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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 5 octobre 2026 61 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleImmigration & asileSécuritéÉducation & recherche

ALEKSANDAR NIKOLIC est face à RAQUEL GARRIDO sur BFM TV !

Source d'origine 8 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 56 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:06RelanceRéponse partielle

    Pourquoi ne pas choisir la procédure accélérée en référé pour clarifier les choses avant la présidentielle ?

  • 3:05OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Mediapart s'acharne sur Jordan Bardella ?

  • 8:23OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur la réaction de Marine Le Pen dans sa tribune dimanche ?

  • 10:36RelanceRéponse partielle

    Est-ce que si c'est vraiment lui qui a tenu ses propos, il aurait dû le dire ?

  • 23:54OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur ce qui se passe en cette fin de semaine avec les lycéens ?

  • 28:02FerméeRéponse partielle

    Ça veut dire que vous revoyez les allocations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45InvitéFait
    « Jordan a été très clair depuis le début. C'est pour ça qu'il a porté plainte en diffamation contre Mediapart. »
  • 0:54InvitéFait
    « Et ensuite, on est dans un état de droit. C'est la justice qui jugera. »
  • 2:25InvitéChiffre
    « Quand il a dit en 2024 que l'antisémitisme était résiduel au moment où les actes antisémites augmentaient de 300%. »
  • 4:29InvitéFait
    « Mediapart a établi des faits, à récupérer en toute transparence, en plus, vis-à-vis de tout le reste du système médiatique. »
  • 5:51InvitéFait
    « On doit dire aujourd'hui, sans conditionnel, que l'auteur de ses propos antisémites est Jordan Bardella. »
  • 26:57PrésentateurChiffre
    « Les Français vont payer 30 millions d'euros. »
  • 29:03InvitéFait
    « Des agressions des hommes contre les femmes, il y en a tous les jours dans ce pays. »
  • 29:33InvitéFait
    « Le machisme tue. Le machisme agresse. Tous les jours, c'est le lot des femmes. »
  • 31:34InvitéFait
    « qu'il y a des centaines de milliers d'agressants contre les femmes parce que les hommes politiques comme vous considèrent que c'est un... »
  • 31:57InvitéChiffre
    « plus de 400 policiers blessés, agresser le personnel scolaire... »
  • 37:50PrésentateurFait
    « Les parents sont responsables de plein droit et solidairement du dommage causé par leurs enfants mineurs. »
  • 39:06PrésentateurFait
    « la volonté de saisir les aides sociales pour paiement des dommages. »
  • 45:43InvitéChiffre
    « 4000 suppressions de postes. »
  • 45:52InvitéFait
    « Dans mon département, la Seine-Saint-Denis, la démographie, elle augmente. »
  • 46:06InvitéFait
    « Il n'y a pas d'eau potable. Il n'y a pas de prof de SVT depuis le premier jour de la rentrée. »
  • 49:12InvitéChiffre
    « il y a deux enfants par classe de moins en Seine-Saint-Denis que sur le reste du territoire. »
  • 49:25InvitéChiffre
    « le budget de l'éducation nationale aujourd'hui, c'est 89 milliards. »
  • 51:23InvitéFait
    « une étude en 2024 qui dit que la France est le pays, malheureusement, où les professeurs passent le plus de temps à essayer de ramener l'ordre. »
  • 52:49InvitéChiffre
    « un élève dans mon département va rater 18 mois. »
  • 56:10Locuteur 9Fait
    « il s'était plutôt préparé une jacquerie paysanne. »
  • 56:38Locuteur 9Chiffre
    « Le prix de l'essence est à 2,40 ou 2,43 de moyenne lorsqu'il était à 1,60, 1,70 en 2018. »
  • 56:29Locuteur 9Chiffre
    « des 30 ou 40 000 fermes qui vont disparaître assez rapidement sur un effectif total de 400 000. »
  • 57:56Locuteur 9Fait
    « jamais dans l'histoire des dernières présidentielles, il y a eu de tels mouvements moins de 6-7 mois avant une élection majeure. »

Temps de parole

  • Invité19 %
  • Invité 219 %
  • ?17 %
  • Présentateur16 %
  • Présentateur 215 %
  • Locuteur 97 %
  • Locuteur non identifié5 %

≈ 34,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

C'est que vous étiez en train

0:03
Locuteur

de partir en douce. J'avais prévu

0:06
Présentateur

de commencer avec la mobilisation des lycéens, mais je pense qu'on peut prolonger la discussion qu'on a abordée, évidemment, avec François Giavé Bellamy sur Jordan Bardella. Donc, elle fait bloc. Elle aussi, Marine Le Pen, rappelle sa confiance. On va peut-être revoir les mots, d'ailleurs, la phrase exacte. Elle maintient totalement sa confiance à Jordan Bardella. Elle l'a dit, ça y

0:30
Locuteur

est,

0:30
Présentateur

elle a mis un peu de temps, par contre.

0:32
Invité

Non, mais dès le début, évidemment.

0:34
Locuteur

Elle

0:34
Invité

a toujours eu confiance en Jordan sur son innocence, sur les propos qui lui sont imputés. Jordan a été très clair depuis le début. C'est pour ça qu'il a porté plainte en diffamation contre Mediapart. Et c'est pour ça qu'il porte plainte pour faux et usage de faux contre ces montages. Et ensuite, on est dans un état de droit. C'est la justice qui jugera. Il y

0:58
Locuteur

a

0:58
Invité

une procédure et elle montrera que Jordan Bardella n'a jamais tenu les propos qui lui sont imputés

1:03
Locuteur

par Mediapart. Et on se posait la question,

1:04
Présentateur

justement, puisque vous parlez de procédure. Pourquoi ne pas choisir la procédure accélérée, en référé, ce qui permettrait

1:10
Locuteur

finalement de

1:10
Présentateur

clarifier les choses avant la présidentielle ?

1:13
Invité

Parce que c'est justement par une enquête plus approfondie. Et on veut qu'il n'y ait aucun doute sur le fait que Jordan Bardella n

1:20
Locuteur

'ait

1:20
Invité

jamais prononcé ces mots. Mais si

1:23
Locuteur

c'est évident,

1:24
Présentateur

pourquoi faut-il une enquête approfondie

1:25
Locuteur

?

1:26
Invité

Justement, pour que plus personne ensuite ne nous dise « Ah, mais est

1:29
Locuteur

-ce

1:29
Invité

qu'il y a un doute ou pas ? » La justice jugera. Ce sera au moins très clair. Et vous avez reçu M. Moscovici tout à l'heure. Je remarque que...

1:40
Locuteur

Qui est

1:41
Présentateur

visé par ses propos, quel que soit celui qui les a tenus. Pour le coup, il est visé par ses propos qui ont été tenus dans cette discussion.

1:48
Invité

Il est visé par des propos qui sont imputés à Jordan Bardella. Et là, il y a une divergence de point de vue, parce que nous, on considère qu'il n'a jamais dit ça. Et la justice jugera. En revanche, ce

1:57
Locuteur

qui

1:57
Invité

est sûr, par exemple, c'est que M. Mélenchon, en 2013, avait dit que M. Mélenchon ne pense pas français. Pardon,

2:03
Locuteur

qu

2:03
Invité

'il avait dit que M. Moscovici ne pense pas français, mais pense finance internationale. Plus personne ne revient sur ce type de propos. Et M. Bellamy a commencé à le dire tout à l'heure sur la liste des noms juifs que M. Mélenchon moquait et déformait pour satisfaire un électorat antisémite. Là, il n

2:23
Locuteur

'y

2:23
Invité

a pas de débat sur tout ce qu'il a pu faire. Quand il a dit en 2024 que l'antisémitisme était résiduel au moment où les actes antisémites augmentaient de 300%, au moment des caricatures contre M. Hanouna, au moment de... Non, mais vous voyez, il

2:37
Locuteur

y

2:37
Invité

a une divergence de point de vue, et de traitement médiatique, parce que d'un côté, il

2:42
Locuteur

y a des accusations

2:43
Invité

contre

2:44
Locuteur

Jordan

2:44
Invité

Bardella, alors que la justice démontrera qu'il n'a jamais tenu ses propos. Et de l'autre côté,

2:50
Locuteur

vous

2:50
Invité

avez un Jean-Luc Mélenchon qui lui assume avoir à de multiples reprises tenu des propos pour plaire à un électorat antisémite. Et ça ne dérange pas vraiment la presse encore aujourd

3:03
Locuteur

'hui, alors que ça devrait le disqualifier définitivement.

3:05
Présentateur

Est-ce que Mediapart s'acharne sur Jordan Bardella ?

3:09
Invité

Non, je pense que Mediapart s'acharne sur la vérité, voilà, sur le travail journalistique. Le journalisme est une modalité d'établissement de la vérité. Les journaux n'ont pas toujours raison. Moi, il m'est arrivé, par exemple, par le point de subir un article totalement faux, et qui ensuite a été très rapidement

3:33
Locuteur

démenti

3:34
Invité

et débunké par la presse elle-même, par d'autres journalistes qui ont encuté et qui ont pris point par point les imputations du point, lequel a fini par retirer l'article en question. La presse, son travail, c'est d'établir des faits. D'ailleurs, sur BFM, les téléspectateurs passent la journée à écouter des faits qui ont été mis en évidence par le journalisme. L'agence France Presse, d'autres organes de presse, les journalistes de BFM, les enquêtes. Donc, pardon, mais ce

4:06
Locuteur

qu'on peut juger... Mais d'où d'espoir, la

4:08
Présentateur

presse fait des révélations, maintenant la justice va faire son

4:12
Locuteur

travail ? Non, non,

4:12
Invité

justement, ce que je veux dire, c'est que je n'accepte pas qu'on ne prenne pas cette enquête de Mediapart pour autre chose que la vérité. Et c'est une habileté, c'est une habileté que de dire qu'il faut que la justice établisse la vérité. Non, c'est pas vrai.

4:27
Locuteur

Donc, il m'a ?

4:29
Invité

Mediapart a établi des faits, à récupérer en toute transparence, en plus, vis-à-vis de tout le reste du

4:36
Locuteur

système médiatique. Il est possible,

4:36
Locuteur non identifié

Raquel Garedo, que Mediapart ait été trompé par quelqu

4:39
Locuteur

'un ? Ça reste une possibilité. Je ne dis pas que Mediapart a menti,

4:42
Locuteur non identifié

mais

4:42
Locuteur

il est

4:43
Locuteur non identifié

possible

4:43
Locuteur

que... Il y a 13 ans, quelqu'un

4:45
Invité

s'est fait passer pour un Jordan Bardella, c'est-à-dire un pauvre anonyme de Seine-Saint-Denis, dans

4:51
Locuteur

la

4:51
Invité

perspective qu'en 2026...

4:53
Locuteur

Non, non, c'est pas ce que je dis, Madame Garido. Moi, je veux bien, mais ça,

4:56
Invité

c'est du complotisme,

4:57
Locuteur

en vérité. La justice doit quand même... Madame Garido, tranchez-vous. C'est un peu la ligne de défense, quand même, Vous venez de dire, justement, qu

5:02
Invité

'un journal avait fait une enquête contre vous et s'était trompé. Il est quand même... La probabilité existe. Mais

5:10
Locuteur

c'est pas la justice qui a dit qu'il s'était trompé. Oui,

5:12
Invité

attendez. Mais vous conviendrez que Mediapart est un journal qui assume vouloir lutter contre le Rassemblement national. Ils l'ont assumé à de multiples reprises.

5:21
Locuteur

Mais il y en a une raison de

5:22
Invité

penser qu'ils ne font pas leur

5:23
Locuteur

travail de journaliste. Le travail de journaliste, il est établi. Il s'agit

5:27
Invité

d'un journal orienté. Et

5:30
Locuteur

c'est pour ça qu'on demande... Et alors,

5:31
Invité

le Figaro est orienté, Valeurs Actuelles est orienté. Mais la méthode journalistique, elle est ce qu'elle est. Et donc, ils sont allés

5:38
Locuteur

voir Méta. Et donc, c'est pas la justice

5:38
Invité

qui

5:38
Locuteur

déterminera.

5:39
Invité

Avec

5:39
Locuteur

la

5:39
Invité

source, leur source, ils sont allés voir Méta. Ils ont récupéré toutes les données. Et ça, c'est scientifique. D'accord ? Et à partir de là,

5:48
Locuteur

on

5:48
Invité

peut dire, on doit dire aujourd'hui, sans conditionnel, que l'auteur de ses propos antisémites est Jordan Bardella. Indépendamment du fait de savoir ce que dira éventuellement un jour, un jour, un tribunal. Parce que

6:02
Locuteur

Jordan Bardella a déjà fait ça, vis-à-vis de BHL, de menacer de faire un procès qu'il n'a jamais fait finalement. Sauf si lui décide de

6:08
Présentateur

prouver le contraire, il pourrait aussi choisir, lui, d'exhumer toutes ces conversations.

6:13
Locuteur

– Il ne le fait pas. –

6:14
Invité

Il

6:14
Locuteur

pourrait. – Il ne le fait pas. – Non mais, encore une fois, il préfère

6:17
Invité

qu'il

6:17
Locuteur

y ait

6:17
Invité

un commissaire de justice qui détermine si c'est vrai ou pas. –

6:21
Locuteur

Il y a déjà un problème. – Je voudrais qu'on entendre à Karl-Olive là-dessus, parce que j'aimerais qu'on fasse tourner la parole.

6:27
Invité

– J'ai évoqué justement un fait, et ça me fait penser quand même, Madame Garrido, la déclaration de Jean-Luc Mélenchon que j'ai citée tout à l'heure, par exemple, sur que M. Moscovici ne pense pas français, mais pense finance internationale, c'était en 2013. Vous étiez déjà dans son parti, et vous y êtes resté jusqu'à 2024.

6:43
Locuteur

–

6:43
Invité

Oui, et alors ? – Est-ce que ça ne vous posait pas de problème à ce moment-là

6:46
Locuteur

? –

6:46
Invité

Non, vraiment, je n

6:48
Locuteur

'ai

6:48
Invité

jamais pensé que cette phrase était une phrase antisémite. Jean-Luc Mélenchon a dit beaucoup de conneries,

6:52
Locuteur

et sur lesquelles j'ai donné mon avis. – Vous étiez aussi

6:55
Invité

à la France,

6:55
Locuteur

vous étiez

6:55
Invité

dans

6:56
Locuteur

le même parti. – Vous n'allez

6:57
Invité

pas y

6:58
Locuteur

arriver, parce que votre

6:58
Invité

thèse, selon laquelle, par ailleurs, la presse n'accorde pas suffisamment d'importance aux différents propos de Jean-Luc Mélenchon, est une blague. Les gens à la maison rient, s'esclavent. C'est parce qu'à chaque fois que Jean-Luc Mélenchon dit quelque chose, on en entend parler du soir au matin dans tous les médias. Ah si, monsieur,

7:15
Locuteur

mais les

7:15
Invité

téléspectateurs savent,

7:17
Locuteur

parce qu'eux, ils ont leurs

7:17
Invité

appels,

7:18
Locuteur

et eux, ils sont en parlant de

7:22
Invité

Jordan Bardella,

7:23
Locuteur

qui est l

7:23
Invité

'auteur de ses propos antisémite.

7:24
Locuteur

– C'est la question

7:25
Invité

qui est posée à Marine Le Pen, qui visiblement le soutient.

7:28
Locuteur

– Oui, oui, elle le dit dans la tribune dimanche. – Et ça, c'est

7:31
Invité

l'information de ce soir.

7:32
Locuteur

C'est que Marine

7:33
Invité

Le Pen,

7:34
Locuteur

qui

7:34
Invité

a

7:34
Locuteur

trouvé

7:35
Invité

ce jeune militant soralien proche de Soral, qui l'a fait monter dans

7:39
Locuteur

le parti, qui l'a fait

7:40
Invité

élire conseiller régional dès les années 2014, je crois que c

7:44
Locuteur

'est 2014 ou

7:45
Invité

2015, les élections régionales, voilà, c'est cette mouvance-là qui a été mise en avant, jusqu'à la présidence du parti. Ce mec-là, Jordan Bardella, il est entouré de Soralien, son

7:55
Locuteur

ami

7:55
Invité

surnommé

7:57
Locuteur

Paradolphe.

7:58
Invité

– Comment ?

7:59
Locuteur

– Le nom de famille, le directeur de cabinet, François, Paradolphe et Paradolphe,

8:04
Présentateur

surnommé Paradolphe.

8:06
Locuteur

–

8:06
Présentateur

Raquel,

8:06
Locuteur

on parle du

8:06
Présentateur

directeur de

8:07
Locuteur

cabinet, de Jordan Bardella,

8:10
Présentateur

qui en l'occurrence a fait partie du groupe qui avait été fondé par Alain Soral, et d'ailleurs Mediapart raconte que quand ils ont trouvé ces conversations qu'ils attribuent à Jordan Bardella, c'est parce qu'ils ont commencé à enquêter sur François Paradolphe. C'est ce que dit Mediapart. Carle-Olive, quel regard vous vous portez sur cette affaire et la réaction de Marine Le Pen dans la tribune dimanche qui maintient totalement sa confiance à Bardella ? Logique, vous me direz ? Est-ce que vous êtes surpris par la manière dont le Rassemblement National...

8:37
Locuteur

– Déjà, je remercie pour votre

8:38
Présentateur

invitation, Lise Darfeuil.

8:39
Locuteur

–

8:39
Présentateur

Ah bah écoutez,

8:40
Locuteur

quand même

8:40
Présentateur

? – Moi, je suis un ardent combattant des valeurs du Rassemblement National, comme je le suis de toutes mes forces de la France Insoumise. Mais de part et d'autre, et parce que je l

8:50
Locuteur

'ai

8:50
Présentateur

vécu, et Mme Garrido le rappelait tout à l'heure, moi en 2017, quand Mme Garrido et son mari ont été accusés, a priori à tort, d'un logement social, j'ai fait partie à mon avis des quelques-uns qui ont envoyé un petit message juste de soutien républicain et pourtant je combats les valeurs portées par Mme Raguido et son mari. Je pense qu'à un moment donné, il faut qu'on soit très vigilants. Et je vais vous dire juste pourquoi.

9:12
Locuteur

Moi,

9:12
Présentateur

il y

9:12
Locuteur

a

9:12
Présentateur

encore quelques années, j'ai été

9:14
Locuteur

victime d

9:16
Présentateur

'un trucage sur Messenger. Messenger adossé à Facebook, donc méta.

9:22
Locuteur

Donc

9:22
Présentateur

je sais ce qui s'est produit. Ça n'exonère en rien ce que vit actuellement le Rassemblement National. Je dis simplement que, adossé au tribunal médiatique, adossé au tribunal populaire, on a un tribunal judiciaire qui va faire son œuvre. La seule question que

9:38
Locuteur

je

9:38
Présentateur

me pose, si effectivement c'est vrai, demain le Rassemblement National n'est pas bien du tout. Voilà. Et je balaye devant ma porte pour simplement dire que moi, je ne suis pas là pour donner de leçons. On a donné dans la famille politique et la mienne. D'autres ont donné. M. Cahuzac, les yeux dans les yeux. Je n'ai jamais eu de compte à l'étranger. Bah oui. On a donné avec François Mitterrand, 1943, qui reçoit la Francisque de Vichy. C'est passé crème derrière. Donc moi, je ne donne pas de leçons. Je dis simplement que la justice est là.

10:06
Locuteur

Elle

10:07
Présentateur

va faire son œuvre. Et derrière, le peuple français jugera. Est-ce que si c'est lui, il aurait dû le dire, selon vous ?

10:14
Locuteur 9

Il jugera plus tard. Oui. Parce que la procédure va amener entre 12 et 18 mois. Le choix de la procédure est important.

10:20
Locuteur

Bon, je le dis une fois qu

10:20
Locuteur 9

'on a dit ça. Non,

10:21
Locuteur

mais

10:21
Locuteur 9

je

10:22
Locuteur

précise juste car il y avait deux possibilités. Oui, c'est une manœuvre dilatoire. Il y a la citation

10:26
Locuteur 9

directe, qui n'a pas été le choix de M. Bardella. Et puis, il

10:30
Locuteur

y a

10:30
Locuteur 9

la procédure et la constitution de parti civil qui amène entre 12 et 18 mois.

10:33
Locuteur

Au minimum. Les citoyens ont choisi

10:34
Locuteur 9

d'ici là, M. Cahuzac. C'est juste ce que je dirais.

10:36
Présentateur

Est-ce que si c'est vraiment lui qui a tenu ses propos, il aurait dû le dire ? Comme finalement le sous-entendait François-Xavier Bellamy il

10:43
Locuteur

y a quelques instants en

10:43
Présentateur

disant que ce serait peut-être mieux passé s'il l'avait dit

10:46
Locuteur

tout de

10:47
Présentateur

suite. Si effectivement ses propos ont été avérés, ont été effectivement écrits,

10:52
Locuteur

ils

10:52
Présentateur

seront rattrapés par la patrouille. Évidemment. Parce que tout se sait, à

10:55
Locuteur

un

10:55
Présentateur

moment donné. Ça aurait été plus simple.

10:58
Invité

D'ailleurs, si c'était vraiment lui,

11:00
Locuteur

il

11:00
Invité

l'aurait dit. Enfin voilà.

11:02
Locuteur

Non mais sincèrement. Ça c'est plutôt logique. Si c'était lui, il

11:05
Invité

l'aurait dit. Oui, je vous confirme Mme Guérido.

11:07
Locuteur

Donc en fait, ce que vous nous demandez, c'est de ne pas croire le journalisme, mais de voir les politiques. Ce que vous, sous votre thèse, c'est ça. C'est que les politiques ne mentent jamais. Comment

11:16
Invité

? Tandis que les journalistes, eux, mentent. C'est ça votre thèse. Je pense que Mediapart, effectivement, et je le disais tout à l'heure orienté, le journaliste, M. Rouget, qui a rédigé cet article, qui vous le savez, avait déjà été condamné pour avoir s'en être pris un monument aux morts. Un problème, justement, avec la... Il avait arraché un drapeau français. Un

11:32
Locuteur

problème, justement, avec ceux qui défendent la France. Ils font des enquêtes sur des responsables politiques de tout mort. Et qui avait dit, en tout cas, après cette enquête... Jordan Bardella avait

11:39
Présentateur

salué, par exemple, les révélations de Mediapart qui concernaient François de Rugy. Il ne s'acharne pas contre

11:44
Locuteur

Jordan Bardella. Mais je vous parle

11:45
Invité

du journaliste qui a fait l'enquête contre... Antoine Rouget a,

11:49
Locuteur

en

11:50
Invité

2013, quand il avait 19 ans, ôté l'oriflamme d'un

11:55
Locuteur

monument aux morts parce qu

11:56
Invité

'il voulait parler des basques qui ont refusé et qui ont payé le fait

12:02
Locuteur

de leur comportement... Vous vous rendez compte, c'est l'insulte pour les soldats français. C'est une bagarre très large aux pays basques.

12:09
Invité

Et là-dessus, il

12:10
Locuteur

a été conçu. Mais beaucoup plus récemment, vous n'allez pas nous faire croire que ça, c'est l'équivalent... Parce que ce n'est pas que les spectateurs qui nous regardent ont plus envie pour parler de problèmes qui les concernent. Je rappelle que vous vous apprêtez à soutir... Non, non, non. Non, mais surtout

12:21
Invité

que là, vous vous apprêtez peut-être à soutenir une candidate à la présidentielle qui compte faire campagne avec un brasset électronique au poignet

12:27
Locuteur

pour plusieurs dizaines de milliers de détournements d'arrivée. alors le petit ton de flamme de l'emploi de

12:33
Invité

Rouget, pardon,

12:33
Locuteur

c'est un petit loup. On n'a pas volé un centime, mais par contre, il y aura aussi la Cour de cassation qui juge.

12:38
Présentateur

Oui,

12:38
Locuteur

oui, elle va juger avant l'élection. C'est

12:39
Présentateur

que cette affaire va changer le visage de la campagne présidentielle. Celle-là aussi. La campagne ne sera plus exactement la même.

12:47
Locuteur non identifié

Moi, la façon dont j'interprète ce qu'on a sous les yeux, c'est

12:49
Locuteur

-à

12:49
Locuteur non identifié

-dire la réaction de Marine Le Pen et son commentaire ce soir, c'est qu'elle entretient précisément l'histoire, l'espoir, pardon, inverse. Elle réagit de manière à la fois très claire et très succincte. Elle se contente de prononcer une phrase de six mots et elle ne s'étend pas au-delà dans l'échange qu'elle a avec

13:08
Locuteur

le

13:08
Locuteur non identifié

journaliste. C'est vrai,

13:10
Locuteur

c'est une

13:10
Locuteur non identifié

façon de dire qu'elle ne veut pas remettre une pièce dans la machine et qu'elle veut acter le fait que la confiance est là. Elle l'a dit au moment des premières révélations. Elle le dit au moment des secondes. Et maintenant, c'est aussi une façon de dire que son souhait à elle, c'est il faut tourner la page. Tout le monde est en ordre de bataille. Tout le monde est parfaitement aligné dernière Jordan Bardella au sein du parti. Il n'y

13:33
Locuteur

a

13:33
Locuteur non identifié

pas de sujet de ce point de vue-là. Elle réaffirme sa confiance. La procédure juridique a été entamée. Maintenant, on passe à autre chose. C'est ça le sens du message politique qu'elle veut faire passer.

13:44
Locuteur 9

J'ajoute pour compléter ce que dit Thierry qui me paraît assez juste dans l'analyse qu

13:49
Locuteur

'il

13:50
Locuteur 9

y a une échéance pour le Rassemblement National. Je crois que c'est la fin du mois d'octobre le 23 ou le 24 je crois, M. Nicolique. C'est le congrès. Le congrès.

13:59
Locuteur

Le congrès. La réélection du président.

14:01
Locuteur 9

La réélection du président. Or, le président c'est Jordan Bardella. Et donc, il y a quand même une urgence un peu à passer à autre chose pour Marine Le Pen et

14:10
Locuteur

ses amis.

14:11
Locuteur 9

J'essaie d'analyser la

14:13
Locuteur

façon dont Marine Le Pen gère aussi

14:15
Locuteur 9

ce fait parce que c'est un fait campagne.

14:18
Locuteur

Absolument, je suis d'accord. Il faut le

14:20
Locuteur 9

gérer. Et il y a à la fois cette échéance partisane pour Jordan Bardella et le Rassemblement National et puis à court terme, mais là, je pense que c'est une échéance de campagne qui est cette fameuse trajectoire budgétaire que Jordan Bardella avec Marine Le Pen s'apprête à représenter

14:39
Locuteur

ce

14:39
Présentateur

contre-budget

14:40
Locuteur 9

mardi

14:40
Présentateur

prochain. Vous vouliez réagir, Carloli ? Oui, c'est très intéressant ce que dit Bruno Jeudy sur la stratégie. Vous avez vu la réaction de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet

14:49
Locuteur

? La plus récente. Il y en a

14:54
Présentateur

une dès le début. Vous ne voulez pas en parler

14:57
Locuteur

? Donc

14:58
Présentateur

ça, c'est une réaction pour ne pas en parler parce que ça fait très bien le jeu de la France insoumise comme, pardon de le dire, ça fait aussi très bien le

15:04
Locuteur

jeu

15:04
Présentateur

de la France insoumise. Alors il y en a un qui a réagi, par contre, c

15:06
Locuteur

'est

15:06
Présentateur

François Hollande. Écoutez.

15:07
Locuteur

Moi,

15:08
Locuteur 2

je vous parlais de Mélenchon. Éclairer celles et ceux qui pensaient que le Rassemblement National était un mouvement qui en avait terminé avec l'antisémitisme, le racisme, les discriminations. Eh bien non. Ce mouvement est né avec l'antisémitisme de son président de l'époque, Jean-Marie Le Pen. Ça s'est poursuivi avec des idéologues en leur sein de ce mouvement qui ont porté et visiblement influencé un certain nombre de ses dirigeants avec le thème de l'antisémitisme. Est-ce que les électeurs se détourneront du Rassemblement National pour cette raison ? Ce serait souhaitable.

15:42
Locuteur

Ce

15:43
Présentateur

que dit, en fait, François Hollande, c'est que ça doit être pour les potentiels électeurs du Rassemblement National une prise de conscience. On peut noter qu'il pleut à nouveau dès que François

15:53
Locuteur 10

Hollande se déplace quelque

15:54
Locuteur

part.

15:55
Présentateur

Vous parliez de la réaction de Jean-Louis Mélenchon.

15:58
Locuteur

Il y en

15:59
Présentateur

a une quand même. Thierry, juste sur la réaction de Jean-Louis Mélenchon, je voudrais qu'on la voit puisque les équipes en régie suivent ce qu'on dit et elles ont ressorti la première et unique réaction de Jean-Luc Mélenchon. Voilà ce qu'il a dit. Au moment où cette affaire est sortie, alors si on pouvait la montrer, ce serait mieux parce que je ne m'en souviens plus, elle est sur WhatsApp. Elle est sur WhatsApp. Alors allez-y, Thierry, je vais récupérer

16:20
Locuteur

la réaction. J

16:21
Présentateur

'évite d'aboyer

16:23
Locuteur

avec la meute. Une terrible

16:23
Présentateur

accusation pèse sur M. Bardella. Il doit démontrer sous nos positions aux propos antisémites et complotistes qui lui sont attribués. Sinon, la preuve sera faite en grand montrant l'erreur de ceux qui ont amnistié l'extrême droite de ses racines antisémites. Bon, il a quand même réagi.

16:39
Locuteur

Il est allé, car le livre.

16:40
Présentateur

Oui, habituellement, c'est un peu le Lucky Luke. Ce

16:43
Locuteur

que vous voulez dire, c'est qu'il aurait

16:44
Présentateur

pu y aller plus

16:45
Locuteur

franchement. l

16:46
Présentateur

'homme à régner.

16:46
Locuteur

Et pourquoi donc ?

16:48
Présentateur

Parce que ça les arrange bien. Mais ça les arrange bien. Et pardon de le dire, je le dis à M. Nicolique, parce que ça arrange bien aussi quelque part le Rassemblement national. Parce que pour moi, tout ça est finalement le bon écrit pour la finale de dans sept ou dans huit mois. La France insoumise, elle n

17:05
Locuteur

'a

17:05
Présentateur

jamais été aussi silencieuse. Comme le sucre dans le café, puis vous cherchez, moi, vous le trouvez.

17:09
Locuteur

Alors attendez, Karl-Olive,

17:11
Invité

moi, je veux bien qu'à chaque fois, on refait le procès de la France insoumise. OK. Mais là où je trouve, où je suis un peu gênée, quand même, c'est qu'on est face à des propos antisémites. Gravissimes. De la part d'une personne dont ça y est, il est avéré maintenant, en fait, qu'elle baignait dans ce milieu antisémite. Aujourd'hui, vous avez à Bergerac, ville qui vient d'être gagnée par le RN, la Nouvelle Mairie, qui refuse de donner le nom d'une ancienne déportée, Mme Sapir,

17:41
Locuteur

au collège.

17:43
Invité

Mme Sapir a été raflée au Veldiv le 16 juillet,

17:46
Locuteur

en

17:46
Invité

1942. On n'a pas gagné Bergerac.

17:49
Locuteur

Qu

17:49
Invité

'est

17:49
Locuteur

-ce

17:49
Invité

que vous... Alors, c'est l'extrême droite qui refuse, pardon. Ils n'ont pas gagné,

17:52
Locuteur

heureusement. Ce n'est pas très clair, Mme Sapir, en tout cas, ce n'est pas très clair, Mme Sapir. C'est une ex-union de la gauche a gagné Bergerac, mais le RN est contre.

17:58
Invité

Mme Sapir, vous avez un cynisme. Est-ce que vous êtes pour à Bergerac que le nom

18:02
Locuteur

de Mme

18:02
Invité

Sapir soit donné à son établissement ? Est-ce que vous êtes pour

18:06
Locuteur

? Parce que le RN, c'est

18:07
Invité

une ancienne déportée,

18:08
Locuteur

je vous le dis. Oui, bien sûr. Écoutez, deux

18:10
Invité

secondes. C'est une ancienne

18:11
Locuteur

déportée,

18:13
Invité

juive, communiste, et qui a enseigné parce qu'elle a été rescapée des camps. Elle a ensuite consacré sa vie à l'enseignement et aujourd'hui, le RN à Bergerac s'oppose au fait qu

18:24
Locuteur

'on donne son nom à l'étalité de son nom. Donc,

18:28
Invité

votre parti,

18:29
Locuteur

pardonnez-moi, votre parti, vous êtes contre les dirigeants locaux de

18:32
Invité

Bergerac

18:33
Locuteur

?

18:34
Invité

Oui, s'ils ont fait ça, c'est une

18:35
Locuteur

erreur. Peut-être que c'était une

18:37
Invité

communiste, mais c'est une erreur parce qu'évidemment, c'est la portée par rapport à la seconde guerre mondiale et le fait qu'elle soit une rescapée qui aurait dû entraîner un hommage, évidemment. Mais je tiens à le préciser, et s'ils l'ont fait localement, c'est évidemment une erreur et le jeu politique de c'est une communiste ou pas n'a pas à interférer dans la décision de donner le nom à un établissement.

En revanche, Mme Guarido, mais quel cynisme quand vous dites à l'instant ces propos antisémites, je suis désolé, je reviens, ce qu'on reproche à Jordan Bardella, donc les propos qui lui sont imputés à tort, sont moins, beaucoup moins antisémites que les propos de Jean-Luc Mélenchon qui sont assumés sur le complot d'ici sur Mohamed Mérat qui a tué trois enfants juifs en disant que c'était peut-être un arrangement avant la présidentielle, je le disais tout à

19:23
Locuteur

l

19:23
Invité

'heure sur l'antisémitisme résiduel, sur les jeux de mots, gluxement,

19:26
Locuteur

Alexandre Michalic, sur le résiduel, je me suis prononcée, vous êtes resté

19:31
Invité

dans ce parti pendant

19:32
Locuteur

dix ans, vous êtes resté dans un parti avec un leader, avec un leader, c

19:36
Invité

'est quoi votre thèse ?

19:37
Locuteur

Je pense qu'en restant avec un leader qui assumait des propos antisémites, vous avez un cynisme incroyable d'arriver à Jordan Bardella, on n'en peut rien à tort et sémite, mais s'il les a tenus, ça a été démontré par le journalisme. En revanche, Jean-Luc Mélenchon, c'est sûr. Je

19:51
Invité

vais vous dire quelque chose de plus grave peut-être, c'est que votre thèse complotiste, qui est qu'en fait vous êtes victime d'un complot, c'est précisément la culture fasciste,

20:03
Locuteur

c

20:03
Invité

'est ça. C'est-à

20:03
Locuteur

-dire

20:03
Invité

aujourd'hui, ce qui met en danger la liberté des Français, mais pas seulement des Français, des peuples dans le monde entier, c'est le fait qu'il

20:10
Locuteur

y a

20:10
Invité

des courants politiques qui vous disent ne croyez plus rien, ne croyez pas à

20:13
Locuteur

ce

20:13
Invité

que vous lisez dans le journal, ne croyez pas le fruit des enquêtes sérieuses, ne croyez plus personne,

20:17
Locuteur

à part nous, le

20:18
Invité

dirigeant, moi, le dirigeant, vous pouvez me croire et tous les autres.

20:22
Locuteur

Mais madame Garido, c'est le complotisme qui est exactement la vision de l'antisémitisme. Vous l'avez fait répondre à quel ? L'antisémitisme est la nature de la parole. Nous, la seule chose qu

20:29
Invité

'on a demandé,

20:30
Locuteur

c'est que la

20:30
Invité

justice fasse son travail, nous n'avons pas insulté des journalistes ou autres, on parle de faits précis.

20:35
Locuteur

Ah bah si, pardon. Je suis

20:36
Invité

obligé de refaire ce parallèle, mais rappelez-vous des insultes de Jean-Luc Mélenchon contre les journalistes, l'ensemble des journalistes qui menaient des enquêtes ou autres, c'était des insultes très primaires.

20:47
Locuteur

Mais je ne suis pas bien. C'est une question là-dessus. Et vous me donnez des leçons,

20:50
Invité

à la fois sur l'antisémitisme. S'il vous plaît,

20:52
Locuteur

en parlant de leçons d'antisémitisme, s

20:55
Présentateur

'il vous plaît, ne cessez de comparer ce qui est dit dans ces conversations avec ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon, mais quelle que soit la personne qui a tenu ces propos qui ont été exhumés par ces sources auprès de Mediapart, est-ce que vous reconnaissez le caractère antisémite de

21:07
Locuteur

ces

21:07
Présentateur

propos

21:08
Locuteur

?

21:08
Invité

Oui, bien sûr, et c'est des propos qui n'ont pas été tenus, mais ces propos sont ignobles et antisémites. Je vous le

21:14
Locuteur

dis et qu'il n'y aura

21:16
Invité

jamais la moindre ambiguïté me concernant et concernant les cadres du Rassemblement national sur ce type de propos. Victor Hérault. Une précision tout de même, parce qu'il ne

21:24
Locuteur

faut

21:24
Invité

pas non plus que Jean-Nan Bardella soit l'arme qui révèle toute une forêt derrière. Lorsqu'on dit, vous voyez bien, c'est le Rassemblement national quelque part et baigné dans le milieu soralien, d'abord, il n'est pas du tout avéré ni même, comment dire, insinué que Jean-Nan Bardella a fait partie d'égalité et réconciliation le mouvement d'Alain Soral, ça faut le dire.

21:42
Locuteur

Il n'était pas soranien. Et lui, il a été influencé par Soral. Voilà, c'est du

21:46
Invité

soralisme par contamination, si vous voulez.

21:47
Locuteur

Mais je veux

21:47
Invité

dire,

21:48
Locuteur

il en parle

21:49
Invité

dans

21:50
Locuteur

ses échanges. Alain Soral

21:51
Invité

dit

21:52
Locuteur

que oui. Alain Soral n'aide pas beaucoup

21:53
Présentateur

Jordan

21:54
Locuteur

Bardella.

21:55
Invité

Alain

21:55
Locuteur

Soral n'a

21:55
Invité

pas aidé grand monde

21:57
Locuteur

dans

21:57
Invité

sa

21:57
Locuteur

vie

21:58
Invité

et c'est un adversaire politique.

21:59
Locuteur

Et

21:59
Invité

ça aussi,

21:59
Locuteur

il faut

21:59
Invité

le dire,

22:00
Locuteur

Alain Soral n'est pas un admirateur du Rassemblement national.

22:02
Invité

En revanche, là où je vais en venir, parce qu'on écoutait François Hollande tout à l'heure, il faut faire très attention quand même à ce qui est dit parce

22:07
Locuteur

que,

22:08
Invité

comment dire, le mouvement soralien à l'époque a été ultra influent. Je connais des gens qui ont été dans l'entourage ou qui sont dans l'entourage de François Hollande qui eux-mêmes connaissent, pas personnellement, mais qui connaissent les thèses d'Alain Soral et qui regarde des vidéos de Dieu Donné encore aujourd'hui. Bon, est-ce qu

22:24
Locuteur

'on

22:24
Invité

va dire que François Hollande est antisémite parce qu'il a dans son entourage des gens qui regardent des vidéos

22:27
Locuteur

de Dieu Donné ? Rima Hassan, attendez,

22:30
Invité

mais ce n

22:31
Locuteur

'est

22:31
Invité

pas des accusations.

22:31
Locuteur

J'ai quand

22:32
Invité

même

22:32
Locuteur

ce qu'il va à lui, quand M. Guy Rima Hassan, c'est Rima Hassan. Laissez finir Victor Hérault si vous vous êtes qui sont intéressés par Alain Soral.

22:39
Invité

Rima

22:39
Locuteur

Hassan,

22:39
Invité

a elle aussi retweeté du Alain Soral en 2014 ou 2015. David Guirault lui-même, et encore une fois, ce n

22:45
Locuteur

'est

22:45
Invité

pas des accusations. Lui-même, dans Libération de son

22:47
Locuteur

propre aveu, dit j'ai baigné dans cette génération d'Alain

22:50
Invité

Soral et effectivement, il m'a ouvert les yeux sur la question de la Palestine. C'est quelque chose que David Guirault, maire de la France Insoumise, je veux dire, cette génération Alain Soral, elle existe de tous les bords. Ce n

23:01
Locuteur

'est

23:01
Invité

pas simplement l'apanage du Rassemblement National. Ça existe à LFI, ça existe au Parti Socialiste,

23:04
Locuteur

ça existe chez les Macronistes aussi. Ce

23:06
Invité

sera le mot

23:07
Locuteur

de

23:07
Invité

la fin sur

23:08
Locuteur

cette

23:08
Invité

affaire.

23:09
Locuteur

Je voudrais qu'on avance et qu'on parle du mouvement des lycéens, s'il vous plaît. Il y en a à l'extrême droite des oraliens

23:13
Invité

et

23:14
Locuteur

il y en a à la

23:15
Invité

tête du RN puisque Jordan Bardella a été formé par cette école.

23:19
Locuteur

C'est le sujet de l'importance. Le mouvement des lycéens,

23:22
Invité

s'il vous plaît, je voudrais qu'on avance. Cadeau,

23:24
Locuteur

qu

23:24
Invité

'est

23:24
Locuteur

-ce que Raquel Garido ? Je vais vous dire pourquoi il vous convainc. Parce qu'il considère

23:27
Invité

que

23:27
Locuteur

vous

23:28
Invité

vous êtes alliés à l'extrême droite israélienne

23:29
Locuteur

et lui,

23:30
Invité

comme il est profondément, vraiment, on

23:32
Locuteur

s'est mis de façon brutale, il considère que vous ferez avec Netanyahou et l'extrême droite israélienne contre les musulmans et contre les palestiniens. Là, on

23:41
Invité

considère qu'en fait, c

23:42
Locuteur

'est

23:42
Invité

un dévoiement de l'antisémitisme. La vérité, c'est

23:45
Locuteur

que

23:45
Invité

vous vous instrumentalisez

23:46
Locuteur

les juifs en vérité. Raquel

23:47
Invité

Garido,

23:48
Présentateur

s'il vous plaît, je suis là. Ouh, ouh,

23:49
Locuteur

ouh.

23:49
Présentateur

Pardon. À votre gauche, regardez-moi. Allez, on passe à l'autre sujet important de cette semaine, c'est ce mouvement des lycéens qui a été marqué par des scènes d'une grande violence, plus de 5000 interpellations depuis lundi. Ça ne résume pas, effectivement, la manière dont toute cette semaine s'est déroulée, mais c'est vrai qu'il y a eu des débordements, beaucoup de réactions politiques. On entendra dans quelques minutes le témoignage très fort d'une femme qui a été visée au visage par un spray enflammé, alors qu'elle voulait simplement empêcher des jeunes de s'en prendre à un abribus. Un mineur de 15 ans a été interpellé.

Vous, quel regard vous portez sur ce qui se passe en cette fin de semaine ? Car le livre est surtout ce qui se profile. Parce que ce qu'il faut dire, c'est que les organisations représentatives des lycéens reçues par le ministre de l'Éducation nationale disent « Ok, le dialogue a repris, mais les réponses sont loin d'être suffisantes, donc on recommence les blocages dès la semaine prochaine. » Elle est où la sortie de crise pour vous

24:49
Locuteur

? D

24:50
Présentateur

'abord, on ne peut pas, comme un revers de main, passer là-dessus. J'irais d'abord dire que la forme a totalement pris le pas sur le fond. évidemment qu'il faut entendre les revendications qui sont faites de la part des élèves, de la part des parents d'élèves qui siègent dans les conseils comme les conseils départementaux que je peux représenter dans les collèges. Il faut les entendre. Pour autant, pour le coup, la forme a pris largement le pas sur le fond. Puisque, pardon, mais 80%, 90% de ce qui s'est passé toute cette dernière semaine, c'est tout, sauf des personnes qui viennent réclamer plus de moyens pour l'éducation nationale. et moi, je les ai vus sur mon territoire.

25:29
Locuteur

C'est-à-dire ? Qu'est-ce que

25:30
Présentateur

vous avez vu

25:30
Locuteur

?

25:31
Présentateur

Je n

25:31
Locuteur

'ai

25:31
Présentateur

pas vu de prix Goncourt, Mme Darfoy, je peux vous le dire. Les gens qui sont avec des mortiers, ce ne

25:36
Locuteur

sont

25:36
Présentateur

pas des gens qui viennent passer ni leur brevet des collèges ni leur bac de français en fin d'année, cette année. Ça, je peux vous le garantir. Et c'est insupportable. Mais vous, par exemple, vous n'avez pas vu que des casseurs. J'imagine que vous avez aussi vu des lycéens qui se mobilisaient. Mais si on part de Créteil, évidemment, le 21 septembre, ça part plutôt bien. Mais c'est comme systématiquement ce qui se passe dans notre beau pays. Le lycée de Nantes, qui

25:59
Locuteur

a

25:59
Présentateur

à peine 10 ans, tout ce qui concerne les incendies qu'on a vus, les mobiliers qui sont totalement cassés, ça suffit. Et il nous faut une réponse ferme par rapport à cela. Et tant que ces gens-là, et souvent des jeunes, et souvent des mineurs, pourront continuer à sortir de cela avec le grand V de la victoire pour être dans leur quartier, on ne

26:19
Locuteur

s

26:19
Présentateur

'en sortira pas. Et je voudrais rendre hommage

26:20
Locuteur

à quelqu'un. Les

26:21
Présentateur

responsables de ces violences sont bien des jeunes, des mineurs

26:24
Locuteur

qui basculent dans

26:25
Présentateur

la violence. Et puis, il faut dire les choses. Manipulés par la France insoumise, rendons à César ce qu'appartient à M. Mélenchon. Il faut dire les choses. Et je voudrais rendre hommage au préfet, au préfet, et notamment le préfet du 92 et Hauts

26:37
Locuteur

-de

26:37
Présentateur

-Seine, Alexandre Brugère. Il n

26:39
Locuteur

'a

26:39
Présentateur

pas inventé la machine à courber les bananes, il applique la loi.

26:42
Locuteur

C

26:42
Présentateur

'est-à-dire que les parents des mineurs plis en flagrant délit, article 1242 du Code civil, sont simplement, pour l'instant, entendus. Et on les met face à leurs responsabilités. Je vais vous dire pourquoi. Vous avez entendu le montant que d'ores et déjà, les Français vont payer 30 millions d'euros. 30 millions d'euros. Et qu'est-ce qu'on fait ensuite ? On continue de se frotter les mains et on va continuer à creuser la dette,

27:05
Locuteur

etc. Et bien, je

27:06
Présentateur

vous dis, ça suffit.

27:07
Locuteur

Qu'est-ce qu

27:07
Présentateur

'il faut faire ? Réponse ferme, réponse ferme pour les casseurs de la République. Réponse ferme pour les casseurs

27:13
Locuteur

de la République. Ça veut dire quoi,

27:14
Présentateur

réponse ferme ? Réponse ferme, c'est qu'il faut qu'on ait des comparutions médias. Il faut que, comme l'a proposé le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et vous avez peut-être eu la lettre qu'il a envoyée au procureur généraux, il faut absolument que les parents soient mis aussi devant leur responsabilité. Et je fais du discernement si vous me permettez, M-A-R-E, ce qui se passe par rapport notamment aux mamans isolées. Mais j'appelle aussi les maires de France à prendre leurs responsabilités. Nous avons aussi les moyens de faire baisser la délinquance judévinile de celles et ceux qui pourrissent le quotidien des Français.

Mais pour cela, il faut du courage et puis il faut effectivement de temps en autre rappeler que des aides, par exemple, non obligatoires peuvent être conditionnées à un comportement civique. Et ça permet d'adoucir les choses. Et puis, enfin, juste pour

28:01
Locuteur

terminer... Donc attendez,

28:02
Présentateur

ça, ça veut dire qu'en gros vous revoyez les allocations ?

28:05
Locuteur

Non,

28:06
Présentateur

je parle d'aide non obligatoire. Je ne revois rien du tout. Je dis simplement réciprocité entre les droits et les devoirs. Ça suffit parce que le régalien, ça fonctionne. Les policiers, quand ils se déplacent, c'est bien parce qu'il y a un sujet. Les pompiers, quand ils se déplacent, c'est bien parce qu'il

28:18
Locuteur

y

28:18
Présentateur

a un incendie. On va les toucher derrière les policiers, on va dire qu'ils tuent, on va dire qu'ils blessent, etc. Volontairement. Il faut arrêter les conneries. Ce n

28:24
Locuteur

'est

28:24
Présentateur

pas vrai. Ce n'est pas vrai.

28:26
Locuteur

Donc

28:26
Présentateur

par exemple, cette volonté du gouvernement d'accélérer sur le plan judiciaire la loi anti-casseur avec une présentation au Sénat dès octobre, on a appris ça aujourd'hui, avec comme principe le fait que toute personne participant à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ou s'étant maintenu dans un attroupement violent au cours duquel les dégradations sont commises pourra être tenu responsable civilement des dommages.

28:50
Locuteur

C

28:50
Présentateur

'est-à

28:50
Locuteur

-dire

28:50
Présentateur

que le fait d'être là à ce moment-là, ça, c'est une première réponse

28:54
Locuteur

qui va dans le bon sens.

28:56
Présentateur

Là-dessus, peut-être,

28:57
Invité

Raquel Garrido ? D'abord, Alize Lafeuille, je voudrais dire par rapport à l'agression qu'a subie cette femme à Marseille, que, évidemment, je suis profondément révoltée comme quiconque voit ces images-là. Et je vais vous dire moi ce que je vois. Moi, je vois un homme

29:11
Locuteur

qui

29:11
Invité

agresse une femme.

29:13
Locuteur

Et

29:13
Invité

je pense que c'est un petit connard

29:14
Locuteur

qui

29:15
Invité

n

29:15
Locuteur

'a

29:15
Invité

pas supporté qu'une femme lui dise de se calmer et qui a cru bon, il a pensé qu'il avait le droit parce qu'une maman ou une femme lui disaient en fait de se dire à Caro qu'il avait le droit de tenter de la mutiler. D'accord ? Des agressions des hommes contre les femmes, il y en a tous les jours dans ce pays. Tous les jours. C'est d'ailleurs même précisément l'objet de la discussion à l'Assemblée nationale depuis deux jours qui est l'examen de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Le machisme tue. Le machisme agresse. Tous les jours, c'est le lot des femmes. Alors, on ne

29:49
Locuteur

va

29:49
Invité

pas demander aux lycéens de résoudre le problème du machisme contre les femmes. D'accord ? Ce qu'on a vu là aujourd'hui, ou hier,

29:56
Locuteur

je

29:56
Invité

ne

29:56
Locuteur

sais

29:56
Invité

plus quand est-ce que ça a eu lieu, ce n

29:58
Locuteur

'est

29:58
Invité

pas les lycéens qui ont provoqué ça.

30:00
Locuteur

On

30:00
Invité

est d'accord ? Non, mais alors... Cet homme-là qui a été ce jeune...

30:03
Locuteur

Puisqu'on

30:03
Présentateur

parle d'elle, on va écouter son

30:04
Invité

témoignage.

30:04
Locuteur

Si vous voulez, on l'a bien beaucoup entendu, mais bon, allons-y, allons-y. Pourquoi pas ? Plutôt que de

30:09
Présentateur

raconter ce qu'elle raconte... Ah

30:10
Locuteur

bon, c'est un délire, c'est un délire, c'est un homme qui tape, qui tape... Parce que c'est un vrai sujet, la violence

30:14
Invité

contre

30:15
Locuteur

les femmes. Écoutons-là. Non, mais parce que le témoignage on l'a... Vous avez la

30:18
Invité

cécité

30:18
Locuteur

précisément de cette violence contre les

30:21
Invité

femmes. Vous

30:22
Locuteur

la

30:22
Présentateur

voyez par

30:22
Locuteur

des... Vous la voyez par des... Mais bien

30:24
Invité

sûr que je la vois.

30:24
Locuteur

Et c'est d'autant plus chaud. Il préfère qu'on

30:26
Présentateur

entende ceux qui parlent plutôt que de parler à leur place.

30:28
Locuteur

Donc écoutons

30:28
Présentateur

-la,

30:29
Locuteur

cette dame,

30:29
Présentateur

s'il vous plaît.

30:32
Locuteur

Je

30:32
Locuteur 1

ne m'attendais vraiment pas à des gamins qui soient si violents parce que j'ai revu les images après et c

30:39
Locuteur

'était

30:39
Locuteur 1

terrible de voir...

30:40
Locuteur

Heureusement,

30:41
Locuteur 1

je n

30:41
Locuteur

'ai

30:41
Locuteur 1

pas la gravité des images de séquelles sur mon visage.

30:45
Locuteur

Mais

30:45
Locuteur 1

de voir un gamin qu'on ne connaît pas, avec qui on parlait normalement,

30:50
Locuteur

qui

30:50
Locuteur 1

vous vise délibérément au visage. Il n'a pas visé les habits, il n

30:54
Locuteur

'a

30:54
Locuteur 1

pas visé les jambes. Il m'a visé au visage. C'est la suite maintenant qui m'inquiète.

30:58
Locuteur

Est

30:58
Locuteur 1

-ce

30:58
Locuteur

que...

31:01
Locuteur 1

Je ne

31:01
Locuteur

veux

31:01
Locuteur 1

pas que c'est servi à rien. Il a été interpellé. Mais il ne faut pas que ce soit en vain, quoi. Qu'il s'en sorte comme ça. Même ceux qui étaient autour, ceux qui m'attrapaient, ceux qui me frappaient avec la barrière, tout ça, tout ça, c'est des...

31:14
Locuteur

En

31:14
Locuteur 1

fait, ce n

31:14
Locuteur

'est

31:14
Locuteur 1

pas des enfants puisqu'ils font des actes d'adultes, j'ai envie de dire. Pourquoi ça vous faisait

31:20
Présentateur

réagir

31:21
Locuteur

l'interprétation

31:23
Invité

faite

31:23
Locuteur

par Raquel Garrido ?

31:25
Invité

Évidemment que la violence contre les femmes doit être un sujet très important et prioritaire dans notre pays. Mais là, vous

31:31
Locuteur

pensez que c'était... Mais, mais, tout est dans le mais. Mais madame Garrido, arrêtez de dire n'importe quoi. qu'il y a des centaines de milliers d'agressants contre les femmes parce que les hommes politiques comme vous

31:38
Invité

considèrent que

31:38
Locuteur

c'est un... Mais madame Garrido, vous avez écouté son témoignage.

31:41
Invité

Elle intervient parce que des jeunes filles voulaient casser des vitrines à côté et là, elle est poussée par des barrières, par des jeunes, des lycéens, filles et garçons. Les victimes qui sont des hommes qui ont été des proviseurs, des policiers, plus de 400 policiers blessés, agresser le personnel scolaire, c'est parce que c'était des hommes ou c'est parce que certains,

32:03
Locuteur

c

32:03
Invité

'était des femmes ? Vous mélangez tout. Ce sont des jeunes qui agressent.

32:06
Locuteur

Vous faites la démonstration. Vous qu'est-ce que vous voyez ? Vous pensez que vous ne la voyez pas la violence machiste

32:10
Invité

? Vous ne la voyez pas

32:12
Locuteur

devant les

32:12
Invité

yeux. Quand

32:13
Locuteur

vous avez

32:13
Invité

une vidéo d

32:14
Locuteur

'un gamin, d'une paix,

32:16
Présentateur

on

32:17
Locuteur

le voit tous. Mais qu'est-ce que

32:18
Présentateur

vous voyez ? Comment vous vous interprétez ces images

32:20
Locuteur

? Moi, je suis convaincu

32:21
Invité

que malheureusement, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme en face, il

32:24
Locuteur

aurait fait la même chose. Mais c'est encore plus grave.

32:27
Invité

La culture de l'impunité machiste, elle réside ici, dans le

32:31
Locuteur

fait que vous n'êtes pas capable de

32:32
Invité

identifier

32:33
Locuteur

la violence machiste. Vous regardez

32:35
Invité

devant les yeux. On peut débat à quel moment ?

32:37
Locuteur

Les

32:37
Invité

violences contre les femmes sont des violences comme les autres. Et c'est pour ça qu'on a un problème systémique en France, qu'on n'arrive pas à éradiquer la violence

32:43
Locuteur

contre les enfants et contre les femmes. Mais Mme Garrido, vous ne m'écrivez pas. Mais de vous, vous ne vous êtes pas à réfléchir. J'ai dit d'autant plus,

32:49
Invité

et ça nous touche plus encore, évidemment, quand il s'agit d'une femme comme ça, des munis, qui demandent juste qu'on ramène de l'ordre. Mais je dis que ce n'est pas parce que c'est une femme qu'elle a été agressée. Eh

32:58
Locuteur

bien, détrompez

32:58
Invité

-vous. Mais Mme Garrido... Les femmes sont agressées parce qu'elles sont des

33:02
Locuteur

femmes, M. Mikolic. Et les proviseurs... Parce qu'elles sont des femmes. Mais oui,

33:05
Invité

Mme Garrido,

33:06
Locuteur

quand les proviseurs... Donc ne soyez

33:07
Invité

pas

33:07
Locuteur

dans

33:07
Invité

le déni

33:08
Présentateur

de ça.

33:08
Locuteur

Mais

33:08
Présentateur

si on fait le lien,

33:09
Locuteur

Mme Garrido,

33:10
Présentateur

s'il vous plaît, si on fait le lien avec cette contestation des lycéens, on était en train de se poser

33:14
Locuteur

la question... que les lycéens ne vont pas résoudre à tout seul le

33:17
Invité

problème de l'agression, des violences contre les femmes

33:20
Locuteur

et les enfants. C'est pour ça que

33:21
Présentateur

vous vouliez en venir là.

33:22
Locuteur

Voilà,

33:22
Présentateur

mais sur la sortie de crise et pour l'instant, les réponses qui sont apportées par le gouvernement. Il y a plus de réponses sur le plan sécuritaire que sur le plan de l'éducation nationale. Malheureusement. Voilà, mais sur la volonté du gouvernement d'accélérer sur la loi casseur-payeur. On peut peut-être d'ailleurs, Thierry Arnaud, rappeler un peu quelle est la philosophie de ce texte avant de faire réagir Raquel

33:44
Locuteur

Garrido. Parce qu'il y a

33:44
Présentateur

quand même un changement de paradigme de dire vous étiez là à ce moment-là donc vous êtes responsable.

33:49
Locuteur

Oui,

33:50
Locuteur non identifié

et vous êtes responsable collectivement. C

33:52
Locuteur

'est

33:52
Locuteur non identifié

aussi une dimension importante de la loi. C'est-à-dire que vous n'êtes pas nécessairement celui qui a commis l'acte en question. Vous faites partie du groupe de l'attroupement au sein duquel a émergé celui qui est présumé responsable du fait d'avoir cassé. Et donc vous allez être collectivement condamné. Donc effectivement, ça va assez loin.

34:13
Présentateur

Ça promet un débat assez explosif à l'Assemblée, en l'occurrence. Ah mais ça va être vite

34:18
Invité

vu, pardonnez-moi. Ça va être vite vu. Pourquoi ?

34:20
Locuteur

En

34:20
Invité

termes de droit. Parce que ça, ça remonte au droit romain. Alors là, pardon, je vais faire mon avocate.

34:24
Locuteur

Oui, il

34:24
Locuteur 3

y a un vrai débat juridique derrière.

34:27
Locuteur

Ce ne sera

34:28
Locuteur 3

pas pas

34:28
Locuteur

à être coupable par association. C

34:29
Invité

'est

34:30
Locuteur

-à

34:30
Invité

-dire que c'est ultra simple. Quiconque est allé en première année de l

34:32
Locuteur

'école

34:32
Invité

de fac

34:33
Locuteur

de droit,

34:34
Invité

sait que tout dommage causé par l'homme doit être obligé celui-ci à le réparer. D'accord ? C'est la base du droit civil. Pour pouvoir appliquer cette responsabilité civile,

34:47
Locuteur

il

34:47
Invité

faut trois choses. Il faut une faute, il faut un dommage et il faut un lien de causalité entre les deux. Si vous avez l'un des éléments qui sont manquants,

34:55
Locuteur

vous

34:55
Invité

n'avez pas de responsabilité

34:57
Locuteur

civile.

34:57
Invité

Là,

34:58
Locuteur

on

34:58
Invité

considère que la faute, c'est d'appartenir au groupe qui a commis le dommage. C'est-à

35:01
Locuteur

-dire

35:01
Invité

que le dommage est causé par le groupe et vous, vous étiez dans le groupe.

35:03
Locuteur

C

35:03
Invité

'est une loi qui existait dans les années

35:04
Locuteur

70. Donc, en vérité,

35:07
Invité

c'est une remise en cause fondamentalement des principes de base du droit civil qui est que tout dommage

35:12
Locuteur

de l'homme... Dans

35:12
Invité

les années 70, nous étions dans un état de droit et on avait écouté le droit romain.

35:16
Locuteur

Je veux dire... Ce que vous dites, c'est que c'est infaisable.

35:18
Invité

Non, mais ce que je veux dire surtout, c'est que je ne suis pas d'accord pour qu'on remette en cause les grands principes de notre droit civil. Et les parents, c'est connu, sont responsables civilement des dommages causés par leurs enfants. En droit civil, on peut être responsable de ce que font autres. Ça existe. Le commis du commettant, etc. Il y a d'autres sites...

35:36
Locuteur

Alors, dans ces cas-là, pourquoi

35:37
Présentateur

Bruno Jeudy, on entend tout un tas de responsables politiques aujourd

35:40
Locuteur

'hui nous dire

35:41
Présentateur

qu'il faut que les parents payent pour les enfants ? Il faut qu'on insiste

35:44
Locuteur

sur... En fait, ça

35:45
Présentateur

existe déjà ? Oui,

35:46
Locuteur

j'esticule. Mais

35:47
Locuteur 9

sur la question de la responsabilité des parents, là, c'est pas tout à fait la même chose que dit... Ça,

35:52
Locuteur

c'est déjà dans la loi, pour le coup. Parce

35:54
Locuteur 9

que c

35:54
Locuteur

'est déjà dans

35:56
Locuteur 9

la

35:56
Locuteur

loi

35:56
Locuteur 9

et c'est souvent pas suffisamment appliqué.

35:59
Locuteur

Oui, mais ça, c'est ça la question. Ça, c'est important

36:00
Présentateur

de le rappeler.

36:01
Locuteur

C

36:01
Présentateur

'est-à-dire qu'on a tous les outils nécessaires

36:02
Locuteur

pour le faire, mais on ne le fait pas. On ne

36:04
Locuteur 9

le

36:04
Locuteur

fait

36:04
Locuteur 9

pas ou on ne le fait qu'à moitié ou on le fait de temps en temps totalement. On se souvient notamment, par exemple, qu'au moment des émeutes après la mort de Naël, il y avait eu une application beaucoup plus stricte à ce moment-là et il y avait eu plusieurs parents qui avaient vu leurs allocations retirées, certains avaient été...

36:23
Locuteur

Ça, c'est pas

36:23
Invité

du tout du droit civil, ça. Ça,

36:25
Locuteur

c

36:25
Invité

'est

36:26
Locuteur

la

36:26
Invité

droite qui a toujours des

36:27
Locuteur

effets d'invention pour considérer que les gouvernants... Non, mais dans le système de la

36:31
Invité

droite et des macronistes, c

36:32
Locuteur

'est

36:32
Invité

jamais les gouvernants qui sont responsables. Et donc, on va toujours trouver dans le peuple les gens qui sont responsables à la place des gouvernants.

36:37
Locuteur

Donc

36:37
Invité

là,

36:38
Locuteur

c'est pas les casseurs qui sont responsables. Le droit civil,

36:39
Invité

bien sûr qu'ils sont responsables.

36:40
Locuteur

Un

36:40
Invité

casseur, il est parfaitement responsable et s'il est mineur, ses parents sont

36:43
Locuteur

responsables civilement pour lui. C'est déjà la droite.

36:49
Invité

Donc, pardonnez-moi, si les personnes qui sont victimes de dommages causés par autrui ne sont pas capables, n'ont pas les moyens juridiques d'identifier les auteurs et de se faire payer par leurs assurances, c'est que ce sont des incompétents.

37:03
Locuteur

Il

37:03
Invité

faut que l'aie la place à quelqu'un d'autre parce qu'ils ont 100% le

37:05
Locuteur

droit pour eux.

37:06
Invité

Mais alors...

37:07
Locuteur

Mais non, pardonnez-moi. C'est qu'ils ont arrêté de juridiciser

37:10
Présentateur

tout ça.

37:10
Locuteur

Oui, mais Gérald...

37:15
Présentateur

Je fais tourner la parole, vraiment. Quand Gérald Darmanin dit hier, chez nos confrères de RTL, j'ai fait passer une circulaire pour insister sur la responsabilité civile des parents et que Gabriel Attal dit pardon, mais en fait, ça existe déjà, ce que dit Gérald Darmanin n'apporte rien de plus. Rien de nouveau sous le soleil. C'est juste de l'affichage. On est d'accord

37:36
Locuteur

?

37:36
Présentateur

Mais ce n

37:36
Locuteur

'est

37:36
Présentateur

pas de l'affichage. Non,

37:37
Locuteur

non. Mais c'est... Attendez,

37:38
Locuteur 9

excusez

37:38
Locuteur

-moi.

37:38
Locuteur 9

Ou c'est une volonté d'aller... C'est une volonté politique.

37:41
Locuteur

C

37:41
Locuteur 9

'est-à-dire, par une circulaire, il demande... Que ça aille plus vite.

37:45
Locuteur

Mais...

37:45
Locuteur 9

Que

37:45
Locuteur

ça

37:48
Présentateur

aille plus vite disposition de

37:50
Locuteur

l

37:50
Présentateur

'article 1242 du code civil modifié par la loi du 23 juin 25. Les parents sont responsables de plein droit et solidairement du dommage causé par

37:57
Locuteur

leurs enfants mineurs. C'est vieux comme le monde.

37:59
Présentateur

Mais c'est tellement vieux comme le monde, madame Garedo. Et vous le savez comme

38:02
Locuteur

moi. C'est pour ça

38:02
Invité

qu'on prend tous des adhésions en responsabilité civile pour nos enfants en tout début d'année scolaire. Tous les parents de ce pays savent ça. Alors pourquoi Gérald Darmanin a besoin

38:11
Locuteur

de faire passer cette circulaire... La loi,

38:16
Présentateur

elle existe. Il y a bien des maires qui la mettent en place cette loi. Il y a bien des maires qui réussissent avec cette loi.

38:24
Locuteur

On

38:24
Présentateur

s'adosse à la loi. Il y a bien des préfets. Je le citais tout à l'heure Alexandre Brugère.

38:27
Locuteur

Je

38:27
Présentateur

pourrais vous citer Philippe Cour également dans le 95. M. Brugère dans le 92. Ça existe. Simplement, il faut du courage. Et c'est vrai que c'est compliqué. Et c'est vrai que c'est compliqué de dire par exemple à un enfant de 12 ans plutôt à un père qui est agent d'une collectivité dont le gamin à 12 ans a péter un abribus à 2h du matin sur la place publique. Qu'est-ce qu'on fait ? On continue à fonctionner comme ça par rapport à l'image qu'on peut montrer à l'ensemble des gens qui veulent que ça fonctionne bien ? On continue comme ça ou on fait appliquer la loi ? Il faut faire appliquer la loi.

Seulement, c'est vrai et il faut le dire, il faut le dire, c'est beaucoup plus facile de mettre la tête dans le sable. Il y a aussi dans cette fameuse loi anti-casseurs la volonté de saisir les aides sociales pour paiement des dommages. Le gouvernement a assuré néanmoins qu'il n'y était pas favorable mais bon, ça fait quand même partie de cette

39:14
Locuteur

loi.

39:14
Présentateur

Les émissions de titres de recettes c'est exactement ça.

39:17
Locuteur

C'est ce que vous

39:17
Présentateur

disiez donc.

39:18
Locuteur

C'est la même chose. Quand vous avez des

39:19
Présentateur

gamins par exemple qui viennent ouvrir des bornes de secours incendie où il

39:24
Locuteur

y

39:24
Présentateur

a des mètres cubes de flotte qui sortent et qui inondent partout, qu'est-ce qu'on fait ? On va encore fermer les yeux puis on paye ? On fait ce qu'on appelle l'émission de titres de recettes. On prend le gamin, on voit ce que ça représente et on envoie la facture aux parents. Vous le faites une fois, deux fois, je peux vous dire que c

39:39
Locuteur

'est

39:39
Présentateur

un vrai signal qu'on envoie. Seulement, personne ne le fait parce qu'on met la tête dans

39:42
Locuteur

le fond. Pour

39:42
Présentateur

le coup, le premier volet dont on parlait, c'est-à-dire le fait qu'une personne participe avec un groupe à des dégradations, soit jugée responsable rien que par le fait d'être dans ce groupe, c'est précisément ce que demande Marine Le Pen.

39:53
Invité

Oui, bien sûr, parce que quand vous êtes dans un groupe qui va piller des magasins, qui va brûler un établissement scolaire, qui va brûler un camion de pompiers, qui va jeter des pierres collectivement sur des policiers, qui va tirer aux mortiers, et bien si vous êtes dans ce groupe et que vous voyez ça et que vous restez, il y a évidemment une part de complicité. Parce que pourquoi vous restez dans un regroupement et une bande de casseurs si vous désolidarisez de ces actes

40:20
Locuteur

?

40:21
Invité

Évidemment que si vous désolidarisez de ces actes et si vous êtes quelqu'un de responsable, vous ne participez pas à cette manifestation groupée de fortes incivilités et parfois de drames terribles quand on voit

40:32
Locuteur

certains policiers qui ont été retouffés. Je ne sais pas si vous avez fait des

40:34
Présentateur

manifestations, mais est-ce que parfois lorsqu'on manifeste,

40:36
Locuteur

on

40:36
Présentateur

ne peut pas se retrouver en quelques minutes

40:39
Locuteur

embarqués dans une spirale de violence

40:41
Invité

? Si on se retrouve dans une bande qui est en train de piller des magasins, je suis élu à Tours, ces jeunes qui vont piller plusieurs magasins d'électroménagers ou autres, si vous êtes à proximité et même si vous ne prenez pas vous-même, vous avez une complicité passive ou en tout cas vous cautionnez ce qui est en train de se passer par la bande dont vous êtes membre. Donc il est pour moi évidemment normal qu'il

41:04
Locuteur

y ait

41:04
Invité

une responsabilisation et vous parliez des aides sociales. Est-ce qu'il est acceptable que ce soit le contribuable qui va payer justement la facture de ce qui a été volé, de ce qui a été saccagé ? Vous parliez de ce lycée qui a coûté 75 millions et demi et qui a été construit à Nantes il y a 12 ans. Et bien, est-ce que ça doit être le contribuable qui doit payer ou est-ce que ça doit être les casseurs ou les parents de casseurs ou un jeune qui a 16 ans qui doit avoir cette responsabilité même pendant 10 ans, 15 ans ?

Parce que s'il s'estime assez responsable pour émettre des avis sur l'organisation de lycée ou émettre des idées et dire que le moyen d'expression c'est de casser, il doit être responsable pour

41:40
Locuteur

payer les aides sociales. Elle dit demander l'aide des parents

41:44
Invité

pour ce même individu qui a cassé.

41:46
Présentateur

Demander

41:47
Locuteur

l'aide des parents

41:48
Présentateur

comme le fait le ministre de l'éducation nationale et le signe d'un ministre aux abois depuis le premier jour de la contestation. Qu'est-ce que vous répondez à cela, Karl-Oliv ? Qu'est-ce que vous juste répondre à ça ? C'est signer la France insoumise comme d'habitude. Mais comme d'habitude. La France insoumise, vous avez toujours tort même quand vous avez raison. On le voit bien dans les quartiers. Tout à

42:07
Locuteur

l

42:07
Présentateur

'heure,

42:07
Locuteur

on

42:07
Présentateur

parlait de responsabilité mais je le disais, l'ignorance entraîne la peur. La peur entraîne la haine. La haine entraîne la violence. C'est exactement ce qu

42:16
Locuteur

'on

42:16
Présentateur

vit depuis une semaine.

42:17
Locuteur

Mais

42:17
Présentateur

au-delà de la réponse sécuritaire dont vous nous avez beaucoup parlé. Moi

42:20
Locuteur

je parle de prévention.

42:22
Présentateur

Non,

42:22
Locuteur

non,

42:22
Présentateur

c'est pas vrai Madame Garrido.

42:23
Locuteur

Vous n'avez rien dit

42:24
Invité

sur l'éducation.

42:25
Locuteur

On n'a même

42:25
Invité

pas parlé des profs non remplacés.

42:27
Locuteur

On n

42:27
Invité

'a pas parlé du bâti

42:28
Locuteur

qui tombe en ruine. Vous n'avez rien à dire. Ça fait combien de temps qu'on est en plateau ? En

42:32
Présentateur

disant que la forme avait pris largement le pas sur le fond. Il y

42:35
Locuteur

a

42:35
Présentateur

un milliard,

42:36
Locuteur

un milliard cent. Et vous,

42:37
Invité

vous dites quoi alors

42:37
Locuteur

?

42:37
Présentateur

Je vous dis simplement d'abord qu'évidemment il y a une majorité d'élèves, une immense majorité d'élèves qui doivent être effectivement entendus. Merci ! Et pas seulement à l'échelle de l'État. Je rappelle que les compétences pour les collèges chez le département et la compétence pour le lycée c'est la région. Donc on est bien d'accord par rapport à ça. Il y a un premier geste qui a été fait prévu dans le budget un milliard cent. Ce n

42:59
Locuteur

'est

42:59
Présentateur

pas suffisant mais ça va plutôt dans le bon sens. Mais

43:02
Locuteur

les lycéens

43:03
Présentateur

demandent beaucoup plus car le livre... Est

43:05
Locuteur

-ce que le gouvernement... Vous

43:06
Présentateur

demandez aussi beaucoup plus

43:07
Locuteur

de salaire ? Mais vous voyez ce que je veux dire. Oui, non mais c'est pas exactement ce que je veux dire. Par contre, je demande, je demande en tous les sens.

43:13
Présentateur

Régulièrement, on revient au

43:15
Locuteur

salaire sur ce plateau, pourtant... Je l'ai donné, je le savais pas.

43:19
Présentateur

Tout à

43:20
Locuteur

l

43:20
Présentateur

'heure, Mme Garido parlait de sécurité. Je ne

43:21
Locuteur

vous

43:21
Présentateur

parle pas que de sécurité, je vous parle aussi de prévention. Non mais par exemple,

43:25
Locuteur

parmi les revendications,

43:27
Présentateur

vous dites, oui, évidemment qu'ils demandent plus mais pour l'instant, ils n'ont obtenu garde-caux sur aucune de leurs revendications sur le bâti, sur le non-remplacement des profs, sur Parcoursup. Est-ce que le gouvernement doit faire un geste sur le gel des APL ? Est-ce vraiment le bon moment, le gel des APL ? Je

43:43
Locuteur

pense

43:43
Présentateur

que ce n

43:43
Locuteur

'est

43:43
Présentateur

pas le bon moment. Je pense que sur le gel des APL, ce n

43:46
Locuteur

'est

43:46
Présentateur

pas le bon moment. C'est pareil sur... Pardonnez-moi, et vous allez voir ce que je vais vous dire. Sur la fin des aides sur l'apprentissage, c'est une vraie connerie. C'est un mauvais message qui est envoyé sur la jeunesse. Je vous dis des choses...

43:55
Locuteur

Il faut qu'il

43:56
Présentateur

y ait des évolutions.

43:57
Locuteur

Il

43:57
Présentateur

faut que le gouvernement

43:58
Locuteur

fasse un geste.

43:58
Présentateur

Mais sauf que là, effectivement, ça va plutôt dans... Il y a 1,1 milliard qui sont effectivement proposés avec plus d'AESH, plus de professeurs devant les classes étant

44:09
Locuteur

mieux.

44:09
Présentateur

Mais ça,

44:09
Locuteur

c'était prévu avant la

44:10
Présentateur

contestation.

44:11
Locuteur

Non,

44:11
Présentateur

mais avant

44:12
Locuteur

la contestation... C'était prévu avant la mobilisation. C'est

44:14
Locuteur 9

quand même un des rares budgets qui ne baissaient pas. Donc c

44:17
Locuteur

'est vrai que les marges de manœuvre

44:19
Locuteur 9

du gouvernement sont quand même assez réduites dans un budget qui par ailleurs est très contraint. pratiquement tous les ministères affichent un budget en baisse, sauf notamment l'éducation nationale et les armées et 2-3 autres. Avec plus

44:33
Présentateur

d'enseignants pour certains postes

44:34
Locuteur

spécifiques.

44:36
Locuteur 9

La vérité, c'est quand même ça. Oui. La

44:39
Locuteur

vérité,

44:39
Locuteur 9

c'est aussi une démographie dans le pays qui fait que les classes surchargées, c'est vrai pour les lycées

44:48
Locuteur

généraux,

44:50
Locuteur 9

c'est pas vrai pour

44:50
Locuteur

les lycées professionnels. C

44:53
Locuteur 9

'est aussi une situation très disparate.

44:56
Présentateur

Raquel

44:56
Locuteur

Garrido, sur quel point le gouvernement devrait-il... La question du

44:59
Invité

budget, vous avez

45:00
Locuteur

dit que le

45:01
Invité

budget augmentait, mais ce que vous omettez de dire, c'est que l'augmentation du budget n'est portée que par l'augmentation du paiement des retraites et on est d'accord que lorsque

45:09
Locuteur

vous

45:10
Invité

donnez un euro à une pension de retraite,

45:12
Locuteur

c

45:12
Invité

'est pas quelque chose qui va dans l'éducation

45:13
Locuteur

des enfants. Raquel Garrido est

45:14
Invité

pour la baisse

45:15
Locuteur

des retraites et là, je suis content.

45:17
Invité

Personne de digne ne peut être pour la baisse de quelqu'un qui a consacré sa vie à l'éducation de nos enfants. Pardon,

45:22
Locuteur

je suis pour l'augmentation de l'éducation des retraites et pour la repousser de la baisse

45:26
Invité

c

45:26
Locuteur

'est une

45:26
Invité

mauvaise

45:26
Locuteur

blague. La question qui est posée,

45:30
Invité

c'est le quid de l'argent qui est donné pour l'éducation des enfants, pas pour le paiement des retraites. Et là, on a un recul. Le budget, le budget, tel que l

45:41
Locuteur

'est prévu,

45:41
Invité

il prévoit 4000 suppressions de postes. 4000 suppressions de postes, donc arrêtez de parler d'un milliard de plus. C'est 4000

45:47
Locuteur

suppressions de postes. Je peux vous poser une question ?

45:48
Invité

Et la démographie, dernier point, parce que ça aussi c'est une tarte à la crème. Dans mon département, la Seine-Saint-Denis, la démographie, elle augmente.

45:57
Locuteur

Cette

45:57
Invité

année,

45:58
Locuteur

il y a

45:58
Invité

550 élèves de plus dans le secondaire dans mon département. Dans le collège de ma fille qui est en rep plus en Seine-Saint-Denis, il n'y a pas d'eau potable. Il n'y a pas d'eau potable.

46:09
Locuteur

Il n'y a pas

46:10
Invité

de

46:11
Locuteur

prof de SVT depuis le premier jour de la rentrée. Ça fait des années qu'on alerte là-dessus. C'est vampirisé par la retraite, l

46:17
Invité

'argent que vous cherchez

46:19
Locuteur

est dans la retraite. C'est pas la retraite des maires chers d'aides. Je suis

46:21
Invité

indigne,

46:22
Locuteur

indigne vraiment cette ligne argumentale qui consiste à culpabiliser

46:25
Invité

les

46:25
Locuteur

retraités de l'éducation nationale du fait qu'ils perçoivent

46:28
Invité

leur retraite. Donc,

46:29
Locuteur

le rôle des lignes c'est de mettre de l'argent

46:32
Invité

là

46:32
Locuteur

où il

46:32
Invité

faut. Il faut mettre de l'argent pour plus de profs, pour plus d'AESH, pour plus d'infirmières scolaires, pour plus de médecins scolaires. On a une épidémie d'une épidémie de suicide. Les filles, les filles se suicident comme jamais. Il

46:46
Locuteur

y

46:46
Invité

a des tentatives de suicide dans tous les sens. Et vous allez m'expliquer que la seule chose qu'on peut faire l'État par rapport à ça c'est de baisser la retraite des vieux profs

46:55
Locuteur

pour trouver de l'argent pour le mettre dans la prévention des suicides. Non, non, non,

46:58
Invité

arrêtez les mêmes qui ne disent rien parce que vous savez quoi ? Il

47:01
Locuteur

faut

47:01
Invité

faire attention quand même à ce que vous dites qu'il

47:02
Locuteur

y a

47:02
Invité

des tentatives de suicide dans tous les sens.

47:04
Locuteur

Oui, il y a une épidémie de tentatives de

47:07
Invité

suicide dans ce pays. Il y

47:09
Locuteur

a une

47:09
Invité

violence qui retourne la violence contre les autres et les filles retournent

47:14
Locuteur

une violence contre elles-mêmes. C'est une grave issue sur les suicides. C'est

47:17
Locuteur 9

surtout les femmes d'ailleurs plus que les hommes.

47:19
Locuteur

Je

47:19
Locuteur 9

crois que c'est plus 25%

47:20
Locuteur

C'est bien ce que je suis en train de dire. D'accord, mais là si on

47:22
Présentateur

revient à l

47:23
Locuteur

'échelle

47:23
Présentateur

des lycées, vous disiez exemple très concret.

47:26
Locuteur

Parce qu

47:26
Présentateur

'ils sont concernés. Oui, évidemment. Par

47:28
Locuteur

ce mal-être. Par ce mal-être.

47:30
Présentateur

Et ils

47:30
Locuteur

n'ont pas d

47:31
Présentateur

'infirmière

47:31
Locuteur

dans leurs établissements pour le

47:33
Invité

repérer ou pour en parler. Ils n'ont pas

47:34
Locuteur

les médecins en colère. Le pas d'eau potable,

47:36
Présentateur

exemple très concret. Donc aujourd'hui à très court terme, pour vous, elle est où la sortie de crise ? D

47:42
Invité

'abord le budget et la

47:43
Locuteur

mobilisation de masse. Il y a deux choses à faire en

47:45
Invité

même temps. Visiblement, il y a un sujet sur la mobilisation. Mardi 6 octobre, il y a une mobilisation très importante. Est-ce que ça va être que les images de casse ou est-ce que ça va être au contraire quelque chose de massif ? Et avant

47:58
Locuteur

mardi, il y a lundi.

47:59
Invité

Parce qu

47:59
Locuteur

'on

48:00
Invité

parle tous de

48:00
Locuteur

mardi, mais est-ce que

48:01
Invité

lundi,

48:02
Locuteur

ça

48:02
Invité

va

48:02
Locuteur

être

48:02
Invité

au contraire ?

48:02
Locuteur

Les images de casse sont

48:03
Locuteur 9

des réglages.

48:04
Locuteur

Ça dépend d'abord des

48:05
Invité

manifestants. J'invite les établissements, j'invite les mairies à ouvrir dès lundi des espaces de délibération, des assemblées. Moi, à mon époque, moi j'ai fait le mouvement lycéen en 1990, ça a été mon début

48:15
Locuteur

de mon militantisme.

48:16
Invité

On faisait des assemblées générales et on discutait. On n'était pas dehors dans la rue ou devant des poubelles

48:20
Locuteur

avec la prière. C

48:21
Présentateur

'est un message que vous faites passer aux lycéens, et aux directeurs d'établissements. Ouvrez vos salles.

48:28
Locuteur

Ça, je l'ai

48:29
Invité

vécu à Tolbiac, pardon. C'était la confiscation de cours pour rester pendant trois semaines à discuter d'absolument rien parce qu'on avait déjà décrété le blocage pour des raisons X ou Y. Chaque année, ça a changé. Ça, je l

48:37
Locuteur

'ai

48:37
Invité

vécu, pardonnez-moi. J'ai perdu

48:38
Locuteur

des mois de cours à cause de ça. Vous avez été de droite

48:39
Invité

à Tolbiac. Bon, ça arrive

48:41
Locuteur

dans... Pardonnez-moi, vous voulez avoir cours dans l'université, pardon, qu'on paye tous par ailleurs. On paye tous pour l'université. Je

48:46
Invité

préfère la délibération et la démocratie

48:48
Locuteur

parce que je pense que c'est

48:49
Invité

la base de la paix. Non, mais vous, vous êtes pour casser la

48:51
Locuteur

grève. C'est autre chose. Parce que c'est une

48:53
Invité

grève

48:54
Locuteur

étudiante, c'est un sens. Il travaille, les étudiants.

48:56
Invité

Il faut admettre que les citoyens, même les enfants, ont le droit de formuler. Donc vous dites que c'est

49:02
Locuteur

comme sous cette forme que le

49:03
Invité

mouvement va continuer.

49:04
Locuteur

Allez, monsieur Nicolique. Mais peut-être que ceux qui veulent aller en cours pourraient pouvoir aller en cours. Mais vous

49:08
Invité

avez

49:08
Locuteur

dit

49:08
Invité

plusieurs choses qui sont erronées. Vous avez parlé de la Seine-Saint-Denis qui est désavantagée. Le ministre de l'Éducation a rappelé qu'il

49:13
Locuteur

y

49:13
Invité

a deux enfants par classe de moins en Seine-Saint-Denis que sur le reste du territoire. Donc c

49:18
Locuteur

'est faux. Mais sur le budget de l'éducation nationale, il faut savoir

49:21
Invité

que ce que vous avez dit, Madame Guérido, le budget de l'éducation nationale aujourd'hui, c'est 89 milliards. Effectivement.

49:28
Locuteur

Donc

49:28
Invité

24 milliards pour les retraites. Et vous

49:30
Locuteur

avez aussi une part du lycée agricole. Donc en fait, vous pouvez enlever.

49:32
Invité

Pour concrètement, si on enlève les retraites et les lycées agricoles, il a à combien le budget ? 64. Donc en fait, on

49:38
Locuteur

est en baisse. Exactement. On est en baisse.

49:39
Invité

Il a à 63 milliards et demi. On est en baisse sur 10 ans.

49:42
Locuteur

Laissez-le. Est-ce que vous

49:42
Invité

savez, par exemple, que si vous comparez à d'autres pays, parce que j

49:46
Locuteur

'ai

49:46
Invité

regardé les statistiques, parce que vous savez qu'on est en déclin sur le classement PISA ou autre. Est-ce que vous savez que sur ce budget pur, justement, si on enlève les pensions de retraite, on a un budget supérieur, par exemple, de 20% à la Pologne qui est 10 places devant nous en classement PISA. On a un budget 50% supérieur au Japon qui trône sur le classement PISA. Donc, comment expliquez-vous cette différence ? Est-ce que c'est que l'argent est mal utilisé

50:10
Locuteur

? Et

50:10
Invité

ensuite, est-ce que vous ne pensez pas qu'on a aussi trop misé sur les études très importantes au nombre d'habitants aussi, avec son dernier collègue ? J'ai dit proportionnellement au

50:19
Locuteur

PIB. Non, non, les chiffres que j'ai donnés. non, mais au nombre d'étudiants. Et

50:24
Invité

en nombre d'étudiants. D'accord. Et j'ai regardé les moyennes d'enfants par classe également. Oui, et donc là-dessus, on est où

50:30
Locuteur

?

50:32
Invité

Laissez

50:32
Locuteur

-les terminer, s'il vous plaît. Laissez-le terminer. Sur le lycée général, on a trop

50:38
Invité

d'élèves et on a une surreprésentation par rapport à presque tous les autres pays. Non, mais c'est vrai. En revanche, sur les lycées professionnels,

50:44
Locuteur

on

50:44
Invité

est à 18,9 de moyenne. Donc,

50:46
Locuteur

où voulez-vous en

50:47
Présentateur

venir ?

50:48
Invité

Je veux en venir que, et là, vous en parliez justement, on voit un gouvernement qui abandonne d'ailleurs les filières de l'apprentissage. Or, il faut évidemment favoriser les filières pro pour qu'on ait beaucoup plus d'élèves qui aillent vers ces filières pro. qui aillent moins justement en général et vous aurez moins ensuite de surchargement de classe, évidemment. Et surtout, pour qu'on adapte justement nos formations à des enjeux de demain. Ensuite, si on parle du

51:11
Locuteur

recul... On est les pro

51:12
Invité

aussi, il

51:12
Locuteur

manque

51:12
Invité

des

51:12
Locuteur

pro.

51:13
Invité

Si on en parle, si on parle justement aussi du déclin, il y a un sujet qui est totalement occulté, c'est l'autorité. Vous savez qu'il y a eu une étude en 2024

51:23
Locuteur

qui

51:23
Invité

dit que la France est le pays, malheureusement, où les professeurs passent le plus de temps à essayer de ramener l'ordre. 18% du temps scolaire est utilisé à essayer de ramener l'ordre dans les cours. Vous prenez en compte en plus les temps évidemment pour passer d'une classe à une autre classe, eh bien ça laisse pas beaucoup de temps. chiffre, il sort de 18% du temps scolaire.

51:43
Locuteur

C'est pas

51:43
Invité

Mediapart, probablement. Non, non, non,

51:44
Locuteur

mais

51:45
Invité

je vais vous

51:45
Locuteur

parler d'études précises. Je suis en train de faire l

51:47
Invité

'enquête Thalys 2024

51:48
Locuteur

de l'OCDE. C

51:50
Invité

'est faux. Mais là, mais...

51:51
Présentateur

Ok,

51:51
Locuteur

non, mais c'est pas anodin

51:53
Présentateur

comme chiffre, c'est pour ça que je vous demande.

51:55
Locuteur

C

51:55
Invité

'est pas anodin comme chiffre et c'est une étude qui a été faite aussi dans d'autres pays. Et on est le pays où justement, on a le plus de temps utilisé pour ramener de l'ordre. Donc ce problème d'autorité

52:04
Locuteur

et

52:04
Invité

qui n'est pas évoqué aujourd'hui malheureusement, il a aussi une conséquence sur les résultats scolaires. Et donc ça doit être une des clés qui doit être un des moyens.

52:14
Locuteur

Alexandère Nécliche, j'ai encore un

52:16
Invité

problème pour prendre

52:16
Locuteur

la question de l'autorité. Je pense que le monde

52:18
Invité

des adultes organise lui-même son manque d'autorité. Oui. Et c'est un problème généralisé qui est imputable à tout le monde des adultes. Donc là-dessus, il n

52:27
Locuteur

'y a

52:27
Invité

pas de souci. Moi là-dessus, je suis très daronne. C'est mon côté maman de familles nombreuses. J'aime pas quand on considère que les choses ne doivent pas être ordonnées. C'est mon côté un peu Ségolène. Je suis pour l'ordre juste moi aussi. Et je suis pour que tout le monde aille bien à l'école.

52:41
Locuteur

Donc vous condamnez Ségolène ?

52:42
Invité

Dans les établissements de mon département, sur une vie scolaire complète, un élève dans mon département va rater 18 mois. 18 mois de scolarité.

52:53
Locuteur

Combien de professeurs ? Vous

52:55
Invité

avez des enfants qui sont dans des permanences de CDI. Quand il y

53:00
Locuteur

a

53:00
Invité

de la place. Parce que s'il y a plusieurs classes en même temps qui sont au CDI, il faut aller

53:03
Locuteur

dans

53:03
Invité

la cour. Vous avez des nouveaux emplois du

53:05
Locuteur

temps qui ont

53:05
Invité

fait des trous partout,

53:06
Locuteur

des courrières partout dans les lycées. Malheureusement,

53:08
Invité

Mme Garrido, ce débat n'existe plus. Ah bah

53:09
Locuteur

si, mais non, je vais vous dire que vous pouvez le suivre. On est en train de payer les années blanquaires. On est en train de payer Je voudrais qu'on entende Carl Olive, s

53:16
Présentateur

'il vous plaît. Carl Olive, comment vous imaginez le début de semaine prochaine ? Est-ce que de nouveaux blocages sont prévus dans les Yvelines ? Quelles sont les informations ? D 'abord,

53:25
Locuteur

on

53:25
Présentateur

est au quotidien. Au quotidien, on est en relation avec M. le préfet des Yvelines, Brice Blondel, qui réunit l'ensemble des maires et des députés. Et je trouve que c'est une bonne action. Moi, je rejoins en partie ce que dit Mme Garrido. Pourquoi, effectivement, on ne proposerait pas aux principaux, je parle des principaux de l'ensemble des lycées, d'organiser une réunion exceptionnelle avec les parents d'élèves et des représentants d'élèves. Ça ne s'est absolument pas fait. Mais dans la structure scolaire, ce n

53:51
Locuteur

'est

53:51
Présentateur

pas pour l'ouvrir en conseil municipal, dans la structure scolaire. Ensuite, on va se dépêcher pour effectivement voter le budget. Et moi, j'entends bien que le budget 2027,

53:59
Locuteur

qui

53:59
Présentateur

n

54:00
Locuteur

'est

54:00
Présentateur

pas parfait, évidemment, et qui sera corrigé par le prochain

54:04
Locuteur

président de la République. Mais il faut

54:06
Présentateur

se dépêcher parce qu'effectivement, il y

54:07
Locuteur

a

54:07
Présentateur

des choses qui augmentent.

54:08
Locuteur 9

Je ne

54:09
Locuteur

suis pas sûr que ça aille

54:09
Locuteur 9

très vite. Mais peut-être que vous ne serez pas vraiment entendu.

54:12
Présentateur

Non, mais juste, il sera peut-être entendu. Je dis juste que le 1,1 milliard qui est proposé notamment pour l'éducation nationale inclut plus de professeurs, plus d'AESH, plus d'infirmiers et d'aides psychologiques, ce que justement réclament les élèves. Ça, c'est la première chose qui va dans le bon sens. Mais moi, je veux le dire, il ne

54:32
Locuteur

faut

54:32
Présentateur

pas du tout stigmatiser, encore une fois, et je pense qu'il faut bien le répéter ici, et puis je terminerai par rapport à la manifestation du 6 ou du 7, à laquelle je partirai

54:39
Locuteur

pas. du 6,

54:39
Présentateur

mardi 6. Oui,

54:40
Locuteur

je

54:40
Présentateur

participe.

54:40
Locuteur

Et moi, j'irai, avec les chasubles rouges tel que vous le disiez dans le cas ou les pinçards

54:45
Invité

blancs.

54:46
Locuteur

Mais moi, je pense que mon rôle de parent est

54:48
Invité

de

54:48
Locuteur

laisser le

54:48
Invité

terminer.

54:49
Locuteur

Mais c'est le terminer, s'il vous plaît. Car le livre... Je

54:52
Invité

vous raconterai après

54:53
Locuteur

1986 ou 1984, on

54:55
Invité

faisait

54:55
Locuteur

la

54:56
Invité

présence des

54:57
Locuteur

adultes quand j

54:58
Invité

'étais à gamine à

54:58
Locuteur

cette époque. Les adultes sont venus pour nous aider, nous protéger. Je dis

55:01
Présentateur

simplement qu'il ne faut surtout pas climatiser l'immense

55:03
Locuteur

majorité des

55:04
Présentateur

élèves qui veulent effectivement avoir de bonnes conditions d'éducation. De la même manière, l'un n'ira pas sans l'autre. Et c'est pas une histoire de sécurisation, de prévention. Il nous faut une réponse judiciaire à la hauteur de celles et ceux qui nous pourrissent au quotidien. Enfin, je voulais dire quelque chose. Là, je vous mets un petit billet. Est

55:20
Locuteur

-ce

55:20
Présentateur

que vous voulez ? Le 6 ou le 7, la manifestation. Ça va pas être une manifestation de poète, parce qu

55:25
Locuteur

'elle

55:25
Présentateur

va être totalement défigurée par celles et ceux qui vont trouver une très belle occasion de foutre le bordel et encore une fois, d'assaisonner les commerçants. Et je vous l'écris ici. Vous avez déjà vu une manifestation qui puisse bien se comporter dans ce pays ? Pour moi, il y a très longtemps

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Locuteur

que je ne peux pas dire. C'est le Macronisme, non. C'est le Macronisme, non. Ça fait 10 ans que le Macronisme qui arrive de toutes les relations avec le mouvement social. Vous racontez

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Présentateur

dans la tribune dimanche, Bruno Jeudy, comment finalement le gouvernement n'a pas forcément vu venir en fait cette contestation des lycéens. Peut-être que vous pouvez nous en dire quelques mots en avant-première et surtout comment il le suit les prochains jours ce gouvernement ?

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Locuteur

C

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Locuteur 9

'est un constat assez simple. On rencontre régulièrement Sébastien Lecornu. À la fin du mois d'août, il s'était plutôt préparé une jacquerie paysanne. D'ailleurs, il a signé assez vite un chèque conséquent pour essayer d'abord de prendre en considération la difficulté du monde paysan. C'est une crise pas possible et vous verrez, on en reparlera beaucoup sur le sauvetage sans doute des 30 ou 40 000 fermes qui vont disparaître assez rapidement sur un effectif total de 400 000. En fait, il avait prévu ça. Ensuite, c'est vrai qu'il

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Locuteur

y a

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Locuteur 9

eu possibilité d'un nouveau mouvement de gilets jaunes. Le prix de l'essence est à 2,40 ou 2,43 de moyenne lorsqu'il était à 1,60, 1,70 en 2018. Et donc, il se préparait, il a augmenté rapidement les primes pour les gros rouleurs. Ça aussi, ça coûte. Il a surveillé beaucoup les universités en se disant que ça allait chauffer à un moment ou à un autre sur les universités. Ils étaient

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Locuteur

inquiets

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Locuteur 9

et ils restent inquiets. Et en fait, ils n'ont pas du tout vu que ça viendrait du côté des lycéens. Et surtout, la difficulté, et on l'a dit tout à l'heure, c'est qu'il y a des revendications, elles sont légitimes, c'est incontestable, la violence ne l'est pas, évidemment. Mais sur les revendications, c'est difficile parce que d'abord, les responsabilités sont multiples. Il y

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Locuteur

a

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Locuteur 9

ce qui dépend des régions, c'est pour le bâti, il

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Locuteur

y a

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Locuteur 9

ce qui dépend de l'État, effectivement, ça c'est les

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Locuteur

profs.

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Locuteur 9

Il y a aussi, si on détend dans le détail, il y a les départements pour les collèges, etc. Donc c'est compliqué, c'est des responsabilités croisées. Et il est vraiment démuni. Et puis surtout, il a essayé de gagner du temps avec les cahiers de doléances. Très bonne idée, mais ça c'est une idée pour un début de mandat, pas pour une fin de mandat. Et il

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Locuteur

prend donc le risque de

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Locuteur 9

décevoir un mouvement. et moi j'entamerais par là, c'est que jamais dans l'histoire des dernières présidentielles, il y a eu de tels mouvements moins de 6-7 mois avant une élection majeure. D'habitude c'est calme. Il y a 5 ans, on parlait d'autre chose et ce n'était pas du tout de manif. Il y a 10 ans, il n

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Locuteur

'y avait

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Locuteur 9

pas du tout de manif, on était plongé dans les primaires de la droite. Et là, on est plongé dans la colère de la jeunesse. C'est vrai que pour Emmanuel Macron, c'est sans doute le plus cruel des désaveux.

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Présentateur

Diversité de revendications, diversité aussi, et c'est peut-être ce qui rend difficile à gérer cette crise, diversité des interlocuteurs.

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Locuteur non identifié

Absolument.

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Locuteur

On ne sait pas qui

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Présentateur

parle pour qui, on l'a vu sur ce plateau.

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Locuteur non identifié

Pour sortir d'un conflit comme celui-là, il faut qu'il y

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Locuteur

ait

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Locuteur non identifié

une liste, je vais dire une liste de course si vous me permettez l'expression, qui soit gérable. Là, on voit qu'elle est effectivement longue, pas forcément d'ailleurs très claire s'agissant de ces ordres de priorité et pas facilement non plus, c'est le moins qu'on puisse dire, exploitable au sens où il y

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Locuteur

a

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Locuteur non identifié

une demande, le gouvernement apporte une réponse et cette réponse est mise en œuvre en l'espace de quelques semaines. S'agissant de l'éducation, on n'est pas du tout dans ce scénario-là. Et puis l'autre condition, et vous avez mis le doigt sur un sujet qui est central, c'est qui sont les interlocuteurs ? Qui a-t-on en face de soi ? Et dans un mouvement comme celui-là, c'est évidemment compliqué. Vous n'avez pas trois ou quatre responsables de grandes centrales syndicales que vous pouvez inviter à Matignon ou au ministère de l'Éducation nationale pour dire voilà ce qu'on vous propose en réponse à vos revendications.

Donc là, la mécanique simplement de ce dialogue, elle est évidemment compliquée à mettre en place. Donc tout ça crée évidemment un ensemble qui est très complexe à gérer pour le gouvernement auquel il faut ajouter comme si ce n'était pas assez difficile, exactement ce que disait Bruno à l'instant, c'est-à-dire le contexte de l'élection présidentielle qui arrive dans quelques mois et le ministre de l'Éducation qui est bien obligé de vous dire ce qu'il a fait publiquement il y a quelques heures, on en parlait hier soir ici même à Lys, qu'en fait, il n

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Locuteur

'est

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Locuteur non identifié

pas forcément certain de pouvoir lui-même s'engager sur des mesures qui seraient mis en

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Locuteur

oeuvre à la rentrée.

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Présentateur

dans quelques mois On s'arrête là

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Locuteur

malheureusement pour dire on s'arrête là on va

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Présentateur

écouter

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Locuteur

le

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Présentateur

prompt populaire

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Locuteur

pardon Merci à tous Je

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Invité

voudrais

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Locuteur

qu'on écoute les

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Invité

gens qui gouvernent et qui n'en peut rien faire moi je dis mais poussez-vous quoi poussez-vous les

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Locuteur

réunions organisées par LFI et l'impuissance de la Macronie ça donne la crée Merci On écoute

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Présentateur

pour la suite ce témoignage dont je vous parlais qui est un témoignage exclusif qui a été recueilli par Anne Boisiz et Arnaud Deler à Marseille c'est cette femme donc qui a été agressée à proximité d'un lycée de Marseille dans le 13ème arrondissement c'était en marge de la mobilisation des lycéens elle a été agressée par un individu aspergé au niveau du visage alors qu'elle tentait de s'interposer face à un groupe de jeunes qui allaient dégrader un abribus des jeunes filles elle a été agressée par un spray enflammé elle raconte ce qui s'est passé en détail écoutez c'est un témoignage très fort et on se retrouve après

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Locuteur 1

moi je suis auxiliaire de vie donc je sortais le papier m'a envoyé faire deux courses à Super U

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Locuteur

j

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Locuteur 1

'étais à

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Locuteur

l

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Locuteur 1

'arrêt de bus parce que bon je travaille beaucoup je fais tout à pied

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Locuteur

donc

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Locuteur 1

là je me suis dit je monte avec le bus on était à l'arrêt de bus il y avait un couple de personnes âgées aussi il y avait une autre personne avec moi

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Locuteur

on

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Locuteur 1

entendait crier