Florian Philippot : "François Fillon est le petit soldat de Bruxelles"
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Bonjour à tous et bienvenue dans Questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 14h. Notre invité est aujourd'hui Florian Philippot, vice-président du Front National. Florian Philippot répondra à vos questions en direct à partir de 13h15. Vous avez quatre moyens pour nous joindre. Le 01 45 24 7000, franceinter.fr si vous aimez le courrier électronique. Twitter avec le mot-clé question Paul, question au pluriel. Et via la page Facebook de France Inter, puisque cette émission est diffusée en Facebook Live. Comme tous les dimanches, on commence par le magazine politique de la semaine. C'est parti.
Avec le portrait de Florian Philippot qui sera signé Karine Bécard dans quelques minutes, le zapping de la semaine, Laurence Perron vous prouvera que le punk n'est pas mort. La chronique d'Isabelle Véramasson du CNRS est tout de suite le meilleur de l'humour politique sur Inter. C'était dans la matinale de Patrick Cohen le 12 décembre. Charline Vanhoenacker, alias Lola, 15 ans, fan d'Emmanuel Macron.
Ouais, mais c'est parce que maître Gims, c'était complet. Du coup, le meeting de Macron, c'est une idée de ma rhum. 52 ans, la meuf, elle est québlo sur Emmanuel Macron. Moi, j'étais dégoûtée d'aller à ce concert. Je ne connaissais aucune chanson. Puis ce soir-là, quand même, il a sorti son tube.
Ce que je veux, c'est que vous, partout, vous alliez le faire gagner.
Parce que c'est notre projet. On aurait dit Justin Bieber pendant le dernier rappel. Macron, mais j'adore trop maintenant. Et d'abord, quand je serai majeur, je voterai pour lui. Déjà parce que j'aimerais tellement l'avoir comme déléguée de classe. Comment il est beau gosse, quoi. Mais ça ne m'étonne pas du tout qu'il était banquier avant. T'as vu comment il porte le costard, quoi ? Moi, je me suis renseignée, l'organisation du concert, enfin du meeting, là, ça a coûté 350 000 boules. Mais c'est abusé, quoi. Macron, il a tellement d'argent pour son meeting, il aurait pu louer Nicolas Sarkozy pour faire un discours. Alors, je t'explique le truc, Pat. Je peux t'appeler Pat. Bon.
Alors, Macron, le mec, il a été ministre de l'économie. Mais en fait, il est anti-système. C'est un rebelle. Putain, t'imagines la souffrance que Macron, il a dû endurer à passer des mois et des mois dans un gouvernement qui le révoltait. Non, mais c'est abusé. Enfin, c'est quand même grâce à tout ça que, pour la première fois, Pierre Gattaz, il va voter pour un candidat anti-système. Waouh. En plus, Manu, il a dit qu'il n'était ni de gauche ni de droite. Mais exactement que moi, quoi. Bah ouais, comme je n'y comprends rien. Et alors, j'ai adoré quand Macron, il a dit qu'il voulait libérer les énergies. Putain, mais c'est ma radio préférée.
En plus, oui, il a commencé par faire un diagnostic de la France. Il a dit, il a consulté les Français. Mais il ferait vraiment trop ce que j'aimerais faire plus tard, du consulting. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais ça fait métier de beau gosse. Mais Macron, il est tellement en phase avec tout ce qui est branché que s'il avait voulu, il aurait pu être le dernier des jeunes avec Juppé. Le seul truc que moi, je n'aime pas trop, c'est son slogan, là, « En marche ». Non, ça fait trop prof de PS. C'est vrai que si tu as envie de marcher, vas-y, pars devant, nous, on t'attend. C'est comme son pote, l'autre Manu, là, Valls.
T'as vu, la lune du Parisien, Pat, hier, Valls, il a dit, « Ma candidature est une révolte ». Putain, ça sent trop le mec qui vient de fuguer de chez ses parents, quoi. Mais c'est abusé. En tout cas, Pat, vraiment, le meeting de Macron, là, moi, j'étais à bloc, c'était tellement trop, trop bien. J'espère qu'il va sortir en DVD.
Charline Vanhoenacker, dans le 7-9 de France Inter. Je vous le disais, le punk n'est pas mort, loin de là. Écoutez nos politiques entre hurlements de meetings, cris de révolte, irruptions diverses et terribles nostalgies de la France des rois, du bruit et de la rage captés cette semaine par Laurence Perron.
On les a grandement sous-estimés. Nos aspirants présidents de la République sont des punks. La révélation de l'année sur scène, clairement, c'est lui. Emmanuel Macron, le week-end dernier, porte de Versailles à Paris.
Moi, je le porterai dans la durée.
Je le porterai partout en France. Je suis de la France.
Manuel Valls, entré en campagne plus fraîchement, lui, prend ses marques. Mais le candidat autoproclamé de la révolte ne se défend pas mal non plus.
C'est vous qui êtes enfermé dans le système. C'est vous qui représentez le système, ce dont les Français ne veulent plus. Plus vous êtes dans cela, plus les Français ne supportent plus le système. C'est pour ça que je vous aime, parce que vous êtes avec moi tous les jours. Je vous adore.
Voilà pour les médiacrates, comme on dit chez la vraie gauche. Vrai gauche qui n'en revient toujours pas d'avoir entendu l'ancien Premier ministre, très agile avec le 49-3. Il l'a tout de même utilisé six fois, annoncé sur France Inter.
Je suis très lucide, et puis j'ai appris, et puis on prend du recul. Dans la société de la participation dans laquelle nous vivons, son utilisation est devenue dépassée, et elle apparaît comme brutale. Donc, je proposerai que, hors texte budgétaire, parce que la nation a besoin d'un budget, je proposerai de supprimer purement et simplement le 49-3.
En même temps, l'avant-veille, il avait prévenu Manuel Valls.
Vous allez voir, ça va décoiffé.
Chez Vincent Péillon, le punk est plus rentré, mais c'est assez rebelle d'entrer en campagne, en ayant oublié de payer ses cotisations au parti, 19 000 euros, une paille, et de faire irruption dans une primaire à 7 candidats, en assurant d'entrée de jeu.
Oui, et je suis sans doute le seul candidat dans cette primaire de la Belle Alliance, car il y a des candidats de gauche à l'extérieur.
Au Front National, le punk est plus compliqué à débusquer, mais il règne tout de même un certain climat d'anarchie au parti. Après le parricide, voici venu le tanticide. Marion Maréchal-Le Pen qui se rebelle contre sa tante et va en tenir à plein poumon le refrain de la royale avec Philippe de Villiers. Le gratin des catholiques traditionnalistes, des anti-mariages gays et des royalistes, réunis au palais des congrès de Versailles.
Le roman national, il est mort, atteint par un cocktail Molotov envoyé depuis la Sorbonne. Puis, celui qui a procédé à l'enterrement en grande pompe, c'est Giscard, le fils spirituel de Cohn-Mendit. Avec René Habib. L'histoire a été livrée aux sciences sociales jargonnantes et mortifères, avant que l'histoire elle-même ne soit épurée pour devenir une histoire halale, puisqu'aujourd'hui on ne peut plus parler de Jean-Martel, de Saint-Louis, de Napoléon, de la conquête de l'Algérie, etc. Parce qu'il faut faire le vivre ensemble. Vivre ensemble, c'est refaire l'histoire ensemble. Une histoire halale, c'est-à-dire une histoire autorisée.
Là, on n'est clairement plus dans le punk, mais vouloir au XXIe siècle l'avait l'honneur de Louis XVI, ça fait quand même un peu nos futurs.
La chanson des Camelots du Roi par Toscanie en 1935. À mes côtés, en ce dimanche, qui est un avant-goût de celui de Noël, il ne manque que la bûche. Nathalie Saint-Cricq, bonjour. J'ai eu peur que vous disiez que vous aviez les dindes, mais vous ne savez pas. Non, non, pas du tout. C'est moi. Enfin, je m'arrête là sur cette comparaison. France Télévisions. Françoise Fressos, bonjour. Bonjour. Le Monde, Karine Becker, France Inter. Bonjour, Karine. Événement marquant de la semaine. On commence avec vous, Karine.
Écoutez, le recul de François Fillon. J'ai envie de revenir sur ça. J'ai l'impression quand même qu'une partie des médias, cette semaine, s'est un petit peu emballée, parce que moi, je n'ai pas du tout vu le recul dont on m'a parlé. Certes, il a écrit une tribune dans le Figaro, très bien, mais ce n'est pas parce qu'il a écrit une tribune que forcément, il y a un recul. La tribune, il faut la lire. Et dans la tribune, je n'ai pas lu qu'il disait « Je renonce à réformer la sécurité sociale ». Petite phrase très, très intéressante. Il a dit qu'il voulait mieux articuler les rôles de l'assurance maladie et de les complémentaires.
J'ai le sentiment, justement, qu'il est quand même toujours très, très bien dans cette optique-là. Alors, pourquoi il a fait cette tribune ? Parce que, voilà, on ne parle que de lui en ce moment, parce que la primaire de la gauche commence, qu'évidemment, il est en permanence la cible de la primaire de la gauche qui va durer un mois et demi. Donc, il était obligé de faire une opération de communication qui a donc relativement bien passé, qui a fonctionné, puisque les médias sont allés dessus.
Mais le sparadrap de la sécu reste collé au doigt.
Alors, mais en tout cas, j'espère, parce qu'effectivement, je pense qu'il a bel et bien l'intention de le maintenir dans son programme. Je pense que c'est, sans faire de la psychologie de base d'étage, je pense que c'est quand même dans son tempérament. François Fillon, il a été sept ans ministre, ne l'oublions pas. Il a essayé de faire un certain nombre de réformes. Il a été souvent bloqué, voilà, comme plein de ministres. Il n'a pas pu aller jusqu'au bout. J'ai le sentiment, je peux me tromper, qu'il a vraiment envie d'arriver à l'Élysée cette fois pour faire exactement ce qu'il a envie de faire.
Françoise Fressoz, événement de la semaine pour vous. La primaire de la gauche, ça y est, on connaît les candidats. Sept candidats, et parmi ces sept candidats, quatre retiennent l'attention. Vincent Péillon, Arnaud Montebourg,
Manuel Valls et Benoît Hamon. Pourquoi ? Parce que ce sont les jeunes, entre guillemets, du Parti Socialiste qui, depuis 2002, cherchaient leur tour. Souvenez-vous, 2002, défaite de Lionel Jospin, tous disent, c'est notre tour. Eh bien non, il y avait François Hollande devant eux, constamment.
Ils ont planté les banderilles dans le dos de François Hollande et maintenant, c'est leur heure, ils vont pouvoir s'affronter.
Pas si simple pourtant, parce que tous les quatre ont participé au bilan, et l'un plus que les autres, Manuel Valls, deux ans, plus de deux ans Premier ministre. Et quand Manuel Valls essaye de faire oublier le bilan, ça donne ce que vous avez cité au début, le 49-3, moi, Président de la République, je n'utiliserai plus le 49-3 contre les troupes pour les ramettre à l'ordre. Il l'a utilisé six fois sous le quinquennat, qui peut le croire ?
Nathalie Saint-Cricq, l'événement de la semaine pour vous ?
J'enchaîne sur ma camarade Françoise avec cette espèce d'affolement qui a l'air de saisir les rangs du Parti Socialiste. Un affolement parce qu'ils ont bien compris que le timing était celui de François Hollande, une primaire très tardive, et puis finalement, pas le temps de faire campagne. On va avoir trois débats en dix jours. Donc il y a une espèce, je vous dis, d'affolement, pas de programme, rien n'est prêt, pas d'émission de télé, en suffisamment grand nombre pour pouvoir s'exprimer, et puis la trêve des confiseurs.
Alors finalement, ils sont en train de mettre la barre très très bas, et ils disent que s'il y a 1,5 millions ou à 2 millions de votants dans la primaire, ils auront eu chaud. Non mais c'est impossible. Pardon ? C'est impossible, non ? Vous y croyez ? Je ne sais pas. Il y en a autant ou il y en a aussi peu ?
Il y en a autant ! 2 millions, ça me paraît énorme. 2 millions, ils mettent la barre 2 millions,
Manuel Valls disait 2 millions au début, maintenant ils auront 1,5 millions. Et l'autre terreur, c'est les audiences qui ne sont pas prédictives d'un taux de participation à la primaire. Mais si les trois débats, parce qu'honnêtement, pour avoir trois fois deux heures en dix jours, il faut avoir très envie de politique. Surtout de ne pas avoir d'indigestion de frangipane après la période de début de l'année. Donc il y a aussi une inquiétude sur et si on faisait beaucoup, beaucoup moins que la droite.
Le portrait de notre invité.
Question politique sur France Inter.
Notre invité Florian Philippot, vice-président du Front National et son portrait signé Karine Bécard.
Bonjour Florian Philippot.
Bonjour.
Très tôt, Florian Philippot, vous rêvez de faire de la politique. Et très tôt, tout juste arrivé au lycée, vous savez déjà qu'il faut viser l'ENA. Pourquoi ? Parce que vous vous êtes renseigné et vous avez remarqué que les dirigeants qui vous semblent les plus brillants sont a priori tous passés par là. Autant dire donc qu'à l'époque, vous êtes loin de la rhétorique frontiste qui s'en est toujours prise aux élites. D'ailleurs, question établissement élitiste, vous les avez plutôt multipliés, Florian Philippot.
Lycée Louis-le-Grand, HEC, ENA, et même avant tout cela, comme vos instituteurs de parents ont toujours vu pour vous les choses en grand, dès la 6ème, finit l'école publique, direction à un collège catholique, une très coûteuse, mais très prestigieuse institution à Marc-en-Barreul. Vous y fréquentez la plus haute bourgeoisie, celle des industriels du Nord. Mais là encore, vous apparaissez tellement loin de l'écosystème FN qu'on peut se demander comment, à la trentaine à peine, vous avez réussi à faire le lien.
Il y a tout de même, Karine, une constante chez Florian Philippot et c'est ce qui va évidemment le pousser vers le Front National. Il a toujours été viscéralement souverainiste. Oui,
premier meeting auquel vous assistez, vous n'avez pas tout à fait 18 ans, c'est celui de Philippe de Villiers et de Charles Pasqua. Rien que cela. Nous sommes en 1999 et l'un et l'autre avaient décidé de faire cause commune contre l'Europe. Tout cela pour dire qu'à ce moment-là, vous n'avez pas encore le droit de voter, que vous êtes déjà obnubilés par la question de la souveraineté et ce ne sont pas vos parents qui vous ont influencés. Vous êtes instinctivement persuadés que la monnaie unique, qui n'a pas encore commencé à circuler, que cette monnaie unique n'a aucune chance économique.
Et d'ailleurs, quand l'euro est arrivé dans nos porte-monnaies, vous auriez tout de suite fait le pari avec quelques amis que d'ici à 2020, il aurait disparu. Le problème que vous avez eu, Florian Philippot, ça a été de trouver une famille politique. Qui suivre en France quand on est souverainiste ? Probablement Nicolas Dupont-Aignan. Non. Trop petit pour vous et surtout, dites-vous, trop agaçant. Jean-Marie Le Pen, non plus, jamais vous n'avez voté pour lui parce qu'il n'a jamais correspondu à votre logiciel. En fait, le premier dans lequel vous vous êtes reconnu, mais cela n'a pas été forcément réciproque, c'est Jean-Pierre Chevènement.
En 2002, pour l'élection présidentielle, vous allez être acté pour lui, vous créez un petit comité à HEC et puis vous êtes sûr, vous, d'être apparu au QG du candidat au soir du premier tour, mais bizarrement, personne ne vous y a vu.
Alors, quand devient-il mariniste ?
Juste après le référendum sur la constitution européenne, 2005. Pendant la campagne, il est bluffé par Marine Le Pen, impressionné par son aisance sur tous les plateaux télé. Il veut absolument la rencontrer, ce qui prendra tout de même un petit peu de temps, mais quand ils se croisent la première fois, à l'occasion d'un dîner organisé, ils ont les mêmes idées, leur complicité est presque instantanée. Et c'est bien ce qui va poser problème, n'est-ce pas, Florian Philippot ? Vous, l'énarque, l'habitué de Saint-Germain-des-Prés, là où d'ailleurs vous continuez à habiter, votre irruption au Front National, passe mal,
d'autant qu'auprès de Marine Le Pen, vous avez su, un petit peu trop vite, vous rendre indispensables, vos notes, vos idées, vos conseils,
tout a été écouté. Résultat, en cinq ans, le discours du FN a été lissé, le parti dédiabolisé et le programme sérieusement socialisé. Philippot Ier, voilà comment vous êtes surnommé
à l'intérieur du mouvement,
en manière de souligner pour certains cette insupportable supériorité. Mais c'est aussi une façon de rappeler, au cas où vous l'auriez oublié, que vous n'êtes pas, vous, un Le Pen, ce qui vous condamne, Florian Philippot, à obtenir sans cesse de meilleurs résultats électoraux, ce qui signifie que si Marine Le Pen
n'arrive pas en tête du premier tour de la prochaine présidentielle, cela risque pour vous de commencer à être chaud. sur le fil du rasoir. Bonjour, Florian Philippot. Merci d'avoir accepté notre invitation. Votre tête tient un fil au Front National. Non, je n'en ai pas le sentiment. Non, non. Non, vous savez, je vois les choses de manière beaucoup plus simple. Je m'engage dans cette élection présidentielle comme je l'avais fait en 2012 auprès et derrière Marine Le Pen pour qu'on gagne. Voilà. Alors en 2012, c'était plus illusoire. Cette fois-ci, je pense que c'est totalement possible, totalement faisable. et je le fais sur des idées, sur une conviction profonde.
C'est que mon pays, notre pays ne peut pas continuer avec les mêmes, avec les mêmes politiques et qu'on doit retrouver un chemin d'espérance. Alors le reste, les petites histoires internes qui sont toujours fantasmées, je vous avoue que ce ne sont pas mes préoccupations premières. Ce n'est pas le sujet, le sujet,
c'est simplement de se demander et car il le disait si finalement, il n'y a pas de problème de démocratie interne dans votre parti, c'est-à-dire, on a vu le nombre de Le Pen qu'il y a, il y en a trois pour l'instant. Est-ce que les lignes, est-ce que le parti, est-ce que le programme ce sont des choses qu'on discute ? Parce que même Marion Maréchal dit qu'il n'y a pas assez de débat interne dans ce parti. Est-ce que ce n'est pas finalement hyper ringard la façon dont on prend les décisions ?
Non, moi je, bien sûr qu'il y a des instances de débat, il y a le bureau politique, il y a le bureau exécutif, il y a le conseil national, il y a beaucoup d'instances qui sont prévues qui se réunissent. Maintenant, je vais vous dire, je ne vois pas comme le summum de la modernité des partis qui s'entre-déchirent, qui mettent en scène...
Qui débattent, qui font des primaires.
Je n'ai pas vu de débat moi aux primaires, j'ai vu la mise en scène de combats d'égo. J'ai vu la mise en scène de combats d'égo de gens qui ne se supportent pas, qui ne se supportent plus, qui ne partagent pas grand-chose et qui ont ressenti le besoin parce qu'ils n'avaient pas de chef ou de leader naturel en réalité. Eh bien, de mettre en scène ces combats, je trouve que, d'abord, ce n'est pas l'esprit de la Ve République qui a évacué de l'élection présidentielle des questions de partis et c'était l'œuvre, la volonté, l'intuition du général de Gaulle et je crois que nous sommes fidèles, nous, à cette vision-là.
L'élection présidentielle, ce n'est pas une affaire de partis, c'est encore moins une affaire de clan à l'intérieur des partis. Or, malheureusement, les primaires, on le voit avec la gauche aussi, nous ramènent en plein là-dedans, dans les questions internes. Ce n'est pas intéressant. Ce que nous pensons, nous, c'est que c'est la relation entre un homme ou une femme et le peuple directement sur un projet. C'est exactement ce que fait en ce moment Marine Le Pen en Guyane. Elle est allée à La Réunion, elle est allée à Mayotte, elle est en Guyane en ce moment, ça se passe extrêmement bien. Elle développe un projet pour l'Outre-mer. Oui, mais Jean-Marie Le Pen, ça pouvait être un leader naturel.
Quand Marion Maréchal dit « Nous sommes tous les héritiers de Jean-Marie Le Pen », on peut dire que lui aussi était naturel comme candidat. Alors, c'est peut-être un peu plus compliqué.
Il était président du parti, c'est vrai, il l'a été, mais il ne l'est plus. Et cette page-là est tournée depuis longtemps. Vous savez, se battre aujourd'hui pour des idées, des convictions, qui se lancent des noms d'oiseaux, qui font semblant d'occuper une niche marketing le temps d'une campagne primaire, quitte à en changer ensuite. On voit que François Fillon n'est plus très clair aujourd'hui. Ce n'est pas pour moi très moderne. C'est silence dans les rangs. Ce n'est pas silence, c'est on a un chef, on est derrière pour l'élection présidentielle et tant mieux. Et je crois que tous les militants et tous les sympathisants patriotes ont envie qu'on soit derrière justement notre candidat.
Françoise Fresseuse, rapidement. Est-ce que c'est très moderne la dynastie Le Pen, Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen,
Marion Maréchal Le Pen. Alors on est dans le coup de balai en ce moment contre les politiques et là on a une dynastie qui se reproduit.
Comment vous expliquez ça et est-ce que vous trouvez ça moderne ? Je ne vois pas de dynastie. Je rappelle que Marine Le Pen a été élue par les adhérents du parti à une campagne interne. Elle a fait 68% des voix à l'époque en fin 2010. Elle a été élue début 2011 à la tête du front. Et je ne vois pas de dynastie. Comme vous n'auriez pas dit qu'entre Jacques Delors et Martine Aubry, Jacques Delors étant le père de Martine Aubry, il y avait une dynastie. Il y a des personnalités qui s'engagent pour défendre leurs idées en politique. Et qui s'appellent Le Pen. Oui, nous avons des centaines voire des milliers d'élus. Donc il n'y a pas que des Le Pen dans le parti. Dans le haut de la pyramide.
Dans le haut de la pyramide, j'y suis aussi un peu, je crois. Il y a aussi Nicolas Bay, il y a aussi David Raschlin qui est directeur de campagne. Vous voyez, ce n'est pas un Le Pen. Il y a aussi Karine Bécart.
C'est intéressant parce que vous-même, finalement, vous êtes en train d'en créer une petite dynastie. On a vu récemment que votre papa, votre frère sont désormais visibles au sein du Front National. On a l'impression qu'on a Le Pen contre Philippot un peu, non ?
Mon frère, non, il n'est pas visible au sein du Front National. Et mon père, il est élu conseiller régional dans sa région. Vous voulez dire qu'il y avait
des milliers d'élus. Il en fait partie.
Oui, il en fait partie. Ça n'a rien d'extraordinaire. On n'est pas le seul parti où vous pouvez avoir un ou deux personnes dans la famille qui sont élus. Mais comment ?
Ça vous rassure de les avoir à vos côtés ?
Mais ils ne sont pas à mes côtés tous les jours. Ils ne sont pas là. Mais je suis très heureux que mon père, qui a été directeur d'école dans l'école publique pendant des dizaines d'années, puisse défendre, maintenant qu'il est jeune retraité, puisse défendre ses idées par l'action politique pour redresser l'école au soutien de l'enseignement et de l'éducation nationale. Le Front National et les réseaux sociaux.
France Inter. Nicolas Demorand.
Questions politiques. C'est ce dont vous nous parlez, Isabelle Véramasson. Bonjour. Bonjour. Une étude sur le sujet a été publiée ? Non, pas encore. Pas encore.
C'est vraiment un work in progress. Mais on va quand même en parler rapidement ce matin avant de poser une question. Rendons au Front National l'intérêt pour les réseaux Facebook. Très tôt, vous vous êtes intéressé aux réseaux sociaux. C'était aussi un moyen pour vous de consécuter les médias souvent hostiles. Et nous, nous avons vendredi donc présenté une étude du LCP portant sur 160 groupes, le groupe Facebook, se déclarant proche du FN. Donc, ce que nous avons rapidement, puisqu'encore une fois, c'est un travail qui mérite d'être continué, vu, c'était que c'était d'abord une majorité de groupes secrets ou fermés, donc qu'on essaie de rester entre soi.
Ce qui était très frappant, c'est à quel point les sentiments dits excessifs étaient nombreux, plutôt anti-islam, beaucoup d'appels à l'ordre, à la haine anti-institution, et surtout, un taux d'insultes et de menaces de mort tout à fait spectaculaire. Je voulais vous poser la question des relations entre Front National et ce type de groupe Facebook. Le Front National a longtemps, depuis quelque temps, cherché à contrôler, à mettre à distance ce type de groupe Facebook. Ça fait partie de la stratégie de dédiabolisation.
Mais tout de même, n'a-t-il pas dans ces groupes Facebook une sorte de face cachée du FN, une part d'ombre ou un moyen, une pépinière, un moyen d'entretenir ce climat anti-institution qui fonde un certain nombre de goûts pour le FN ? Est-ce qu'il n'y a pas aussi avec ces groupes Facebook un espace de liberté, un exutoire, une transgression rendue possible par ce type de réseaux sociaux ? Enfin, n'y a-t-il pas dans ces sentiments excessifs, dans cette haine, dans ces insultes, pour le Front National une bombe à retardement, un risque ?
Florian Philippot. Si vous voulez, je ne sais pas ce que cette étude a pris comme périmètre. Parce que si, effectivement, on prend un périmètre de groupes qui ne sont pas du tout liés au Front National, les seuls groupes qui sont liés officiellement au Front National, c'est le groupe de la page du Front National Parti Politique, Marine Le Pen, les personnalités du Front qui ont des pages Facebook, etc. Le reste, on peut aller chercher des groupes en disant que c'est forcément l'extrême droite qui est le mot balise, qui est le mot pratique, comme ça, on met tout sur le dos du Front National, ce qui ne veut rien dire et on arrive à ce genre de résultats.
Moi, les insultes, malheureusement, je les vois surtout contre nous. Baladez-vous sur les réseaux Twitter, Facebook, on n'est pas les seuls, il y a beaucoup de personnalités politiques ou même journalistes ou autres qui sont victimes sur les réseaux sociaux d'insultes, on le sait bien, mais ne vous inquiétez pas, je crois que c'est surtout dans ce sens-là que ça fonctionne et que quelques excités parfois, croyant à l'anonymat total des réseaux sociaux, se lâchent de manière extrêmement violente. Mais ce n'est pas nous, c'est contre nous. Pour le reste...
C'était pas ces groupes là dont je parlais.
Oui, mais pour le reste, vous savez, nous croyons effectivement aux réseaux sociaux, à Internet. Je crois qu'on a été d'ailleurs le premier parti politique de France à avoir un site Internet le plus tôt. Nous sommes en pointe sur les réseaux sociaux, effectivement. La page Facebook de Marine Le Pen est la première pour une personnalité politique en France. Et nous essayons de construire cette relation directe avec tous les outils que nous offrent ces réseaux sociaux parce que c'est vrai que les médias, vous êtes là et c'est bien, vous jouez votre rôle, mais il y a forcément un filtre, voire un militantisme et souvent contre le Front National.
Or, les réseaux sociaux permettent de dialoguer directement avec les électeurs, permettent de faire connaître directement nos idées et notre projet. Quand Marine Le Pen fait un Facebook direct, quand nous faisons nos réunions publiques en Périscope ou des entretiens, nous dialoguons directement. Florian Philippot, on vous retrouve dans deux minutes juste après les titres du journal de 13h. Yves Decan, bonjour.
Bonjour. Les opérations d'évacuation des civils sur le point de reprendre à Alep en Syrie. Des bus sont entrés en ville, encadrés par le Croissant Rouge et le Comité International de la Croix-Rouge. 40 000 civils et plusieurs centaines de combattants y étaient bloqués depuis deux jours. la France demande l'envoi d'observateurs internationaux qui puissent garantir la sécurité des personnes évacuées. Les chauffeurs de VTC parassurés par les promesses d'Uber, la société américaine qui veut bien négocier mais dans le calme et promet d'avancer sur la couverture sociale des chauffeurs et leurs coûts. Une quinzaine de voitures a encore perturbé la circulation près de Roissy tôt ce matin.
Les uns et les autres seront reçus demain par Alain Vidalis, le secrétaire d'Etat au transport. C'est la fin de la grève à la Tour Eiffel. L'Assemblée générale des salariés à l'instant, les visites devraient pouvoir reprendre dans l'après-midi après cinq jours de fermeture. Dans le journal de 13h également, après avoir dû se taire pendant des années, les victimes de Ben Ali témoignent à la télévision tunisienne. En sport, après l'argent de Rio, les Français enquêtent d'une médaille de bronze à l'Euro de Hande. France-Danemark, c'est à 15h30 tout à l'heure. Thomas Coville en passe de battre le record du Tour du Monde à la voile en solitaire.
Il a plus de six jours d'avance en arrivant à l'Équateur. Et puis, c'était il y a 100 ans tout juste la fin d'une boucherie la plus meurtrière des batailles de 14-18, la fin de la bataille de Verde.
Merci à vous Yves Decamp. C'était donc les titres du journal. Prochain rendez-vous avec l'actualité 13h pour un journal complet de la mi-journée suivi à 14h du flash de Marc Potevin. Et si vous avez raté les meilleurs moments de la semaine concernant les émissions de France Inter, Mathias Deguel vous propose de réentendre sa sélection. Ce sera tout à l'heure à partir de 16h. Mais tout de suite sur France Inter, nous retrouvons Questions politiques présentées par Nicolas Demorand et c'est sur France Inter.
Bonjour et bienvenue à ceux qui nous rejoignent. Questions politiques, c'est le magazine politique de France Inter, France Info et Le Monde. Notre invité cette semaine est Florian Philippot, vice-président du Front National. Florian Philippot qui répondra à toutes vos questions à 13h15. Vous avez plusieurs moyens pour nous joindre. Le 01 45 24 7000 franceinter.fr Twitter avec le mot-clé Question Paul et la page Facebook de France Inter puisque cette émission est diffusée en direct également sur ce réseau social. A mes côtés, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Françoise Fressos du Monde, Karine Bécard de France Inter. Revenons donc à la campagne de Marine Le Pen.
Pourquoi la présidente du Front National fait-elle campagne sur un rythme moderato Florian Philippot ? Elle est en campagne, c'est-à-dire qu'elle a développé des idées. Nous avons fait six ou sept conventions présidentielles déjà, la dernière sur la question de la santé qui est fondamentale, peut-être qu'on y reviendra face au projet destructeur de M. Fillon notamment, la précédente sur l'écologie et l'énergie de demain. Elle est aujourd'hui en Guyane où elle développe un projet pour remettre au centre l'outre-mer et non plus à l'ultra-périphérie de notre pays.
Elle se déplacera beaucoup en janvier sur toutes des thématiques industrielles, services publics, mais là c'est un round d'observation pour l'instant avant le véritable début de la campagne. Elle a voulu consolider son projet, écouter pour bâtir son projet qui sera dévoilé tout début février où là on commencera, ce que vous connaissez, les meetings, bien évidemment, ce qu'on appelle la campagne au sens propre d'ici.
Est-ce que vous lui conseillez d'accélérer parce qu'on sent quand même qu'il y a un effritement dans les sondages ? Est-ce qu'elle s'est un peu trompée de campagne pendant cette période ou pas ?
Non, moi je pense qu'il y a eu un effet primaire de la droite où M. Fillon ayant été ultra médiatisé pendant 2-3 semaines, il en a bénéficié et Marine Le Pen logiquement ainsi que d'autres d'ailleurs ont un peu reculé à ce moment-là mais c'est déjà terminé. Dans les dernières intentions de vote, François Fillon est en forte baisse, Marine Le Pen se maintient à un haut niveau, je crois qu'elle va lui repasser devant très rapidement parce qu'on sent bien que la campagne de François Fillon patine totalement. Donc moi je lui conseillerais pas de faire comme les autres, de courir dans tous les sens sous... Vous lui dites quoi ? Pour certains d'entre eux, d'ailleurs parce que M.
Fillon lui c'est pas le cas, François Fillon lui depuis un mois il a complètement disparu Vous lui dites quoi ? On a l'impression qu'il va en campagne en marche arrière si vous voulez comme s'il n'avait pas envie Vous lui dites quoi ? C'est intéressant comme s'il n'avait pas envie de cette élection présidentielle, il a eu envie de la campagne des primaires mais pas de la campagne présidentielle. Elle a envie de la campagne présidentielle Marine Le Pen ?
Marine Le Pen a très envie et elle est en ce moment même en Guyane en tient d'expliquer si vous l'entendrez vous l'entendez d'ailleurs si si si vous tendez l'oreille vous l'entendez Elle explique son projet dans différentes manières mais elle fait du fond Elle fait du fond Elle parle d'idées Elle parle de projets pour la France Elle n'est pas dans les batailles d'égo dans les batailles de primaires
On ne l'entend pas sur Alep On ne l'entend pas sur le Brexit On ne l'entend pas sur Trump en ce moment Elle est obligée de régler des petits contentieux à l'intérieur du parti Quand vous prenez... Non pas du tout En ce moment vous l'entendez
je vous dis vous l'avez entendu sur la santé Elle a fait un discours important sur la santé en disant comment on fait pour garantir la protection sociale la solidarité nationale pour ne pas tout détruire Il y a des choses à faire On peut lutter contre la fraude beaucoup mieux On peut faire de l'innovation avec nos start-up dans le domaine médical et paramédical pour faire des économies notamment mais on n'est pas obligé de tout détruire comme le souhaite M.
Fillon Et en ce moment elle développe des idées je vous le disais sur l'outre-mer parce que l'outre-mer c'est une richesse incroyable pour la France Cette économie de la mer cet espace maritime qui est le deuxième du monde qui est une richesse dont on n'est même pas conscient quand on est français aujourd'hui C'est incroyable Nous on souhaite l'être au cœur du développement futur de notre pays Est-ce que finalement
quand on voit dans certains sondages que François Fillon est devant Marine Le Pen est-ce qu'il ne vous pose pas un problème ce François Fillon avec son côté conservateur son côté sens commun son côté France traditionnel et que finalement vous êtes obligé de re-réfléchir à une stratégie pour vous repositionner à la rentrée
Alors moi je vais vous dire très sincèrement M.
Saint-Crick j'aime beaucoup le candidat François Fillon D'accord C'était votre candidat rêvé Alors non pas que je l'ai été pour lui mais je l'aime beaucoup comme adversaire parce que je pense que c'est un adversaire qui est extrêmement à peu près clair en tout cas il est un peu moins sur la santé ou il aurait trop pédalé à moitié Sur les valeurs On n'a rien compris et apparemment ses soutiens eux-mêmes n'ont rien compris parce qu'ils étaient incapables de défendre son projet Alors attendez s'il vous plaît Non c'est un candidat c'est un candidat d'abord de clairement de l'Union Européenne Un de ses premiers déplacements ça a été d'être adoubé on l'a vu il y a quelques jours par Mme Merkel et M.
Juncker le président de la Commission Européenne Un peu plus compliqué Non Non non Il est allé à Bruxelles Il est allé à Bruxelles C'est quand même significatif
Il a voté contre Mastricht
Il dit qu'il l'a regretté et il a voté ensuite la Constitution Européenne Il a même fait passer comme Premier ministre le traité de Lisbonne contre la volonté d'exprimer des Français C'était en 2008 quand il était Premier ministre ce qui est une véritable trahison Alors adversaire idéal Déjà à cause de l'Europe C'est ce que vous dites Ça veut dire quoi à l'Europe C'est-à-dire qu'il développe tout le programme toute la feuille de route de Bruxelles Quand il veut augmenter la TVA mais supprimer l'ISF Quand il veut supprimer 500 000 fonctionnaires ça veut dire des policiers Quand il veut mettre la retraite à 65 ans Il est le petit soldat de Bruxelles Quand il veut casser la sécurité sociale Il est le petit soldat de Bruxelles Quand il refuse de remettre en place les frontières nationales face à l'immigration Il est aussi le petit soldat de Bruxelles en descendant Schengen Ce qu'il appelle Schengen puissance 2 d'ailleurs Ce qui est catastrophique Vous l'attaquez sur son projet économique sur son projet européen Mais il y a une dimension chez lui qui est quand même
la droite traditionnelle la droite catholique et on a l'impression qu'à l'intérieur du Front National Marion Maréchal Le Pen elle l'a perçue comme un danger qu'il fallait peut-être réagir sur ce terrain-là et on sent qu'il y a des débats chez vous des débats qui ont agité le Front National cette semaine Florian Philippot
Honnêtement je ne les ai pas vus mais vraiment sincèrement Moi je vais vous dire je prends un exemple très simple de ce que vous dites il parle de famille famille il ne s'agit pas de sauter sur sa chaise comme disait un général en disant famille famille famille pour être le défenseur de la famille il faut regarder dans le détail d'abord il a un bilan il a gelé les allocations familiales quand il était premier ministre il propose de rétablir l'universalisme l'universalité d'accord il propose surtout avec son projet santé c'est le président de la mutualité française qui dit pour une famille avec deux enfants ça va être un surcoût de 100 euros par mois pour la santé pour se soigner rien que pour se soigner quand vous avez deux enfants augmenter la TVA mais qui consomme qui consomme aujourd'hui beaucoup les familles notamment les familles nombreuses elles consomment énormément alors qui sera pénalisé par l'augmentation de deux points de la TVA pour tous ce sont les familles qui a promis de l'austérité en disant c'est un discours de courage que de le dire non il n'y a rien de courageux avec le petit soldat de Bruxelles ça n'est pas courageux que d'aller dans le sens du vent bruxellois mais qui va souffrir de cette austérité ce sont les familles
c'est que du beurre François Fillon pour vous c'est un adverse
il a eu quelques mots clés comme cela pour essayer de séduire un électorat mais je crois que avant la primaire son projet n'était pas connu honnêtement c'était une espèce de bulle de mode qui a déjà éclaté qui est en train d'éclater et que maintenant que les français regardent la réalité de son projet et se souviennent de son bilan et qu'il voit lui-même il voit ses propres attermoiements ses propres hésitations on le voit bien cette espèce de valse sur la sécurité sociale où il n'est pas sûr de lui ça veut dire quoi ça d'après vous ? il a peut-être honte de son projet Florian Filippo sur la sécurité sociale ça veut dire quoi alors ? comment lisez-vous le projet de François Fillon ?
moi je pense que le vrai projet c'est le premier ce sont ses 16 pages qu'il a supprimées comme ça en catimini de son site internet à 17h un beau jour c'est-à-dire à 7 semaines petit risque gros risque petite pathologie grosse pathologie moi je suis assez d'accord avec Karine Becker on s'offre sa grippe on s'offre son rhume quand on a les moyens je veux dire tout simplement j'ai son conseiller monsieur Chartier qui disait ça dépend quel rhume c'est sa conseillère santé même Stoppa Lyonnais qui dit on va enlever l'optique le dentaire les prothèses auditives les troubles digestifs la grippe du panier de soins de l'assurance maladie bon je pense que ça c'est le vrai projet c'est le candidat des riches
pour vous en clair comme disent certains
c'est la santé réservée aux très riches ou aux clandestins si vous avez l'AME en fait ce sont les deux populations qui pourront soigner correctement pour le reste parce qu'il a une AME d'urgence seulement parce qu'il a supprimé il a supprimé l'AME c'est que les situations il la supprime parce que 2007-2012 il ne l'a pas supprimé il la supprime il la supprime comme l'UMP tous les 5 ans doit la supprimer il ne la supprime jamais parce que moi je constate qu'entre 2007 et 2012 ils avaient les manettes ils ne l'ont pas supprimé y compris M.
Fillon qui était pendant 5 ans Premier ministre voilà si vous voulez c'est un des candidats du système il veut appliquer quoi en fait à la France il veut appliquer ce qu'on a appliqué à la Grèce si vous prenez honnêtement vous prenez l'intégralité de ces mesures c'est mot pour mot exactement la même potion qui a été appliquée à la Grèce qu'on continue d'ailleurs de vouloir appliquer à la Grèce alors que ça ne fonctionne pas non seulement ça ne rétablit pas l'économie la croissance et l'emploi mais en plus ça continue de dégrader la dette ça continue de dégrader la dette et les déficits sociaux la Grèce en ce moment a une dette de 320 milliards d'euros et la pauvre Grèce qui a voulu là augmenter un petit peu ces petites retraites vous avez vu à quel point l'Union Européenne est brutale et inhumaine elle lui a immédiatement coupé les vivres et coupé les aides qui prouvent que ce système où nous n'avons plus notre indépendance nationale notre souveraineté nationale notre capacité de maîtriser notre destin est un système qui n'est pas viable Karine Bécard puis François François Or il est partagé par Fillon Macron Valls et les autres
Malgré tout critiquer notamment là la sécurité sociale je reviens sur ça c'est facile vous vous proposez quoi il y a quand même un déficit record de la sécurité sociale à résorber vous le résorbez comment ? Vous sortez toujours l'histoire de la fraude sociale d'accord mais ça ne résout pas la totalité du problème il n'y a pas que la fraude
d'abord on pose un principe on ne détruit pas la solidarité nationale premier principe sûrement pas à un moment où nous avons déjà 9 millions de pauvres et 6 millions de chômeurs premier principe comment on fait ? d'abord la fraude je comprends tout ça fait des dizaines de rapports administratifs qui expliquent qu'il faut mettre en place en France une carte vitale biométrique elle n'est toujours pas mise en place on se demande bien pourquoi il faut la mettre en place extrêmement rapidement mais ça ne suffit pas donc ensuite ?
deux il y a un gisement d'économie et d'emploi d'ailleurs qui passe complètement inaperçu en France c'est l'innovation ce sont ces start-up qui peuvent vous aider notamment dans le domaine médical on a des petites pépites en France sur ces start-up françaises nous nous proposons un fonds d'innovation pour ces start-up pour les aider justement alors ça permettrait dans le domaine médical et paramédical d'éviter des dépenses inutiles par exemple de mettre en place vous savez le médicament vendu à l'unité ce qui évite que vous vous retrouviez chez vous avec une pharmacie complète de médicaments que vous n'avez pas utilisé tout ça coûte très cher aux finances publiques ça c'est le deuxième point troisième point il faut supprimer l'aide médicale d'état ça c'est pas ça c'est 800 millions ça résout pas c'est 860 millions prévision 1 milliard au maximum 1 milliard déjà on le dit et on annonce des prévisions à 1 milliard 3 rapidement 1 milliard 300 millions d'euros vous ne dites c'est rien c'est quand même quelque chose 1 milliard d'euros par an 1 milliard 3 demain c'est quand même une dépense absolument considérable qui crée en plus un appel d'air et qu'on ne me dise pas et bien sûr nous allons évidemment restreindre cette aide aux urgences vitales j'entends déjà les cris d'orfraie il n'est pas question évidemment de laisser sur le bord du chemin quelqu'un qui serait en danger de mort mais revenir en quelque sorte à ce qui se passait avant l'an 2000 et le quinquennat entre guillemets de monsieur Jospin c'est à dire il n'y avait pas d'AME ça se passait mieux et ça coûtait moins cher et il y avait peut-être moins d'appels d'air à l'immigration est-ce que c'est pas
un peu caricatural excusez-moi on touche à l'AME on résout tout par ailleurs vous dites comparaison France-Grèce on n'est pas dans la même situation on n'est pas dans la même situation je vous ai donné
trois pistes différentes et troisièmement
le projet dicté par Bruxelles est-ce que c'est pas une accusation gratuite est-ce que les candidats à la présidentielle n'ont pas le droit de faire leur projet pourquoi c'est dicté par Bruxelles est-ce que c'est pas des fantasmes que vous trimballez dans votre campagne en disant voilà on est les seuls à faire un projet national alors que je ne vois pas où monsieur Fillon est allé prendre ses ordres à Bruxelles Florian Philippot
écoutez moi je suis désolé je lis d'abord je regarde ce qu'ils ont fait ils ont fait passer le traité de Lisbonne contre la volonté des français c'est quand même extraordinaire c'est un signe de soumission incroyable et de mépris pour la démocratie et pour le peuple français de je regarde toutes les mesures qu'il demande en permanence à la France de revoir son système de retraite de revoir son droit du travail d'augmenter la TVA etc mais ce sont les instances européennes il suffit de lire leur rapport tout est dedans tout le projet de monsieur Fillon
il faut surtout pas y toucher il faut protéger il faut rien toucher
c'est là qu'il y a un problème il faut pas tout détruire si Bruxelles avait la clé de nos problèmes que ce soit en matière économique ou en matière d'immigration ça se saurait or c'est l'inverse c'est la zone qui fait le moins de croissance qui se désindustrialise le plus vite et qui connait en plus une crise migratoire sans précédent donc c'est échec sur toute la ligne nous nous disons il faut relancer la croissance comment on fait ? d'abord en se protégeant la protection n'est pas un gros mot
alors la protection
ça veut dire qu'on fait comme les autres du patriotisme économique vous taxez les importations et ça tombe sur les sur ceux qui consomment des produits et donc ça touche l'électorat populaire non pas toutes les importations lorsqu'il y a une concurrence déloyale et que nous nous avons la volonté de relancer ou de protéger une industrie nationale même de secteur de pointe et bien on met temporairement des droits de douane sur cette concurrence déloyale deux il y a la question de l'euro il faut pas l'oublier en permanence on se trimballe un déficit de compétitivité par rapport à l'Allemagne de le FMI nous dit 21% pourquoi ?
parce que l'euro est pas assez cher pour l'Allemagne de 6% et il est trop cher pour la France de 15% donc vous faites 6 plus 15 ça fait 21 donc quoi qu'on fasse même si demain on mettait les salaires à 100 euros par mois en France on aurait quoi qu'il arrive un déficit de 21% de compétitivité par rapport à l'Allemagne qui est notre principal concurrent économique aujourd'hui donc ça ça n'est pas possible moi je lis le prix Nobel 2016 qui nous dit l'euro est une erreur j'ai lu l'autre prix Nobel d'économie M.
Stiglitz qui dit l'euro est une erreur il faut aller tranquillement vers ce qu'ils ont fait au Royaume-Uni c'est-à-dire un référendum sur notre appartenance à l'Union Européenne au bout de 6 mois on négociera et on fera ce référendum pour retrouver les marges de manœuvre y compris face à l'immigration sur le Brexit troisième sujet sans frontière nationale comment lutte-on contre l'immigration on ne peut pas
M. Philippot justement sur le Brexit on est à 6 mois de l'événement et en fait il ne se passe rien en réalité c'est-à-dire que l'Union Européenne ne donne aucune prise à la Grande-Bretagne la Grande-Bretagne elle est comme en apesanteur il ne s'est rien passé il n'y a pas eu un choc libératoire ce fameux choc que vous prédisez en disant si jamais on fait le bras de fer avec l'Europe on va régler tous nos problèmes quelle leçon quel bilan tirez-vous de ce qui se passe aujourd'hui
je vous invite vraiment à vous repasser les bandes sons et vidéos qui étaient diffusées juste avant le Brexit et juste après juste avant le vote et juste après en juin on nous expliquait que ce serait épouvantable que les entreprises allaient quitter retirer leur siège social que ça allait être une augmentation du chômage que les français ne pourraient plus aller travailler au Royaume-Uni ils sont en attente le Brexit n'a pas encore eu lieu non mais il est anticipé puisqu'il aura lieu en mars prochain alors moi je vois Nissan qui annonce on va aller investir 3000 emplois vous savez si Nissan craignait ce qui se passe en mars prochain il ne projetterait pas un tel investissement pareil pour McDonald's pareil pour Google création d'emplois je vois un chômage qui est à 4,8% qui a baissé qui a baissé non mais qui a baissé c'est pas dû au Brexit excusez-moi non mais d'accord mais il n'y a pas eu l'apocalypse il n'y a pas eu l'apocalypse non mais il n'y a pas eu cette espèce de ça y est au contraire moi je vois le carnet de commande des entreprises qui est au plus haut depuis deux ans donc si c'était la catastrophe ça se verrait dans le carnet de commande des PME alors ça n'est pas le cas au contraire il est au plus haut depuis deux ans j'ai vu les salaires la statistique sur les salaires qui augmente de 2,6% sur un an c'est beaucoup plus qu'en France et surtout je vais vous dire au-delà même des chiffres qui sont bons moi je vois un pays qui retrouve le goût de la liberté qui se dit en fait c'est possible si nous on veut refuser les OGM demain on pourra on ne dépendra plus de la commission de Bruxelles si nous demain on veut rétablir nos frontières et réduire fortement l'immigration c'est ce que veut faire madame Theresa May d'ailleurs elle veut réduire elle veut diviser par 3 l'immigration légale on peut le faire alors que vous dans l'Union Européenne vous ne pouvez pas le faire ça c'est une vraie différence ça redonne du moral je crois au peuple que de savoir qu'il ne vote pas pour rien restons à l'étranger Donald Trump Nathalie Saint-Cré
finalement vous aimiez beaucoup Donald Trump je voulais savoir comment vous jugez ses premiers pas quand on voit notamment la composition et son entourage avec vous qui dénoncez les gens du système
qui dénoncez les lobbies vous êtes servi
il y a la moitié du gouvernement qui est passé dans la banque et qui défend des intérêts privés est-ce que finalement vous n'êtes pas effroyablement déçu
Florian Philippot et qu'il y a une incohérence
avec vos propos intérieurs
je serais déçu ou très heureux lorsqu'il sera en fonction et qu'il prendra des décisions pour l'instant
vous avez bien vu l'entourage
il est président élu et il prend ses fonctions le 20 janvier donc on verra ensuite ce qu'il décidera le cabinet moi je n'ai jamais je ne suis pas comptable de ce que fait Trump et je n'ai jamais défendu Trump pour Trump je ne suis pas américain et ils jugeront eux-mêmes cette politique ce qui m'intéressait moi c'était en tant que français de voir si les intérêts français étaient mieux défendus avec Trump ou avec Hillary Clinton il se trouve qu'ils sont mieux défendus avec Trump pourquoi ? parce que par exemple lui refuse le traité transatlantique alors que Mme Clinton était favorable au TAFTA au traité transatlantique
c'est un peu court pour défendre quelqu'un qui n'est pas dans son cabinet
déjà ça n'est pas rien parce que nous nous avons des présidents fantoches qui n'ont plus le pouvoir donc ils ne peuvent même pas s'opposer au TAFTA enfin en tout cas avec ces présidents-là c'est un peu incroyable et donc d'ailleurs il n'y a pas du tout l'intention de le signer ils ne peuvent pas quand le secrétaire d'état Mathias Fech Fechel Fechel pardon secrétaire d'état au commerce extérieur nous dit on va il nous a dit ça je crois en septembre dernier le TAFTA c'est épouvantable la France va se retirer des négociations je crois que deux jours plus tard vous aviez Mme Merkel et M.
Juncker qui lui disaient on continue voilà on continue notre souveraineté commerciale a été transférée là aussi à l'Union Européenne vous revenez toujours à la même chose qui peut éventuellement vous arranger la question elle est précise et deuxièmement c'est la politique étrangère moi j'ai le sentiment je vois les dernières déclarations de M. Obama qui soutenait Hillary Clinton j'ai vu la campagne d'Hillary Clinton on a le sentiment que ces gens là veulent un conflit avec la Russie qui font tout pour avoir un conflit avec la Russie c'est parfaitement irresponsable il y a quand même
un problème essentiel sur la Russie effectivement si Vladimir Poutine ou en tout cas ses services sont intervenus de manière négative sur une élection présidentielle qui ne se passait pas dans leur pays je pense quand même qu'il y a un problème évident qu'il va falloir résoudre
et il y a même urgence
Bruxelles c'est la Russie il y a urgence
Florian Philippot oui il faudrait d'abord
j'espère que vous ne pouvez pas applaudir des deux mains les actions de Vladimir Poutine
les seules actions que je connaisse de piratage international d'écoute massive au niveau mondial y compris de chef d'Etat ça vient plutôt des Etats-Unis ça c'est la réalité vous n'avez aucune inquiétude on n'a pas vu de Snowden russe encore malheureusement peut-être la Russie on verra bien mais moi j'ai surtout le sentiment qui a quand même une attitude de mauvais perdant dès que Trump a été élu alors d'abord on nous a fait le coup des pétitions comme pour le Brexit pétition contre son élection extrêmement démocratique comme démarche deuxièmement les manifestations alors ils étaient 30 40 là 60 là mais c'était soi-disant des manifestations de masse bon évidemment là non plus ça n'est pas très démocratique troisièmement pression sur les grands électeurs pour qu'ils ne respectent pas le vote américain et qu'ils votent en sens inverse là aussi c'est un peu du jamais vu et ça n'est pas très démocratique on en conviendra maintenant on nous explique en fait l'élection était truquée parce que les méchants russes sont venus pirater vous n'y croyez pas ?
non vous n'y croyez pas ? vous n'y croyez pas ? alors si c'est vrai d'abord ça veut dire que les Etats-Unis sont complètement nuls ça veut dire qu'il y a une faille incroyable dans le système américain et qu'il ferait mieux de se remettre en question un tout petit peu deuxièmement moi je vous dis quand je vois cette accumulation d'attitudes de mauvais perdants j'ai des doutes voilà j'ai juste des doutes et ensuite on verra revenir à la question de la Russie et puis ça aurait changé quoi ? j'ai oublié aussi dans l'attitude Florian Philippot on va revenir à la question de la Russie et du cyber espionnage avec Martin Huntersinger tout à l'heure Karine Becker vous voulez intervenir ?
je voulais poursuivre en fait sur ça
vous voulez poursuivre sur la Russie non mais du coup
on peut en profiter oui on peut poser une autre question je reviens sur une question que je posais tout à l'heure et finalement qu'on n'a pas eu le temps de développer Marine Le Pen on l'entend peu sur Alep je disais on l'entend peu sur le Brexit alors là on vous a entendu on l'entend peu sur Prump heureusement que vous êtes là pour en parler un peu mais finalement on la voit surtout intervenir pour vous séparer un peu entre Marion Maréchal Le Pen et vous Florian Philippot on a quand même le sentiment de plus en plus au Front National qu'il y a deux lignes irréconciliables pour reprendre une expression qui devient à la mode surtout à gauche mais chez vous aussi
non voilà je ne peux pas vous dire autre chose que ça tout cela d'abord c'est une histoire une petite crisette une crisounette c'était une petite chose oui on vous a déjà entendu de le dire non mais je veux dire voilà il y a eu un désaccord d'accord bon ben voilà on a rappelé ce qu'était le projet présidentiel droit à l'IVG remboursement intégral de l'IVG au moins tout le monde le sait maintenant ce qui est quand même un acquis je ne suis pas sûr que c'était le cas il y a encore un mois que tout le monde était bien au courant et après c'est tout avec Marion et tous les autres cadres et élus du front nous travaillons derrière Marine Le Pen et croyez-moi cette histoire elle est largement derrière nous et ceux qui ont voulu fantasmer sur plus que ça se sont pris les pieds dans le tapis je pense qu'on en parlera oui on en reparlera tout à l'heure et avec vous aussi amis auditeurs et téléspectateurs si vous le souhaitez bien entendu 01 45 24 7000 pour vos questions Florian Philippot reportage
questions politiques sur France Inter
toutes les semaines nous rejoint un reporter des rédactions de France Inter ou aujourd'hui du monde bonjour Lucie Soulier bonjour bonjour Florian Philippot des lycéens planchent Lucie sur le thème qu'est-ce qu'être français
oui alors moi je suis allée à Corbeil-Essonne dans le sud de Paris où j'ai rencontré une professeure de vente dans un lycée professionnel qui est collée à la cité des Tartorais alors elle elle en avait assez que notamment un de ses élèves la taxe de racisme à chaque fois qu'elle essayait d'imposer son autorité donc elle a entamé un travail de fond avec toute sa classe sur qu'est-ce que c'est que le racisme qu'est-ce que c'est qu'être français aujourd'hui deux ans après ils sont en terminale et ils réalisent des courts-métrages sur ces thèmes-là alors pendant les ateliers d'écriture des scénarios ce qu'on peut un petit peu entendre c'est qu'ils aiment la France qu'ils aiment notamment son mélange pour eux dont les parents viennent d'Angola du Sri Lanka du Congo ou encore d'Algérie mais lorsqu'ils racontent leur quotidien ce qui ressort surtout c'est le racisme ordinaire auquel ils sont confrontés les discriminations à l'embauche ou encore les contrôles au faciès il y a notamment Elias qui me racontait qu'après les attentats contre Charlie Hebdo il se faisait contrôler cinq fois par jour parce qu'il est jeune de banlieue arabe ou en tout cas c'est ce qu'il ressent il y a également Jenny qui mime avec beaucoup d'humour les acrobaties des vigiles à chaque fois qu'elle rentre dans un magasin pour vérifier qu'elle ne vole rien alors moi ce que je voulais vous demander c'est ce que vous répondez à Richie Richie ses parents viennent d'Angola lui il n'y a jamais mis les pieds lui il sent 100% français mais ce qu'il ressent c'est que c'est la France qui ne le sent pas français il va voter pour la première fois à l'élection présidentielle et ce qu'il m'a dit c'est qu'il allait voter blanc parce qu'il ne se sent pas représenté qu'est-ce que vous lui répondez ?
Florian Philippot bah je qu'il se considère comme 100% français et qu'il souhaite être considéré comme 100% français je lui donne 100% raison vous voyez pour le coup et moi ce que je ce que je vois et c'est une dérive qui m'inquiète d'ailleurs que nous avons signalé depuis plusieurs années c'est de plus en plus souvent des personnalités importantes de l'état des ministres des premiers ministres jusqu'à des présidents de la république qui se mettent à parler de communauté alors évidemment dans un contexte où déjà l'immigration massive rend l'assimilation moi je souhaite l'assimilation je suis pour le modèle d'assimilation républicaine où déjà cette assimilation républicaine est rendue beaucoup plus difficile par le rythme de l'immigration si en plus vous avez des responsables politiques de haut niveau des ministres qui parlent de communauté en permanence et évidemment ça ne facilite pas la tâche de ceux qui veulent justement s'assimiler ceux qui se considèrent comme français et point barre et qui ne veulent pas qu'on leur rappelle en permanence leurs origines ou leurs religions leurs confessions etc personnes qui sont contrôlées au faciès contrôlées par des vigiles dans les magasins c'est ce que disait Lucie à l'instant suite à son reportage ce qui veut dire qu'il est tout de même difficile pour ces français de vivre normalement une vie de français tranquille sans être arrêté plus que d'autres écoutez moi je vais vous dire d'abord contrôlé par des vigiles dans les magasins aujourd'hui on l'étouffe on est en situation d'état d'urgence de risque terroriste donc on l'étouffe je ne crois pas qu'il y ait de discrimination enfin le contrôle au faciès existe aussi moi je vais vous dire les discriminations les tensions les multiples racismes parce qu'il y a du racisme dans tous les sens moi je peux vous donner plein d'exemples de racisme alors il y a du racisme dans tous les sens et ça je crois qu'il faut aussi ne pas le nier cette société qu'on nous a construite c'est la société de l'immigration massive donc soit on continue avec ce rythme d'immigration qui ne cesse de croître d'ailleurs massive légalement et illégalement et on ira il ne faut pas se leurrer il ne faut pas croire qu'on vit dans un monde qui n'existe pas on ira vers une société de plus en plus communautarisée de plus en plus multi-conflictuelle et on aura de plus en plus ce genre de problématiques avec des gens qui se sentiront discriminés d'autres qui ne voudront pas s'assimiler etc.
soit on dit écoutez au bout d'un moment la France doit renouer avec sa tradition d'assimilation et non pas de communautarisme où on juxtapose vous le dites à qui ça les uns à côté des autres mais pour ça il faut arrêter l'immigration voilà tout simplement il faut arrêter l'immigration parce que sinon nous n'y arriverons jamais ça suppose de retrouver d'abord et avant tout c'est pas une condition suffisante mais c'est une condition nécessaire de retrouver nos frontières nationales et de sortir de Schengen ça suppose de retrouver notre capacité à décider nous-mêmes de notre politique d'immigration et non pas dépendre du juge de la CEDH ou dépendre du juge de l'Union Européenne et je crois qu'à partir de là s'il y a une volonté claire on pourra aller vers ce modèle d'assimilation et donc à ces petits français qui se font contrôler par des policiers plus que d'autres vous n'avez rien à dire qu'est-ce que je voulais que je vous dise je voulais que j'accuse la police non mais quand vous dites il faut arrêter le communautarisme la police est déjà suffisamment accusée dans notre pays pour que je rajoute une couche le communautarisme à qui le dites-vous qu'il faut arrêter le communautarisme moi je n'ai jamais mis en cause les personnes issues de l'immigration ou les migrants aujourd'hui jamais je mets en cause les responsables politiques en disant vous avez créé un cocktail explosif dans notre pays et vous continuez j'entendais ce matin le je crois que c'est Pierre Henry c'est ça enfin le président de France Terre d'Asile qui disait à Paris rien qu'à Paris chaque jour arrive entre 80 et 100 migrants comment voulez-vous que ça se passe bien ça ne peut pas bien se passer ça ne se passe bien pour personne d'ailleurs donc travaillons là-bas sur les pays d'origine renforçons nos aides avec l'ONU mais de grâce arrêtons cette politique folle d'immigration allez on se retrouve on se retrouve après le journal de 13h sur France Inter vos questions à Florian Philippot 01 45 24 7000 retour en effet sur le plateau de questions politiques l'émission politique de France Inter France Info et Le Monde notre invité jusqu'à 14h est Florian Philippot le vice-président du Front National pour intervenir vous avez plusieurs moyens 01 45 24 7000 pour le standard France Inter.fr Twitter avec le mot-clé question Paul et sur la page Facebook de France Inter où cette émission est également diffusée en direct Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions Françoise Fressos-Dumonde et Karine Bécard de France Inter sont à mes côtés et au standard c'est Pierre qui ouvre le bal bonjour Pierre bienvenue
bonjour vous nous appelez de Bretagne
Florian Philippot vous écoute oui
de Guy Prilly effectivement bonjour monsieur Philippot donc ma question porte sur le volet social du programme du FN vous savez que ce programme ne pourrait pas être appliqué dans le cadre de l'Union Européenne puisque par exemple l'article 63 du TFUE interdit aux états de lutter contre les délocalisations ce que ne dit jette d'ailleurs jamais le FN où chacun a sa petite version personnelle j'invite les auditeurs à regarder les 21 versions contradictoires du FN sur l'Union Européenne qu'a compilé l'Union Populaire Républicaine donc au lieu de commencer votre mandat par 6 mois de négociation bidon puisqu'il faudrait l'unanimité des 28 états membres pour pouvoir changer une virgule des traités européens conformément à l'article 48 pourquoi monsieur Philippot ne militez-vous pas pour une sortie claire et simple de l'Union Européenne par l'article 50 comment prend seule l'Union Populaire de François Asselineau le fait depuis plus de 10 ans
merci Pierre pour cette question une sortie claire et nette plutôt que de tergiverser sur les virgules disait notre auditeur je crois qu'on peut faire plus clair et nette que ce que nous disons référendum au bout de 6 mois et évidemment nous utiliserons ce qui est prévu par les traités c'est l'article 50 ce qui permet de quitter l'Union Européenne celui que vont déclencher les britanniques bientôt pourquoi on fait un référendum parce que c'est un sujet majeur nous sommes des démocrates il y a eu des référendums sur Maastricht il y a eu des référendums sur la constitution européenne je regrette d'ailleurs que celui-ci n'ait pas été respecté mais je n'imagine pas qu'on puisse faire ce choix qui est quand même important sans que les français votent et d'ailleurs il faudra s'y habituer sous la mandature Marine Le Pen il y aura beaucoup de référendums et il y aura également des référendums d'initiative populaire puisqu'on en donnera la possibilité constitutionnelle aux français et les 6 mois sont très importants parce qu'il faut bien faire campagne il faut bien expliquer les enjeux à nos compatriotes il faut bien aller voir Bruxelles et nos partenaires pour dire ce que l'on veut on n'est pas dans un monde de brut où on ne se parle pas et du jour au lendemain on s'en va on claque la porte ça n'a pas beaucoup de sens je crois que la politique ce n'est pas que du droit c'est le droit mais c'est aussi la capacité à faire bouger les lignes Françoise Fresseuse c'est juste une précision ça veut dire que pour vous dans votre tête vous sortez de l'heureux quoi qu'il arrive c'est pas en tout cas un bras de fer pour obtenir quelque chose c'est vraiment la sortie de l'euro le référendum aura lieu quoi qu'il arrive et c'est un référendum sur l'appartenance à l'Union Européenne c'est un gadget
parce que quand on vote pour le Front National et donc si Marine Le Pen devait gagner cette campagne présidentielle on sait pertinemment que vous êtes pour une sortie de l'euro donc pourquoi rajouter un référendum ?
On sait pertinemment qu'on est pour un référendum sur l'appartenance à l'Union Européenne ça c'est certain parce que c'est dans le projet mais on aime beaucoup le référendum et pendant ces six mois qu'est-ce qu'on va dire à l'Union Européenne ?
On va dire écoutez il y a un énorme problème avec les peuples donc soit on retrouve notre souveraineté monétaire budgétaire territoriale et législative c'est-à-dire que nos lois notre droit national est supérieur aux droits européens et à ce moment-là l'Union Européenne disparaît et elle est remplacée par l'Europe des nations libres et tout le monde se réunira et signera un magnifique traité qui créera l'Europe des nations celle que voulait le général de Gaulle fondée sur les grands projets créateurs d'emplois créateurs d'innovation créateurs de mieux-être et de sécurité soit elle nous dit on ne peut pas bouger parce qu'effectivement il y a cette règle de l'unanimité parce que l'Allemagne ne veut pas bouger parce que la commission ne veut pas bouger parce que les lobbies autour de la commission ne veulent pas bouger et à ce moment-là on dira aux français ben on sort on sort retour au standard je crois que les choses sont très claires mais le référendum c'est une arme qui est importante et c'est un outil démocratique qu'il faut maintenant retrouver ça fait 11 ans et un peu plus même qu'en France il n'y a pas eu le moindre référendum national retour au standard et on reste sur les questions d'Union Européenne bonjour Pascal soyez le bienvenu nous vous écoutons
merci bonjour messieurs dames bonjour monsieur Philippot
bonjour monsieur
monsieur Philippot comme d'autres membres
du Front National à chaque fois que vous parlez de sortie de l'Union Européenne vous vous arrangez pour que dans vos propos
il y ait des sujets migratoires en jeu vous voulez barrer des frontières aux migrants vous voulez rendre la France aux français etc la préférence nationale donc finalement vous arrivez à faire penser aux gens que vouloir sortir de l'Union Européenne c'est être xénophobe c'est pas une façon pour vous de salir l'idée de sortie de l'Union Européenne d'autres personnes le proposent sans mettre de sujets clivants dans la balance l'Union Populaire Résubicaine qui était citée par mon prédécesseur par exemple vous mélangez les deux choses et ça fausse le débat national
merci Pascal pour cette question Florian Philippot vous répond j'espère d'ailleurs que votre candidat aura ses 500 signatures il les mérite petit message au passage pour la démocratie mais non d'abord il n'y a pas déjà cette égalité de sortie qu'elle plus personne ne croit aujourd'hui entre restreindre l'immigration considérablement et xénophobie n'a pas de sens écoutez il faut maintenant qu'on ait des débats adultes il y a une crise migratoire il y a un problème d'assimilation de communautarisme de problèmes économiques aussi liés à l'immigration la directive détachement des travailleurs c'est pas moi qui l'ai inventé là aussi ce sont nos gouvernements de droite et de gauche qui l'ont accepté donc il y a un problème migratoire aussi donc comment on le résout on le résout en retrouvant des frontières nationales notamment comment on retrouve des frontières nationales en sortant de Schengen en retrouvant notre souveraineté nationale tout est lié il n'y a pas question là-dedans de xénophobie ou quoi moi je suis pour une France qui dialogue avec le monde entier qui puisse même retrouver l'idée qu'elle est une puissance mondiale avec une vraie armée qui retrouve un budget à 3% du PIB à terme du mandat avec l'idée qu'on ait la puissance de la francophonie de l'espace maritime de 11 millions de kilomètres carrés qu'on ait une puissance politique membre permanente du conseil de sécurité de l'ONU mais comment on retrouve cette idée d'une France qui parle au monde entier et bien il faut une France libre il faut une France qui puisse décider ce qu'elle veut et ce qui est bon pour elle et ce qu'elle veut dire au monde donc il y a des problèmes économiques et sociaux il y a des problèmes migratoires il n'y a pas que ça d'ailleurs il y a des problèmes écologiques par exemple il y a l'Union Européenne parce que l'Union Européenne peut nous imposer des OGM comme elle vient de le faire tout récemment elle nous impose le libre-échange qui est foncièrement anti-écolo parce qu'il vous oblige à aller produire à des milliers de kilomètres et à réimporter dans des pays qui n'ont pas de normes environnementales donc il y a toute une foule de problèmes qu'il faut résoudre et on n'y arrivera pas si on n'a pas notre indépendance nationale Karine Becker puis Joseph Je me permets juste
de revenir à un tout petit instant sur le référendum Marine Le Pen va jusqu'au bout sur le référendum si elle perd son référendum elle démissionne ?
Oui oui elle l'a déjà dit oui bien sûr elle aura expliqué aux français avant l'élection puis pendant ces six mois pré-référendum qu'elle ne peut pas conduire la voiture si elle n'a pas le volant si elle n'a pas le levier de vitesse si elle n'a pas les pédales si elle n'a pas tout ce qu'il faut Mais je ne parle pas que de celui sur la sortie de l'euro Non mais ce n'est pas d'abord que le référendum n'est pas sur la sortie de l'euro elle est sur la sortie de l'Union Européenne D'abord et oui sur ce référendum là oui parce que sinon sinon ça signifie qu'elle promet des choses aux français qui ne sont pas réalisables elle ne pourra pas arrêter l'immigration elle ne pourra pas restaurer une industrie digne de ce nom elle ne pourra pas protéger les intérêts français Mais surtout les autres si on reste dans l'Union Européenne actuelle ça c'est certain
Vous voulez faire régulièrement des référendums si j'ai bien compris parce que vous trouvez que depuis 11 ans on n'en fait plus suffisamment donc à chaque fois qu'il y aura un référendum forcément elle prendra position ce qui signifie qu'elle démissionnera si jamais effectivement elle est en minorité
Oui on veut faire des référendums et non elle ne démissionnera pas forcément le référendum c'est aussi une question qu'on pose sur un sujet et oui il faudra s'habituer Mais la démission c'est sur le référendum fondateur de la sortie de l'Union Européenne Si on reste dans l'Union Européenne actuelle Marine Le Pen ne peut que trahir donc ça ne sert à rien enfin je veux dire on ne s'appelle pas Tsipras ou d'autres et donc évidemment ou Sarkozy ou d'autres donc on on en tirera les conséquences mais il est évident que s'il y a une dynamique d'élection de Marine Le Pen une dynamique vis-à-vis de l'Union Européenne il est évident que ce référendum sera gagné et je pense même haut la main Oui c'est ce que vous disiez tout à l'heure sur le gazère on n'en a pas besoin mais il y aura des référendums sur les grands sujets sur les référendums institutionnels et puis surtout on créera cette possibilité de référendum d'initiative populaire vous avez 500 000 signatures au niveau national ça déclenche un référendum Joseph est au standard bonjour bienvenue Oui bonjour Nous vous écoutons
Oui voilà je voudrais poser des questions simples à monsieur Philippot du Front National à propos d'Alep quelle est la position du Front National actuellement sur le problème de la Syrie et Alep et la population qui vit ce drame la position du Front National vis-à-vis de monsieur Poutine et de monsieur Assad
Merci Joseph pour cet ensemble de questions sur la situation dramatique d'Alep Florian Philippot pour commencer Oui bonjour monsieur bien écoutez sur ce qui se passe à Alep et dans la région plus généralement d'abord on est un peu spectateur on aurait mieux fait d'être acteur et donc la France aurait dû essayer de construire une coalition mondiale avec les Etats-Unis Elle a essayé Ah non parce que d'emblée Elle a essayé ça a échoué Non parce que d'emblée on a fermé la porte par exemple à la Russie alors on savait que c'était un acteur majeur dans la région et on a fermé la porte au gouvernement syrien qui est certes loin d'être parfait je suis d'accord avec vous mais il n'empêche que c'est aujourd'hui l'interlocuteur et l'acteur là-bas et qu'il vaut mieux travailler avec lui que lui tourner le dos pour des raisons idéologiques donc nous n'avons pas œuvré donc aujourd'hui on n'est pas acteur on est spectateur Deuxièmement Mais attendez
à part inclure Vladimir Poutine en quoi ça change la formation d'une grande coalition comment Marine Le Pen présidente réussit elle à organiser une grande coalition internationale quand les américains par exemple en 2013
disent nous on interviendra pas on fait comment pour les convaincre Mais parce que Marine Le Pen elle ne serait pas dogmatiquement opposée à tel ou tel pays Mais ça veut dire qu'il n'a pas envie d'intervenir comme on fait pour le convaincre Non c'est pas un axe si Moscou-Paris on essaie de mettre autour d'une table toutes les puissances importantes qui ont des choses à dire qui peuvent agir là-bas mais quand d'emblée avant même toute négociation ou construction de coalition on vous dit de toute façon on ne veut pas de la Russie et de la Syrie ou même de l'Iran alors c'est terminé Je prends l'exemple
des Etats-Unis les Etats-Unis en 2013 et si de ne pas intervenir militairement comment Marine Le Pen réussit à les convaincre Oui Bien sûr Mais à ce moment-là Ce que je veux juste vous dire c'est qu'en cette bloc on convainc comment les gens qui n'ont pas envie d'intervenir on la forme
La preuve qu'on peut les convaincre puisque les Etats-Unis ont évolué depuis vous me parlez de 2013 nous sommes en 2016 donc l'opération d'Alep et les autres au lieu d'être spectateurs on aurait pu y participer et peut-être la faire totalement différemment Est-ce que c'était des crimes s'il vous plaît est-ce que c'était des crimes de guerre ce qui s'est passé à Alep ces derniers jours Ce n'est pas à moi de me prononcer Non mais vous avez vous avez une liberté d'analyse en tant que politique J'essaie de sortir Oui mais J'essaie de sortir Donc comment qualifier ce qui s'est passé à Alep J'essaie de sortir de la diplomatie qu'on a héritée un peu des bouches très manichéennes où il y aurait les gentils et les méchants en permanence Ce n'est pas le sens de ma question C'est sur ce qui s'est passé C'est la conclusion Non non Sur des populations civiles vous qualifiez ça de crime de guerre ou pas ?
Je sépare les populations civiles et je pense que l'ONU doit prendre ses responsabilités ce qu'elle essaie de faire d'ailleurs et tout à l'heure il y aura le vote de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour évacuer par couloir humanitaire les populations civiles que les choses soient très claires Les survivants Ce qu'on appelle les rebelles ce qu'on a appelé les rebelles c'est un mot positif la rébellion le rebelle ce sont la plupart du temps des islamistes des branches syriennes d'Al-Qaïda et qu'on a d'ailleurs aidé soutenu voire financé de manière totalement inconsciente donc on porte une responsabilité les gouvernements français portent aussi une part de responsabilité dans ce qui se passe quand le ministre des affaires étrangères de la France monsieur Fabius en 2012 nous disait le front Al-Nosra ils font du bon boulot et qu'aujourd'hui on se retrouve parmi ces rebelles à Alep à être face au front Al-Nosra qui a changé de nom depuis d'ailleurs et bien on voit bien qu'on était parti sur une très mauvaise route sur un très mauvais chemin la population civile portait ma question Florian Philippot ont-elles été l'objet et les victimes de crimes de guerre ?
mais je ne lancerai pas de ce style d'accusation ce n'est pas mon rôle et notre rôle à nous c'est de trouver une solution pour qu'il y ait le moins de victimes possible ou alors il y en a eu énormément on est simplement dans le discours diplomatique de condamnation morale il faut aussi la voir sur ce qui se passe il faut peut-être aussi nommer les choses alors nommons-les aussi pour ce qui se passe au Yémen mais pourquoi ne pas les nommer ou notre grand allié nos chers émirs d'Arabie Saoudite sont en train on fait un massacre mais là on ne dit rien parce que ce sont nos grands alliés nos très chers émirs d'Arabie Saoudite s'il vous plaît vous pouvez dire que c'est un massacre au Yémen mais pourquoi cette réticence à qualifier les choses en Syrie c'est ça que je ne comprends pas parce que je ne suis pas qualifié pour vous dire crime de guerre c'est une notion très précise en droit international un crime de guerre s'il y a crime de guerre il y aura crime de guerre vous ne croyez pas les témoignages qui viennent d'Alep pour le moment nous sommes dans une situation de conflit et on sait que ce qui vient comme information de la part des belligérants quels que soient les belligérants en pleine période de conflit est toujours à prendre avec énormément de pincettes maintenant je vous le dis clairement moi je ne souhaite pas qu'aujourd'hui regardez la photo qui est derrière vous vous la voyez à l'écran c'est quoi ça pour vous c'est une photo terrible est-ce que vous croyez qu'on fait une diplomatie sur une photo non mais c'est une information une photo cette photo Florian Philippot suscite quel commentaire chez vous vous connaissez mais qu'est-ce que vous voulez me faire dire que je n'ai pas de coeur non pas du tout pas du tout vous faire qualifier la situation je ne sais pas du coeur et quand je vois des civils pour faire qualifier la situation quand je vois des civils qui meurent sous les bombes je ne comprends pas pourquoi c'est si difficile quand je vois des civils qui meurent sous les bombes à Alep ou au Yémen ou ailleurs et bien évidemment que ça me fend le coeur comme tout le monde et que je trouve qu'il faut mettre un terme rapidement à tout cela mais nous sommes des responsables politiques et à partir du moment où on dit cela on se jette des photos on peut se jeter tous des photos à la figure et qu'est-ce qu'on règle avec ça ?
rien du tout on doit être responsable est-ce qu'aujourd'hui le gouvernement de Bachar el-Assad doit partir ? Réponse ?
Non s'il part là maintenant on sait que c'est le chaos et que c'est le chaos islamiste on reproduira l'erreur la faute de la Libye où certes le gouvernement de Kadhafi non plus était loin d'être fréquentable et magnifique c'est le moins qu'on puisse dire mais il a été supprimé par l'intervention de Nicolas Sarkozy avec le soutien des Etats-Unis ça a été dramatique et aujourd'hui la Libye comme état n'existe plus et c'est une succession de gangs djihadistes qui organisent le chaos vers l'Europe y compris le chaos migratoire qui a pris la place est-ce qu'on veut la même chose en Syrie ? est-ce qu'on veut l'élimination des minorités qui aujourd'hui sont à peu près protégées par le régime ?
il faut être responsable la diplomatie souvent c'est le choix du moins pire pas du bon et du gentil et du méchant la question de notre auditeur portée sur Vladimir Poutine et Bachar el-Assad également quelle est la position du Front National à l'égard de ces deux dirigeants ce sont les moins pires pour reprendre votre expression ce sont les dirigeants officiels de leur pays donc il faut discuter avec eux de la même manière qu'on n'aime pas je n'aime pas l'émir du Qatar ni le roi d'Arabie Saoudite mais il faudrait discuter avec eux parce que ce sont eux qui sont là Françoise Fresse
ce qui vient de se passer à Alep ne vous amène pas à réviser votre position par rapport à la Russie c'est-à-dire vous lui tendez la main ou à nuancer ou à nuancer en tout cas
notre position elle n'est ni pro-américaine ni pro-russe ou ni anti-américaine ni anti-russe elle est simplement de dire que la France doit être libre et donc ne pas être sans arrêt dans la roue de Washington voilà et donc avoir refusé de parler avec la Russie était une erreur majeure voilà c'est tout et aujourd'hui on est condamné de spectateur dans les semaines à venir est-ce que ça veut dire pour vous qui revendiquez une indépendance en matière européenne est-ce qu'il n'y a pas une diplomatie indépendante qui n'est pas forcément de se mettre dans la roue de Vladimir Poutine parce que ce serait finalement que les ennemis de nos ennemis sont nos amis voilà est-ce qu'on ne peut pas être un peu plus élaboré de ça déjà je ne veux pas d'indépendance européenne de diplomatie je veux une indépendance française parce que je ne crois pas en l'indépendance européenne nous avons des intérêts contradictoires une indépendance française par rapport à l'Europe mais si vous voulez il faut que la France soit libre pas dans la roue de Poutine pas plus que dans la roue d'Obama mais depuis 10 ans depuis l'arrivée de Sarkozy à la tête de l'Etat
puis Hollande
nous étions totalement dans la main des Etats-Unis nous n'avions plus de voix claire voilà tout simplement notamment parce que Sarkozy et Fillon nous ont fait réintégrer le commandement intégré de l'OTAN qu'avait quitté le général de Gaulle c'était une erreur majeure mais ça ne veut pas dire qu'on est pro-russe ou ça ne veut pas dire qu'on est pro-Syrie ça ne veut rien dire ça c'est de la réelle politique qu'il faut faire aujourd'hui il y a des acteurs il faut travailler avec eux et il faut surtout que la France soit en capacité de défendre ses intérêts nationaux à tout moment et non pas les intérêts nationaux des Etats-Unis et François Fillon est sur la bonne voie donc il a une voie un petit peu proche de la vôtre je ne sais pas c'est un peu comme la sécurité sociale il dit maintenant à peu près tout et son contraire sur le sujet donc on ne sait plus très bien mais en tout cas apparemment il a un peu évolué par rapport au moment où il était premier ministre et où il nous avait fait réintégrer le commandement intégré de l'OTAN donc on a réussi à convaincre apparemment au-delà de notre camp de la nécessité d'une diplomatie d'équilibre et non pas d'une diplomatie suiviste ou atlantiste Karine Becker
comment vous percevez Donald Trump qui visiblement est assez j'allais dire proche je m'emballe un peu mais en tout cas qui pourrait travailler convenablement avec Vladimir Poutine quelle sera la place de la France à ce moment là est-ce qu'elle en trouvera une est-ce qu'elle sera obligée de s'aligner finalement aux deux anciennes grandes puissances
Florian Philippot non je crois qu'elle trouvera une place bien sûr à quelle, comment ? vous savez notamment moi je suis frappé j'en parlais tout à l'heure par cette richesse que représente la francophonie dans le monde c'est une richesse en Afrique c'est une richesse en Amérique du Nord c'est une richesse au Moyen-Orient aussi c'est une richesse en Europe évidemment mais même un peu partout
enfin sur les grands enjeux militaires ça permet aussi
d'avoir une autre vision du monde de reprendre la tête des non-alignés si vous voulez et de dire écoutez il y a une autre voie que l'espèce de mondialisation sauvage d'effacement des états-nations qu'on a voulu nous vendre et que d'ailleurs les Etats-Unis ne se sont pas appliqués à eux-mêmes au moment où ils disaient à tout le monde ouvrez-vous supprimez vos frontières supprimez les états-nations eux-mêmes renforcer leurs frontières et retrouver une espèce de fierté nationale mais je préfère honnêtement l'attitude d'un Trump qui veut dialoguer avec la Russie que l'attitude d'une Hillary Clinton ou des faucons américains qui veulent le conflit avec la Russie je pense que ce serait très dangereux Caroline, bonjour oui, bonjour vous avez retrouvé votre téléphone on vous écoute
oui, non je n'avais pas écarré mon téléphone mais là
allez-y, allez-y on vous écoute
oui, voilà bonjour à tous bonjour disons ma question et je dirais franchement quand même une de mes préoccupations c'est vraiment ce problème de la Turquie qui frappe à nos portes les pressions que, disons les moyens de pression que le président actuel exerce sur les pays européens mais concernant je dirais pour moi les jeunes générations et les générations à venir je suis franchement très préoccupée et je ne suis pas favorable en ce qui me concerne à l'entrée de la Turquie au sein de l'Union Européenne j'ai bien peur qu'on nous fasse une fois de plus on nous force la main et que nous en tant que citoyens on prenne des décisions comment dirais-je à l'encontre de nos désirs de nos souhaits vous voyez ce que je veux dire
merci Catherine pour cette question sur la Turquie Florian Philippot y répond oui madame je suis comme vous totalement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne et contrairement à d'autres candidats ou d'autres mouvements politiques comme l'UMP qui vous ont dit la même chose sur les plateaux de télé ces dernières années nous avons bien voté en ce sens au Parlement Européen alors qu'eux votaient pour la poursuite des négociations y compris d'ailleurs sous le quinquennat Sarkozy Fillon où de 11 chapitres je crois de négociations on continue d'être ouvert entre l'Union Européenne et la Turquie donc les choses sont claires il n'est pas question que quelle que soit d'ailleurs la forme de l'Europe de demain que la Turquie en fasse partie parce que la Turquie n'est pas européenne et qu'il y a d'immenses problèmes migratoires d'islamisme et aujourd'hui un régime qui s'est livré un véritable coup de force et une véritable épuration qui n'est absolument plus fréquentable il faut dialoguer avec lui mais il faut reconnaître aussi que ce régime est condamnable le fait que l'Union Européenne ait sous-traité une partie de la question des réfugiés à la Turquie voire l'essentiel de la gestion en première ligne en tout cas à la Turquie appelle quel commentaire chez vous ?
je crois que c'est le signe de notre faiblesse quand nous n'avons plus les capacités nous-mêmes de maîtriser notre immigration parce que nous n'avons plus de frontières nationales et bien on est obligé de dépendre d'autres et donc on devient dépendant y compris de pays comme la Turquie avec toutes les actions condamnables qui ont été menées ces derniers temps ça a été un pacte léonin avec la Turquie oui mais c'est presque un pacte avec le diable de ce point de vue là parce que non seulement on finance la Turquie je crois 6 milliards d'euros on promet des visas supplémentaires pour les ressortissants turcs on annonce qu'on reprend les négociations d'adhésion à la Turquie de la Turquie à l'Union Européenne et en échange la Turquie a le pouvoir de mettre de tenir cet accord ou pas donc je veux dire on est perdant sur toute la ligne voilà on est perdant sur toute la ligne pourquoi ?
parce que nous sommes tellement faibles affaiblis et vulnérables et qu'on l'a construit ainsi par les textes qui ont été signés notamment les traités que nous dépendons de puissances extérieures donc il faut retrouver cette capacité de maîtriser notre destin nous-mêmes allez retour en France et au standard de France Inter bonjour Jean-Luc bonjour nous vous écoutons soyez le bienvenu
bonjour à monsieur Philippot bonjour à toute l'équipe France Inter que j'estime beaucoup
bonjour
voilà ma question concerne l'école donc quel est le programme scolaire pour l'école
en tant qu'école publique premièrement et deuxièmement qu'en est-il de la position du FN sur le statut de fonctionnaire des enseignants et plus généralement du statut de fonctionnaire en général pour faire une redite voilà
je vous remercie merci à vous alors sur l'école publique pardon la position du FN Florian Philippot c'est un immense sujet moi-même je suis fils d'instituteur donc j'en ai entendu parler longuement avec plaisir on a fait une grande convention nationale d'ailleurs conclue par Marine Le Pen c'était en septembre elle est rentrée d'abord il y a beaucoup de choses à dire mais d'abord remettre le paquet sur ce qui est le socle c'est l'école primaire voilà si le socle est affaibli alors tout l'édifice s'effondre donc nous avons dit pris cet engagement au moins une heure sur deux d'enseignement en primaire consacré à l'apprentissage du français voilà ça doit on doit remettre le paquet sur le français parce que c'est là aussi la base de tout si on arrive en sixième sans maîtriser la langue sans maîtriser le français on n'apprendra rien ni les sciences ni l'histoire ni la philosophie ni même les autres langues et donc de ce point de vue là le faire et puis arrêter avec les aventures pédagogistes où on a testé sur les élèves comme un peu sur des cobayes des théories plus ou moins fumeuses souvent fumeuses non il y a des méthodes des méthodes classiques d'enseignement comme la méthode syllabique par exemple le cours préparatoire pour apprendre la langue qui ont toujours fait leur preuve et qu'il faut réinstaurer totalement ce qui permettra de redonner d'ailleurs une espèce d'autorité au maître d'école qui l'a perdu on a voulu tout horizontaliser vous voyez l'élève et l'égal du maître non non non il y en a un qui a le savoir il y en a un qui doit recevoir le savoir Karine Becker puis Nathalie Saint-Cricq
alors qui aura le droit de fréquenter ces écoles primaires notamment puisque cette semaine on a découvert que la gratuité de la scolarisation serait terminée pour les enfants étrangers vous nous expliquez en fait
cette mesure nouvelle qui est apparue cette semaine d'abord je n'ai pas répondu sur le statut de fonctionnaire il n'est pas question de toucher au statut de fonctionnaire des enseignants fonctionnaires d'état 2. non vous reprenez vous dites pour les élèves étrangers non pas du tout on parlait des élèves clandestins donc ceux qui sont illégalement
c'est le mot étranger qui a été utilisé après il y a eu des choses qui ont changé
non dans une première dépêche qui était une erreur et qui était fausse et il y a eu une deuxième dépêche rectificative très vite mais les clandestins aujourd'hui je veux dire la question n'est même pas simplement de la gratuité de l'école ou pas c'est simplement de faire appliquer la loi si vous êtes illégalement en France clandestinement en France vous n'avez pas vocation à rester en France que les choses soient claires donc non seulement c'est l'école mais il faut supprimer l'AME il faut supprimer tout ce qui est une incitation à l'immigration clandestine et appliquer la loi les conventions de protection de l'enfance
je crois que ça vous interdit absolument de faire ça
donc pourquoi tout d'un coup cette mesure dans le projet qui n'était pas prévu et comment vous l'appliquez concrètement mais d'ailleurs cette mesure n'a rien de nouveau faire appliquer la loi et renvoyer chez eux les clandestins c'est quelque chose que nous disons depuis des années on parle des enfants
mais les enfants avec leur famille
personne ne va se séparer les enfants des familles reconduire à la frontière les familles de clandestins ça n'a rien d'extraordinaire c'est l'application de la loi je repose ma question on est demandeur de droit d'asile
vous avez 6 mois facile devant vous les enfants ont le droit d'être scolarisés ou pas ?
vous êtes demandeur d'asile d'asile oui mais là vous êtes dans un statut différent si votre dossier est rejeté vous devenez clandestin et vous devez être conduit à la frontière ce qui n'est pas fait dans 96% des cas nous dit la Cour des comptes donc il faudra que de 96% on passe à 0% d'abord tant que vous êtes demandeur d'asile non vous avez le droit d'être scolarisé à certaines choses notamment à la scolarisation parce que vous êtes demandeur d'asile la question c'est de savoir est-ce qu'on peut accepter comme on va les atteindre cette année en France dans quelques jours à la fin de l'année qu'on ait 100 000 demandeurs d'asile on va atteindre les 100 000 demandeurs d'asile cette année en France il faut restreindre considérablement ce nombre et pour restreindre ce nombre il faut que l'asile soit plus compliqué qu'on revienne à la définition originelle de l'asile c'est-à-dire non pas l'asile climatique ou je ne sais quoi la persécution politique le risque de mort pour des opinions politiques pour préciser la question de notre auditeur il y a eu un débat pendant la campagne des primaires sur le roman le récit national c'est-à-dire qu'est-ce qu'on apprend à nos enfants ma question est très simple est-ce que vous êtes favorable à une espèce d'enseignement édifiant ou alors est-ce que vous considérez que par exemple l'histoire c'est une science et qu'on doit l'enseigner telle qu'elle je pense qu'on doit enseigner l'histoire comme une science à partir d'un certain degré dans l'école quand on devient lycéen ou l'enseignement supérieur en primaire il faut on apprend oui le roman national c'est-à-dire qu'on apprend des choses qui sont peut-être pas vraies simplement parce que ça donne envie d'être fier de vous être français on n'apprend pas des choses fausses moi quand j'étais en primaire j'ai appris qu'il y avait eu le paléolithique le néolithique et puis ça c'était la préhistoire puis après l'histoire l'histoire de la Gaule et les galoromains c'est pas le roman national c'est pas le roman national non mais on apprend d'abord sur une frise ensuite on apprend la Gaule les galoromains ça c'est la chronologie la chronologie c'est autre chose et puis on apprend Clovis et puis on apprend les rois de France qui ont fait la France on l'apprend simplement puis on apprend qu'après les rois de France il y a eu la révolution etc la république bon mais c'est pas faux formellement mais c'est le roman national et oui je pense qu'il faut valoriser auprès des élèves l'histoire de France
c'est-à-dire que Vichy on oublie un peu
mais vous croyez qu'on oublie aujourd'hui dans l'enseignement français c'est une science on apprend tous les bons et les mauvais côtés on ne cache rien on ne cache rien mais à côté de Vichy il y a aussi eu les résistants il y a eu celui de Gaulle à Londres il y a eu ce qui se passait dans l'Empire il y a eu le gouvernement provisoire à la libération il y a eu le CNR il y a eu la suite on apprend une histoire de France à nos enfants déjà ce qui n'est clairement plus le cas en tout cas beaucoup trop partiellement on apprend aujourd'hui quasiment plus Jeanne d'Arc Clovis Napoléon ça c'est inimaginable il faut apprendre son histoire pour connaître en tout cas pour pouvoir se projeter dans l'avenir et puis revaloriser l'histoire de France moi je n'ai pas peur de dire qu'on a une belle histoire une grande histoire et qu'on doit l'apprendre je veux dire en étant fier à nos élèves en leur apprenant aussi à être fier d'être français à être fier d'être des citoyens français à ne pas avoir honte à ne pas rougir à refuser la repentance permanente ça oui je le dis extrêmement clairement Mathieu bonjour
oui bonjour vous nous appelez du lot oui tout à fait
soyez le bienvenu
merci je vous téléphone parce que je constate en fait qu'il y a beaucoup de points communs entre le programme du FN et celui de Mélenchon beaucoup d'idées développées par Mélenchon qui sont reprises par le FN mais qui ne sont pas très argumentées et je pose la question pourquoi voter pour un reparti de tradition raciste et qui prône un repli sur soi plutôt qu'un parti ouvert sur les autres et sur le monde voilà
merci Mathieu merci Mathieu pour cette question Florian Philippot va tenter d'y répondre bon je bonjour monsieur les insultes à la fin je vous les laisse qu'est-ce que je dise ça ne fait pas partie de l'argumentation ça ça fait partie de l'insulte partie raciste oui voilà ça fait partie de l'insulte et pas de l'argumentation on peut débattre de l'immigration vous soutenez Mélenchon vous êtes très favorable à l'immigration c'est votre droit le plus absolu mais on peut en débattre tout à fait sereinement sans se jeter des anathèmes ou des mots désagréables à la figure sur le reste on pique des idées à Mélenchon non non Mélenchon il votait oui à Maastricht par exemple vous voyez le front il votait non à l'époque en 92 donc c'est Mélenchon
mais comme vous l'avez dit tout à l'heure on est en 2016
Mélenchon donc a un petit peu évolué de ce point de vue là et pour le reste pour moi Mélenchon vous savez c'est quand même plus de fiscalité pour financer plus d'immigration et je ne me retrouve pas du tout dans ce programme là
c'est un concurrent pour vous c'est un concurrent sérieux
mais c'est un des concurrents bien sûr à la présidentielle sérieux non je pense qu'il ne peut pas incarner de renouveau est-ce qu'il peut vous prendre il a passé des dizaines d'années au parti socialiste et les gens sentent qu'il n'y a pas le renouveau nécessaire est-ce qu'il peut vous prendre
une partie de l'électorat populaire que vous essayez d'avoir dans la campagne présidentielle
non moi je crois pas du tout il fera sa campagne mais je pense que il n'est pas clair sur beaucoup de sujets on ne sait pas très bien toujours ce qu'il pense de l'Europe d'abord on ne sait pas s'il est pour ou contre l'euro pour ou contre la souveraineté nationale ça n'est pas clair du tout et parfois il y a même plusieurs sons de cloche à l'intérieur et sur l'immigration ouverture totale des frontières l'immigration massive tout ça n'est plus possible aussi bien pour les classes populaires que je crois aujourd'hui une grande majorité de français allez encore un appel au standard de Thomas de Loise bonjour et bienvenue Thomas
bonjour
nous vous écoutons bonjour monsieur
vous souhaitez abroger la loi Taubirac a ouvert le mariage homosexuel et l'adoption quid des couples qui ont obtenu leur agrément valable 5 ans ils n'ont toujours pas adopté obtenir un agrément monsieur Philippot c'est 9 mois d'investigation par une assistante sociale pour nourrir et enrichir le projet d'adopter qu'est-ce que vous comptez faire dans ces cas précis les empêcher restreindre qu'est-ce que vous comptez faire
merci pour cette question Florian Philippot y répond oui monsieur on ne reviendra il n'y aura rien de rétroactif on ne reviendra sur aucun droit acquis voilà donc la nouvelle loi sur cette union civile portera pour l'avenir et non pas pour toutes les situations passées sur l'adoption la question portée sur l'adoption oui mais je réponds de la même manière s'il y a déjà une démarche engagée et qu'il y a un droit acquis il n'est pas question de revenir en arrière Marine Le Pen a toujours été très claire là-dessus notre rendez-vous hebdomadaire avec l'équipe des Pixels du Monde
question politique sur France Inter en partenariat avec le Monde
équipe représentée cette semaine par Martin Huntersinger bonjour Martin bonjour Nicolas les Etats-Unis Martin on en a dit un mot tout à l'heure accusent la Russie d'avoir piraté leur élection présidentielle
bonjour Florian Philippot
bonjour alors oui vous l'avez un petit peu évoqué depuis quelques mois la relation entre les Etats-Unis et la Russie dans le cyberespace a pris des airs
de guerre froide alors petit rappel des faits pour nos auditeurs et nos téléspectateurs en octobre toutes les agences de renseignement américaines ont estimé que la Russie par le biais de piratage informatique tentait d'instiller la confusion dans l'élection américaine tentait d'en influencer
le résultat aujourd'hui ces mêmes agences ont un peu affiné leur diagnostic puisqu'elles listent aujourd'hui
que l'objectif du Kremlin était encore plus précis faire élire Donald Trump à la Maison Blanche alors ça fait une dizaine d'années que les experts en sécurité informatique documentent témoignent de l'activité agressive de la Russie dans le cyberespace et ces derniers mois de plus en plus de responsables
d'experts s'alarment de voir les pirates du Kremlin répéter leur expérience américaine en Europe notamment lors des élections présidentielles et législatives françaises du printemps Monsieur Philippot ma question est simple craignez-vous une ingérence de la Russie dans la campagne électorale française ?
Mais je ne souhaite et je condamnerai toute ingérence étrangère dans une campagne française pour l'instant les seuls que j'ai vus c'était Monsieur Scheubleu le ministre allemand qui nous dit pour qui il faut voter et contre qui il faut voter en tout cas j'ai vu Monsieur Juncker le président de la commission qui dit la même chose étrangère de ce point de vue là qui choquent moins elles sont presque considérées comme normales parce qu'elles vont dans le bon sens elles sont un visage découvert pour l'oligarchie ça ne vous choque pas des attaques informatiques comme on l'a vu aux Etats-Unis ?
le reste c'est une affaire que les Etats-Unis doivent régler avec la Russie moi je vous donne mon opinion quand même je vous l'ai dit tout à l'heure je pense qu'il y a quand même aussi une attitude de mauvais perdant où on essaie de se raccrocher à toutes les branches avant l'élection on disait que le FBI roulait pour Trump lorsqu'il a rouvert l'enquête sur Eli Clinton maintenant vous nous dites qu'il roule pour Clinton on ne comprend pas non moi je dis qu'il y a des gens qui n'ont pas accepté le résultat des élections il y a même eu un recompte des voix puis finalement on ne nous en parle plus trop parce que ce recompte a donné encore plus d'avance à Trump enfin bon bref je veux dire Wikileaks pendant la campagne américaine a fait des révélations sur la fondation Clinton ses liens le financement par l'Arabie Saoudite ses liens les discours qu'elle a prononcés devant Goldman Sachs qui ne correspond pas tout à fait à ce qu'elle disait en campagne personne n'a remis en cause la véracité de ce qu'a révélé Wikileaks est-ce que Wikileaks c'est un agent russe parce qu'il aurait contribué à faire élire Trump qu'on n'aime pas dans l'oligarchie j'en sais rien mais je me rends compte qu'il y a deux ou trois ans Wikileaks c'était porté au nu c'était quelque chose de formidable d'extraordinaire donc on voit bien qu'il y a une espèce de morale et de discours qui varie en fonction des intérêts pour le reste s'il y a des choses un contentieux entre le Kremlin et Washington il doit être réglé entre le Kremlin et Washington Martin d'un point de vue plus pratique ce que révèle tout cet épisode c'est que la question de la sécurité informatique devient cruciale pour les partis politiques est-ce que vous êtes prêts au sein du Front National
en matière de sécurité informatique à la campagne qui va s'ouvrir
c'est au service informatique qu'il faudrait poser cette question-là nous avons été victimes d'attaques depuis des années sur le site internet j'imagine qu'on n'est pas les seuls on y répond on se protège mais je ne sais pas si on est toujours prêts on n'est probablement jamais assez prêts pourquoi vous ne nous êtes pas rendus à la réunion organisée par l'ANSI le garde du corps numérique de l'Etat à destination justement des partis parce qu'on a appris l'existence de cette réunion le jour où on nous a dit qu'on n'y était pas allés elle a été annoncée à mon avance si on nous a dit vous avez reçu une invitation on ne l'a pas reçu c'est peut-être notre faute peut-être que ça s'est perdu mais on a bien à rechercher on n'a pas trouvé d'invitation mais si on est réinvité on ira avec grand plaisir et du coup vous êtes entouré d'entreprises d'experts en termes de sécurité informatique comment ça se passe au Front National ?
non, on a un service informatique qui se forme régulièrement et qui essaie de parer à tout cela mais moi j'essaie de voir le bon côté d'internet et des réseaux sociaux qui est plutôt aujourd'hui un gain de démocratie direct même quand ils permettent des piratages le reste ce n'est pas un mois de le gérer c'est plutôt du technique mais est-ce que justement le technique ne devient pas extrêmement politique quand on voit quel impact ça peut avoir sur une campagne est-ce que vous semblez un peu déléguer le problème à vos techniciens est-ce que ce n'est pas quelque chose dont vous devriez vous saisir c'est pas moi qui vais réussir à bloquer des attaques j'en serais bien incapable des attaques informatiques éventuelles voilà qu'est-ce que je peux vous dire de plus d'un point de vue plus général comment la France elle peut mieux se protéger contre ce nouveau type de conflit de propagande menée par d'autres pays en investissant dans les techniques nécessaires dans l'innovation nécessaire en faisant confiance à ces start-up qui maîtrisent ce sujet-là en les aidant au maximum en ayant une indépendance totale par exemple dans les domaines stratégiques et militaires en évitant de voir nos fleurons nationaux être dépecés ou rachetés par des entreprises étrangères alors que parfois elles sont stratégiques ces fleurons sont stratégiques voilà comment on peut agir c'est le rôle d'un état stratège pour le reste je crois qu'on a beaucoup de bons ingénieurs informatiques en France il faut les mettre à contribution vous ne croyez donc pas à l'idée d'une Russie extrêmement agressive dans le cyberespace ayant un agenda politique et l'ayant mis en oeuvre via les outils numériques pendant la campagne honnêtement j'en sais rien et nous verrons bien moi en tout cas les seules ingérences que je vois aujourd'hui claire et net dans les élections nationales en France elles viennent toujours de Bruxelles elles viennent de l'Allemagne et elles viennent des Etats-Unis celui qui s'est rendu au Royaume-Uni pour faire voter contre le Brexit c'est monsieur Obama il s'est rendu il s'est rendu au Royaume-Uni intervenant dans un référendum national ça c'est une ingérence claire et nette mais c'est un visage
pourquoi vous protégez les russes à ce point là tout le temps je vous dis parce que je n'ai pas encore vu que vous avez des honneurs
le jour où vous aurez un meeting russe en France qui dira il faut voter pour quelqu'un pour tel ou tel candidat je vous dirais c'est pas acceptable pour l'instant or moi quand j'étais candidat à Forbach j'ai vu un meeting de la CDU à Forbach parti politique allemand c'est encore une banque russe qui a dit au Forbachois qu'il ne fallait pas voter le Front National là je vous assure que d'ailleurs c'est choquant et ça ne devrait pas être accepté une banque russe
c'est encore une banque russe qui va éventuellement vous financer la campagne présidentielle de Marine Le Pen
je ne sais pas qui va financer qui pourra nous financer parce qu'on a besoin évidemment de financement il faudrait une loi qui oblige un établissement bancaire français à financer obligatoirement les candidats à l'élection présidentielle ceux qui sont en tout cas qualifiés nous réclamons cette loi il faut la mettre en place c'est une question de démocratie et certains candidats c'est vrai qu'on n'est pas les amis des banques alors c'est vrai que les banques refusent de nous prêter d'autres candidats ont beaucoup moins de difficultés et il y a même à se voir prêtés par les banques et même monsieur Macron lui on ne sait pas d'où il sort son argent et les banques russes alors il fait des meetings à 400 000 euros et les banques russes on ne sait pas comment vous les avez démarché ou pas les banques russes des financements global de sa campagne et les banques russes alors elles continuent à vous financer mais je crois d'ailleurs celle qui avait fait un prêt un prêt je crois qu'elle fait faillite d'ailleurs donc on n'est pas prêt de la revoir
donc vous ne dites rien sur le financement en fait vous ne voulez rien nous dire sur le financement
sur le financement j'ai dit qu'il faut une loi qu'il est anormal que les banques françaises ne financent pas un candidat ou une candidate avec son présidentiel et qu'il faut une loi pour obliger un établissement bancaire français à financer
pourquoi vous ne voulez plus du soutien de l'association de Jean-Marie Le Pen côté LEC finalement Jean-Marie Le Pen vous permettait d'organiser plus facilement financièrement vos élections
mais déjà ce n'est pas son argent c'était l'argent d'une structure
une association côté LEC c'est ce que j'ai dit
statutairement obligée de prêter aux campagnes du Front National en réalité et ce n'est pas son argent personnel c'est l'argent qui vient de donateurs qui ensuite est prêté aux campagnes aux campagnes du Front National non donné aux campagnes du Front National voilà après on trouvera je ne sais pas où on est d'ailleurs objectivement je ne sais pas où on est dans les sources de financement je me renseignerai avec notre trésorier mais là honnêtement je ne sais pas où vous en êtes dans vos sources de financement là je pense qu'on n'a pas encore la solution et je regrette encore une fois que le gouvernement français ne se saisisse pas de cette question certes ils n'aiment pas le Front National on l'a bien compris ils n'aiment pas Marine Le Pen mais s'ils avaient encore un tout petit peu d'état d'esprit démocratique c'est peut-être trop leur demander ils prendraient cette loi cette loi qui oblige les établissements français à prêter aux candidats à l'élection présidentielle française et le problème serait réglé définitivement
donc la dédiabolisation elle a encore un petit peu de chemin à faire on n'est pas dédiabolisé
vis-à-vis des grandes banques d'affaires vous voulez dire non et on ne le souhaite pas parce que ça signifierait sinon que nous serions leurs agents nous ne sommes pas les agents des grandes banques nous sommes les agents du peuple français vous n'êtes donc pas les agents des grandes banques russes c'est de la Russie selon le même raisonnement je crois d'ailleurs que c'était une petite banque la 267ème tchéco-russe et non nous ne sommes pas les agents de puissances étrangères il y en a beaucoup en face de nous qui regardent en permanence Berlin, Bruxelles et Washington pour savoir ce qu'ils doivent penser ça n'est pas notre cas merci Florian Philippot vice-président du Front National d'avoir été notre invité aujourd'hui sur France Inter merci Nathalie Saint-Cric Françoise Fressos Karine Becker et Martin Huntersinger bonne fin de week-end on se retrouve dimanche prochain ce sera le jour de Noël oui ce sera le jour de Noël joyeux Noël voilà merci et bonne fin de journée merci
Florian Philippot