Lyhanna, Bruel, Philippine : Charles Rodwell, député EPR des Yvelines
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. RCF Notre-Dame. Pierre-Hugues, vous recevez ce matin Charles Rodouel, député ensemble pour la République des Yvelines.
Bonjour Charles Rodouel. Bonjour, merci pour votre invitation. Et merci d'être avec nous ce matin. On va évoquer ensemble un certain nombre d'affaires judiciaires. L'IANA, bien sûr, Patrick Bruel, mise en examen hier, et puis l'affaire Philippine, du nom de cette jeune femme qui avait été violée et tuée en septembre 2024. Miboutabou, toutes ces informations sont-elles la manifestation de la faillite de l'institution judiciaire, Charles Rodouel ?
Miboutabou, ces meurtres, ces assassinats, ces viols, illustrent une chose, c'est que la République a perdu la capacité de protéger ses enfants et ses familles. Elle l'avait, elle l'a perdu, elle l'a perdu quand ? Depuis maintenant dix ans, on voit bien qu'il y a une succession de meurtres et d'attaques de ce type.
L'attaque au couteau de Birakheim, l'attaque au couteau de Mulhouse, l'attaque à Abt, évidemment le viol et le meurtre de Philippine, évidemment le meurtre et le viol de Liana, Lola, Elias, Thomas, chacun de ces meurtres, chacune de ces attaques a évidemment des circonstances différentes, mais elle illustre une chose, c'est l'ensauvagement de la société et la perte de la capacité de notre société et de notre état à protéger une part de nos enfants, une part de nos familles.
Et lorsqu'on travaille sur les textes de loi tels que ceux que je porte, c'est de répondre de manière très concrète et massive aux trous dans la raquette qu'on a identifiés, qui ont permis à ces auteurs de passer à l'acte et de tuer un enfant ou de mettre en deuil une famille de notre société. Et notre objectif, c'est d'éviter que cela se reproduise.
Mais Charles Rodwell, je vous propose qu'on s'intéresse aux causes avant de regarder ce qu'on peut faire. Les causes, vous avez parlé de l'ensauvagement de la société. Vous avez dit que c'est depuis dix ans. Est-ce qu'il y a une responsabilité des ministres de la justice qui se sont succédés au sein des gouvernements depuis dix ans ?
Je pense qu'il y a deux éléments à prendre bout à bout qui, cumulés, ont provoqué la situation dans laquelle on est. Un, vous avez une évolution de la violence et notamment un rajeunissement massif de la violence. Donc c'est le ministre de l'Éducation aussi qui est coupable ? Non, ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'on analyse la manière dont la dangerosité de la société s'est accrue.
Et moi, ce que je constate, sur ma circonscription, mais chacun d'entre nous peut le constater, c'est que dans la criminalité, dans les actes de délinquance, dans les actes de barbarie, dans les attaques, dans les meurtres, dans les viols, dans les actes de torture que l'on voit tous les jours sur l'ensemble du territoire français, on a un rajeunissement massif de cette violence sur notre territoire. Et on a notamment un énorme sujet lié à la délinquance et à la criminalité des mineurs que nous n'avons pas suffisamment traité. Mais pourquoi ? Deuxième des choses, je cumule justement, je viens au pourquoi.
On a un appareil judiciaire qui n'est pas adapté à la réponse à la dangerosité et à la criminalité de notre époque. Pourquoi ? Parce qu'on a un ministère qui, parmi beaucoup, beaucoup, beaucoup d'autres causes et autres sujets, a connu un sous-investissement chronique depuis maintenant des années. Et là où je suis fier, moi, pour le coup, d'appartenir au camp qui est le mien, c'est que nous avons accru les moyens de la justice de 54% de son budget en l'espace de moins de 10 ans. Nous avons permis le recrutement de 25% de magistrats en plus. On est passé de 8500...
Donc ça, c'est pour les moyens. J'aimerais bien qu'on arrive aux moyens après, Charles Rodouel. Mais si on revient aux causes, vous dites un rajeunissement des auteurs d'agressions et de délits. Mais pourquoi un tel rajeunissement ? Comment vous l'expliquez ?
Alors, je ne suis pas sociologue, historien, psychiatre...
C'est intéressant que les politiques essayent de l'accepter.
Mais ce que je constate factuellement, c'est qu'aujourd'hui, la jeunesse de 1945 n'est évidemment pas la jeunesse de 2025 ou de 2026. Et en fait, en l'espace de moins de 100 ans, on voit qu'il y a une évolution sociologique de la jeunesse dans notre pays qui fait qu'elle est confrontée à des problématiques nouvelles et qu'il faut qu'on appréhende, nous, en tant qu'hommes et femmes politiques, à la fois sur le volet, je dirais, psychiatrique, psychologique, moral, dans son éducation et dans son instruction, et aussi dans les réponses pénales qu'on est capable d'apporter aux problématiques nouvelles auxquelles on est confronté.
Mais vous avez été séduit par Emmanuel Macron. Est-ce que, quand on regarde les dix années qui viennent de s'écouler, c'est-à-dire ses deux mandats présidentiels, peu ou prou, est-ce qu'il a failli sur la prise en compte des problématiques des plus jeunes et de l'accompagnement de la jeunesse ?
Moi, je suis très fier d'une part du bilan qu'on a porté depuis dix ans en matière de politique européenne, en matière de politique économique, en matière de sauvetage d'une part de notre économie pendant les crises que notre pays a connues. Mais je suis aussi parfaitement conscient des échecs qui sont les nôtres. Et je considère que la politique régalienne, une part de la protection de notre culture, une part des politiques qu'on peut déployer pour faire vivre l'identité française, sont des échecs de notre part. Pourquoi ? Parce qu'il y a probablement une prise de conscience trop tardive sur l'importance des enjeux que ces enjeux représentent pour notre société.
Et on se retrouve dans une situation qu'on aurait dû appréhender il y a maintenant des années. Maintenant, moi, je ne suis pas venu simplement pour dresser le bilan, fermer boutique et mettre la tête dans le sable. Je suis venu avec les propositions...
Et on va parler justement de l'actualité de la sécurité des Français. Charles Rodouel, parmi les principales critiques qu'on entend cette semaine par rapport à la justice, il y a la question des moyens. Est-ce qu'il y a un problème de moyens, selon vous, dans l'institution judiciaire ?
Il y a clairement un problème de moyens par rapport au nombre d'affaires auxquelles nos magistrats, quels qu'ils soient, sont confrontés. Que ce soit au tribunal judiciaire, au tribunal administratif, en cours d'appel, dans l'ensemble de nos tribunaux et de l'appareil judiciaire, dans nos préfectures également, il y a une non-adéquation entre les moyens et l'explosion du nombre d'affaires. Si je prends un exemple sur le volet judiciaire, l'explosion du nombre d'affaires judiciaires liées aux violences intrafamiliales, aux violences sexuelles, aux violences sur mineurs, révèle une chose, c'est que maintenant, notre société parle beaucoup plus qu'avant. Et c'est une excellente nouvelle.
Mais qu'on a une part de notre appareil judiciaire. Elle n'a pas suivi parce qu'elle n'en a pas eu les moyens pendant des années et des décennies. A l'inverse, si je prends par exemple le volet administratif, notre justice administrative, elle connaît une embolisation massive, notamment du fait du droit des étrangers qui a explosé ces dernières années et sur lequel les moyens administratifs, légaux, financiers n'ont pas suivi à la hauteur du flux qui embolisse ces tribunaux. Et c'est bien la problématique à laquelle on a essayé de répondre ces dernières années avec une part de succès, mais il faut bien constater une part d'échec aussi.
Et c'est la raison pour laquelle nous devons mettre plus de moyens sur la table.
RCF Notre-Dame, nous sommes avec Charles Rodwell, député ensemble pour la République des Yvelines en septembre 2024. Le corps de Philippines avait été retrouvé sans vie dans le bois de Boulogne. Vous avez écrit une proposition de loi adoptée en commission mixte paritaire jeudi dernier. C'est une victoire, mais ce n'est pas la première fois que ce texte arrive au bout du processus. Il avait déjà été retoqué par le Conseil constitutionnel. Crignez-vous que ce texte soit à nouveau censuré ?
Nous avons pris toutes les dispositions, notamment vis-à-vis de la décision du Conseil constitutionnel et de l'avis du Conseil d'État que nous avons proactivement demandé. Je crois que ce texte est pleinement constitutionnel et je crois que ce texte est la preuve que l'on peut tout à fait respecter l'état de droit qui protège nos libertés publiques tout en prenant des mesures pour renforcer massivement la sécurité des Français et de nos familles. Et il pointe ce texte principalement les OQTF. Tout à fait. Il y a trois volets dans ce texte. 1. La lutte contre le terrorisme. 2.
L'accompagnement, le suivi, le soutien aux personnes qui sont atteintes de troubles psychiatriques graves qui posent un grave danger pour elles-mêmes comme pour le reste de la société pour les empêcher de passer à l'acte.
Et puis troisième volet, nous assumons de vouloir allonger la durée de rétention administrative pour des personnes extrêmement dangereuses, condamnées pour des faits de terrorisme, condamnées pour des faits délictuels et criminels extrêmement graves, actes de torture, actes de barbarie, viols, afin que ces personnes soient expulsées et retenues avant qu'elles ne passent à l'acte, tel que ça a malheureusement été le cas pour Philippine qui habite effectivement ma circonscription et je pense évidemment naturellement bien fort à sa famille dans le cadre du port de ce texte.
Charles Rodwell, l'extrême droite, dit cette semaine que les magistrats sont idéologisés pour qu'une loi soit bonne, il faut qu'elle soit bien appliquée. Est-ce que vous croignez que ce type de loi qui cible les OQTF ne soit pas appliqué par une magistrature qui serait idéologisée ?
Alors déjà, la première des critiques que j'ai reçues, c'est des procès en racisme, en xénophobie de la part de la gauche. Je tiens à rappeler à mes collègues que sept des dix articles que je porte concernent les Français comme les étrangers. et donc si racisme et amalgame il y a, il ne se situe pas de mon côté mais plutôt du leur. Du côté des magistrats, moi ce que je constate, mais je sais que ce n'est peut-être pas forcément une opinion populaire, c'est que beaucoup de magistrats sont très fermes et ils font ce qu'ils peuvent avec les moyens du bord. À partir du moment où... Donc il n'y a pas de idéologie de la justice pour vous, Charles Radevala ?
Il y a forcément des gens, quand on regarde les prises de position du syndicat à la magistrature et de d'autres magistrats, il y a évidemment une justice qui parfois porte une idéologie qui n'est pas la mienne, mais je ne crois pas que ce soit la majorité des magistrats. On serait peut-être en désaccord sur ce sujet, mais sincèrement, je ne le crois pas. En revanche, aujourd'hui nous avons un appareil judiciaire et un appareil pénal qui ne permet pas d'être aussi ferme que ce que l'on voudrait, notamment du fait de la surpopulation carcérale, de la surpopulation en centre de rétention administrative.
C'est bien la raison pour laquelle je suis fier d'avoir voté la loi de programmation du ministère de l'Intérieur et du ministère de la Justice qui met des milliards d'euros sur la table, notamment pour construire des places en prison et c'est le projet que porte Gérald Darmanin. Actuellement, à l'heure où on se parle, des milliers de places de prison sont construites enfin sur le territoire français et c'est heureux.
Gérald Darmanin qui vient de retirer le plaidé coupable de sa réforme de la justice alors qu'il en avait fait un de ses chevaux de bataille. Ce texte rejeté par les députés en commission prévoyait en échange une reconnaissance des faits par l'accusé avec l'accord de la victime, une réduction de la peine initialement envisagée. C'est intéressant quand on produit recul. En ce moment, on se pose des questions sur la présomption d'innocence pour respecter davantage la parole des victimes. Il y a cette procédure de plaidé coupable. Quels sont encore les principes de notre état de droit ?
Charles, vous venez de souligner, je vais répondre très directement à votre question, le pire de ce qu'on peut voir en politique. C'est-à-dire que depuis des semaines désormais, peut-être à juste titre, vous avez l'ensemble des partis politiques qui courent sur les plateaux de télévision et à la radio, et je vous remercie pour votre invitation, et qui expliquent qu'il faut être plus ferme contre les violences, notamment sexistes et sexuelles, sur RN jusqu'à la gauche, en passant par notre camp. Hier était présenté en commission des lois le texte de réforme de la justice criminelle portée par Gérald Darmanin, qui porte des mesures très concrètes, notamment pour lutter contre ces violences.
Résultat, ce texte a été rejeté en commission. Pourquoi ? Parce que toute la gauche a voté contre, tout le Rassemblement national s'est abstenu. Voilà ce qui s'est passé. C'est-à-dire que vous avez des forces politiques qui vont sur vos plateaux de télévision et de radio et qui expliquent aux Français qu'il faut être plus ferme, et dont le secret de la commission des lois ensuite plante un projet. Ce n'est pas tellement secret à la commission des lois. Oui, mais qui parle de ce sujet ce matin ? Qui parle du fait qu'un texte extrêmement important pour renforcer tous nos moyens de justice liés à la criminalité de notre pays a été rejeté par le cynisme des uns et l'abstention des autres ?
Si je reviens à ma question, Charles Rodwell... C'est la raison pour laquelle je le mets sur la table. Et on l'entend bien ce matin,
mais je voulais vous poser la question sur les principes de notre état de droit. On a l'impression que la justice ne sait plus où elle habite.
Moi, je pense que l'état de droit, il doit être fondé sur deux éléments. Un, nos libertés publiques. C'est ce qui nous permet de vivre en démocratie. Le droit de vote, la liberté d'opinion, la liberté d'expression. Deux, notre sécurité qui doit être la première de nos libertés. Ce que je constate, et c'est d'abord la faute du législateur, c'est que nous avons adopté une vision que je qualifierais de libérale, c'est-à-dire que nous avons fait la promotion depuis maintenant des décennies de nos libertés publiques en oubliant les fondements des éléments qui peuvent assurer notre sécurité.
Et parmi les mesures que nous pouvons porter, le texte que je porte, par exemple, permet, à mon avis, de retrouver une forme d'équilibre entre la protection de la liberté publique et le renforcement massif de la sécurité de nos familles et de nos enfants. Et c'est cet équilibre que nous devons retrouver qui, je crois, s'inscrit au fondement de notre état de droit.
Vous écoutez RCF Notre-Dame. Nous sommes avec Charles Rodwell, député ensemble pour la République des Yvelines. Le Conseil d'orientation des retraites a publié son rapport annuel cette semaine. Les chiffres sont inquiétants à long terme. Le déficit du système est revu à la hausse à 2,4% du PIB en 2070. Le corps qui évoque même un âge de départ qui devrait monter à 67 ans et demi en 2070 pour équilibrer les comptes. Faut-il une nouvelle réforme des retraites ?
Charles Rodwell. Il nous faut la retraite par capitalisation universelle obligatoire. C'est le seul moyen. C'est ce qu'on a porté en 2019. C'est ce que Sébastien Lecornu a... Malheureusement, nous nous sommes retrouvés en minorité. Je rappelle que lors de la réforme des retraites en 2023, qui était portée par Elisabeth Borne, si seulement on avait obtenu, par exemple, le soutien des Républicains... Si seulement Sébastien Lecornu
n'avait pas suspendu sa réforme...
Laquelle de parlez-vous ? Si Sébastien Lecornu n'avait pas suspendu la réforme des retraites... Elle a été décalée d'un an. J'ai d'ailleurs voté contre parce que je suis contre toute suspension, tout décalage de ce type de réforme. Pourquoi ? Pas pour me faire plaisir ou faire plaisir aux gens qui nous écoutent, simplement parce que nous n'avons pas d'autre choix. Et je suis convaincu que les Français sont parfaitement lucides sur cette question. Je suis convaincu d'une chose, c'est que si nous ne changeons pas de modèle, notre système de retraite est mort. Aujourd'hui, il y a un déficit déjà de plus de dizaines de milliards d'euros sur notre régime par répartition.
Sans bascule sur un régime de retraite par capitalisation, plus personne n'aura de retraite dans les décennies qui viennent, exactement pour les chiffres que vous venez d'employer. J'ajoute une deuxième chose, rapidement. Tout le monde part plus de moyens pour l'éducation, pour la justice, pour la transition écologique, pour l'intérieur, pour nos armées. Et personne ne parle de moins de moyens, c'est ça ? Personne ne parle d'économie. Le mammouth dans la pièce, c'est quoi ? C'est la protection sociale. Et le mammouth dans la pièce, je dirais, la protection sociale, c'est quoi ? Ce sont nos retraites.
Sur les 1 000 milliards de dettes ces dernières années, 550 milliards d'euros, 55% de cette dette, elle est due rien qu'aux retraites. Et moi, voyez, avec d'autres collègues, Guillaume Casbarian, par exemple, chaque année, je porte des amendements pour faire des milliards d'euros. La dernière fois, lors du dernier budget, j'ai porté des amendements pour faire 23 milliards d'euros d'économie, notamment sur la protection sociale. À votre avis, combien de ces amendements ont été adoptés ?
Zéro. Mais il faudrait que le politique... Zéro. Il faudrait que le politique soit... Et donc tous les gens. Il faudrait que le politique prenne conscience qu'il faut parfois s'émanciper de la démographie du pays. Ceux qui votent pour les élections, ce sont principalement des retraités.
Mais bien sûr, et vous croyez que lorsque je dépose ces 23 milliards d'euros d'économie, je suis populaire ? Non. Ce sont des mesures d'économie sur des choses qui sont importantes pour beaucoup de Français, notamment leur retraite. Mais nous n'avons pas d'autre choix. Si nous voulons sauver la retraite des Français et si nous voulons plus de moyens pour la justice, plus de moyens pour l'éducation, plus de moyens pour l'intérieur, plus de moyens pour l'école, plus de moyens pour nos armées, plus de moyens pour la transition écologique, et j'en passe, nous n'avons pas d'autre choix que de changer de modèle sur la protection sociale.
Et c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas d'autre choix que de mener une réforme massive de retraite par capitalisation. Et la raison pour laquelle je suis en cette position ce matin, c'est parce qu'entre les paroles et les actes que j'essaie de porter, j'essaie d'avoir un tout petit peu de cohérence. C'est l'objet des amendements que l'on porte chaque année lors de l'examen du budget de l'État et du budget de la sécurité sociale.
Est-ce que vous espérez, Charles Rodwell, que dans le cadre des débats de l'élection présidentielle, ce sujet soit davantage abordé qu'il ne semble s'apprêter à l'être ?
Je pense que parmi les deux ou trois sujets sur lesquels l'élection présidentielle doit faire justice et doit trancher l'avenir de notre pays, j'en vois au moins trois. Un, la question du financement, effectivement, de la protection sociale, qui est fondamentale pour tous d'entre nous. Deuxième sujet, l'éducation et la protection de nos enfants. L'instruction nationale et leur protection dans l'espace public et dans notre société. Et puis trois, il y a évidemment les enjeux culturels, civilisationnels et migratoires. Je suis convaincu que l'immigration s'inscrira au cœur de cette élection présidentielle et je prendrai toute ma part à ces sujets.
Merci beaucoup, Charles Rodwell. Je rappelle que vous êtes député ensemble pour la République des Yvelines. Vous étiez l'invité de la matinale. Cette interview t'a retrouvée en podcast sur notre site rcfnotredame.fr.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada
Charles Rodwell