Depuis le 19 juin, on recense 301 décès par noyade, un nombre en hausse de 14% par rapport à 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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On recense 301 décès par noyade depuis le 19 juin, soit 14 % de plus qu'en 2025. Comment l'expliquer ?
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Quels sont les principaux facteurs de risque de noyade ?
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Pourquoi manque-t-on de maîtres nageurs en France ?
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En Allemagne, les piscines sont ouvertes de 6h à 22h. Pourquoi pas en France ?
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Faut-il une politique de prévention comme pour la route ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00GaëlleChiffre
« La noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. »
- 4:00Axel LamotteFait
« En France, les chômeurs sont indispensables à la société à condition qu'ils restent chômeurs. »
- 6:00Axel LamotteFait
« En Allemagne, les piscines sont ouvertes de 6h le matin à 22h. »
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Autant de noyades en France en un seul été. Gaëlle, bonsoir. 301 décès depuis le 19 juin.
C'est 14 % de plus que l'an dernier à la même période. Oui, tout à fait. 301 familles endeuillées sur malheureusement des risques chez lesquels on ne doit pas accepter la fatalité.
Ces personnes déjà représentent une augmentation de 14 % par rapport à l'année dernière, sachant que l'année dernière déjà on avait 15 % d'augmentation de ces noyades qui surviennent malheureusement dans des zones souvent sans surveillance, des enfants malheureusement qui décèdent aussi dans des bassins sans surveillance ou qui ont échappé à la surveillance de leurs parents. On a des des personnes qui surestiment leur capacité, qui vont être victimes de crampes, d'épuisements, qui vont se noyer. Et malheureusement aussi, l'hydrocution qui peut être à l'origine...
Ce n'est pas l'hydrocution en elle-même qui tue. L'hydrocution, c'est un malaise. Et c'est cette hydrocution, malheureusement, qui provoque par la suite de la noyade la personne, on le rappelle, quelques centimètres suffisent de se noyer, pas que pour les enfants mais aussi pour des adultes.
Pas mal de personnes âgées, malheureusement, font partie de ce triste bilan. On sait que la noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. Axel Lamotte, vous êtes responsable au sein de la Fédération française des maîtres nageurs, sauveteurs.
Merci d'être avec nous. On se dimanche après-midi. On évoquait plusieurs facteurs, plusieurs facteurs de risque.
Il y a d'abord et avant tout les comportements à risque ? Si vous voulez, les comportements à risque, oui je comprends bien mais en ce moment je suis en Allemagne pour des raisons familiales. J'entendais une émission radio sur justement l'apprentissage de la nage et donc la piscine à Bochum est ouverte de 6h le matin à 22h.
J j'étais il n'y a pas longtemps près de Stuttgart, les piscines sont ouvertes de 7h à 22h. Donc il y a une possibilité pour la population de venir dans un endroit surveillé sécurisé du matin très tôt jusqu'au soir très tard. En France ça n'existe pas puisqu'on manque de maître nageur, on manque de surveillants sauveteurs, on manque de personnel, ils ne sont pas payés donc du coup les gens vont se baigner ailleurs.
C'est la conséquence effectivement d'une politique publique de désaffection du métier de maître nageur sauveteurs. En France les chômeurs sont indispensables à la société à condition qu'ils restent chômeurs. J'en prends pour exemple les formations que nous mettons en place au Centre français de formation des maîtres nageurs sauveteurs, nous avons 20 candidats dont 9 qui sont à France Travail et donc ils ont 9 refus de prise en charge de formation.
Donc ces gens-là, au lieu d'avoir un métier d'utilité publique et de sauver des vies, ils vont rester chômeurs. Il y a une vraie politique publique à appliquer pour prévenir de la noyade. Nous organisons, nous, à la Fédération française des maîtres en majeurs sauveteurs.
Depuis plusieurs décennies, les Journées nationales de prévention à la noyade n'ont pas après la première canicule, mais dès mois de mars et avril, dans beaucoup de piscines, dans le littoral, etc. Donc il faut une vraie politique publique. Nous sommes à la disposition des pouvoirs publics pour en discuter.
J'en ai discuté lors des états généraux, on m'a gentiment envoyé promener en disant que la ministre s'occupait largement du financement des formations de maîtres nageurs-sauveteurs. On en voit les résultats aujourd donc il ya vraiment un dialogue à avoir pour sauver des vies on apprenait axel lamotte la semaine de cette semaine un adolescent 13 ans qui est mort noyé dans un plan d'eau la ministre disait également et on en reparlera que chez les plus âgés la La plupart des décès ont eu lieu en bassin individuel. Vous dites que les Français ne savent pas assez bien nager, si je comprends bien, et qu'il faut travailler là-dessus.
Est-ce que les nageurs présument aussi de leur capacité physique et puis est-ce qu'on a beaucoup vu cet été des gens aller nager dans des zones de baignade qui n'étaient pas des zones surveillées, qui n'étaient parfois près des barrages ? Est-ce qu'il faut aussi signaler encore mieux ces zones comme étant des zones dangereuses et des zones dans lesquelles, quelles que soient nos capacités, même en étant un très bon nageur, il y a un risque important ? Vous avez parfaitement raison.
Il y a des zones à risque. Tout ça, ça peut s'apprendre. Pour l'apprendre, il faut effectivement fréquenter les piscines de janvier à décembre, pas seulement quand il fait chaud.
Il faut des maîtres nageurs. Donc tout ça, c'est ce que je vous disais à l'instant, c'est une politique publique. On n'a pas de politique publique.
Je vous dis, en Allemagne, les piscines sont ouvertes de 6h le matin à 22h. Donc les gens vont pas aller dans les barrages, ils vont pas aller dans les zones qui sont pas surveiller, ils n'ont pas les raisons dangereuses. Ils vont aller à la piscine.
En France, des piscines ferment de plus en plus parce qu'on manque de mettre un lingeur sauveteur. Donc effectivement, on a un pays magnifique avec beaucoup de lacs, de rivières, un littoral extraordinaire. Donc les gens vont se mais effectivement, ils n'ont pas les codes de l'appropriation du milieu naturel aquatique.
Donc il faut une vraie politique de démocratie aquatique, c'est-à-dire apprendre à tout le monde à gérer les des risques qui sont évidents dans l'eau. Sur la côte aquitaine, par exemple, il y a des grosses vagues. Il n'y a pas d'enfants de Kistoa, parce que les parents voient les vagues et ils tiennent les enfants par la main.
Quand on est au bord d'un lac, on voit de l'eau plate on se dit c'est comme à la piscine, on est tranquille on n'est pas formé la population, on n'est pas formé et donc il faut une vraie politique de formation et on vous a bien — On vous a bien entendu sur ce point. En effet, et pour terminer sur ce sujet avec vous, Gaëlle, vous évoquez une nécessité d'une meilleure prévention. C'est vrai qu'on fait avec les enfants par exemple la prévention routière.
On fait ça à l l'école. Il faudrait peut-être imaginer la même chose pour les risques liés à ces baignettes. Je voudrais quand même revenir sur ce point.
Vous parliez de l'hydrocution tout à l'heure et donc de ce chiffre chez les plus âgés des décès en vous avez envie de vous rafraîchir et vous allez plonger ou rentrer subitement dans l'eau. Et c'est là que survient ce malaise. Vous allez avoir vos vaisseaux qui vont se contracter et provoquer un malaise.
Et comme vous êtes inconscient, vous vous noyez. Et donc effectivement, sur ces phénomènes-là, il faut évidemment avoir de bonnes pratiques. Comme le disait M.
Lamode, rentrer progressivement dans l'eau. Mais ça, ça s'apprend effectivement avec des maîtres nageurs. On met au crédit d'ailleurs des collectivités qui ont ouvert des lieux publics ou des canaux avec des maîtres nageurs.
Mais là, il faut des maîtres nageurs. Ça a permis d'éviter des drames. Merci beaucoup Gaëlle et merci à Axel Lamode qui était en direct avec nous.
Marina Ferrari