ALEKSANDAR NIKOLIC est face à RAQUEL GARRIDO sur BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 56 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:06RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas choisir la procédure accélérée en référé pour clarifier les choses avant la présidentielle ?
- 3:05OuverteRéponse partielle
Est-ce que Mediapart s'acharne sur Jordan Bardella ?
- 8:23OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur la réaction de Marine Le Pen dans sa tribune dimanche ?
- 10:36RelanceRéponse partielle
Est-ce que si c'est vraiment lui qui a tenu ses propos, il aurait dû le dire ?
- 23:54OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur ce qui se passe en cette fin de semaine avec les lycéens ?
- 28:02FerméeRéponse partielle
Ça veut dire que vous revoyez les allocations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45InvitéFait
« Jordan a été très clair depuis le début. C'est pour ça qu'il a porté plainte en diffamation contre Mediapart. »
- 0:54InvitéFait
« Et ensuite, on est dans un état de droit. C'est la justice qui jugera. »
- 2:25InvitéChiffre
« Quand il a dit en 2024 que l'antisémitisme était résiduel au moment où les actes antisémites augmentaient de 300%. »
- 4:29InvitéFait
« Mediapart a établi des faits, à récupérer en toute transparence, en plus, vis-à-vis de tout le reste du système médiatique. »
- 5:51InvitéFait
« On doit dire aujourd'hui, sans conditionnel, que l'auteur de ses propos antisémites est Jordan Bardella. »
- 26:57PrésentateurChiffre
« Les Français vont payer 30 millions d'euros. »
- 29:03InvitéFait
« Des agressions des hommes contre les femmes, il y en a tous les jours dans ce pays. »
- 29:33InvitéFait
« Le machisme tue. Le machisme agresse. Tous les jours, c'est le lot des femmes. »
- 31:34InvitéFait
« qu'il y a des centaines de milliers d'agressants contre les femmes parce que les hommes politiques comme vous considèrent que c'est un... »
- 31:57InvitéChiffre
« plus de 400 policiers blessés, agresser le personnel scolaire... »
- 37:50PrésentateurFait
« Les parents sont responsables de plein droit et solidairement du dommage causé par leurs enfants mineurs. »
- 39:06PrésentateurFait
« la volonté de saisir les aides sociales pour paiement des dommages. »
- 45:43InvitéChiffre
« 4000 suppressions de postes. »
- 45:52InvitéFait
« Dans mon département, la Seine-Saint-Denis, la démographie, elle augmente. »
- 46:06InvitéFait
« Il n'y a pas d'eau potable. Il n'y a pas de prof de SVT depuis le premier jour de la rentrée. »
- 49:12InvitéChiffre
« il y a deux enfants par classe de moins en Seine-Saint-Denis que sur le reste du territoire. »
- 49:25InvitéChiffre
« le budget de l'éducation nationale aujourd'hui, c'est 89 milliards. »
- 51:23InvitéFait
« une étude en 2024 qui dit que la France est le pays, malheureusement, où les professeurs passent le plus de temps à essayer de ramener l'ordre. »
- 52:49InvitéChiffre
« un élève dans mon département va rater 18 mois. »
- 56:10Locuteur 9Fait
« il s'était plutôt préparé une jacquerie paysanne. »
- 56:38Locuteur 9Chiffre
« Le prix de l'essence est à 2,40 ou 2,43 de moyenne lorsqu'il était à 1,60, 1,70 en 2018. »
- 56:29Locuteur 9Chiffre
« des 30 ou 40 000 fermes qui vont disparaître assez rapidement sur un effectif total de 400 000. »
- 57:56Locuteur 9Fait
« jamais dans l'histoire des dernières présidentielles, il y a eu de tels mouvements moins de 6-7 mois avant une élection majeure. »
Temps de parole
- Invité19 %
- Invité 219 %
- ?17 %
- Présentateur16 %
- Présentateur 215 %
- Locuteur 97 %
- Locuteur non identifié5 %
≈ 34,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C'est que vous étiez en train
de partir en douce. J'avais prévu
de commencer avec la mobilisation des lycéens, mais je pense qu'on peut prolonger la discussion qu'on a abordée, évidemment, avec François Giavé Bellamy sur Jordan Bardella. Donc, elle fait bloc. Elle aussi, Marine Le Pen, rappelle sa confiance. On va peut-être revoir les mots, d'ailleurs, la phrase exacte. Elle maintient totalement sa confiance à Jordan Bardella. Elle l'a dit, ça y
est,
elle a mis un peu de temps, par contre.
Non, mais dès le début, évidemment.
Elle
a toujours eu confiance en Jordan sur son innocence, sur les propos qui lui sont imputés. Jordan a été très clair depuis le début. C'est pour ça qu'il a porté plainte en diffamation contre Mediapart. Et c'est pour ça qu'il porte plainte pour faux et usage de faux contre ces montages. Et ensuite, on est dans un état de droit. C'est la justice qui jugera. Il y
a
une procédure et elle montrera que Jordan Bardella n'a jamais tenu les propos qui lui sont imputés
par Mediapart. Et on se posait la question,
justement, puisque vous parlez de procédure. Pourquoi ne pas choisir la procédure accélérée, en référé, ce qui permettrait
finalement de
clarifier les choses avant la présidentielle ?
Parce que c'est justement par une enquête plus approfondie. Et on veut qu'il n'y ait aucun doute sur le fait que Jordan Bardella n
'ait
jamais prononcé ces mots. Mais si
c'est évident,
pourquoi faut-il une enquête approfondie
?
Justement, pour que plus personne ensuite ne nous dise « Ah, mais est
-ce
qu'il y a un doute ou pas ? » La justice jugera. Ce sera au moins très clair. Et vous avez reçu M. Moscovici tout à l'heure. Je remarque que...
Qui est
visé par ses propos, quel que soit celui qui les a tenus. Pour le coup, il est visé par ses propos qui ont été tenus dans cette discussion.
Il est visé par des propos qui sont imputés à Jordan Bardella. Et là, il y a une divergence de point de vue, parce que nous, on considère qu'il n'a jamais dit ça. Et la justice jugera. En revanche, ce
qui
est sûr, par exemple, c'est que M. Mélenchon, en 2013, avait dit que M. Mélenchon ne pense pas français. Pardon,
qu
'il avait dit que M. Moscovici ne pense pas français, mais pense finance internationale. Plus personne ne revient sur ce type de propos. Et M. Bellamy a commencé à le dire tout à l'heure sur la liste des noms juifs que M. Mélenchon moquait et déformait pour satisfaire un électorat antisémite. Là, il n
'y
a pas de débat sur tout ce qu'il a pu faire. Quand il a dit en 2024 que l'antisémitisme était résiduel au moment où les actes antisémites augmentaient de 300%, au moment des caricatures contre M. Hanouna, au moment de... Non, mais vous voyez, il
y
a une divergence de point de vue, et de traitement médiatique, parce que d'un côté, il
y a des accusations
contre
Jordan
Bardella, alors que la justice démontrera qu'il n'a jamais tenu ses propos. Et de l'autre côté,
vous
avez un Jean-Luc Mélenchon qui lui assume avoir à de multiples reprises tenu des propos pour plaire à un électorat antisémite. Et ça ne dérange pas vraiment la presse encore aujourd
'hui, alors que ça devrait le disqualifier définitivement.
Est-ce que Mediapart s'acharne sur Jordan Bardella ?
Non, je pense que Mediapart s'acharne sur la vérité, voilà, sur le travail journalistique. Le journalisme est une modalité d'établissement de la vérité. Les journaux n'ont pas toujours raison. Moi, il m'est arrivé, par exemple, par le point de subir un article totalement faux, et qui ensuite a été très rapidement
démenti
et débunké par la presse elle-même, par d'autres journalistes qui ont encuté et qui ont pris point par point les imputations du point, lequel a fini par retirer l'article en question. La presse, son travail, c'est d'établir des faits. D'ailleurs, sur BFM, les téléspectateurs passent la journée à écouter des faits qui ont été mis en évidence par le journalisme. L'agence France Presse, d'autres organes de presse, les journalistes de BFM, les enquêtes. Donc, pardon, mais ce
qu'on peut juger... Mais d'où d'espoir, la
presse fait des révélations, maintenant la justice va faire son
travail ? Non, non,
justement, ce que je veux dire, c'est que je n'accepte pas qu'on ne prenne pas cette enquête de Mediapart pour autre chose que la vérité. Et c'est une habileté, c'est une habileté que de dire qu'il faut que la justice établisse la vérité. Non, c'est pas vrai.
Donc, il m'a ?
Mediapart a établi des faits, à récupérer en toute transparence, en plus, vis-à-vis de tout le reste du
système médiatique. Il est possible,
Raquel Garedo, que Mediapart ait été trompé par quelqu
'un ? Ça reste une possibilité. Je ne dis pas que Mediapart a menti,
mais
il est
possible
que... Il y a 13 ans, quelqu'un
s'est fait passer pour un Jordan Bardella, c'est-à-dire un pauvre anonyme de Seine-Saint-Denis, dans
la
perspective qu'en 2026...
Non, non, c'est pas ce que je dis, Madame Garido. Moi, je veux bien, mais ça,
c'est du complotisme,
en vérité. La justice doit quand même... Madame Garido, tranchez-vous. C'est un peu la ligne de défense, quand même, Vous venez de dire, justement, qu
'un journal avait fait une enquête contre vous et s'était trompé. Il est quand même... La probabilité existe. Mais
c'est pas la justice qui a dit qu'il s'était trompé. Oui,
attendez. Mais vous conviendrez que Mediapart est un journal qui assume vouloir lutter contre le Rassemblement national. Ils l'ont assumé à de multiples reprises.
Mais il y en a une raison de
penser qu'ils ne font pas leur
travail de journaliste. Le travail de journaliste, il est établi. Il s'agit
d'un journal orienté. Et
c'est pour ça qu'on demande... Et alors,
le Figaro est orienté, Valeurs Actuelles est orienté. Mais la méthode journalistique, elle est ce qu'elle est. Et donc, ils sont allés
voir Méta. Et donc, c'est pas la justice
qui
déterminera.
Avec
la
source, leur source, ils sont allés voir Méta. Ils ont récupéré toutes les données. Et ça, c'est scientifique. D'accord ? Et à partir de là,
on
peut dire, on doit dire aujourd'hui, sans conditionnel, que l'auteur de ses propos antisémites est Jordan Bardella. Indépendamment du fait de savoir ce que dira éventuellement un jour, un jour, un tribunal. Parce que
Jordan Bardella a déjà fait ça, vis-à-vis de BHL, de menacer de faire un procès qu'il n'a jamais fait finalement. Sauf si lui décide de
prouver le contraire, il pourrait aussi choisir, lui, d'exhumer toutes ces conversations.
– Il ne le fait pas. –
Il
pourrait. – Il ne le fait pas. – Non mais, encore une fois, il préfère
qu'il
y ait
un commissaire de justice qui détermine si c'est vrai ou pas. –
Il y a déjà un problème. – Je voudrais qu'on entendre à Karl-Olive là-dessus, parce que j'aimerais qu'on fasse tourner la parole.
– J'ai évoqué justement un fait, et ça me fait penser quand même, Madame Garrido, la déclaration de Jean-Luc Mélenchon que j'ai citée tout à l'heure, par exemple, sur que M. Moscovici ne pense pas français, mais pense finance internationale, c'était en 2013. Vous étiez déjà dans son parti, et vous y êtes resté jusqu'à 2024.
–
Oui, et alors ? – Est-ce que ça ne vous posait pas de problème à ce moment-là
? –
Non, vraiment, je n
'ai
jamais pensé que cette phrase était une phrase antisémite. Jean-Luc Mélenchon a dit beaucoup de conneries,
et sur lesquelles j'ai donné mon avis. – Vous étiez aussi
à la France,
vous étiez
dans
le même parti. – Vous n'allez
pas y
arriver, parce que votre
thèse, selon laquelle, par ailleurs, la presse n'accorde pas suffisamment d'importance aux différents propos de Jean-Luc Mélenchon, est une blague. Les gens à la maison rient, s'esclavent. C'est parce qu'à chaque fois que Jean-Luc Mélenchon dit quelque chose, on en entend parler du soir au matin dans tous les médias. Ah si, monsieur,
mais les
téléspectateurs savent,
parce qu'eux, ils ont leurs
appels,
et eux, ils sont en parlant de
Jordan Bardella,
qui est l
'auteur de ses propos antisémite.
– C'est la question
qui est posée à Marine Le Pen, qui visiblement le soutient.
– Oui, oui, elle le dit dans la tribune dimanche. – Et ça, c'est
l'information de ce soir.
C'est que Marine
Le Pen,
qui
a
trouvé
ce jeune militant soralien proche de Soral, qui l'a fait monter dans
le parti, qui l'a fait
élire conseiller régional dès les années 2014, je crois que c
'est 2014 ou
2015, les élections régionales, voilà, c'est cette mouvance-là qui a été mise en avant, jusqu'à la présidence du parti. Ce mec-là, Jordan Bardella, il est entouré de Soralien, son
ami
surnommé
Paradolphe.
– Comment ?
– Le nom de famille, le directeur de cabinet, François, Paradolphe et Paradolphe,
surnommé Paradolphe.
–
Raquel,
on parle du
directeur de
cabinet, de Jordan Bardella,
qui en l'occurrence a fait partie du groupe qui avait été fondé par Alain Soral, et d'ailleurs Mediapart raconte que quand ils ont trouvé ces conversations qu'ils attribuent à Jordan Bardella, c'est parce qu'ils ont commencé à enquêter sur François Paradolphe. C'est ce que dit Mediapart. Carle-Olive, quel regard vous vous portez sur cette affaire et la réaction de Marine Le Pen dans la tribune dimanche qui maintient totalement sa confiance à Bardella ? Logique, vous me direz ? Est-ce que vous êtes surpris par la manière dont le Rassemblement National...
– Déjà, je remercie pour votre
invitation, Lise Darfeuil.
–
Ah bah écoutez,
quand même
? – Moi, je suis un ardent combattant des valeurs du Rassemblement National, comme je le suis de toutes mes forces de la France Insoumise. Mais de part et d'autre, et parce que je l
'ai
vécu, et Mme Garrido le rappelait tout à l'heure, moi en 2017, quand Mme Garrido et son mari ont été accusés, a priori à tort, d'un logement social, j'ai fait partie à mon avis des quelques-uns qui ont envoyé un petit message juste de soutien républicain et pourtant je combats les valeurs portées par Mme Raguido et son mari. Je pense qu'à un moment donné, il faut qu'on soit très vigilants. Et je vais vous dire juste pourquoi.
Moi,
il y
a
encore quelques années, j'ai été
victime d
'un trucage sur Messenger. Messenger adossé à Facebook, donc méta.
Donc
je sais ce qui s'est produit. Ça n'exonère en rien ce que vit actuellement le Rassemblement National. Je dis simplement que, adossé au tribunal médiatique, adossé au tribunal populaire, on a un tribunal judiciaire qui va faire son œuvre. La seule question que
je
me pose, si effectivement c'est vrai, demain le Rassemblement National n'est pas bien du tout. Voilà. Et je balaye devant ma porte pour simplement dire que moi, je ne suis pas là pour donner de leçons. On a donné dans la famille politique et la mienne. D'autres ont donné. M. Cahuzac, les yeux dans les yeux. Je n'ai jamais eu de compte à l'étranger. Bah oui. On a donné avec François Mitterrand, 1943, qui reçoit la Francisque de Vichy. C'est passé crème derrière. Donc moi, je ne donne pas de leçons. Je dis simplement que la justice est là.
Elle
va faire son œuvre. Et derrière, le peuple français jugera. Est-ce que si c'est lui, il aurait dû le dire, selon vous ?
Il jugera plus tard. Oui. Parce que la procédure va amener entre 12 et 18 mois. Le choix de la procédure est important.
Bon, je le dis une fois qu
'on a dit ça. Non,
mais
je
précise juste car il y avait deux possibilités. Oui, c'est une manœuvre dilatoire. Il y a la citation
directe, qui n'a pas été le choix de M. Bardella. Et puis, il
y a
la procédure et la constitution de parti civil qui amène entre 12 et 18 mois.
Au minimum. Les citoyens ont choisi
d'ici là, M. Cahuzac. C'est juste ce que je dirais.
Est-ce que si c'est vraiment lui qui a tenu ses propos, il aurait dû le dire ? Comme finalement le sous-entendait François-Xavier Bellamy il
y a quelques instants en
disant que ce serait peut-être mieux passé s'il l'avait dit
tout de
suite. Si effectivement ses propos ont été avérés, ont été effectivement écrits,
ils
seront rattrapés par la patrouille. Évidemment. Parce que tout se sait, à
un
moment donné. Ça aurait été plus simple.
D'ailleurs, si c'était vraiment lui,
il
l'aurait dit. Enfin voilà.
Non mais sincèrement. Ça c'est plutôt logique. Si c'était lui, il
l'aurait dit. Oui, je vous confirme Mme Guérido.
Donc en fait, ce que vous nous demandez, c'est de ne pas croire le journalisme, mais de voir les politiques. Ce que vous, sous votre thèse, c'est ça. C'est que les politiques ne mentent jamais. Comment
? Tandis que les journalistes, eux, mentent. C'est ça votre thèse. Je pense que Mediapart, effectivement, et je le disais tout à l'heure orienté, le journaliste, M. Rouget, qui a rédigé cet article, qui vous le savez, avait déjà été condamné pour avoir s'en être pris un monument aux morts. Un problème, justement, avec la... Il avait arraché un drapeau français. Un
problème, justement, avec ceux qui défendent la France. Ils font des enquêtes sur des responsables politiques de tout mort. Et qui avait dit, en tout cas, après cette enquête... Jordan Bardella avait
salué, par exemple, les révélations de Mediapart qui concernaient François de Rugy. Il ne s'acharne pas contre
Jordan Bardella. Mais je vous parle
du journaliste qui a fait l'enquête contre... Antoine Rouget a,
en
2013, quand il avait 19 ans, ôté l'oriflamme d'un
monument aux morts parce qu
'il voulait parler des basques qui ont refusé et qui ont payé le fait
de leur comportement... Vous vous rendez compte, c'est l'insulte pour les soldats français. C'est une bagarre très large aux pays basques.
Et là-dessus, il
a été conçu. Mais beaucoup plus récemment, vous n'allez pas nous faire croire que ça, c'est l'équivalent... Parce que ce n'est pas que les spectateurs qui nous regardent ont plus envie pour parler de problèmes qui les concernent. Je rappelle que vous vous apprêtez à soutir... Non, non, non. Non, mais surtout
que là, vous vous apprêtez peut-être à soutenir une candidate à la présidentielle qui compte faire campagne avec un brasset électronique au poignet
pour plusieurs dizaines de milliers de détournements d'arrivée. alors le petit ton de flamme de l'emploi de
Rouget, pardon,
c'est un petit loup. On n'a pas volé un centime, mais par contre, il y aura aussi la Cour de cassation qui juge.
Oui,
oui, elle va juger avant l'élection. C'est
que cette affaire va changer le visage de la campagne présidentielle. Celle-là aussi. La campagne ne sera plus exactement la même.
Moi, la façon dont j'interprète ce qu'on a sous les yeux, c'est
-à
-dire la réaction de Marine Le Pen et son commentaire ce soir, c'est qu'elle entretient précisément l'histoire, l'espoir, pardon, inverse. Elle réagit de manière à la fois très claire et très succincte. Elle se contente de prononcer une phrase de six mots et elle ne s'étend pas au-delà dans l'échange qu'elle a avec
le
journaliste. C'est vrai,
c'est une
façon de dire qu'elle ne veut pas remettre une pièce dans la machine et qu'elle veut acter le fait que la confiance est là. Elle l'a dit au moment des premières révélations. Elle le dit au moment des secondes. Et maintenant, c'est aussi une façon de dire que son souhait à elle, c'est il faut tourner la page. Tout le monde est en ordre de bataille. Tout le monde est parfaitement aligné dernière Jordan Bardella au sein du parti. Il n'y
a
pas de sujet de ce point de vue-là. Elle réaffirme sa confiance. La procédure juridique a été entamée. Maintenant, on passe à autre chose. C'est ça le sens du message politique qu'elle veut faire passer.
J'ajoute pour compléter ce que dit Thierry qui me paraît assez juste dans l'analyse qu
'il
y a une échéance pour le Rassemblement National. Je crois que c'est la fin du mois d'octobre le 23 ou le 24 je crois, M. Nicolique. C'est le congrès. Le congrès.
Le congrès. La réélection du président.
La réélection du président. Or, le président c'est Jordan Bardella. Et donc, il y a quand même une urgence un peu à passer à autre chose pour Marine Le Pen et
ses amis.
J'essaie d'analyser la
façon dont Marine Le Pen gère aussi
ce fait parce que c'est un fait campagne.
Absolument, je suis d'accord. Il faut le
gérer. Et il y a à la fois cette échéance partisane pour Jordan Bardella et le Rassemblement National et puis à court terme, mais là, je pense que c'est une échéance de campagne qui est cette fameuse trajectoire budgétaire que Jordan Bardella avec Marine Le Pen s'apprête à représenter
ce
contre-budget
mardi
prochain. Vous vouliez réagir, Carloli ? Oui, c'est très intéressant ce que dit Bruno Jeudy sur la stratégie. Vous avez vu la réaction de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet
? La plus récente. Il y en a
une dès le début. Vous ne voulez pas en parler
? Donc
ça, c'est une réaction pour ne pas en parler parce que ça fait très bien le jeu de la France insoumise comme, pardon de le dire, ça fait aussi très bien le
jeu
de la France insoumise. Alors il y en a un qui a réagi, par contre, c
'est
François Hollande. Écoutez.
Moi,
je vous parlais de Mélenchon. Éclairer celles et ceux qui pensaient que le Rassemblement National était un mouvement qui en avait terminé avec l'antisémitisme, le racisme, les discriminations. Eh bien non. Ce mouvement est né avec l'antisémitisme de son président de l'époque, Jean-Marie Le Pen. Ça s'est poursuivi avec des idéologues en leur sein de ce mouvement qui ont porté et visiblement influencé un certain nombre de ses dirigeants avec le thème de l'antisémitisme. Est-ce que les électeurs se détourneront du Rassemblement National pour cette raison ? Ce serait souhaitable.
Ce
que dit, en fait, François Hollande, c'est que ça doit être pour les potentiels électeurs du Rassemblement National une prise de conscience. On peut noter qu'il pleut à nouveau dès que François
Hollande se déplace quelque
part.
Vous parliez de la réaction de Jean-Louis Mélenchon.
Il y en
a une quand même. Thierry, juste sur la réaction de Jean-Louis Mélenchon, je voudrais qu'on la voit puisque les équipes en régie suivent ce qu'on dit et elles ont ressorti la première et unique réaction de Jean-Luc Mélenchon. Voilà ce qu'il a dit. Au moment où cette affaire est sortie, alors si on pouvait la montrer, ce serait mieux parce que je ne m'en souviens plus, elle est sur WhatsApp. Elle est sur WhatsApp. Alors allez-y, Thierry, je vais récupérer
la réaction. J
'évite d'aboyer
avec la meute. Une terrible
accusation pèse sur M. Bardella. Il doit démontrer sous nos positions aux propos antisémites et complotistes qui lui sont attribués. Sinon, la preuve sera faite en grand montrant l'erreur de ceux qui ont amnistié l'extrême droite de ses racines antisémites. Bon, il a quand même réagi.
Il est allé, car le livre.
Oui, habituellement, c'est un peu le Lucky Luke. Ce
que vous voulez dire, c'est qu'il aurait
pu y aller plus
franchement. l
'homme à régner.
Et pourquoi donc ?
Parce que ça les arrange bien. Mais ça les arrange bien. Et pardon de le dire, je le dis à M. Nicolique, parce que ça arrange bien aussi quelque part le Rassemblement national. Parce que pour moi, tout ça est finalement le bon écrit pour la finale de dans sept ou dans huit mois. La France insoumise, elle n
'a
jamais été aussi silencieuse. Comme le sucre dans le café, puis vous cherchez, moi, vous le trouvez.
Alors attendez, Karl-Olive,
moi, je veux bien qu'à chaque fois, on refait le procès de la France insoumise. OK. Mais là où je trouve, où je suis un peu gênée, quand même, c'est qu'on est face à des propos antisémites. Gravissimes. De la part d'une personne dont ça y est, il est avéré maintenant, en fait, qu'elle baignait dans ce milieu antisémite. Aujourd'hui, vous avez à Bergerac, ville qui vient d'être gagnée par le RN, la Nouvelle Mairie, qui refuse de donner le nom d'une ancienne déportée, Mme Sapir,
au collège.
Mme Sapir a été raflée au Veldiv le 16 juillet,
en
1942. On n'a pas gagné Bergerac.
Qu
'est
-ce
que vous... Alors, c'est l'extrême droite qui refuse, pardon. Ils n'ont pas gagné,
heureusement. Ce n'est pas très clair, Mme Sapir, en tout cas, ce n'est pas très clair, Mme Sapir. C'est une ex-union de la gauche a gagné Bergerac, mais le RN est contre.
Mme Sapir, vous avez un cynisme. Est-ce que vous êtes pour à Bergerac que le nom
de Mme
Sapir soit donné à son établissement ? Est-ce que vous êtes pour
? Parce que le RN, c'est
une ancienne déportée,
je vous le dis. Oui, bien sûr. Écoutez, deux
secondes. C'est une ancienne
déportée,
juive, communiste, et qui a enseigné parce qu'elle a été rescapée des camps. Elle a ensuite consacré sa vie à l'enseignement et aujourd'hui, le RN à Bergerac s'oppose au fait qu
'on donne son nom à l'étalité de son nom. Donc,
votre parti,
pardonnez-moi, votre parti, vous êtes contre les dirigeants locaux de
Bergerac
?
Oui, s'ils ont fait ça, c'est une
erreur. Peut-être que c'était une
communiste, mais c'est une erreur parce qu'évidemment, c'est la portée par rapport à la seconde guerre mondiale et le fait qu'elle soit une rescapée qui aurait dû entraîner un hommage, évidemment. Mais je tiens à le préciser, et s'ils l'ont fait localement, c'est évidemment une erreur et le jeu politique de c'est une communiste ou pas n'a pas à interférer dans la décision de donner le nom à un établissement.
En revanche, Mme Guarido, mais quel cynisme quand vous dites à l'instant ces propos antisémites, je suis désolé, je reviens, ce qu'on reproche à Jordan Bardella, donc les propos qui lui sont imputés à tort, sont moins, beaucoup moins antisémites que les propos de Jean-Luc Mélenchon qui sont assumés sur le complot d'ici sur Mohamed Mérat qui a tué trois enfants juifs en disant que c'était peut-être un arrangement avant la présidentielle, je le disais tout à
l
'heure sur l'antisémitisme résiduel, sur les jeux de mots, gluxement,
Alexandre Michalic, sur le résiduel, je me suis prononcée, vous êtes resté
dans ce parti pendant
dix ans, vous êtes resté dans un parti avec un leader, avec un leader, c
'est quoi votre thèse ?
Je pense qu'en restant avec un leader qui assumait des propos antisémites, vous avez un cynisme incroyable d'arriver à Jordan Bardella, on n'en peut rien à tort et sémite, mais s'il les a tenus, ça a été démontré par le journalisme. En revanche, Jean-Luc Mélenchon, c'est sûr. Je
vais vous dire quelque chose de plus grave peut-être, c'est que votre thèse complotiste, qui est qu'en fait vous êtes victime d'un complot, c'est précisément la culture fasciste,
c
'est ça. C'est-à
-dire
aujourd'hui, ce qui met en danger la liberté des Français, mais pas seulement des Français, des peuples dans le monde entier, c'est le fait qu'il
y a
des courants politiques qui vous disent ne croyez plus rien, ne croyez pas à
ce
que vous lisez dans le journal, ne croyez pas le fruit des enquêtes sérieuses, ne croyez plus personne,
à part nous, le
dirigeant, moi, le dirigeant, vous pouvez me croire et tous les autres.
Mais madame Garido, c'est le complotisme qui est exactement la vision de l'antisémitisme. Vous l'avez fait répondre à quel ? L'antisémitisme est la nature de la parole. Nous, la seule chose qu
'on a demandé,
c'est que la
justice fasse son travail, nous n'avons pas insulté des journalistes ou autres, on parle de faits précis.
Ah bah si, pardon. Je suis
obligé de refaire ce parallèle, mais rappelez-vous des insultes de Jean-Luc Mélenchon contre les journalistes, l'ensemble des journalistes qui menaient des enquêtes ou autres, c'était des insultes très primaires.
Mais je ne suis pas bien. C'est une question là-dessus. Et vous me donnez des leçons,
à la fois sur l'antisémitisme. S'il vous plaît,
en parlant de leçons d'antisémitisme, s
'il vous plaît, ne cessez de comparer ce qui est dit dans ces conversations avec ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon, mais quelle que soit la personne qui a tenu ces propos qui ont été exhumés par ces sources auprès de Mediapart, est-ce que vous reconnaissez le caractère antisémite de
ces
propos
?
Oui, bien sûr, et c'est des propos qui n'ont pas été tenus, mais ces propos sont ignobles et antisémites. Je vous le
dis et qu'il n'y aura
jamais la moindre ambiguïté me concernant et concernant les cadres du Rassemblement national sur ce type de propos. Victor Hérault. Une précision tout de même, parce qu'il ne
faut
pas non plus que Jean-Nan Bardella soit l'arme qui révèle toute une forêt derrière. Lorsqu'on dit, vous voyez bien, c'est le Rassemblement national quelque part et baigné dans le milieu soralien, d'abord, il n'est pas du tout avéré ni même, comment dire, insinué que Jean-Nan Bardella a fait partie d'égalité et réconciliation le mouvement d'Alain Soral, ça faut le dire.
Il n'était pas soranien. Et lui, il a été influencé par Soral. Voilà, c'est du
soralisme par contamination, si vous voulez.
Mais je veux
dire,
il en parle
dans
ses échanges. Alain Soral
dit
que oui. Alain Soral n'aide pas beaucoup
Jordan
Bardella.
Alain
Soral n'a
pas aidé grand monde
dans
sa
vie
et c'est un adversaire politique.
Et
ça aussi,
il faut
le dire,
Alain Soral n'est pas un admirateur du Rassemblement national.
En revanche, là où je vais en venir, parce qu'on écoutait François Hollande tout à l'heure, il faut faire très attention quand même à ce qui est dit parce
que,
comment dire, le mouvement soralien à l'époque a été ultra influent. Je connais des gens qui ont été dans l'entourage ou qui sont dans l'entourage de François Hollande qui eux-mêmes connaissent, pas personnellement, mais qui connaissent les thèses d'Alain Soral et qui regarde des vidéos de Dieu Donné encore aujourd'hui. Bon, est-ce qu
'on
va dire que François Hollande est antisémite parce qu'il a dans son entourage des gens qui regardent des vidéos
de Dieu Donné ? Rima Hassan, attendez,
mais ce n
'est
pas des accusations.
J'ai quand
même
ce qu'il va à lui, quand M. Guy Rima Hassan, c'est Rima Hassan. Laissez finir Victor Hérault si vous vous êtes qui sont intéressés par Alain Soral.
Rima
Hassan,
a elle aussi retweeté du Alain Soral en 2014 ou 2015. David Guirault lui-même, et encore une fois, ce n
'est
pas des accusations. Lui-même, dans Libération de son
propre aveu, dit j'ai baigné dans cette génération d'Alain
Soral et effectivement, il m'a ouvert les yeux sur la question de la Palestine. C'est quelque chose que David Guirault, maire de la France Insoumise, je veux dire, cette génération Alain Soral, elle existe de tous les bords. Ce n
'est
pas simplement l'apanage du Rassemblement National. Ça existe à LFI, ça existe au Parti Socialiste,
ça existe chez les Macronistes aussi. Ce
sera le mot
de
la fin sur
cette
affaire.
Je voudrais qu'on avance et qu'on parle du mouvement des lycéens, s'il vous plaît. Il y en a à l'extrême droite des oraliens
et
il y en a à la
tête du RN puisque Jordan Bardella a été formé par cette école.
C'est le sujet de l'importance. Le mouvement des lycéens,
s'il vous plaît, je voudrais qu'on avance. Cadeau,
qu
'est
-ce que Raquel Garido ? Je vais vous dire pourquoi il vous convainc. Parce qu'il considère
que
vous
vous êtes alliés à l'extrême droite israélienne
et lui,
comme il est profondément, vraiment, on
s'est mis de façon brutale, il considère que vous ferez avec Netanyahou et l'extrême droite israélienne contre les musulmans et contre les palestiniens. Là, on
considère qu'en fait, c
'est
un dévoiement de l'antisémitisme. La vérité, c'est
que
vous vous instrumentalisez
les juifs en vérité. Raquel
Garido,
s'il vous plaît, je suis là. Ouh, ouh,
ouh.
Pardon. À votre gauche, regardez-moi. Allez, on passe à l'autre sujet important de cette semaine, c'est ce mouvement des lycéens qui a été marqué par des scènes d'une grande violence, plus de 5000 interpellations depuis lundi. Ça ne résume pas, effectivement, la manière dont toute cette semaine s'est déroulée, mais c'est vrai qu'il y a eu des débordements, beaucoup de réactions politiques. On entendra dans quelques minutes le témoignage très fort d'une femme qui a été visée au visage par un spray enflammé, alors qu'elle voulait simplement empêcher des jeunes de s'en prendre à un abribus. Un mineur de 15 ans a été interpellé.
Vous, quel regard vous portez sur ce qui se passe en cette fin de semaine ? Car le livre est surtout ce qui se profile. Parce que ce qu'il faut dire, c'est que les organisations représentatives des lycéens reçues par le ministre de l'Éducation nationale disent « Ok, le dialogue a repris, mais les réponses sont loin d'être suffisantes, donc on recommence les blocages dès la semaine prochaine. » Elle est où la sortie de crise pour vous
? D
'abord, on ne peut pas, comme un revers de main, passer là-dessus. J'irais d'abord dire que la forme a totalement pris le pas sur le fond. évidemment qu'il faut entendre les revendications qui sont faites de la part des élèves, de la part des parents d'élèves qui siègent dans les conseils comme les conseils départementaux que je peux représenter dans les collèges. Il faut les entendre. Pour autant, pour le coup, la forme a pris largement le pas sur le fond. Puisque, pardon, mais 80%, 90% de ce qui s'est passé toute cette dernière semaine, c'est tout, sauf des personnes qui viennent réclamer plus de moyens pour l'éducation nationale. et moi, je les ai vus sur mon territoire.
C'est-à-dire ? Qu'est-ce que
vous avez vu
?
Je n
'ai
pas vu de prix Goncourt, Mme Darfoy, je peux vous le dire. Les gens qui sont avec des mortiers, ce ne
sont
pas des gens qui viennent passer ni leur brevet des collèges ni leur bac de français en fin d'année, cette année. Ça, je peux vous le garantir. Et c'est insupportable. Mais vous, par exemple, vous n'avez pas vu que des casseurs. J'imagine que vous avez aussi vu des lycéens qui se mobilisaient. Mais si on part de Créteil, évidemment, le 21 septembre, ça part plutôt bien. Mais c'est comme systématiquement ce qui se passe dans notre beau pays. Le lycée de Nantes, qui
a
à peine 10 ans, tout ce qui concerne les incendies qu'on a vus, les mobiliers qui sont totalement cassés, ça suffit. Et il nous faut une réponse ferme par rapport à cela. Et tant que ces gens-là, et souvent des jeunes, et souvent des mineurs, pourront continuer à sortir de cela avec le grand V de la victoire pour être dans leur quartier, on ne
s
'en sortira pas. Et je voudrais rendre hommage
à quelqu'un. Les
responsables de ces violences sont bien des jeunes, des mineurs
qui basculent dans
la violence. Et puis, il faut dire les choses. Manipulés par la France insoumise, rendons à César ce qu'appartient à M. Mélenchon. Il faut dire les choses. Et je voudrais rendre hommage au préfet, au préfet, et notamment le préfet du 92 et Hauts
-de
-Seine, Alexandre Brugère. Il n
'a
pas inventé la machine à courber les bananes, il applique la loi.
C
'est-à-dire que les parents des mineurs plis en flagrant délit, article 1242 du Code civil, sont simplement, pour l'instant, entendus. Et on les met face à leurs responsabilités. Je vais vous dire pourquoi. Vous avez entendu le montant que d'ores et déjà, les Français vont payer 30 millions d'euros. 30 millions d'euros. Et qu'est-ce qu'on fait ensuite ? On continue de se frotter les mains et on va continuer à creuser la dette,
etc. Et bien, je
vous dis, ça suffit.
Qu'est-ce qu
'il faut faire ? Réponse ferme, réponse ferme pour les casseurs de la République. Réponse ferme pour les casseurs
de la République. Ça veut dire quoi,
réponse ferme ? Réponse ferme, c'est qu'il faut qu'on ait des comparutions médias. Il faut que, comme l'a proposé le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et vous avez peut-être eu la lettre qu'il a envoyée au procureur généraux, il faut absolument que les parents soient mis aussi devant leur responsabilité. Et je fais du discernement si vous me permettez, M-A-R-E, ce qui se passe par rapport notamment aux mamans isolées. Mais j'appelle aussi les maires de France à prendre leurs responsabilités. Nous avons aussi les moyens de faire baisser la délinquance judévinile de celles et ceux qui pourrissent le quotidien des Français.
Mais pour cela, il faut du courage et puis il faut effectivement de temps en autre rappeler que des aides, par exemple, non obligatoires peuvent être conditionnées à un comportement civique. Et ça permet d'adoucir les choses. Et puis, enfin, juste pour
terminer... Donc attendez,
ça, ça veut dire qu'en gros vous revoyez les allocations ?
Non,
je parle d'aide non obligatoire. Je ne revois rien du tout. Je dis simplement réciprocité entre les droits et les devoirs. Ça suffit parce que le régalien, ça fonctionne. Les policiers, quand ils se déplacent, c'est bien parce qu'il y a un sujet. Les pompiers, quand ils se déplacent, c'est bien parce qu'il
y
a un incendie. On va les toucher derrière les policiers, on va dire qu'ils tuent, on va dire qu'ils blessent, etc. Volontairement. Il faut arrêter les conneries. Ce n
'est
pas vrai. Ce n'est pas vrai.
Donc
par exemple, cette volonté du gouvernement d'accélérer sur le plan judiciaire la loi anti-casseur avec une présentation au Sénat dès octobre, on a appris ça aujourd'hui, avec comme principe le fait que toute personne participant à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ou s'étant maintenu dans un attroupement violent au cours duquel les dégradations sont commises pourra être tenu responsable civilement des dommages.
C
'est-à
-dire
que le fait d'être là à ce moment-là, ça, c'est une première réponse
qui va dans le bon sens.
Là-dessus, peut-être,
Raquel Garrido ? D'abord, Alize Lafeuille, je voudrais dire par rapport à l'agression qu'a subie cette femme à Marseille, que, évidemment, je suis profondément révoltée comme quiconque voit ces images-là. Et je vais vous dire moi ce que je vois. Moi, je vois un homme
qui
agresse une femme.
Et
je pense que c'est un petit connard
qui
n
'a
pas supporté qu'une femme lui dise de se calmer et qui a cru bon, il a pensé qu'il avait le droit parce qu'une maman ou une femme lui disaient en fait de se dire à Caro qu'il avait le droit de tenter de la mutiler. D'accord ? Des agressions des hommes contre les femmes, il y en a tous les jours dans ce pays. Tous les jours. C'est d'ailleurs même précisément l'objet de la discussion à l'Assemblée nationale depuis deux jours qui est l'examen de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Le machisme tue. Le machisme agresse. Tous les jours, c'est le lot des femmes. Alors, on ne
va
pas demander aux lycéens de résoudre le problème du machisme contre les femmes. D'accord ? Ce qu'on a vu là aujourd'hui, ou hier,
je
ne
sais
plus quand est-ce que ça a eu lieu, ce n
'est
pas les lycéens qui ont provoqué ça.
On
est d'accord ? Non, mais alors... Cet homme-là qui a été ce jeune...
Puisqu'on
parle d'elle, on va écouter son
témoignage.
Si vous voulez, on l'a bien beaucoup entendu, mais bon, allons-y, allons-y. Pourquoi pas ? Plutôt que de
raconter ce qu'elle raconte... Ah
bon, c'est un délire, c'est un délire, c'est un homme qui tape, qui tape... Parce que c'est un vrai sujet, la violence
contre
les femmes. Écoutons-là. Non, mais parce que le témoignage on l'a... Vous avez la
cécité
précisément de cette violence contre les
femmes. Vous
la
voyez par
des... Vous la voyez par des... Mais bien
sûr que je la vois.
Et c'est d'autant plus chaud. Il préfère qu'on
entende ceux qui parlent plutôt que de parler à leur place.
Donc écoutons
-la,
cette dame,
s'il vous plaît.
Je
ne m'attendais vraiment pas à des gamins qui soient si violents parce que j'ai revu les images après et c
'était
terrible de voir...
Heureusement,
je n
'ai
pas la gravité des images de séquelles sur mon visage.
Mais
de voir un gamin qu'on ne connaît pas, avec qui on parlait normalement,
qui
vous vise délibérément au visage. Il n'a pas visé les habits, il n
'a
pas visé les jambes. Il m'a visé au visage. C'est la suite maintenant qui m'inquiète.
Est
-ce
que...
Je ne
veux
pas que c'est servi à rien. Il a été interpellé. Mais il ne faut pas que ce soit en vain, quoi. Qu'il s'en sorte comme ça. Même ceux qui étaient autour, ceux qui m'attrapaient, ceux qui me frappaient avec la barrière, tout ça, tout ça, c'est des...
En
fait, ce n
'est
pas des enfants puisqu'ils font des actes d'adultes, j'ai envie de dire. Pourquoi ça vous faisait
réagir
l'interprétation
faite
par Raquel Garrido ?
Évidemment que la violence contre les femmes doit être un sujet très important et prioritaire dans notre pays. Mais là, vous
pensez que c'était... Mais, mais, tout est dans le mais. Mais madame Garrido, arrêtez de dire n'importe quoi. qu'il y a des centaines de milliers d'agressants contre les femmes parce que les hommes politiques comme vous
considèrent que
c'est un... Mais madame Garrido, vous avez écouté son témoignage.
Elle intervient parce que des jeunes filles voulaient casser des vitrines à côté et là, elle est poussée par des barrières, par des jeunes, des lycéens, filles et garçons. Les victimes qui sont des hommes qui ont été des proviseurs, des policiers, plus de 400 policiers blessés, agresser le personnel scolaire, c'est parce que c'était des hommes ou c'est parce que certains,
c
'était des femmes ? Vous mélangez tout. Ce sont des jeunes qui agressent.
Vous faites la démonstration. Vous qu'est-ce que vous voyez ? Vous pensez que vous ne la voyez pas la violence machiste
? Vous ne la voyez pas
devant les
yeux. Quand
vous avez
une vidéo d
'un gamin, d'une paix,
on
le voit tous. Mais qu'est-ce que
vous voyez ? Comment vous vous interprétez ces images
? Moi, je suis convaincu
que malheureusement, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme en face, il
aurait fait la même chose. Mais c'est encore plus grave.
La culture de l'impunité machiste, elle réside ici, dans le
fait que vous n'êtes pas capable de
identifier
la violence machiste. Vous regardez
devant les yeux. On peut débat à quel moment ?
Les
violences contre les femmes sont des violences comme les autres. Et c'est pour ça qu'on a un problème systémique en France, qu'on n'arrive pas à éradiquer la violence
contre les enfants et contre les femmes. Mais Mme Garrido, vous ne m'écrivez pas. Mais de vous, vous ne vous êtes pas à réfléchir. J'ai dit d'autant plus,
et ça nous touche plus encore, évidemment, quand il s'agit d'une femme comme ça, des munis, qui demandent juste qu'on ramène de l'ordre. Mais je dis que ce n'est pas parce que c'est une femme qu'elle a été agressée. Eh
bien, détrompez
-vous. Mais Mme Garrido... Les femmes sont agressées parce qu'elles sont des
femmes, M. Mikolic. Et les proviseurs... Parce qu'elles sont des femmes. Mais oui,
Mme Garrido,
quand les proviseurs... Donc ne soyez
pas
dans
le déni
de ça.
Mais
si on fait le lien,
Mme Garrido,
s'il vous plaît, si on fait le lien avec cette contestation des lycéens, on était en train de se poser
la question... que les lycéens ne vont pas résoudre à tout seul le
problème de l'agression, des violences contre les femmes
et les enfants. C'est pour ça que
vous vouliez en venir là.
Voilà,
mais sur la sortie de crise et pour l'instant, les réponses qui sont apportées par le gouvernement. Il y a plus de réponses sur le plan sécuritaire que sur le plan de l'éducation nationale. Malheureusement. Voilà, mais sur la volonté du gouvernement d'accélérer sur la loi casseur-payeur. On peut peut-être d'ailleurs, Thierry Arnaud, rappeler un peu quelle est la philosophie de ce texte avant de faire réagir Raquel
Garrido. Parce qu'il y a
quand même un changement de paradigme de dire vous étiez là à ce moment-là donc vous êtes responsable.
Oui,
et vous êtes responsable collectivement. C
'est
aussi une dimension importante de la loi. C'est-à-dire que vous n'êtes pas nécessairement celui qui a commis l'acte en question. Vous faites partie du groupe de l'attroupement au sein duquel a émergé celui qui est présumé responsable du fait d'avoir cassé. Et donc vous allez être collectivement condamné. Donc effectivement, ça va assez loin.
Ça promet un débat assez explosif à l'Assemblée, en l'occurrence. Ah mais ça va être vite
vu, pardonnez-moi. Ça va être vite vu. Pourquoi ?
En
termes de droit. Parce que ça, ça remonte au droit romain. Alors là, pardon, je vais faire mon avocate.
Oui, il
y a un vrai débat juridique derrière.
Ce ne sera
pas pas
à être coupable par association. C
'est
-à
-dire que c'est ultra simple. Quiconque est allé en première année de l
'école
de fac
de droit,
sait que tout dommage causé par l'homme doit être obligé celui-ci à le réparer. D'accord ? C'est la base du droit civil. Pour pouvoir appliquer cette responsabilité civile,
il
faut trois choses. Il faut une faute, il faut un dommage et il faut un lien de causalité entre les deux. Si vous avez l'un des éléments qui sont manquants,
vous
n'avez pas de responsabilité
civile.
Là,
on
considère que la faute, c'est d'appartenir au groupe qui a commis le dommage. C'est-à
-dire
que le dommage est causé par le groupe et vous, vous étiez dans le groupe.
C
'est une loi qui existait dans les années
70. Donc, en vérité,
c'est une remise en cause fondamentalement des principes de base du droit civil qui est que tout dommage
de l'homme... Dans
les années 70, nous étions dans un état de droit et on avait écouté le droit romain.
Je veux dire... Ce que vous dites, c'est que c'est infaisable.
Non, mais ce que je veux dire surtout, c'est que je ne suis pas d'accord pour qu'on remette en cause les grands principes de notre droit civil. Et les parents, c'est connu, sont responsables civilement des dommages causés par leurs enfants. En droit civil, on peut être responsable de ce que font autres. Ça existe. Le commis du commettant, etc. Il y a d'autres sites...
Alors, dans ces cas-là, pourquoi
Bruno Jeudy, on entend tout un tas de responsables politiques aujourd
'hui nous dire
qu'il faut que les parents payent pour les enfants ? Il faut qu'on insiste
sur... En fait, ça
existe déjà ? Oui,
j'esticule. Mais
sur la question de la responsabilité des parents, là, c'est pas tout à fait la même chose que dit... Ça,
c'est déjà dans la loi, pour le coup. Parce
que c
'est déjà dans
la
loi
et c'est souvent pas suffisamment appliqué.
Oui, mais ça, c'est ça la question. Ça, c'est important
de le rappeler.
C
'est-à-dire qu'on a tous les outils nécessaires
pour le faire, mais on ne le fait pas. On ne
le
fait
pas ou on ne le fait qu'à moitié ou on le fait de temps en temps totalement. On se souvient notamment, par exemple, qu'au moment des émeutes après la mort de Naël, il y avait eu une application beaucoup plus stricte à ce moment-là et il y avait eu plusieurs parents qui avaient vu leurs allocations retirées, certains avaient été...
Ça, c'est pas
du tout du droit civil, ça. Ça,
c
'est
la
droite qui a toujours des
effets d'invention pour considérer que les gouvernants... Non, mais dans le système de la
droite et des macronistes, c
'est
jamais les gouvernants qui sont responsables. Et donc, on va toujours trouver dans le peuple les gens qui sont responsables à la place des gouvernants.
Donc
là,
c'est pas les casseurs qui sont responsables. Le droit civil,
bien sûr qu'ils sont responsables.
Un
casseur, il est parfaitement responsable et s'il est mineur, ses parents sont
responsables civilement pour lui. C'est déjà la droite.
Donc, pardonnez-moi, si les personnes qui sont victimes de dommages causés par autrui ne sont pas capables, n'ont pas les moyens juridiques d'identifier les auteurs et de se faire payer par leurs assurances, c'est que ce sont des incompétents.
Il
faut que l'aie la place à quelqu'un d'autre parce qu'ils ont 100% le
droit pour eux.
Mais alors...
Mais non, pardonnez-moi. C'est qu'ils ont arrêté de juridiciser
tout ça.
Oui, mais Gérald...
Je fais tourner la parole, vraiment. Quand Gérald Darmanin dit hier, chez nos confrères de RTL, j'ai fait passer une circulaire pour insister sur la responsabilité civile des parents et que Gabriel Attal dit pardon, mais en fait, ça existe déjà, ce que dit Gérald Darmanin n'apporte rien de plus. Rien de nouveau sous le soleil. C'est juste de l'affichage. On est d'accord
?
Mais ce n
'est
pas de l'affichage. Non,
non. Mais c'est... Attendez,
excusez
-moi.
Ou c'est une volonté d'aller... C'est une volonté politique.
C
'est-à-dire, par une circulaire, il demande... Que ça aille plus vite.
Mais...
Que
ça
aille plus vite disposition de
l
'article 1242 du code civil modifié par la loi du 23 juin 25. Les parents sont responsables de plein droit et solidairement du dommage causé par
leurs enfants mineurs. C'est vieux comme le monde.
Mais c'est tellement vieux comme le monde, madame Garedo. Et vous le savez comme
moi. C'est pour ça
qu'on prend tous des adhésions en responsabilité civile pour nos enfants en tout début d'année scolaire. Tous les parents de ce pays savent ça. Alors pourquoi Gérald Darmanin a besoin
de faire passer cette circulaire... La loi,
elle existe. Il y a bien des maires qui la mettent en place cette loi. Il y a bien des maires qui réussissent avec cette loi.
On
s'adosse à la loi. Il y a bien des préfets. Je le citais tout à l'heure Alexandre Brugère.
Je
pourrais vous citer Philippe Cour également dans le 95. M. Brugère dans le 92. Ça existe. Simplement, il faut du courage. Et c'est vrai que c'est compliqué. Et c'est vrai que c'est compliqué de dire par exemple à un enfant de 12 ans plutôt à un père qui est agent d'une collectivité dont le gamin à 12 ans a péter un abribus à 2h du matin sur la place publique. Qu'est-ce qu'on fait ? On continue à fonctionner comme ça par rapport à l'image qu'on peut montrer à l'ensemble des gens qui veulent que ça fonctionne bien ? On continue comme ça ou on fait appliquer la loi ? Il faut faire appliquer la loi.
Seulement, c'est vrai et il faut le dire, il faut le dire, c'est beaucoup plus facile de mettre la tête dans le sable. Il y a aussi dans cette fameuse loi anti-casseurs la volonté de saisir les aides sociales pour paiement des dommages. Le gouvernement a assuré néanmoins qu'il n'y était pas favorable mais bon, ça fait quand même partie de cette
loi.
Les émissions de titres de recettes c'est exactement ça.
C'est ce que vous
disiez donc.
C'est la même chose. Quand vous avez des
gamins par exemple qui viennent ouvrir des bornes de secours incendie où il
y
a des mètres cubes de flotte qui sortent et qui inondent partout, qu'est-ce qu'on fait ? On va encore fermer les yeux puis on paye ? On fait ce qu'on appelle l'émission de titres de recettes. On prend le gamin, on voit ce que ça représente et on envoie la facture aux parents. Vous le faites une fois, deux fois, je peux vous dire que c
'est
un vrai signal qu'on envoie. Seulement, personne ne le fait parce qu'on met la tête dans
le fond. Pour
le coup, le premier volet dont on parlait, c'est-à-dire le fait qu'une personne participe avec un groupe à des dégradations, soit jugée responsable rien que par le fait d'être dans ce groupe, c'est précisément ce que demande Marine Le Pen.
Oui, bien sûr, parce que quand vous êtes dans un groupe qui va piller des magasins, qui va brûler un établissement scolaire, qui va brûler un camion de pompiers, qui va jeter des pierres collectivement sur des policiers, qui va tirer aux mortiers, et bien si vous êtes dans ce groupe et que vous voyez ça et que vous restez, il y a évidemment une part de complicité. Parce que pourquoi vous restez dans un regroupement et une bande de casseurs si vous désolidarisez de ces actes
?
Évidemment que si vous désolidarisez de ces actes et si vous êtes quelqu'un de responsable, vous ne participez pas à cette manifestation groupée de fortes incivilités et parfois de drames terribles quand on voit
certains policiers qui ont été retouffés. Je ne sais pas si vous avez fait des
manifestations, mais est-ce que parfois lorsqu'on manifeste,
on
ne peut pas se retrouver en quelques minutes
embarqués dans une spirale de violence
? Si on se retrouve dans une bande qui est en train de piller des magasins, je suis élu à Tours, ces jeunes qui vont piller plusieurs magasins d'électroménagers ou autres, si vous êtes à proximité et même si vous ne prenez pas vous-même, vous avez une complicité passive ou en tout cas vous cautionnez ce qui est en train de se passer par la bande dont vous êtes membre. Donc il est pour moi évidemment normal qu'il
y ait
une responsabilisation et vous parliez des aides sociales. Est-ce qu'il est acceptable que ce soit le contribuable qui va payer justement la facture de ce qui a été volé, de ce qui a été saccagé ? Vous parliez de ce lycée qui a coûté 75 millions et demi et qui a été construit à Nantes il y a 12 ans. Et bien, est-ce que ça doit être le contribuable qui doit payer ou est-ce que ça doit être les casseurs ou les parents de casseurs ou un jeune qui a 16 ans qui doit avoir cette responsabilité même pendant 10 ans, 15 ans ?
Parce que s'il s'estime assez responsable pour émettre des avis sur l'organisation de lycée ou émettre des idées et dire que le moyen d'expression c'est de casser, il doit être responsable pour
payer les aides sociales. Elle dit demander l'aide des parents
pour ce même individu qui a cassé.
Demander
l'aide des parents
comme le fait le ministre de l'éducation nationale et le signe d'un ministre aux abois depuis le premier jour de la contestation. Qu'est-ce que vous répondez à cela, Karl-Oliv ? Qu'est-ce que vous juste répondre à ça ? C'est signer la France insoumise comme d'habitude. Mais comme d'habitude. La France insoumise, vous avez toujours tort même quand vous avez raison. On le voit bien dans les quartiers. Tout à
l
'heure,
on
parlait de responsabilité mais je le disais, l'ignorance entraîne la peur. La peur entraîne la haine. La haine entraîne la violence. C'est exactement ce qu
'on
vit depuis une semaine.
Mais
au-delà de la réponse sécuritaire dont vous nous avez beaucoup parlé. Moi
je parle de prévention.
Non,
non,
c'est pas vrai Madame Garrido.
Vous n'avez rien dit
sur l'éducation.
On n'a même
pas parlé des profs non remplacés.
On n
'a pas parlé du bâti
qui tombe en ruine. Vous n'avez rien à dire. Ça fait combien de temps qu'on est en plateau ? En
disant que la forme avait pris largement le pas sur le fond. Il y
a
un milliard,
un milliard cent. Et vous,
vous dites quoi alors
?
Je vous dis simplement d'abord qu'évidemment il y a une majorité d'élèves, une immense majorité d'élèves qui doivent être effectivement entendus. Merci ! Et pas seulement à l'échelle de l'État. Je rappelle que les compétences pour les collèges chez le département et la compétence pour le lycée c'est la région. Donc on est bien d'accord par rapport à ça. Il y a un premier geste qui a été fait prévu dans le budget un milliard cent. Ce n
'est
pas suffisant mais ça va plutôt dans le bon sens. Mais
les lycéens
demandent beaucoup plus car le livre... Est
-ce que le gouvernement... Vous
demandez aussi beaucoup plus
de salaire ? Mais vous voyez ce que je veux dire. Oui, non mais c'est pas exactement ce que je veux dire. Par contre, je demande, je demande en tous les sens.
Régulièrement, on revient au
salaire sur ce plateau, pourtant... Je l'ai donné, je le savais pas.
Tout à
l
'heure, Mme Garido parlait de sécurité. Je ne
vous
parle pas que de sécurité, je vous parle aussi de prévention. Non mais par exemple,
parmi les revendications,
vous dites, oui, évidemment qu'ils demandent plus mais pour l'instant, ils n'ont obtenu garde-caux sur aucune de leurs revendications sur le bâti, sur le non-remplacement des profs, sur Parcoursup. Est-ce que le gouvernement doit faire un geste sur le gel des APL ? Est-ce vraiment le bon moment, le gel des APL ? Je
pense
que ce n
'est
pas le bon moment. Je pense que sur le gel des APL, ce n
'est
pas le bon moment. C'est pareil sur... Pardonnez-moi, et vous allez voir ce que je vais vous dire. Sur la fin des aides sur l'apprentissage, c'est une vraie connerie. C'est un mauvais message qui est envoyé sur la jeunesse. Je vous dis des choses...
Il faut qu'il
y ait des évolutions.
Il
faut que le gouvernement
fasse un geste.
Mais sauf que là, effectivement, ça va plutôt dans... Il y a 1,1 milliard qui sont effectivement proposés avec plus d'AESH, plus de professeurs devant les classes étant
mieux.
Mais ça,
c'était prévu avant la
contestation.
Non,
mais avant
la contestation... C'était prévu avant la mobilisation. C'est
quand même un des rares budgets qui ne baissaient pas. Donc c
'est vrai que les marges de manœuvre
du gouvernement sont quand même assez réduites dans un budget qui par ailleurs est très contraint. pratiquement tous les ministères affichent un budget en baisse, sauf notamment l'éducation nationale et les armées et 2-3 autres. Avec plus
d'enseignants pour certains postes
spécifiques.
La vérité, c'est quand même ça. Oui. La
vérité,
c'est aussi une démographie dans le pays qui fait que les classes surchargées, c'est vrai pour les lycées
généraux,
c'est pas vrai pour
les lycées professionnels. C
'est aussi une situation très disparate.
Raquel
Garrido, sur quel point le gouvernement devrait-il... La question du
budget, vous avez
dit que le
budget augmentait, mais ce que vous omettez de dire, c'est que l'augmentation du budget n'est portée que par l'augmentation du paiement des retraites et on est d'accord que lorsque
vous
donnez un euro à une pension de retraite,
c
'est pas quelque chose qui va dans l'éducation
des enfants. Raquel Garrido est
pour la baisse
des retraites et là, je suis content.
Personne de digne ne peut être pour la baisse de quelqu'un qui a consacré sa vie à l'éducation de nos enfants. Pardon,
je suis pour l'augmentation de l'éducation des retraites et pour la repousser de la baisse
c
'est une
mauvaise
blague. La question qui est posée,
c'est le quid de l'argent qui est donné pour l'éducation des enfants, pas pour le paiement des retraites. Et là, on a un recul. Le budget, le budget, tel que l
'est prévu,
il prévoit 4000 suppressions de postes. 4000 suppressions de postes, donc arrêtez de parler d'un milliard de plus. C'est 4000
suppressions de postes. Je peux vous poser une question ?
Et la démographie, dernier point, parce que ça aussi c'est une tarte à la crème. Dans mon département, la Seine-Saint-Denis, la démographie, elle augmente.
Cette
année,
il y a
550 élèves de plus dans le secondaire dans mon département. Dans le collège de ma fille qui est en rep plus en Seine-Saint-Denis, il n'y a pas d'eau potable. Il n'y a pas d'eau potable.
Il n'y a pas
de
prof de SVT depuis le premier jour de la rentrée. Ça fait des années qu'on alerte là-dessus. C'est vampirisé par la retraite, l
'argent que vous cherchez
est dans la retraite. C'est pas la retraite des maires chers d'aides. Je suis
indigne,
indigne vraiment cette ligne argumentale qui consiste à culpabiliser
les
retraités de l'éducation nationale du fait qu'ils perçoivent
leur retraite. Donc,
le rôle des lignes c'est de mettre de l'argent
là
où il
faut. Il faut mettre de l'argent pour plus de profs, pour plus d'AESH, pour plus d'infirmières scolaires, pour plus de médecins scolaires. On a une épidémie d'une épidémie de suicide. Les filles, les filles se suicident comme jamais. Il
y
a des tentatives de suicide dans tous les sens. Et vous allez m'expliquer que la seule chose qu'on peut faire l'État par rapport à ça c'est de baisser la retraite des vieux profs
pour trouver de l'argent pour le mettre dans la prévention des suicides. Non, non, non,
arrêtez les mêmes qui ne disent rien parce que vous savez quoi ? Il
faut
faire attention quand même à ce que vous dites qu'il
y a
des tentatives de suicide dans tous les sens.
Oui, il y a une épidémie de tentatives de
suicide dans ce pays. Il y
a une
violence qui retourne la violence contre les autres et les filles retournent
une violence contre elles-mêmes. C'est une grave issue sur les suicides. C'est
surtout les femmes d'ailleurs plus que les hommes.
Je
crois que c'est plus 25%
C'est bien ce que je suis en train de dire. D'accord, mais là si on
revient à l
'échelle
des lycées, vous disiez exemple très concret.
Parce qu
'ils sont concernés. Oui, évidemment. Par
ce mal-être. Par ce mal-être.
Et ils
n'ont pas d
'infirmière
dans leurs établissements pour le
repérer ou pour en parler. Ils n'ont pas
les médecins en colère. Le pas d'eau potable,
exemple très concret. Donc aujourd'hui à très court terme, pour vous, elle est où la sortie de crise ? D
'abord le budget et la
mobilisation de masse. Il y a deux choses à faire en
même temps. Visiblement, il y a un sujet sur la mobilisation. Mardi 6 octobre, il y a une mobilisation très importante. Est-ce que ça va être que les images de casse ou est-ce que ça va être au contraire quelque chose de massif ? Et avant
mardi, il y a lundi.
Parce qu
'on
parle tous de
mardi, mais est-ce que
lundi,
ça
va
être
au contraire ?
Les images de casse sont
des réglages.
Ça dépend d'abord des
manifestants. J'invite les établissements, j'invite les mairies à ouvrir dès lundi des espaces de délibération, des assemblées. Moi, à mon époque, moi j'ai fait le mouvement lycéen en 1990, ça a été mon début
de mon militantisme.
On faisait des assemblées générales et on discutait. On n'était pas dehors dans la rue ou devant des poubelles
avec la prière. C
'est un message que vous faites passer aux lycéens, et aux directeurs d'établissements. Ouvrez vos salles.
Ça, je l'ai
vécu à Tolbiac, pardon. C'était la confiscation de cours pour rester pendant trois semaines à discuter d'absolument rien parce qu'on avait déjà décrété le blocage pour des raisons X ou Y. Chaque année, ça a changé. Ça, je l
'ai
vécu, pardonnez-moi. J'ai perdu
des mois de cours à cause de ça. Vous avez été de droite
à Tolbiac. Bon, ça arrive
dans... Pardonnez-moi, vous voulez avoir cours dans l'université, pardon, qu'on paye tous par ailleurs. On paye tous pour l'université. Je
préfère la délibération et la démocratie
parce que je pense que c'est
la base de la paix. Non, mais vous, vous êtes pour casser la
grève. C'est autre chose. Parce que c'est une
grève
étudiante, c'est un sens. Il travaille, les étudiants.
Il faut admettre que les citoyens, même les enfants, ont le droit de formuler. Donc vous dites que c'est
comme sous cette forme que le
mouvement va continuer.
Allez, monsieur Nicolique. Mais peut-être que ceux qui veulent aller en cours pourraient pouvoir aller en cours. Mais vous
avez
dit
plusieurs choses qui sont erronées. Vous avez parlé de la Seine-Saint-Denis qui est désavantagée. Le ministre de l'Éducation a rappelé qu'il
y
a deux enfants par classe de moins en Seine-Saint-Denis que sur le reste du territoire. Donc c
'est faux. Mais sur le budget de l'éducation nationale, il faut savoir
que ce que vous avez dit, Madame Guérido, le budget de l'éducation nationale aujourd'hui, c'est 89 milliards. Effectivement.
Donc
24 milliards pour les retraites. Et vous
avez aussi une part du lycée agricole. Donc en fait, vous pouvez enlever.
Pour concrètement, si on enlève les retraites et les lycées agricoles, il a à combien le budget ? 64. Donc en fait, on
est en baisse. Exactement. On est en baisse.
Il a à 63 milliards et demi. On est en baisse sur 10 ans.
Laissez-le. Est-ce que vous
savez, par exemple, que si vous comparez à d'autres pays, parce que j
'ai
regardé les statistiques, parce que vous savez qu'on est en déclin sur le classement PISA ou autre. Est-ce que vous savez que sur ce budget pur, justement, si on enlève les pensions de retraite, on a un budget supérieur, par exemple, de 20% à la Pologne qui est 10 places devant nous en classement PISA. On a un budget 50% supérieur au Japon qui trône sur le classement PISA. Donc, comment expliquez-vous cette différence ? Est-ce que c'est que l'argent est mal utilisé
? Et
ensuite, est-ce que vous ne pensez pas qu'on a aussi trop misé sur les études très importantes au nombre d'habitants aussi, avec son dernier collègue ? J'ai dit proportionnellement au
PIB. Non, non, les chiffres que j'ai donnés. non, mais au nombre d'étudiants. Et
en nombre d'étudiants. D'accord. Et j'ai regardé les moyennes d'enfants par classe également. Oui, et donc là-dessus, on est où
?
Laissez
-les terminer, s'il vous plaît. Laissez-le terminer. Sur le lycée général, on a trop
d'élèves et on a une surreprésentation par rapport à presque tous les autres pays. Non, mais c'est vrai. En revanche, sur les lycées professionnels,
on
est à 18,9 de moyenne. Donc,
où voulez-vous en
venir ?
Je veux en venir que, et là, vous en parliez justement, on voit un gouvernement qui abandonne d'ailleurs les filières de l'apprentissage. Or, il faut évidemment favoriser les filières pro pour qu'on ait beaucoup plus d'élèves qui aillent vers ces filières pro. qui aillent moins justement en général et vous aurez moins ensuite de surchargement de classe, évidemment. Et surtout, pour qu'on adapte justement nos formations à des enjeux de demain. Ensuite, si on parle du
recul... On est les pro
aussi, il
manque
des
pro.
Si on en parle, si on parle justement aussi du déclin, il y a un sujet qui est totalement occulté, c'est l'autorité. Vous savez qu'il y a eu une étude en 2024
qui
dit que la France est le pays, malheureusement, où les professeurs passent le plus de temps à essayer de ramener l'ordre. 18% du temps scolaire est utilisé à essayer de ramener l'ordre dans les cours. Vous prenez en compte en plus les temps évidemment pour passer d'une classe à une autre classe, eh bien ça laisse pas beaucoup de temps. chiffre, il sort de 18% du temps scolaire.
C'est pas
Mediapart, probablement. Non, non, non,
mais
je vais vous
parler d'études précises. Je suis en train de faire l
'enquête Thalys 2024
de l'OCDE. C
'est faux. Mais là, mais...
Ok,
non, mais c'est pas anodin
comme chiffre, c'est pour ça que je vous demande.
C
'est pas anodin comme chiffre et c'est une étude qui a été faite aussi dans d'autres pays. Et on est le pays où justement, on a le plus de temps utilisé pour ramener de l'ordre. Donc ce problème d'autorité
et
qui n'est pas évoqué aujourd'hui malheureusement, il a aussi une conséquence sur les résultats scolaires. Et donc ça doit être une des clés qui doit être un des moyens.
Alexandère Nécliche, j'ai encore un
problème pour prendre
la question de l'autorité. Je pense que le monde
des adultes organise lui-même son manque d'autorité. Oui. Et c'est un problème généralisé qui est imputable à tout le monde des adultes. Donc là-dessus, il n
'y a
pas de souci. Moi là-dessus, je suis très daronne. C'est mon côté maman de familles nombreuses. J'aime pas quand on considère que les choses ne doivent pas être ordonnées. C'est mon côté un peu Ségolène. Je suis pour l'ordre juste moi aussi. Et je suis pour que tout le monde aille bien à l'école.
Donc vous condamnez Ségolène ?
Dans les établissements de mon département, sur une vie scolaire complète, un élève dans mon département va rater 18 mois. 18 mois de scolarité.
Combien de professeurs ? Vous
avez des enfants qui sont dans des permanences de CDI. Quand il y
a
de la place. Parce que s'il y a plusieurs classes en même temps qui sont au CDI, il faut aller
dans
la cour. Vous avez des nouveaux emplois du
temps qui ont
fait des trous partout,
des courrières partout dans les lycées. Malheureusement,
Mme Garrido, ce débat n'existe plus. Ah bah
si, mais non, je vais vous dire que vous pouvez le suivre. On est en train de payer les années blanquaires. On est en train de payer Je voudrais qu'on entende Carl Olive, s
'il vous plaît. Carl Olive, comment vous imaginez le début de semaine prochaine ? Est-ce que de nouveaux blocages sont prévus dans les Yvelines ? Quelles sont les informations ? D 'abord,
on
est au quotidien. Au quotidien, on est en relation avec M. le préfet des Yvelines, Brice Blondel, qui réunit l'ensemble des maires et des députés. Et je trouve que c'est une bonne action. Moi, je rejoins en partie ce que dit Mme Garrido. Pourquoi, effectivement, on ne proposerait pas aux principaux, je parle des principaux de l'ensemble des lycées, d'organiser une réunion exceptionnelle avec les parents d'élèves et des représentants d'élèves. Ça ne s'est absolument pas fait. Mais dans la structure scolaire, ce n
'est
pas pour l'ouvrir en conseil municipal, dans la structure scolaire. Ensuite, on va se dépêcher pour effectivement voter le budget. Et moi, j'entends bien que le budget 2027,
qui
n
'est
pas parfait, évidemment, et qui sera corrigé par le prochain
président de la République. Mais il faut
se dépêcher parce qu'effectivement, il y
a
des choses qui augmentent.
Je ne
suis pas sûr que ça aille
très vite. Mais peut-être que vous ne serez pas vraiment entendu.
Non, mais juste, il sera peut-être entendu. Je dis juste que le 1,1 milliard qui est proposé notamment pour l'éducation nationale inclut plus de professeurs, plus d'AESH, plus d'infirmiers et d'aides psychologiques, ce que justement réclament les élèves. Ça, c'est la première chose qui va dans le bon sens. Mais moi, je veux le dire, il ne
faut
pas du tout stigmatiser, encore une fois, et je pense qu'il faut bien le répéter ici, et puis je terminerai par rapport à la manifestation du 6 ou du 7, à laquelle je partirai
pas. du 6,
mardi 6. Oui,
je
participe.
Et moi, j'irai, avec les chasubles rouges tel que vous le disiez dans le cas ou les pinçards
blancs.
Mais moi, je pense que mon rôle de parent est
de
laisser le
terminer.
Mais c'est le terminer, s'il vous plaît. Car le livre... Je
vous raconterai après
1986 ou 1984, on
faisait
la
présence des
adultes quand j
'étais à gamine à
cette époque. Les adultes sont venus pour nous aider, nous protéger. Je dis
simplement qu'il ne faut surtout pas climatiser l'immense
majorité des
élèves qui veulent effectivement avoir de bonnes conditions d'éducation. De la même manière, l'un n'ira pas sans l'autre. Et c'est pas une histoire de sécurisation, de prévention. Il nous faut une réponse judiciaire à la hauteur de celles et ceux qui nous pourrissent au quotidien. Enfin, je voulais dire quelque chose. Là, je vous mets un petit billet. Est
-ce
que vous voulez ? Le 6 ou le 7, la manifestation. Ça va pas être une manifestation de poète, parce qu
'elle
va être totalement défigurée par celles et ceux qui vont trouver une très belle occasion de foutre le bordel et encore une fois, d'assaisonner les commerçants. Et je vous l'écris ici. Vous avez déjà vu une manifestation qui puisse bien se comporter dans ce pays ? Pour moi, il y a très longtemps
que je ne peux pas dire. C'est le Macronisme, non. C'est le Macronisme, non. Ça fait 10 ans que le Macronisme qui arrive de toutes les relations avec le mouvement social. Vous racontez
dans la tribune dimanche, Bruno Jeudy, comment finalement le gouvernement n'a pas forcément vu venir en fait cette contestation des lycéens. Peut-être que vous pouvez nous en dire quelques mots en avant-première et surtout comment il le suit les prochains jours ce gouvernement ?
C
'est un constat assez simple. On rencontre régulièrement Sébastien Lecornu. À la fin du mois d'août, il s'était plutôt préparé une jacquerie paysanne. D'ailleurs, il a signé assez vite un chèque conséquent pour essayer d'abord de prendre en considération la difficulté du monde paysan. C'est une crise pas possible et vous verrez, on en reparlera beaucoup sur le sauvetage sans doute des 30 ou 40 000 fermes qui vont disparaître assez rapidement sur un effectif total de 400 000. En fait, il avait prévu ça. Ensuite, c'est vrai qu'il
y a
eu possibilité d'un nouveau mouvement de gilets jaunes. Le prix de l'essence est à 2,40 ou 2,43 de moyenne lorsqu'il était à 1,60, 1,70 en 2018. Et donc, il se préparait, il a augmenté rapidement les primes pour les gros rouleurs. Ça aussi, ça coûte. Il a surveillé beaucoup les universités en se disant que ça allait chauffer à un moment ou à un autre sur les universités. Ils étaient
inquiets
et ils restent inquiets. Et en fait, ils n'ont pas du tout vu que ça viendrait du côté des lycéens. Et surtout, la difficulté, et on l'a dit tout à l'heure, c'est qu'il y a des revendications, elles sont légitimes, c'est incontestable, la violence ne l'est pas, évidemment. Mais sur les revendications, c'est difficile parce que d'abord, les responsabilités sont multiples. Il y
a
ce qui dépend des régions, c'est pour le bâti, il
y a
ce qui dépend de l'État, effectivement, ça c'est les
profs.
Il y a aussi, si on détend dans le détail, il y a les départements pour les collèges, etc. Donc c'est compliqué, c'est des responsabilités croisées. Et il est vraiment démuni. Et puis surtout, il a essayé de gagner du temps avec les cahiers de doléances. Très bonne idée, mais ça c'est une idée pour un début de mandat, pas pour une fin de mandat. Et il
prend donc le risque de
décevoir un mouvement. et moi j'entamerais par là, c'est que jamais dans l'histoire des dernières présidentielles, il y a eu de tels mouvements moins de 6-7 mois avant une élection majeure. D'habitude c'est calme. Il y a 5 ans, on parlait d'autre chose et ce n'était pas du tout de manif. Il y a 10 ans, il n
'y avait
pas du tout de manif, on était plongé dans les primaires de la droite. Et là, on est plongé dans la colère de la jeunesse. C'est vrai que pour Emmanuel Macron, c'est sans doute le plus cruel des désaveux.
Diversité de revendications, diversité aussi, et c'est peut-être ce qui rend difficile à gérer cette crise, diversité des interlocuteurs.
Absolument.
On ne sait pas qui
parle pour qui, on l'a vu sur ce plateau.
Pour sortir d'un conflit comme celui-là, il faut qu'il y
ait
une liste, je vais dire une liste de course si vous me permettez l'expression, qui soit gérable. Là, on voit qu'elle est effectivement longue, pas forcément d'ailleurs très claire s'agissant de ces ordres de priorité et pas facilement non plus, c'est le moins qu'on puisse dire, exploitable au sens où il y
a
une demande, le gouvernement apporte une réponse et cette réponse est mise en œuvre en l'espace de quelques semaines. S'agissant de l'éducation, on n'est pas du tout dans ce scénario-là. Et puis l'autre condition, et vous avez mis le doigt sur un sujet qui est central, c'est qui sont les interlocuteurs ? Qui a-t-on en face de soi ? Et dans un mouvement comme celui-là, c'est évidemment compliqué. Vous n'avez pas trois ou quatre responsables de grandes centrales syndicales que vous pouvez inviter à Matignon ou au ministère de l'Éducation nationale pour dire voilà ce qu'on vous propose en réponse à vos revendications.
Donc là, la mécanique simplement de ce dialogue, elle est évidemment compliquée à mettre en place. Donc tout ça crée évidemment un ensemble qui est très complexe à gérer pour le gouvernement auquel il faut ajouter comme si ce n'était pas assez difficile, exactement ce que disait Bruno à l'instant, c'est-à-dire le contexte de l'élection présidentielle qui arrive dans quelques mois et le ministre de l'Éducation qui est bien obligé de vous dire ce qu'il a fait publiquement il y a quelques heures, on en parlait hier soir ici même à Lys, qu'en fait, il n
'est
pas forcément certain de pouvoir lui-même s'engager sur des mesures qui seraient mis en
oeuvre à la rentrée.
dans quelques mois On s'arrête là
malheureusement pour dire on s'arrête là on va
écouter
le
prompt populaire
pardon Merci à tous Je
voudrais
qu'on écoute les
gens qui gouvernent et qui n'en peut rien faire moi je dis mais poussez-vous quoi poussez-vous les
réunions organisées par LFI et l'impuissance de la Macronie ça donne la crée Merci On écoute
pour la suite ce témoignage dont je vous parlais qui est un témoignage exclusif qui a été recueilli par Anne Boisiz et Arnaud Deler à Marseille c'est cette femme donc qui a été agressée à proximité d'un lycée de Marseille dans le 13ème arrondissement c'était en marge de la mobilisation des lycéens elle a été agressée par un individu aspergé au niveau du visage alors qu'elle tentait de s'interposer face à un groupe de jeunes qui allaient dégrader un abribus des jeunes filles elle a été agressée par un spray enflammé elle raconte ce qui s'est passé en détail écoutez c'est un témoignage très fort et on se retrouve après
moi je suis auxiliaire de vie donc je sortais le papier m'a envoyé faire deux courses à Super U
j
'étais à
l
'arrêt de bus parce que bon je travaille beaucoup je fais tout à pied
donc
là je me suis dit je monte avec le bus on était à l'arrêt de bus il y avait un couple de personnes âgées aussi il y avait une autre personne avec moi
on
entendait crier