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Discours / meetingJuan Branco· 17 juillet 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Nous ne laisserons pas ce pays sombrer

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Je voudrais vous remercier tous de vous être rendu en plein été soutenir un homme qui ne le mérite peut-être pas mais une robe qui elle avait besoin de vous. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « avoir utilisé une enveloppe noire dans une correspondance avec un magistrat, avoir fait poursuivre un magistrat pour un faux qui a été reconnu depuis et qui a amené à son éviction du parquet de Paris. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « avoir dans ces écritures auprès du Conseil d'État rappeler que cette décision et cette initiative prise par Gérald Armanin avait évidemment une inscription dans l'édifice colonial républicain et visait cet homme parce qu'il était noir »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « Un tweet dans lequel j'expliquais que les précédentes procédures avaient été enclenchées à l'initiative du président du tribunal judiciaire, ce qui était factuellement vrai »
  • 5:05Invité politiqueFait
    « nous dénonçons le fait qu'il soit responsable de cette situation conjointement avec ces autorités qui ont décidé à un moment donné de couper la tête d'une personne qui pour des raisons évidemment explicables commençait à les gêner. »
  • 5:48Invité politiqueChiffre
    « après avoir mené à mon encontre des instructions criminelles, délectuelles enclenché plus de 43 procédures qui aujourd'hui ont tout échoué »
  • 6:29Invité politiqueFait
    « la diversité des causes qui sont représentées du panafricanisme au gilets jaunes. des personnes qui se sont battues dans le convoi des libertés sur les mesures sanitaires »
  • 7:50Invité politiqueFait
    « Ils veulent passer une journée entière sur un tweet, une enveloppe, la commission d'info par un magistrat qui a été acquise. »
  • 9:11Invité politiqueFait
    « Je ne suis rien, comme le dirait un certain président de la République, je ne suis rien si ce n'est autre chose que vous. »

Temps de parole

  • Juan Branco100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Juan Branco

Je voudrais vous remercier tous de vous être rendu en plein été soutenir un homme qui ne le mérite peut-être pas mais une robe qui elle avait besoin de vous. C'est un moment historique parce que c'est peut-être la première fois dans l'histoire du barreau où le ministre de la justice, alors ministre de l'intérieur, le premier président de la cour d'appel de Paris, le président du tribunal judiciaire et le parquet général se sont réunis pour demander la radiation d'un avocat et son interdiction d'exercer. Ils l'ont fait pour des motifs si futiles qu'il pourrait paraître délirant de les énoncer.

avoir utilisé une enveloppe noire dans une correspondance avec un magistrat, avoir fait poursuivre un magistrat pour un faux qui a été reconnu depuis et qui a amené à son éviction du parquet de Paris. avoir défendu un homme qui à qui on imposait une procédure de retrait de nationalité pour la première fois en 50 ans avec une disposition qui avait été adoptée dans l'entre de guerre pour les raisons que vous imaginez et avoir dans des écritures devant le Conseil d'État normalement protégé et assurant l'immunité à ceux qui les écrivent parce qu'ils les écrivent au nom des personnes qui défendent et non pour exprimer leurs opinions, leurs idées.

avoir dans ces écritures auprès du Conseil d'État rappeler que cette décision et cette initiative prise par Gérald Armanin avait évidemment une inscription dans l'édifice colonial républicain et visait cet homme parce qu'il était noir et alors qu'il était né en France de parents français était considéré que parce qu'il défendait des idées qui ne plaisaient pas à la présidence de la République et parce qu'il s'était opposé à la guerre dans laquelle monsieur Macron voulait nous emporter au Niger que nous avons ont évité notamment grâce à lui qu'il ne méritait plus de porter la nationalité française.

Et cétait cet acte d'une violence extraordinaire que nous avons dénoncé dans ces écritures m'a valu une plainte pénale de Gérald Armanin et une saisine du bâtonnier qui sans enquête déontologique préalable a décidé de me traîner devant mes pères pour me faire juger. Enfin, l'enveloppe noire, on en a parlé, les poursuites, ces écritures et un tweet. Un tweet dans lequel j'expliquais que les précédentes procédures avaient été enclenchées à l'initiative du président du tribunal judiciaire, ce qui était factuellement vrai et qu'il avait demandé ma tête au bâtonnier. Faute de quoi, disait-il.

faute de quoi les relations entre le barreau et le tribunal judiciaire seraient rompu et là encore dans un courrier auquel nous avons eu accès inédit de par sa violence et de par son intromission grave dans la libre dans le libre exercice de la défense et des droits des avocats. Une violence qui parce qu'elle était dénoncée me valait un courrier du président du tribunal judiciaire à nouveau et du premier président de la cour d'appel pour enclencher ses poursuites. Donc aujourd'hui en France, lorsque l'on se défend d'avoir été injustement poursuivi, on se fait à nouveau poursuivre.

Aucun de ces actes pour lesquels je suis poursuivi n'a d'autre raison d'être que d'avoir exercé en tant que citoyen et en tant qu'avocat mes droits et strictement mes droits. Et pour cela, pour cela, on me veut abattu. Et en réalité, vous le savez parfaitement. L'objectif, c'est à travers moi, à travers cette procédure, de vous intimider vous et de faire tomber un des remparts qui cherchent à vous protéger de la violence et l'arbitraire de l'État.

Et la meilleure illustration de cela est évidemment cette décision qui a été prise hier à 21h30 par la préfecture de police de Paris qui a été validé par le tribunal administratif de Paris ce matin en caté catimini et sans audience consistant à interdire ce rassemblement dont ils avaient peur alors même qu'ils avaient convoqué cette audience déjà en plein été dans l'espoir qu'elle permettete une sanction une radiation discrète.

Nous sommes donc venus avec mes confrères que je remercie de leur soutien parce que ce n'est pas évident avec le soutien en particulier de ma consœur Cassandra Place qui a porté devant le tribunal administratif de Paris ce recours, ce référé liberté qui a été honteusement rejeté en quelques heures de façon silencieuse par ce magistratul qui n'a même pas siégé avec d'autres des siens.

Et bien, nous sommes venus leur demander évidemment un renvoi parce que nous n'acceptions pas que cette audience se tienne en ses conditions avec une atteinte évidente à la publicité mais aussi tout simplement à la liberté de réunion et que l'on voyait parfaitement le manège qui était en train d'être mise en œuvre.

Je ne reviendrai pas sur les conditions qui a amené ce bâtonnier pour la première fois, celui-ci en particulier, à se prêter à ce jeu, à participer à ces manœuvres, à avec la complicité d'un certain nombre de personnes, avec des rapports que nous avons déjà établis avec notamment Xavier Niel avec qui il s'est montré en proximité de façon répétée malgré sa condamnation pénale, malgré son passé de proxénétisme. Et bien nous nous sommes retrouvés entre ses mains et nous dénonçons le fait qu'il soit responsable de cette situation conjointement avec ces autorités qui ont décidé à un moment donné de couper la tête d'une personne qui pour des raisons évidemment explicables commençait à les gêner.

Cela m'inquiète. Cela m'inquiète parce que cela dit quelque chose de l'état d'une justice dont nous percevons tous au quotidien les défaillances et le fonctionnement.

que toutes ces somités aient le temps et considère pertinent de dévouer de telles ressources pour essayer d'écraser un homme porteur d'une robe plutôt que d'essayer de réparer un pays qui ne va pas dans l'état où il devrait être plutôt que d'essayer de continuer et d'accroître les poursuites qui devraient être menées contre ceux qui prennent des décisions insupportables, que ce soit en terme de violence policière, de violence politique, que ce soit en terme de corruption, que ce soit en terme de corruption de notre propre édifice judiciaire est particulièrement révulataire et qu'ils en soi le faire de façon si et hantée sur des prétextes aussi ridicules après avoir tout tenté ces dernières années, après avoir mené à mon encontre des instructions criminelles, délectuelles enclenché plus de 43 procédures qui aujourd'hui ont tout échoué, devrait nous inquiéter collectivement l'absence de la presse, de la presse institutionnelle ?

Le fait qu'à aucun moment des faits aussi graves est fait l'objet d'une quelconque couverture médiatique, d'une quelconque interrogation de la part de nos journalistes à l'égard de ce qui était en train de se jouer au sein de nos institutions, à l'égard de ce qui était en train de se jouer non seulement autour de ma personne mais des causes que l'on défend et la possibilité que nous leur faisions peur parce que nous voyons ici la diversité des causes qui sont représentées du panafricanisme au gilets jaunes.

des personnes qui se sont battues dans le convoi des libertés sur les mesures sanitaires jusqu'à des confrères qui ont une pratique non politique du droit mais qui considèrent que parce que il est nécessaire dans un système démocratique qu'on l'autorise qu'il doivent se présenter à nos côtés. C'est cela qui leur fait peur. C'est le fait qu'en toutes ces années de persécution, il n'est pas réussi à nous marginaliser et que nous soyons de façon croissante de plus en plus nombreux. C'est pour cela et pour cela seul que vous avez été interdit. Parce que ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est que vous avez été interdit. On vous a on a voulu vous empêcher de venir ici.

On a essayé de vous déporter de l'autre côté, loin de de l'événement qui devait se tenir pour qu'on ne vous voit pas, pour qu'on ne vous entende pas et pour qu'on ne perçoive pas, qui compris le 16 juillet sans aucun moyen particulier, nous étions capables de nous regrouper pour dénoncer ce qui s'est passé, pour faire corps et pour se montrer en solidarité. Alors, il me paraît fondamental que vous reveniez, que vous fassiez cet effort que je conçois important. Je sais qu'il y a près de 80 personnes ici qui sont venues du reste de la France, qui se sont mobilisés alors même qu'on leur avait dit que cette manifestation serait interdite pour s'assurer qu'ils ne viennent pas.

Je souhaiterais et je vous demande de revenir de revenir pour l'audience au fond qui a été planifiée sur une journée entière. Ils veulent passer une journée entière sur un tweet, une enveloppe, la commission d'info par un magistrat qui a été acquise. Et quel est le dernier le dernier motif ? J'ai déjà oublié évidemment la défense d'un homme devant le Conseil d'État. Ils veulent passer une journée et bien on va passer cette journée. On a demandé et obtenu qu'un magistrat audience qu'il n'y ait pas un entre soçoi entre des membres de l'ordre qui pour des raisons plus ou moins avouables pourraient s'être organisé pour orienter la décision dans un sens ou dans l'autre.

J'espère que vous serez là. J'espère que vous serez non pour moi, mais pour les causes que l'on défend et la possibilité de ne pas être intimidé, de s'assurer que demain d'autres personnes prendront le relais. Car je ne suis rien, comme le dirait un certain président de la République, je ne suis rien si ce n'est autre chose que vous. Je suis quelqu'un qui à un moment donné dans ce pays a essayé d'éviter son effondrement et s'est battu en dénonçant un certain nombre de vérités et s'est élevé en protection de ceux qui prenaient ce risque parce que c'est devenu un risque aujourd'hui.

Et il faut absolument que nous traversions et que nous transmissions transmettions pardon ce message à tous ceux qui nous écoutent. N'ayez pas peur. Nous pouvons, y compris dans des conditions exceptionnelles d'interdiction de manifestation nous réunir parce qu'ils n'osent pas. Parce que quand il ne voit, ils nous voient, ils n'osent pas aller plus loin. Ils n'osent pas faire ce qu'ils ont fait. il y a quelques années avec les gilets jaunes ce qu'ils ont fait par la suite avec tous les mouvements sociaux parce qu'ils savent le danger qu'il y aurait à atteindre à vos corps. Ils savent le danger qu'il y aurait à passer la ligne jaune.

Donc je vous demande d'avoir ce courage une nouvelle fois de venir à nouveau nous soutenir et de s'organiser parce que c'est très important et je finirai là-dessus. Il faut que l'on s'organise pour se protéger. Des aventures solitaires martyrologiques qui nous ferait assimiler une forme de Christ suicidaire ou sacrificiel. Ce n'est pas possible ni pour vous ni pour moi. Il faut qu'on l' fasse bloc et que l'on s'assure que plus jamais l'un d'entre nous se retrouve seul lorsqu'il cherche à défendre des idées, lorsqu'il cherche à défendre l'intérêt général.

Donc encore une fois, mon émotion de vous voir ici présent, malgré toutes les difficultés, de voir des visages connus, de voir le syndicat des gilets jaunes qui a déclaré cette manifestation que l'on défend devant la Cour européenne des droits de l'homme de voir mes confrères qui ont fait ce déplacement et je nous espère encore plus nombreux le 15 octobre si j'ai bien compris à 9h30. le 15 octobre à 9h30 devant ce palais, devant cette audience. Venez parce que si vous nous laissez seul ce jour-là, ils l'interpréteront de façon à s'assurer à ce que la sentence soit définitive. Merci à tous. Brau! Braous!