Nicolas Dupont-Aignan invité de France Info
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Questions et réponses
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- 0:02OuverteRéponse directe
Quelle est la mesure qu'Emmanuel Macron doit annoncer ce soir pour vous ?
- 0:29RelanceRéponse directe
Aller dans quel sens ?
- 0:54OuverteRéponse partielle
Ces annonces passent-elles par des baisses d'impôts massives ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Précisément, quels impôts baisser ?
- 2:34RelanceRéponse directe
Moins 10% pour tout le monde, dit Laurent Wauquiez, ou effort supplémentaire pour les plus hauts revenus ?
- 2:58RelanceRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, à faire baisser massivement l'impôt des plus riches ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiquePromesse
« y en a beaucoup. La première, sans doute, la réindexation des pensions de retraite, des prestations familiales sur l'inflation »
- 0:14Invité politiqueFait
« parce que c'est le minimum vital de ne pas perdre de pouvoir d'achat »
- 0:30Invité politiquePromesse
« Pour aller dans le sens de la relocalisation de millions d'emplois qui manquent au pays »
- 0:40Invité politiqueFait
« lié à une concurrence déloyale, mondiale et européenne »
- 2:40Invité politiquePromesse
« Les moins 10% sur l'impôt sur le revenu, c'est ce que j'avais proposé à la présidentielle »
- 3:52Invité politiqueChiffre
« une baisse de 3% pour tous, qui coûte quand même 40 milliards »
- 4:28Invité politiqueFait
« Stéphanie Gibault est deuxième sur notre liste, la lanceuse d'alerte, dans l'affaire UBS »
- 8:03Invité politiqueFait
« le drame français, ce sont des présidents qui sont élus avec les pouvoirs de la Vème République, qui sont énormes »
- 11:16Invité politiqueFait
« Ce sont des prêts à 3% »
- 11:33Invité politiqueChiffre
« Si, tous les sondages sont au-dessus des 3% »
- 11:40Invité politiqueChiffre
« Il y a des sondages aujourd'hui qui vous donnent à 8% »
- 14:20Invité politiqueFait
« Debout la France a proposé à Mme Le Pen, et elle n'a jamais répondu à mon courrier, un vrai projet européen »
- 17:42Invité politiqueChiffre
« Nous avons réuni à Paris 23 partis politiques »
- 20:11Invité politiquePromesse
« Nous voulons fermer la Commission de Bruxelles »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan70 %
- Invité12 %
- ?9 %
- Présentateur6 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Marc Fauvel. Emmanuel Macron s'adresse donc aux Français ce soir à 20h. Quelle est la mesure qu'il doit pour vous annoncer
? Il
y en a beaucoup. La première, sans doute, la réindexation des pensions de retraite, des prestations familiales sur l'inflation, parce que c'est le minimum vital de ne pas perdre de pouvoir d'achat. Et puis je pense que, en tout cas moi j'aimerais une réorientation complète de la politique économique du pays.
Car
on voit bien que si ce sont des bouts de ficelle, ça ne marchera pas. Pour
aller dans quel sens ?
Pour aller dans le sens de la relocalisation de millions d'emplois qui manquent au pays, qu'on a laissé partir depuis des années, ça ne date pas de ce gouvernement, lié à une concurrence déloyale, mondiale et européenne, et qui fait qu'il n'y a plus les emplois nécessaires pour financer le partage social légitime qu'on attend d'un pays civilisé.
Renaud Dely. Est-ce que ces annonces passent aussi à vos yeux par des baisses d'impôts massives ?
Moi
je pense que la défense du pouvoir d'achat exige
des
baisses d'impôts, mais pas que des baisses d'impôts.
Qu
'est-ce que je veux dire par là ? Attention au concours lépine de la baisse d'impôts.
Pour
faire de vraies baisses d'impôts, il faut par exemple arrêter le racket sur l'électricité. Le pouvoir d'achat ne dépend pas que des baisses d'impôts, le pouvoir d'achat ça dépend de la taxe sur l'électricité qui est prévue par exemple d'augmenter au mois de juin, j'espère qu'il va l'annuler. C'est la privatisation des autoroutes, des barrages, c'est tout cet environnement. Premier point. Deuxième point, moi j'ai proposé à la France, nous avons proposé des baisses d'impôts, mais pour ça il faut faire des économies sur des gaspillages. Et nous avons proposé une baisse d'impôts, c'est la baisse de la CSG. La CSG permettrait de toucher tout le monde,
ce
que nous avons proposé, sans parler d'une baisse de TVA sur des produits de première nécessité qui seraient très justes.
Précisément, quels impôts baisser ? Il
y
a tout un débat qui est né dans la majorité, puis il
y a
aussi des propositions, vous venez d'en faire, qui émergent dans l'opposition. Je vous propose d'écouter deux propositions différentes, l'une de Laurent Wauquiez qui évoque l'impôt sur le revenu, et l'autre de Raphaël Glucksmann, la tête de liste du PS et de Place Publique, qui lui exige davantage de justice fiscale.
Nous
ce qu
'on
veut, c'est une baisse de l'impôt sur le revenu pour tout le monde, simple, clair, pas d'usine à gaz, moins 10% pour tous ceux qui payent l'impôt sur le revenu. S'il avait le courage de changer de cap, justement, ce serait de mettre fin à l'injustice fiscale de son quinquennat, soit en rétablissant l'impôt sur la fortune, soit en établissant une nouvelle tranche d'imposition pour les plus hauts revenus.
–
Moins 10% pour tout le monde, dit Laurent Wauquiez, ou est-ce qu'il faut un effort supplémentaire demandé aux plus hauts revenus, comme le dit Raphaël Glucksmann ?
– Alors vous savez, les moins 10% sur l'impôt sur le revenu, c'est ce que j'avais proposé à la présidentielle. Donc je ne
vais
pas cracher dessus. –
Pour tout le monde, pour les pauvres comme pour les riches.
– Avec un plafond, parce que je pense qu'il
y a
beaucoup de Français les plus riches qui peuvent continuer à payer pour les très riches,
qui ont surtout été exonérés. – Ça aboutirait,
Nicolas Dupont-Aignan, à faire baisser massivement l'impôt des plus riches.
–
C'est
pourquoi je ne suis pas sur la même position que M. Wauquiez. À Debout la France, nous voulons de la justice sociale, et c'est notre différence avec les Républicains. Nous pensons qu'il faut une baisse d'impôt sur le revenu sur les classes moyennes et les premières tranches, mais nous disons que cela ne suffit pas. Voilà pourquoi nous préférons une baisse de CSG, qui permettrait de revaloriser les salaires, c'est-à-dire ceux qui travaillent.
Le problème de fond du pays, c'est que tous ceux qui travaillent durement, et c'était la cause de la crise des Gilets jaunes, n'ont pas assez dans le porte-monnaie, parce que la différence entre le salaire brut que paye l'entrepreneur et le salaire net était extravagante en France. Donc, au lieu de chercher des usines à gaz, chacun veut sa baisse d'impôt, la mesure la plus simple pour ceux qui travaillent, c'est de baisser la CSG, comme ceux d'ailleurs, comme les retraités. Et nous avons proposé
déjà,
dans un premier temps, et nous l'avons chiffré, parce que nous sommes des gens raisonnables, une baisse de 3% pour tous, qui coûte quand même 40 milliards, et ensuite des mesures ciblées, TVA à 0% sur des produits de première nécessité, et réindexation du pension de retraite. Mais
pour faire ça, j
'insiste, pour faire ça, il faut quand même oser faire des économies. Parce que moi, M. Wauquiez, les autres, M. Glucksmann, personne ne propose d'économies nulle part. À Debout la France, nous proposons de vraies économies sur des gaspillages, les fraudes à la carte vitale, l'évasion fiscale, l'évasion fiscale colossale, et Stéphanie Gibault est deuxième sur notre liste, la lanceuse d'alerte, dans l'affaire UBS. Et troisième point, réduire la dotation à l'Union Européenne, qui est extravagante, qui est de 11 milliards d'euros cette année. En
matière d'impôt, il
y
a une revendication qu'on a beaucoup entendue dans le mouvement des Gilets jaunes, c'est la restauration de l'ISF, de l'impôt sur
la
fortune.
Oui, je
suis
favorable
avec le mécanisme, je crois, intelligent, désolé de le dire, que nous avions proposé à la présidentielle. C'était maintien de l'ISF, donc rétablissement de l'ISF, mais zéro ISF quand la personne réinvestit son ISF
dans
une entreprise qui investit en France sur le territoire français. C'était une mesure, je crois, franchement parfaite, parce qu'on maintenait l'ISF,
mais
ceux qui avaient un réflexe patriotique et qui investissaient dans une entreprise en France pour relocaliser de l'emploi, avaient un bonus. C'est la mesure idéale et je ne comprends pas pourquoi le gouvernement va voir ce soir s'il rétablit ou pas l'ISF. On ne peut pas dire
qu
'on va baisser les impôts si on ne prend pas l'argent quelque part, soit dans des économies, soit sur les plus riches. Est-ce qu'on peut prendre cet argent aussi en laissant filer provisoirement ou pas les déficits publics
? On
peut laisser filer un peu les déficits publics si,
à
une condition,
c
'est qu'on investisse pour permettre de relocaliser les emplois qui demain feront baisser les déficits. Si c'est pour ce soir donner de l'argent gratuitement aux Français qui vont payer en impôts dans un an, ce sera du pipeau. Si c'est changer de logique économique, c'est-à-dire
vraiment
favoriser la production en France,
par
exemple
annuler
la directive travailleurs détachés, qui fait que les travailleurs étrangers ne payent pas de charges sociales
en France. Qui
a déjà été réformé
à l
'initiative de la France, d'ailleurs. Oui, mais le principe de base, vous le savez bien, n'a pas été changé. Un travailleur polonais qui vient en France, il ne paye pas les charges sociales d'un artisan français. Il paye la charge polonaise qui est moitié moins.
Ça
ne peut pas marcher, il y en a 500 000 en France, ce n
'est
pas possible. Donc, soit Emmanuel Macron, en fait, change le cadre de la politique, qui étouffe tous les gouvernements depuis 10 ans. Soit il ne le fait pas, et je ne vois pas comment il peut s'en sortir, ce sera des mesurettes. Donc, moi, j'attends ce soir pour voir s'il va vraiment au bout d'une logique de changement ou si c'est pour endormir les Français une fois de plus.
Il est 9h moins 20 sur France Info. Nicolas Dupont-Aignan, vous restez avec nous. Cet entretien se poursuit dans une minute. Le temps d'un coup d'œil à l'actualité. David Daubat. Le président de Debout la France, tête de liste de son mouvement aux élections européennes, est l'invité de France Info. Nicolas Dupont-Aignan, toujours avec Renaud Dely, face à moi, pour vous interroger.
Emmanuel Macron pourrait aussi annoncer des réformes institutionnelles pour essayer de renforcer la démocratie, notamment ébranlée par le mouvement des Gilets jaunes depuis 5 mois. Qu'est-ce que vous espérez de sa part ? L'instauration du RIC, le référendum d'initiative citoyenne, une instillation d'une dose proportionnelle aux législatives ? Écoutez, j'étais le premier en
2012,
puis
2013, proposition de loi que vous pouvez retrouver à l'Assemblée. J'ai recommencé en 2018 une nouvelle proposition de loi sur le RIC.
Je
l'appelais référendum d'initiative populaire. Qu'importe. Sans verrou parlementaire. Est-ce que les Suisses
sont
plus mal gouvernés que les Français ? Pas de chômage, pas de déficit. Et on les consulte souvent. Moi, je suis convaincu qu'on ne
pourra s'en sortir en France. On peut gouverner la
France comme la Suisse.
Et
alors pourquoi ? Les Français ne seraient
pas capables de voter sur des sujets importants ? Ce sont des pays qui n'ont pas exactement la même importance économique,
géopolitique, non ? Vous plaisantez alors
? La Suisse
n'a pas d'importance. Pas tout à fait la même
culture contestataire non plus.
Et justement, c'est peut-être parce que les
Français n'ont pas été associés dans leur histoire suffisamment aux décisions. Et le général de Gaulle avec la Vème République, vous croyez qu'il aurait pu résoudre la crise algérienne sans le référendum ?
Votre
modèle, c'est la Suisse
? Ah,
mon modèle en termes de démocratie participative, oui, c'est la Suisse. Et j'estime que le drame français, ce sont des présidents qui sont élus avec les pouvoirs de la Vème République, qui sont énormes, mais qui ne s'astreignent pas
à
avoir la contrepartie de ce pouvoir qui était le référendum voulu par le général de Gaulle. D'ailleurs, lui, il est parti sur un référendum
perdu. Oui, ça ne lui a pas
forcément réussi. Mais
ce n
'est
pas la question de faire réussir le président, c'est de faire réussir la France. Et je pense que
la solution... Vous pensez qu'un président peut gagner
un référendum en France
? Bien sûr, mais l'objet, c'est peut-être de demander l'avis des Français sur des sujets de société.
L
'immigration, personne n'a osé demander l'avis des Français sur l'immigration. Sur les mesures scolaires, sur des mesures pénales, sur des mesures fiscales. Mais pourquoi les Français ne seraient pas capables de donner leur avis sur des points fondamentaux de leur pays ? Cette idée que les Français ne seraient pas capables, c'est insupportable. Moi, je suis pour le référendum d'initiative citoyenne. C'est le seul moyen pour moi de débloquer le pays. Les référendums,
ça ne marche pas toujours, ça ne contribue pas toujours à débloquer des pays. Ça peut même contribuer à les bloquer. On le voit avec le cas du Brexit,
précisément.
Ah,
parce qu'en France, on n'aime pas que les peuples votent. Et on n'aime pas une certaine oligarchie française.
Là, ce sont les
Britanniques qui
ont
voté et qui n'arrivent pas à s'en sortir.
Mais peut-être parce qu'on ne respecte pas le vote des Britanniques. C'est qui ce « ont » ? C'est eux ? Eux, les parlementaires, et qu'ils n'ont pas un Premier ministre à la hauteur de la situation. Mais c'est terrible d'ailleurs cette idée que, en fait, d'ailleurs, M. Juncker, le président de la Commission européenne, l'a dit. Il n'y a pas de démocratie contre les traités. Il a osé cette phrase. Il n'y a pas de démocratie contre les traités. Emmanuel
Macron avait raison. Non mais j'insiste. Cela voudrait dire... Ça veut dire,
Nicolas Dupoignan, qu'Emmanuel Macron avait raison la semaine dernière de souhaiter qu'on aille vite et que les Britanniques sortent vite.
Ah, moi, je pense qu'il
faut aller vite. Et sur ce point-là, je lui donne raison.
Non,
le peuple britannique a voté. Si d'ailleurs, entre parenthèses, on avait écouté le référendum de 2005 en France, il n
'y
aurait pas eu de Brexit. C'est-à-dire que si on avait corrigé, réformé l'Union européenne, comme je le demandais, comme nous le demandions tous, de gauche ou de droite,
il
n'y
aurait
pas eu de Brexit parce que cette Union européenne est dirigée par des gens aveugles et sourds. Et donc, à un moment, les peuples n'en peuvent plus. Moi, je suis candidat justement aux Européennes pour qu
'il
y
ait
un projet de remplacement de
l
'Union européenne par une nouvelle Europe.
Une Europe des
nations et des projets concrets. Voilà, c
'est la clé de tout. Justement, Nicolas Dupoignan, on est à un mois et demi maintenant de ces élections européennes. Est-ce que vous êtes sûr et certain d'être effectivement candidat ? Est-ce que vous aurez les candidats avec vous sur la liste ? Et puis l'argent aussi pour faire campagne
?
Mais bien sûr, les candidats, ils ont déjà été désignés. En deuxième de liste, il y a Stéphanie Gibault, j'en ai parlé tout à l
'heure,
lanceuse d'alerte dans l'affaire UBS, parce que nous avons un programme pour récupérer les milliards qui s'évadent en Irlande, aux Pays-Bas et ailleurs. Est-ce
que vous avez les banques avec vous ? M.
Cochy, gilet jaune responsable qui nous a rejoints, le président du CNIP, Centre national des indépendants et paysans, des anciens députés républicains. Donc c'est une liste qui est complète.
Est
-ce que vous avez l'argent pour
faire campagne ? Et bien l'argent,
malheureusement, nous nous heurtons aux banques, mais nous avons fait une collecte. Et ce sont les membres de Debout la France et les sympathisants qui prêtent au candidat.
Ça
va de 2 000 euros à 50 000 euros. Ce sont des prêts à 3%. C'est-à-dire que nous remplaçons les banques.
Les banques ne veulent pas
vous prêter, Nicolas Dupont-Yan ?
Aucune
banque ne veut nous prêter. Pourquoi
?
Eh bien, pour des raisons politiques.
Vous êtes revus des
sondages aussi, qui
ne nous donnent pas forcément
au-dessus des 3%.
Si,
tous les
sondages sont au-dessus des 3%.
Vous êtes à 4, c'est-à-dire
qu'on est dans la
marge ? 4,
7%, 8%, 6%.
Il y a des sondages aujourd'hui qui vous donnent à
8
% ?
Oui, et nous avons fait toujours le double
des
sondages à chaque élection. Ça veut dire que là, vous pensez que vous ferez 16%
?
Je n'ai pas dit ça. Non, je dis que les sondages sont entre 4 et 7%. Nous en avons eu une fois à 8. Allez, disons 6% la moyenne. Eh bien, nous pouvons très bien faire les 10% si les Français le volent. Est-ce que vous avez... Attendez, est-ce qu'on gouverne en fonction des sondages sur 500 personnes ? Ou est-ce qu'on gouverne en fonction des idées
? Est
-ce que vous avez contacté des banques étrangères pour vous
aider
? Non. C'est un principe ou vous n'avez pas eu le temps
?
Non, parce que nous avons essayé les banques françaises et puis nous nous heurtons à des murs. Et donc, nous organisons nous-mêmes avec les prêts. Et je remercie les Français qui nous prêtent.
Quand vous dites que c'est politique la décision des banques, ça veut dire que le
pouvoir... Ils ne veulent
pas financer...
Mais quand c'est
politique, ça veut
dire
qu'elles répondent, ces banques, à des injonctions politiques qui viennent du
pouvoir qui voudraient vous faire faire... Je ne sais
pas. Non, je pense que d'abord, elles disent qu
'on
ne finance plus la politique. Mais c'est curieux, elles financent d'autres partis. Alors j'aimerais qu
'on
m'explique.
Mais
l'important, ce n
'est
pas ça.
L'important, ce sont les idées. Il y a beaucoup de partis comme vous qui dénoncent la crise des
banques, la France Insoumise, le Rassemblement National. C'est difficile d'y voir un complot ou une décision politique, comme
vous l'avez
dit. En tout cas, moi, je considère que dans une démocratie, ne pas prêter à des partis politiques qui offrent des garanties, car nous mettons des garanties sur des patrimoines.
Nous
avons une candidate qui avait 400 000 euros de garantie pour emprunter 200 000 euros. Ça a été refusé. Donc, on vous a
prêté combien à l
'heure
où on se
parle
?
On nous a prêté un peu plus d'un million, un million cinq cent mille.
Et c
'est
suffisant pour boucler
la campagne ?
Nous avons bouclé. Il nous manque encore un peu d'argent, mais nous allons réduire les dépenses.
Renaud Delis. Alors pour peser dans une démocratie, il faut aussi parfois essayer de rassembler, de passer des alliances. On n'a pas bien compris pourquoi est-ce que vous ne vous étiez pas entendu avec Marine Le Pen alors que vous étiez entendu au second tour de la présidentielle. Écoutons ce que Marine Le Pen en dit. C'était hier chez nos confrères d'RTL.
Bien sûr que je lui tends la main. Bien entendu, je l'ai fait depuis le début. Je continue à le faire aujourd'hui. Je pense que si nous étions partis ensemble, nous serions d'ores et déjà dans les sondages en tête devant Emmanuel Macron. Mais il n'a pas souhaité
le
faire. Manifestement, il a du mal à rassembler.
Pourquoi est-ce que vous avez repoussé la main tendue par Marine Le Pen ?
Est-ce que M. Bellamy
s
'est allié avec Mme Loiseau pour les Européennes alors que les Républicains ont soutenu M. Macron
? Non
? Au deuxième tour ? Oui. La présidentielle ? Ben oui.
François
-Olivier Bellamy
n'avait pas prévu d'être le Premier ministre à ma connaissance d'Emmanuel
Macron comme vous. Vous avez négocié
? M. Philippe, républicain et beaucoup de républicains sont...
Le parti.
Ce que je veux dire par là, c'est un scrutin de premier tour. C'est un scrutin de premier tour. Il
n'y a
qu'un tour, oui. Il n
'y a
qu'un tour. C'est un scrutin à la proportionnelle. Debout la France a proposé à Mme Le Pen, et elle n'a jamais répondu à mon courrier, un vrai projet européen. Mais ça ne l'intéresse pas. Et moi, je vous le dis très clairement, la politique et les alliances n'ont de sens que sur un projet.
Je
ne regrette pas un instant d'avoir soutenu Mme Le Pen au deuxième tour pour faire barrage à M. Macron, pour être clair. Et nous avions négocié avec Mme Le Pen, à l'époque elle était désireuse d'une négociation, un projet commun. Elle avait infléchi son programme.
Et aujourd'hui, vous n'avez plus le même projet. Vous êtes en désaccord
avec Marine Le Pen. Laissez-moi finir mon argumentation. Suite à cela, nous avons eu une négociation, elle a refusé, et elle n'est pas candidate, que je sache. C'est M. Bardella.
Elle
a refusé de concevoir une union sur un vrai projet européen. Nous avons travaillé à debout la France sur ce projet. Dans ces conditions, c'est un scrutin à un tour. Nous avons un projet différent. Nous avons des alliés en Europe... Nicolas Dupoignan. Attendez, si je peux finir. Pourquoi ? Différent.
Si je
peux finir. 23 pays, qui ne veulent pas d'ailleurs de Mme Le Pen et de ses députés, pour une réforme en profondeur.
Je
ne sais pas si vous avez
remarqué, Renaud Délis. Il tente à jouer de Renaud Délis. Je vais essayer.
Je vous en prie. Vous avez proposé à Marine Le Pen de se ranger derrière vous aux élections européennes. On peut comprendre qu'un parti, le Rassemblement National, qui est estimé autour de 20%, et vous qui êtes autour de 4%, ait pu penser, ce parti,
que
ce
soit plutôt à vous
de la rallier.
Ce
n'était pas ça l'enjeu. C'était d'avoir un projet. Vous
l'avez
proposé, le
Rassemblement National, de vous soutenir.
Je lui ai proposé un manifeste, que j'ai proposé aussi à M. Wauquiez, de fond. Car vous avez constaté sans doute que le débat du second tour
a
été un ratage sur l'affaire européenne.
Et
moi, je considère, et je suis le mieux placé, l'ayant soutenu. Je ne peux pas être accusé de division. Je suis la seule personnalité politique qui l'a soutenue au second tour. Mais je crois que le devoir, c'est de tirer les leçons de son échec au second tour. Le débat du second tour m'a marqué.
Et
ce débat a été lié à un manque de préparation sur l'Europe. Vous pensez
qu'elle a rattrapé
son retard,
maintenant ? Non, je pense qu'elle n'a toujours pas préparé et revu son programme européen. D'ailleurs, le programme va être sorti aujourd'hui, 15 avril.
Et il n'est plus question de voir sur blanc
de quitter l
'Union européenne. Ça, c'est un virage qui
est acté dans le programme. Nous l'avons sorti, notre programme, le 23 septembre. Nous avons travaillé. Je considère qu'on veut, en fait, M. Macron et Mme Le Pen veulent enfermer les Français à cette élection européenne.
Dans
un duo,
terrible,
pour rééditer en 2022-2017. C'est une élection à un tour. Un tour. Il y a le choix. M. Hamon n'est pas avec M. Mélenchon. M. Bellamy n'est pas avec Mme Loiseau. Je ne suis pas avec Mme Le Pen parce que je veux offrir un choix. Et je dis aux Français qui m'écoutent. Une voix patriote pour Mme Le Pen, c'est une demi-voix pour M. Macron. C'est clair. Ils veulent enfermer les Français dans ce duo. Or, moi, je pense
que
ce duo n'est pas bon pour la France. Et je pense qu'aux élections européennes, un scrutin à un tour, on a le droit de penser différemment, d'avoir des alliés différents, d'avoir le choix. Les patriotes auront le choix, comme les européistes ont le choix entre Mme Loiseau et M. Bellamy.
8h51 sur France Info.
On
se retrouve dans un instant avec vous, Nicolas Dupont-Aignan. D'abord, l'actualité avec David Doba. Toujours avec le président de Debout la France, candidat aux élections européennes, et avec
Renaud Dely. Quels sont vos alliés potentiels au Parlement européen, Nicolas Dupont-Aignan ? Puisque Marine Le Pen ambitionne de rassembler l'ensemble des nationalistes au Parlement. Vous, on ne
voit
pas bien quels sont vos alliés aujourd'hui ? Vous auriez dû venir le
28 février. Nous avons réuni à Paris 23 partis politiques. C'est la première fois qu'un souverainiste ou un gaulliste réunissait 23 partis politiques, justement des Polonais qui gouvernent en ce moment, des partis qui veulent une Europe réaliste, c'est-à-dire rendre aux nations le contrôle de leurs frontières, de leurs budgets, de leurs lois, et basculer
sur
une Europe qui se concentre sur des projets industriels, scientifiques, pour faire face à la Chine
et aux Etats-Unis. Vous ne siégerez
pas donc avec Marine Le Pen et Matteo Salvini ? Mais je ne sais pas où ils siégeront. Ils
disent qu'ils siégeront ensemble en tout cas.
Et vous, vous pouvez siéger avec eux ? Non, moi j'ai un groupe, l'ECR, que vous connaissez, qui est le troisième groupe du Parlement européen. Ce sont des gens modérés. Ce n'est pas M. Salvini ou le FPO, qui
sont les alliés. Il y a
le PIS, le Parti de droit et justice polonais. Tout à fait, qui gouvernent.
Matteo Salvini gouverne en
Italie. Tout à fait. Mais il n
'est
pas modéré pour vous ? Il est dans le groupe de Mme Le Pen, avec Gerd Wilders, par exemple en
Hollande. Comment vous qualifieriez le
groupe des alliés de Marine Le Pen ? Mais c'est le groupe de Mme Le Pen, ce n
'est
pas à moi d'en répondre. Je
vous dis ce que je fais. Je siège avec eux, il doit y avoir des raisons importantes pour cela. Je n'ai jamais dit qu'il était hors de question que je siège.
J'ai dit, mais écoutez, moi j'ai
un
projet qu
'on a travaillé. Attendez, je vais reposer
ma question. Peut-être que je l'ai mal posé,
Nicolas Dupoyant.
Est-ce que vous siégerez, si vous êtes élu au Parlement de Strasbourg et de Bruxelles,
dans le même groupe
que Matteo Salvini et que Marine
Le Pen ? On verra
où il siège. En tout cas, moi je siégerai avec le groupe ECR. Ça, il existe. C'est le troisième groupe de l'Assemblée. Vous pouvez regarder sur Internet. 73 députés. Et pourquoi nous avons fait ça à Debout la France ? Parce qu'il ne sert à rien d'avoir beaucoup de voix à Paris si une fois au Parlement européen, on est isolé. En 2014, Marine Le Pen a eu un grand succès en France et elle a été isolée. Nous, nous avons travaillé avec 23 partis qui aujourd'hui ont une action au Parlement européen. Et nous voulons transformer l'Europe. Parce qu'on parle des uns, des autres. Mais je pense que les Français ont le droit de savoir ce que je propose. Qu'est-ce que je propose ?
Une Europe gaullienne, ça veut dire quoi ?
On
arrête avec la Commission de Bruxelles qui concentre tout. On se concentre pour
affronter la Chine et les Etats-Unis. Aujourd'hui, ce n'est
pas la Commission de Bruxelles qui concentre tout. Ce sont les Etats membres qui ont toujours le pouvoir de décision.
La Commission de Bruxelles
applique. Dans la réalité, vous le savez bien, c'est la Commission de Bruxelles, la Banque Centrale et la Cour de Justice
qui
sont composées de membres non élus.
qui
dirigent cette Union européenne pour le plus grand malheur des pays.
Nous
voulons fermer la Commission de Bruxelles, revenir à un secrétariat allégé,
et
ensuite, nous voulons
que l'Europe...
Composée de
qui ?
Composée de représentants des Etats. Qui seraient élus
?
Qui seraient des représentants
des Etats. Donc ça, ça ne va pas être les commissaires ? C'est le principe
de la Commission, non ? Sauf qu'ils n'auraient pas du tout les pouvoirs de la Commission. Qui
aurait le pouvoir en Europe ? Les Etats. Uniquement les Etats. Et en dehors des sommets
européens, il ne se passe rien. Un secrétariat allégé, et ensuite des agences par thème, comme Airbus, pour qu'on développe l'action de l'Union européenne sur intelligence artificielle, souveraineté numérique, lutte contre le cancer, voiture propre, panneau solaire de demain, plan pour la Méditerranée. Nous voulons une Europe forte
par
des projets à 3 ou 4 pays, à géométrie variable, plutôt qu'une Europe obèse qui n'a pas réussi depuis 20 ans à relever les défis du XXIe siècle face à la Chine et aux Etats-Unis. C
'est une
architecture totalement nouvelle que nous proposons. Et je vous remercie que sur 30 minutes, on puisse avoir 2 minutes sur le fond
des choses. Il y en a eu un peu
plus.
Non, sur le
fond des choses,
pas sur la petite politique.
Nicolas Dupont-Aignan, pour porter ce projet,
il
faut aussi rassembler, pourquoi pas passer des alliances. On a compris que vous aviez quelques légers différents avec Marine Le Pen. Il
y a
quelqu'un qui s'est retiré de la politique active, mais qui parle beaucoup ces dernières semaines, c'est Marion Maréchal, qui a expliqué dans une interview la semaine dernière que le positionnement populiste était une impasse électorale. Marine Le Pen lui a répondu et là, en l'occurrence, démenti. Est-ce que vous pourriez vous entendre avec Marion
Maréchal dans une hypothèse ? Elle est retirée de la vie politique. Est-ce qu
'on peut parler
un jour ? Elle est très
présente et elle parle beaucoup
pour quelqu'un de retirer.
Peut-être. En tout cas, est-ce qu'on peut parler un
jour dans la vie politique ?
Est-ce qu'on peut parler d'autre chose que de la famille Le Pen ? En fait, on rend les Français prisonniers du duo Macron-la famille Le Pen. Eh bien, Debout la France, c'est un parti gaulliste, républicain, qui veut offrir un patriotisme raisonnable aux Français. Laissez-moi au moins le temps de le présenter à nos concitoyens.
Et on peut être un Premier ministre de Marine Le Pen
à Paris, Nicolas Dupont-Aignan, et un adversaire politique dans
les ventes du Parlement européen. Mais je ne serai pas adversaire. On essaie depuis 5
minutes de vous faire dire si
vous allez ou non s'agir avec elle. Très intéressant. On
n'a pas eu la réponse. Eh bien, nous voterons sur les projets. Mais
vous ne serez pas
par définition dans le
même
groupe qu'elle.
Mais
je
n'en
sais rien aujourd'hui. Peut-être que Marine Le Pen rejoindra le groupe ECR. Je n'en sais rien. Il y aura peut-être un grand groupe. Je n'en sais rien. En tout cas, moi, je vous dis qu'aujourd'hui, les Français peuvent voir sur Internet nos partenaires. Ils existent. Notre projet. Je suis tête de liste. Marine Le Pen ne l'est pas. Et est-ce qu'on peut sortir du duo Macron-Le Pen dans lequel vous enfermez la vie politique française pour le plus grand désespoir de millions de Français ?
Merci Nicolas Dupont.
Merci.
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan