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Discours / meetingDanièle Obono· 29 mars 2024 5 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSolidarités & familleInstitutions & élections

🏛️RACISME | Il faut reconnaître et sanctionner la discrimination capillaire !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiquePromesse
    « la proposition de loi dont nous discutons ce jour vise à reconnaître et à sanctionner la discrimination capillaire »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « les cheveux comme tout attribut physique renvoi non seulement un imaginaire mais aussi à des pratiques et des politiques qui ont une histoire longue »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « les cheveux crépus ou frisés sont toujours socialement associés à des adjectifs péjoratifs »
  • 3:24Invité politiqueChiffre
    « le risque de voir un cancer de l'utirus apparaître est beaucoup plus élevé chez les femmes qui utilisent des produits capillair pour défriser leurs cheveux que chez celles qui n'en utilisent pas il est de 4 % pour les unes contre 1 % pour les autres »
  • 4:06Invité politiquePromesse
    « nous saluons l'initiative du rapporteur serva et nousons nous voterons donc en faveur de de ce texte »

Temps de parole

  • Danièle Obono100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Danièle Obono

ne touche pas à mes cheveux quand ce sont les sentiments que je porte ne touche pas à mon âme quand c'est le rythme que je connais ne touche pas à ma couronne elle dit la vision que j'ai trouvé ces paroles de la chanteuse affroétats-unienne Solange font écho explique la journaliste natellg wy a je cite de nombreux moments de ma vie où non seulement mes cheveux crépus mais aussi mon nom ma couleur de peau mon corps ma simple présence mettait les autres mal à l'aise parce que je ne me conformais pas aux idéaux de la suprématie blanche ou du patriarcat dans ce morceau les cheveux sont utilisés comme une métaphore de tout autre de toute notre essence et sont le symbole parfait car nos cheveux sont quelque chose qui a toujours été contrôlé à travers l'histoire et jusqu'à nos jours la proposition de loi dont nous discutons ce jour vise à reconnaître et à sanctionner la discrimination capillaire contrairement aux railleries de ces détracteurs et détractrices entendu au commission contrairement au mépris qu'on vient d'entendre concernant ce sujet qui concerne au quotidien des nombreux Français et Françaises l'expression d'une insensabilité voire d'un dénis des mécanismes de domination qui s'explique peut-être parce que les personnes en question n'en sont pas victimes en bénéficient ou les alimentent ce texte s'attaque à un problème réel sérieux et politique la discrimination capillaire touche principalement des femmes ou des personnes racisées mais impacte toute la société le dédit de droit et de dignité infligé à ne serait-ce qu'une toute petite partie de la population renforce toujours les mécanismes d'oppression sur son ensemble et donc quand une forme d'oppression recule c'est toute la société qui progresse les cheveux comme tout attribut physique renvoi non seulement un imaginaire mais aussi à des pratiques et des politiques qui ont une histoire longue à partir du 15e siècle avec la colonisation de l'Afrique et des Amériques les différences morphologiques entre êtres humains ont service de ont servi de base matérielle pour justifier l'exploitation des populations dominées dans le système esclavagiste qui a été un des fondements du capitalisme moderne la longueur et la texture des cheveux constituent avec la couleur de la peau et les trèit faciaux l'un des principal l'un des principaux critères de catégorisation et d'infériorisation l'abolitionniste Victor Schelcher notait ainsi en 1842 au sujet des populations noires et métises des colonies françaises que quiconque a les cheveux laineux si essentiel de la prédominance noire dans le sang ne saurait aspiré à une alliance avec des cheveux plats les femmes de couleur qui ont la chevelure crépu s'impos des tortures horribles en se coiffant pour l'attirer de façon à laisser croire qu'elle est soyeuse perception et pratique d'un temps révolu me direz-vous que neni les oppressions et les discriminations qui en découlent ont la vie dure aujourd'hui encore partout dans le monde y compris en France les mêmes mécanismes sont toujours à l'œuvre dur difficile indomptaable sale négligé les cheveux crépus ou frisés sont toujours socialement associés à des adjectifs péjoratifs car mend psychologue du travail qui a étudié la condition professionnelle des femmes noires diplômées en France et leur expérience sociale explique ainsi comment à l'injonction à avoir une coiffure professionnelle revient fréquemment dans ses entretiens une femme me disait je me suis autocensurée je mettais des perruques je faisais des tissages une autre chef d'équipe dans l'informatique avait tellement intériorisé cette injonction que lorsqu'elle recrutait des femmes noires elle leur disait de ne pas travailler avec leurs cheveux naturel ou avec détresses car elles sont symboliquement assignées aux personnes noires ces discriminations constitue également un risque de santé publique toutes les personnes qui sont contraintes de se transformer les cheveux au moyen de produits chimiques mettent en jeu leur santé selon une étude de 2022 le risque de voir un cancer de l'utirus apparaître est beaucoup plus élevé chez les femmes qui utilisent des produits capillair pour défriser leurs cheveux que chez celles qui n'en utilisent pas il est de 4 % pour les unes contre 1 % pour les autres le présent texte permet donc de préciser utilement les dispositions relatives à la lutte contre les dis discrimination nous sommes plusieurs membres du groupe de la France insoumise du PS en a cosignataire nous saluons l'initiative du rapporteur serva et nousons nous voterons donc en faveur de de ce texte il nous semble néanmoins que la loi gagnerait en clarté à rattacher le critère capillaire à la discrimination liée à l'apparence physique et à celle à l'origine c'est le sens de l'amendement que nous avons déposé et puis ce texte qui modifie trois recueils différents illustre également selon nous la nécessité de créer un répertoire unique un code de la non discrimination rassemblant les dispositions nombreuses mais épars qui existent aujourd'hui dans notre droit pour le rendre plus lisible et accessible pour les professionnels et les justiciables enfin lutter efficacement contre les discriminations nécessite d'intervenir en amont et à la racine pour les prévenir et les éradiquer comme le rappelle la Défenseur des droits il y a urgence à mettre en œuvre une stratégie nationale et déployer des plans globaux structurel et coordonné destiné à lutter contre les discriminations dans leur dimension systémique et permettant d' articuler les différentes approches par critère c'est ce à quoi s'attlera la majorité insoumise lorsque le peuple nous donnera la force de tout [Applaudissements] changer