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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 19 mars 2025 6 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & élections

Retraites : F. Bayrou assure ne s’être « jamais » immiscé dans les débats des partenaires sociaux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46FerméeRéponse directe

    Allez-vous respecter vos engagements et permettre aux partenaires sociaux de construire une solution sans miner leur terrain de négociation ?

  • 4:48OuverteRéponse partielle

    Vous ne cédez pas aux sirènes qui soufflent sur la place Beauau et la place Bandô ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:08Premier ministreChiffre
    « la Cour des comptes a montré que l'équilibre hélas n'existait pas, qu'on était d'ors et déjà en déficit de 7 milliards par an et que ce déficit allait croître »
  • 3:52Premier ministreFait
    « on ne pouvait pas revenir à 62 ans, supprimer la réforme des retraites et retrouver l'équilibre financier »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Applaudissements]

0:02
Locuteur

Merci monsieur le président. Monsieur le Premier ministre, par l'être du 16 janvier, vous me confirmiez, je vous cite, votre engagement sans ambiguïté pour que la concertation sur les retraites se déroule sans totem ni tabou, pas même l'âge légal d'ouverture des droits avec une condition, la recherche de l'équilibre financier. En s'attaquant aux inégalités salariales entre les femmes et les hommes, en s'attaquant au sous-emploi des seigneurs, en s'attaquant à l'injustice fiscale, je vous l'assure, monsieur Baou, cet équilibre financier est oré de main, y compris en revoyant la mesure d'âge.

Or, il ne se passe pas une semaine sans que vous vous imissiez dans les discussions des partenaires sociaux qui devaient être libre. Un jour, vous parlez de déficit cachés, un autre vous imposez un retour à l'équilibre dès 2030, le lendemain, vous écartez en conscience. Toute discussion sur l'âge légal de départ à 62 ans alors que la question est éminemment politique. Ce n'est pas une simple question de terme de la discussion, c'est un sabotage du dispositif que vous avez vous-même imaginé. Par cette méthode qui renoue avec celle des gouvernements précédents.

Vous dégradez le dialogue social, vous contournez le parlement, vous méprisez les citoyens qui se sont manifestement et massivement mobilisés contre cette réforme et vous générez un climat de défiance. Alors, ma question est très directe. Monsieur le premier ministre. Allez-vous respecter vos engagements et permettre aux partenaires sociaux de construire une solution sans miner leur terrain de négociation ? Pour vous répondre, la parole est au Premier ministre. Monsieur le Premier ministre. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président Patrick Caner, il y a deux questions dans votre interrogation.

La première de ces questions qui est discutée très largement euh c'est de savoir si les partenaires sociaux, organisation syndicale et représentants des entreprises ont une légitimité pour participer à cette question du financement, de l'équilibre et de l'organisation du système des retraites. beaucoup de d'observateurs et beaucoup d'acteurs politiques pensent que non. Moi, je pense que oui. Et j'ai donc donné la main aux partenaires sociaux pour qu'ils examinent cette question. Est-ce que je me suis imissé dans leur débats ? Jamais. Je ne suis même pas allé présenter le rapport de la Cour des comptes devant les représentants réunis autour de cette concertation.

Euh le lorsque vous vous faites allusion à cette polémique récente, vous avez au début de votre interrogation rappelé l'essentiel. La lettre de mission que j'ai écrite et qui a été acceptée par tous ceux qui étaient là, c'est une lettre de mission qui stipulit queon ne pouvait pas dégrader l'équilibre financier. Et dans une deuxième lettre, j'ai rappelé qu'il fallait revenir à cet équilibre. Vous savez que la Cour des comptes a montré que l'équilibre hélas n'existait pas, qu'on était d'ors et déjà en déficit de 7 milliards par an et que ce déficit allait croître.

Et j'ai simplement rappelé que il fallait se fixer comme objectif le retour à l'équilibre en 2030, ce que tout le monde a a accepté. À cette lumière, dans ce contexte financier, démographique, on m'a demandé si je pensais que c'était possible, faisable. J'ai répondu qu'à mes yeux, on ne pouvait pas revenir à 62 ans, supprimer la réforme des retraites et retrouver l'équilibre financier. C'est mon analyse et je suis sûr qu'elle est partagée sur beaucoup de vent de banc et même dans l'inconscient de la plupart de ceux qui posent des questions.

Et donc cette et donc cette affirmation cette affirmation cette analyse là, je la crois fondée et j'ai rencontré un certain nombreistes de cette concertation qui ont l'intention de continuer à s'investir sur ce sujet. Je le souhaite et je souhaite qu'en effet on trouve les aménagements nécessaires et l'équilibre financier qui est indispensable à l'avenir du système de retraite et qui est indispensable aussi à l'équilibre de notre pays. Merci monsieur le président.

Monsieur le président Caner, mon intention va très bien, monsieur Premier ministre, mais je me demande quand même si globalement dans vos propos vous n'êtes pas en train de céder aux sirènes qui soufflent et qui sifflent sur la place Beauau et la place Bandô et très simplement vous qui êtes un homme du centre droit. En tout cas, vous vous réclamez du centre droit.

Je me demande si vous ne dirivez pas vers l'extrême droite du centre et que et en toute hypothèse quand hier vous dénoncez deux de vos ministres sur les questions de laïcité quand vous laissez ici se développer un débat qui vise à recycler des mesures extrêmes d'extrême droite censuré par le Conseil constitutionnel en laissant vos ministres les les cautionner, j'estime qu'effectivement Il y a une dérive et sur ce chemin du tapis rouge nous ne vous suivrons pas monsieur le premier ministre.