Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireRassemblement National (sur YouTube)· 5 juillet 2018 6 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsNumériqueJustice

Marine Le Pen intervient sur la PPL Fake News

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:02Invité politiqueFait
    « Madame la ministre, rien que ce discours-là est quand même extrêmement inquiétant. »
  • 0:16Invité politiqueChiffre
    « D'ailleurs, la Ligue des justiciers dont parlait notre collègue Ménard tout à l'heure, en réalité, va réunir l'ensemble de ceux qui sont le plus condamnés en diffamation en France chaque année. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire ont de mauvaise foi, Madame Moutchou, vous connaissez bien ça la 17ème chambre, de mauvaise foi imputée des faits visant à nuire à l'honneur et à la considération de personnes sur lesquelles ils ont écrit ou sur lesquelles ils ont diffusé des reportages. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « Ils n'en demeurent pas moins que les fake news, ils en sont les premiers fabricants. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Alors confier aux journalistes qui sont les premiers fabricants, parce que pour beaucoup d'entre eux ce sont des militants politiques, admettons-le, disons-le, »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Le meilleur moyen d'aiguiser l'esprit critique, et vous le savez bien, c'est le pluralisme de l'information. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Et c'est justement pas d'essayer d'imposer une source d'information de surcroît contrôlée par l'État, »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « parce que si vous venez dire à un peuple et à des parents par ailleurs que vous allez prendre leurs enfants pour leur expliquer ce qu'ils doivent croire ou ce qu'ils ne doivent pas croire, »
  • 3:45Invité politiqueFait
    « Parce que ne pas voter cet amendement, c'est en quelque sorte admettre une vision marchande de l'information. »
  • 4:17Invité politiqueFait
    « Et que des gens puissent payer pour que la connexion aille plus rapidement vers leur site que ceux qui ne peuvent pas payer. »
  • 4:47Invité politiqueFait
    « On s'étonne d'ailleurs qu'il existe une charte de déontologie des journalistes et qui n'est effectivement aucune structure pour faire respecter cette charte de déontologie, »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « Alors, c'est vrai qu'il existe une loi qui permet de saisir des tribunaux. »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « Vous savez très bien que le préjudice qui est commis par un journaliste qui ne respecte pas la déontologie, ce préjudice peut être considérable »
  • 5:32Invité politiqueChiffre
    « ne serait-ce que parce qu'elle intervient précisément 8 mois, 1 an, quand ce n'est pas 2 ans ou 3 ans après le fait générateur. »
  • 5:43Invité politiqueFait
    « Alors moi, cette solution me paraît sage, elle me paraît être une solution amiable, »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Marine Le Pen

Madame la ministre, rien que ce discours-là est quand même extrêmement inquiétant. Je vous le dis parce que l'agence France Presse est capable elle aussi de commettre des fautes et même des délits pour lesquels elle est condamnée et des délits de diffamation. D'ailleurs, la Ligue des justiciers dont parlait notre collègue Ménard tout à l'heure, en réalité, va réunir l'ensemble de ceux qui sont le plus condamnés en diffamation en France chaque année. Parce que chaque semaine, des dizaines de journaux, d'éditeurs, d'audiovisuels, etc. sont condamnés pour diffamation.

C'est-à-dire ont de mauvaise foi, Madame Moutchou, vous connaissez bien ça la 17ème chambre, de mauvaise foi imputée des faits visant à nuire à l'honneur et à la considération de personnes sur lesquelles ils ont écrit ou sur lesquelles ils ont diffusé des reportages. Alors moi j'avoue que confier à la Ligue des méchants le soin de faire la justice, c'est effectivement quand même relativement inquiétant dans ce domaine. Alors j'ai bien compris, Madame Moutchou, que vous considérez que les journalistes ont un peu mal au dos, mais c'est parce que les ailes poussent, et un peu mal à la tête, c'est à cause de l'auréole.

Ils n'en demeurent pas moins que les fake news, ils en sont les premiers fabricants. Alors confier aux journalistes qui sont les premiers fabricants, parce que pour beaucoup d'entre eux ce sont des militants politiques, admettons-le, disons-le, le soin de venir faire justice en ce domaine m'apparaît évidemment tout à fait dérisoire, et même, je vais vous dire, inquiétant. Là vous êtes depuis quelques minutes les uns les autres d'une mauvaise foi absolument totale en général, c'est quand on est en difficulté sur ses propres arguments par ailleurs. Monsieur Mélenchon, vous voulez apprendre aux apprentis à utiliser Internet, mais c'est un gag.

Mais c'est eux qui vont vous apprendre à utiliser Internet, c'est ça la réalité, c'est qu'ils savent bien mieux se servir d'Internet qu'on ne le sera jamais les uns et les autres, parce qu'ils sont nés avec Internet et qu'ils y naviguent évidemment avec beaucoup de facilité et beaucoup de compétence, ça c'est la première chose. Deuxièmement, deuxièmement mes chers collègues, vous êtes en train de faire un contre-sens total. Le meilleur moyen d'aiguiser l'esprit critique, et vous le savez bien, c'est le pluralisme de l'information.

Et c'est justement pas d'essayer d'imposer une source d'information de surcroît contrôlée par l'État, ce qui va susciter chez l'immense majorité des Français une résistance légitime, naturelle et de bon sens par ailleurs, parce que si vous venez dire à un peuple et à des parents par ailleurs que vous allez prendre leurs enfants pour leur expliquer ce qu'ils doivent croire ou ce qu'ils ne doivent pas croire, vous allez arriver exactement à la situation inverse. Voilà, c'est cela que vous cherchez à faire, et c'est pour ça que ça nous dérange.

Parce que nous ne voulons pas que vous, politiques, vous décidiez d'imposer à nos enfants pour croire comme juste ou ce qu'ils doivent croire comme faux, parce qu'on lit vos journaux, et que dans vos journaux, c'est un long long bien souvent, que les décodeurs qui se multiplient sont en réalité des militants politiques qui viennent exprimer leur vision politique, mais évidemment de l'information. Alors soyez gentils, œuvrez pour le pluralisme, n'en faites pas plus, et croyez-moi, la vérité en sortira. Madame Le Pen a la parole. Évidemment, nous voterons nous cet amendement, cet amendement il est essentiel, et effectivement, notre collègue Mélenchon a raison d'attirer votre attention.

Parce que ne pas voter cet amendement, c'est en quelque sorte admettre une vision marchande de l'information. Or, ça va exactement à l'encontre du signal et de l'image que vous souhaitez en tout cas donner. Vous vous présentez, là, comme les défenseurs de l'information vraie, contrôlée, etc. Mais si vous êtes des défenseurs de l'information vraiment, alors vous ne pouvez pas admettre qu'une vision marchande de l'information, et notamment d'Internet, puisse arriver dans notre pays. Et que des gens puissent payer pour que la connexion aille plus rapidement vers leur site que ceux qui ne peuvent pas payer.

Ça, c'est vraiment le contraire du principe même, non seulement d'Internet, mais également de la libre circulation de l'information. Alors nous, en tout cas, nous voterons l'amendement de notre collègue Mélenchon. Nous sommes pour certains d'entre nous issus de professions qui sommes soumis à des règles déontologiques, à un code de déontologie.

On s'étonne d'ailleurs qu'il existe une charte de déontologie des journalistes et qui n'est effectivement aucune structure pour faire respecter cette charte de déontologie, que certains journalistes devraient d'ailleurs lire et relire, qu'elle était particulièrement bien rédigée, et que beaucoup, il faut bien le dire, on est obligé de le constater, s'en éloignent de manière quotidienne. Alors, c'est vrai qu'il existe une loi qui permet de saisir des tribunaux.

Vous savez très bien que le préjudice qui est commis par un journaliste qui ne respecte pas la déontologie, ce préjudice peut être considérable et que la réparation qui intervient est toujours minime, ne serait-ce que parce qu'elle intervient précisément 8 mois, 1 an, quand ce n'est pas 2 ans ou 3 ans après le fait générateur.

Alors moi, cette solution me paraît sage, elle me paraît être une solution amiable, elle permettrait aussi, après tout, à l'ensemble des Français, comme c'est le cas au Québec, de pouvoir saisir directement ce conseil de déontologie et ainsi ne pas obliger à aller à des conflits judiciaires dont on sait pertinemment qu'ils seront longs et que leur résultat sera aléatoire, non pas parce que les magistrats en auront décidé, mais simplement parce qu'encore une fois, même la réparation lorsqu'elle intervient est sans commune mesure avec le dommage qui a été commis.

Marine Le Pen intervient sur la PPL Fake News — Marine Le Pen · Pourquijevote