Jordan Bardella sur CNEWS : « Aucune agression ne me fera jamais taire »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Invité exceptionnel de l'UR des Pro 2, Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Jordan Bardella, bonsoir. Bonsoir.
Merci. Vous aurez face à vous les éditorialistes, journalistes qui sont chaque dimanche soir et c'est un plaisir de les retrouver pour l'heure des pros. On ne change pas une équipe qui gagne.
Éric est avec nous, Véronique Jaquier et Jules Torres. Si vous êtes avec nous et c'était une invitation prévue de longue date, on reviendra évidemment sur l'actualité brûlante, c'est pour votre ouvrage ce que veulent les Français, ce sera le fil rouge de notre émission car vous dressez le portrait de français dont les histoires font écho à l'actualité, aux problématiques aujourd'hui des Français. Avant de revenir sur votre agression, vous avez cette citation vraiment en ouverture de votre livre.
La haute forme d'espérance, c'est le désespoir surmonté. Vous citez George Bernanos et quand on vous lit quand on lit ces portraits, on voit que c'est une France qui souffre, une France qui se meurt. On est un peu désespéré quand on vous lit.
On se dit "Mais c'est pas possible, ça n'y arrive, on n'y arrivera jamais." La vie des Français est dure et c'est pour cela que j'ai voulu la la raconter dans l'intimité de ce que ressentent les gens qui travaillent chaque jour et qui pour beaucoup n'arrivent plus à boucler les fins de mois. euh font face à l'insécurité, à la perte de l'identité, à la perte de repère et et au fond, je pense que la définition de la politique pour paraphraser richuleux, c'est de rendre possible le nécessaire.
Or euh moi j'ai jamais considéré que euh la politique rimet avec fatalité. Et si je fais de la politique, c'est parce que je je pense qu'au-delà de toutes les difficultés que traverse notre pays, on a euh l'un des plus grands pays du monde euh la plus vieille nation de l'histoire qui existe depuis le baptême de Clovis, que nous avons une une histoire, une géographie et des atouts qui sont enviés dans le monde entier. Et je moi fais de la politique précisément parce que je je ne supporte pas de voir cette cette souffrance, cette solitude s'installer dans le pays et que je crois que notre pays rime avec la grandeur.
Et donc au fond, la politique c'est le refus de la fatalité. Ce que vivent les gens chaque jour c'est la conséquence de décisions politiques. Si on change les décisions politiques, alors le quotidien des Français peut changer.
Et on va aller justement sur le concret. Qu'est-ce que vous voulez changer pour que cette France qui se meurt, dites-vous, renaisse ? L'actualité brûlante, je le disais puisque hier vous avez été agressé en pleine séance de dédicace.
Ça s'est passé à Moisac par un homme qui s'en était déjà pris d'ailleurs à Eric Zemour en 2022. Ça s'est passé dans le tar Negaron. Selon les sources policières, on parle d'un œuf qui vous a été jeté, d'un coup de point qui a été évité.
Vous allez peut-être nous raconter dans un instant ce qui s'est passé. Et puis surtout, moi depuis hier, je j'essaie de de me poser cette question de fond. De quoi cette agression est-elle le nom ?
Jordan Bardella, racontez-nous ce qui vous est arrivé hier après-midi. D'abord, j'ai déposé une plainte pour la deuxième fois en moins d'une semaine pour des violences volontaires. Vous vous rappeliez sur votre antenne tout à l'heure que j'ai déjà été agressé par un mineur de 17 ans qui s'en est pris à moi et aux agriculteurs avec qui je discutais à la foire de Vezou à l'occasion de la Sainte- Catherine mardi dernier.
Et puis il y a eu cette cette agression qui a été assez virulente de la part d'un individu qui est effectivement connu des services de police qui est un récidiviste puisqu'il s'en était déjà pris au bus de Marine Le Pen en 2022. Il s'en était déjà pris à Éric Zemour. Il a été condamné par la justice et il a récidivé.
Il a donc pris un livre. il a fait la queue comme tout le monde pendant peut-être environ 2 heures. Et au moment de se dresser face à moi, il m'a sauté dessus euh en portant un coup me portant un coup sur le le visage et puis les les fonctionnaires de police du service de la protection qui assurent ma sécurité l'ont exfiltré et il a été placé en en garde à vue.
Euh je vais vous dire moi je suis d'abord je m'attends à tout quand on fait de la politique. Je sais que quand on fait quand on est engagé en première ligne, on en assume les conséquences. Et c'est vrai que faire de la politique aujourd'hui, c'est extrêmement violent.
Il y a des gens qui vous apprécient, il y a des gens qui ne vous apprécient pas. Et par définition, quand vous êtes exposé et que vous êtes en première ligne de la bataille, et bien il vous faut être extrêmement solide. Mais moi, je suis extrêmement inquiet de voir un climat de plus en plus violent s'installer dans notre pays, une brutalisation du débat démocratique qui amène à à distinguer deux phénomènes.
D'abord, il y a il y a ceux qui s'emprennent physiquement aux élus, ceux qui s'emprennent physiquement au débat démocratique par la violence. Ceuxl ce sont ceux qui frappent et puis il y a derrière ceux qui légitiment, ceux qui banalisent la violence. Et c'est vrai que la violence vient bien souvent toujours du même côté et elle est bien souvent toujours subie par le même camp politique.
C'est-à-dire qu'on a d'un côté la gauche et l'extrême gauche qui part une brutalisation du débat démocratique par la façon dont ils déshumanisent aussi systématiquement leurs adversaires. On voit qu'à l'Assemblée nationale, un parti comme la France insoumise à beaucoup d'élus qui sont des élus condamnés par la justice poursuivis pour défait de violence. On peut citer monsieur Mélenchon lui-même condamné pour acte de rébellion. euh monsieur de Logu, monsieur Arnaud qui est fiché pour atteinte à la sûreté de l'État, qui est poursuivi pour des faits de violence également.
Et on voit que ces gens-là banalisent la violence et considèrent qu'à partir du moment où vous n'êtes pas de gauche et que vous êtes encore pire de droite, vous êtes forcément une cible non plus seulement à combattre sur le terrain démocratique, mais désormais à à battre sur le plan physique. Et moi, je refuse et je le dis ce soir à à tous les chefs de parti politiques, je refuse qu'on fasse une campagne qu'elle soit municipale, législative ou présidentielle dans un climat de violence. Et à cet égard, nous avons tous comme chef de parti une responsabilité politique, une responsabilité morale.
Et pardon, mais moi ce qui me stupéfait depuis 24 heures, c'est le grand silence. On y vient, je veux dire, on y vient justement, mais parce queil faut que les téléspectateurs comprennent aussi ce qui se passe. Vous dites le grand silence, j'imagine que vous parlez du silence politique.
Je vais prendre deux cas de faits qui sont absolument scandaleux, qui ont été traités médiatiquement. On est le 4 juillet 2024. Priscatevenau, député européen, est agressé pendant la campagne législative anticipée et effectivement et vous êtes l'un des premiers d'ailleurs, vous êtes très nombreux quels que soient les parties à réagir.
J'ai retrouvé un tweet le 3 juillet 2024 de Valérie PCR, de Daniel Simonet, de Yel Bron Pivé, de vous-même. Je pense qu'on va le voir à l'antenne. 8 juin 2021, pareil euh cette fois-ci c'est Emmanuel Macron qui est giflé.
Euh et là, il y a euh une condamnation unanime de la classe politique. Cette fois-ci euh vous avez finalement une classe politique silencieuse, une classe médiatique qui va parfois tenter d'expliquer, condamner en rajoutant un mai. Euh donc euh il y a pas la même levée de bouclier.
Comment vous l'expliquez Jordan Bardella ? Vous savez ce qui nous distingue, je crois au fond de beaucoup de nos adversaires politiques, c'est le sens de l'honneur. Moi, j'ai des principes, je me les applique et je les applique aussi à mes adversaires politiques.
Mes adversaires politiques ne seront jamais pour moi des ennemis. Et c'est très certainement ce qui font notre différence avec beaucoup de partis, notamment avec des partis de gauche. À chaque fois qu'un responsable politique français, quel qu'il soit, qu'il soit de droite, de gauche ou du centre, à chaque fois que l'un d'eux est pris à partie, agressé, insulté, à chaque fois qu'il est attaqué, y compris dans sa vie personnelle, j'ai toujours pris position.
Je me suis toujours exprimé pour prendre sa défense parce que je ne supporte pas la violence. J'ai le sectarisme en détestation et je n'aime pas la manière de rejeter avec virulence des gens qui ne pensent pas comme vous. Or, c'est vrai que cette manière de faire, on la voit beaucoup à gauche et je ne comprends pas depuis 24 heures honnêtement ce grand silence. quand un responsable politique euh de gauche, de droite ou du centre est pris à partie, je prends position, je prends la parole et je le condamne avec la plus grande fermeté en demandant que non seulement l'enquête puisse désigner des coupables, mais qu'elle puisse exiger des sanctions qui soient les plus dures et les plus implacables possibles.
Quand ça me concerne, quand ça concerne un dirigeant du Rassemblement national, quand ça concerne une femme politique comme Marine Le Pen, il y a plus personne. Je veux dire euh moi j'ai entendu hier quelques voix s'exprimer. J'ai entendu Marion Maréchal, j'ai entendu Sarah Knafo et le parti reconquête prendre position.
La porte-parole du gouvernement mot de rejon ce matin. La porte-parole du gouvernement. Et j'ai même entendu il y a quelques minutes sur une chaîne concurrente Raphael Gluxman qui a été mon adversaire socialiste pendant la campagne des élections européennes prendre position en condamnant cette violence.
Mais où est Gabriel Atal ? Où est Édouard Philippe ? Où est Bruno Rota ?
Où est monsieur Mélenchon ? Où sont les responsables politiques d'Europe écologie les verts ? Pourquoi est-ce que quand cette violence elle s'exerce contre des représentants du Rassemblement national, soit on se tait ou pire encore, on légitime, on excuse, on banalise, pardon, moi j'ai entendu hier sur une chaîne concurrence BFM TV une journaliste qui s'appelle Nessrine Slawioui expliquait que en gros grosso modo le fait que j'ai été agressé physiquement pouvait se légitimer par les positions politiques que je peux tenir.
Mais est-ce que c'est ça le sens d'une démocratie ? Est-ce que c'est ça le sens d'un pays dans lequel des journalistes dans lequel des dirigeants politiques vivent sous protection policière parce que leur liberté d'expression, leur liberté de ton et leur liberté de parole coûte aujourd'hui extrêmement cher ? Donc faire de la politique, c'est un sacerdoce.
Rien ne me fera jamais taire. Et je sais qu'à mesure que les élections s'approchent, que ce soit les élections municipales, législatives ou présidentielles, je sais que nous serons naturellement des cibles pour des gens qui contestent le fonctionnement de la démocratie. Et heureusement, ces gens-là sont aujourd'hui une minorité mais tous les responsables politiques ont une responsabilité.
Moi, je les appelle à ne pas fermer les yeux parce que aujourd'hui c'est moi et demain malheureusement ça peut être eux à leur tour. Je précise pour Nessrine Slawioui que elle a dit il faut distinguer violence individuelle et politique. Jordan Bardella mène une forme de violence politique envers une population avec des propos islamophobes ou quand il parle d'immigration, il a un propos qui est violent pour beaucoup de personnes en France mais ça ne justifie pas la violence physique.
Et à plusieurs reprises, elle a dit qu'effectivement rien ne justifiait la violence physique. Jules Tores, vous avez lancé un avertissement au responsable politique à cause de ce silence politique. Il y a aussi une sorte de silence médiatique.
Vous avez parlé de ce cas-là et vous liez vous la violence dont vous avez fait l'objet et ce qu'on a pu entendre ces dernières semaines par exemple sur le service public de l'audiovisuel une comparaison vous Jordan Bardella et l'effet V Papen et donc Hitler et est-ce que donc quand vous on vous considère comme un danger absolu est-ce que ça vous étonne que des esservelés s'prennent à vous et est-ce qu'il y ait donc des responsables ? Mais vous avez parfaitement raison. Je il y a quelques il y a quelques jours sur le service public à une heure de grande écoute, on m'a comparé à Hitler venant là injurier, des millions d'électeurs et si j'en crois les derniers sondages, près d'un français sur deux qui s'apprête à voter pour le Rassemblement national dans le cadre d'une élection présidentielle.
On en parlera dans un instant. De l'autre côté, on a des partis politiques, des journalistes, des observateurs qui soit banalisent, soit relativis. J'ai entendu il y a quelques pardon il y a quelques minutes, donc les Français découvrent son existence. un député européen macroniste qui s'appelle monsieur Geta, je crois le demi-frère d'ailleurs du du du DJ du DJ David Geta ou absolument député européen expliquer absolument il siège avec les macronistes au Parlement européen prendre la parole et expliquer que au fond euh me porter un coup au visage c'était pas si grave voyez il y a cette façon de relativiser la violence or je pense que cette façon de relativiser la violence de pointer du doigt des mouvements politiques comme le nôtre qui sont des mouvements politiques démocratiques, républicain qui ne rejetons jamais un français ou un électeur au motif qu'il est en désaccord avec nous et bien c'est profondément dangereux et et on est encore à la veille d'une campagne municipale législative ou présidentielle dans laquelle le climat tension peut être extrêmement important et je dis qu'à cet égard tous les responsables politiques ont évidemment une responsabilité pardon hein mais ce que nous subissons aujourd'hui de la part de l'extrême gauche ce vent de violence il s'ouffle dans toutes les grandes démocraties au je vous rappelle qu'il y a quelques jour un un militant de droite un militant conservateur américain qui s'appelle Charlie Kirk a été assassiné par un militant d'ultra gauche aux États-Unis au motif qu'il était en désaccord avec les propos politiques qui étaient les siens.
Je ne veux pas et je refuserai toujours que la violence s'installe dans notre démocratie. Et après ce drame, Donald Trump a décidé de classer terroriste intérieur la mouvance antifa. Est-ce que vous, si demain vous êtes président de la République ou chef du gouvernement, premier ministre, est-ce que vous mènerez ce combat là de classer la mouvance Antif comme une mouvance terroriste ?
Je souhaite, si demain nous sommes à la tête du pays, prononcer et nous le ferons dès notre arrivée au pouvoir la dissolution de tous les groupuscules qu'il soi d'ultra gauche ou d'ultra droite qui prône l'utilisation de la violence comme un moyen d'expression politique. On sait qu'il y a beaucoup de militants que ce soit des militants d'ultra gauche ou d'ultra droite qui sont suivis par les services de police, qui sont fichés par les services de renseignement, qui s'emprennent régulièrement aux forces de l'ordre, qui s'emprennent régulièrement au bâtiments publics, qui s'emprennent régulièrement à nos institutions, qui perturbent le bon déroulement des manifestations qui doivent pouvoir s'exprimer de manière sereine et et saine dans notre pays. Et bien ces gens-là doivent évidemment répondre de leurs actes.
Je souhaite non seulement que les peines prononcées soient durcies, soient encore plus aggravé lorsqu'il concerne un représentant de l'autorité légitime de l'État. Ça peut être un responsable politique qui est investi d'un mandat électif, mais ça doit aussi être les pompiers, les policiers, les militaires, tous ceux qui les enseignant, tous ceux qui représentent la force publique. Parce que quand on laisse un représentant de l'autorité publique être molesté, être invectivé, être insulté, je crois que dans une société, c'est toute l'autorité de l'État et c'est toute la sacralité du pouvoir qui tombe.
L'actualité euh également nous mène vers euh ce sondage au doa publié Jordan Bardella cette semaine qui a fait là aussi l'effet d'une bombe politique. Son titre, c'est Jordan Bardella remporterait la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain. On y est dimanche intention de vote.
Donc 35 % d'intention de vote, il ferait deux fois mieux que le second Édouard Philippe à 17 %. Et puis quel que soit le cas de figure au second tour, que ce soit Gabriel Atal euh ou Édouard Philippe, à chaque fois vous êtes devant et puis même si c'est un candidat de gauche, que ça soit Raphaël Gluxman ou euh Jean-Luc Mélenchon, là aussi vous l'emportez. Cette photographie de l'instant qui vous place vainqueur, quel que soit le candidat, elle veut dire quoi Jordan Mardella ?
D'abord, l'humilité m'oblige à vous dire que c'est un sondage et que nous sommes très loin de l'élection présidentielle. C'est pour ça que j'ai parlé photographie de l'instant. La charge de l'État en très haute estime et en très haute responsabilité.
Donc il y a une progression des idées du courant de pensée que nous représentons avec Marine Le Pen et qui est basé sur la fierté française, sur le redressement de l'État, sur le rétablissement de l'autorité dans le pays et sur la quête d'une nouvelle prospérité en matière économique. Sur tous ces grands sujets-là. Chaque jour davantage, les Français nous donnent raison.
Ça se vérifie dans les études d'opinion. Ça se vérifie aussi lors des élections où nous sommes arrivés en tête, j'étais tête de liste lors des élections européenne et où nous avons lors de la dissolution obtenu le plus grand groupe de députés à l'Assemblée nationale. Donc je cette confiance grandissante des Français, elle nous oblige et à titre personnel ma responsabilité c'est d'abord de préparer mon parti politique et notre mouvement à l'exercice des responsabilités. de proposer aux Français un projet qui réponde à cette demande d'autorité dans le pays, mais aussi à la nécessité de remettre le pays sur le chemin de la croissance et de la prospérité économique.
Et évidemment, ma deuxième responsabilité, c'est de bâtir le rassemblement parce que si demain nous voulons gagner cette élection présidentielle, il faut créer les conditions du rassemblement le plus large possible avec tous les Français qui veulent tourner la page de 10 années d'Emmanuel Macron qui a fait beaucoup de mal à notre pays, qui a affaibli la voix de la France sur la scène internationale. Et donc nous travaillons évidemment main dans la main avec Marine Le Pen pour bâtir ce rassemblement et préparer l'alternance. Et à tous les Français, je veux dire qu'il y a une occasion inédite d'une très grande alternance l'année prochaine.
Donc moi, je veux leur dire travaillons ensemble, préparons le projet le plus abouti pour le pays et surtout mettons évidemment toute notre énergie dans la bataille. dans cette photographie de l'instant et vous êtes prudent ce soir. Euh euh les Français ont aussi besoin de concret.
Vous savez quand euh on parle présidentiel euh on dit souvent bah quels seraient les 100 premiers jours euh du président de la République ? Quel serait Jordan Bardella vos priorités les 100 premiers jours du président de la République que vous pourriez être euh en 2027 ou alors Marine Le Pen ? Si nous arrivons à la tête du pays, d'abord nous l'avons dit, nous déclencherons euh un référendum sur l'immigration parce que euh dans le cadre de la discussion budgétaire que nous aurons euh entre notre élection et l'automne, nous discuterons évidemment de cette urgence qui apparaît aujourd'hui euh vitale pour l'économie française, de soigner l'ivresse fiscale qui touche notre économie, nos entreprises, mais aussi les Français qui travaillent, de simplifier l'économie française.
Mais d'abord et avant tout, je pense que le pays a besoin d'ordre. Par conséquent, la première démarche qui sera la nôtre sera de convoquer un référendum sur l'immigration qui n'aura pas pour vocation de demander au français si oui ou non il faut poursuivre la politique d'immigration, mais de soumettre aux Français un projet de loi qui aura valeur constitutionnelle dans lequel les Français pourront faire adopter l'ensemble des mesures qui sont aujourd'hui nécessaires pour leur permettre de reprendre le contrôle du pays. Je pense que l'immigration est peut-être l'un des plus grands défis qui se pose à notre pays dans la mesure où les flux migratoires de manière ininterrompue bouleversent les grands équipe de la société, change l'identité de notre pays dans beaucoup de territoires et pèse aujourd'hui sur les finances publiques.
Dans ce texte, il y aura d'abord l'expulsion systématique des délinquants et criminels étrangers. Il y aura la fin du droit du sol. Il y aura par exemple le traitement de l'asile dans les ambassades et dans les consulats des pays de départ. il ne sera plus possible de faire des demandes d'asile directement depuis le sol français.
Considérant que cela crée un appel d'air considérable pour l'immigration massive et nous mettrons en œuvre la priorité nationale notamment dans l'accès aux aides sociales. Je considère que notre pays doit cesser d'être un guichet social pour la terre entière et si on veut reprendre la main sur les dépenses publiques, il faut faire en sorte que les prestations sociales soient réservées aux citoyens de nationalité française. Donc il y a un besoin d'ordre.
Nous traiterons cette demande d'ordre dès les premiers jours de notre action. Et je demanderai également au ministre de la justice, si je suis chef du gouvernement, et bien de préparer une loi qui aura vocation très vite à durcir la politique pénale, c'est-à-dire non seulement à rétablir des peines planchées, il existe des peines maximales dans le droit français, il doit exister peines minimales, à mettre fin en remise automatique de peine et évidemment à engager la construction de peine de de place de prison parce qu'aujourd'hui il nous manque 40000 places de prison pour être à la moyenne européenne et on se rend compte que la surpopulation carcérale nous empêche de mettre hors d'état de nuire des gens qui posent problèmes à votre société et d'ailleurs dans ce que veulent les Français, vous dressez le portrait d'une désormais député européen qui s'appelle Pascal Pierra qui a été dans le monde judiciaire pendant 40 ans en tant qu'avocate ensuite en tant que magistrate et qui dresse d'ailleurs un portrait de la justice avec une justice avec des hommes qui sont volontaires, une justice qui veut faire du mieux qu'elle peut puisse le faire simplement elle manque de bras, elle manque de boyens et vous parlez de ses moyens. Alors jeis là vous avez parlé de renouveau économique.
On a compris que votre première mesure ce sera un référendum sur l'immigration. Vous avez parlé de dépenses publiques aussi. Moins qu'on puisse dire, c'est qu'on s'y perd un peu dans le positionnement économique du Rassemblement national.
Euh je m'attendais à cette question mais parce que c'est une question que beaucoup de gens se posent. Après, vous parlez d'hystérie fiscale à l'Assemblée nationale, mais vous avez voté des mesures qui pourraient laisser penser que votre programme est plutôt à gauche. Bah, par exemple l'impôt sur la fortuna productive, par exemple les super dividendes, par rapport par exemple le non rachat d'action qui peut permettre aussi à une entreprise de pas être péable.
Vous voyez, c'est pas seulement bon quelle est la position aujourd'hui économique du Rassemblement national ? Par exemple, on a appris que il y avait 176000 fonctionnaires de plus depuis 5 ans en France. Est-ce que vous seriez pour alléger le nombre de fonctionnaires ?
Oui, je vais vous répondre sur les fonctionnaires. D'abord sur un peu l'esprit général du projet économique que je souhaite mettre en œuvre si demain je suis chef du gouvernement. Euh je pense que notre économie est aujourd'hui paralysée par deux maladies bien françaises.
La première maladie qui est celle de livresse fiscale. Nous avons un taux de prélève obligatoire qui est beaucoup trop élevé. Nous avons grâce à la mobilisation des députés du Rassemblement national empêché le gouvernement d'augmenter la taxe foncière pour des millions de propriétaires et je mène en ce moment même un combat pour faire en sorte que le décret qui a été pris par le gouvernement et par monsieur le Cornu il y a quelques jours qui va aboutir on rentrera peut-être dans dans l'intimité du mécanisme et à l'augmentation des taxes sur le carburant ne voit pas le jour.
Donc je pense qu'on a trop d'impôts dans notre pays. On est arrivé à à ce que les économistes appellent la courbe de l'affaire. C'est-à-dire que trop d'impôts tue l'impôt et on s'aperçoit que on est arrivé à un niveau de pression fiscale sur l'économie française qui fait que l'impôt sur le revenu notamment rentre de moins en moins chaque année dans les caisses de l'État.
Et deuxième maladie bien française qu'il nous faudra guérir, c'est celle de l'ivresse normative. Il y a un goût français pour la paperasse et pour le bavardage bureaucratique. Moi, je souhaite drastiquement rayer d'un trait de stylo.
J'ai pas besoin d'une tronçonneuse. Un stylo me suffit pour signer l'abrogation de dizaines de normes qui pénalisent aujourd'hui à la fois l'industrie automobile, l'agriculture et l'économie l'économie française et sur la dépense publique pour libérer des marges fiscales. Et je vous réponds sur les fonctionnaires, je fis pas du tout la question mais c'est très important.
Je souhaite que d'ici à 5 ans, on puisse se libérer de 100 milliards d'euros de mauvaises dépenses publiques parce que moi, je ne supporte pas l'idée qu'on fasse des économies sur la France du travail quand l'État n'a pas baissé son train de vie. Sur les fonctionnaires, je considère qu'il y a trop de monde dans les bureaux et pas assez de monde sur le terrain. Je considère qu'il y a beaucoup trop de monde dans la bureaucratie d'État et c'est la raison pour laquelle nous souhaitons faire un certain nombre de de simplifications dans le 1000 feuille territorial, supprimer les conseils régionaux, les fus les les les fusionner, pardonnez-moi, avec les départements sur cette vieille idée de la droite qui a été le conseil territoriel qui a été porté par Nicolas Sarkozy en 2007.
Supprimer les agences qui sont des opérateurs publics qui bien souvent ont doublon avec les compétences des ministères. On parle par exemple des agences régionales de santé. Je on l'a vu pendant la crise Covid, pendant la crise sanitaire.
Vous avez le ministère qui donne des directives qui appelle à prendre en charge une épidémie à soigner et de l'eau des agences régionales de santé qui enjoignent les hôpitaux à à à fermer des lits. Donc il faut réduire la bureaucratie d'État. En revanche, je pense qu'on a besoin de policiers, je pense qu'on a besoin de soignants et je pense qu'on a besoin d'enseignants.
Mais encore faut-il leur rendre le pouvoir dans la santé notamment. Et bien aujourd'hui, il y a beaucoup trop de bureaucratie. Vous avez un tiers des effectifs qui sont liés à de la bureaucratie dans les effectifs de santé et nous souhaitons nous évidemment diviser par deux cette part bureaucratique dans le dans dans la santé notamment.
Donc évidemment qu'il faut moins de gens dans les bureaux. Je pense que le déploiement de l'intelligence artificielle doit nous permettre aussi de faire des efforts considérables dans la gestion de la politique publique de l'État. Mais de l'autre, on a évidemment besoin de fonctionnaires de terrain.
Jordan Bardella est donc l'invité de l'UR des pros et on on se retrouve dans quelques secondes pour la suite. Vous venez entre Ah bah oui bien sûr. Bah attendez, il coûte très cher hein les éditorialistes qu'on a euh sur le plateau.
Et Jules Torres, Véronique Jacky Éric Revrevel. Je peux vous dire heureusement qu'on a de la publicité. On revient dans quelques instants.
On on ira en profondeur dans votre livre ce que veulent les Français. On parlera aussi de liberté de la presse, l'abellisation des médias. Est-ce que finalement vous êtes sur le plateau d'un média de confiance ?
Je ne sais pas, nous le verrons dans un instant. Euh on parlera du prix des carburants, de la sécurité, vaste programme, c'est dans un instant Jordan Bardella et l'invité de leur des PR. À tout de suite avec les portes blindées Torchman Métal, votre sécurité en toute sérénité.
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Alors je lui ai posé la question, je lui dis "Mais tu en penses quoi Jordan Bardella ?" et il m'a dit sa jeunesse est plus que largement contrebalancée par sa naissance. Je veux dire son lieu de naissance.
Un garçon de la banlieu en sait plus de la France que n'importe quel sexagénère de la France tranquille. La France d'avant. C'est intéressant parce que là aussi vous en parlez dans votre ouvrage, vous êtes de vous êtes issu d'une gamin de sa voilà c'est la scène Saint-Den la banlieu et pas forcément un profil qu'on retrouve dans la vie politique parler de cette élite qui est parfois déconnectée des Français et ça rejoignait en quelque sorte la déclaration de Philippe Deiler.
J'ai un parcours ordinaire. Je c'est c'est vrai que c'est difficile à dire quand à 30 ans on est dans la position dans laquelle je suis, c'est-à-dire président du premier parti de France. J'ai été élu parlementaire à 23 ans et je je n'ai pas honte d'avoir consacré mes mes débuts de mon engagement personnel dans dans la vie à la politique, à la chose publique et à mes compatriotes parce que au fond j'ai j'ai toujours été habité par un sentiment d'urgence.
J'ai grandi dans une cité hm de scène Saint-Nis. J'ai vu les émeutes de 2005 en bas de chez moi. J'ai vu l'assaut contre les terroristes du Bataclan en 2015 dans la rue du Corbillon à Saint-Denis à quelques mètres de la cité dans laquelle on habitait.
J'ai vu le trafic de drogue autour de chez moi. J'ai vu l'islam politique s'installer et devenir non plus une exception mais une référence culturelle dans le dans le quartier. Et et j'ai j'ai je je je j'avais cette habitude aussi qu'on beaucoup de jeunes français de regarder derrière eux lorsqu'ils rentraient le soir dans les transports en commun en rentrant à Saint-Denis sur le métro de la ligne 13 que certains connaissent en prenant le RERB de gare du Nord jusqu'à Saint-Nis.
Donc le fait d'avoir grandi en scène Saint-N m'a m'a non seulement éduqué politiquement, mais m'a fait prendre conscience d'un sentiment d'urgence qui qui m'habite depuis depuis maintenant plus de 15 ans qui ne m'a jamais quitté. Et au fond, si je fais de la politique, c'est pour que tout mon pays ne ressemble pas au quartier dans lequel j'ai grandi et et qui incarne pour moi la disparition totale de de la France. Et puis j'ai aussi ce cette cette ce souci des ce souci des Français qui ont du mal à boucler les fins de moi parce que moi je je l'assume, ma mère elle était adsè.
Je fais d'ailleurs ce son portrait dans son livre et peut-être ça a été le plus difficile à faire parce que faire le portrait de sa propre mère, c'est jamais très simple. Je sais qu'elle nous regarde qu'elle nous regarde ce soir mais euh elle a gagné 1400 € toute sa vie et donc évidemment que la France qui qui est à l'euro près cette France là je me sens lié à elle naturellement. Maman et de ces Français qui ont vous l'appelez maman évidemment dans le livre de ces français qui ont toujours vécu avec l'angoisse sourde de la fin du mois l'inquiétude de se réveiller en étant incapable de faire face. avec lucidité.
Elle constate avant je pense qu'on vivait mieux avec moins de moyens. On ne se posait pas toutes ces questions. L'avenir semblait moins incertain.
C'est aussi pour votre mère que vous battez, j'imagine aujourd'hui. Les mères qui travaillent beaucoup, elles se levaient très tôt visiblement. C'est raconter.
Oui. Puis c'est mes parents sont séparés très tôt quand j'avais un an et demi. J'ai ni frère ni sœur.
Donc donc j'ai je passais un petit peu de temps avec ma mère, un petit peu de temps avec mon père mais je l'ai vu galérer à la fin du mois. Voilà. tout le temps compter le moindre centime, la moindre facture, la moindre dépense et et c'est vrai que quand vous avez grandi dans cet environnement là, dans ce contexte là, en fait, vous y êtes lié pour toujours.
Donc voilà, c'est aussi un ce ce liv je je le conclus sur sur ma mère parce que je je suis aussi le produit de l'éducation que m'ont donné mes parents et c'est vrai que ma mère qui est arrivée d'Italie dans les années 60 fait partie de cette génération de gens issus de l'immigration qui ont tout fait pour devenir des Français non pas à part mais mais à part entière pour aimer notre pays pour respecter la langue pour y compris jusqu'à aller naturaliser son son propre parcours en devenant française en prenant la carte d'identité française pour servir l'école de la République et pour se mettre au service des des enfants dans les écoles maternelles, faire des tâches d'entretien dans les écoles et et j'ai voulu rendre aussi hommage à cette France là parce que cette France, elle fait tenir le pays et c'est cette France qui fait que la France peut-être la France et et c'est vrai que voilà, je j'ai voulu faire le portrait de cette France silencieuse qui n'a pas le temps de manifester, qui n'a pas les moyens non plus de s'absenter de son lieu de travail et cette France silencieuse là, on doit lui redonner de la voix et avec ce livre, c'est ce que j'ai voulu faire. Revenons à l'actualité euh euh brûlante euh et euh notamment euh justement à l'une des priorités des Français, c'est le pouvoir d'achat. Et euh visiblement euh il y aurait une hausse cachée au 1er janvier sur le prix des carburants.
Info West France cette semaine, prix des carburants, cette hausse cachée qui va affecter les automobilistes en janvier. Les prix du carburant, mais pas que du gaz et l'électricité vont grimper en en janvier, nous dit Ouest-Fance en raison de l'évolution du certificat et d'économie d'énergie. Euh alors vous êtes farouchement contre, vous parlez d'une taxe cachée qui pourrait être validée par décret, vous interpellez directement le premier ministre Sébastien Lecnu, la Macronnie et le gouvernement euh répond et crie au mensonge en disant il y a pas de taxe cachée.
Alors pourquoi aujourd'hui vous mobilisez Jordan Bardella contre cette hausse cette hausse liée au certificat d'économie des énergies ? Bon, d'abord, ces certificats euh sont une usine à gaz euh qui relève en réalité d'une qui qui est bien pire qu'une taxe imposée par le gouvernement, mais qui va renchérir d'après toutes les études qui ont été faites euh y compris par vos confrères, vous citiz West-Fance euh mécaniquement parce que euh généralement ces certificats sont répercutés sur le coût que payent nos compatriotes lorsqu'ils font à la pompe. Pour synthétiser, euh il y a un risque très certain devoir augmenter dans les prochains jours jusqu'à 6 centimes le litre d'essence et dans les prochaines semaines d'à peu près 1 à 2 % les tarifs réglementés de l'électricité.
Moi je pense que l'énergie c'est le sang de l'économie et dans un pays où vous avez des millions de Français qui sont à 10 € près quand ils font leur course. Je regardais ce chiffre qui est honnêtement qui est saisissant. Il y a 10 ans, les dépenses moyennes des Français pour Noël c'était environ 750 €.
Aujourd'hui en 2025, c'est 450 € dîner de Noël compris. Donc l'urgence de la fin du mois, elle est partout et elle n'est pas seulement chez les gens qui ont pas beaucoup de moyens, qui gagnent pas beaucoup. Elle est désormais aussi solidement ancrée dans la classe moyenne et ce sentiment et je l'explique dans le livre de ne plus réussir à vivre de son travail, d'être un peu un fonctionnaire à sa façon, c'est-à-dire de redonner quasiment tout ce qu'on gagne à l'État, de travailler pour l'État, de redonner les fruits de son travail à l'État est insupportable aujourd'hui.
Donc je pense que l'un des grands enjeux de la prochaine élection présidentielle sera de permettre au salaire d'augmenter par une diminution des charges parce que l'écart entre le brut et le net, il n'est pas tenable sur la durée. Donc nous ferons des propositions en la matière, nous y travaillons avec nos équipes. Mais moi je ne veux je refuse de laisser les prix des carburants monter.
Nous nous sommes mobilisés il y a quelques jours. On a empêché la taxe foncière d'augmenter pour des millions de français parce que il y a toujours cette idée qu'on punit, que on pointe du doigt ceux qui travaillent, ceux qui arrivent à investir, la France des petits propriétaires, la France des petites gens, la France des classes populaires, des classes moyennes. Et je trouve cela insupportable qu'on tape toujours sur ceux qui bossent, sur ceux qui travaillent, sur ce qui se lèvent tôt.
Et effectivement, si demain on est à la tête du pays, nous ferons de l'énergie un bien de première nécessité. Et d'une part, j'irai à Bruxelles avec Marine Le Pen pour que la France récupère un prix français de l'électricité. Vous savez que les règles européennes de fixation des prix font que aujourd'hui une entreprise française, que ce soit un petit boulanger ou une un grand industriel où un contribuable et bien voit ses factures d'électricité renchérir de manière totalement artificielle à cause de ces règles européennes qui nous privent de notre souveraineté sur le prix de l'énergie et qui nous priv notamment de notre atout nucléaire.
Et deuxièmement, nous abaisserons la TVA de 20 % à 5,5 % sur l'électricité, le gaz, le fuel parce que je considère que se chauffer ou se déplacer dans une grande démocratie, c'est un bien de première nécessité. dans ce que veulent les Français vous parler de ceux qui nous protègent. Et on va parler de l'armée euh dans un instant puisque le service militaire volontaire ou service national est remis au jour par le président de la République.
Il doit concerner euh dès la première année 3000 jeunes entre 18 et 19 ans. Mais l'objectif c'est que dans 10 ans, il y en ait chaque année 40 à 50000. Véronique Jaquier euh oui.
Sur le principe tout d'abord, que pensez-vous de des annonces faites par le président de la République ? Est-ce que c'est de la communication ? Est-ce que ça répond à un besoin profond ?
Euh le chef de l'État parle d'une jeunesse qui a soif d'engagement. Est-ce que c'est à même de véritablement insuffler du patriotisme justement dans notre jeunesse ? Et est-ce que ça vous semble l'une des réponses possibles pour faire nation ? [rires] Rétablir le service militaire ?
Oui, bien sûr. Envoyer des jeunes soldats français mourir en Ukraine ? Certainement pas.
Donc j'ai une divergence d'approche majeure avec le président de la République sur cette questionlà. J'ai toujours tenter avec Marine Le Pen de défendre sur la question russoau-rainienne une position d'équilibre qui visait un soutien à très clair à l'Ukraine en évitant une escalade avec une puissance la Russie qui est une qui est une menace multidimensionnelle aujourd'hui pour les intérêts français et les intérêts européens mais qui détient l'arme nucléaire. Donc voilà, attention au mots qu'on utilise sur le service militaire et moi j'en parle longuement dans ce livre, je suis favorable au rétablissement du service militaire.
Je considère que sa suppression par le président Shiraak à la fin des années 90, on va rentrer dans la dans la mise en œuvre, mais que sa suppression par le président Chirak dans les années 90, alors les spécialistes, il a été suspendu, il a été suspendu, vous avez parfaitement raison, il n'est pas supprimé, il est suspendu. Bon, le défi n'est pas tant juridique ou administratif que logistique. Donc moi, je propose que dans un premier temps, on puisse accueillir des volontaires et que à terme on puisse mettre en place sur l'ensemble d'une classe d'âge un service obligatoire à destination des jeunes français parce que je suis attaché à l'armée de métier. l'armée française et et nos nos grands soldats qui la servent doivent rester évidemment une armée professionnelle reconstitué dans ces dans ses moyens de de défense et et je crois que la trajectoire budgétaire qui a été infléchie ces dernières années va évidemment dans le bon sens après des années de diète budgétaire pour les armées françaises.
Nous souhaitons notamment nous porter les fort budgétaires à un peu plus de 3 % du PIB pour suivre les objectifs autant d'ici à 2035. Mais on a besoin que l'armée française et que nos armé la défense en 90. Absolument. que nos armées s'épaissent, qu'elles prennent en masse, qu'elles prennent en épaisseur.
Et donc, je crois qu'un service militaire obligatoire, qu'un service national destiné aux jeunes français permettrait non seulement de gommer les inégalités sociales entre les Français, mais que c'est aussi un vecteur de patriotisme et de cohésion nationale qui est fondamental pour une génération qui passe de plus en plus de temps malheureusement devant devant les écrans et à qui on doit réinsuffler le goût de le goût de l'implication, le goût de la France et le goût du travail. Vous avez rencontré donc et vous dressez le portrait d'un militaire qui s'appelle Arthur. Vous parlez justement de ces enjeux au-delà de des enjeux budgétaire.
C'est le lien entre la nation et ses institutions qu'il nous faut rebâtir, sacrifier sa vie pour la patrie. Ces mots ont guidé nos ancêtres durant des siècles. En portant l'habit militaire quand la France était menacée, on servait à la fois un territoire, une patrie, une mémoire et notre liberté.
Je voudrais qu'on parle à présent de l'Europe puisque vous l'avez abordé rapidement en disant avec Marine Le Pen, nous irons à Bruxelles pour négocier. Toute la première partie de votre ouvrage, ce sont des pêcheurs, des agriculteurs, un boulanger qui est des Français en grande souffrance qui travaillent, qui se lèvent parfois à 2h du matin et qui ont été finalement limités, freinés à l'ordi par notamment les l'Europe. Je voudrais juste qu'on écoute la colère de certains agriculteurs.
Cette semaine, ils étaient mobilisés et il y a notamment la question du mercour. Alors le but de cette action c'est de réaffirmer notre opposition aux accords Mercosur comme malheureusement on fait depuis quelques années. Sauf que là le président Emmanuel Macron a a changé sa version lors de son déplacement au Brésil.
Donc on a pris ça un petit peu comme une trahison et on veut réaffirmer que les agriculteurs français sont bien opposés à cet accord en l'état. Ça fait 2 ans qu'on nous mène en bateau sur ce sujet-là et il y a un ralbol général et on veut vraiment pas que ce que tous ces produits soit importé aussi bien pour eux que comme je vous disais pour les consommateurs. C'est c'est pas jouable.
Quand les manif il y a un an et demi, il y a 2 ans, on nous promettait la surcharge administrative que ça diminue. Toutes les la fiscalité en beauvain enfin j'en passe les meilleurs. Aujourd'hui, il y a rien du tout.
Jules Tores. Oui, c'est vrai que moi aussi j'ai lu votre livre et quand on lit tous les chapitres, la question de l'Europe et la critique de l'Europe revient souvent. On voit que l'Europe est dans beaucoup de problèmes que nous avons en France et donc pourquoi avec une Europe qui pose autant de problèmes et une Europe aussi dysfonctionnelle, une sortie pure et simple n'est pas la solution ?
Parce que quand parce que quand on est en train de gagner la partie, on ne quitte pas la table des négociations. Euh le courant d'idée que nous portons en France et et que je porte comme président du Rassemblement national, était en train de s'imposer dans beaucoup de pays européens. Euh moi je je le vois sur la question migratoire par exemple et on va parler de la question agricole.
Euh la France fait figure d'exception aujourd'hui sur la scène européenne. On voit que tous les pays européens, y compris des gouvernements conservateurs proches de la droite européenne qu'on appelle le PPE, décident d'infléchir leur politique migratoire. L'Allemagne a rétabli des contrôles aux frontières au point de passage de l'immigration clandestine.
L'Autriche a suspendu le regroupement familial et vous avez en une une des politiques les plus dures qui est mené sur l'immigration qui est mené par un gouvernement socialiste notamment au Danemark. Donc on voit que la prise de conscience, elle est européenne et que à force de de d'enregistrer des victoires électorales, ces victoires électorales que nous arrivons à obtenir élection après élection se transforment naturellement en victoire politique au sein des institutions européennes. Nous avons il y a quelques jours obtenu un projet de loi de simplification avec les élus de la droite au Parlement européen.
Nous avons allié nos voies pour simplifier des normes qui pesaient sur les entreprises européennes et notamment sur les les moyennes et les grandes et les grandes entreprises. Donc quand on est en train de gagner la partie, on ne quitte pas la table des négociations. Si demain on arrive à la tête du pays, notre premier déplacement à l'étranger, il sera à Bruxelles.
Parce que c'est à Bruxelles que se décide la liberté ou la mort de notre pays. Je vais vous donner un exemple très simple sur l'agriculture. L'Union européenne a mis en place sa vision sur les prochaines années qu'on appelle le Green Deal, le pacte vert qui est en fait un pacte de décroissance qui vise à multiplier les contraintes réglementairire au travers notamment de l'interdiction de produits phyux, au travers du durcissement des normes environnementales sur les agriculteurs français qui fait que aujourd'hui cette cet impôt supplémentaire qui est un impôt papier imposé aux agriculteurs français ou aux pêcheurs et j'en parle dans ce livre fait qu'ils n'arrivent plus à travailler et ils ont conscience que si on ne leur permet pas de travailler de vivre de leur travail de ne pas être mis en concurrence avec des agricultures du monde entier comme c'est le cas par exemple avec le mercosour, l'accord de libre échange avec des pays d'Amérique latine contre lequel je me bats au Parlement européen, et bien on va tout droit à la mort de l'agriculture française.
Or, moi je refuse que dans un pays qui a fondé son identité, l'identité de son économie par la terre, on est d'abord et avant tout un pays de paysan voit ces exploitations agricoles disparaître dans les prochaines années. Il y a un agriculteur sur deux qui va arriver en retraite dans les 10 prochaines années. Moi, je propose de supprimer les droits de transmission pour ces agriculteurs à la condition que celui qui reprend l'exploitation la garde pendant une durée de 10 ans.
Je propose de sortir l'agriculture des accords de libre échange, ce que j'appelle l'exception agriculturelle française et de faire le patriotisme économique pour que notamment dans les cantines, dans la restauration collective, dans les cantines des collèges, des lycées, des écoles, et bien on puisse donner une priorité d'accès aux agriculteurs français. Je ne me résoudrais jamais à voir des entreprises françaises disparaître au profit d'importation. C'est vrai avec l'agriculture, c'est vrai avec la pêche, mais c'est aussi vrai avec l'industrie automobile contre lesquelles évidemment Bruxelles est en train de créer des des ravages politiques.
Donc 30 ans, la part de l'industrie dans le PIB est passé de 17 à 9 %. Je le rappelle dans ce livre, il faut qu'on apprenne à défendre nos intérêts sur la scène européenne et on se rend compte que tous les bras de fer diplomatiques et politiques, Emmanuel Macron les a perdu. Donc demain, nous irons à Bruxelles et nous récupérerons un certain nombre de prérogatives pour mieux défendre les intérêts de la France.
Vous citez par exemple Olivier, le boulanger, il n'est pas tombé parce qu'il aurait mal géré son commerce. Il est tombé parce que la France a renoncé à le protéger, parce que les dogmes européens ont décollerait les tarifs de l'électricité française de nos coûts de production nationaux nationaux parmi les plus attractifs du continent. Je ne sais pas si on arrivera à tout faire en 5 minutes, mais juste pardon, monsieur Deal, vous savez ce qui me frappe, c'est que donc j'ai pris la route pendant un an pour aller rencontrer les Français loin des caméras, loin des médias, loin des réseaux sociaux pour pouvoir raconter dans ce livre le C du cœur d'un pays qui n'a pas envie de mourir, qui est en train aujourd'hui de souffrir en silence et qui a été méprisé depuis 10 ans par Emmanuel Macron.
Cette France- là et elle est pleine d'espérance d'espoir. Et Olivier, c'est l'un des derniers boulangers d'un petit village de la Marne qui a mis la clé sous la porte parce que la facture d'électricité, l'augmentation des prix de l'énergie l'a clairement tué. Sauf que dans un village comme le sien, quand une boulangerie met la clé sous la porte, c'est l'âme du village qui qui disparaît.
Et et au fond, si j'ai écrit ce livre aussi, c'est pour cette ruralité, c'est pour ces Français là, c'est pour ces villages que l'on enterre en silence et à qui c'est vrai et bien peu de médias donnent la parole. Alors, je voulais absolument vous montrer ce témoignage et cette séquence là. On va parler de la sécurité, on va parler de la justice avec Harmonie Commune, la femme du gendarme commune.
Elle était l'invité d'honneur de l'événement face à vous ce cette semaine avec 4000 Français qui ont pu assister au dô de Paris à des échanges, des débats sur les grands défis de demain, l'éducation, la sécurité. Il y a aussi les municipales bien sûr avec l'excellent Jules Torres. Et puis il y a cette séquence où Harmonie Corine Commine arrive sur euh euh la salle dans la salle et il va y avoir cette ovation pour l'écouter.
Harmonie Comine, vous êtes mère de famille euh femme d'un homme gendarme qui a été tué le 26 août 2024 dans les Alpes Maritimes, fauché par un chauffard multirécidiviste après un refus d'obtempéré. Et vous êtes aussi une française engagée qui n'a pas hésité à prendre et reprendre la parole pour faire évoluer la réponse pénale et ainsi mieux protéger ceux qui le méritent. Et merci infiniment d'être là ce soir. [applaudissements] Merci à vous. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Comment peut-on expliquer qu'un multirécidiviste soit en totale liberté aujourd'hui.
Il agit impunément, il enlève une vie puisqu'il a décidé ainsi et tout va bien. Si la justice, l'État français avait fait leur travail non pas par un principe d'économie mais par un principe de sécurité nationale, mon mari serait encore vivant et je ne serai pas là ce soir. [applaudissements] Et la question qu'on se pose, Jordan Bardella, c'est comment redonner confiance en la justice quand 84 % des Français considèrent qu'elle est trop laxiste pour les multi récidivistes ?
Si demain vous arrivez au pouvoir, vous répondez quoi à Harmonie Comine pour qu'il n'y ait plus ces drames qui se répètent trop souvent malheureusement que le la politique pénale qu'on mettra en œuvre, elle se elle se fera au nom de nos morts mais aussi au nom des vivants. Euh moi, voyez, je je je comprendrai jamais que il y ait toujours un depoid de mesure à l'égard des victimes. Et je pense que quand on est français, quand on aime profondément son pays, on ne peut pas ne pas mettre un genou à terre devant tous nos morts Lola, Philippine, Matis Comine, Éric Comine en l'occurrence et et et tous les Français qui dans le silence, parfois dans l'indifférence, perdent la vie parce que aux yeux de certains observateurs médiatiques, il y a des morts qui apparaissent plus exploitable que d'autres et et je déteste cette comparaison là, mais elle existe aujourd'hui dans le pays et elle est insupportable et et parce que quand moi j'écoute ce type de témoignage, je ne peux pas ne pas me sentir lié.
On est habité par une profonde soif de justice, de sécurité d'or dans le pays. Et je vais vous dire, je pense qu'il y a aucun français. On peut nous faire beaucoup de reproches, on peut nous reprocher nos mesures sur le fond, mais j'ose espérer qu'il y a aucun français qui peut douter de notre volonté politique de remettre de l'ordre dans le pays et de faire en sorte que le risque zéro n'existera jamais bien sûr, mais que on mette les Français en sécurité et à l'abri.
Or, tout ce qui a été fait depuis 30 ans a consisté à développer une idéologie laxiste, à développer la culture de l'excuse, à remettre en liberté des gens qui objectivement représentent des dangers pour la société française. Avec moi, si vous touchez demain à un policier, que vous attentez à l'intégrité physique de quelqu'un au point de menacer sa propre vie, vous devrez rentrer en prison sans la possibilité d'en sortir. Il nous reste 40 secondes très précisément et on est tenu par le temps.
Jordan Bardella, une dernière question. fruit de la une du journal du dimanche vers un contrôle de l'information avec cette volonté du président de la République de créer une sorte de labellisation des médias. Ça pourrait être donné à reporter son frontière.
J'ai lu David Lisnard qui est l'un des premiers romes politiques à avoir réagi et condamné ce qui se passait en disant mais en parlant de tentation liberticide de dérive liberticide. le président du Rassemblement national que vous êtes, le candidat peut-être demain à la présidentielle si Marine Le Pen était inéligible, il répond quoi Marine Le Pen ? Il répond quoi ?
Pardonnez-moi, Emmanuel Macron est sur la labellisation des médias en 30 secondes. Qui va donner ces brevets ? RSF.
C'est la belle. Voilà. Bon donc la réponse la réponse est dite.
Je veux dire, j'ai relu l'été dernier entre deux pages d'écriture de de ce livre 1984 d'Orwell et la période que nous sommes en train de vivre me rappelle ce ministère de la vérité qui était chargé non seulement d'effacer la mémoire mais de réécrire l'histoire. Et on voit bien là que la tentation d'Emmanuel Macron de toucher à la liberté d'expression est une tentation autoritaire qui correspond à la solitude d'un homme qui a perdu le contrôle, qui a perdu le pouvoir et qui cherche à le maintenir par le contrôle de l'information. Je trouve que ce projet est extrêmement dangereux et j'ai le sentiment que tous ceux qui se sentent en fait le plus éloignés du réel cherchent à en contenir les faits sur les Français.
Et c'est précisément ce que fait Emmanuel Macron avec ce projet que nous combattrons politiquement et juridiquement à l'Assemblée nationale. Merci Jordan Bardella d'être venu sur le plateau de leur des pros. Ce que veulent les Français aux éditions Fillard.
Véronique Jaquier, Éric Revel, Jules Tores. Merci à tous les trois. L'info se poursuit sur C News dans un instant.
On est très pressé. C'est évidemment en quête d'esprit au Liban et
Jordan Bardella