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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 30 septembre 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

Lycées bloqués: Raphaël Glucksmann "soutient les revendications" des lycéens

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous soutenez les revendications des lycéens ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous les affrontements devant les lycées ?

  • 3:53RelanceRéponse directe

    La violence est-elle légitime selon vous ?

  • 5:14RelanceRéponse partielle

    Les RG évoquent une instrumentalisation politique du mouvement. Réponse ?

  • 6:31OuverteRéponse directe

    La mobilisation doit-elle continuer jusqu'à des décisions ?

  • 7:40OuverteRéponse directe

    Votre position sur les violences contre les journalistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Fait
    « Je soutiens les revendications des lycéens qui sont dans une situation souvent intenable. »
  • 1:16Chiffre
    « Un enseignant français en primaire est aujourd'hui plus mal payé que son collègue sloven ou portugais. »
  • 2:30Fait
    « La promesse républicaine aujourd'hui, c'est des mots. Il faut que ça redevienne une politique publique. »
  • 3:10Fait
    « Je condamne toute forme de violence et le succès de ce mouvement sera basé sur la non violence. »
  • 3:53Fait
    « La violence n'est jamais légitime en démocratie. Jamais. »
  • 18:02Fait
    « L'extrême droite restera toujours l'extrême droite. »
  • 19:25Fait
    « Nous sommes au bord du gouffre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Raphaël Luxman. Bonjour. Merci de répondre à mes questions. Ce matin, vous êtes candidat à l'élection présidentielle mais en passant par la primaire de la gauche, primaire socialiste et vous êtes député place publique cette primaire des deux mouvements. Beaucoup de questions à vous poser, mais je voudrais qu'on commence évidemment par ce qu'il se joue en ce moment même à nouveau d'ailleurs devant les lycées, un mouvement lycéen. On va revenir sur les dégradations semble-t-il en cours notamment à Lyon. Mais globalement vous le soutenez ce mouvement, ce mouvement lycéen. Je soutiens leur revendication. Je soutiens les revendications des lycéens qui sont dans une situation souvent intenable. On a des lycées, des collèges qui sont délabrés. On a un/ers du bâtis

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scolaire en France qui est soit insalubre, soit en état de délabrement avancé. Et donc il faut absolument répondre. On a aussi les professeurs qui ne sont pas remplacés quand ils sont absents. En [grognement] scène Saint-Denis, c'est un cas particulier où il y a 1 an et demi de perte de scolarité à cause des professeurs non remplacés. Donc cette demande de pouvoir étudier dans de bonnes conditions, ben c'est la base. Moi je comprends la colère, je comprends la détresse, je comprends le désespoir à la fois des lycéens et aussi des enseignants parce que on est dans un moment où l'école publique a été sacrifiée depuis 10 ans et où il faut impérativement répondre à ces demandes. Et on a entendu d'ailleurs un certain nombre de professeurs qui sont au côté de leurs élèves devant ces ces lycées.

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Vous parliez notamment de la la scène Saint-Denis. Le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko dit à propos de la promesse républicaine que là, elle n'est qu'un souvenir. Vous partagez ? Il faut renouer avec cette promesse républicaine et ça demandera un effort et ça demandera un plan de sauvetage de l'école publique que je propose. Vous savez aujourd'hui en France les enseignants sont plus mal payés que dans tous les autres pays européens. Un enseignant français en primaire est aujourd'hui plus mal payé que son collègue sloven ou portugais. On a aussi des un nombre d'élèves par classe qui est supérieur en France à tous les autres pays européens. C'est particulièrement vrai en primaire et en maternel. Et donc on doit faire un effort. Et par ailleurs, la République

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la République française a organisé une concurrence déloyal qui vise sa propre école, l'école publique, en subventionnant en subventionnant le privé à hauteur de 10 milliards d'euros par an sans imposer la moindre conditionnalité de mixetité sociale. Le résultat c'est quoi ? C'est qu'aujourd'hui on a un système à deux vitesses qui s'installe. On a euh des collèges publics où 43 % des enfants sont issus de milieu défavorisés et des collèges privés où seulement 18 % des enfants sont issus de milieu défavorisé et la différence entre les deux ne cesse de s'accroître. Et donc si on veut renouer avec cette promesse républicaine, et bien il faut un véritable plan pour l'école publique. C'est-à-dire est-ce qu'il faut réduire les subventions données à l'école privée ? Il faut les conditionner. Les

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conditionner à la mixité sociale. En fait toute euro dépensé par l'État doit servir à former ce creuser républicain qui est en train de disparaître. Il faut que les jeunes se rencontrent, qu'ils se croisent, qu'ils habitent ensemble, qu'ils vivent ensemble. Et ça c'est euh la nécessité d'une d'un sursaut républicain. Moi, je suis d'accord, la promesse républicaine aujourd'hui, c'est des mots. Il faut que ça redevienne une politique publique. Il y a une question aussi qui est celle des affrontements euh au moment où l'on se parle d'ailleurs du côté de Lyon, il y a semble-t-il des dégradations qui sont constatées devant au moins un lycée, plusieurs lycées qui devraient à nouveau être bloqués aujourd'hui. Comment vous les jugez ces affrontements ? Est-ce que vous considérez Sophie

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Binel disait hier matin que c'est les policiers qui doivent se calmer ou est-ce que vous considérez que ce sont les jeunes qui doivent se calmer ? Je condamne toute forme de violence et le succès de ce mouvement sera basé sur la non violence. Donc il faut absolument que ce mouvement reste non violent et et il y a des violences et il faut les condamner et il faut aussi condamner euh la violence des forces de l'ordre quand on a un quand on a un adolescent qui se fait tirer dessus à à 2 m euh avec une grenade de lacrimeau, honnêtement c'est absolument inacceptable. Et donc de ce jeune qui a eu les dents cassées et qui a été hospitalisé. C'est à ça que vous faites référence. Exactement. Et donc on doit impérativement faire baisser l'attention. C'est ça notre rôle. Mais

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la responsabilité première du gouvernement, c'est de répondre aux aspirations. Je veux dire, les aspirations présentées par les lycéens aujourd'hui sont parfaitement rationnel et il est du devoir du euh ministre de l'éducation nationale de recevoir les organisations lycéennes et de leur répondre sur le fond de leurs demandes parce qu'elles sont légitimes et c'est pas simplement la demande des lycéens, c'est la demande des enseignants, c'est la demande de l'ensemble de l'éducation nationale. Leur leurs revendications sont légitimes. Est-ce que la violence est légitime ou peut l'être ? Vous avez sûrement entendu les propos de ce même Balioko qui disait à une de nos concerts journalistes qui l'interrogeait sur la la violence peut-elle être légitime que oui, même si il estime qu'il faut le

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plus possible l'empêcher mais qu'elle peut-être légitime. La violence n'est jamais légitime en démocratie. Jamais. Donc il y a aucune violence légitime. Simplement quand il y a un problème de fond, qu'on est au pouvoir, qu'on est ministre de l'éducation nationale, on répond au problèmes de fond. Et le principal enjeu là de ce mouvement, c'est pas les violences. Le principal enjeu de ce mouvement, c'est l'état de l'école publique, l'état des collèges publics, l'état des lycées public. La France, elle a été façonnée par l'école publique et elle a abandonné sa politique scolaire. Et donc, il est temps qu'on renoue avec une ambition pour l'éducation nationale. Les RG, les renseignements généraux dans une note à laquelle a pu avoir accès BFM TV estime que les origines de ce

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mouvement résident donc selon les services de renseignement dans une instrumentalisation, je les cite, par des structures syndicales étudiantes et des mouvements politiques proches de l'extrême gauche avec une stratégie d'embrasement de la part des structures syndicales et politiques à 7 mois de l'élection présidentielle. Voilà les mots utilisés par les renseignements généraux qui précisent ces lycéens sont poussés par des éléments d'extrême gauche parmi des structures syndical étudiante de l'université de Paris 8 ou de Paris Nanterre que des organisations politiques comme les jeunesses communistes révolutionnaires, Révolution permanente ou LFI. Est-ce que vous dites qu'ils ont un rôle aujourd'hui ? Il y a toujours eu une une instrumentalisation des mouvements lycéens, des mouvements

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étudiants. Il y a toujours eu des organisations politiques qui se greffent sur une colère qui elle existe. Mais simplement le terro qui permet euh à ce mouvement de s'étendre, ce n'est pas le complot d'organisation politique. C'est le terreau du sentiment d'abandon qu' ces lycéens et en particulier vous aurez noté que c'est des lycées des quartiers populaires qui ont commencé et c'est les lycées professionnels où le mouvement est particulièrement fort. Et pourquoi ? Parce qu'en fait dans ces lycées professionnels, il y a un avenir qui est bouché où on trouve plus de possibilité d'entrer dans une entreprise où en fait on voit l'avenir comme étant une source d'angoisse permanente et qu'on on a l'impression à juste titre d'être les parents pauvres de l'éducation nationale

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et d'être complètement abandonné par le gouvernement. Mobilisation se poursuivent à vos yeux jusqu'à ce que il y ait des décisions qui soient prises par le gouvernement. Ce qu'il faut, c'est que le gouvernement ayant conscience du caractère complètement explosif de la situation et bien reçoivent les organisation et répondent aux demandes. Je veux dire, c'est comme ça qu'on fera baisser l'attention, c'est en répondant aux demandes quand elles sont légitimes. Là, la demande c'est pas la révolution mondiale. C'est quelque chose auquel on peut parfaitement répondre. Par exemple, sur le remplacement des enseignants. On a une baisse démographique qui arrive. Alors, qu'est-ce qu'on fait avec cette baisse démographique ? Est-ce qu'on fait un plan pour que enfin on puisse remplacer

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les enseignants, qu'enfin on puisse assurer leur formation continue, qu'enfin on puisse baisser le nombre d'élèves par caser le nombre exactement où est-ce où est-ce qu'on va faire des couples dans les budgets de l'éducation nationale ? Et bien ça c'est un choix politique et il faut que le gouvernement réponde à des questionnements qui sont politiques, à des exigences qui sont politiques et donc au lieu de simplement se focaliser sur les violences qu'il s'attaquent au fond du problème et le fond du problème c'est la situation de nos lycées, c'est la situation de nos collèges. Une de nos équipes d'ailleurs qui donnait la parole au lycéen a été molestée et insultée hier. elle a dû être exfiltrée euh sous les cris de la foule. Euh la difficulté aussi parfois pour les journalistes à simplement

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exercer leur travail. Quelle est votre position là-dessus ? Que ces violences sont inacceptables et j'ai entendu les BFM racistes, c'est profondément inacceptable. BFM n'est pas un média raciste. BFM a le droit de couvrir euh ses événements, ses mobilisations. Et moi, je m'opposerai mais frontalement à tous ceux qui remettent en question la liberté de la presse. C'est un fondement de notre démocratie et c'est l'intérêt même des gens qui ont des revendications à faire valoir que les journalistes puissent couvrir leur mobilisation. Raphaël Luxman, il y avait d'autres colères qui se sont manifestées hier. plusieurs centaines de manif de milliers de manifestants euh dans les rues de France à l'appel de l'intersyndical, CFDT, CGT. Vous n'y étiez pas ?

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Non, je n'y étais pas. Et je vais vous dire, on est aujourd'hui face à une sorte de coalition de du désespoir, de la détresse et et de la colère. Je pense que nous on notre responsabilité plus que d'aller manifester, c'est de proposer un déboucher à ce désespoir, à cette détresse, à cette colère. Et c'est l'élection présidentielle qui sera se déboucher parce qu'en fait vous êtes peut-être un peu vacciné des manifes aussi parce que les dernières manifestations auquell vous avez participé vous é pas forcément bien. Vous y retournerez quand même dans des manifest. Oui, j'irai dans des manifestations et c'est pas deux personnes ou trois personnes qui vont m'intimider. Mais ce que je veux dire c'est que ce qui se joue est bien plus important que la présence de telle ou telle à une

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manifestation. Ce qui se joue c'est est-ce qu'on est capable de répondre à cette détresse ? Vous vous rendez compte qu'on a là 10 ans de pouvoir macroniste qui se termine avec 1300 milliards de dettes et une situation où partout dans le pays, il y a le sentiment d'abandon, le sentiment de délaissement et le sentiment de colère, où les services publics sont sous-financés, où on a un hôpital public qui suffoque, où on a une école publique, on vient d'en parler, qui est est en crise, où on a un transfert de richesse qui s'est opéré depuis les catégories moyennes et populaires vers les catégories leaders syndicaux qui expos à 48 pour répondre. Ce bilan est une catastrophe. J'espère que tout le monde en a conscience parce qu'en fait quand vous elle demande des aides pour elle demande

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aussi de lever les dispositions qui seraient dans le budget et notamment le gel du point d'indice des fonctionnaires. Et elle dit "Vous avez 48 he sinon on relance des grèves, des manifestations. Et vous avez vu la copie du budget, vous avez vu ce que propose le premier ministre. Moi je veux bien c'estàdire qu'on nous dit la dette c'est un sujet sérieux et je pense que c'est un sujet sérieux. On nous dit il ne faut pas de tabou face à un sujet aussi sérieux. Et bien moi je pense effectivement qu'il ne faut pas de tabou face à un sujet aussi sérieux. Mais quelle est la réponse qui est apportée ? Alors, pas de [grognement] tabou sur la baisse des appels ou sur le gel de l'indice, mais par contre un tabou sur la taxation des plus hauts patrimoines, un tabou sur la

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taxation des super profit totals, un tabou sur la taxation des des méga héritages. Non, ça ne peut pas fonctionner comme ça. Quand vous demandez entre quand vous demandez un effort collectif, un effort à la population française, il faut que les plus fortunés contribuent en premier. Il faut que ceux qui ont le plus contribuent le plus. Si vous voulez, aujourd'hui le gouvernement refait la même erreur que Emmanuel Macron au tout début de son premier quinquena quand il a supprimé l'ISF le même jour où il baissait les APL. Et bien là donc ils vont proposer la baisse des APL mais ils ne toucheront pas au plus haut patrimoine qui parviennent via l'optimisation fiscale à échapper et vous avez en France des milliardaires qui continuent à s'enrichir de manière inédit. D'accord. Vous partez du

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principe vous qu'il faut réduire la dette. Vous dites pas il faut la geler ou la brûler. déficit il faut réduire les déficits. Il faut une trajectoire sérieuse et nous la proposons sur 5 ans pour réduire les déficits et pour rendre la parole de la France crédible parce que c'est important et c'est un sujet extrêmement sérieux et que donc il faut à la fois faire des économies et augmenter les recettes. Où est-ce que vous prenez les recettes ? Vous prenez les recettes d'abord chez ceux qui ont le plus et qui continuent à s'enrichir au moment où on se parle alors que tous les autres se serrent la ceinture. Tant que vous n'avez pas touché au plus haut patrimoine, tant que vous refusez a priori la proposition que je fais d'une taxation des plus des héritages les plus

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massifs au-dessus de 2 millions d'euros pour pouvoir simplement financer de 2 millions d'euros, vous prenez quelle proportion ? Vous prenez tout ou prenez qu'une partie ? Donc ce qu'on prend c'est 15 milliards sur les méga successions, sur les héritages de plus de 2 millions d'euros. Comment ? avec la fin de la suppression de l'exonération des plusvalues latentes qui est un spécificité française qu'aucun autre de nos voisins n'appliquent. Deuxièmement, une réforme du pacte du trade pour faire en sorte qu'on à l'optimisation fiscale, qu'on permette la transmission des PME, des TPE, des ETI, mais qu'on arrête d'optimiser fiscalement pour les grandes holdings via le pack du trade et ensuite une taxation qui passe de 45 à 50 % au-dessus de 2 millions d'euros. Ça

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rapporte 15 millions 15 milliards d'euros. Et ce que ça nous permet de faire, c'est un abaissement de la CSG sur les salaires pour que sur la fiche de paix et bien quelqu'un qui gagne aujourd'hui 1600 € et 100 € de plus de salaire net par mois pour que le travail pai à nouveau. Et pourquoi nous proposons ça ? Parce que nous sommes en train de devenir une société d'héritier et de rentier. Il y a 50 ans, les 2/ tiers de la fortune des Français, les 2/ tiers étaient constitués par le produit de leur travail et un tiers seulement par le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exacte inverse. Et donc, qu'est-ce qu'on est en train de devenir ? Qu'est-ce qu'on est en train de devenir ? une société de privilégié où les inégalités s'héritent de génération en génération. C'est

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l'antithesse du projet républicain, c'est l'antithesse de la méritocratie. Et moi, je veux revenir à la base de la République, que le travail et que chacun puisse vivre dignement de son travail. Sur la question des retraites, Raphaël Luxman, Édouard Philippe hier prône une retraite à 65 ans, 45 ans de cotisation et une part de capitalisation. Et vous ? Et bien moi ce que je propose c'est qu'on reprenne les travaux là où la CFDT les avait laissé dans le conclave, c'est-à-dire qu'on fasse de la pénibilité à la base parce que nous ne sommes pas égaux face à la retraite. Donc alors c'est ce qu'il dit aussi hein. Édouard Philippe il dit c'est 65 ans pour tout le monde mais il y en a une bonne part qui travaille pénible parce que travailler plus tôt ne par tout cela est profondément injuste.

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Vous vous dites on dit pas d'âge alors on va revenir comme base à l'âge de 62 ans mais avec un système de décotte qui permet en fait simplement la justice. Et la justice c'est quoi ? C'est que ceux qui arrivent à la retraite avec une espérance de vie en bonne santé bien moindre parce qu'ils ont eu une carrière qui était difficile, un métier pénible. Ça dépendra des carrières plutôt. Bah oui et c'est la logique en réalité quand vous arrivez à la retraite et que vous avez le dos brisé quand vous êtes une femme de ménage quand vous avez travaillé dans un abattoir et bien vous devez pouvoir partir plus tôt. Quand vous êtes qu dans une grande administration et bien vous devez effectivement partir plus tard et ça on le fera grâce à un système de décote. L'enjeu de la réforme de retraite c'est

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un qu'elle soit juste. qu'elle soit juste et que donc on prenne en compte l'inégalité face au travail et l'inégalité face à la retraite propos celle que propose Édouard Philippe l'inégalité face au travail et l'inégalité face à dire du mal d'Edard Philippe. Mais si je vais vous dire elle est injuste elle est injuste la réforme d'Edouard Philippe et elle est profondément euh inacceptable. Maintenant nous qu'est-ce qu'on propose ? On repart de cette question de la pénibilité et derrière qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on permet simplement la prise en compte de l'inégalité. Vous estimez qu'il faut réform universelle pas tout le monde non mais une bonne part c'est ça veut dire quoi pas tout le monde ça veut dire qu'est-ce que ça veut dire il y a des gens qui vont devoir bosser plus

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bien sûr il y a des gens qui vont devoir bosser plus ceux qui ont une espérance de vie en bonne santé à la retraite qui est très longue et bien vont devoir travailler plus les quatre dans les grandes administrations vont devoir travailler plus lorsque François Hollande dit il faut tenir compte de l'espérance de vie et donc faire bouger aussi le le curseur de l'âge de la retrait vous êtes d'acord au contraire au contraire vous savez la différence de vie d'espérance de vie en bonne sentez quand vous arrivez à la retraite entre un ouvrier et un cadre, c'est entre 6 et 7 ans. Et donc toute réforme qui nivelle ces inégalités en réalité est profondément injuste. Qui n cette inégalité est profondément injuste. Et donc ce qu'il faut c'est repartir mais c'est le MEDF qui avait

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refusé, c'est le patronat qui a refusé parce qu'en fait la CFDT avait fait des propositions qui étaient parfaitement rationnelles sur la table. Et ce qu'on va faire, c'est qu'on va reprendre avec les organisations syndicales parce que l'autre vis de la manière dont travaille Édouard Philippe et dont a travaillé Emmanuel Macron, c'est le mépris pour les organisations syndicales, pour les corps intermédiaires. Et une réforme des retraites qui est acceptable, qui est juste, elle doit être démocratique dans sa fabrication. Raphaël Luxman, propos antisémite attribué à Jordan Bardella par Mediapart. Jordan Bardella ni Médiapart confirme et dit même qu'ils sont prêts à publier l'épreuve. Comment vous réagissez ? bien que tous ceux qui ont essayé de nous ripoliner la façade du

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Rassemblement national ont fait une opération de communication pure que vous pouvez utiliser tous les médias training du monde à la fin le fond ressort et le vernis craque. En réalité, quand vous adhérez au parti du détail, quand vous adhérez au parti de Jean-Marie Le Pen, quand vous adhérez à un parti qui a été fondé par des vafen SS, c'est que profondément vous pensez ce que Jordan Bardella pensait au moment où il a écrit ses diriges. Ça ne me surprend pas et c'est juste un rappel bienvenu. Ce n'est pas un parti comme les autres et cette banalisation actuelle et l'habituation finalement la résignation. Moi ce que je vois partout c'est de la résignation. Marine Le Pen va être présidente de la République et si ça continue comme ça, ben des ps entiers vont plonger dans cette

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résignation. Moi, je ne me résoudrai jamais à ce qu'ils prennent le pouvoir. Je me battrai jusqu'au bout. Je ne me place pas dans cette perspective de la défaite. C'est tout l'enjeu du combat politique qu'on mène. Empêcher que la France pass vous n'avez pas de doute. Mais moi, je suis convaincu que quand vous Non, mais je veux dire, il il nit et sa proximité avec est-ce qu'il faut d'ailleurs que Média partie l'épreuve Mais Media Part jamais ne fait d'enquête et ne publie ses accusations sans avoir derrière des preuves qui vont sortir. Donc ils disent avoir des écrits authentifié, je reprécie mais ils n'auraient pas publié leur enquête sinon c'est on sait comment ils fonctionnent. Ils ne sont pas des têtes brûlées. Ils vont pas lancer ces accusations à la légère. Ils

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savent la polémique qui va s'en suivre, la violence de la réaction du Rassemblement national. Mais moi ce que je veux dire c'est que quelqu'un qui était à ce point nourri aux vidéos de Soral et de Dieu donné, évidemment qu'il pense cela. Évidemment qu'il pense cela quand il regarde les vidéos de Soral et qu' le pense à l'époque ou qu'il le pense encore aujourd'hui. Il le pense à l'époque quand les textes de médi est-ce qu'on peut avoir été antisémite et ne plus l'être ? Mais on peut tout à fait évoluer. On peut tout faire dans la vie. On peut tout faire mais simplement il faut s'en expliquer. Il faut expliquer d'où on vient et pourquoi on a changé. Et là le système de défense c'est pas du tout celui-là. C'est la pure négation. Donc moi ce que je veux c'est juste qu'il y

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ait une prise de conscience. Il ne s'agit pas d'un parti comme les autres. L'extrême droite restera toujours l'extrême droite. Et donc ce qui donc la question c'est pas qui démissionne ou qui démissionne pas, c'est que pour vous, il est en cohérence avec son parti. Ça ne m'intéresse pas de savoir quelle fonction va occuper Jordan Bardella. Moi, ce que je sais, c'est que Marine Le Pen sera mon ennemi et mon adversaire lors de cette élection et qu'il faut que je la batte. C'est ça mon obsession. J'ai la position de Jordan Bardella ce n'est pas mon problème. On a parlé de la question de la violence légitime ou non. l'expression de Marine Le Pen qui euh a dit à Mediapart, maintenant c'est à Médiapart, je crois qu'il va falloir dire d'enfiler son costard en kevel. Elle avait également

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dit que même Jordan Bardella et elle allaiit enfiler leur costard de Kevelard. Je rappelle que les costards de Kevelard, c'est tout simplement les gilets par bal expression. Mais vous avez vu la violence de leur réaction, hein ? Dès que la le plan com vacille, et bien il y a la vérité qui sort. Et la vérité, c'est cette violence. La vérité c'est ces menaces. La vérité c'est que c'est ça le Rassemblement national et que vous pouvez mais faire tous les efforts du monde pour avoir l'air sympathique quand vous allez chez Apoline de Malerbe le matin. En réalité, à la première crise, vous exprimez cette violence parce que c'est un parti qui a été fondé dans la violence et que c'est dans son ADN. Et c'est pour ça que cette élection n'est pas anodine, qu'elle est même

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existentielle. Je veux dire en 2027 le climat global, c'est-à-dire quand on quand on voit effectivement on a commencer cet entretien sur euh la question de l'usage ou non de la violence, on finit cet entretien sur ses propos euh antisémites et sur la question du kevel. Euh comment vous jugez le climat ambiant ? Nous sommes au bord du gouffre. Moi, je peux pas être plus simple. Et c'est pour ça que je suis candidat, c'est parce que je ne refuse que la France sombre dans cette violence, dans cette brutalité permanente. Moi, je refuse que le trumpisme, le poutinisme gagne dans notre pays. Je refuse que la démagogie et la xénophobie gouvernent ce pays. Moi, je pense qu'il y a un autre destin pour la France qui va falloir refonder la République, qui va falloir apaiser le

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débat démocratique, qui va falloir retrouver du sens dans notre vie collective, dans notre vie commune. Voilà, France son destin, c'est d'être leader du monde libre, c'est d'être le leader de la puissance souveraine européenne, c'est pas de sombrer dans le trumpisme et dans cette violence permanente. Vous savez, moi je sais comment les démocraties peuvent se défaire. J'ai vu des démocraties se défaire. La démocratie c'est pas un acquis, c'est pas éternel, c'est pas naturel, c'est une construction et si on n'en prend pas soin et bien elle sombre, elle s'effondre. Et nous sommes vraiment vraiment à minu moins une. Et donc ce que je veux c'est que les gens qui nous écoutent, qui nous regardent aient conscience de l'importance de leur choix et que s'ils refusent cette

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brutalisation, s'il refusent la perspective de la prise du pouvoir par Marine Le Pen, qu'il nous rejoigne, qu'il rejoigne cette primaire. cette primaire élections à la primaire de la gauche candidat à l'élection présidentielle et à la primaire de la gauche à dimanche puisque dimanche soir 20h45 avec Maxime Stech nous animons animons effectivement ce débat ce sera l'ultime débat avant le premier tour de cette élection de la primaire de la gauche Yeah.