes ou de fausses informations. Quand il y a de fausses informations et ben je suis désolé, il faut qu'à un moment ou un autre mais quand il y a des fausses informations qui faisons le tri soit capable c'est des professionnels.

C'est des professionnels qui vont réguler d'autres professionnels. C'estàd qu'on a pas confiance au premier professionnel. Julie William Golden Nadel.

Non, mais moi je pense très clairement que c'est une très mauvaise idée. Bon, d'abord, il y a la désinformation, elle est vieille comme le journalisme. Lorsque Libération nous explique que euh les Cambodgiens sont très contents que les mer rouges arrivent à Pnom Pen lorsque même Libération il y a quelques mois nous expliquait qu'il y avait des pogrommes antimagrébins dans les villes-de- aprèsfance-maroc.

Bon voilà, c'est un c'est d'une certaine manière à nous on peut ne pas s'en satisfaire, vous êtes d'accord. Mais oui mais oui mais oui mais oui mais le remède est est souvent pire que le mal. Moi très sincèrement je n'ai aucune confiance à pour en reporter sans frontière tel qu'il est proposé comme justement marqueur par le président de la République pour nous expliquer quel média est bon et quel média est mauvais.

Quand je cesse qui est reporter sans frontières présidé par quelqu'un qui a reconnu avoir été payé par Soros pour surveiller le net pour empêcher une nouvelle catastrophe Trump en Europe. J'ai pas confiance. Mais il faut il faut du pluralisme et là-dessus je peux vous rejoindre.

Il faut du pluralisme dans la représentation de toutes les professions, la profession journalistique comme les autres dès lors que une instance de régulation et de contrôle est mise en place. Il existe déjà monsieur Ferat. Écoutez Marc Fer, on peut on peut dire que ça existe.

On peut aussi faire le constat que ça ne fonctionne pas comme ça pourrait fonctionner, comme ça devrait fonctionne très bien. Mar, il y a Attendez, je je quand même pardonnez-moi de vous donner le l' vie d'un professionnel puisque c'est ma profession. C'est vrai.

Savez-vous que j'ai été journaliste ? Il y a bien longtemps aussi j'ai fréquenté les salles de presse. Oui.

Ce que je veux vous dire c'est que donc vous savez mieux que moi. À un moment ou un autre un moment ou un autre dans une situation dans laquelle l'information façonne les opinions, on doit se préoccuper ça. Ça veut dire quoi ça ? de la véracité des informations.

Une fake news, une fausse information, une information mensongère, vous l'appelez comme vous voulez, ça façonne des opinions. Vous venez de citer de fausses informations. Vous venez de citer de fausses informations qui ont été colleportées il y a un certain nombre d'années par certains médias.

Évidemment que ça façonne des opinions et ça ça les façonne dans un sens qui n'est pas celui de la démocratie. Moi, je crois que la démocratie c'est la confrontation de point de vue documenté, informé, rationnel qui soit basé sur des faits. Et les faits, ça signifie un minimum d'objectivité, un minimum de clarté et de vérité.

Et je le dis et je le redis, il ne s'agit pas de trier les bonnes et les mauvaises opinions, il s'agit de trier les vrais et les fausses informations en s'appuyant sur des professionnels. Donc vous remplacez et des professionnels, je le complète et je vais jusqu'au bout de la réponse que j'ai faite à monsieur Gold Nadel qui doivent être dans le pluralisme. Mais vous, mais monsieur Ferci, nous sommes, vous avez dit il y a 3 minutes, nous sommes d'accord, mais nous sommes d'accord sur le fait que vous demandez à des journalistes de contrôler d'autres journalistes alors que les journalistes font justement le travail, attendez, le travail que vous venez de décrire.

C'est-à-dire que moi, il y a une ou Jules ou peu importe ou les journalistes de cette rédaction quand il y a des fake news qui arrivent, on regarde, on s'interroge, on pose la question, il y a des conférences de rédaction, on va vérifier et après on voit si on part là-dessus ou pas. C'est le béabas. C'est le bé àabas de notre Pierre de Vin, vous avez utilisé un terme, le terme de contrôle.

Moi, ce n'est pas ce que je comprends du soit exprimé par le président de la République. Un label, pardonnez-moi, un contrôle euh c'est quelque chose qui donne lieu à des sanctions. H un label c'est quelque chose qui informe.

Non, un label ça ça vous interdit d'émettre. Vous êtes labellisé, vous êtes pas labellisé. justement alors ça n'est absolument pas ça n'est absolument pas ce qui a été dit par le président de la République et si vous lisez le contrerendu du du conseil des ministres et si vous lisez ce qu'ont été les expressions des proches et représentants du président ces dernières heures, je le dis à nouveau, le fait d'avoir ou de ne pas avoir le label ne vous met pas en position le pouvoir donner de l'information sur la question 19h28, on pose, on marque une pause plutôt parce que les mots vont dans le bon et on revient làdessus parce que c'est très important ce débat et Marc Ferci a la gentillesse de rester dans ce studio pour nous expliquer davantage.

Tout de suite sur Europin soir 19h 21h Pierre de Villau toujours avec Marc Ferat ancien ministre de l'industrie et de l'énergie député EPR des Français de l'étranger Maë Ladi Rachid Adati et la ministre de la culture et de la communication était l'invité de Punchline tout à l'heure chez Laurence Ferrari sur ses news et sur Europe 1 et elle a affirmé que le gouvernement en effet ne souhaitait pas créer un label d'État. Le président de la République ou le gouvernement n'a jamais dit que nous allions créer un label. Que fait-il en ce moment ?

Il a évoqué un projet de label pour distinguer les sites des réseaux sociaux. Non mais attendez, ça sort de quoi ? Des états généraux de l'information, ça sort pas du président de la République.

D'accord. Et donc jamais il a dit qu'il fallait un label d'État ou un label tout court à l'initiative du gouvernement. Donc que dit-il dans cet océan de réseaux sociaux où tout se vaut où effectivement qui effectivement avec des conséquences néfastes et nous en savons quelque chose cher parce que nous avons ce combat commun de protéger notre et les enfants des effets néfastes de ces contenus justement des réseaux sociaux et donc il est important de pouvoir distinguer ce qui est de l'information qui vient d'un journaliste et d'une information qui vient d'un simple avis d'un citoyen.

Alors, des États généraux, certes, Marc Feratci, mais c'est le président qui avait lui-même convoqué ses États généraux de l'information. Bien sûr, mais je pense que la déclaration de la ministre de la culture est assez claire. Euh, il y a des elle dit les réseaux sociaux d'un côté et les médias traditionnels de l'autre.

Oui. Bah, je pense que cette distinction, elle mérite d'être faite. Moi, j'ai autour de moi des gens jeunes, des adolescents qui s'informment, comme beaucoup des de nos constitu.

Sur les réseaux sociaux, vous trouvez euh les tweets d'Europe, vous trouvez les relais des médias traditionnels qui sont documentés, sourcé parce que ils sont peuplés par des journalistes qui font correctement leur travail. Et puis vous avez qui voisin avec ces informations-là des choses qui sont relayées par, comme l'a dit la ministre Dati, de simples citoyens qui n'ont pas la même valeur en terme de qualité de l'information. Est-ce que vous ne pensez pas que ça vaut la peine de donner l'information aux citoyens sur l'origine sur la qualité du process vous bridez les citoyens je comprends pas parce que les pas on leur donne une information c'est encore une fois on parle et vous nous ramenez toujours à cette question à cette question du contrôle du bridage.

Vous avez bien vu que ça n'est absolument pas le projet du gouvernement. Je le redis à nouveau parce que c'est important que nos auditeurs euh l'entendent. Ça n'est pas une initiative qui serait celle de l'État.

Ça n'est pas une initiative qui viserait à censurer, c'est-à-dire à empêcher de diffuser des informations à certains euh acteurs. C'est une initiative qui vise à informer les citoyens sur l'origine de ce qui est produit et sur la qualité de l'information qui est produite. Et on peut dire que ça ne sert à rien.

Peut-être que ça ne sert à rien. Peut-être. Moi, je pense que ça sert à quelque chose parce que je vois circuler un certain nombre je vois circuler un certain nombre de fausses de de fausses infants.

Et aujourd'hui, on a sur la question de l'Ukraine et de la Russie par exemple, on a sur les réseaux sociaux mais sur les réseaux sociaux donc ça n'a rien à voir le sujet c'est pas les médias traditionnel sur les réseaux sociaux des informations qui circulent et à un moment ou un autre il faut bien établir ce qu'est l'origine de l'information nous dire si la Russie bombarde effectivement l'Ukraine ou si ça n'est pas le cas si la Russie fait des morts à Kiev ou si ça n'est pas le cas et Si on colporte une information qui n'est pas sourcée, qui n'est pas documentée et qui est fausse, je pense que les citoyens ont le droit d'en connaître l'origine. Et c'est là que établir et bien sous la forme d'un label une source de régulation. Je pense que ça non mais d'abord on a bien compris que ça n'est ça n'était pas monsieur Macron qui allait la belliser lui-même.

Oui. Alors ça ça n'a pas été complètement complètement sûr dans il a dit à des gens de la Voie du Nord dans le cadre d'un débat "Nous allons tout faire. Nous nous allons tout faire pour labelliser l'immédiat." Bon, on a bien compris que il y aura des labels qui qualifient et des labels qui disqualifient, ce qui est quand même pas très bon pour les disqualifier.

Ensuite, la désinformation, pardon de vous le dire hein cher ami, mais moi je l'ai vécu pendant 2 ans à Radio France lorsqu'il livrait les bilans victimaires du Hamas sous couvert de la défense civile. En tant que président d'avocat son frontière, je suis allé devant l'ARCOM parce qu'il y a eu la création de l'ARCOM pour faire ça. L'ARCOM m'a donné raison. 0 0 euh euros d'amende pour France interre lorsque ce sont des médias privés que je ne citerai pas, ce sont des centaines de milliers d'euros.

Donc c'était poste 7 octobre, il y a eu effectivement des informations données par la radio du service public et alors et en fait il se basait sur des chiffres, les chiffres du il donnait il il ne sourçait pas. Je vais je vais je vais donc je vais donc vend l'arcom. L'ARCOM me donne raison. ont fait une mise en garde à France Interre, sauf que ça coûte zéro.

Bah, je peux vous dire qu'ils ont continué. S'ils avaient eu les mêmes types d'amendes que dans le privé, ça aurait été peut-être différent. Et Radio France est labellisé.

Et alors Radio France, c'est à drôle ça. Radio France est labellisé à l'initiative de qui ? À l'initiative de Reporter sans frontières.

Tu parles d'un label neutre. Donc, pardon de vous le dire, moi je vous le répète, le remède est pire que le mal. Vous ne pourrez jamais remédier contre le mensonge par certains journalistes.

Le mensonge, il est humain, hein. Il y a rien de plus humain que le mensonge. Donc, il faut évidemment le et débusquer le mensonge, je pense que ça du sens. chose.

Je pense que ça a du sens de débusquer le mensonge. Ce que vous évoquez, ce que vous évoquez qui est dramatique, hein, puisqu'on parle de de quelque chose qui a heurté, qui heurte encore les consciences humaines, c'est le 7 octobre, c'est les attaques du Hamas et c'est tout ce qui s'est passé ensuite à Gaza. Euh je pense que ça mérite beaucoup de sérieux, beaucoup de rigueur.

On a besoin, on a besoin, vous avez raison, on a besoin de multiplier les sources, de croiser les sources, de faire que les gens qui sont au plus près du terrain donne une validation à ces sources. Et moi, je pense que tout cela, ça ne va pas de soi. Les citoyens ont besoin parce qu'ils n'ont pas le temps eux de multiplier les sources, de croiser les sources, ils ont besoin qu'on les aide également.

Mais ça ça doit se faire dans le cadre de la déontologie journalistique. Croiser les sources, vous vous le faites, vous vous le faites, vous vous le faites sans doute mais tout le monde ne le fait pas. Et c'est ça que je veux dire.

C'est ça que je veux dire. Accéder à une information de qualité, ça n'est pas si simple que cela. Accéder à une information qui est sourcée, qui est vérifiée, dont les sources sont croisées, ça n'est pas si simple que ça.

Comment est-ce qu'on y arrive ? J'ai vraiment l'impression qu'on a que que notre débat tourner rond. Donc on parle depuis tout à l'heure de la lutte contre la désinformation et d'ailleurs c'est très intéressant parce que quand il est à Aras Emmanuel Macron, il parle justement des réseaux sociaux.

Vous dites qu'aujourd'hui les fake news, les fausses informations, elles émanent non pas des médias traditionnels qui eux vérifient, recoupent leurs informations, mais des réseaux sociaux. Donc le sujet c'est les réseaux sociaux, c'est pas le label pour les médias. Mais c'est ce que Rachid Adati a évoqué.

Mais pourquoi ? C'est parce qu'Emmanuel Macron dit. un moment, les sources d'information ne sont pas que les médias traditionnels.

Pardonnez-moi, mais c'est le point de départ euh dont on aurait pu discuter au début. Quand je vous dis depuis tout à l'heure que les citoyens s'informment ailleurs que sur les médias traditionnels, pardonnez-moi, mais en tant que journaliste, je pense que vous devriez être conscient d'une chose, c'est que la défiance vis-à-vis des médias traditionnels est très haute. Ça ne nous est pas étranger, vous le savez.

Et là, je mets tous les médias dans le même sac. Malheureusement et je le regrette en tant que démocrate, il y a 70 % des gens qui se méfient de l'information produite par les médias traditionnel en moyenne. Ce sont les sondages qui se répliquent de semestre en semestre.

Je pense que ça devrait nous faire réfléchir les uns et les autres. Les politiques sont pas mieux. Bien sûr.

Ah ben je je vous le confirme et je n'en tire évidemment aucune aucune fierté. J'en suis j'en suis j'en suis triste, mais fondamentalement, on a besoin de clarifier les choses, de clarifier les choses. Si c'est faire, comme Rashida Dati l'expliquait de manière assez claire sur votre antenne, une frontière et une ligne plus nette entre les réseaux sociaux et les médias traditionnels, très bien si ça sert à quelque chose.

Et la réalité c'est qu'aujourd'hui vous avez des influenceurs sur les réseaux sociaux. Vous avez des gens qui ont Oui, mais pardonnez-moi, il faut pas nous être pratiqu va pas nous reprendre des propos d'un influenceur pragmatique. Je comprends qu'il y ait une défiance par exemple, je sais pas du gouvernement ou de l'exécutif de dire "Oui, il y a peut-être certains médias traditionnels qui prennent un tweet pour de l'information." Non, la plupart des médias traditionnels s'interrogent de savoir "Est-ce que ce tweet après on va recouper les informations Quand Radio France prend les chiffres du ramasse pour argent comptant, ne sourçant pas ces chiffres, il y a il y a un problème mais personne ne dit rien.

C'estàd que vous comprenez que là tout d'un coup on tombe sur les médias traditionnels en disant il va y avoir les bons et les mauvais médias et puis là ce que vous nous dites ben finalement ça n ça ne concerne que les réseaux sociaux mais c'est pas ce qui a été dit hier quand l'Élysée et vous avez vous-même dit il y a un instant que c'était pas forcément une très bonne chose que l'Élysée balance un tweet en disant Pravda, fausse information désinformation qu'est-ce qu'il y a ? C'est pas des c'est pas des tweets, c'est pas des des casse la gueule 92 sur Twitter qui qui c'est pas des pseudos, c'est c'est c'est Pascal pro sur ces news. C'est Philippe Deviller qui alors je sais pas c'est là où on perd on perd le fil de la volonté présidentielle.

Ne perdons pas le fil. Le fil, c'est de toujours faire en sorte que les citoyens soient bien informés, c'est-à-dire avec des informations vérifiées. Euh, on peut se dire que des tweets parfaitement anecdotiques, de citoyens parfaitement inconnus euh ne posent pas de problème parce que les gens les identifient comme tel.

Certes, c'est vrai, mais il y a aussi des gens qui n'ont pas la déontologie journalistique parce qu'ils ne sont pas journalistes et qui ont beaucoup d'audience dans la sphère publique et médiatique. Ça c'est une réalité, vous ne pouvez pas la nier. G et des gens mais bien sûr, mais pardonnez-moi, mais vous ramenez vous ramenez tout à cette question de on va trier les bons et les mauvais médias.

Depuis le début [rires] depuis le début, je moi j'ai compris l'initiative et je la je la soutiens parce que je perçois aujourd'ui dans la sphère médiatique, pardonnez-moi, je perçois qu'il y a ce problème d'information et ce problème de défiance vis-à-vis des médias auxquels il faut que nous apportions des réponses. Je pense que si on fait une ligne de démarcation plus claire entre ce qui est produit de manière rigoureuse et journalistique et qu'on retrouve dans les médias traditionnels le plus souvent et ce qui n'est pas produit suivant ces critères, et bien on diminuera la défiance qu'éprouvve les citoyens à l'égard des médias. Et ça, je pense que ça sera bénéfique pour tout le monde.

Certains représentants politiques ont compris comme nous. Écoutez Marine Le Pen ce matin sur BFM TV. Bon, d'abord, je trouve cette vidéo indigne.

Voilà, parce que ça n'est pas le rôle de la présidence de la République qui précisément doit être au-dessus des partis et ne doit pas descendre dans l'arène, surtout en s'attaquant directement à plusieurs médias. Ça c'est déjà la première des choses. Deuxièmement, cette idée de labellisation est évidemment extrêmement dangereuse et l'objectif d'Emmanuel Macron, c'est de maîtriser l'information.

Alors, il dit que ce seraiit les journalistes eux-mêmes. Les journalistes choisis par qui ? Par Emmanuel Macron.

Donc ça revient au même. Enfin, je veux dire, il y a un moment donné, il faut arrêter de penser que le fait d'être journaliste vous rend intrinsèquement neutre et bienveillant. Gill William, je vais vous dire quelque chose.

Je vais me faire aussi l'avocat des réseaux sociaux parce on dit a sur les réseaux sociaux avec un peu de recul. Moi, j'ai appelé les autorités d'occultation, celles et notamment dans le service public qui ne voulaient pas évoquer les informations qui ne faisaient pas plaisir, qui gênaient notamment en matière d'immigration ou de criminalité grâce au au réseaux sociaux qui chari meilleur et le pire. Grâce aussi éventuellement à certaines chaînes privées, ça n'existe plus ça.

Vous pouvez plus retarder même une information gênante pour une certaine idéologie. Donc ça me gênerait beaucoup que je peux vous le dire, qu'il n'y ait plus de réseaux sociaux non plus. Malgré tout leur déf.

Moi, je suis en train de regarder l'écran qui est audessus de nous que vos auditeurs ne voient peut-être pas mais sur lequel un certain nombre de médias différents privés, public, vous avez les quatre chaînes d'information en effet just part du débat dont nous parlons aujourd'hui et j'en vois un, je le citerai pas. euh dans lequel le bandeau explique avec une question médiia ou un ministère de la vérité entre guillemets ou lutte contre les fake news. Et depuis le début de notre débat, nous avons clarifié les choses.

Je pense que ça n'est pas un ministère de la vérité que veut établir le président de la République. Je pense avoir été suffisamment clair. La ministre l'a été vous-même et vous-même vous l'avez été également une tentation.

Voyez, moi je m'inscris en faux contre cette tentation ou contre cette présentation des choses. Ça n'est pas un ministère de la vérité. Ça n'est pas une initiative gouvernementale que cette démarche de label ou de labellisation.

C'est au professionnels de le faire. Mais c'est pas des professionnels. Encore une fois, monsieur monsieur Feratier, est-ce que vous comprenez que nous journalistes euh on nous disent qu'il va y avoir un label qu'il va être délivré par Reporter sans frontière qui est une ONG qui est politiquement très marqué à gauche avec monsieur HKI qui a fait toute sa carrière de journaliste dans des médias très à gauche avec monsieur Bretin qui mène une bataille contre les médias du groupe Bolloré et qui en tant que journaliste signait des pétitions contre le Rassemblement national législative.

Est-ce que vous comprenez que je ne considère pas ce monsieur comme un professionnel de l'information ? Le débat que nous avons eu, je vous ai dit ce que j'en pensais. Je vous ai dit que établir ce genre de jugement suppose du pluralisme.

Et donc, je vais pas vous dire autre chose. Et ils sont contre le pluralisme ces gens. Je vous dis que établir ce genre de jugement, c'est utile mais ça suppose du pluralisme.

En tout cas, en tout cas, rendez-moi au moins ça. En tout cas, vous avez vous êtes expliqué et je vous remercie Marc Ferat, vous avez remarqué que si euh d'autres chaînes d'information euh s'interrogent, c'est qu'on n'est pas les seuls à s'interroger ici même euh dans les médias comme dit euh Jules, c'est important, je pense que cette idée qui circule et on la voit circuler devant devant devant que pourrait émerger un ministère de la vérité. Je suis content d'avoir pu apporter une contradiction à cette idée d'un ministère de la vérité parce que ça n'est absolument pas le cas.

Et vous avez également publiquement regretté ce traite de ce tweet de l'Élysée. J'ai dit que c'était une initiative qui n'était pas heureuse ou en langage politique, ça veut dire que c'était nul. Merci beaucoup Marc Fer.