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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 13 mai 2025 56 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesTravail & emploiSécurité

Jean-Philippe Tanguy débat face à Léon Deffontaines (PCF) - CNEWS

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 50 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir accepté ce duel et que représente pour vous le parti de l'autre ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Que représente le parti communiste français à vos yeux ?

  • 2:40OuverteRéponse partielle

    L'Algérie menace d'expulser 15 ressortissants français. Réponse de la France ?

  • 2:59RelanceÉludée

    Pourquoi les communistes se sont abstenus sur la libération de Boïlène Sansal ?

  • 8:32FerméeRéponse partielle

    Est-ce que selon vous, l'immigration est une chance pour la France ? Oui ou non ?

  • 13:16OuverteRéponse partielle

    Donnez-moi chacun trois mesures concrètes face à l'immigration.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Invité politiqueFait
    « le Rassemblement National est le parti du travail. »
  • 13:48Invité politiqueFait
    « la fin de la pompe aspirante des aides sociales. »
  • 25:05Invité politiqueFait
    « si quelqu'un est sous OQTF, vous l'expulsez. »
  • 25:52Invité politiqueChiffre
    « mettre des dizaines de milliers d'obligations de quitter le territoire français. »
  • 28:20Invité politiqueChiffre
    « 90% aujourd'hui des personnes qui reçoivent des OQTF travaillent. »
  • 30:25Invité politiqueChiffre
    « 20% de chômage dans sa circonscription. »
  • 40:41Invité politiquePromesse
    « Nous, on propose de recruter 50 000 fonctionnaires de police en plus. »
  • 42:27Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen [...] proposait la retraite à 60 ans. »
  • 44:34Invité politiquePromesse
    « La première mesure, une augmentation des salaires de 10% sans cotisation afférente. »
  • 44:57Invité politiquePromesse
    « la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité de 5 à 1%. »
  • 45:27Invité politiquePromesse
    « L'indexation des salaires sur l'inflation. »
  • 47:25Invité politiqueFait
    « on paye des intérêts de la dette [...] on ne rembourse pas la dette, on rembourse les intérêts de la dette. »
  • 47:47Invité politiqueFait
    « ArcelorMittal a touché 1 milliard d'euros [...] Ils ont reversé plusieurs milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires. »
  • 47:38Invité politiqueChiffre
    « On évalue entre 200 et 250 milliards d'euros de nos impôts qui ont été donnés à des entreprises qui aujourd'hui licencient. »
  • 47:47Invité politiqueChiffre
    « ArcelorMittal a touché 1 milliard d'euros. »
  • 47:53Invité politiqueFait
    « Ils ont reversé plusieurs milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires et aujourd'hui, ils proposent de supprimer 636 emplois, notamment chez nous, dans les Hauts-de-France. »
  • 49:26Invité politiqueFait
    « Ils ont négocié des prix ? Si vous me posez des questions, je ne fais pas semblant. »
  • 49:41Invité politiqueFait
    « c'est aujourd'hui interdit par l'Union Européenne, avec vos amis socialistes et verts, qui ont tout voté. »
  • 50:52Invité politiqueFait
    « Vous avez interdit avec la gauche le glyphosate. »
  • 51:43Invité politiqueFait
    « La Chine est rentrée dans l'OMC en quelle date ? »
  • 51:57Invité politiqueChiffre
    « La Chine, qui est la principale concurrente sur l'acier, est rentrée dans l'OMC en 2000. »
  • 54:51Invité politiqueFait
    « on ne peut pas reconnaître la Palestine parce que ce serait reconnaître, malheureusement, l'autorité d'une organisation terroriste. »

Temps de parole

  • Damien Pierre Henri Deffontaines42 %
  • Jean-Philippe Tanguy40 %
  • Présentateur14 %

3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nous sommes donc avec Léon Desfontaines du Parti Communiste et Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National. Et je vous ai vu, vous avez commencé à échanger sur les réseaux sociaux l'un contre l'autre, notamment sur vos étiquettes. Chacun a attaqué, vous avez attaqué le RN, vous avez attaqué le Parti Communiste. Donc ma première question à l'un comme à l'autre, c'est pourquoi avoir accepté ce duel et que représente pour vous le parti de l'autre ? Donc je vais commencer avec vous Léon Desfontaines, que représente le RN pour vous ?

0:24
Damien Pierre Henri Deffontaines

Tout d'abord je tiens à vous remercier, à remercier l'équipe de CNews, à remercier M. Tanguy d'avoir accepté ce débat. Pour moi, le RN est un parti aujourd'hui qui est en vogue. Je vous écoute attentivement M. Tanguy lors des débats que vous avez dans l'hémicycle à l'Assemblée Nationale ou dans les médias. Vous dites souvent que vous défendez les travailleurs, que vous défendez les ouvriers. Eh bien moi ce soir, je souhaite démontrer à l'ensemble des électrices et des électeurs du RN, à celles et ceux qui peuvent douter, qui est réellement le RN, à savoir un parti de menteur, parce qu'il ne défend en aucun cas, jamais, l'intérêt des travailleurs.

Et je le démontrerai au fur et à mesure du débat. La deuxième chose que j'aimerais démontrer, c'est qu'en revanche, il y a une gauche, une nouvelle gauche, qui peut parler de travail, des travailleurs, qui peut parler de l'énergie, mais qui peut parler aussi de sécurité, de l'immigration. C'est la gauche que nous entendons incarner, c'est la gauche qui sera, je le crois, majoritaire demain.

1:16
Présentateur

La réponse de Jean-Philippe Tanguy, que représente le parti communiste français à vos yeux, Jean-Philippe Tanguy ?

1:20
Jean-Philippe Tanguy

Mais déjà, je voulais aussi vous remercier, remercier M. Desfontaines d'avoir accepté ce débat. Et finalement, j'ai envie de dire, les grands esprits se rencontrent. Je pense que la question du travail, sa reconnaissance, le retour de l'industrie, la reconnaissance de ce que les travailleurs et les travailleuses françaises font pour notre pays, à quel point nous avons besoin de relancer la prospérité, pour assurer le progrès social, de meilleurs salaires, le financement des services publics, que notre pays soit vraiment et pleinement indépendant, tout se joue autour de la valeur de travail. Et parce que je connais M.

Desfontaines, je connais ses attaques contre notre parti, je veux une fois de plus ce soir montrer à quel point le Rassemblement National est le parti du travail. Et que ce n'est pas seulement parce que les salariés français, parce que les ouvriers, parce que les employés, parce que les professions intermédiaires, tous ceux qui font la France, qui construisent la France, votent massivement pour le Rassemblement National, ce n'est pas une illusion, M. Desfontaines, c'est qu'ils ont compris notre programme. Et surtout, malheureusement, je crois pour vous qu'ils ont compris le vôtre.

et que l'illusion que vous reprochez au Rassemblement National, c'est un effet miroir et que c'est vous et vos trahisons historiques que vous voyez. Mais nous allons en parler ce soir. – On va en discuter, on va en discuter.

2:23
Présentateur

– Bien sûr, nous en discuterons. Nous discuterons de la valeur travail, de la désindustrialisation de la France, aussi de la réforme des retraites et même du programme économique. Parce que c'est un duel ce soir, donc vous allez montrer vos différences. Mais est-ce qu'il y a tant de différences que ça dans le programme économique du Parti Communiste et du Rassemblement National ? On va pouvoir en parler dans un instant. Mais l'actualité, je vais commencer avec l'Algérie qui nous menace une nouvelle fois. et qui veut expulser 15 de nos ressortissants. Réponse de la France, Léon Desfontaines de Jean-Noël Barraud. Vous en expulsez 15, nous en expulserons 15.

Et pendant ce temps, nous avons un otage. Boilem Sansal, et ma question d'ailleurs est la suivante. Pourquoi la semaine dernière à l'Assemblée Nationale, les communistes se sont abstenus sur la libération de Boilem Sansal et la résolution qui demandait sa libération ?

3:08
Damien Pierre Henri Deffontaines

Écoutez, moi je ne connais pas tous les votes et les tenants et les aboutissants des votes des communistes. En tout cas, une chose est sûre, c'est que nous avons toujours demandé et interpellé le président de la République pour qu'il agisse pleinement pour la libération de notre compatriote en Algérie, de M. Sansal. D'autant plus que finalement, aujourd'hui, on voit et on observe qu'il y a une forme d'instrumentalisation de la part du gouvernement de cette situation. Moi j'aurais aimé que la France puisse, et le gouvernement, utiliser l'ensemble du corps diplomatique pour agir le plus rapidement possible en faveur de sa libération.

Et en l'occurrence, on voit que c'est en train de monter en épingle, qu'il y a une surenchère permanente, mais que cela ne sert en aucun cas à les intérêts ni des Français, ni des Algériens, et encore moins celui de M. Sansal. Moi ce que je souhaite, c'est moins de rotaillots, plus de diplomatie. Parce que l'autre aspect qu'on observe finalement, suite à cette histoire, c'est que M. Rotaillot, le gouvernement, aujourd'hui, est incapable de répondre à la situation et la relation avec l'Algérie. Et pourquoi ?

Parce que justement, on a cassé le tissu diplomatique français, qu'il faut aujourd'hui le renforcer, permettre à nos diplomates de prendre l'action pour pouvoir discuter avec l'Algérie, parce que sinon on va droit dans le mur et cette surenchère ne nous amènera à rien de bon.

4:19
Jean-Philippe Tanguy

Jean-Philippe Tanguy. Moi je suis désolé M. Desfontaines, vous ne pouvez pas vous évacuer de votre responsabilité, vous êtes quand même porte-parole, ou en tout cas éminent représentant du Parti communiste français, et dire que vous ignorez pourquoi vos députés à l'Assemblée nationale n'ont pas voté cette motion, et vous le savez très bien pourquoi. C'est que votre parti, malheureusement, qui historiquement, et moi je le reconnais, fut parfois patriote, fut parfois pour l'indépendance nationale, aujourd'hui c'est compromis, pour des raisons électoralistes, dans un certain nombre de territoires. M. Tanguy, Fabien Roussel, c'est lui-même exprimé.

Dans un certain nombre de territoires, qui fait que vous avez les mains liées et votre doigt ne peut plus voter ou mettre le bulletin qui défend l'intérêt national. Donc quand on en est à ne pas pouvoir se rejoindre à une communauté nationale, à une solidarité nationale, d'envoyer ensemble un message de soutien... Mais cette solidarité, on l'a exprimé M. Tanguy. Mais dites-nous pourquoi dans ce cas-là cette motion n'était pas... On l'a exprimé à de multiples reprises. Non, vous ne pouvez pas l'exprimer.

5:05
Damien Pierre Henri Deffontaines

Comment notre secteur national, M. Roussel, s'est exprimé à de multiples reprises en train de faire sa libération ? Vous ne pouvez pas dire le contraire, M. Tanguy.

5:10
Jean-Philippe Tanguy

C'est trop facile, M. Desfontaines, de faire le tour des médias, comme M. Roussel sait très bien le faire, avec un grand sourire, toujours très sympathique, ça je lui reconnais. Et en fait, quand ça chauffe au Parlement, quand il faut s'exprimer concrètement sur des actes et pas sur des paroles, ah, là vous disparaissez, vous ne savez plus pourquoi vous ne votez pas d'émotion. Tout le Parlement était d'accord pour soutenir M. Sensal. Tout le Parlement était d'accord pour rappeler que la France défend les intellectuels, ne fait pas de compromis avec les artistes, avec ceux qui incarnent la pensée.

Le Parti communiste, je dois le dire, sur ce point-là, vous me reconnaîtrez, n'a pas forcément un blanc-seing sur la défense des intellectuels qui ne lui plaisait pas. Est-ce que M. Sensal plaît à ce que défend le Parti communiste ? Je ne sais pas. Alors pourquoi est-ce que vous ne l'avez pas soutenu ? C'est incompréhensible.

5:50
Damien Pierre Henri Deffontaines

Pourquoi il me plaît ? On peut être en désaccord avec M. Sensal. Il représente aujourd'hui une voie et quand on défend la liberté d'expression, liberté d'expression que nous défendons tous les ans, notamment en rendant hommage à Charlie Hebdo dans nos locaux, au sein du Parti communiste français, lorsqu'on défend la liberté d'expression, on défend la libération de M. Sensal. Et ça, ce sont les dires du porte-parole du Parti communiste français, au même titre que du secrétaire national du Parti communiste français. Donc moi, je réponds au nom de mon parti. Moi, je demande à avoir le vote. Et encore une fois, la gauche démocrate et républicaine est libre de ses votes.

Vous nous excuserez peut-être. Nous, nous avons aussi une démocratie interne qui peut s'exercer. Et notamment, nous n'avons pas de consigne de vote envers nos députés. Voilà, je ne sais pas vous, Rassemblement national, qu'est-ce que c'est une discussion entre vos partis et le groupe du Rassemblement national et la Rassemblement national. En tout cas, moi, je vous dis les propos du Parti communiste français.

6:37
Jean-Philippe Tanguy

Je sais que sans doute, vous avez, comment dire, peut-être une admiration secrète pour notre cohérence de vote que M. Roussel ne peut pas avoir. Mais nous, nous savons pourquoi nous votons et nous assumons nos votes. Vous ne pouvez pas, une fois de plus, moi, j'aimerais bien que vous m'expliquiez qu'est-ce qu'il pouvait y avoir dans cette résolution qui vous empêche de voter. Et vous ne pouvez pas demander que la diplomatie française soit mobilisée si les députés communistes et d'autres à gauche, ça je vous le donne, n'arrivent pas à se mettre d'accord pour défendre un compatriote qui aujourd'hui est menacé de mort dans cette prison et qui, malheureusement, on ne lui souhaite pas.

Mais d'une manière générale, vous ne voulez pas répondre quand même au sujet qui fâche. C'est ce que finalement, le Parti communiste ne pense plus seulement en français, mais croit que sur notre territoire, un certain nombre de nos compatriotes qui peuvent avoir des binationalités, qui peuvent avoir d'autres origines, ne pourraient pas voter en tant que français. Et c'est ça qui est grave, en fait, dans votre choix. Est-ce que finalement, vous avez peur ?

Est-ce que vous avez peur, en soutenant un opposant politique au régime algérien, qu'un certain nombre de Français et de Français ne votent pas Français et Français, alors qu'ils votent Français et Français, qu'ils veulent voter pour les intérêts de la France ? Moi, c'est ça la question que je pose, parce que c'est trop facile d'avoir, comment dire, un trou de mémoire, alors que qu'est-ce qui est derrière ça ? Moi, c'est ça la question qu'on se pose. Pourquoi la gauche française... Je dis qu'il faut agir pour sa libération. Pourquoi vous n'avez pas soutenu Boïlène Sensal ? Je le dis, je le réaffirme avec force.

7:46
Damien Pierre Henri Deffontaines

Vous l'avez compris, le point de vue de Léon Desfontaines. Non, je n'ai rien compris à votre histoire de vote. Moi non plus, je n'ai pas compris.

7:52
Jean-Philippe Tanguy

Mais est-ce que vous avez peur de fâcher un certain nombre d'électeurs français qui pourraient voter pour les intérêts algériens avant les intérêts français ? C'est ça la question qu'on se pose. Honnêtement, non.

8:00
Damien Pierre Henri Deffontaines

Et sinon, je n'aurais pas cette position-là, je vous le dis. Et je me dis clairement, et j'ai tenu dès les débuts de propos. Et même aujourd'hui, je dénonce les actes du gouvernement qui, à cause de surenchères, de surenchères, justement, avec l'Algérie, ils n'ont pas permis d'utiliser le corps diplomatique pour agir en fadeur de la libération de l'Algérie.

8:15
Présentateur

Et on défendait que quand il y a eu de la diplomatie avec M. Barraud qui a été envoyé en Alger, avec une déclaration commune entre M. Théboune et M. Macron, et 250 000 visas, retour à la normale, que la France donne à l'Algérie chaque année, il n'y a pas eu de résultat non plus.

8:28
Damien Pierre Henri Deffontaines

Mais encore une fois, il faut faire l'agir au diplomate.

8:31
Présentateur

Moins de politique. Je veux qu'on avance, puisque vous savez évidemment que l'un des sujets de tension entre la France et l'Algérie, c'est l'immigration. Et je veux reprendre cette phrase que je vais vous soumettre au débat, la phrase de Bruno Rotaillot, qui a été le Premier ministre de l'Intérieur, à dire « L'immigration n'est pas une chance pour la France ». Et je veux vous la poser sous forme de question. Est-ce que selon vous, l'immigration est une chance pour la France ? Oui ou non ? Léon Desfontaines.

8:53
Damien Pierre Henri Deffontaines

Pour moi, la question, ce n'est pas de savoir si c'est une chance ou pas. L'immigration est un fait. C'est un phénomène social. Aujourd'hui, de part de multiples facteurs, notamment le fait de fuir des guerres, par exemple, on a accueilli des Ukrainiens qui sont immigrés de leur pays, qui sont émigrés, qui sont venus en France et on les a accueillis et à juste raison. La question, c'est qu'est-ce qu'on en fait de cette immigration ? Et en l'occurrence, à l'heure actuelle, le gouvernement n'en fait pas grand-chose.

Mais moi, je vous remercie d'aborder ce sujet très rapidement parce que pendant longtemps, le Rassemblement national a été très peu attaqué, finalement, sur ses positions sur la question migratoire. La gauche lui a laissé le sujet. Moi, je souhaite démontrer non seulement, un, que le Rassemblement national n'a aucune réponse à apporter sur la question migratoire et deuxièmement, que nous, à gauche, il peut y avoir des voix, justement, qui peuvent s'exprimer de manière progressiste sur cette thématique. Je dis pourquoi le Rassemblement national n'apporte aucune réponse sur la question migratoire. J'ai lu attentivement et je suis ravi d'avoir M. Tanguy en face de moi parce que M.

Tanguy, pour celles et ceux qui ne le savent pas, c'est le M. Économie, M. Budget du Rassemblement national. Vous avez présenté très récemment un contre-budget à l'Assemblée nationale et du coup, enfin, on a de la matière sur laquelle on peut discuter et un programme et je salue le travail que vous avez effectué. Donc, j'ai lu attentivement ce programme. Il y a notamment le volet d'aide au développement. L'aide au développement, aujourd'hui, c'est ce que donne la France pour permettre à des pays, notamment, de se développer. Vous proposez précisément de supprimer l'aide au développement, en tout cas, de la diminuer de manière considérable.

La réalité, c'est que si demain, on supprime l'aide au développement de nombreux pays, eh bien, l'immigration, l'émigration va être multipliée par 10. Donc, vous nous parlez de zéro émigration matin, midi et soir. Votre projet, précisément, va développer massivement les flux migratoires. Deuxième sujet, vous êtes les grands défenseurs de ce que vous appelez l'assimilation. Pour celles et ceux qui ne savent pas ce que c'est l'assimilation, ça veut dire qu'à Rome, on fait comme les Romains et donc, qu'en France, on vit comme les Français.

Vous défendez l'assimilation, sauf qu'en parallèle, vous refusez, en tout cas, vous contraignez encore plus fortement les travailleurs qui, aujourd'hui, arrivent sur le territoire national, qui veulent contribuer à l'effort de la nation, qui veulent pouvoir payer des impôts cotisés, eh bien, vous leur refusez l'accès à l'emploi. Pire que cela, vous leur refusez l'accès au logement. Donc, la réalité, c'est que vous allez développer massivement des ghettos avec le projet que vous proposez. Et donc, le Rassemblement national, comme sur tout un tas de sujets, y compris sur la question migratoire, et je n'ai pas peur de vous le dire, droit dans les yeux, M. Tanguy, vous êtes un faussaire.

Maintenant, moi, ce que je dis sur la gauche, et ça va nécessiter d'avoir une voix à gauche.

11:11
Présentateur

Il faut qu'il vous réponde, quand même. Oui, mais très bien.

11:12
Damien Pierre Henri Deffontaines

Je vous dis juste rapidement...

11:13
Jean-Philippe Tanguy

Un meeting communiste sur CNews, c'est quand même paradoxal.

11:15
Présentateur

Comment ? Vous savez, nous, on donne la parole à tout le monde. On diffuse les meetings de tout le monde. Donc, il y a déjà eu des meetings communistes sur CNews, ne vous inquiétez pas. Mais la réponse, Jean-Philippe Tanguy, vous pourrez évidemment surenchérir derrière Léon Desfontaines.

11:26
Jean-Philippe Tanguy

Puisque vous êtes un faussaire, Jean-Philippe Tanguy. Écoutez, une fois de plus, le faussaire, c'est évidemment que vous voyez en miroir vos propres erreurs. Si l'aide au développement permettait aux pays de se développer et de maintenir leur immigration, ça serait... Ça fait 50 ans que la gauche nous explique cela, et c'est qu'en donnant plus d'argent, ces pays se développeraient. Ces pays sont libres. Ces pays sont indépendants. Ces pays sont autonomes. Ils se sont battus pour leur indépendance. Le général de Gaulle leur a donné, et je crois qu'avec cette époque, votre parti soutenait cette indépendance. Donc, ils se sont libres. C'est à mon vote ? Non.

Moi, votre parti était pour le gaullisme, et vous le savez très bien, était pour la libération de ces pays et leur donner leur indépendance. Ce n'est pas à nous de financer leur développement et ça ne fonctionne pas. Parce qu'en fait, en ne reconnaissant pas la liberté de ces pays, on les met sous une domination qui fait qu'ils estiment que l'immigration est toujours leur voie de secours. Et on pourrait revenir sur l'exemple algérien. Le régime algérien n'a rien à offrir à sa jeunesse que de partir en France, tout dans un insultant. Et c'est le cas. Mais on fait quoi ? La question qui m'intéresse, parce que là,

12:20
Présentateur

vous êtes tous les deux dans les poser un sujet.

12:21
Jean-Philippe Tanguy

On fait quoi face à l'immigration ? Mais il faut rétablir nos frontières. Est-ce que déjà, vous reprenez le terme de submersion utilisé par le Premier ministre ? On est submergé par l'immigration. Ce phénomène est incontrôlé. Dans notre département commun, la Somme, le phénomène n'est pas contrôlé. Par exemple, la préfecture de la Somme qui avant était ouverte à tout le public, maintenant, vous le savez peut-être, toute la préfecture est réservée aux immigrés et aux clandestins. C'est-à-dire que vous êtes samarien, vous n'avez plus le service public de la préfecture, tout le service de la préfecture est réservé au traitement de l'immigration non contrôlée.

Mais donc vous faites quoi, monsieur le député ? Il faut rétablir les frontières. Et c'est là où la vision de la gauche post-nationale n'a pas de sens. Si vous ne contrôlez pas vos frontières, vous n'êtes pas souverain. Vous n'avez jamais voté pour le maintien des frontières. Monsieur Tanguy, on a des frontières. On a des frontières. Les frontières,

13:03
Damien Pierre Henri Deffontaines

elles sont là, bien sûr, pour contrôler les flux migratoires, mais elles sont là aussi pour contrôler les flux de capitaux. Vous avez tendance à l'ouvrir. Non, non, non,

13:09
Jean-Philippe Tanguy

ne vous inquiétez pas, on peut en parler. On est en discutant. À la commission des finances, tout le monde sait que je suis pour le contrôle des capitaux et que la démocratie s'exerce aussi. Mais donnez-moi chacun trois mesures concrètes face à l'immigration. Le rétablissement des frontières. Oui, mais très bien.

13:21
Damien Pierre Henri Deffontaines

C'est quoi le rétablissement des frontières ? Dites-nous sérieusement.

13:23
Jean-Philippe Tanguy

Le rétablissement des frontières, c'est très simple. C'est quoi ? Vous remettez les barbelés ? C'est-à-dire que l'Union européenne doit contrôler les frontières extérieures avec des vrais moyens et la France doit contrôler ses propres frontières, non pas avec des barbelés. Ne vous faites pas l'avocat de politique que vous n'avez pas défendu libérale de l'Union européenne. Vous ne pouvez pas dire à la fois vous rétablir les frontières et les caricaturées avec les barbelés. Il faut choisir l'argument, M. Desfontaines. Donc, ce n'est pas des barbelés, c'est un contrôle douanier efficace. Donc, c'est la première mesure. Deuxième mesure.

Deuxième mesure, la fin de la pompe aspirante des aides sociales. Il n'est pas anormal, et M. en a parlé. Vous dites, on réserve le logement aux nationaux. Oui, on réserve les emplois en priorité aux nationaux. Oui, c'était le programme, je crois, du Parti communiste jusqu'aux années 86. Si, si, si. La priorité nationale pour l'emploi et pour le logement, c'était dans le programme du Parti communiste, M. Desfontaines, et peut-être que vous l'avez oublié, moi, je ne l'ai pas oublié.

14:08
Présentateur

Georges Marchais avait des propos très durs sur l'immigration.

14:11
Jean-Philippe Tanguy

Les années 80, c'est Georges Marchais. Oui, effectivement. Et c'est la troisième solution, c'est que la politique migratoire redevienne prioritaire dans la Constitution. Et ça, c'est le grand référendum que propose Marine Le Pen et Jordan Bardella, que vous ne nous avez jamais soutenu là-dessus. Si vous voulez être souverain, il faut reprendre la main sur l'Union européenne, en particulier sur la politique migratoire. Et vous le savez très bien aujourd'hui, et vous le savez en particulier dans la Somme, en particulier dans les milieux populaires, ils ne supportent plus d'être moins bien traités que des gens qui viennent d'arriver, quel que soit leur mérite.

14:39
Présentateur

Alors, Léon Desfontaines, il faut trois mesures concrètes parce qu'il y a les grandissons, mais c'est intéressant d'entrer dans le vif du sujet. Trois mesures concrètes face à l'immigration. Et est-ce que vous reprenez le terme utilisé par François Béroux de submersion ?

14:50
Damien Pierre Henri Deffontaines

Ah non, je n'utilise pas le terme de submersion. Par contre, je pense qu'aujourd'hui, il n'y a pas de politique migratoire. Et c'est ça le fonds de problème. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Et donc, moi, ce que je pense, c'est premièrement, il faut poser, je dirais, la politique migratoire se repose autour de deux piliers. La première chose, c'est la question de l'intégration. Et ça, c'est l'impensé aujourd'hui de la politique migratoire. Ça veut dire que toutes les personnes qui arrivent sur le territoire national et qui ont vocation à rester sur le territoire national, eh bien, puissent devenir français.

Et donc, mettre en place notamment des droits comme des devoirs pour permettre justement d'en faire des citoyens aujourd'hui, on a de nombreuses personnes qui arrivent sur le territoire national et qui contribuent à la richesse de la nation. Mais est-ce que vous trouvez qu'il y a trop d'immigration, par exemple ? Est-ce qu'il y a trop d'immigration ou pas assez ? Il n'y a pas trop d'immigration. Mais la question, c'est pas trop ou pas assez. C'est un peu ça. C'est quand même...

15:35
Présentateur

Par contre, la question aujourd'hui... Mais donc, vous dites qu'il n'y a pas trop d'immigration. Il faut continuer comme ça.

15:40
Damien Pierre Henri Deffontaines

Mais je ne dis pas qu'il faut continuer. Je dis qu'il faut une autre politique migratoire. Mais je n'ai pas compris en gros en quoi ça consistait.

15:45
Présentateur

Déjà, il faut peut-être faire le constat.

15:46
Damien Pierre Henri Deffontaines

C'est un. Trop ou pas assez ? C'est un. Permettre à celles et ceux qui travaillent sur le territoire national, qui cotisent. Et d'ailleurs, je pense que M. Tanguy, quand vous balader dans la Somme, vous rencontrez les mêmes Samariennes et Samariens que moi, qui disent systématiquement « Moi, je n'ai rien contre les migrants qui travaillent. » Eh bien, moi, je souhaite que les migrants qui travaillent puissent être naturalisés s'ils veulent devenir français. Et ceux qui ne travaillent pas, alors ? Et ceux qui ne travaillent pas ? Eh bien, il faut leur permettre de trouver un emploi. Ah, donc on garde tout le monde. Voilà l'intégration. Voilà l'intégration. Deuxième sujet.

Excusez-moi, je ne vais pas parler après, mais pour la clarté du débat,

16:14
Jean-Philippe Tanguy

les migrants, c'est les immigrés légaux

16:16
Damien Pierre Henri Deffontaines

ou c'est les clandestins ? Parce que ce n'est pas le même sujet. Mais vous savez très bien, M. Tanguy, qu'il y en a qui arrivent de manière clandestine et qui deviennent des migrants légaux parce qu'ils touchent des tissus de séjour. Non, mais c'est sûr que grâce à vous,

16:24
Jean-Philippe Tanguy

il y a des clandestins qui sont régularisés. Oui, mais vous savez aujourd'hui... Est-ce que vous considérez pas... Je vais vous donner un exemple de ça, à Marien, justement. Vous ne voulez pas répondre à la question, là. Vous utilisez le mot migrant. C'est intéressant. Vous n'utilisez pas les immigrés légaux, les clandestins, ou si vous ne voulez pas être désagréable, les immigrants en situation régulière, qui est le terme, on va dire, technique. Vous ne faites pas la différence. Pourquoi vous ne faites pas la différence ? Ce n'est pas la même chose. D'être venu de manière légale... Vous savez très bien, M. Tanguy,

16:46
Damien Pierre Henri Deffontaines

vous êtes quelqu'un d'intelligent, vous côtoyez les services de la préfecture. Visiblement, vous en avez parlé précédemment de la somme. Vous savez très bien, au vu des délais aujourd'hui qui sont à la préfecture de traitement, notamment de demandes de cartes de séjour, de titres de séjour, de naturalisation ou autre, qu'au bout d'un moment, les personnes se retrouvent en situation régulière uniquement à cause des délais. Je vous donne un exemple. Un exemple très concret, dont on m'a parlé ce week-end à la réderie du Faubourg de Lens.

17:13
Présentateur

Juste pour que ça soit bien clair pour les téléspectateurs, et vous donnerez votre exemple, on a deux visions totalement antagonistes, parce que vous disiez, pendant longtemps, la gauche a laissé le sujet migratoire au Rassemblement National, mais vous avez Jean-Philippe Tanguy qui vous dit « Il y a trop d'immigration, il faut reprendre le contrôle, remettre des frontières, arrêter les pompes aspirantes. » Et vous, vous nous dites,

17:29
Damien Pierre Henri Deffontaines

« Léon Desfontaines, il faut reprendre le contrôle. » Non, mais oui, il faut naturaliser tout le monde et il faut trouver un job à tout le monde. Là, vous êtes caricatural, monsieur Lebrun. C'est ce que j'ai compris. Si on me laisse finir mes propos... Allez-y, allez-y. Sincèrement, c'est ce que j'avais compris. La première chose, c'est... J'ai eu connaissance d'un lycéen en terminale qui a plus de 20 en mathématiques. Plus de 20. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il fait des garçons supplémentaires, il a plus de 20 en mathématiques. Ce type est un génie. Son titre de séjour n'a pas été renouvelé. Il va, selon toute vraisemblance, excusez-moi, recevoir une OQTF. C'est la logique des choses.

Comment se fait-il qu'un gamin brillant qui veut contribuer à l'effort de la nation, qui veut devenir ingénieur, puisse recevoir des OQTF aujourd'hui en France ? Ça, ça me pose un problème. Et donc, moi, ce que je pose sur la question migratoire, ce que je pose sur la question migratoire, c'est un, l'intégration, et notamment permettre à celles et ceux qui travaillent, celles et ceux qui produisent des richesses, de pouvoir rester sur le territoire national et même de favoriser le fait de devenir français, notamment le favoriser la naturelle. Est-ce qu'on expulse des gens dans votre processus ? Justement, j'allais y venir.

Ce que je dis en parallèle, c'est qu'en revanche, des personnes qui arrivent sur le territoire national, qui sont en situation irrégulière, qui commettent des crimes, eh bien, ils n'ont pas vocation à rester sur le territoire national. Et d'ailleurs, je souhaiterais même que les obligations de quitter le territoire français puissent être ciblées vers les personnes dangereuses. Parce qu'on a un problème en France. C'est qu'aujourd'hui, on déverse trop d'OQTF. Et donc, peu d'OQTF, on est à peine à, je crois, 10% d'exécution, même moins de 10% d'exécution des OQTF. Trop d'OQTF, aujourd'hui, ne sont pas respectés. Pourquoi ? Parce que les services préfectoraux... Ah, parce qu'on en a un trop.

Le problème, c'est qu'on en a un trop. Mais je vais vous expliquer pourquoi. Aujourd'hui, aucun service, et encore moins avec le programme de M. Tanguy qui propose aucun moyen supplémentaire pour les services préfectoraux. J'ai regardé attentivement votre budget. Vous avez combien de budget en plus pour les services préfectoraux ? Et les budgets nécessaires ? Le budget nécessaire ? C'est combien, M. Tanguy ?

19:12
Jean-Philippe Tanguy

Je ne sais pas là-dessus, M. Desfontaines, parce que vous savez visiblement... Mais non, mais parce que... M. Tanguy a l'argent magique. Il veut... Ce n'est pas de l'argent magique. Mais non, mais c'est très simple. Non, mais si vous me laissez répondre, parce que... Non, mais très bien. Laissez-moi répondre. Tout le monde a vu, vous ne voulez pas que je réponde, là. Vous interrogez. Mais je n'ai pas pu faire mes propos sur les questions migratoires. Vous vous rendez compte, quand même. Posez une question. Avec moi, vous avez des réponses. Alors, dites-moi, combien d'argent ? Le budget est sous-exécuté.

Donc, en fait, il n'y a pas besoin de moyens supplémentaires pour les services à la préfecture. Oui, non, mais je vous jure, vous pouvez vérifier. Le budget est sous-exécuté.

19:37
Damien Pierre Henri Deffontaines

Très bien, vous êtes rendu dans un commissariat récemment ou pas ? Non, mais ce n'est pas les commissariats, c'est les préfectures. Oui, mais c'est les commissaires. C'est la police qui va faire... Là, c'est les préfectures. Ne changez pas de sujet.

19:45
Jean-Philippe Tanguy

On a bien compris que vous êtes très malin et très agréable. Et donc, vous arrivez à changer de sujet dès qu'on vous coince. Le budget sur les services à la préfecture, de faire les recrutements et de mettre les moyens humains nécessaires. Donc, il n'y a pas besoin, M. Desfontaines, de toujours plus d'argent pour le budget. Ça, c'est la gauche. Toujours plus d'argent, toujours plus d'argent. Il arrive qu'il y ait suffisamment d'argent, mais que la politique de l'État, que malheureusement vous avez soutenu, on ne vous rend jamais barrage à M. Macron, n'exécute mal les politiques. Donc, il n'y a pas toujours besoin de plus d'argent. Parfois, l'argent existe.

20:16
Présentateur

Allez, une première pause. Une première pause dans notre duel, vous aurez. Évidemment, on a 40 minutes dans la deuxième partie pour continuer le débat et on pourra reprendre le débat où on le laisse sur l'immigration et ensuite arriver sur la sécurité et la partie économique qui sera très importante. Et puis, on terminera évidemment par une page plus politique sur les alliances, sur qui appelle à voter pour qui en cas de second tour, sur aussi le RN, comment le RN peut s'organiser jusqu'à 2027. C'est dans un instant, sur CNews, Jean-Philippe Tanguy, face à Léon des Fontaines. Vous ne bougez pas.

20:45
Locuteur 2

Que se passe-t-il si vous laissez tomber une voiture et disons un parapluie dans un espace sans air ? Eh bien, sans air, les deux se déplacent de la même manière. Mais il faut bien reconnaître que les occasions de conduire dans l'espace ou dans une chambre à vide sont plutôt rares. C'est pourquoi le design avancé du nouveau Skoda Enyaq vous garantit une conduite aussi fluide où que vous alliez. Découvrez le nouveau Skoda Enyaq 100% électrique.

21:32
Locuteur 7

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21:47
Locuteur 9

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21:57
Locuteur 8

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22:19
Locuteur 2

Un sourire avec des dents bien blanches,

22:26
Locuteur 3

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22:46
Présentateur

Si vous cherchez des bijoux originaux de créateurs, il y a un endroit où vous êtes sûr d'en trouver. Le manège à bijoux. Quoi ? Et c'est par où ? Oula. Euh, à droite ? J'en reviens.

22:58
Locuteur 9

Ben, tout droit. Parfois ça marche. Là ?

23:01
Présentateur

Ah, ben oui.

23:02
Locuteur 9

Le manège à bijoux. Comment je jure de là ? Des collections exclusives de créateurs pour être vous-même et toujours après Leclerc. Leclerc.

23:10
Locuteur 1

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23:38
Présentateur

De retour dans 100% politique avec Léon Desfontaines du Parti communiste face à Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement national. Messieurs, nous étions en train de débattre sur l'immigration. Et pour relancer le débat, j'ai une question. Léon Desfontaines, je vous ai entendu, vous expulsez les migrants en situation irrégulière qui commettraient des crimes ou des délits. Mais un migrant en situation irrégulière qui n'a commis aucun autre délit qu'être en situation irrégulière, suite à un temps, c'était un délit. Lui, vous ne l'expulsez pas. Donc au fond, vous n'allez pas expulser des milliers de clandestins

24:31
Damien Pierre Henri Deffontaines

qui sont en situation irrégulière dans notre pays. Mais vous savez, quand on interroge les Françaises et les Français sur la question migratoire, ils nous disent souvent cette chose-là, c'est que comment se fait-il que des personnes qui commettent des crimes, qui assassinent, qui commettent des viols, peuvent rester sur le territoire national alors qu'ils l'ont commis en situation irrégulière ? Eh bien moi, je souhaite répondre à ces Françaises et ces Français-là en leur disant que la priorité... Mais vous savez que les Français disent aussi,

24:51
Présentateur

il était sous OQTF, il n'avait encore rien fait et on ne l'a pas expulsé au moment où il n'avait rien fait alors qu'il était simplement sous OQTF. Donc vous allez attendre que le crime soit commis pour expulser ?

25:02
Damien Pierre Henri Deffontaines

De toute façon, sauf preuve du contraire, on ne peut pas se prévenir de savoir qui va être criminel. Si quelqu'un est sous OQTF, vous l'expulsez. Mais donc, ce que je veux dire, justement, c'est que les OQTF doivent être ciblés justement sur les personnes dangereuses. Mais aussi les prédicateurs de haine, parce que je parlais des criminels, mais aussi celles et ceux qui propagent aujourd'hui une idéologie qui est contraire aux valeurs de la République, aux principes républicains. Et oui, Philippine et Lola

25:22
Présentateur

qui ont été tuées par des personnes sous OQTF. Vous attendez qu'elles tuent pour les expulser. Vous ne les expulsez pas au moment où elles sont sous OQTF

25:28
Damien Pierre Henri Deffontaines

et où elles n'ont tué personne. Mais M. Lebrecht, sur l'affaire Philippine, justement, la personne était sous OQTF et avait déjà purgé une peine pour des faits similaires. Et donc, avec ce que je propose justement, eh bien, cette personnalité aurait été expulsée directement après avoir purgé une peine en prison. Non mais du coup, en fait, ce que je veux dire derrière, c'est qu'aujourd'hui, dans la politique qui est de... Dabi Abbé, avec vous, elle n'est pas expulsée avant qu'elle tue Lola. ...mettre des dizaines de milliers d'obligations de quitter le territoire français.

Eh bien, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, on vient, excusez-moi de mon vocabulaire, emmerder des personnes qui travaillent, qui se lèvent tôt pour pouvoir justement laver nos bureaux, pour pouvoir ramasser nos poubelles, pour pouvoir bosser à l'usine, pour pouvoir parfois bosser dans nos hôpitaux parce qu'ils sont médecins, parce qu'ils sont urgentistes et on sait qu'on en fait des défauts. Excusez-moi, il n'y a pas de médecins sans OQTF et on défontaine. Ah si, monsieur Lebrette. Non mais ils ont pu perdre

26:17
Jean-Philippe Tanguy

leur papier. Ils ont pu perdre leur papier, ils ne sont pas rentrés de manière clandestine.

26:19
Damien Pierre Henri Deffontaines

Et donc, deuxième sujet, eh bien, dans cette masse-là, oui, il y a des personnes dangereuses. Sauf que les services, notamment de police, doivent gérer tellement d'obligations de quitter le territoire français et doivent gérer de manière prioritaire, avec autant de priorité, la personne qui a commis un viol, que la personne qui se fait tous les matins pour travailler, eh bien moi, je souhaite que les OQTF et les services de police ciblent les personnes dangereuses pour que justement ces personnes soient expulsées. Voilà ce que je propose. Et je pense que c'est une mesure de bon sens pour rediriger les moyens vers les personnes dangereuses. Monsieur Desfontaines,

26:46
Jean-Philippe Tanguy

si on peut vous interrompre cinq minutes. Vous pouvez. C'est trop aimable. Je vous l'accorde. Mais, agréable ce soir, vous ne proposez rien à l'Assemblée nationale. Moi, je suis avec vos collègues depuis trois ans. Ce n'est pas vrai que vous proposez quelque chose. Et oui, mais d'accord, vous êtes porte-parole. C'est une chose. Mais vous ne pouvez pas toujours vous absoudre de ce qui se passe à l'Assemblée ou au Sénat où vous avez aussi des représentants. Vous foutez un temps où vous avez des représentants à l'Union européenne. Vous ne dévioblez pas cette politique. Donc, en fait, c'est un peu le problème, si vous voulez, de M. Roussel.

C'est-à-dire peut-être que vous sous-estimez l'intelligence des Français qui ont vu le loup et c'est pour ça qu'ils ne vous font pas confiance sur ce sujet. C'est qu'encore heureux que vous vouliez expulser les personnes dangereuses, les violeurs, les tueurs, les assassins, encore heureux les prêcheurs de haine. Mais le problème, il voit bien que vous ne mettez pas les moyens pour le faire, que votre logique n'est pas bonne car en droit français, on est dans un état de droit. Or, soit une personne est clandestine et peut être expulsée, soit elle ne l'est pas. Mais vous ne pouvez pas dire de manière si précise que cette personne doit partir avant. C'est une logique générale.

Votre logique générale, je finis, vous avez parlé très longuement, c'est l'accueil. Et vous êtes toujours dans l'accueil. Et d'ailleurs, le nombre de collectifs soutenus de municipalités par le Parti communiste français ou d'autres forts de gauche qui empêchent les expulsions, qui se mobilisent régulièrement sur le terrain pour emmerder, comme vous dites, les policiers, pour empêcher le travail des gendarmes, de les expulser qui sont toujours dans les comités de défense de non-ne-sais-quoi. Il faut des principes. Et la République, c'est l'état de droit. Vous le dites souvent.

Et donc, les personnes qui sont sur le territoire de manière illégale, qui rentrent de manière illégale ou qui s'y maintiennent de manière illégale, doivent partir parce qu'ils ont enfreint les lois. Et c'est là où vous n'êtes pas cohérents parce que vous ne faites pas de différence. Un médecin ? Vous ne faites pas de différence. Non, mais vous êtes toujours le médecin, le génie des maths. Ce n'est pas la masse des gens. Très bien. 90% aujourd'hui des personnes qui reçoivent des OQTF travaillent. Non, mais d'ailleurs, ce n'est pas vrai. Non, c'est pas vrai. Statistiquement, c'est vrai. C'est totalement faux. Et donc, aujourd'hui, vous vous proposez de virer des personnes qui travaillent.

C'est statistiquement impossible. Je vais vous expliquer pourquoi. Et c'est là où le Parti communiste, excusez-moi, n'est pas cohérent par rapport à sa doctrine. À quoi servent les migrants, les clandestins, pardon, qui travaillent dans des conditions lamentables ? C'est à jouer sur la baisse sur les salaires. Je suis bien d'accord. Et c'est toujours les mêmes conditions. C'est ce que disait Marché. Mais il n'y a pas que Marché. Mais le général de Gaulle le disait lui-même en disant on accueille trop de migrants. À l'époque, c'est vous dire ce qu'il dirait aujourd'hui, en disant c'est à jouer à la baisse sur les salaires.

Et on voit bien vous êtes dans une espèce d'alliance complètement malsaine avec une partie du patronat qui se satisfait. Mais bien sûr, M. Desfontainequille, c'est pas honteux, c'est vrai. Qui se satisfait avec le cœur sur la main. Vous l'avez dit vous-même, pour faire nos poubelles, pour travailler dans la restauration, pour s'occuper. Pour travailler dans nos urgences. Non, non, mais vous savez il y a des travailleurs migrants

29:14
Damien Pierre Henri Deffontaines

dans tous les secteurs,

29:15
Jean-Philippe Tanguy

y compris à très niveau de qualité. C'est l'enfer épavé de bonnes intentions. Et donc ces pauvres gens sont exploités. C'est pour ça aussi qu'en France, il y a beaucoup d'accidents du travail. Ceux qui ne connaissent pas leurs droits ne peuvent pas les faire reconnaître, en particulier dans le BTP, vous le savez très bien. Et en fait, vous jouez la baisse sur les salaires. Et après, vous promettez des hausses de salaire. Donc M. Tanguy, si on suit votre logique,

29:32
Damien Pierre Henri Deffontaines

pourquoi on ne régulariserait pas les travailleurs sans papiers si on suit votre logique ? Parce que justement, aujourd'hui, les travailleurs qui sont sans papiers, vous le dites à juste titre, sont aujourd'hui surexploités. Oui. Et d'ailleurs, ils ne connaissent pas leurs droits. Et donc la réalité, c'est qu'aujourd'hui, je vois le deux poids de mesure encore une fois entre votre discours et ce que vous faites. Il y a eu une proposition de loi récemment, notamment pour condamner le plus fermement possible les patrons qui notamment utilisent une manœuvre immigrée illégale et qu'ils exploitent. Les députés du Rassemblement national ont voté contre.

Vous avez même fait passer un amendement pour épargner justement les patrons qui embaucheraient aujourd'hui une manœuvre immigrée. Deuxième sujet.

30:09
Jean-Philippe Tanguy

Vous parlez des vignobles,

30:10
Damien Pierre Henri Deffontaines

c'est une microniche, vous avez monté ça en épingle. L'amendement que vous avez fait, mais très bien, même si c'est une microniche, je veux dire, le député M. De Fournasse, par exemple. Voilà, oui, je sais, qui est Vigneron. Par hasard. Vigneron, en effet, embauche une manœuvre immigrée tous les ans sur son exploitation agricole. Non, c'est pas vrai ça. Alors même qu'il y a 20% de chômage dans sa circonscription. Vous savez, vous allez venir là-bas que je vous connais. 20% de chômage dans sa circonscription. Donc vous dites préférence nationale.

La réalité, c'est que vous ne voulez pas, vous ne votez pas contre la régularisation des travailleurs sans papier parce que vous voulez virer les travailleurs sans papier. C'est parce que vous voulez garder une main d'œuvre à bas coût pour le capital, pour l'intérêt d'aujourd'hui des patrons qui exploitent de manière honteuse une partie de la population, une partie des travailleurs.

30:46
Jean-Philippe Tanguy

Vous leur donnez raison, vous validez leurs employés. Si on les régularise demain, oui, le droit du travail s'appliquera. C'est le mécanisme de la gauche dans lequel vous êtes piégé vous-même, M. Desfontaines. Tous les six mois, vous trouvez des bons exemples de braves gens, parce qu'il y a des braves gens, évidemment, un génie des maths, là, que vous avez sorti, qui, évidemment, parce que les Français sont d'un peuple généreux, devraient excuser la légalisation de tous les autres. Mais ils sont remplacés. Parce que les personnes clandestines... Remplacés par qui ? Non, non, pas d'autres clandestins. Parce que les personnes clandestines, ce sont des êtres humains comme vous et moi.

Donc, une fois qu'ils ont leur statut, ils défendent leurs droits. Et donc, ils sont remplacés par des gens qui ne défendent pas leurs droits. Donc, en fait, vous êtes dans un cercle vicieux qui fait que vous accueillez toujours plus de gens et vous n'êtes pas capable, et on en revient à votre point, de les intégrer parce que vous ne voulez pas voir le flux. Le flux compte. Il faut avancer, monsieur.

31:30
Damien Pierre Henri Deffontaines

Juste, quel moyen vous mettez en place pour l'intégration ? Quel moyen vous proposez pour intégrer ? Mais déjà, limiter l'immigration. C'est le premier des moyens. Pour intégrer ? Oui, oui. Mais on a compris vos deux visions. Il y en a un qui veut intégrer,

31:40
Jean-Philippe Tanguy

l'autre qui veut expulser. Mais non, mais expulser pour intégrer. Expulser pour intégrer. Mais oui, parce que si l'école... Si vous vous expulsez, vous ne pouvez pas les intégrer, monsieur Tandier. Oui, monsieur Desfontaines, et si vous me laissez finir ma phrase, peut-être que vous verrez mon point. Que si l'école est débordée, vous ne pouvez pas intégrer. Si l'hôpital est débordé, vous ne pouvez pas intégrer. Si les logements sont débordés, vous ne voulez pas intégrer. Et vous créez même des ressentiments puisqu'ils passent devant des Français ou des immigrés en situation régulière qui respectent nos lois.

Et donc, c'est ce système qui vous a débordé et qui fait que vous n'êtes plus capable de respecter les promesses que vous faites aux Françaises et aux Français. Et les Français le voient. Et les immigrés en situation régulière le voient aussi parce que, moi, effectivement, il y a beaucoup d'immigrants en situation régulière qui font des métiers. Et ils nous parlent aussi. Et ils soutiennent d'ailleurs beaucoup les élus du Rassemblement National. Ça va peut-être vous surprendre parce qu'eux, ils font les efforts pour s'intégrer et ils voient que des gens qui ne respectent pas nos lois passent devant eux. Oui, mais vous proposez de les virer.

32:23
Présentateur

Avançons. Avançons. Je veux passer sur le thème de la sécurité. Il y a des pompiers qui ont été agressés ces dernières heures. On a un pompier entre la vie et la mort suite à un rodeo urbain. Celui qui l'a fauché est ensuite revenu lui cracher dessus. Donc, ça dit quelque chose de notre époque. Est-ce que nous sommes en voie de décivilisation ? Et puis, je veux vous faire réagir aussi au propos du ministre de la Justice la semaine dernière qui a dit « Il n'y a plus un endroit safe en France. Il n'y a plus un endroit sûr. » Est-ce que vous partagez le constat de Gérald Darmanin, Jean-Philippe Tanguy ? Est-ce qu'en France,

32:56
Jean-Philippe Tanguy

on est en insécurité partout et tout le temps ? Bien sûr que je le partage. Mais M. Darmanin devrait prévenir l'ancien ministre de l'Intérieur qui était lui-même, qui est responsable de cette situation. Moi, je veux bien que ces gens commentent le triste résultat de leur lâcheté. Mais les Françaises et les Français ne sont pas dupes. Donc, ils sont responsables de la situation sécuritaire. M. Darmanin, ça fait 7 ans qu'il exerce différentes responsabilités, en particulier les ministres de l'Intérieur, et qu'il est entièrement comptable de ce qui se passe. Notre pays ne se ressemble plus. Nos compatriotes ne reconnaissent plus le pays de leur enfance, la douce France.

C'est devenu un pays d'ensauvagement, où la barbarie est à la croisée des chemins. De décivilisation ? De décivilisation, évidemment. Et on en revient au problème de l'assimilation, de l'intégration. Notre modèle républicain est complètement débordé. La perte d'autorité se fait à tous les échelons. On ne respecte plus les professeurs, les policiers, les gendarmes. Et donc, au fin du compte, on ne se respecte plus personne. Et donc, ce pompier subit malheureusement, et on pense à sa famille et à ses proches et à ses collègues, subit malheureusement ce processus de décivilisation comme beaucoup de nos compatriotes.

Et ça, il faut rétablir de l'autorité, de la fermeté, que chaque délit, même le plus petit, ait une réponse pénale, une peine, de la prison ferme, même de courte durée, séparée. Et peut-être que ce sera la seule action de M. Darmanin, les criminels qui sont là pour 30 ans et les criminels qui doivent faire de courte peine pour ne pas que les pires voyous contaminent la petite racaille. Voilà. Et que tout ce monde soit réintégré et soit dans des processus quand c'est possible, comment dire, de rétablissement et de remise dans la vie normale.

Mais on voit bien aujourd'hui que ce soit à l'école et surtout hors de l'école qu'on laisse à l'abandon toute une jeunesse qui n'a plus que la violence pour exprimer le moindre projet de société.

34:32
Présentateur

Mais on fait quoi, Léon Desfontaines, face à cette insécurité grandissante ? Et est-ce que vous faites le même constat que le ministre de la Justice, l'ancien ministre de l'Intérieur, il n'y a plus un endroit sûr dans le pays ?

34:42
Damien Pierre Henri Deffontaines

Honnêtement, oui. Honnêtement, oui. Alors, je ne sais pas s'il n'y a plus aucun endroit sûr. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y en a de moins en moins sûr. Et d'ailleurs, les Françaises et les Français nous le disent qu'il y a un sentiment d'insécurité et il y a une réelle insécurité aujourd'hui qui existe dans notre pays. Vous parlez des rodéos urbains. Les rodéos urbains se sont démultipliés.

Démultipliés, y compris chez nous, les rodéos urbains, c'est les habitants, notamment de ces quartiers, qui n'arrivent pas à dormir la nuit parce que ça n'arrête pas de tourner toute la nuit, qui ont peur pour leurs gamins quand ils sortent de l'école pour pas qu'ils se fassent renverser par ces rodéos urbains. Et c'est un fléau. Et il faut s'y atteler le plus rapidement possible et le plus efficacement possible. Et donc, que faire ? C'est ça la question finalement. Que faire ? À chaque fois, sur chaque sujet. Et donc, le sujet fondamental, à mon sens, c'est celle des moyens.

J'ai rencontré des gendarmes, j'ai rencontré de nombreux fonctionnaires de police qui me disent systématiquement qu'ils viennent au boulot, qu'ils aiment leur métier, qu'ils viennent au boulot, la boule au ventre, qu'ils viennent à reculons parce qu'ils travaillent dans des conditions qui se sont considérablement dégradées. Pourquoi elles se sont dégradées ? Eh bien, tout simplement parce que déjà, les locaux dans lesquels ils travaillent sont bien souvent abandonnés, délaissés, ils ne sont pas rénovés, ils sont vétustes la plupart du temps. Et le deuxième sujet, c'est les moyens. Ils ont perdu des fonctionnaires, ils ont perdu des collègues, il n'y a plus assez de bleu dans la rue.

Moi, je viens d'un quartier, j'ai grandi dans un quartier d'Amiens, il y avait un commissariat qui se situe à 400 mètres. Mais par exemple, dans des fontaines,

36:11
Présentateur

une question hyper concrète sur les rodéos urbains, est-ce que vous êtes favorable, comme la méthode britannique, à aller tamponner les auteurs de rodéos urbains ? Ce qui ne se fait absolument pas en France. En France, vous n'avez même pas le droit de les pourchasser parce qu'on craint les meutes permanentes en cas d'accident. Les policiers peuvent même être poursuivis ou mis en détention provisoire ou en garde à vue, bien sûr.

36:30
Damien Pierre Henri Deffontaines

Pourquoi il y a une multiplication des rodéos urbains aujourd'hui ?

36:32
Présentateur

Mais ça, c'est concret, parce que ça, c'est très concret. Est-ce qu'il fallait tamponner les motos des délinquants ?

36:36
Damien Pierre Henri Deffontaines

Écoutez, moi, sur les pratiques, je n'ai aucun tabou sur les pratiques possibles, imaginables. Je demande à ce qu'il y a un débat aujourd'hui qui puisse se faire à l'Assemblée nationale. En revanche, ce que je dis en parallèle, c'est que la priorité des priorités dans tous les cas, c'est de prévenir. Et donc, pour prévenir, c'est-à-dire qu'il faut avoir des bleus sur le terrain, il faut avoir des policiers sur le terrain. Tout le monde nous dit comment se fait-il qu'aujourd'hui, on ne croise plus assez de policiers ? On a des quartiers dans lesquels des agents de police n'interviennent plus, alors même qu'il y a encore 10 ans, il y avait un commissariat au bas des tours.

Vous êtes un représentant

37:05
Présentateur

de la gauche qui aime la police face à la gauche qui ne l'aime pas ?

37:07
Damien Pierre Henri Deffontaines

Comment se fait-il ? Parce qu'il y a une gauche qui déteste la police. C'est le problème, mais il n'y a pas qu'une gauche qui déteste la police, il y a aussi la droite qui la déteste. Comment se fait-il que M. Sarkozy ait supprimé 46 500 postes de fonctionnaires de police ? Parce que c'est ça, la réalité. Le bilan de la droite, c'est celui-ci. Et d'ailleurs, M. Tanguy, vous ne proposez pas de recruter davantage de fonctionnaires de police dans votre budget. J'ai lu attentivement. Nous, on propose de recruter 50 000 fonctionnaires de police en plus pour recréer notamment cette police de proximité, recréer des commissariats de proximité.

Si aujourd'hui, on a des fonctionnaires de police qui ne sont pas recrutés en plus, c'est aussi parce que précisément, M. Tanguy, les députés du Rassemblement National ont soutenu le gouvernement actuel. Le budget que nous avons aujourd'hui... Vous avez voté contre le budget ? Vous avez censuré le gouvernement qui présentait le 49.3 sans ce budget ou pas ? On n'a pas voté le budget, contrairement à vous qui l'avez soutenu plusieurs fois. Donc vous l'avez voté. Mais on n'a pas voté, c'est pas vrai. Vous n'avez pas censuré le gouvernement qui mettait son... Son quoi ? Qui proposait de mettre sa... Excusez-moi. Sa responsabilité. En tout cas, qui posait une censure sur le budget.

Vous n'avez pas voté la censure. Mais il n'y avait pas de bête du prédé. Et donc le budget qui propose de supprimer des postes de fonctionnaires de police, vous l'avez soutenu, M. Défons. Donc si aujourd'hui, il n'y a pas suffisamment de policiers et de gendarmes sur le territoire national, c'est pas ce que vous avez soutenu.

38:21
Jean-Philippe Tanguy

Léon Défons, vous faites des propos d'estrade. Ce n'est pas vrai, c'est comme tout à l'heure sur les préfectures. Dans ce budget, nous avons obtenu que les crédits de la sécurité intérieure soient maintenus. Comme les crédits de la défense, c'est-à-dire les lois de programmation. Non, tout va pas bien. Mais vous savez, malheureusement, à cause de vous, qui avez fait alliance avec les Macronis aux législatives, nous n'avons pas la majorité. Mais ça peut-être que vous voulez vous s'y faire. Oui, sauf que j'ai lu votre budget, vous ne proposez pas de recruter des policiers de police, M. Tanguy. Là aussi, vous essayez de vous échapper. C'est trop facile de dire oui.

Oui, c'est trop facile de dire blanc le matin et noir le soir. Si M. Attal, M. Attal, sans votre soutien et ceux de toute la gauche, auraient 60 députés et pas 160. Et vous, vous en auriez deux fois moins si M. Attal, vous n'avez pas soutenu. Ça, c'est votre bilan. Et je ne vous ai pas entendu reprocher à M. Ruffin d'être réélu avec le soutien de M. Bérou, Premier ministre. M. Tanguy. Oui ou non ? Votre budget. Le budget que vous proposez. Et je vais vous dire pourquoi. Non, non, non. Vous avez distribué des tracts avec la tête de M. Bérou pour sauver M.

Ruffin contre notre candidat, Nathalie Ribéraud, que vous avez combattu alors qu'elle représente les salariés de la première circonscription de la Somme. Et vous avez soutenu M. Bérou par M. Ruffin aux élections et après vous vous dites oh là là, il faudrait le censurer. Mais c'est trop facile.

39:20
Damien Pierre Henri Deffontaines

Mais M. Tanguy, je suis fier que François Ruffin ait été élu face à votre député, bien sûr. François Ruffin défend bien mieux les travailleurs que Mme Ribéraud dans la Somme. Bien sûr. Et donc le deuxième sujet, le sujet fondamental, c'est que votre projet économique n'est pas différent de celui d'Emmanuel Macron. Mais non. Précisément sur la question des recrutements de fonctionnaires de police. Vous proposez d'en recruter combien dans votre budget alternatif ? Combien ? Zéro. Zéro. Je l'ai gardé attentivement. Vous ne proposez de recruter aucun gendarme, aucun fonctionnaire de police. Or aujourd'hui, les Françaises et les Français

39:49
Jean-Philippe Tanguy

qui nous disent très bien, avec quel argent M. Tanguy ? C'est faux. La réalité, c'est qu'il y a eu une loi de programmation de la sécurité intérieure pour augmenter les moyens. Le budget que vous-même, personnellement, vous l'avez présenté. Mais écoutez, vous êtes question des théoriques. Pourquoi vous ne répondez pas à la question ? Parce que je vous réponds sur la réalité. Vous êtes mal à l'aise ? Non, je ne suis pas mal à l'aise, M. Fontaine. C'est que vous, vous faites des promesses sans lendemain et vous ne vous justifiez pas sur ce que vous avez fait vraiment. Ce que vous n'avez pas fait vraiment,

40:18
Damien Pierre Henri Deffontaines

vous défendez le bilan du gouvernement

40:20
Jean-Philippe Tanguy

en matière de sécurité, M. Tanguy ? Je ne défends pas le bilan du gouvernement. Vous vous rendez-vous compte ? Je ne défends pas le bilan du gouvernement. Mais quand il y a 2 milliards ou 2 milliards par an de plus pour la sécurité intérieure, je les prends. Parce que c'est mieux que rien. Et vous, vous êtes dans la politique du pied. Après, vous promettez mon zémerveille et c'est jamais financé. Ça, ça n'existe pas. Très bien. Donc vous ne proposez pas

40:36
Damien Pierre Henri Deffontaines

de recruter davantage de fonctionnaires de police ou de gendarmes ? Mais si on propose

40:38
Jean-Philippe Tanguy

de recruter des fonctionnaires de police, de la gendarmerie et des douaniers.

40:41
Damien Pierre Henri Deffontaines

Parce que nous, on est cohérents. Très bien. Nous aussi. 10 000 douaniers. Mais tout ça, c'est ce qu'il faut

40:45
Jean-Philippe Tanguy

parce que vous ne le financez pas. 10 000 douaniers, bien sûr qu'on le finance. Et vous le financez comment, vous ? Parce que c'est trop facile, M. Desfontaines. Et c'est pour ça que j'essaie de vous répondre sur le fond, mais vous ne voulez pas. C'est qu'on peut faire toutes les promesses du monde. Concrètement, quand ça passe devant vous, vous êtes dans la politique du pire. Donc vous pouvez faire toutes les promesses que vous voulez sur les plateaux. Très bien, M. Macron. On ne peut pas faire toutes les promesses. On est dans une rigueur budgétaire. On ne peut pas investir dans la service public. C'est 10 000 douaniers.

Donc s'il y a des écoles qui ferment dans notre quartier, s'il y a des postes de gendarmerie qui sont des postes de gendarmes qui sont supprimés, c'est à cause de la rigueur budgétaire

41:14
Damien Pierre Henri Deffontaines

que vous êtes exactement sur le même discours que M. Macron.

41:16
Jean-Philippe Tanguy

Moi, il faut qu'on parle d'économie. Vous ne me laissez jamais finir mes phrases. C'est trop facile. Non, non, non. Moi, je vous ai beaucoup écouté parler. Tout le monde pourra vérifier. Vous faites toujours des promesses en l'air. La réalité, c'est que M. Macron est au pouvoir parce que vous l'avez soutenu deux fois, que M. Béroud est au pouvoir parce que vous l'avez soutenu et que vous avez toujours choisi ces gens.

41:35
Présentateur

On a compris les arguments sur la censure, sur le second tour, de la dissolution. C'est du blabla. L'économie, le pouvoir d'achat. Et je vais vous poser une question un peu provocatrice parce que j'ai épluché vos différents programmes pour préparer l'émission. Et au fond, sur l'économie, quelle différence entre le Parti communiste et le Rassemblement national ? On va regarder un peu plus dans les détails.

41:53
Jean-Philippe Tanguy

Vous ne faites pas la voie de bouquet de Rotailloux où on connaît la chanson.

41:55
Présentateur

Mais non, mais quelles sont les différences ? Mais allez-y, exposez. Quelles sont les différences majeures ?

42:00
Jean-Philippe Tanguy

La retraite. On va inverser les rôles. Quels sont les points communs ?

42:03
Présentateur

Les points communs ? Allez-y. Sur la retraite, par exemple. Vous allez sauver ces news. Sur la retraite, par exemple. Vous êtes d'accord sur la retraite ?

42:09
Damien Pierre Henri Deffontaines

Non, en aucun cas.

42:11
Présentateur

Allez-y alors.

42:12
Damien Pierre Henri Deffontaines

Très bien.

42:13
Présentateur

Le programme du Rassemblement national.

42:13
Jean-Philippe Tanguy

Vous devez reconnaître que M. De Fontaine était moins sectaire que les autres puisqu'il voulait voter la réforme du Rassemblement national qui lui a voulu quelques soucis. Et bah tiens. Et bah tiens, donc vous êtes d'accord sur les retraites ? Non, il était d'accord avec nous.

42:23
Damien Pierre Henri Deffontaines

Le programme du Rassemblement national, en 2012, Marine Le Pen, proposait la retraite à 60 ans. M. Bardella, lors des débats des dernières élections législatives, proposait la retraite à 66 ans. On a pris un an par an. Je n'ose imaginer le programme de 2027 où vous proposerez, selon toute récemment, la retraite du coup peut-être à 69 ans. Mais précisément... Vous êtes tous les deux d'accord

42:42
Présentateur

pour dire que 64 ans, c'est pas bien ?

42:43
Damien Pierre Henri Deffontaines

Précisément pour une bonne retraite. Voilà, donc vous êtes d'accord.

42:45
Présentateur

C'est-à-dire que tous les pays européens du monde augmentent l'âge de départ et nous, on va être les seuls à le réduire.

42:55
Damien Pierre Henri Deffontaines

Je vais vous dire une chose.

42:56
Présentateur

On va revenir à 62, voire 60 ans.

42:57
Damien Pierre Henri Deffontaines

Le Rassemblement national, en réalité, dans son projet, propose notamment davantage d'exonération de cotisations sociales. Vous proposez, et ça vous ne direz pas le contraire, de baisser les cotisations sociales. Pour augmenter les salaires. Les Français sont aujourd'hui attachés à la sécurité sociale, ils sont attachés à leur système de retraite et ils savent pertinemment, pertinemment, que pour financer une retraite à 62 ans, ne serait-ce qu'abroger la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, il va falloir faire entrer de nouvelles sources de financement dans la sécurité sociale. Vous proposez précisément le contraire. Mais pas du tout. Pourquoi vous dites ça ? C'est pas vrai. M.

Tanguy, sans cotisation sociale, la sécurité sociale a été commune.

43:32
Jean-Philippe Tanguy

Mais non, mais c'est parce qu'on propose. On propose que ceux qui augmentent les salaires... Vous ne proposez pas de baisser les cotisations sociales. Non, pas du tout. On ne propose que d'augmenter les salaires de 10% avec un accord entre les salariés et les entreprises. Comment vous les augmentez, les salaires ? Vous allez voir, la fin de ma phrase va peut-être m'intéresser. Et il n'y a pas de cotisation sociale sur cette hausse. Mais on ne baisse pas les cotisations sur le reste du salaire. Et au bout de 5 ans, on régularise et les cotisations viennent. Donc à la fin, il y a plus de salaires et il y a plus de cotisations.

Et vous savez très bien, si vous êtes attentif, notamment dans le Vimeu, où il y a le Vimeu industriel dans le sud de la circonscription dans laquelle vous vous êtes présenté où a été élu Mathias Renaud, vous avez beaucoup de PME industrielles qui aimeraient bien augmenter leurs salariés mais qui ne peuvent pas suivre avec les cotisations. Ils ne peuvent pas suivre à cause du coût de l'énergie. Mais ça, on va y revenir. Il n'y a pas de problème. Notamment dans la Valle de la Verrie, je les ai rencontrés. Si vous me chauffez sur l'énergie, ne vous inquiétez pas, on va en parler. Mais finissons sur les salaires et les cotisations.

Pourquoi est-ce que vous mentez en disant qu'on veut baisser les cotisations, on ne veut pas les baisser ? C'est juste qu'aujourd'hui, on ne peut pas avoir tout et le contraire de tout. Vous avez précisément proposé le contraire à l'Assemblée nationale. J'ai des questions concrètes.

44:28
Présentateur

Comment on améliore le pouvoir d'achat des Français ? Trois mesures pour améliorer le pouvoir d'achat des Français.

44:33
Jean-Philippe Tanguy

Jean-Philippe Tanguy. La première mesure, une augmentation des salaires de 10% sans cotisation afférente parce qu'aujourd'hui, il y a vraiment un tassement des salaires. Le deuxième, c'est la baisse de la TVA sur l'énergie et c'est dommage que vous ne l'ayez pas voté, enfin vos députés ne l'ayez pas voté à l'Assemblée, de 20 à 5,5 sur le fioul, le carburant, l'électricité et le gaz. Et il y a aussi la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité de 5 à 1%. Et ça, ce sont des mesures très concrètes qui permettront de dégager du pouvoir d'achat tout de suite. Qu'on finance comment ? Comment ? Qu'on finance comment ? On lutte évidemment contre les pompes aspirantes de l'immigration.

On a un cesse de financer l'Union européenne à perte. Ça aussi, c'est un sujet où vous avez disparu. Et on reprend le contrôle de la développement. Vous n'avez pas bien suivi la campagne européenne ? C'est moi qui s'occupe du budget. Vous n'avez pas de chance, c'est moi qui m'occupe du budget. Trois mesures concrètes pour améliorer le pouvoir d'achat des Français, Léon Desfontaines. Mais on baisse l'aide au développement, ça en est cohérent, vous l'avez dit tout à l'heure.

45:27
Damien Pierre Henri Deffontaines

L'indexation des salaires sur l'inflation. Moi, je souhaite que le travail puisse payer. Permettre à ce que les travailleurs, ceux qui se lèvent tôt, qui se couchent tard, qui ont les mains usées par le travail, puissent vivre dignement leur travail. Donc, on indexe les salaires sur l'inflation. Malheureusement, les députés du Rassemblement National s'y sont opposés. L'augmentation du SMIC. Comment ils font les entreprises ? Mais vous savez très bien, M. Tanguy, qu'aujourd'hui, les entreprises, oui, peut-être que vous ne savez pas, et c'est peut-être ça le problème. Votre troisième mesure, vous allez nous expliquer.

C'est qu'aujourd'hui, les entreprises, aujourd'hui, payent beaucoup trop cher leur énergie. Mais d'accord. Par rapport aux co-productions. Sauf que la première raison, aujourd'hui, notamment des PME, c'est ce sur quoi ils se plaignent de l'augmentation des charges, ce n'est pas les salaires. C'est l'augmentation du coût de l'énergie.

46:01
Jean-Philippe Tanguy

Il n'y en a aucun qui soutient l'augmentation du coût de l'énergie. C'est l'augmentation du coût de l'énergie.

46:11
Damien Pierre Henri Deffontaines

Je crois qu'en Belgique, qui n'est pas un pays socialiste, c'est indexé résultat une caissière en Belgique et payé 20% de plus en France.

46:18
Présentateur

Alors si vous voulez parler de la Belgique, on va parler de la réforme de la retraite. Parce qu'en Belgique, la retraite n'est pas à 62 ans. Mais si on prend un exemple de pays, on va prendre… On va parler comme vous voulez.

46:25
Damien Pierre Henri Deffontaines

Indexation des salaires sur la retraite, développement des services publics de proximité. Parce que c'est ce qui permettra justement aux Françaises et aux Français de pouvoir bénéficier de services qui ne sont pas payants, de ne pas pouvoir prendre leur voiture pour faire 100 km pour pouvoir se rendre au CHU d'Amiens. Et vous le savez, l'augmentation du prix de l'essence, c'est un coût colossal aujourd'hui que ça représente pour des personnes, notamment âgées, qui doivent aller. Mais je suis tout à fait favorable. Vous avez jamais voté pour. Je suis tout à fait favorable.

46:50
Présentateur

Et on finance tout ça comment ?

46:52
Damien Pierre Henri Deffontaines

Et je suis tout à fait favorable. On finance tout ça comment ? C'est merveilleux. L'indexation des salaires sur la station ?

46:55
Présentateur

Non, la baisse de la TVA notamment, on finance tout ça comment ?

46:58
Damien Pierre Henri Deffontaines

Eh bien aujourd'hui, moi, ce qu'on propose justement, contrairement à ce que proposent les macronistes et le Rassemblement National, c'est d'aller chercher l'argent là où elle existe.

47:05
Jean-Philippe Tanguy

Arrêtez d'insulter vos alliés quand même.

47:06
Damien Pierre Henri Deffontaines

Et donc aujourd'hui, pour aller chercher, je n'insulte pas vos alliés, vous votez ensemble avec Emmanuel Macron à l'Assemblée Nationale. Aujourd'hui, ce qu'on dit, c'est qu'il faut reprendre en main justement la production monétaire et la production d'argent. Un des soucis de la France, c'est qu'aujourd'hui, on dépense des centaines de milliards d'euros pour des banques parce qu'on paye des intérêts de la dette. On ne rembourse pas la dette, on rembourse les intérêts de la dette. Donc aujourd'hui, on vient enrichir notamment des fonds d'investissement à travers le remboursement de la dette. On a de l'argent public qui parle là-dessus.

Deuxième sujet, l'argent public qui est alloué notamment aux grandes entreprises à travers le CICE, etc. On évalue entre 200 et 250 milliards d'euros de nos impôts qui ont été donnés à des entreprises qui aujourd'hui licencient. Je vous donne l'exemple d'ArcelorMittal. ArcelorMittal a touché 1 milliard d'euros. Ils ont reversé plusieurs milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires et aujourd'hui, ils proposent de supprimer 636 emplois, notamment chez nous, dans les Hauts-de-France. Ça, c'est profondément ce qu'il y a dans l'EU. Eh bien moi, je veux reprendre la main justement sur cet argent. Mais ça, le Rassemblement National ne vous en parle jamais.

Parce qu'il favorise systématiquement les intérêts du capital. Vous dites quoi sur l'ArcelorMittal ? Et qu'il faut nationaliser au bout de laine si on n'arrive pas à... Vous posez la nationalisation, ça serait bien que M. Bardala l'exprime également.

48:12
Présentateur

Parce que le problème avec vous, c'est toujours qu'il y a de quoi, de mesure. Vous avez toujours... En tout cas, messieurs, vous avez un point commun, c'est que vous dépensez beaucoup. Je ne suis pas sûr que ce que vous allez faire rentrer dans les caisses soit équivalent à ce que vous allez dépenser.

48:23
Damien Pierre Henri Deffontaines

M. Le Brett, comment se fait-il qu'aujourd'hui, on a un taux d'endettement qui s'est considérablement développé, précisément avec le même discours que vous portez ? Alors je ne vous dis pas... Non mais je vous pose la question. Je cherche à apporter la contradiction.

48:32
Présentateur

Je ne suis pas là pour faire des propositions. Et si vous voulez qu'on parle des 3 000 milliards de dettes et les 1 000 milliards dues à Emmanuel Macron, on peut en parler, il n'y a aucun problème.

48:39
Damien Pierre Henri Deffontaines

Il y a un gros parti aussi qui vient de la gauche. Il faudra qu'on me dise quand même comment... Non mais parce que il faut qu'on me dise comment... Comment on permet de rembourser la dette ? Si demain, on n'a plus d'industrie de production de sidérurgie, c'est-à-dire qu'on ne produit plus suffisamment d'acier sur le territoire national. Si demain, on n'a plus de métallurgie, si on n'a plus d'industrie, il faudra me dire comment on est capable de rembourser cette dette. Et donc, il faut mener une politique de réindustrialisation de ce pays. Donc oui, il va falloir injecter des fonds, mais pour permettre de produire des richesses sur le territoire national.

Sans production de richesses, on n'arrivera jamais à rembourser cette dette. Jean-Philippe Pogui.

49:09
Jean-Philippe Tanguy

Mais M. Desfontaine, c'est là une fois de plus, où vous vous êtes pris dans les contradictions historiques et de vos alliances. On parle de la métallurgie. Quel est aujourd'hui le problème de la métallurgie ? C'est qu'on multiplie des normes environnementales qui n'améliorent pas la production, bien sûr que si. Vous avez un coût de l'énergie qui est entièrement dû à la politique écologique et environnementale. Vous savez combien il paye leur énergie, ArcelorMittal ? ArcelorMittal, bénéficier... Ils ont négocié des prix ? Si vous me posez des questions, je ne fais pas semblant. Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais très bien. Mais pas du tout, je ne raconte pas n'importe quoi.

ArcelorMittal, vous savez combien il paye leur énergie ? ArcelorMittal, bénéficier de la reine, bénéficier d'un tarif qu'on appelait aussi Excellium, c'est aujourd'hui interdit par l'Union Européenne, avec vos amis socialistes et verts, qui ont tout voté. Non, non, non, non, qui ont tout voté et c'est leur responsabilité. Aujourd'hui, pourquoi Arcelor n'arrive pas à produire en France et ne veut plus investir en Europe ? C'est que vous avez mis tellement de normes environnementales pour faire plaisir à vos alliés socialistes et verts.

Mais si tellement de règles, vous avez privatisé le marché de l'énergie en Europe sous Lionel Jospin et les communistes soutenus à Lionel Jospin, que maintenant vous payez, vous avez le boomerang. Et aujourd'hui, l'industrie française et l'industrie européenne sont en train de crever parce que vous avez été pris la main dans le sac pour garder vos siècles de députés, avec les socialistes, avec les verts, qui ont été contraires à vos principes. Pourquoi la France n'est plus souveraine sur l'énergie ? Parce que Lionel Jospin et d'autres ont privatisé l'énergie. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, un certain nombre d'entreprises ferment et vont dans des pays où il n'y a pas ces normes ?

Parce que vous multipliez les normes et les règles. Encore, on a voté pour l'interaction des PIFAS. Il y a des usines qui ferment, concrètement. Il y a deux usines qui ont fermé le lendemain, quand on annonçait la fermeture, le lendemain de cette norme. Pourquoi vous avez voté ça ? J'ai même fait une intervention à l'Assemblée où j'ai interpellé les députés communistes. J'aurais dit, pourquoi vous votez un texte qui va mener à des fermetures d'usines et qui ne va rien protéger du tout, puisqu'on importera les produits que vous interdisez en France ? Et c'est pareil pour l'agriculture. Vous connaissez dans le territoire les métraviers. Vous avez interdit avec la gauche le glyphosate.

Vous interdisez les produits qui sont utilisés en Allemagne. Très vite, Léon Desfontaines, parce qu'après, je veux qu'on parle de l'international. M. Tanguy, il parle, il parle. Oui, mais les chacun sont pour. Vous avez beaucoup parlé.

51:03
Damien Pierre Henri Deffontaines

Et donc, sur les questions économiques précisément, on propose d'interdire d'importer de l'autre bout de la planète ce qu'on interdit de produire ici, sur l'intérieur international.

51:12
Jean-Philippe Tanguy

C'est pas vrai, vous avez ouvert les frontières.

51:13
Damien Pierre Henri Deffontaines

Mais non ! Vous nous accusez, nous, d'avoir ouvert les frontières ? Nous ? Qui a ouvert l'honneur ? Nous, les communistes. On est le seul parti, M. Tanguy. qui s'est opposé systématiquement à l'ensemble des traités européens. Ça sert à rien de vous énerver. Les députés du Rassemblement National, Jean-Marie Le Pen, en tête.

51:25
Jean-Philippe Tanguy

Ça sert à rien de vous énerver.

51:26
Damien Pierre Henri Deffontaines

Soutenez notamment le traité de Maastricht, M. Tanguy. M. Tanguy. Et donc, à un moment, il faut être cohérent. Il faut être cohérent. Très bien. Il ne faut pas épouser. Nous sommes le seul parti, le seul parti qui s'est opposé systématiquement à l'ensemble des traités libre-échange. Vous ne pouvez pas dire le contraire. M. Tanguy, je vous ai laissé terminer.

51:40
Jean-Philippe Tanguy

Non, non, non.

51:40
Damien Pierre Henri Deffontaines

Vous avez laissé terminer. La Chine est rentrée dans l'OMC en quelle date ? La Chine est rentrée dans l'OMC en quelle date ? Laissez-moi terminer. Vous avez posé beaucoup de questions. Oui, mais très bien.

51:46
Jean-Philippe Tanguy

Je vous dis... En quelle année est rentrée la Chine ?

51:48
Damien Pierre Henri Deffontaines

Le parti communiste est le seul parti qui s'est opposé à l'ensemble des traités libre-échange. En parole. En parole. Toujours de belles paroles. Dans les actes. Mais pour garder vos postes avec les...

51:55
Jean-Philippe Tanguy

Allez, messieurs. Messieurs, je finis. La Chine, qui est la principale concurrente sur l'acier, est rentrée dans l'OMC en 2000. En 2000. L'Inde, le premier contraire. Non, non, non. Pour la Chine, le dumping, ça nous a compris. On voit bien que M. Tanguy a du mal à s'attaquer à l'OMC. Et Jospin n'était pas du tout. J'étais totalement contre la prévitation. Allez, messieurs, messieurs. L'international.

52:14
Présentateur

L'international, parce qu'il y a deux sujets très importants sur l'international ce soir.

52:17
Jean-Philippe Tanguy

M. Jospin a autorisé la Chine à rentrer dans l'OMC et qui permet... On a compris la démonstration de Jean-Philippe Tanguy. Oui, mais c'est important de souligner qu'à l'époque...

52:22
Présentateur

M. Tanguy refuse toutes les victoires. On a compris Israël dans le conflit avec le Hamas et puis évidemment Vladimir Poutine, deux actualités internationales très lourdes. Déjà, j'ai envie de vous interroger sur le conflit entre Israël et le Hamas. Il y a un nouvel otage qui a été libéré aujourd'hui sous l'impulsion américaine puisqu'il avait les deux nationalités. Il y a eu des mots qui ont fait énormément polémiques qui ont été employés sur le service public ce week-end comparant ce qui se passait à Gaza au camp de la mort, au camp de concentration. Léon Desfontaines, quel regard vous portez sur ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient ?

52:56
Damien Pierre Henri Deffontaines

Aujourd'hui, on a une position qui a toujours été cohérente sur la question. C'est la nécessité de trouver une paix juste et durable dans la région entre Palestine et Israël. Et donc, nous, on demande à ce qu'Emmanuel Macron puisse reconnaître l'État palestinien.

53:10
Présentateur

Vous avez été choqué des comparaisons sur le service public avec Auschwitz ?

53:13
Damien Pierre Henri Deffontaines

Oui, bien sûr. Mais d'ailleurs, il est revenu sur ses propos. Oui, c'est rendu. Mais encore une fois, on ne peut pas comparer ce qui s'est passé avec la Shoah, avec d'autres phénomènes qui se passent aujourd'hui. Mais évidemment, ce serait complètement anachronique. Et je ne me permettrais pas, d'ailleurs, au même titre, de comparer les conséquences de l'esclavage avec d'autres systèmes d'oppression. En revanche, ce qui se passe aujourd'hui en Palestine, c'est un génocide. Aujourd'hui, le gouvernement de Benyamin Netanyahou est en train de commettre un génocide à Gaza. C'est un génocide ? Mais bien sûr. Et ce n'est pas moi qui le dis. C'est les instances internationales.

Et moi, je me fie aux instances internationales. Et excusez-moi, on a tous vu, je pense, les images à Gaza qui sont profondément insupportables. Mais moi, ce que j'aurais aimé, c'est que finalement, la France, Emmanuel Macron, puisse retrouver la voie originale qui a été celle notamment du général de Gaulle et d'autres grands dirigeants français sur la question internationale sur laquelle nous nous retrouvons. Et notamment, se désaligner sur la politique européenne, sous-entendu allemande, et la politique nord-américaine des Etats-Unis. Vous reprenez le mot de génocide ?

54:08
Jean-Philippe Tanguy

Je ne reprends pas le mot de génocide. Et ce mot qui traduit les pires moments de notre histoire est malheureusement utilisé de manière inconséquente. Et à Israël, même une politique de défense nationale très dure. Et le temps... Très dur ? Oui, oui, très difficile. Mais oui, c'est difficile de se défendre. Et quand vous dites reconnaître aujourd'hui l'autorité palestinienne, mais quelle autorité palestinienne ? Puisque l'autorité palestinienne, que ce soit à Gaza ou dans les territoires palestiniens, est débordée par le Hamas et là, vous ne voulez pas voir cette vérité ? Pourquoi, M. Tanguy ?

Parce que malheureusement, une grande partie du peuple palestinien s'est laissée, comment dire, trompée par le Hamas, qui parle des actions sociales, qui parle à terreur, a pris le contrôle de territoires entiers, a débordé M. Abbas et l'autorité palestinienne et l'OMP. Et aujourd'hui, on ne peut pas reconnaître la Palestine parce que ce serait reconnaître, malheureusement, l'autorité d'une organisation terroriste.

54:55
Damien Pierre Henri Deffontaines

Si le Hamas est aussi fort aujourd'hui en Palestine, c'est bien précisément parce qu'on a toujours refusé de donner de la force à l'OMP. Vous l'avez dit vous-même, M. Chirac,

55:05
Jean-Philippe Tanguy

travaillez bien avec l'OLP. Malheureusement, ils ont débordé. On ne peut pas déresponsabiliser non plus le peuple palestinien des choix qu'ils ont faits souverainement en mettant le Hamas au pouvoir à Gaza. Ils avaient voté à l'époque pour eux. En Cisjordanie, ils l'ont fait ? Non. En Cisjordanie, ils l'ont fait. Donc, la Cisjordanie, précisément, vous me dites le confrère. Vous n'avez pas interrompu ce que c'est un sujet grave. A partir de leur position à Gaza, malheureusement, ils ont pu déborder aussi sur les territoires palestiniens. Mais vous voyez, avant l'opération de Gaza, avant les opérations de Gaza. Ce vote-là, vous l'assumez. Je l'assume.

On ne peut pas traiter une démocratie de partenariat. Ainsi s'achève les droits. Ainsi s'achève notre débat, messieurs. Ce n'est pas un régime raciste. C'est un régime où, quel que soit votre origine, vous avez les mêmes droits au sein d'Israël. Vous même avez évolué sur cette position. Non, vous avez évolué sur dire qu'Israël est arrivé avant de la haïd.