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InterviewJérôme Guedj· 20 février 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalJustice

Jérôme GUEDJ est l'invité de BFM Dimanche soir

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites ce soir sur Jack Lang qui a démissionné de la présidence de l'Institut du monde arabe ?

  • 2:00FerméeRéponse partielle

    Qui ferait de vous le 9e candidat à gauche ? Est-ce que c'est pas la candidature de trop ?

  • 4:34RelanceÉludée

    Vous êtes une girouette sur la primaire ?

  • 5:52RelanceRéponse directe

    Vous n'êtes pas toujours facile à suivre. La primaire avec Mélenchon, c'était oui. Aujourd'hui avec d'autres, c'est non.

  • 7:53FerméeRéponse directe

    Pour que tout le monde comprenne d'où vous venez, vous avez été proche de Mélenchon. Vous le considérez comme antisémite ?

  • 11:51RelanceRéponse directe

    Vous n'avez pas répondu à la question sur les municipales. Vous considérez que Mélenchon est antisémite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Fait
    « Il était temps qu'il parte. C'était une décision à la fois inéluctable et nécessaire. »
  • 8:31Fait
    « Jean-Luc Mélenchon est un antisémite. »
  • 9:14Fait
    « J'ai vu et entendu dans les paroles et plus que les paroles parce que c'est pire dans un texte écrit par Jean-Luc Mélenchon sur son blog à mon endroit de manière nominative quelque chose dont j'ai dit que c'était un texte antisémite. »
  • 10:33Fait
    « Jean-Luc Mélenchon est antisémite ou est-ce que vous considérez que c'est un dérapage de sa part ? »
  • 13:40Fait
    « Il y a une sécurité sociale qui ne couvre pas l'ensemble des risques. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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quelque sorte l'invité surprise de la course à l'Élysée qui est l'invité de la semaine. Bonsoir Jérôme Gadge. Bonsoir. Député socialiste de l'esson candidat déclaré à l'élection. Vous nous direz pourquoi dans un instant et s'il y a pas un tout petit peu beaucoup de monde sur cette ligne de départ à gauche. Je voudrais d'abord vous entendre ce soir sur Jack Lang qui a donc renoncé qui a démissionné la présidence de l'Institut du monde arabe. On apprenait vendredi qu'une enquête était ouverte par le parquet national financier sur une société qu'il a créée il y a une dizaine d'années avec Jeffreystein Epstein pardon. dans une dans un dans les îles vierges américaines qui est un paradis fiscal. Qu'est-ce que vous dites ce soir ? Il était temps qu'il parte. C'était une décision à la fois

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inéluctable et nécessaire euh au titre d'abord de l'institution qu'il préside. C'est-à-dire que la défense d'un homme qui est toujours légitime ne peut pas fragiliser une institution publique ou parapublique comme l'institut du monde arabe. Donc mais c'est-à-dire ça veut dire que quand il dit "Je suis innocent, je ne savais pas quand j'ai créé cette société que Jeffre Hipstin avait déjà été condamné. J'ai découvert que mon nom était dans les statuts. Vous le croyez ? Je vais pas me plonger dans la défense que Jack Lang va mettre en avant. La première question était de savoir est-ce que il faut démissionner. On peut pas quand le parquet national financier est saisi et au regard du caractère très sulfureux quand même du dossier, pouvoir fragiliser une institution qui

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est déjà confrontée à un certain nombre de difficultés qui marchent sur des œufs dans son fonctionnement international multipays. Voilà. Après, sur le fond de l'affaire, il y a quelque chose de très malaisant. Ce est un sale type, une pourriture, une pourriture que les uns et les autres plaident le fait de ne pas l'avoir su, de ne pas l'avoir deviné. Vous savez quoi ? C'est l'enquête qui permettra de mesurer si en connaissance de cause on fait des affaires avec quelqu'un dont les signaux laissent à penser qu'on devrait plutôt s'en tenir à distance. Voilà. Bon, Jérôme Gch, vous venez donc cette semaine d'annoncer votre candidature à l'Élysée. J'ai tenté aujourd'hui de recenser tous les autres candidats

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déclarés ou ou potentiel uniquement à gauche. Jean-Luc Mélenchon, probable, Raphaël Luxman probable, Marine Tondolier, François Ruffin, Clémentin Autin, sans doute Olivier Fortis Hollande, peut-être Fabien Roussell chez les communistes. Qui ferait de vous le 9e candidat ? Est-ce que c'est pas la candidature de trop ? Non mais pour l'instant aucune de ces candidatures n'est dans la campagne de l'élection présidentielle et c'est une sorte d'alerte que je lance précisément pour dire que plutôt qu'un casting présidentiel, il faut parler des gens, il faut parler des préoccupations de nos de nos concitoyens. ure est une alerte, ça veut dire que c'est une candidature de témoignage. Non, elle est pour dire que dans cette élection présidentielle euh plutôt que de réfléchir à quel sera le périmètre

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d'un accord entre des partis qui sont de plus en plus petits les uns et les autres, malheureusement, je le regrette à gauche notamment, plutôt que des accords d'appareil, quel sera l'outil efficace pour répondre aux préoccupations de nos concitoyens ? Parce que pendant pas dans la même pièce pour parler du programme plutôt que de dire je suis candidat moi aussi. Bien, c'est peut-être un coup de gueule gigantesque qui est posé qui est de dire que parlons d'une ligne politique, d'une orientation pour répondre aux attentes de nos concitoyens. Vous savez, je dis quand j'ai présenté ma candidature, l'événement dans le pays d'une certaine manière, c'était le fait que le gouvernement pour la 4e fois a renoncé à présenter un plan grand âge pour accompagner les personnes âgées et les personnes en

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situation de vulnérabilité. com des c'est un combat qui m'anime depuis toujours. Pardon, on se déclare pas candidat parce que le plan rental est repoussé. Mais on se déclare candidat parce qu'on considère que la question des vulnérabilités de notre modèle social de son financement de l'accompagnement des plus fragile et la fragilité c'est pas qu'une question de précarité parce que vous soyez riche ou pauvre si dans ce pays il y a pas assez d'aide au domicile ou de salariés dans les ÉPADES et bien vous serez en grande difficulté et vous serez renvoyé à la solitude à une maltraitance systémique dans notre pays. Mon alerte est de dire que ce qui préoccupe nos concitoyens, les questions de sécurité, les questions d'efficacité de la politique d'immigration, les

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questions de pouvoir d'achat, de justice fiscale, de transition écologique, pendant que à gauche, je m'adresse à ma famille politique, on est là à se pouiller la tête de savoir est-ce qu'on se est-ce qu'on fait une primaire avec un tel ou un tel ? On parle pas du fond. Voilà. Et moi je veux une ligne politique et la ligne politique c'est celle qui s'occupe des préoccupations. C'est la gauche que je qualifie de républicaine d'une gauche des solutions, d'une gauche du réel, pas d'une gauche incantatoire qui des qui est dans le Yaka Faucon. Voilà, soyons concret. Alors, vous avez prévenu dès votre entrée en campagne que la primaire du 11 octobre prochain, d'une partie de la gauche, c'était sans vous, que vous ne seriez pas candidat à cette primaire. Euh, évidemment, dans ces cas-là, vous

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savez comment sont les journalistes, ils épluchent les tweets et on a tous retrouvé euh un message que vous aviez publié en 2023 au moment où Jean-Luc Mélenchon, juste un an après l'élection présidentielle, disait "Moi, la primaire, ce ne sera pas pour moi." Voilà ce que vous écriviez euh à l'époque quand il disait "La primaire, non merci". Une primaire sur un programme partagé ne fait exploser personne mais fait confiance dans le peuple de gauche. Qui peut en avoir peur avant de se soumettre au vote de tous les Français ? Ça veut dire que vous êtes une gérouette là-dessus ? Non parce qu'il y a un mot qui dit tout sur un programme partagé. Oui. Ça veut dire que vous vouliez pas d'une primaire avec Jean-Luc Mélenchon, mais aujourd'hui la primaire, elle est avec

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Marine Tondolier. Mais parce que un programme partagé qui va uniquement entre euh les euh candidats déclarés que sont Marine Tondelier qui sont respectables et légitimes, Clémentin Notin et François Ruvin qui sont tous les trois dans le groupe écologiste à l'Assemblée nationale, pas Marine Tondelier parce qu'elle est pas députée mais ils sont dans cette mouvance-là qui est parfaitement légitime sauf que ça fait pas un partage pour l'ensemble de la gauche. C'est une un bout de la gauche. Et donc moi ce que j'appelle de mes vœux avec d'autres, c'est la capacité à d'abord stylo à la main traiter les questions en matière de logement, en matière d'accès aux soins, en matière de transition écologique et puis qu'on nél pas les sujets qui fâchent à gauche parce que c'est

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ben moi je voudrais qu'on parle par exemple de la politique de défense. Un président de la République, il est extrêmement sollicité y compris et surtout dans la période que nous vivons sur les questions de souveraineté, de défense, de nucléaire. Il y a des positions qui sont assez variées à gauche, notamment sur le rôle de la construction d'une défense européenne. Moi, j'étais à l'OTAN il y a il y a 15 jours ou 3 semaines et j'ai pu mesurer l'attente qu'il y avait à l'endroit de la France d'avoir une un discours cohérent, ce qui pas le cas à gauche. Avou, avouez Jérôme Gat que vous n'êtes pas toujours facile à suivre. La primaire avec Jean-Luc Mélenchon, c'était oui. La primaire aujourd'hui avec des gens qui sont plus proches de vous c'est non. Vous avez été un

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frondeur euh à l'époque de François Hollande contre la politique de l'offre et aujourd'hui avec une partie du du Parti socialiste. Vous négociez avec les Macronises pour pour le budget. C'est pas simple de vous. Alors, je vais essayer de donner la la grille de lecture si tentez que ce soit nécessaire. La première, c'est que la politique, ça commence par les valeurs. Voilà, moi j'ai souhaité porter la voix de cette gauche que j'appelle universaliste, laïque, républicaine. Or, il faut pas se mentir, à gauche, il y a des débats sur ces questions là et la NUPES comme le NFP ont explosé sur les ambiguïés d'une partie de la gauche et notamment de Jean-Luc Mélenchon sur la question de la brutalisation du débat public, de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, du de la défense, de la

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laïcité, de l'universalisme républicain. Mais juste juste premier principe les valeurs, on va y revenir. Le deuxième, c'est l'orientation politique et moi c'est celle d'une gauche du réel, d'une gauche des solutions et pas de de vendre du rêve sans pouvoir le financer. Et le troisième, c'est de pouvoir introduire ce qui manque singulièrement dans notre pays qui est une culture de du compromis. Je revendique d'avoir négocié avec le gouvernement au nom des socialistes à l'Assemblée nationale, avec Boris Valot, avec Olivier Fort d'ailleurs pour pouvoir avoir un cadre de stabilité et ramener quelques avancées pour nos concitoyens. Et ces trois éléments, les valeurs, la clarté d'un programme qui répond et qui protège les Français et euh la culture du compromis. Je pense que c'est le chemin

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qui est nécessaire pour l'élection présidentielle plutôt qu'une délimitation un peu identitaire et qui n'a pas d'avenir. Regarde sur les valeurs de gauche euh pour que tout le monde, euh tous ceux qui nous regardent ce soir voi d'où vous venez, qui vous êtes. Vous avez très longtemps été un proche, presque un intime de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons milité ensemble au Paris milité ensemble dans les sones. Vous êtes partis en vacances ensemble et puis vous vous êtes éloigné et ce qui a marqué la rupture définitive, c'est le 7 octobre quand les insoumis ont refusé de qualifier de terroriste l'attaque du Hamas, l'attaque périple du Hamas du du 7 octobre. Vous avez dit l'an dernier au sujet de Jean-Luc Mélenchon, c'est une phrase qui a marqué les esprits. Jean-Luc Mélenchon est un

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antisémite. Vous êtes à ma connaissance revenu sur le premier mot en disant "J'ai tort de dire heureux d'utiliser un terme de cette nature dans le débat public." Mais vous n'êtes pas revenu sur le deuxième mot ? Non. Non, parce que vous savez dans le débat quand il y a une personne qui se sent victime, on respecte sa parole. Quand une femme parle de sexisme ou de violence ou qu'un enfant décrit des agressions, on dit que on te croit. Donc quand une personne que je suis dit "J'ai vu et entendu dans les paroles et plus que les paroles parce que c'est pire dans un texte écrit par Jean-Luc Mélenchon sur son blog à mon endroit de manière nominative quelque chose dont j'ai dit que c'était un texte antisémite." C'est celui où il vous disait l'intéressant est de le voir en parlant

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de vous s'agiter autour du piquet où le retient la laisse de ses adhésions. C'était dans une divergence d'appréciation parfaitement légitime dans le débat public sur le conflit israélo-palestinien où j'essayais d'introduire quelque chose qui me tient à cœur que j'appelle le courage de la nuance. C'est un terme que j'aime beaucoup qui est inspiré du joli livre de Jean Bernbaum le le courage de la nuance. Et il y a une phrase magnifique que cite Jean Bernbaum dans ce livre qui est de dire dans les périodes de brutalisation idéologique quand la mauvaise foi dispute à la haine le discours qu'il faut tenir est celui qui vous met tout le monde à dos. Et s'agissant du conflit israélo-palestinien, je refusais le campisme selon lequel on devait être soit un soutien aveugle de Benjamin

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Netaniau que je combats pour ce qu'il est parce qu'il abîme l'âme de ce pays ou être un complaisant avec le Khaas qui serait un acteur de la résistance palestinienne, je refuse le campisme. Et à ce moment-là, ou Jean-Luc Mélenchon a dit, on peut pas être comme ça dans cette forme de nuance. Et parce que parce qu'il est juif, il est forcément avec à ce moment, pour la première fois de ma vie politique et pour quelqu'un y compris venant de la gauche, il y a eu ce que je condamne, à savoir cette essentialisation. Il s'est adressé à moi dans ces mots euh stigmatisants, dire en gros, je m'agite autour du piquet où le retient la laisse de mes adhésions. Et euh lui qui baigne dans un milieu de fanatisme, il savait à dessin que je diraiis au lendemain de ce texte, il me

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connaît et je le connais, il savait que je dirais que ce texte était délibérément antisémite et voulu comme tel. Et moi, et moi, vous savez quoi ? Je tais pas les choses quand j'ai ce ressenti et je l'ai dit à la tribune du conè du socialiste, ça m'a pas fait plaisir de le dénoncer ainsi parce que je parle de quelqu'un que dans mes jeunes années j'ai aimé profondément, que j'ai accompagné politiquement et je reconnais ce que vous rediriez aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est antisémite ou est-ce que vous considérez que c'est un dérapage de sa part ? Non, ce n'est pas un dérapage quand on prend son stylo, qu'on écrit euh ce texte, qu'on reçoit les commentaires de la Terre entière à commencer par le mien et qu'on ne démant pas, qu'on ne dit pas "Oh, excusez-moi,

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c'est pas ça que je voulais dire." Non, tout a au contraire a consisté à vouloir dénigrer et dévitaliser la parole que je portais. Et au-delà de mon cas particulier, parce que d'une certaine manière il est secondaire, le reproche que je fais qui est une ligne rouge en matière de valeur et qui explique aussi l'intransigence que je mets à ne voir aujourd'hui se déployer aucune alliance politique de quelque manière que ce soit avec la France insoumise, c'est que nous avons vous dites aucune alliance politique avec la France insoumise il y a quelques jours encore le numéro 2 de votre parti en dirot vous interroger làdessus le numéro 2 de votre parti monsieur Jouvet a dit il pourra y avoir au cas par cas dans certaines villes des alliances au municipal entre les

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deux tours, on laissera les candidats décidés. Il y aura pas de consigne depuis Paris. Ça pour vous c'est non. Alors, je veux juste terminer l'idée que je déployais auparavant sur les ambiguïés qui se sont accumulées et plus que des ambiguités. Quand Jean-Luc Mélenchon dit "l'antisémitisme est résiduel dans ce pays au mépris du ressenti de l'ensemble des Français." Après le 7 octobre, il y a eu une explosion des actes antisémites. C'est une provocation de dire qu'il est qu'il est devenu résiduel et moi je refuse l'essentialisation, la conflictualisation qui a consisté à importer ce conflit dans notre vous n'avez pas répondu à la question que j'ai posé non pas sur les municipales mais celle d'avant. Vous considérez qu'aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est antisémie ?

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En tous les cas quand on l'a été à un moment donné qu'on n'a pas démenti une parole mais vous savez je n'ai pas envie d'être ce n'est pas la seule motivation de ma candidature à l'élection présidentielle. pas une petite accusation mais je attendez je l'ai fait dans l'endroit le plus sacré pour un socialiste à la tribune du congrès du parti socialiste et j'ai vu devant moi sacré ici c'est un plateau télé mais non mais je mais j'assume cette position j'assume de dire que sur cette questionl mais aussi sur la question du rapport à la laïcité de l'universalisme sur la question des valeurs et au-delà comme d'autres sur la question de la brutalisation du du du débat politique quand je vous dis que je revendique le courage de la nuance c'est qu'on peut avoir des des options très tranchées je

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suis dans ce que j'appelle la synthèse jorcienne, la République sociale, on peut être intransigent sur les questions républicaines. Et je suis radicalement de gauche, je suis pas d'une gauche modérée, molonne. Je pense qu'il faut répondre et vous savez quoi depuis tout à l'heure, ce qui me désespère c'est qu'on parle de choses qui sont essentielles mais qui pour partie vont passer au-dessus d'une partie de nos concitoyens parce que on ne parle pas des gens, on parle pas des attentes que j'ai évoqué tout à l'heure. Dans l'accès aux soins, il y a aujourd'hui des gens qui galèrent pour avoir des médecins. C'est quoi les réponses que la gauche propose ? Il y a une sécurité sociale qui ne couvre pas l'ensemble des risques. Si vous êtes salarié dans le privé et que vous avez pas de

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prévoyance, confronter à un accident du travail, vous allez être totalement abandonné, sauf si vous êtes un cadre dans lequel il y a une obligation. Enfin, il y a des sujets, des pans entiers, la question de la sécurité évidemment qui est un sujet au cœur de la gauche et d'ailleurs dans les élections municipales, on voit des maires qui sont en première ligne sur ces questionsl je pense à Michaell de la fosse qui est capable à la fois de combattre de pas en parler, c'est le maire d'une grande ville du sud. Mais si vous en parlez, vous lui prenez du temps. Je voudrais vous entendre sur une une dernière chose. Euh Jérôme Gatge, vous avez été en quelque sorte un lanceur d'alerte dans l'affaire Morandini. Jean-Marc Morandini condamné définitivement pour harcèlement et pour

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détournement de mineurs et face à Sonia Mabrou, vous l'avez interrogé notre conseur il y a il y a quelques semaines sur le maintien à l'antenne de Jean-Marc Mandini et c'est là qu'elle a dit son désaccord avec ce maintien. En fin de semaine Sonia Mabrou a démissionné de ces news suite à ce désaccord et à d'autres choses qui se sont passées au sein de de cette chaîne. Est-ce que vous l'avez appelé ? C'est un peu vous qui avez lancé tout ce qui s'est passé depuis ? D'abord, mon tempérament consiste à dire les choses que je pense et c'est pour ça que je suis allé sur ce plateau en disant que j'allais poser cette question là. Je lui ai dit quelques minutes avant de rentrer. Je l'ai prévenu 2 minutes avant de rentrer sur sur le plateau. Je m'attendais pas à sa

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réponse que j'ai trouvé courageuse, élégante. Sa décision l'est aussi. On s'est pas eu au téléphone parce qu'on se connaît pas. On s'est jamais rencontré en dehors des interviews que je fais avec elle. Mais j'ai eu un échange de texto comme on dit avec elle. depuis depuis sa démission pour euh pour saluer sa liberté euh et m'a répondu mais je vais pas vous donner les détails que en effet c'est il y a rien de plus précieux que cette liberté là et je lui ai répondu que nous avions ça en partage y compris en se mettant comment dire à dos des gens qui pensent qu'il faut rester dans une forme de bienpensance ou de loyauté même quand on a des désaccords majeurs. Moi je revendique cette liberté donc bravo à Sonia Barbrou de l'avoir exercé attendant Jean-Marc Mordini est

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toujours à l'antenne. La direction la maintenue. Si vous l'aviez face à vous, en quelques mots, vous lui diriez quoi ? Je lui dirais que de la même manière que Jack Lang pour préserver euh l'institution qu'il représente et je comprends pas que les employeurs de Jean-Marc Morandini n'aient pas compris ça, euh c'est qu'il abîme euh la chaîne euh sur laquelle il continue à travailler euh parce que il trahit la parole qui avait été donnée par ceux qui au tout début du processus avaient dit que si il y avait une une condamnation définitive, alors il était hors de question qu'il reste à l'antenne. Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui euh moi ça me paraît euh euh nécessaire que il y ait une une insurrection professionnelle. Une insurrection professionnelle.

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Oui. Et d'une certaine manière, ce qu'a fait euh Sonia Mabrook permet euh euh mettre au pied du mur euh toutes celles et ceux qui sont attachés à la liberté d'expression mais pour lesquelles il y a une contradiction. On parlait de valeur et on peut pas avoir une forme de complaisance sur des choses aussi dégueulasses et crapuleuses que s'en prendre à euh des mineurs de manière euh de manière sexuelle. Merci Jérôme Gon. Donc ce terme d'insurrection professionnelle que vous appelez de vos vœux euh contre le maintien à l'antenne de Jean-Marc Morandini. Merci d'être venu sur ce plateau. On verra si votre candidature jusqu'où elle vous conduit et on aura sans doute l'occasion d'en reparler ici même. Merci beaucoup d'être venu ce soir sur le plateau de BFM