Jean-Luc Mélenchon invité de Dimanche en Politique sur France 3
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-Luc Mélenchon, merci d'être avec nous sur ce plateau. Je vous laisse [raclement de gorge] vous installer. Oui, on va commencer par une image.
La célébration des 250 ans de la création des États-Unis, perturbé par les orages et la chaleur. Donald Trump en m de cérémonie hier soir à Washington. Le président américain a décrit les États-Unis comme un chef d'œuvre de l'humanité. la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur terre.
Je le cite, il a profité de cette tribune pour enfoncer ses opposants démocrates qu'il considère comme une menace communiste. On va mettre d'abord Jean-Luc Mélenchon d'abord seulement on va mettre Donald Trump à part pour l'instant. Quelle relation la France doit entretenir avec les États-Unis ?
Fondamentalement le non alignement et l'indépendance. C'est-à-dire que tous les domaines dans lesquels nous sommes dans leurs mains, il faut en sortir. Je pense notamment au stockage des données numériques, à l'intelligence artificiel.
Et je dis à ceux qui m'écoutent qui disent "Oh oui, Mélenchon n'a jamais été favorable aux États-Unis d'Amérique." C'est vrai. En 250 ans d'histoire, 226 ans de guerre.
Pos question mais donc je vous réponds, ça ne force pas ma sympathie. Ils ont volé la moitié du territoire du Mexique. Et pour ceux qui auraient encore un doute sur le fait qu'il faut avoir avec eux une amitié précautionneuse et à distance, qu'ils aillent voir le film d'Antonin Baudri, la bataille de Gaulle et ils verront comment les États-Unis d'Amérique avaient l'intention de nous occuper et de mettre de la monnaie à notre place.
Vous à l'Élysée, est-ce que vous recevriez Donald Trump à Versailles pour être concret ? Déjà, pour être concret, Versailles, c'est pas trop mon truc, mais euh non, je ne crois pas. Parce que euh voyez-vous, il y avait quand même un problème majeur dès le moment où il était là, c'est que cet homme a agressé un pays, l'Iran, que c'est une guerre illégale [raclement de gorge] avec un associé, monsieur Netaniaahu, qui lui envahit tous ses voisins.
Et donc je ne vois pas pourquoi nous nous avions à le célébrer surtout après qu'il nous ait imposé premièrement 5 % de notre PIB pour acheter des armes américaine et deuxièmement des taux des des des taux de douanes qui sont insupportables et qu'avec sa veulerie habituelle l'Union européenne a accepté. C'est pourtant à Versailles ou en marge de Versailles qui a été signé le l'accord de paix au Moyen-Orient entre l'Iran et les États-Unis. C'est là que ça a été annoncé quand même.
C'est un moment important. Et alors ? Bah c'était peut-être ça valait peut-être le coup de le recevoir à Versailles pour que ça aboutisse à ça.
Parce que vous pensez que le fait d'être venu à Versailles a accéléré la paix. Peut-être vous moquez de moi ? Non, c'est pour blaguer que vous dites ça.
Non, mais je vais vous dire ce qui s'est passé. C'est tellement mal organisé que les Nordaméricains se retrouvent avec le papier avec une limite à signer qu'à ce moment-là il était à Versailles. Enfin atterriss mon vieux, vous croyez quand même pas qu'il suffit d'aller à Versailles pour queon arrête une guerre.
C'est le contraire. Quand on va à Versailles, en général, on provoque des guerres. Vous voyez, vous parliez de l'Iran.
Des millions de personnes assistent en ce moment au funérail de l'ancien guide suprême Alamena tué il y a 4 mois par une frappe israéloaméricaine. L'Iran à vos yeux reste-t-il une menace pour le monde ? Non non, j'y crois pas une seconde.
D'ailleurs, il ne l'était pas davantage auparavant. Euh tout ce que euh l'attaque illégale de l'Iran a produit, c'est un renforcement du régime qui bénéficie maintenant d'un prestige absolument inoui dans le monde puisque l'Iran a vaincu tout à la fois Netaniaahu et Trump. Par conséquent, c'est en très mauvais service que l'un et l'autre ont rendu à l'humanité universelle.
Quant à la paix, je fais observer que aujourd'hui c'est Netaniaou qui ne la respecte pas en massacrant les Libanais en masse et en continuant à tuer des Palestiniens en masse. Non, cette situation est très préoccupante. Le la principale source de désordre et de guerre est le gouvernement de monsieur Netaniaahu avec les fascistes au pouvoir et le fait que euh ce pays est armé nucléairement sans que personne ne lui demande jamais des comptes.
Et je trouve tout ça très dangereux. Sécheresse, incendie, la canicule laisse des traces. Plus que jamais, la maison brûle.
Les périodes de forte chaleur ne sont pas terminer avec des conséquences sur l'agriculture et à terme sur l'ensemble de l'économie. Un tracteur, un cor à crédit qui est qui a été brûlé. J'ai tout perdu.
Tout perdu. On a des conditions météo très défavorables avec plus de 34°gr d'humidité et surtout un vent avec des rafal à 70. Ce plan, il a complètement séché avec les gros coups de chaleur entre ça puis les tomates qui prennent des jolis coups de soleil.
Il y a plus d'eau. Il y a plus d'eau ici. C'est ce qu'on appelle une perte.
L'eau a disparu. Des premières restrictions d'eau sont en vigueur dans l'ude. La sécheresse des sols atteint un record historique cette année.
En tout, 96 départements concernés. Un état d'autant plus inquiétant que nous sommes début juillet et qu'une nouvelle vague de chaleur est annoncée. Certains professionnels sont concernés par les restrictions d'usage de l'eau comme ce garagiste qui a dû fermer sa station de lavage automobile.
C'est normal qu'on fasse des économies d'eau, c'est certain. après à l'État aussi de nous laisser le temps de nous adapter pour nous mettre en vigueur des solutions accessibles financièrement aussi également. Les températures ont dépassé de 3,8° les normales de saison.
C'est donc le mois de juin le plus chaud jamais enregistré. 2025 décès supplémentaires. On trouve une augmentation de 91 % de décès à domicile par rapport à la semaine précédente.
La canicule est politique, vous devrez en répondre. Il y aura une commission d'enquête et il y aura une censure. Vous n'êtes pas à votre place.
Les morts, vous les avez sur la conscience. La politique que vous donnez est une politique qui a le réchauffement climatique. Vous censurez à chaque fois le gouvernement.
C'est lorsque le gouvernement prend une bonne décision pour le pays, pour l'intérêt général, pour l'écologie que vous préfériez l'intérêt général à vos alliance électorale avec la France insoumise. [acclamation] Jean-Luc Mélenchon, la motion de censure donc déposée par les écologistes pour le à propos de cette gestion de la vague de chaleur soutenue par la France insoumise sera débattue demain à l'Assemblée nationale. Vous vous souhaitez que le gouvernement tombe sur cette question évidemment ou alors on décide que plus personne n'est politiquement responsable devant rien ce qui est un peu la tendance de monsieur Macron provoque des élections, il reconnaît pas le résultat, on fait tomber deux gouvernements, il continue à faire comme s'il est donc ça peut être ça la tendance mais là il y a une situation de catastrophe politique car les conséquences de la canicule aujourd'hui ont une origine politique.
Bien sûr, c'est la chaleur, mais c'est surtout le fait que depuis 2003 puisque tout à l'heure vous citiziez la maison brûle, c'est du Chirac que vous citez et c'est du Chirac 2003 et qui dit la maison brûle, on regarde d'ailleurs parce que il avait été effaré par ce qui s'était passé comme nous tous d'ailleurs et on avait voté à l'époque que il avait été décidé, pardon, qu'un jour férier été supprimé pour financer l'équipement des ÉPAD. Et bien nous sommes en 2026, 90 % des épades ne sont pas équipés et cette journée férier qui a rapporté 3 milliards et demi à l'État a disparu. Alors que si les choses avaient été faites en temps, nous aurions moins de morts aujourd'hui.
Beaucoup moins de mort. Donc à vos yeux, il faut censurer le gouvernement même j'allais dire dans cette période de crise de crise écologique. Non mais il y a c'est toujours l'argument.
Alors avant c'était le budget. Tout à l'heure euh celui qui m'a précédé ici dit "Ah là, ils n'ont pas voté le budget." Bah non, on n'a pas voté le budget parce que justement tout le budget de l'écologie était en baisse ainsi que beaucoup d'autres.
Donc euh si vous voulez, c'est jamais le moment de les sanctionner. C'est toujours le moment de les louer, les applaudir alors que ils sont malfaisants et inutiles. Vous avez entendu tout à l'heure un agriculteur vous dire le mot décisif.
Si on nous avait donné du temps pour nous préparer, nous avions le temps. Nous avons le temps. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je propose la constitution des corions.
Alors, on va s'arrêter là-dessus parce que c'est un thème que vous aviez déjà développé en 2022. Vous défendiez la constitution d'écorégion pour affronter le changement climatique. Avant d'entrer dans le détail, aujourd'hui concrètement, qu'est-ce que ça changerait ?
Ah ben à l'instant et à la minute bien sûr rien. Vous savez pourquoi ? Parce que je vais vous apprendre quelque chose de fondamental en politique.
À part le temps court des chaînes d'information incontinu et des préoccupations des journalistes, il y a le temps long. C'est celui de la nature, c'est celui du mouvement de la Terre autour du soleil. Vous savez, ça prend un an hein, ça se fait pas en un jour hein, ça prend un an et ainsi de suite.
Je vous charie un peu parce que c'est quand même incroyable que on en reste toujours à dire tout de suite tout de suite maintenant si nous avons des écoorégions comme je le propose et vous avez raison de rappeler que je le proposais à la dernière campagne électorale et qu'il y a pas eu moyen d'en parler, c'est-à-dire de la crise du cycle de l'eau. Nous sommes là-dedans. toutes les écorégions, ce que ça changerait.
C'est précisément qu'on prévoirait, on organiserait pour l'eau, pour l'air, pour la fertilité de la terre, pour la santé publique parce que beaucoup de maladies sont liées à la dégradation de la condition écologique. Voilà pourquoi prévoir est une dimension indispensable de l'action. Maintenant, soyons concrets pour être inspecteurs qui nous regardent.
On a en ce moment en France 13 régions métropolitaines. Ça veut donc dire que les 13 régions disparaîtrait. Par exemple, la Bretagne disparaîtrait.
Euh, je ne crois pas que la Bretagne disparaisse jamais. Elle est là pour au moins quelques millénaires encore. Mais la région telle qu'elle est actuellement, oui, peut-être pas tout à fait parce que elle se trouve formée à telle qu'elle est aujourd'hui, tout un côté d'un bassin versant de la Loire mais sans qu'on puisse l'agréger à la Loire.
Si on l'agrégeait à la Loire, ça serait la catastrophe. On retrouverait euh le puit enveleté dans la même région que Breste. Ça serait absurde.
Donc cette région deviendrait une écoorégion. Mais c'est pas la première fois qu'on change le tracé, le nombre des régions. Monsieur Hollande a lui tout seul est changé deux fois.
Alors il a pas appliqué la première réforme mais dans la deuxième, il faut voir de quoi sont chargé les régions. L'attractivité et la compétitivité des territoires en Europe. C'est-à-dire cette bataille productiviste absurde qui ruine notre pays comme tous les autres.
Donc on en changerait le contour, on en changerait les attributions et quoi de quoi de plus banal que de faire ça ? Vous avez pointé du quelque chose d'important parce que vous dites la dernière réforme c'était François Hollande parce que effectivement redécouper les régions politiquement c'est pas anodin c'est même une bombe. Est-ce que vous pensez que les présents de région aujourd'hui qui sont majoritairement les républicains ou partis socialistes laisserait faire ?
Euh je ne sais pas mais je pense que ce sont des bons citoyens qui sont préoccupés de l'intérêt général humain et que beaucoup d'entre eux naturellement pourront quand il y aura d'autres éco des des écorégions être candidats à les diriger. Mais vous voyez bien qu'il y a un enjeu politique derrière. Moins de régions, moins d'élus, moins de tout ça.
Je m'en fous. Vous comprenez ? Vous comprenez ça ? quand il y a plusieurs milliers de morts à cause de la canicule, quand les terres arabes sont brûlées, quand on peut on a on a une crise du cycle de l'eau, pardon de vous dire que le nombre d'élus de LR, du PS et même des insoumis n'est pas la question posée.
La question posée, c'est que faisons-nous pour faire face à une situation que plus personne ne contrôle et si on veut reprendre une capacité de contrôle, il faut ces écorégions. Et ce sera, vous savez, très important parce que ça sera sans doute l'une des plus importantes réformes que nous ferons les insoumis si nous accédons au gouvernement de la France. Alors justement, on n'est pas loin de la présidentielle, c'est dans 10 mois le premier tour.
Est-ce que vous considérez-vous aujourd'hui comme le candidat le plus écologiste ? Je vais vous dire oui parce que ça m'arrange mais je pense que tous les candidats sont écologistes plus ou moins. Euh plus ou moins.
Il y a des gens qui même à droite même à l'extrême droite partout mais tous se réclament de l'écologie. Donc discutons de ce qu'il propose si vous voulez. Moi quand j'entends monsieur Rotaillot dire bravement dans un meeting à la fois on est fier d'être français mais rejette une partie des Français tous ceux de la Nouvelle-France.
Quand je l'entends dire il faut supprimer le principe de précaution et que je ne vois pas une personne pour dire mais ce type a perdu la tête. Le principe de prégoion c'est Chirak qui l'a introduit dans la Constitution après qu'on ait eu affaire à la crise de la vache folle. Est-ce que monsieur Rotaillot considère que dorénavant il y a plus aucun risque de cré ce que vous disiez ?
Vous pensez qu'aujourd'hui tout le monde parle l'écologie dans tous les partis politiques, tous les candidats ? Oui. Donc il faut comparer les solutions, pas pas attribuer à quelqu'un à cause de son étiquette.
Il faut écouter ce que chacun a dans son projet et regarder ce qui est le plus conforme à l'intérêt général humain. Il faut se préoccuper des autres. C'est ça le sujet.
Si on se préoccupe que de soi-même, de son score, de son nombre d'élus, on ne pense à rien. À rien de sérieux en tout cas. D'après moi, depuis de moi, en tout cas, vous êtes officiellement en campagne pour l'élection présidentielle de l'an prochain.
Pour l'heure à gauche, en dehors de la France insoumise, c'est plutôt un champ de bataille. Dans 11 mois, la présidentielle avec une seule certitude, les dates du scrutin, 18 avril, 2 mai, lendemain du défilé syndical. Et ça c'est déjà une question.
Si Emmanuel Macron imagine museler le mouvement social en mettant le deè tour au lendemain du 1er mai, il se met le doigt dans l'œil jusqu'au coup. J'ai vu que monsieur Rotaillot essaie de monter une polémique sur ce sujet. Euh, j'en ai déduit qu'il avait vraiment peur de notre présence au second tour de l'élection présidentielle.
D'ici là, au fil des saisons, les Français vont vivre au rythme du calendrier politique et chacun espère renaître au printemps. Proposition candidat sondage à gauche, il en est un qui s'est bien installé dans le paysage pour sa 4e candidature. La primaire est finie.
C'est nous [acclamation] qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne. L'idée de la primaire s'éloigne. Les alliés d'hier s'interrogent.
Faut-il ou non raller Jean-Luc Mélenchon ? Moi, je veux bien qu'on critique nonstop Jean-Luc Mélenchon. Moi, je c'est je vais vous dire, c'est un programme de rupture.
Voilà, il est le mieux placé aujourd'hui à gauche. Je voudrais au moins qu'on discute avec eux. Discuter avec Mélenchon, c'est ce que veut aussi Philippe Poutou.
Pour la première fois, le NPA va raller la bannière LFI et ne présente pas de candidat au premier tour. Quant à la gauche, Aurel FI, elle cherche encore son héros. Mais le pas encore candidat désigne ses adversaires.
Les Français ne veulent pas de la continuation des mêmes politiques avec les mêmes ministres, les mêmes visages, les mêmes méthodes, les mêmes coups de com. Ils ne veulent pas non plus, j'en suis convaincu, ils ne veulent pas non plus de Jean-Luc Mélenchon à l'Élysée. Le rassemblement ne passera pas non plus par le Parti communiste.
Fabien Roussell propose sa candidature. J'ai dit que j'étais prêt, si vous le décidiez, amener ce combat avec vous, à vos côtés une nouvelle fois. Et comme un pied de nez au C² de Jean-Luc Mélenchon, il rajoute "Oui, je le dis, chez nous aussi c'est carré.
Mais en plus c'est démocratique. Décidément l'été sera chaud et le trafic vers l'Élysée très encombré. Embouteillage prévu sur la file de droite comme sur la file de gauche.
Jean-Luc Mélenchon avant de répondre à Fabien Roussel qui vous faisait réagir d'abord sur les dates de la présidentielle. Premier tour 18 avril, second tour le 2 mai. C'est un choix d'At qui fait débat.
Est-ce que ça vous interroge aussi ? Ben ça m'a fait sourire parce que j'ai bien vu ce que craignait ceux de droite qui n'aiment pas cette date. Que va-t-il se passer le 1er mai ? et ben vous allez avoir quelle que soit la situation des milliers et des milliers de gens dans la rue pour manifester le 1er mai leur adhésion aux idéaux sociaux qui sont ceux de la gauche forcément des mauvaises dates pour vous.
Ah ben moi je ne dirais pas que c'est une mauvaise date pour nous. Je me souviens d'une manifer mai qui avait lieu entre les deux tours de l'élection présidentielle en 2002. On narrivait pas à bouger tellement on était nombreux.
C'était le deuxème tour Le Pen contre Chirak. Donc euh pour ma part, mais je je suis prêt à entendre d'autres arguments, ça ne me dérange pas. J'espère que tout le monde sera preuve d'une discipline parfaite car ce qu'attendent nos adversaires, c'est que ça se passe mal.
Évidemment, hein. Je pense que c'est ça que monsieur Macron a dans la tête, mais je pense que ça se passera bien car les syndicats autant que nous sont capables de bien en assurer la la sûreté. On a vu les divisions à gauche et en tout cas les vos concurrents à gauche, en particulier Fabien Roussiet qui vient d'être élu là il y a 1 heure à la tête du parti communiste dire "Moi, je vais être candidat euh et il est hors de question que je me retire." Vous disiez euh vous vous l'écoutiez tout à l'heure, ça vous faisait réagir.
Bah ça me déçoit pour moi, c'est de la tristesse. J'ai été le [raclement de gorge] candidat du Parti communiste à deux élections présidentielles 2012 et 2017. Qu'est-je fait depuis ?
Qui me qui me vaille de telle probe autant de critiques ? Et et je le dis avec douleur, je n'ai pas accepté l'idée que il y a un passage dans leur texte d'orientation qui nous vise, qui est extrêmement grossier et insultant et que 60 % des mandats présents décident de voter ce passage, de refuser de le refuser. Un passage dans lequel un passage dans lequel Oui.
Oui, on nous traite d'antisémite et du reste. Donc ça, ce sont les arguments de nos adversaires de droite. Je déplore que le parti communiste en soit là et je suis obligé d'en prendre acte et par conséquent c'est un sujet de tristesse pour moi car je le rappelle si la dernière fois nous avions été unis comme les fois précédentes juste accéder au deuxème tour mais pardon je tiens à y insister à cet instant et qu'on m'entende bien j'ai raté le deuxème tour virgule donc c'est madame Le Pen qui a été car on annonçait Madame Le Pen avec 20 points d'avance sur moi comme aujourd'hui entre moi et Bardella et à un cheveux prê vrai elle a pu rester parce que il m'a manqué 400000 voix pour être présent au deuxème tour.
Donc je le dis à tous ceux qui font des phrases. La question qui nous est posé c'est d'éliminer dès le premier tour le Rassemblement national si on est vraiment conséquent dans la lutte et pas passer son temps à le donner comme gagnant avant même qu'il est qu'il se soit présenté qu'on connaisse. Vous allez plus loin parce que vous proposez aussi aux écologistes mais aussi aux communistes de former une nouvelle alliance populaire pour les élections législatives.
Mais est-ce qu'il y a une condition notamment qu'il n'ait pas de candidat à la présidentielle pour pouvoir faire partie de cette alliance populaire ? Je ne peux pas vous dire aujourd'hui où nous en sommes. Évidemment que nous préférons nous préférerions une alliance en bonne et du forme avec le parti communiste, avec le parti écologiste.
Cela va de soi dès la présidentielle. Et ben oui, pour pouvoir enchaîner avec la législative. Tu n'es pas candidat.
Donc bah non, attendez, je préférerais qu'il y en ait pas. Ça va de soi et qu'on soit allié ensemble autour de ma candidature dans la mesure où j'ai déjà gagné deux fois. la primaire à gauche dans les deux élections présidentielles et là bon ça a l'air de se dessiner plutôt bien pour nous.
Alors le bon sens voudrait qu'ils aident euh puisqueils sont tous à dire sur tous les tons qu'il y a un danger d'extrême droite à mais c'est pas une condition sinéquanon à la nouvelle avenance populaire mais supposez que des élus de l'un ou l'autre parti décident de participer avec nous à la campagne présidentielle on va quand même pas leur dire écoutez vous êtes coupable d'avoir des chefs qui sont lamentables. Nous ne voulons pas de vous. Nous nous voulons de tous ceux qui viennent nous aider à accéder au 2e tour et à et à l'emporter au 2e tour.
On va retrouver Laurence Peron qui est une des voix de France interre. Rebenienvenue sur le plateau dimanche en politique. Laurence.
Bonjour Jean-Luc Mélenchon. Bonjour madame. Alors vous avez pris de l'avance par rapport à vos candidats, vos vos concurrents.
Que dis-je à gauche ? Il y a 10 mois encore de campagne à tenir. Qu'est-ce que vous créez le plus ?
Rien. Nous allons faire une campagne. Je peux vous dire laquelle.
C'est une campagne qui va injecter euh des thèmes et obliger tous les autres à en parler. Alors là, vous venez de me voir défendre une idée qui n'était pas présente dans le paysage. C'est les écorégions.
Mais auparavant, comme nous faisons une campagne d'équipe sur tous les fronts, et bien nous avons introduit le thème de l'autonomie de la Corse en votant l'autonomie de la Corse au Parlement et donc en faisant en aidant cette idée à passer. Et là en ce moment même vous avez Mathilde Panot et Bastien Lachot qui sont en canouez je vous parle. Non mais attendez madame une campagne vous posez une question, je vous fais une réponse.
Une campagne électorale consiste à introduire des thèmes idéologiques et programmatiques. Il va commencer avec un calendrier par avec un calendrier très précis et ce calendrier va heurter aussi. Aprèsin, la justice va trancher sur le cas de Marine Le Pen.
Vous l'avez affronté déjà trois fois. Est-ce que vous aimeriez l'affronter une nouvelle fois ? C'est pas une affaire de goût personnelle.
Non non, c'est manière de Il y aura une candidature du Rassemblement national et j'espère qu'on arrive à les battre dès le premier tour. Voilà mon calcul. Mais lors du premier procès, vous aviez dit ça n'est pas à la justice de décider quelle sera la physionomie de la fiche présidentielle.
Vous vous avez un mauvais souvenir. J'avais dit qu'une décision immédiatement exécutoire et sans appel me paraissait être une une façon d'agir qui n'est pas conforme à l'idée qu'on se fait. Mais aujourd'hui.
Qu'est-ce que vous dites ? Attendez, je termine. Les Français, on a l'habitude de méthodes brutales.
Par exemple, il n'existe pas chez nous, ce qui existe dans d'innombrables pays qui s'appelle l'abéas Corpus. Il est interdit d'enfermer quelqu'un avant qu'il ait été condamné. Voilà ce que j'ai voulu dire.
Et aussitôt un certain nombre de gens ont dit "Ah, il voudrait que Marine Le Pen". Non, je dis simplement ce qui est je trouve qu'une peine exécutire sans possibilité d'appel, là c'est en appel. Et on m'a dit "Oui, mais je sais bien." Donc donc si si elle ne peut pas se présent, pardon, non mais ne mélangez pas tout.
La peine de madame Le Pen est exécutoire aujourd'hui, donc peut-être que c'est en appel, mais en attendant, elle a déjà dû quitter son siège de conseillère général. C'est vrai. Donc parlons de ce qui est vous avez le droit de dire c'est très bien, on peut sur un simple soupçon.
C'est ce qui se fait dans les médias. Quand quelqu'un est mis en cause ou mis en examen, il est traîné dans la boucdemain, si elle est condamnée, elle est condamnée et là ça ne vous posera pas de problème. Si elle est condamnée et que c'est Jordan Bardella qui prend sa succession, est-ce que vous ne craignez pas que ce qui fait votre force, c'est-à-dire les la jeunesse, il ne soit un meilleur concurrent que vous vis-à-vis des jeunes ?
Non, je pense que vous vous trompez beaucoup sur la jeunesse et que vous ne connaissez pas son état d'esprit. La jeunesse de notre temps, vous-même vous avez des enfants, donc vous savez de quoi je parle. La jeunesse de notre temps est infiniment plus mû que celle de mon époque et même de la vôtre.
Pourquoi ? Parce qu'ils ont tous pris conscience du danger qui porte sur la planète et sur leur propre vie intime puisqu'ils savent tous que l'infertilité est en train de gagner. Vous ne craignez pas la concurrence de Jordan Bardella sur l'électorat jeune.
Je ne pense pas que ça se passe à l'âge parce que aujourd'hui c'est moi qui suis le mieux placé paraît-il dans la jeunesse et c'est pas à cause de mon âge hein, vous le connaissez, je vais avoir 75 ans. Ce qui prouve que les jeunes gens ne se déterminent pas sur les apparences et je ne je suis pas candidat à être leurs copains. Je suis candidat à être président de ce pays.
Peut-être que monsieur Jordon Bardella et lui candidat à autre chose mais moi non à ce pays. Et si je préside ce pays, il y aura des écorégions et les maladies qui résultent des mauvaises décisions politiques seront combattues fermement. Voilà ce que j'ai à leur dire.
Alors, vos détracteurs disent et notamment à gauche que vous êtes le plus mauvais candidat pour pouvoir battre le RN au second tour. Je salue la préciance électorale de mes détracteurs car si elle était aussi forte qu'ils le disent, ils devraient tous à l'expendre compte des résultats qui leur sont amis. Qu'est-ce que vous leur répondez quand ils disent ça ?
Mais rien. C'est c'est de la mauvaise guéger guerre. Je n'ai pas envie de me disputer avec eux.
Je n'ai qu'une chose à dire. Si vous craignez qu'étant le candidat au 2e tour, je viens à être battu par un Jordan Bardella ou madame Le Pen, c'est que vous ne connaissez pas la France. Notre patrie n'est pas un pays raciste.
Elle n'est pas un pays supréiste, elle n'est pas un pays islamophobe. Et par conséquent, si je suis au 2e tour, si j'aurais donc déjà peut-être réussi à éliminer le RN du 1er, mais s'il est quand même là au 2è, je le battrai. Je n'ai pas le moindre doute sur ce sujet et vous l'ont plus d'ailleurs parce que je vous connais tous un par un.
Même quand vous n'êtes pas de mon avis, aucun d'entre vous n'est un raciste, je le sais. Est-ce que les divisions à gauche vous aident en ce moment ? Et ben alors en ce moment oui.
Alors disons une chose comme c'est j'ai deux propulseurs. Le premier qui vient qui nous pousse c'est notre audios de masse qui s'est vérifié à Saint-Denis. Et puis de l'autre côté il y a le vide qui m'inspire.
Donc ça accélère euh la fusée. Mais honnêtement, il va bien falloir qu'il se décide à un moment ou à un autre à faire quelque chose d'utile à part se battre entre eux. Bon voilà, vous mettez une date limite éventuellement.
Ah bah par la force des choses, disons que quand on va arriver au mois de novembre, nous on va déposer euh notre programme et on va pas commencer des palabre gropusculaires pendant des mois. Il s'agit de convaincre les Français, je le rappelle, parce que eux, ils confondent une élection avec leur congrès. Ils croient qu'il bavardent entre eux et puis qu'à la fin on lève la main.
Non. Donc s'il vous ralent, ce sera avant novembre. Faut que ce soit avant novembre.
Et ben, il vaudrait mieux d'abord pour eux tous. Euh s'ils doivent nous rejoindre, raller un mot qui est excessif. La vérité, je vais vous le dire, c'est que je souhaite que ceux qui viennent faire campagne avec nous restent même, c'est-à-dire que ils développent leurs propres idées et qu'il montre comment compte tenu de leur point de vue, ils appellent à voter pour moi.
Ben voilà. Merci. C'est ça faire une dynamique.
Merci Laurence. Merci Jean-Luc Mél d'avoir accepté notre invitation dans dimanche en public. C'est le dernier puisque c'est la fin de dimanche en public qui ne reviendra donc pas à la rentrée.
On va vous regretter. Ah bon ? Ah, c'est ce que disait le ministre tout à l'heure aussi, mais il y a eu le générique qui est passé donc on l'a pas entendu.
Mais moi je le dis, je parle pas pour le ministre parce qu'il est très mauvais mais je parle pour moi-même. Mais si tout le monde le dit, c'est tant mieux. Merci en tout cas.
Jean-Luc Mélenchon