Législatives : les macronistes contre Macron ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Peut-on parler de désertion des macronistes après la dissolution ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Bruno Le Maire critique-t-il implicitement Macron ?
- 2:30OuverteRéponse directe
François Bayrou regrette-t-il la dissolution ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Y a-t-il un manque de solidarité dans la majorité ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Édouard Philippe prend-il ses distances avec Macron ?
- 5:30RelanceRéponse partielle
Les députés macronistes sauvent-ils leur peau plutôt que de faire campagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Fait
« la décision de la dissolution et la décision d'un seul homme le président de la République »
- 3:00Fait
« personne n'a voulu y aller et C c'est un un missile une munition adressée directement à Bruno Le Maire »
- 5:00Chiffre
« il y a une dizaine de ministres qui quand même vont battre la campagne qui se sont engagés en disant on y va »
- 7:00Fait
« le président lui a expliqué en gros euh bon je prends mon risque mais la gauche va rester éclatée »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ce qui nous frappe plus généralement c'est la désertion peut-être des macronistes savez cette formule affreuse les rat quittent le navire et bien on se pose la question de savoir s'il y a pas un petit peu de ça dans le camp de la majorité présidentielle après la décision radicale qu'a prise Emmanuel Macron semble-t-il de plus en plus décision plus en plus solitaire on va en parler avec vous de cette désertion avec Julien Arnaud qui nous a rejoint Valérie nata éditorialiste LCI Patrice duamel merci d'être avec nous Marcelo vesfred vous vous êtes rédacteur en chef du sice politique chef adjoint du S polique chef adjoint du sice politique du Parisien voilà l'appellation contrôlée et nous sommes toujours avec Chloé Morin politologue euh et analyste des situations politiques compliquées pourquoi parle-ton de désertion de prise de distance à minima un son qui nous a frappé une interview c'est celle de de Bruno le qui est ministre de l'Économie depuis le début du premier quinquenin d'Emmanuel Macron et qui disait ceci du chef de l'État la décision de la dissolution et la décision d'un seul homme le président de la République ce que je constate c'est qu'elle a créé dans notre pays dans le peuple français partout de l'inquiétude de l'incompréhension parfois de la colère c'est ce que je vois chez nos électeurs voilà pas forcément une approche extrêmement positive on va en parler François Baayou lui le l'homme qui a aidé Emmanuel Macron à accéder à l'Élysée critique la dissolution j'avais défendu l'idée que si dissolution il devait y avoir parce qu'on voyait venir depuis longtemps les blocages complets à l'Assemblée nationale sur tous les textes avec menace de motion de C qui renverse le gouvernement mon analyse à moi c'était que l'automne avec le degré de préparation d'explication nécessaire aurait été une autre solution c'est pas celle qui a été choisie Raon voilà il nurait pas fait ça mauvais timing Elisabeth borne elle est candidate elle va essayer de se faire rélire elle a sans doute peur peut-être de passer à la trappe en tout cas sur sa son affiche voyez elle a été quandême Premier ministre du président du président il n'est pas question et pour finir la présidente de l'Assemblée nationale on sait qu'elle était pas d'accord avec la dissolution voilà ce qu'elle dit dans les colonnes de votre journal il y a elbron Pivet en 2002 je l'avais pas mise non plus la photo j'ai l'honneur d'avoir exercé une fonction importante j'ai beaucoup travaillé dans ma circonscription et donc ma notoriété est suffisante euh je me présente aux électeurs en mon nom Emmanuel Macron je n'ai pas besoin de lui au contraire Bruno Le Maire c'est peut-être vous allez me le dire mais peut-être le plus frappant parce qu'il est toujours d'une prudence de chat pas un mot plus haute que l'autre même quand il essae un peu de s'affranchir il revient après dans le rang là en creux en creux il y a quand même une forme de critique très sévère est-ce que vous l'entendez comme ça alors je l'entends comme ça c'estàdire une prise de distance et puis euh euh un un pas de côté de plus en plus marqué qui est aussi le fruit euh d'une tension entre les entre le Président de la République ETL et le ministre le maire enfin ex enfin ministre sortant on va prendre un exemple dimanche soir 2h après l'annonce de la de la dissolution Emmanuel Macron fait une deuxème réunion à l'Élysée où il réunit tous les ministres et à un moment il dit il dit on en est là j'ai dû envoyer Valérie parce que et il a à sa droite Bruno Le Maire parce que personne n'a voulu y aller et C c'est un un missile une munition adressée directement à Bruno Le Maire il voulait que ce soit la tête de liste aux Européennes Bruno Le Maire sentant que ça allait être compliqué n'a pas voulu l'être pendant cette périodelà c'est le moment où le ministre de l'économie en plus est rentré sur la question très sensible des comptes publics en se drapant dans des dans dans dans dans un discours presque austéritaire alors qu'il avait été l'homme du des des chèqus et des boucliers à tout va donc le président de la République lui en veut et considère qu'une partie de la responsabilité de la situation et incombe à Bruno Le Maire et Bruno Le Maire lui considère que c'est pas de sa faute et en revanche il voit cette possibilité d'être l'homme de l'près ça sa possible candidature pour après compromise par ce navire qui commence à prendre l'eau de tout côtés ce navire de la majorité à laquelle il fait partie mais alors du coup ce qu'on assiste c'est vraiment à des macronistes qui de plus en plus sont contre Macron c'est ça qui se passein oui en fait ce qui se passe c'est que aucun ne veut porter la responsabilité d'une éventuelle accession de du du RN au pouvoir donc la raison pour laquelle le système Macron a l'air d'exploser c'est parce que les uns et les autres sans doute ne voient pas de victoire au bout et ils sont donc déjà en train de régler les comptes d'un événement qui n'est pas encore arrivé et c'est pour ça que moi ça me ça me frappe voire ça me choque d'abord parce que les uns et les autres ils doivent quand même tous énormément Emmanuel Macron pas François Baayou mais quand on regarde Bruno Le Maire et Cera tous les gens qui voilà donc ils doivent beaucoup à Macron donc déjà c'est un peu choquant qu'il soit pas ensuite parce que la campagne n'est pas jouée on est on commence la campagne maintenant que les enjeux sont immenses alors je vais pas dire que la majorité actuelle va gagner on voit tous les sondages mais enfin pour l'instant on a déjà on n pas de projection en siège et il y a une campagne donc il faut qu'elle serve à quelque chose et je trouve que au début même d'une campagne qu'utant de cador de la majorité et l'air d'être non pas en train d'essayer de sauver les meubles mais en train de régler leurs comptes je trouve que ça donne une impression catastrophique vous trouvez aussi qu'il y a un manque de solidarité c'est ce que vous dites dans le fond clloé Morin ah on l'entend beaucoup en coulisse ça c'est sûr certains reprochant mais depuis des mois à Emmanuel Macron d'avoir toujours cette décision très verticale ça c'est la raison mais le manque de solidarité vous êtes d'accord avec le fait que ben oui avait ce que dit Chloé en revanche quand on voit qu'il y a une dizaine de ministres qui quand même vont battre la campagne qui se sont engagés en disant on y va certains dès la dissolution annoncée on dit nous on y va donc à la fois peut-être ils sauvent leur pot bien sûr mais je trouve que c'est pas pas les plus gros c'est pas les plus gros mais c'est surtout le cas de Bruno leemer l'heure qui a pass rassemblement national depuis depuis des la dernière fois Sébastien lecnu qui n'y va pas non plus qui préfèera aller son siège c'est un peu contra de ce que vous dites il se planquent les gros se planquent pas pas d'armanin mais qui était qui lui était totalement favorable à la dissolution et qui a même préparé ça politiquement avec le président et là je suis pas d'accord avec le thème désertion si on part sur il y a une dizaine bah il déserte pas ils sont là ils sont en campagne alors cert vous allez voyez vous avez le droit vous voyez le vert à moitié plein exactement mais Valérie moi je je trouve que ça donne l'impression euh tout toutes ces déclarations euh et cetera ça donne l'impression d'une débandade alors même que pour l'instant la majorité présidentielle n'a pas n'a pas été battu euh c'est impressionnant mais d'une certaine manière je parle pas des des des politiques entre guillemets prof je vais reprendre question de de Guill qu'on met décidément beaucoup les politiques professionnelles à part le la macronie ce sont ce sont des gens qui sont venus après la grande marche beaucoup de la société civile et cetera et cetera et donc là ils se retrouve dans une situation qu'ils n'ont pas demandé c'est une armée là vous parlez des députés alors députés mais aussi de ceux qui ont voté pour la macronie pour un en même temps et de droite et de gauche là et de droite et de gauche ce sont deux bloc ça devient très difficile de savoir quelles sont les valeurs de la macronie on a l'impression on a l'impression d'une armée en déroutes en train de faire campagne sur une décision qu'ils n'ont pas choisi et que les électeurs n'ont pas forcément comprise h alors désertion ou pas est-ce qu'il y a un manque de solidarité quand même est-ce que tous ces élus tous ces hommes politiques qui devaient faire la politique autrement en réalité il ne pensent qu'à sauver leur peau soit en y allant soit en y allant pas surtout je suis d'accord avec Marcello il il y a ceux qui pensent à la présidentielle Bruno Le Maire évidemment François baerou aussi mais lui il est il est plus solidaire quand même avec le président même s'il prend un peu de distance mais qui considère un peu qu'ils doivent se mettre dans le le chemin de Sarkozi avec Chirac c'est-à-dire c'est pas une vraie alternance politique mais il faut donner le sentiment qu'on rond d'une certaine manière avec le le prédécesseur après il y a les députés qui eux se retrouvent dans une situation difficile il n'avaient rien préparé et là ils essaient de compenser une forme de rejet personnel des électeurs face au face au président et puis il y a ceux qui ont eu des conversations j'ai un témoignage d'un proche de de de Macron qui l'a eu au téléphone il y a il y a 8 jours 1 heure avant la l'annonce de la dissolution et le président lui a expliqué en gros euh bon je prends mon risque mais la gauche va rester éclatée donc le risque il est pas aussi majeur que ça et si la gauche est éclatée à deux candidats partout et bien il y a une bonne chance que nos candidats à nous soi au second tour dans la plupart des circonscriptions paris perdu et donc il y a une forme je dirais de de d'incompréhension ils ont l'habitude ils considèrent que le président est brillant mais ils ont quand même l'habitude même si le conteste la verticalité de dire que ces décisions sont le plus souvent rationnelles et là ils ont le sentiment que c'est irrationnel et donc ils comprennent pas c'est une forme d' compréhension et alors et donc du coup comme Bruno Le Maire il se détache euh de la pensée présidentielle voilà et euh et pour un camp qui est déjà en difficulté ben ça ajoute encore ça affaiblit encore celui qui se détache le plus c'est Édouard Philippe c'est Édouard Philippe qui qui qui fait campagne sous les couleurs d'horizon il il bien sûr il fait campagne pour une nouvelle majorité parlementaire a-t-il dit ce matin mais c'est quand même la prise de distance a été très très grande c'est un révélateur parce qu'en fait on le connaissit tout ça en fait on le savait déjà avant c'est c'est c'est élections c'est juste là c'est au grand jour et c'est ça a servi de passer je dirais au détecteur et au révélateur pour dire on peut prendre des positions mais sur le fond non j'allais souligner la même chose celui qui est le plus dans le pas de côté il avait déjà commencé c'est Édouard Philippe à tel en scène qui a même une circonscription dans laquelle il y a un candidat Renaissance versus un candidat horizon que les candidats horizon se présentent seront rattachés au partis horizon et non pas la plateforme de tous les partis de la majorité le Premier ministre enfin l'ex-Premier ministre a quand même dit à la télévision queil n'était pas sa qu'un président de la République mène une campagne des législatives donc on a quand même un Édouard Philippe qui joue gros parce que lui en fait il attendait depuis des mois il était en embuscade à attendre le moment où la droite se disloquerait et viendrait par bataillon entier dans son parti qui était sur l'ail droit de la majorité or ce n'est pas en ce moment ce qui est en train de se passer donc il y a une petite inquiétude de voir qu'à la fois le le camp majoritaire est sous le feu et donc ça va lui coûter des des des sièges et qu'en même temps la droite se divise on l'a vu tout à l'heure en trois mais ne vient pas pour autant le rejoindre massivement donc il est pour l'instant un perdant de cette séquence et on sent je l'ai écouté ce matin moi aussi une certaine anxiété je trouve dans sa dans le ton de sa voir