Lycéens : "Nous n'avons eu aucun engagement en termes de calendrier et de budget" (Sabrine Kharbach)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Combien de personnes seront dans la rue demain ? Le gouvernement observe-t-il le niveau de mobilisation ?
- 0:41OuverteRéponse partielle
Le gouvernement avait parié sur un essoufflement du mouvement lycéen. Est-ce le cas ?
- 1:18OuverteRéponse directe
Le ministre de l'Éducation a répondu à certaines revendications. Ces réponses sont-elles suffisantes ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Comment allez-vous vous y prendre pour ouvrir 15 000 places dans l'enseignement supérieur ?
- 2:34OuverteRéponse directe
Les réponses du gouvernement (capsules vidéo, mails) sont-elles satisfaisantes ?
- 3:12OuverteRéponse directe
Vous voulez abolir la sélection à l'entrée de l'université. Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18Fait
« le fait de revoir euh parcours sup, le fait de diminuer sans engagement, le fait de diminuer euh le nombre euh de lycéens par classe, 28 au lieu de 35 aujourd'hui »
- 2:00Fait
« En tout cas, on a eu aucun engagement ni en terme de calendrier, ni en terme de budget »
- 2:00Chiffre
« il y a 10000 places qui ont été supprimées cette année des bandes de l'université pour nous dire qu'on va ouvrir 15000 places sur parcours su par exemple »
- 2:34Fait
« on va faire des capsules vidéos pour expliquer comment on se fait sélectionner et on va envoyer des mails pour dire pourquoi »
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« nous ce qu'on veut, on veut pas retourner à une plateforme à aucune plateforme, un truc papier, non, on a besoin d'une plateforme avec toutes les demandes central, avec toutes les universités centralisées »
- 3:48Fait
« Vous voulez que l'université soit pour tous et pour tout le monde et que tout le monde puisse puisse y rentrer sans sélection en fonction de son bac, de son niveau à l'école »
- 3:48Chiffre
« si 80 % des étudiants veulent aller dans la même formation l'État doit pouvoir organiser que ce soit possible »
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« il faut sortir de cette logique marchande de l'université qui doit être en adéquation avec les besoins des entreprises »
- 5:03Chiffre
« un étudiant sur deux est obligé de se salarier pour pouvoir subvenir à ses besoins »
- 7:01Chiffre
« des frais d'inscription qui sont 16 fois plus chers pour les étudiants étrangers étrangères avec le décret cyniquement appelé bienvenu en France »
- 7:01Fait
« une étude de l'andaise qui montre que à dossier égal quelqu'un qui porte un nom de famille de consonance nordafricaine a h fois de chance en mois de d'accéder à l'enseignement supérieur »
Temps de parole
- ?100 %
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On va reparler un petit peu des violences attendues. Un mot de politique d'abord Camille, on observera demain évidemment le la réussite du maintien de l'ordre ou pas, le niveau des violences ou pas. Le gouvernement observera aussi le niveau de mobilisation. Bien sûr, le niveau de mobilisation. Combien de personnes seront dans la rue demain ? Samedi dernier, il y avait beaucoup de monde entre 4100 selon le ministère de l'intérieur et 800000 selon la CGT. Autant que le samedi d'avant. Et donc en effet, ça va être regardé de très près et à chaque fois sur ces deux indicateurs, c'est-à-dire il y a la mobilisation contre la vie chère pour le pouvoir d'achat et puis il y a la mobilisation des lycéens et des étudiants. Samedi, on sera à 2 jours de la reprise des cours lundi. C'est aussi
un moment très important pour le gouvernement. On se souvient que il y a de semaines, ils avaient quand même parié sur un essoufflement du mouvement lycéen et étudiant. Je vous vois sourire parce qu'en effet ce n'est pas exactement ce qui est en train de se passer mais parce que en plus demain il va faire beau traditionnellement. Alors la météo c'est important sur les mobilisations. Samedi dernier il pleuvait et il y avait du monde. Il y a peut-être aussi des lycéens et des étudiants qui sont de retour de vacances. On verra bien ce qui va se passer mais en effet souvent il y a pu avoir cet effet tout de même avec les vacances qui faisait que les mobilisations se tassaient un petit peu. Et il n'y a pas eu que non plus les vacances qui sont à prendre en considération. Il y a quand même le
ministre de l'éducation Édouard Geoffrey qui a répondu à une partie des revendications, ce qui paraît insatisfaisant pour les syndicats lycéens et étudiants, mais il y a quand même des choses qui ont été mis sur la table. le fait de revoir euh parcours sup, le fait de diminuer sans engagement, le fait de diminuer euh le nombre euh de lycéens par classe, 28 au lieu de 35 aujourd'hui, 28 pour les secondes d'abord dans les les lycées en difficulté, les lycées prioritaires et puis ensuite de l'ouvrir. Ce que je veux dire, c'est que il y a eu des pas faits par le gouvernement à l'égard des associations lycéennes et étudiantes qui aujourd'hui ne sont pas suffisantes, pas satisfaisantes pour on peut pas dire qu'ils ne vous ont pas répondu pendant ces deux semaines de vacances.
En tout cas, on a eu aucun engagement ni en terme de calendrier, ni en terme de budget parce que c'est bien beau de dire oui, on va ouvrir des places mais nous ce qu'on attend c'est des engagements. Comment vous allez vous y prendre ? Donc les places, c'est les 15000 places dans l'enseignement supérieur. C'est ça. Comm sachant que pour info, il y a 10000 places qui ont été supprimées cette année des bandes de l'université pour nous dire qu'on va ouvrir 15000 places sur parcours su par exemple. Est-ce que vous admettez que refondre le système demande un peu de temps et que c'est pas dans un claquement de doigt qu'on peut le faire ? Donc à part vous dire on va le faire, que pouvait-il vous dire de plus Peut-être qu'ils n'ont pas compris parce que eux ce qu' nous ont répondu
c'est on va faire des capsules vidéos pour expliquer comment on se fait sélectionner et on va envoyer des mails pour dire pourquoi si c'est ce que nous a dit Édouard Jeffrey jusqu'à présent ça manquait de transparence que et pour les parents et pour les enfants c'était impossible de s'y retrouver et que déjà une partie de la réforme serait au moins de facilité d'utilisation de cette plateforme et comme ça vous répondrez aux deux à la fois un certain [rires] nombre d'éléments qui pouvaient donner lieu à la ségrégation, par exemple la mention du lycée d'origine qu'un certain nombre de ces éléments seraient supprimés. Alors pour répondre à vos questions, la première sur la question de la plateforme, nous ce qu'on veut, on veut pas retourner à une plateforme à aucune
plateforme, un truc papier, non, on a besoin d'une plateforme avec toutes les demandes central, avec toutes les universités centralisées. Par contre, ce qui est derrière, c'est on veut abolir la sélection. Donc pour abolir la sélection, il faut ouvrir plus de place et faire en sorte que un diplôme à Mayotte et un diplôme à Assas, ça vaille la même chose. Mais c'est très intéressant ce que vous venez dire Carb, pardon, c'est pas juste un détail, c'est vous voulez abolir la sélection. Ça c'est un enjeu politique extrêmement [grognement] fort. Abolir la sélection. Donc pour être très clair, vous voulez que l'université soit pour tous et pour tout le monde et que tout le monde puisse puisse y rentrer sans sélection en fonction de son bac, de son niveau à l'école. Vous
voulez que le bac autorise un étudiant avoir le bac autorise un étudiant à avoir une licence à s'inscrire dans la formation de son de son choix choix totalement parce qu'aujourd'hui on on a une logique adéquationniste avec les entreprises et donc si 80 % des étudiants veulent aller dans la même formation l'État doit pouvoir organiser que ce soit possible c'est le rôle de l'État comme le le droit de l'éducation les droits de l'enseignement quand même c'est un droit fondamental c'est la promesse républicaine de promettre à tous les jeunes un accès à l'enseignement C'est indépendamment des débouchés qu'offr qu'offre cette si 80 % des étudiants veulent aller dans une formation dont on sait qu'elle n'offre pas de déboucher pour tout le monde, ils doivent quand même pouvoir y aller.
Bah c'est pouvoir faire en sorte que l'université soit accessible à toutes et à tous quand même pour enfin faut sortir de cette logique marchande. Il faut sortir de cette logique marchande de l'université qui doit être en adéquation avec les besoins des entreprises. Parce que aujourd'hui ce qu'on voit dans nos universités c'est qu'il y a des places qui sont ouvertes parce que certaines entreprises les demandent. Alors que euh l'enseignement, c'est permettre l'émancipation de toutes et tous. Et d'accord. Mais à la fin, c'est les entreprises qui vous emploiront. Bah non, c'est pas forcément enfin je veux dire enfin en grande partie. C'est en grande partie, c'est les besoins des étudiants pour pouvoir faire en sorte de de faire de la recherche, de aller dans
les faire le travail de son choix. C'est quand même pouvoir s'autodéterminer en tant qu'étudiant, en tant que jeune de pouvoir déterminer ce qu'on veut faire de son avenir. Sabrine Carbach, il y a un autre argument aussi qui est très intéressant et qui est soulevé notamment. pos des questions, vous pourrez plus répondre au mienne après. Non mais c'est je j'apporte un élément et un regard sur cette question de Non mais parce que la question de la sélection, elle est en fait centrale dans Parcours sup. Il y a à la fois l'efficacité de cette plateforme, la difficulté pour les parents, pour les élèves à l'utiliser et qui est souligné de la sélection. Oui. Non mais et comment la sélection est faite ? de ch comment est faite et même des candidats à droite au centre
disent qu'il y a une difficulté avec parcours sup et ensuite il y a l'étage différent supplémentaire que vous apportez qui un regard très politique qui est de dire il ne doit pas y avoir de sélection à l'entrée à l'université. Ça c'est un propos qui est moins partagé par l'ensemble du spectre. Juste pour terminer pour compléter mon propos. Moi ce que je trouve intéressant sur la sélection à l'université, c'est il y a cet argument en effet d'avoir des diplômes qui correspondent au marché du travail. Il y a un autre argument qui est soulevé, c'est que la sélection, elle se fait à un moment ou un autre. C'est-à-dire que si la sélection elle se fait pas au lycée parce que aujourd'hui la classe d'âge qui a son bac est montée de manière très importante. Du coup aujourd'hui c'était à l'entrée à
l'université et ce que l'expérience montre que s'il n'y a pas cette sélection là il y a un un taux d'échec en première année à l'université qui est très important. Je trouve que ça c'est un autre élément qui n'est pas celui de la marchandisation comme vous l'appelez de la formation à l'université mais qui est aussi d'apporter des débouchés efficaces. vous répondez brièvement parce que je voudrais qu'on parle des commerces. Faites bien de parler de la du fait que pardon ce que vous disiez le le la fait d'échouer à la licence c'est parce que un étudiant sur deux est obligé de se salarier pour pouvoir subvenir à ses besoins. Donc forcément quand on travaille à côté on n pas le temps raison ce n'est pas raison. Il peut y avoir une premièrement excusez-moi je termine juste mon propos. Donc
premièrement, il y a le fait de devoir se salarier et ensuite nous ce qu'on déplore, c'est une sélection qui est sociale. Donc une sélection qui est faite par l'argent avec des frais d'inscription qui sont différenciés. D'ailleurs, des frais d'inscription qui sont 16 fois plus chers pour les étudiants étrangers étrangères avec le décret cyniquement appelé bienvenu en France. C'est la suppression des appels pour ces mêmes étudiants. Donc on a une sélection par l'argent et ensuite on a une sélection aussi raciste parce queil y a une étude de l'andaise qui montre que à dossier égal quelqu'un qui porte un nom de famille de consonance nordafricaine a h fois de chance en mois de d'accéder à l'enseignement supérieur. Donc nous c'est cette sélection qu'on déplore et c'est pour ça qu'on dit qu'il
faut ouvrir plus de place à l'université. Le débat continue. Camille, on parlait de politique tout à l'heure, du fait que le gouvernement regardera la mobilisation rapidement parce que un commerçant nous attend. On a dit que le gouvernement pouvait être tenté de jouer sur l'essoufflement du mouvement. Si demain ça se passe comme samedi dernier qui s'est-ême passé comme le samedi d'avant et juste avant la journée du 5, le gouvernement aura du mal à ne pas répondre. Oui, bien sûr. Sur la mobilisation, pas sur les violences et sur les pillages parce que samedi dernier pour pour le coup, ça s'est plutôt globalement bien passé et justement les commerçants ont été euh protégés. Euh oui, le gouvernement est sous pression. Ça de toute manière, il y a de multiples crises. On l'entend euh
avec euh Sabrine Carbach, on semble être dans une impasse quand même euh dans la négociation euh avec euh les lycéens et les étudiants. Emmanuel Macron cette semaine dans une interview avec Hugo Descrip semblait dire que pour lui, la crise était derrière lui et qu'il avait répondu à vos revendications. On voit à vous entendre aujourd'hui et au monde qui pourrait y avoir demain dans la rue que c'est loin d'être le cas. Et en effet, il y a l'autre aspect dont on a moins parlé pour le moment, mais c'est l'aspect euh social de cette crise, la mobilisation euh contre la vie chère pour le pouvoir d'achat. Et en effet, demain, ça va être un un curseur, un moment important pour savoir euh quelle est euh l'importance de cette crise sociale pour le gouvernement.
Édouard Geffray