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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 18 avril 2019 23 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité de France Info

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Quelle est la mesure qu'Emmanuel Macron doit annoncer ce soir pour vous ?

  • 0:29RelanceRéponse directe

    Aller dans quel sens ?

  • 0:54OuverteRéponse partielle

    Ces annonces passent-elles par des baisses d'impôts massives ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Précisément, quels impôts baisser ?

  • 2:34RelanceRéponse directe

    Moins 10% pour tout le monde, dit Laurent Wauquiez, ou effort supplémentaire pour les plus hauts revenus ?

  • 2:58RelanceRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, à faire baisser massivement l'impôt des plus riches ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07Invité politiquePromesse
    « y en a beaucoup. La première, sans doute, la réindexation des pensions de retraite, des prestations familiales sur l'inflation »
  • 0:14Invité politiqueFait
    « parce que c'est le minimum vital de ne pas perdre de pouvoir d'achat »
  • 0:30Invité politiquePromesse
    « Pour aller dans le sens de la relocalisation de millions d'emplois qui manquent au pays »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « lié à une concurrence déloyale, mondiale et européenne »
  • 2:40Invité politiquePromesse
    « Les moins 10% sur l'impôt sur le revenu, c'est ce que j'avais proposé à la présidentielle »
  • 3:52Invité politiqueChiffre
    « une baisse de 3% pour tous, qui coûte quand même 40 milliards »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « Stéphanie Gibault est deuxième sur notre liste, la lanceuse d'alerte, dans l'affaire UBS »
  • 8:03Invité politiqueFait
    « le drame français, ce sont des présidents qui sont élus avec les pouvoirs de la Vème République, qui sont énormes »
  • 11:16Invité politiqueFait
    « Ce sont des prêts à 3% »
  • 11:33Invité politiqueChiffre
    « Si, tous les sondages sont au-dessus des 3% »
  • 11:40Invité politiqueChiffre
    « Il y a des sondages aujourd'hui qui vous donnent à 8% »
  • 14:20Invité politiqueFait
    « Debout la France a proposé à Mme Le Pen, et elle n'a jamais répondu à mon courrier, un vrai projet européen »
  • 17:42Invité politiqueChiffre
    « Nous avons réuni à Paris 23 partis politiques »
  • 20:11Invité politiquePromesse
    « Nous voulons fermer la Commission de Bruxelles »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan70 %
  • Invité12 %
  • ?9 %
  • Présentateur6 %

49,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour

0:00
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Marc Fauvel. Emmanuel Macron s'adresse donc aux Français ce soir à 20h. Quelle est la mesure qu'il doit pour vous annoncer

0:06
Locuteur

? Il

0:07
Nicolas Dupont-Aignan

y en a beaucoup. La première, sans doute, la réindexation des pensions de retraite, des prestations familiales sur l'inflation, parce que c'est le minimum vital de ne pas perdre de pouvoir d'achat. Et puis je pense que, en tout cas moi j'aimerais une réorientation complète de la politique économique du pays.

0:26
Locuteur

Car

0:26
Nicolas Dupont-Aignan

on voit bien que si ce sont des bouts de ficelle, ça ne marchera pas. Pour

0:29
Présentateur

aller dans quel sens ?

0:30
Nicolas Dupont-Aignan

Pour aller dans le sens de la relocalisation de millions d'emplois qui manquent au pays, qu'on a laissé partir depuis des années, ça ne date pas de ce gouvernement, lié à une concurrence déloyale, mondiale et européenne, et qui fait qu'il n'y a plus les emplois nécessaires pour financer le partage social légitime qu'on attend d'un pays civilisé.

0:53
Invité

Renaud Dely. Est-ce que ces annonces passent aussi à vos yeux par des baisses d'impôts massives ?

0:59
Locuteur

Moi

1:00
Nicolas Dupont-Aignan

je pense que la défense du pouvoir d'achat exige

1:03
Locuteur

des

1:04
Nicolas Dupont-Aignan

baisses d'impôts, mais pas que des baisses d'impôts.

1:06
Locuteur

Qu

1:07
Nicolas Dupont-Aignan

'est-ce que je veux dire par là ? Attention au concours lépine de la baisse d'impôts.

1:12
Locuteur

Pour

1:12
Nicolas Dupont-Aignan

faire de vraies baisses d'impôts, il faut par exemple arrêter le racket sur l'électricité. Le pouvoir d'achat ne dépend pas que des baisses d'impôts, le pouvoir d'achat ça dépend de la taxe sur l'électricité qui est prévue par exemple d'augmenter au mois de juin, j'espère qu'il va l'annuler. C'est la privatisation des autoroutes, des barrages, c'est tout cet environnement. Premier point. Deuxième point, moi j'ai proposé à la France, nous avons proposé des baisses d'impôts, mais pour ça il faut faire des économies sur des gaspillages. Et nous avons proposé une baisse d'impôts, c'est la baisse de la CSG. La CSG permettrait de toucher tout le monde,

1:46
Locuteur

ce

1:46
Nicolas Dupont-Aignan

que nous avons proposé, sans parler d'une baisse de TVA sur des produits de première nécessité qui seraient très justes.

1:53
Invité

Précisément, quels impôts baisser ? Il

1:54
Locuteur

y

1:54
Invité

a tout un débat qui est né dans la majorité, puis il

1:56
Locuteur

y a

1:56
Invité

aussi des propositions, vous venez d'en faire, qui émergent dans l'opposition. Je vous propose d'écouter deux propositions différentes, l'une de Laurent Wauquiez qui évoque l'impôt sur le revenu, et l'autre de Raphaël Glucksmann, la tête de liste du PS et de Place Publique, qui lui exige davantage de justice fiscale.

2:11
Locuteur

Nous

2:12
Locuteur non identifié

ce qu

2:12
Locuteur

'on

2:12
Locuteur non identifié

veut, c'est une baisse de l'impôt sur le revenu pour tout le monde, simple, clair, pas d'usine à gaz, moins 10% pour tous ceux qui payent l'impôt sur le revenu. S'il avait le courage de changer de cap, justement, ce serait de mettre fin à l'injustice fiscale de son quinquennat, soit en rétablissant l'impôt sur la fortune, soit en établissant une nouvelle tranche d'imposition pour les plus hauts revenus.

2:33
Locuteur

2:34
Invité

Moins 10% pour tout le monde, dit Laurent Wauquiez, ou est-ce qu'il faut un effort supplémentaire demandé aux plus hauts revenus, comme le dit Raphaël Glucksmann ?

2:40
Nicolas Dupont-Aignan

– Alors vous savez, les moins 10% sur l'impôt sur le revenu, c'est ce que j'avais proposé à la présidentielle. Donc je ne

2:44
Locuteur

vais

2:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas cracher dessus. –

2:45
Locuteur

Pour tout le monde, pour les pauvres comme pour les riches.

2:47
Nicolas Dupont-Aignan

– Avec un plafond, parce que je pense qu'il

2:49
Locuteur

y a

2:49
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup de Français les plus riches qui peuvent continuer à payer pour les très riches,

2:54
Locuteur

qui ont surtout été exonérés. – Ça aboutirait,

2:56
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, à faire baisser massivement l'impôt des plus riches.

2:58
Locuteur

2:58
Présentateur

C'est

2:58
Nicolas Dupont-Aignan

pourquoi je ne suis pas sur la même position que M. Wauquiez. À Debout la France, nous voulons de la justice sociale, et c'est notre différence avec les Républicains. Nous pensons qu'il faut une baisse d'impôt sur le revenu sur les classes moyennes et les premières tranches, mais nous disons que cela ne suffit pas. Voilà pourquoi nous préférons une baisse de CSG, qui permettrait de revaloriser les salaires, c'est-à-dire ceux qui travaillent.

Le problème de fond du pays, c'est que tous ceux qui travaillent durement, et c'était la cause de la crise des Gilets jaunes, n'ont pas assez dans le porte-monnaie, parce que la différence entre le salaire brut que paye l'entrepreneur et le salaire net était extravagante en France. Donc, au lieu de chercher des usines à gaz, chacun veut sa baisse d'impôt, la mesure la plus simple pour ceux qui travaillent, c'est de baisser la CSG, comme ceux d'ailleurs, comme les retraités. Et nous avons proposé

3:51
Locuteur

déjà,

3:52
Nicolas Dupont-Aignan

dans un premier temps, et nous l'avons chiffré, parce que nous sommes des gens raisonnables, une baisse de 3% pour tous, qui coûte quand même 40 milliards, et ensuite des mesures ciblées, TVA à 0% sur des produits de première nécessité, et réindexation du pension de retraite. Mais

4:06
Locuteur

pour faire ça, j

4:07
Nicolas Dupont-Aignan

'insiste, pour faire ça, il faut quand même oser faire des économies. Parce que moi, M. Wauquiez, les autres, M. Glucksmann, personne ne propose d'économies nulle part. À Debout la France, nous proposons de vraies économies sur des gaspillages, les fraudes à la carte vitale, l'évasion fiscale, l'évasion fiscale colossale, et Stéphanie Gibault est deuxième sur notre liste, la lanceuse d'alerte, dans l'affaire UBS. Et troisième point, réduire la dotation à l'Union Européenne, qui est extravagante, qui est de 11 milliards d'euros cette année. En

4:34
Invité

matière d'impôt, il

4:35
Locuteur

y

4:35
Invité

a une revendication qu'on a beaucoup entendue dans le mouvement des Gilets jaunes, c'est la restauration de l'ISF, de l'impôt sur

4:40
Locuteur

la

4:40
Invité

fortune.

4:40
Locuteur

Oui, je

4:40
Invité

suis

4:41
Locuteur

favorable

4:42
Nicolas Dupont-Aignan

avec le mécanisme, je crois, intelligent, désolé de le dire, que nous avions proposé à la présidentielle. C'était maintien de l'ISF, donc rétablissement de l'ISF, mais zéro ISF quand la personne réinvestit son ISF

4:58
Locuteur

dans

4:59
Nicolas Dupont-Aignan

une entreprise qui investit en France sur le territoire français. C'était une mesure, je crois, franchement parfaite, parce qu'on maintenait l'ISF,

5:09
Locuteur

mais

5:09
Nicolas Dupont-Aignan

ceux qui avaient un réflexe patriotique et qui investissaient dans une entreprise en France pour relocaliser de l'emploi, avaient un bonus. C'est la mesure idéale et je ne comprends pas pourquoi le gouvernement va voir ce soir s'il rétablit ou pas l'ISF. On ne peut pas dire

5:24
Locuteur

qu

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

'on va baisser les impôts si on ne prend pas l'argent quelque part, soit dans des économies, soit sur les plus riches. Est-ce qu'on peut prendre cet argent aussi en laissant filer provisoirement ou pas les déficits publics

5:34
Locuteur

? On

5:35
Nicolas Dupont-Aignan

peut laisser filer un peu les déficits publics si,

5:37
Locuteur

à

5:38
Nicolas Dupont-Aignan

une condition,

5:39
Locuteur

c

5:40
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'on investisse pour permettre de relocaliser les emplois qui demain feront baisser les déficits. Si c'est pour ce soir donner de l'argent gratuitement aux Français qui vont payer en impôts dans un an, ce sera du pipeau. Si c'est changer de logique économique, c'est-à-dire

5:54
Locuteur

vraiment

5:55
Nicolas Dupont-Aignan

favoriser la production en France,

5:57
Locuteur

par

5:57
Nicolas Dupont-Aignan

exemple

5:58
Locuteur

annuler

5:59
Nicolas Dupont-Aignan

la directive travailleurs détachés, qui fait que les travailleurs étrangers ne payent pas de charges sociales

6:02
Locuteur

en France. Qui

6:03
Invité

a déjà été réformé

6:04
Locuteur

à l

6:05
Nicolas Dupont-Aignan

'initiative de la France, d'ailleurs. Oui, mais le principe de base, vous le savez bien, n'a pas été changé. Un travailleur polonais qui vient en France, il ne paye pas les charges sociales d'un artisan français. Il paye la charge polonaise qui est moitié moins.

6:15
Locuteur

Ça

6:15
Nicolas Dupont-Aignan

ne peut pas marcher, il y en a 500 000 en France, ce n

6:17
Locuteur

'est

6:17
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible. Donc, soit Emmanuel Macron, en fait, change le cadre de la politique, qui étouffe tous les gouvernements depuis 10 ans. Soit il ne le fait pas, et je ne vois pas comment il peut s'en sortir, ce sera des mesurettes. Donc, moi, j'attends ce soir pour voir s'il va vraiment au bout d'une logique de changement ou si c'est pour endormir les Français une fois de plus.

6:39
Présentateur

Il est 9h moins 20 sur France Info. Nicolas Dupont-Aignan, vous restez avec nous. Cet entretien se poursuit dans une minute. Le temps d'un coup d'œil à l'actualité. David Daubat. Le président de Debout la France, tête de liste de son mouvement aux élections européennes, est l'invité de France Info. Nicolas Dupont-Aignan, toujours avec Renaud Dely, face à moi, pour vous interroger.

6:54
Invité

Emmanuel Macron pourrait aussi annoncer des réformes institutionnelles pour essayer de renforcer la démocratie, notamment ébranlée par le mouvement des Gilets jaunes depuis 5 mois. Qu'est-ce que vous espérez de sa part ? L'instauration du RIC, le référendum d'initiative citoyenne, une instillation d'une dose proportionnelle aux législatives ? Écoutez, j'étais le premier en

7:14
Nicolas Dupont-Aignan

2012,

7:16
Locuteur

puis

7:17
Nicolas Dupont-Aignan

2013, proposition de loi que vous pouvez retrouver à l'Assemblée. J'ai recommencé en 2018 une nouvelle proposition de loi sur le RIC.

7:23
Locuteur

Je

7:24
Nicolas Dupont-Aignan

l'appelais référendum d'initiative populaire. Qu'importe. Sans verrou parlementaire. Est-ce que les Suisses

7:29
Locuteur

sont

7:30
Nicolas Dupont-Aignan

plus mal gouvernés que les Français ? Pas de chômage, pas de déficit. Et on les consulte souvent. Moi, je suis convaincu qu'on ne

7:38
Locuteur

pourra s'en sortir en France. On peut gouverner la

7:40
Invité

France comme la Suisse.

7:40
Locuteur

Et

7:41
Nicolas Dupont-Aignan

alors pourquoi ? Les Français ne seraient

7:43
Invité

pas capables de voter sur des sujets importants ? Ce sont des pays qui n'ont pas exactement la même importance économique,

7:48
Locuteur

géopolitique, non ? Vous plaisantez alors

7:49
Invité

? La Suisse

7:50
Locuteur

n'a pas d'importance. Pas tout à fait la même

7:51
Présentateur

culture contestataire non plus.

7:52
Locuteur

Et justement, c'est peut-être parce que les

7:54
Nicolas Dupont-Aignan

Français n'ont pas été associés dans leur histoire suffisamment aux décisions. Et le général de Gaulle avec la Vème République, vous croyez qu'il aurait pu résoudre la crise algérienne sans le référendum ?

8:03
Locuteur

Votre

8:03
Nicolas Dupont-Aignan

modèle, c'est la Suisse

8:04
Locuteur

? Ah,

8:05
Nicolas Dupont-Aignan

mon modèle en termes de démocratie participative, oui, c'est la Suisse. Et j'estime que le drame français, ce sont des présidents qui sont élus avec les pouvoirs de la Vème République, qui sont énormes, mais qui ne s'astreignent pas

8:17
Locuteur

à

8:17
Nicolas Dupont-Aignan

avoir la contrepartie de ce pouvoir qui était le référendum voulu par le général de Gaulle. D'ailleurs, lui, il est parti sur un référendum

8:24
Locuteur

perdu. Oui, ça ne lui a pas

8:24
Présentateur

forcément réussi. Mais

8:25
Nicolas Dupont-Aignan

ce n

8:26
Locuteur

'est

8:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas la question de faire réussir le président, c'est de faire réussir la France. Et je pense que

8:30
Locuteur

la solution... Vous pensez qu'un président peut gagner

8:32
Présentateur

un référendum en France

8:33
Nicolas Dupont-Aignan

? Bien sûr, mais l'objet, c'est peut-être de demander l'avis des Français sur des sujets de société.

8:38
Locuteur

L

8:38
Nicolas Dupont-Aignan

'immigration, personne n'a osé demander l'avis des Français sur l'immigration. Sur les mesures scolaires, sur des mesures pénales, sur des mesures fiscales. Mais pourquoi les Français ne seraient pas capables de donner leur avis sur des points fondamentaux de leur pays ? Cette idée que les Français ne seraient pas capables, c'est insupportable. Moi, je suis pour le référendum d'initiative citoyenne. C'est le seul moyen pour moi de débloquer le pays. Les référendums,

9:03
Invité

ça ne marche pas toujours, ça ne contribue pas toujours à débloquer des pays. Ça peut même contribuer à les bloquer. On le voit avec le cas du Brexit,

9:10
Nicolas Dupont-Aignan

précisément.

9:10
Locuteur

Ah,

9:10
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'en France, on n'aime pas que les peuples votent. Et on n'aime pas une certaine oligarchie française.

9:17
Locuteur

Là, ce sont les

9:17
Présentateur

Britanniques qui

9:18
Locuteur

ont

9:18
Présentateur

voté et qui n'arrivent pas à s'en sortir.

9:19
Nicolas Dupont-Aignan

Mais peut-être parce qu'on ne respecte pas le vote des Britanniques. C'est qui ce « ont » ? C'est eux ? Eux, les parlementaires, et qu'ils n'ont pas un Premier ministre à la hauteur de la situation. Mais c'est terrible d'ailleurs cette idée que, en fait, d'ailleurs, M. Juncker, le président de la Commission européenne, l'a dit. Il n'y a pas de démocratie contre les traités. Il a osé cette phrase. Il n'y a pas de démocratie contre les traités. Emmanuel

9:39
Locuteur

Macron avait raison. Non mais j'insiste. Cela voudrait dire... Ça veut dire,

9:42
Invité

Nicolas Dupoignan, qu'Emmanuel Macron avait raison la semaine dernière de souhaiter qu'on aille vite et que les Britanniques sortent vite.

9:47
Locuteur

Ah, moi, je pense qu'il

9:48
Nicolas Dupont-Aignan

faut aller vite. Et sur ce point-là, je lui donne raison.

9:51
Locuteur

Non,

9:52
Nicolas Dupont-Aignan

le peuple britannique a voté. Si d'ailleurs, entre parenthèses, on avait écouté le référendum de 2005 en France, il n

9:59
Locuteur

'y

9:59
Nicolas Dupont-Aignan

aurait pas eu de Brexit. C'est-à-dire que si on avait corrigé, réformé l'Union européenne, comme je le demandais, comme nous le demandions tous, de gauche ou de droite,

10:08
Locuteur

il

10:08
Nicolas Dupont-Aignan

n'y

10:08
Locuteur

aurait

10:08
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu de Brexit parce que cette Union européenne est dirigée par des gens aveugles et sourds. Et donc, à un moment, les peuples n'en peuvent plus. Moi, je suis candidat justement aux Européennes pour qu

10:19
Locuteur

'il

10:19
Nicolas Dupont-Aignan

y

10:19
Locuteur

ait

10:19
Nicolas Dupont-Aignan

un projet de remplacement de

10:22
Locuteur

l

10:22
Nicolas Dupont-Aignan

'Union européenne par une nouvelle Europe.

10:24
Locuteur

Une Europe des

10:25
Nicolas Dupont-Aignan

nations et des projets concrets. Voilà, c

10:28
Présentateur

'est la clé de tout. Justement, Nicolas Dupoignan, on est à un mois et demi maintenant de ces élections européennes. Est-ce que vous êtes sûr et certain d'être effectivement candidat ? Est-ce que vous aurez les candidats avec vous sur la liste ? Et puis l'argent aussi pour faire campagne

10:39
Locuteur

?

10:39
Nicolas Dupont-Aignan

Mais bien sûr, les candidats, ils ont déjà été désignés. En deuxième de liste, il y a Stéphanie Gibault, j'en ai parlé tout à l

10:45
Locuteur

'heure,

10:46
Nicolas Dupont-Aignan

lanceuse d'alerte dans l'affaire UBS, parce que nous avons un programme pour récupérer les milliards qui s'évadent en Irlande, aux Pays-Bas et ailleurs. Est-ce

10:54
Locuteur

que vous avez les banques avec vous ? M.

10:55
Nicolas Dupont-Aignan

Cochy, gilet jaune responsable qui nous a rejoints, le président du CNIP, Centre national des indépendants et paysans, des anciens députés républicains. Donc c'est une liste qui est complète.

11:05
Locuteur

Est

11:05
Présentateur

-ce que vous avez l'argent pour

11:06
Locuteur

faire campagne ? Et bien l'argent,

11:07
Nicolas Dupont-Aignan

malheureusement, nous nous heurtons aux banques, mais nous avons fait une collecte. Et ce sont les membres de Debout la France et les sympathisants qui prêtent au candidat.

11:16
Locuteur

Ça

11:17
Nicolas Dupont-Aignan

va de 2 000 euros à 50 000 euros. Ce sont des prêts à 3%. C'est-à-dire que nous remplaçons les banques.

11:23
Locuteur

Les banques ne veulent pas

11:24
Invité

vous prêter, Nicolas Dupont-Yan ?

11:25
Locuteur

Aucune

11:25
Nicolas Dupont-Aignan

banque ne veut nous prêter. Pourquoi

11:26
Locuteur

?

11:27
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, pour des raisons politiques.

11:29
Locuteur

Vous êtes revus des

11:30
Nicolas Dupont-Aignan

sondages aussi, qui

11:31
Locuteur

ne nous donnent pas forcément

11:32
Présentateur

au-dessus des 3%.

11:33
Nicolas Dupont-Aignan

Si,

11:34
Locuteur

tous les

11:34
Nicolas Dupont-Aignan

sondages sont au-dessus des 3%.

11:36
Locuteur

Vous êtes à 4, c'est-à-dire

11:37
Présentateur

qu'on est dans la

11:37
Locuteur

marge ? 4,

11:38
Nicolas Dupont-Aignan

7%, 8%, 6%.

11:40
Locuteur

Il y a des sondages aujourd'hui qui vous donnent à

11:41
Nicolas Dupont-Aignan

8

11:42
Locuteur

% ?

11:42
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, et nous avons fait toujours le double

11:44
Locuteur

des

11:45
Nicolas Dupont-Aignan

sondages à chaque élection. Ça veut dire que là, vous pensez que vous ferez 16%

11:48
Locuteur

?

11:48
Nicolas Dupont-Aignan

Je n'ai pas dit ça. Non, je dis que les sondages sont entre 4 et 7%. Nous en avons eu une fois à 8. Allez, disons 6% la moyenne. Eh bien, nous pouvons très bien faire les 10% si les Français le volent. Est-ce que vous avez... Attendez, est-ce qu'on gouverne en fonction des sondages sur 500 personnes ? Ou est-ce qu'on gouverne en fonction des idées

12:04
Locuteur

? Est

12:05
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que vous avez contacté des banques étrangères pour vous

12:07
Locuteur

aider

12:08
Présentateur

? Non. C'est un principe ou vous n'avez pas eu le temps

12:10
Locuteur

?

12:10
Nicolas Dupont-Aignan

Non, parce que nous avons essayé les banques françaises et puis nous nous heurtons à des murs. Et donc, nous organisons nous-mêmes avec les prêts. Et je remercie les Français qui nous prêtent.

12:21
Invité

Quand vous dites que c'est politique la décision des banques, ça veut dire que le

12:23
Locuteur

pouvoir... Ils ne veulent

12:23
Invité

pas financer...

12:25
Locuteur

Mais quand c'est

12:25
Invité

politique, ça veut

12:26
Locuteur

dire

12:26
Invité

qu'elles répondent, ces banques, à des injonctions politiques qui viennent du

12:28
Locuteur

pouvoir qui voudraient vous faire faire... Je ne sais

12:30
Nicolas Dupont-Aignan

pas. Non, je pense que d'abord, elles disent qu

12:32
Locuteur

'on

12:32
Nicolas Dupont-Aignan

ne finance plus la politique. Mais c'est curieux, elles financent d'autres partis. Alors j'aimerais qu

12:36
Locuteur

'on

12:36
Nicolas Dupont-Aignan

m'explique.

12:37
Locuteur

Mais

12:38
Nicolas Dupont-Aignan

l'important, ce n

12:38
Locuteur

'est

12:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas ça.

12:38
Locuteur

L'important, ce sont les idées. Il y a beaucoup de partis comme vous qui dénoncent la crise des

12:41
Présentateur

banques, la France Insoumise, le Rassemblement National. C'est difficile d'y voir un complot ou une décision politique, comme

12:48
Locuteur

vous l'avez

12:48
Nicolas Dupont-Aignan

dit. En tout cas, moi, je considère que dans une démocratie, ne pas prêter à des partis politiques qui offrent des garanties, car nous mettons des garanties sur des patrimoines.

12:57
Locuteur

Nous

12:57
Nicolas Dupont-Aignan

avons une candidate qui avait 400 000 euros de garantie pour emprunter 200 000 euros. Ça a été refusé. Donc, on vous a

13:03
Présentateur

prêté combien à l

13:04
Locuteur

'heure

13:04
Présentateur

où on se

13:05
Nicolas Dupont-Aignan

parle

13:05
Locuteur

?

13:05
Nicolas Dupont-Aignan

On nous a prêté un peu plus d'un million, un million cinq cent mille.

13:08
Locuteur

Et c

13:09
Nicolas Dupont-Aignan

'est

13:09
Présentateur

suffisant pour boucler

13:09
Locuteur

la campagne ?

13:10
Nicolas Dupont-Aignan

Nous avons bouclé. Il nous manque encore un peu d'argent, mais nous allons réduire les dépenses.

13:14
Invité

Renaud Delis. Alors pour peser dans une démocratie, il faut aussi parfois essayer de rassembler, de passer des alliances. On n'a pas bien compris pourquoi est-ce que vous ne vous étiez pas entendu avec Marine Le Pen alors que vous étiez entendu au second tour de la présidentielle. Écoutons ce que Marine Le Pen en dit. C'était hier chez nos confrères d'RTL.

13:30
Locuteur non identifié

Bien sûr que je lui tends la main. Bien entendu, je l'ai fait depuis le début. Je continue à le faire aujourd'hui. Je pense que si nous étions partis ensemble, nous serions d'ores et déjà dans les sondages en tête devant Emmanuel Macron. Mais il n'a pas souhaité

13:44
Locuteur

le

13:44
Locuteur non identifié

faire. Manifestement, il a du mal à rassembler.

13:48
Invité

Pourquoi est-ce que vous avez repoussé la main tendue par Marine Le Pen ?

13:50
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce que M. Bellamy

13:51
Locuteur

s

13:53
Nicolas Dupont-Aignan

'est allié avec Mme Loiseau pour les Européennes alors que les Républicains ont soutenu M. Macron

13:59
Locuteur

? Non

14:00
Nicolas Dupont-Aignan

? Au deuxième tour ? Oui. La présidentielle ? Ben oui.

14:03
Présentateur

François

14:03
Locuteur

-Olivier Bellamy

14:03
Présentateur

n'avait pas prévu d'être le Premier ministre à ma connaissance d'Emmanuel

14:06
Locuteur

Macron comme vous. Vous avez négocié

14:08
Nicolas Dupont-Aignan

? M. Philippe, républicain et beaucoup de républicains sont...

14:11
Locuteur

Le parti.

14:12
Nicolas Dupont-Aignan

Ce que je veux dire par là, c'est un scrutin de premier tour. C'est un scrutin de premier tour. Il

14:16
Locuteur

n'y a

14:16
Nicolas Dupont-Aignan

qu'un tour, oui. Il n

14:17
Locuteur

'y a

14:17
Nicolas Dupont-Aignan

qu'un tour. C'est un scrutin à la proportionnelle. Debout la France a proposé à Mme Le Pen, et elle n'a jamais répondu à mon courrier, un vrai projet européen. Mais ça ne l'intéresse pas. Et moi, je vous le dis très clairement, la politique et les alliances n'ont de sens que sur un projet.

14:35
Locuteur

Je

14:36
Nicolas Dupont-Aignan

ne regrette pas un instant d'avoir soutenu Mme Le Pen au deuxième tour pour faire barrage à M. Macron, pour être clair. Et nous avions négocié avec Mme Le Pen, à l'époque elle était désireuse d'une négociation, un projet commun. Elle avait infléchi son programme.

14:49
Locuteur

Et aujourd'hui, vous n'avez plus le même projet. Vous êtes en désaccord

14:51
Nicolas Dupont-Aignan

avec Marine Le Pen. Laissez-moi finir mon argumentation. Suite à cela, nous avons eu une négociation, elle a refusé, et elle n'est pas candidate, que je sache. C'est M. Bardella.

15:01
Locuteur

Elle

15:02
Nicolas Dupont-Aignan

a refusé de concevoir une union sur un vrai projet européen. Nous avons travaillé à debout la France sur ce projet. Dans ces conditions, c'est un scrutin à un tour. Nous avons un projet différent. Nous avons des alliés en Europe... Nicolas Dupoignan. Attendez, si je peux finir. Pourquoi ? Différent.

15:18
Locuteur

Si je

15:19
Nicolas Dupont-Aignan

peux finir. 23 pays, qui ne veulent pas d'ailleurs de Mme Le Pen et de ses députés, pour une réforme en profondeur.

15:27
Locuteur

Je

15:27
Nicolas Dupont-Aignan

ne sais pas si vous avez

15:28
Locuteur

remarqué, Renaud Délis. Il tente à jouer de Renaud Délis. Je vais essayer.

15:30
Invité

Je vous en prie. Vous avez proposé à Marine Le Pen de se ranger derrière vous aux élections européennes. On peut comprendre qu'un parti, le Rassemblement National, qui est estimé autour de 20%, et vous qui êtes autour de 4%, ait pu penser, ce parti,

15:41
Locuteur

que

15:41
Invité

ce

15:41
Locuteur

soit plutôt à vous

15:42
Nicolas Dupont-Aignan

de la rallier.

15:42
Invité

Ce

15:42
Nicolas Dupont-Aignan

n'était pas ça l'enjeu. C'était d'avoir un projet. Vous

15:45
Locuteur

l'avez

15:45
Invité

proposé, le

15:47
Locuteur

Rassemblement National, de vous soutenir.

15:48
Nicolas Dupont-Aignan

Je lui ai proposé un manifeste, que j'ai proposé aussi à M. Wauquiez, de fond. Car vous avez constaté sans doute que le débat du second tour

15:55
Locuteur

a

15:56
Nicolas Dupont-Aignan

été un ratage sur l'affaire européenne.

15:58
Locuteur

Et

15:59
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je considère, et je suis le mieux placé, l'ayant soutenu. Je ne peux pas être accusé de division. Je suis la seule personnalité politique qui l'a soutenue au second tour. Mais je crois que le devoir, c'est de tirer les leçons de son échec au second tour. Le débat du second tour m'a marqué.

16:13
Locuteur

Et

16:13
Nicolas Dupont-Aignan

ce débat a été lié à un manque de préparation sur l'Europe. Vous pensez

16:16
Locuteur

qu'elle a rattrapé

16:16
Présentateur

son retard,

16:17
Nicolas Dupont-Aignan

maintenant ? Non, je pense qu'elle n'a toujours pas préparé et revu son programme européen. D'ailleurs, le programme va être sorti aujourd'hui, 15 avril.

16:24
Locuteur

Et il n'est plus question de voir sur blanc

16:25
Présentateur

de quitter l

16:26
Locuteur

'Union européenne. Ça, c'est un virage qui

16:28
Nicolas Dupont-Aignan

est acté dans le programme. Nous l'avons sorti, notre programme, le 23 septembre. Nous avons travaillé. Je considère qu'on veut, en fait, M. Macron et Mme Le Pen veulent enfermer les Français à cette élection européenne.

16:39
Locuteur

Dans

16:40
Nicolas Dupont-Aignan

un duo,

16:40
Locuteur

terrible,

16:42
Nicolas Dupont-Aignan

pour rééditer en 2022-2017. C'est une élection à un tour. Un tour. Il y a le choix. M. Hamon n'est pas avec M. Mélenchon. M. Bellamy n'est pas avec Mme Loiseau. Je ne suis pas avec Mme Le Pen parce que je veux offrir un choix. Et je dis aux Français qui m'écoutent. Une voix patriote pour Mme Le Pen, c'est une demi-voix pour M. Macron. C'est clair. Ils veulent enfermer les Français dans ce duo. Or, moi, je pense

17:05
Locuteur

que

17:05
Nicolas Dupont-Aignan

ce duo n'est pas bon pour la France. Et je pense qu'aux élections européennes, un scrutin à un tour, on a le droit de penser différemment, d'avoir des alliés différents, d'avoir le choix. Les patriotes auront le choix, comme les européistes ont le choix entre Mme Loiseau et M. Bellamy.

17:21
Présentateur

8h51 sur France Info.

17:22
Locuteur

On

17:22
Présentateur

se retrouve dans un instant avec vous, Nicolas Dupont-Aignan. D'abord, l'actualité avec David Doba. Toujours avec le président de Debout la France, candidat aux élections européennes, et avec

17:31
Invité

Renaud Dely. Quels sont vos alliés potentiels au Parlement européen, Nicolas Dupont-Aignan ? Puisque Marine Le Pen ambitionne de rassembler l'ensemble des nationalistes au Parlement. Vous, on ne

17:40
Locuteur

voit

17:40
Invité

pas bien quels sont vos alliés aujourd'hui ? Vous auriez dû venir le

17:42
Nicolas Dupont-Aignan

28 février. Nous avons réuni à Paris 23 partis politiques. C'est la première fois qu'un souverainiste ou un gaulliste réunissait 23 partis politiques, justement des Polonais qui gouvernent en ce moment, des partis qui veulent une Europe réaliste, c'est-à-dire rendre aux nations le contrôle de leurs frontières, de leurs budgets, de leurs lois, et basculer

18:05
Locuteur

sur

18:06
Nicolas Dupont-Aignan

une Europe qui se concentre sur des projets industriels, scientifiques, pour faire face à la Chine

18:12
Locuteur

et aux Etats-Unis. Vous ne siégerez

18:12
Invité

pas donc avec Marine Le Pen et Matteo Salvini ? Mais je ne sais pas où ils siégeront. Ils

18:16
Locuteur

disent qu'ils siégeront ensemble en tout cas.

18:18
Nicolas Dupont-Aignan

Et vous, vous pouvez siéger avec eux ? Non, moi j'ai un groupe, l'ECR, que vous connaissez, qui est le troisième groupe du Parlement européen. Ce sont des gens modérés. Ce n'est pas M. Salvini ou le FPO, qui

18:31
Locuteur

sont les alliés. Il y a

18:31
Nicolas Dupont-Aignan

le PIS, le Parti de droit et justice polonais. Tout à fait, qui gouvernent.

18:35
Locuteur

Matteo Salvini gouverne en

18:36
Nicolas Dupont-Aignan

Italie. Tout à fait. Mais il n

18:37
Locuteur

'est

18:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas modéré pour vous ? Il est dans le groupe de Mme Le Pen, avec Gerd Wilders, par exemple en

18:42
Locuteur

Hollande. Comment vous qualifieriez le

18:44
Nicolas Dupont-Aignan

groupe des alliés de Marine Le Pen ? Mais c'est le groupe de Mme Le Pen, ce n

18:46
Locuteur

'est

18:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas à moi d'en répondre. Je

18:47
Locuteur

vous dis ce que je fais. Je siège avec eux, il doit y avoir des raisons importantes pour cela. Je n'ai jamais dit qu'il était hors de question que je siège.

18:52
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai dit, mais écoutez, moi j'ai

18:54
Locuteur

un

18:55
Nicolas Dupont-Aignan

projet qu

18:56
Locuteur

'on a travaillé. Attendez, je vais reposer

18:57
Présentateur

ma question. Peut-être que je l'ai mal posé,

18:58
Locuteur

Nicolas Dupoyant.

18:59
Présentateur

Est-ce que vous siégerez, si vous êtes élu au Parlement de Strasbourg et de Bruxelles,

19:02
Locuteur

dans le même groupe

19:03
Présentateur

que Matteo Salvini et que Marine

19:04
Locuteur

Le Pen ? On verra

19:05
Nicolas Dupont-Aignan

où il siège. En tout cas, moi je siégerai avec le groupe ECR. Ça, il existe. C'est le troisième groupe de l'Assemblée. Vous pouvez regarder sur Internet. 73 députés. Et pourquoi nous avons fait ça à Debout la France ? Parce qu'il ne sert à rien d'avoir beaucoup de voix à Paris si une fois au Parlement européen, on est isolé. En 2014, Marine Le Pen a eu un grand succès en France et elle a été isolée. Nous, nous avons travaillé avec 23 partis qui aujourd'hui ont une action au Parlement européen. Et nous voulons transformer l'Europe. Parce qu'on parle des uns, des autres. Mais je pense que les Français ont le droit de savoir ce que je propose. Qu'est-ce que je propose ?

Une Europe gaullienne, ça veut dire quoi ?

19:44
Locuteur

On

19:44
Nicolas Dupont-Aignan

arrête avec la Commission de Bruxelles qui concentre tout. On se concentre pour

19:48
Locuteur

affronter la Chine et les Etats-Unis. Aujourd'hui, ce n'est

19:50
Invité

pas la Commission de Bruxelles qui concentre tout. Ce sont les Etats membres qui ont toujours le pouvoir de décision.

19:54
Locuteur

La Commission de Bruxelles

19:54
Nicolas Dupont-Aignan

applique. Dans la réalité, vous le savez bien, c'est la Commission de Bruxelles, la Banque Centrale et la Cour de Justice

20:01
Locuteur

qui

20:01
Nicolas Dupont-Aignan

sont composées de membres non élus.

20:03
Locuteur

qui

20:04
Nicolas Dupont-Aignan

dirigent cette Union européenne pour le plus grand malheur des pays.

20:08
Locuteur

Nous

20:08
Nicolas Dupont-Aignan

voulons fermer la Commission de Bruxelles, revenir à un secrétariat allégé,

20:14
Locuteur

et

20:15
Nicolas Dupont-Aignan

ensuite, nous voulons

20:16
Locuteur

que l'Europe...

20:17
Nicolas Dupont-Aignan

Composée de

20:17
Locuteur

qui ?

20:17
Nicolas Dupont-Aignan

Composée de représentants des Etats. Qui seraient élus

20:20
Locuteur

?

20:20
Nicolas Dupont-Aignan

Qui seraient des représentants

20:21
Locuteur

des Etats. Donc ça, ça ne va pas être les commissaires ? C'est le principe

20:24
Nicolas Dupont-Aignan

de la Commission, non ? Sauf qu'ils n'auraient pas du tout les pouvoirs de la Commission. Qui

20:28
Locuteur

aurait le pouvoir en Europe ? Les Etats. Uniquement les Etats. Et en dehors des sommets

20:32
Nicolas Dupont-Aignan

européens, il ne se passe rien. Un secrétariat allégé, et ensuite des agences par thème, comme Airbus, pour qu'on développe l'action de l'Union européenne sur intelligence artificielle, souveraineté numérique, lutte contre le cancer, voiture propre, panneau solaire de demain, plan pour la Méditerranée. Nous voulons une Europe forte

20:51
Locuteur

par

20:52
Nicolas Dupont-Aignan

des projets à 3 ou 4 pays, à géométrie variable, plutôt qu'une Europe obèse qui n'a pas réussi depuis 20 ans à relever les défis du XXIe siècle face à la Chine et aux Etats-Unis. C

21:04
Locuteur

'est une

21:04
Nicolas Dupont-Aignan

architecture totalement nouvelle que nous proposons. Et je vous remercie que sur 30 minutes, on puisse avoir 2 minutes sur le fond

21:11
Locuteur

des choses. Il y en a eu un peu

21:12
Invité

plus.

21:13
Locuteur

Non, sur le

21:13
Nicolas Dupont-Aignan

fond des choses,

21:14
Locuteur

pas sur la petite politique.

21:15
Invité

Nicolas Dupont-Aignan, pour porter ce projet,

21:17
Locuteur

il

21:17
Invité

faut aussi rassembler, pourquoi pas passer des alliances. On a compris que vous aviez quelques légers différents avec Marine Le Pen. Il

21:23
Locuteur

y a

21:23
Invité

quelqu'un qui s'est retiré de la politique active, mais qui parle beaucoup ces dernières semaines, c'est Marion Maréchal, qui a expliqué dans une interview la semaine dernière que le positionnement populiste était une impasse électorale. Marine Le Pen lui a répondu et là, en l'occurrence, démenti. Est-ce que vous pourriez vous entendre avec Marion

21:40
Locuteur

Maréchal dans une hypothèse ? Elle est retirée de la vie politique. Est-ce qu

21:43
Nicolas Dupont-Aignan

'on peut parler

21:44
Locuteur

un jour ? Elle est très

21:44
Invité

présente et elle parle beaucoup

21:45
Locuteur

pour quelqu'un de retirer.

21:46
Nicolas Dupont-Aignan

Peut-être. En tout cas, est-ce qu'on peut parler un

21:48
Locuteur

jour dans la vie politique ?

21:49
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce qu'on peut parler d'autre chose que de la famille Le Pen ? En fait, on rend les Français prisonniers du duo Macron-la famille Le Pen. Eh bien, Debout la France, c'est un parti gaulliste, républicain, qui veut offrir un patriotisme raisonnable aux Français. Laissez-moi au moins le temps de le présenter à nos concitoyens.

22:09
Locuteur

Et on peut être un Premier ministre de Marine Le Pen

22:10
Présentateur

à Paris, Nicolas Dupont-Aignan, et un adversaire politique dans

22:13
Locuteur

les ventes du Parlement européen. Mais je ne serai pas adversaire. On essaie depuis 5

22:16
Présentateur

minutes de vous faire dire si

22:16
Locuteur

vous allez ou non s'agir avec elle. Très intéressant. On

22:18
Nicolas Dupont-Aignan

n'a pas eu la réponse. Eh bien, nous voterons sur les projets. Mais

22:21
Locuteur

vous ne serez pas

22:23
Nicolas Dupont-Aignan

par définition dans le

22:24
Locuteur

même

22:24
Nicolas Dupont-Aignan

groupe qu'elle.

22:24
Locuteur

Mais

22:24
Nicolas Dupont-Aignan

je

22:24
Locuteur

n'en

22:24
Nicolas Dupont-Aignan

sais rien aujourd'hui. Peut-être que Marine Le Pen rejoindra le groupe ECR. Je n'en sais rien. Il y aura peut-être un grand groupe. Je n'en sais rien. En tout cas, moi, je vous dis qu'aujourd'hui, les Français peuvent voir sur Internet nos partenaires. Ils existent. Notre projet. Je suis tête de liste. Marine Le Pen ne l'est pas. Et est-ce qu'on peut sortir du duo Macron-Le Pen dans lequel vous enfermez la vie politique française pour le plus grand désespoir de millions de Français ?

22:47
Présentateur

Merci Nicolas Dupont.

22:48
Locuteur

Merci.

22:49
Présentateur

Merci.