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interviewSénat (sur YouTube)· 8 octobre 2025 115 min

France Télévisions : audition de Delphine Ernotte Cunci

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bien, allez mes chers collègues, nous allons commencer notre commission de ce jour et nous sommes heureux d'accueillir madame Delphine Hernot. Je la remercie évidemment en nom à tous d'avoir accepté cette invitation. Madame la présidente, vous dirigez le groupe France Télévision depuis 2015.

Votre mandat a été renouvelé successivement en 2020 et en 2025 par l'ARCOM. Vous accompagnez donc depuis 10 ans l'évolution du service public de l'audiovisuel dans un contexte marqué par de profondes modifications des des usages et des technologies. Cette audition nous offre l'occasion de vous entendre sur votre vision stratégique au début de ce nouveau mandat, mais aussi d'aborder plusieurs sujets d'actualité qui ont suscité un un fort écho médiatique et politique ces ces dernières semaines.

Le premier sujet concerne la situation financière du groupe France Télévision. Un rapport récent de de la Cour des comptes a alerté sur la la fragilité du modèle économique de France Télévision qualifié d'impasse et jugé non soutenable dans la durée. Les capitaux propres étant désormais inférieurs à la moitié du capital social.

Dans un contexte de diminution des concours publics, le groupe prévoit une perte d'exploitation d'environ 50 millions cette année. Cette situation budgétaire a des conséquences négatives enchaîne dans l'ensemble de la filière audiovisuelle. La Cour des comptes soulligne en outre la nécessité d'une réforme du cadre social de France Télévision actuellement très contraignant.

Vous avez dénoncé en juillet dernier l'accord collectif de 2013 nous direz ce qu'il en est de la renégociation de cet accord. De façon générale, évidemment, nous aimerions connaître votre analyse sur les marges de manœuvre disponibles, sur les efforts engagés pour maîtriser les dépenses et plus largement la stratégie que vous entendez suivre pour garantir la soutenabilité financière du service public de l'audiovisuel en tout cas de de France Télévision. Le deuxième sujet porte sur l'impartialité le pluralisme du service public de de l'audiovisuel.

Des extraits vidéos diffusés sur internet le 5 septembre dernier ont mis en cause ont mis en cause, pardon, la neutralité du service public. Nous entendrons demain à ce propos la présidente de Radio France. La semaine dernière, nous avons échangé avec le le président de l'ARCOM qui a engagé, je ne sais pas si c'est le président de l'Arcom, mais le premier voilà, vous vivez en direct.

Si ça vous dérange pas, on va continuer. Je disais donc que nous avons auditionn la semaine dernière le président de l'ARCOM qui engageait des des travaux pour mieux définir et mesurer ces ces notions d'impartialité et de pluralisme en particulier au sein du service public dont le rôle est essentiel dans le débat démocratique. Nous nous souhaiterions évidemment vous entendre sur les les enseignements que vous tirez de ces événements récents et sur les dispositifs mis en place pour au sein de France Télévision pour prévenir tout biais dans le traitement de l'actualité tant au niveau de de chacune des chaînes du groupe que de l' visuel public dans son ensemble.

Une approche globale est en effet indispensable pour préserver la la confiance du public. Êtes-vous prêt, comme l'a suggéré le président de l'ARCOM, à effectuer un travail d'introspection sur ce sujet auditionné par l'ARCOM, il y a quelques jours, vous avez par ailleurs dénoncé publiquement une campagne de dénigrement syst les les chaînes du groupe Bolloré et vous avez qualifié en particulier ces news de chaînes d'extrême droite. Cette déclaration a a surpris un grand nombre d'observateurs, pardon, qui se sont étonnés qu'en plein débat sur l'impartialité, la neutralité d'audiovisuel public, vous cataloguiez politiquement un de vos concurrents et qu'en faisant cela vous semblait en faisant cela pardon, vous semblez positionner les chaînes de France de télévision en opposition à un courant politique.

À la question, est-ce que C News est une chaîne d'extrême droite ? homologue de Radio France, Sibil Veale, a répondu dimanche dernier à la tribune du dimanche qui lui posait la question "Je ne fais pas de politique, je refuse de rentrer dans la polarisation, jamais je ne diaboliserai leurs spectateurs. L'audiovisuel public est fait pour tous, pour eux aussi." Madame la présidente, est-ce que vous avez fait de la politique en qualifiant ces news d'extrême droite ?

Est-ce que vous reprenez ces propos encore aujourd'hui ? Je vais à présent madame la présidente, vous laisser la parole pour un proposiminaire sans avoir rappelé bien entendu que cette audition est diffusé en direct sur le site internet du Sénat. Et puis après votre propos, je donnerai la parole à notre rapporteur budgétaire Cédric Vial pour une première série de questions et ensuite bien sûr toutes celles et tous ceux qui le souhaitent pourront vous interroger.

Merci monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs. Depuis plusieurs semaines, en effet, l'audiovisuel public se trouve au centre des regards. Deux événements d'actualité ont donné naissance à des polémiques et des attaques parfois violentes contre l'audisel public et ses salariés.

Je le regrette. Mais elles ont aussi soulevé des interrogations et des interpellations de la part des élus et des citoyens. Elles sont toutes légitimes et je vous remercie de m'avoir convié à échanger avec vous pour y répondre.

Dans ce propos liminaire, je souhaiterais revenir sur trois valeurs fondamentales qui forment le socle de notre légitimité et de notre utilité, notre impartialité, notre exemplarité et notre créativité. Notre impartialité, d'abord notre offre et nos contenus sont financés par tous les Français. Tous les Français, quel que soit leur lieu de vie, leur niveau socio-culturel et leur opinion politique, doivent être vu, entendu et représenté sur nos antennes.

C'est le pacte qui nous lie avec nos publics. Permettez-moi ici de commencer par quelques chiffres et quelques faits. France Télévision est aujourd'hui le premier média de France et chaque semaine 81 % des Français nous regardent et France Télévision est la première source d'information du pays.

Cela signifie que tous les citoyens, queles que soient leurs origines ou leurs orientations politiques, regardent nos antennes. Ensuite, nous sommes aussi le média dans lequel les Français ont le plus confiance à hauteur de 80 %, un niveau très supérieur à celui de nos concurrents privés. Sur un plan plus formel, Franvision respectent scrupuleusement ses obligations en matière d'équité, notamment d'équilibre des temps de parole des responsables politiques.

Année après année, l'ARCOM constate que France Télévision respecte ses obligations en matière de pluralisme et d'honnêteté de l'information. Les débats sur l'indépendance et l'impartialité du service public sont aussi anciens que l'audiovisuel public lui-même. Ce principe d'impartialité qui est spécifiquement rattaché aux missions de l'audiovisuel public dans la loi relative à la liberté de communication de 1986 a été questionné pour trois raisons différentes pour sur lesquelles je voudrais revenir devant vous de manière précise et exhaustive.

Le premier fait suite à la publication de vidéos du média en ligne l'incorrect. Cette vidéo relayée des propos tenus hors de l'antenne notamment par Thomas Le Grand en présence de Patrick Cohen, chroniqueur de C'est à vous. Néanmoins, cette vidéo obtenue dans des conditions illicites a jeté un hallo de suspicion sur l'ensemble de nos journalistes.

Je me suis attaché dans cette affaire à défendre des principes. Tout d'abord, l'indépendance des journalistes qui doivent être soutenus lorsqu'ils sont attaqués sans justification et sans fondement. Ensuite la déontologie.

Le comité d'éthique de France Télévision, instance indépendante créée à cet effet par la loi de 2016 et présidée par Christine Albanel, ancienne ministre de la culture a rendu un avis public ne relevant pas de manquement déontologique et je le cite rien ne permet d'affirmer dans cette séquence que Patrick Cohen ait d'autres objectifs que l'exercice de son métier. Enfin l'exigence et j'ai reçu jeudi dernier Patrick Cohen afin de lui rappeler que l'obligation d'impartialité s'impose à tous sur le service public et ne doit souffrir d'aucune exception. Ma responsabilité de chef d'entreprise et de responsable de médias repose à mon sens sur la nécessité de faire primer les principes sur la polémique et de faire passer le droit avant le tweet.

Nous nous devons d'être irréprochables et vigilants. Ce questionnement autour de notre impartialité s'est renforcé depuis plusieurs mois quand on a quant à nos missions d'investigation. Comme le prévoit notre cahier des charges, il est de notre devoir d'assurer nos missions d'information de manière indépendante de toute pression politique ou économique.

Cette mission s' sortit devoirs, l'impartialité bien sûr sur les 28 numéros de compléments d'enquête de l'an dernier par exemple, seulement quatre ont porté sur la sphère politique et ont concerné tous les bords politiques. La déontologie, le recours aux caméras cachées notamment est strictement encadré par nos chartes internes. L'irréprochabilité.

Enfin, j'ai été interpellé par le président du Sénat, Gerhard Larchet, sur le numéro de complément d'enquête consacré au Sénat. J'ai échangé avec lui sur le sujet. L'ARCOM a été saisi et il est évident que nous tirerons les conséquences d'éventuels manquements qui pourraient venir à être constatés comme nous l'avons toujours fait.

Le service public est aujourd'hui le dernier média télé et radio à proposer une offre d'investigation délaissée par tous les autres et à laquelle les Français restent très attachés. La contrepartie de cet engagement est d'être irréprochable en tout point. L'exemplarité ensuite France Vision a un devoir d'exemplarité dans l'isage des deniers publics.

J'y suis personnellement attaché et j'ai tenu ces 9 dernières années à rétablir les comptes de l'entreprise afin qu'il soit systématiquement à l'équilibre. Le récent rapport de la Cour des comptes sur la période 2017-2024 livre un diagnostic très clair de la situation de l'entreprise. Il affirme d'abord que en 10 ans, l'entreprise a réussi des transformations majeures et a pris le virage du numérique.

Nos audiences linéaires sont au plus haut. France.tv est devenue la première plateforme de streaming et France info la première offre d'information en ligne en France.

Des réformes structurelles ont été achevées comme par exemple la fusion des rédactions d'information ou la régionalisation de France 3. Il dit ensuite que Fran Vision a dégagé des marges de manœuvre importantes sur toute la période pour financer ses priorités. Entre 2015 et 2025, les concours publics ont légèrement diminué alors même que l'inflation progressait de plus de 20 %.

En un mot, ça signifie que France Télévision coûte à la collectivité nationale près de 20 % de moins qu'il y a 10 ans. Nous avons diminué nos effectifs de 1200 ETP et nos charges de 15 %. Cet effort a peu d'équivalents dans la sphère publique et je tiens d'ailleurs à saluer les salariés de l'entreprise qui ont collectivement porté ses efforts.

Enfin, le rapport de la cour alerte sur la situation financière du groupe qui est désormais qualifié de critique. Je rejoins cette analyse en tout point, d'autant plus facilement que je ne cesse d'alerter les pouvoirs publics depuis plusieurs mois sur cette situation. En effet, pour la première fois depuis mon arrivée, France Télévision prévoit un exercice budgétaire en 2025 à hauteur de moins 40 millions environ.

Il s'explique par un écart majeur entre la prévision budgétaire telle que prévue en 2024 par notre projet de contrat d'objectif et de moyens et le niveau de la dotation publique adopté dans la loi de finance en janvier 2025. Fin 2024, l'État a révisé sa trajectoire et imposé une baisse de 115 millions de notre budget pour 2025. Pour réduire notre niveau de déficit prévisionnel, tous les leviers ont été utilisés.

Nous avons diminué de 5 % l'ensemble de nos contrats d'émission de flux. Nous avons arrêté des programmes, nous avons réduit le train de vie de l'entreprise et baissé les effectifs. Mais forcé de constater que l'écart entre nos moyens et les missions assignées à France Télévision ne cesse de se creuser et rend impossible un retour à l'équilibre en quelques mois à peine.

La transformation de France Télévision, ça fait 10 ans que je la porte avec l'ensemble des équipes. Nous allons la poursuivre. Il y a encore beaucoup à faire et je compte bien mettre en œuvre l'ensemble des recommandations de la cour.

La principale concerne la révision de notre accord collectif qui date de 2013. J'ai engagé en juillet devant notre conseil d'administration qu'il a accepté sa dénonciation. Loin des caricatures qui en sont faites, le rapport de la Cour fixe à l'État et à l'entreprise une exigence et un impératif. le retour rapide à une situation financière assignie pour continuer à répondre pleinement à nos missions.

Christian Vion qui est directeur général adjoint de France Télévision répondra avec moi à vos questions sur cette situation financière. La créativité face au murs budgétaires, les premiers arbitrages envisagés font peser une lourdre menace sur la créativité de l'audiovisuel public. L'avenir de l'audiovisuel public ne doit pas se résumer à une équation budgétaire.

France Télévision est aujourd'hui un poumon économique de l'exception culturelle. Nous avons bien entendu conscience des efforts qui sont demandés à tous et nous avons démontré ces dernières années notre esprit de responsabilité en la matière. Mais dans un paysage international et national qui connaît de tels sous-bressaux, notre avenir est aussi et avant tout un choix politique.

Face à la concurrence des plateformes mondiales qui jouent des coudes pour imposer un soft power américain ou chinois, nous portons une responsabilité toute particulière. J'alerte notamment sur les nuages qui s'amoncellent sur nos industries créatives et en particulier sur la production indépendante audiovisuelle et cinématographique française. Une baisse très forte des investissements de franc vision serait un nouveau choc violent.

Dans ce contexte, l'audiovisuel public doit être aux avant-postes de la défense de l'ensemble de notre filière qui représente en France 260000 emplois partout sur le territoire non délocalisable. Or, Sainte Industrie va mal. Les plateformes étrangères ont réduit leurs investissements du fait des changements de stratégie.

Les chaînes privées s'inquiètent à juste titre des baisses des budgets budgétaires. Les coupes des financements publics viendraient donc s'ajouter à un paysage fragilisé. L'animation française.

Pourtant, un fleuron mondial connaît une crise majeure. Le modèle économique du cinéma français est lui-même fragilisé du fait de la baisse des financements du principal du principal investisseur privé et de la moindre fréquentation des salles. Demain, si nous réduisons nos investissements, le monde de l'affection et du documentaire connaîtra un important ralentissement.

Depuis plusieurs années, vous avez consolidé l'écosystème culturel avec le plan France 2030, avec les crédits d'impôts, avec le soutien du CNC. Une réduction de nos investissements amènerait à un revirement stratégique. La question centrale n'est pas uniquement la place de l'audiovisuel publique, mais l'importance que nous accordons encore à l'exception culturelle et notre capacité à faire entendre une voix singulière dans le concert de la création.

Mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, l'audiovisuel public porte avec lui une longue et vieille histoire. Depuis sa naissance, il est devenu une force et un appui pour la démocratie. Son histoire le rend souvent imparfait et il gagne toujours à être amélioré.

Je voudrais avant de conclure porter devant vous une dernière remarque. Nous nous sommes engagés dans une guerre de l'information notamment face aux ingérences étrangères. Aujourd'hui en Europe, dans de nombreux pays, l'audiovisuel public est un levier pour faire face à la manipulation de l'information.

À l'heure où la guerre s'étend, notre souveraineté informationnelle et culturelle est un enjeu de sécurité nationale. J'entends les voix qui se lèvent pour réclamer notre privatisation, mais une chose est certaine, il n'est pas l'heure de désarmer l'audiovisuel public. J'ai la conviction qu'il est aujourd'hui un bouclier pour la démocratie et porte une utilité essentielle pour tous les citoyens.

C'est un bien commun et un trésor à préserver au service de tous les Français. Je vous remercie et nous sommes tous les trois à votre disposition pour répondre à l'ensemble de votre de vos questions. Merci madame la présidente.

On va commencer par les premières questions de Cédric Vial, rapporteur budgétaire des crédits audiovisuels. Merci monsieur le président, madame la présidente, chers collègues, quelques quelques questions notamment pour revenir sur le rapport de la de la Cour des comptes qui que qu'on est nombreux ici à avoir lu attentivement et dont vous avez un petit peu parlé. Vous avez raison, il pointe un certain nombre de réussites de France de France Télévision.

Euh il pointe aussi un certain nombre de de difficultés et j'allais dire même de défauts stratégiques euh qui sont euh euh qui qui sont aujourd'hui prégants. Le le président Pierre Moscovici lorsqu'il a a présenté le ce ce rapport a parlé d'une situation alarmante en rappelant aussi la situation des fonds propres qui sont aujourd'hui en dessous de de la zone de la zone d'alerte. Euh moi, j'étais très déçu en lisant ce rapport parce que on a on échangeait régulièrement ensemble sur sur la situation de France Télévision et j'ai eu l'impression de découvrir un certain nombre de de difficultés, pour pas dire de manquement, que je n'avais pas encore complètement identifié.

Euh parmi les réussites, on peut dire qu'effectivement la fusion des chaînes France 2, France 3, France 4, France 5 a été plutôt une réite. Même si elle a mis du temps, on savait que ça prendrait du temps, mais c'était il y a il y a plus de 10 ans. 10 ans, c'est la durée de votre présidence, madame la présidente.

Et on a l'impression que sur cette période effectivement vous avez réussi à mettre à enclencher la réforme d'il y a 10 ans mais que vous avez pas réussi à enclencher les réformes pour les 10 prochaines années et qu'aujourd'hui la situation de de France Télévision et de l'audiovisuel public à travers elle est en difficulté me semble-t-il à cause notamment de cela. Vous avez parlé du numérique. Oui, vous avez pris un certain nombre de virages.

Il y a des choix qui ont été faits aujourd'hui. Le rapport, il pointe aussi un certain nombre de de de dysfonctionnement. Enfin, dysfonctionnement, en tout cas, il pointe un certain nombre de difficultés sur une stratégie multipolaire qui a été mis en place avec plusieurs plateformes.

Vous vous avez l'air d'étonner. que vous voulez vous citer le le le rapport de de la Cour des comptes. Il parle euh de France AFO TV, Culture Box, Zoo, plus, on peut ajuster Slash qui qui multipliait les les plateformes.

D'ailleurs sur Slash, j'ai entendu parler de 80 plus de 90 millions d'investissements de depuis depuis 3 ans. Je sais pas si si vous pouvez nous confirmer les les coûts. Il y a en tout cas des choix stratégiques qui qui semblent étonnants et je reviens pas sur sur salto et qui qui a au final provoqué 57 millions d'euros dans de de dettes dans les 80 millions d'euros que qui se posent de de déficit cumulé qui se pose aujourd'hui.

Ma question, elle est un peu elle va être celle-là. Comment vous vous projetez aujourd'hui sur le numérique ? On a eu la surprise, je pense certains de mes collègues aussi, de vous voir signer un accord avec Amazon Prime qui marque une forme aussi de délinéarisation après TF1 qui signe avec Netflix.

Après la suppression, vous avez annoncé la suppression des chaînes aujourd'hui, c'est France TV sur tous les supports. On a on a France la différenciation entre les chaînes n'apparaisse plus. On a l'impression qu'il y a c'est ça devient une chaîne unique qui est adaptée effectivement à un accord avec Amazon Prime ou peut-être demain avec Netflix.

Je sais pas si vous allez signer de d'autres accords. Est-ce que c'est ça ? Est-ce que c'est ça la stratégie ?

C'està-dire d'avoir une plus qu'une chaîne qui soit France Télé à ce moment-là, est-ce qu'on a besoin encore de cinq canaux ? Est-ce que aujourd'hui le coût des cinq canaux pour diffuser finalement uniquement France Télé un type de programme ? Est-ce que c'est ça la stratégie et avec une diffusion sur les les grandes plateformes ?

Ma question, elle est une seconde question. Est-ce que ça pose pas un enjeu de souveraineté si de moins demain l'audiovisuel public n'est diffusé que sur des grandes plateformes américaines Disney, Netflix et cetera et même sur le l'audiovisuel de manière générale ? comment vous positionnez par rapport à ça et donc sur le coût des chaînes, est-ce que aujourd'hui et alors par exemple j'ai lu pas de de compte de de compte analytique notamment par chaîne, est-ce qu'aujourd'hui vous êtes par exemple en mesure de dire à l'appelle combien coûte France 5, combien coûte France info TV ou France 4 ?

Je pense que c'est c'est des chiffres qui seraient éclairants pour nous et pour bien comprendre aussi quelle est par rapport à votre stratégie qui quels sont les euh les les enjeux de de cela. Dernière dernière question sur la création parce que le on investit 2 milliards et demi à peu près d'argent public dans France Télévion. C'est aussi derrière pour exposer une des exposer la culture, exposer des programmes.

Euh là aussi, il y a un certain nombre de de dysfonctionnements ou de difficultés qui ont été pointées par la Cour des comptes notamment sur un manque de transparence dans le dans le choix dans dans le dans les les choix des programmes. On parle par exemple pour une seule entreprise de plus de 100 millions d'euros de de programmes par an sur un budget de l'ordre de 400 millions si je me trompe pas sur le sur l'audiovisuel. Euh cette entreprise c'est Media One, enfin vous euh commen vous expliquez ça ?

Est-ce que ça semble tout à fait légitime, normal ? Est-ce que vous envisagez d'améliorer euh d'améliorer la transparence et les règles de sélection de ces de ces programmes euh qui sont encore une fois le le l'enjeu majeur de cette réforme ? Et je laisserai mes collègues poser les questions sur le sur le l'affaire cen le grand qui qui pose quand même un certain nombre de difficultés pour moi en terme d'indépendance du public.

On ne peut pas dépendre d'une d'une stratégie établie en dehors de l'audiovisuel public par un parti politique ou ou par quelqu'un d'autre. Je pense que ça ça pose un vrai problème. Votre réaction nous a étonné mais je pense que mes collègues y reviendront.

Madame la présidente, je vais vous laisser répondre déjà à cette première série de questions. Merci monsieur le sénateur. Donc je vais essayer de en fait vous poser la question de quelle est la stratégie passée, la stratégie future de l'entreprise sur la stratégie passée.

Tout d'abord en effet, il fallait c'était un prérequis par faire la fusion. Quand je suis arrivée, il y avait de multiples entités qui n'étaient pas du tout fusionné. Donc la fusion avait été décidée mais elle n'était pas en œuvre.

Et ça, en effet, comme vous l'avez remarqué, ça met du temps. Des des des réformes qui sont nécessaires. Mais l'essentiel n'est pas là.

En fait, quelle était la stratégie ? c'était de prendre pied et de devenir ce que nous étions sur le linéaire, c'est-à-dire le premier groupe médias français, de prendre pied de la même manière sur le numérique puisqu'on voit que les usages maintenant se déportent de plus en plus vers un usage à la demande et donc vers les plateformes numériques. C'est ce que nous avons fait sur ces 10 dernières années en simplifiant notre écosystème.

Il y a 10 ans, il y avait 300 sites. Aujourd'hui, on a trois grandes plateformes pour dire les choses simplement. On a France.tv TV qui est la plateforme principale.

On a France info avec Radio France sur l'information et on a la plateforme ici qui est euh l'offre l'offre régionale. Aujourd'hui et le rapport de la Cour des comptes le dit, France Télévision est entre guillemets moderne. On est parfaitement dans la consommation actuelle qu'on les Français de de l'audiovisuel qui est en moyenne à 70 % en linéaire et à 30 % en numérique.

Ça c'est la moyenne des Français. Vous dites et d'une certaine manière vous n'avez pas tort. Quelle est votre stratégie aujourd'hui ?

Comment est-ce que vous pourriez la décrire ? On la voit pas et cetera. Ça n'est pas complètement faux.

Euh nous avons travaillé avec l'État à un contrat d'objectif et de moyens qui était quasiment prêt fin 2023. Mais malheureusement ce contrat d'objectif et de moyens qui décrit hein les ambitions pour les années à venir, les moyens associés n'a pu n'a pas pu aller à son terme et depuis nous vivons d'une certaine manière sans contrat d'objectif et de moyens. Bon, c'est pas grave, je dirais, puisque euh on s'est saisi nous-même de notre vision stratégique.

On s'est reposé cette question dans 10 ans, comment est-ce que les choses vont euh vont évoluer ? Et j'ai pu l'exprimer puisque comme vous l'avez rappelé monsieur le président, j'ai déposé un dossier pour une candidature à France Télévision au printemps dernier, un dossier écrit et j'ai présenté un oral dans lequel en effet je parle de là où on est et comment on se projette dans 10 ans. Je vais essayer de de résumer en quelques mots ce que je nous constatons aujourd'hui et comment nous anticipons les évolutions que nous avons à faire dans les prochaines années.

Je vous le disais aujourd'hui sur 4 heures de consommation vidéo par jour par français en moyenne, on a 3 heures de télévision en gros et 1 heure de consommation de vidéos sur les réseaux sociaux, YouTube principalement. Quand on regarde ce cet état de fête sur les moins de 30 ans, la proportion est inversée. On se rend compte qu'en fait, ils font 30 % de télévision, 70 % de réseaux sociaux et de partage de vidéos.

Donc on s'est projeté à l'avenir en se disant que ces usages de consommation à la demande de vidéo, il traversaient toutes les couches, toutes les catégorie et tous les âges de la population et que donc dans un avenir proche, on allait voir ceci s'inverser et que donc notre enjeu c'était de basculer complètement vers un média d'abord numérique avant d'être linéaire. Alors ça ne veut pas dire que demain le linéaire n'aura pas d'importance. Je pense que demain si on se projette, on aura encore 30 % de la consommation qui sera sur les chaînes traditionnelles. 30 % ça n'est pas rien.

Donc ça veut dire qu'il faut que nous transformions l'entreprise et c'est les transformations que nous avons démarré pour que vraiment nous soyons d'abord un média numérique à la fois sur notre plateforme France.tv, France Info et ici avec le pendant sur les réseaux sociaux et ensuite un média linéaire. Donc ces transformations, on les a démarré mais je reconnais volontiers qu'elles ne se s'inscrivent pas dans un contrat d'objectif et de moyens.

Et d'ailleurs, nous appelons de nos vœux cette discussion avec la puissance publique pour avoir euh parce que nous ne pouvons pas nous autodéterminer sur nos missions d'une certaine manière, mais donc nous avons de nos vœux cette une façon d'écrire de manière extrêmement claire la feuille de route pour l'entreprise dans les 3 à c prochaines années. Mais en gros, c'est ça. Alors dans ce contexte, vous m'interrogez sur les marques d'abord sur Amazon Prime et sur les le chè linéaire.

Alors les marques en fait on n' pas fait disparaître les chaînes. Les chaînes continuent à exister. Par exemple le soir quand vous regardez avant le 20h, on va vous dire ce soir sur France 2, ce soir sur France 3, vous allez retrouver.

En revanche nous nous avons modifié le ce qu'on appelle le bug antenne. C'estàd que toutes les vidéos sont marquées France Télévision. Pourquoi ? parce que sur le numérique, sur les réseaux sociaux, sur YouTube, sur Amazon, demain, sur voilà, en fait, il faut que nous poussions notre marque unique qui est France Télévision.

On n'est pas assez important dans l'univers numérique pour pour se permettre de d'arriver en ordre dispersé. Et donc on a fait le choix d'avoir une marque unique qui est France France Télévision. Amazon Prime, on voit que le monde de la distribution et Amazon Prime est un distributeur comme est aujourd'hui Canal Plus aujourd'hui.

Euh il est pas complètement figé. Il y a sans doute des alliances qui vont se nouer demain. Quel est l'intérêt pour nous France Télévision de passer un accord avec Amazon Prime ?

C'est peut-être en étant présent en tant que France.tv, donc la plateforme sur Amazon Prime, on touche des publics qui peut-être vont moins naturellement directement sur notre application France.tv.

C'est ce qu'on va expérimenter dans les dans les dans les mois qui viennent en travaillant avec Amazon Prime. Après, le concept même, il est assez identique à ce que on peut trouver aujourd'hui sur My Canal. Nous sommes distribués par My Canal comme nous sommes distribués par Prime Vidéo par My Canal depuis longtemps où on voit donc toute l'offre de France.tv est disponible sur My Canal.

C'est un peu ça qu'on a reproduit sur Amazon. C'est c'est la même la même façon en fait d'être distribué sur Amazon et sur et sur My Canal. Est-ce que pour autant on pense qu'il n'est pas important de garder des canaux linéaires ?

Nous ne pensons pas. Je ne pense pas que ça ne soit pas important. Je pense que les canaux linéaires restent un formidable outil pour toucher tous les publics.

Euh je vous donne un exemple. Ce weekend, nous étions nous diffusions le GP Explorer au M. Donc le GP Explorer, je suis pas sûr que tout le monde connaisse.

Moi-même je connaissais pas hein. Donc c'est une course automobile de Formule 4, enfin j'y connais rien pardon en course automobile qui a lieu au M et qui a été monté par Squeezie qui est le plus grand influenceur français et qui fait concourir des grands noms de des plateformes des grands influenceurs. Et bien ça a été extrêmement suivi sur YouTube mais ça a été aussi extrêmement suivi sur notre antenne linéaire sur France 2.

Et donc en fait les antennes linéaires sont des compléments et permettent de voilà d'ouvrir à un nouveau public ces programmes qui sont pourtant nés sur le numérique. Donc demain il en sera de même. Je pense qu'il faut continuer à penser nos chaînes, nos canaux linéaires comme une formidable vitrine de ce que France Télévision avec sa première antenne qui est France.tv TV fait de mieux euh et le rendre accessible et le rendre accessible au plus grand nombre.

Vous m'avez interpellé aussi sur la création et le fait que on a vu dans le monde de la production un certain nombre de groupes se concentrer ces dernières années et donc la question se pose puisque notre un de nos rôles c'est évidemment de veiller à la production indépendante. Est-ce que la part de notre des projets que nous confions à ces groupes qui ont fusionné euh n'est pas en croissance ? Bon, sur cette question précise, le l'Arcom qui a fait un bilan quadriénal de de France Télévision a une réponse très claire.

Non, la part que représentent ces groupes dans le chiffre d'affaires global qui est fait n'a pas augmenté. En fait, vous citez le chiffre de 100 millions pour Miawan qui comprend de la création mais aussi du flux. Et les 400 millions se réfèrent uniquement à la création en fait.

Donc donc il y a un peu des deux donc en tout cas la part de Médio Onean et c'est dans le rapport de l'ARCOM, c'est important que je le dise parce que voilà l'ARCOM est une autorité indépendante est extrêmement claire sur ce point à la fois sur de manière générale la répartition du chiffre d'affaires et en particulier sur la fiction parce que il y a une question qui a été qui a été souvent soulevée sur la fiction de la même manière la part des groupes sur la fiction des grands groupes n'a pas augmenté resté quasiment stable sur les sur les cinq dernières années. Je sais pas si j'ai alors sur pardon, je je vais peut-être laisser la parole à Christian sur la partie financière proprement dite. Oui, je vais essayer de répondre à à vos questions sur la situation financière euh où effectivement la Cour des comptes dit que notre situation financière donc c'est dégradé et est critique.

C'est d'ailleurs un constat qui est assez juste et comme l'essentiel des constats que nous trouvons dans le rapport de la Cour de compte, nous considérons que c'est un bon travail et que si on s'intéresse à France Télévision, ça vaut la peine de lire ce rapport de la cour des comptes. Euh alors, la situation financière évidemment c'est une photo un instant té euh qui dépend de l'histoire de France Télévision telle qu'elle a été ces dernières années. Je vais vous donner quelques éléments d'explication. de pourquoi la dégradation de cette situation financière.

Et ensuite, je vais vous donner aussi mon éclairage sur son caractère critique. Euh euh ce que ce que dit la la Cour des comptes sur la dégradation, il y a trois éléments qui euh sont très importants pour notre histoire économique depuis 10 ans. Le premier et la cour le dit très clairement, on est resté entre 2016 et 2024 à l'équilibre d'exploitation avant élément non récurrent.

Et je vais revenir aussi sur le résultat net puisque vous y avez fait allusion. Euh c'était une priorité de gestion euh que nous avait donné euh la présidente sur toutes ces années que nous avons respecté y compris dans des années où ça n'était pas facile. Je vous rappelle qu'entre 18 et 22, on a une diminution des concours publics de 160 millions qu'il a fallu absorber. 2020 la première année du Covid, il y avait pas de crédit de plan de relance.

C'était aussi un challenge de rester de rester à l'équilibre. 2023, on a eu un très mauvais marché publicitaire et 2024, il y a eu une régulation en cours d'année sur les concours publics importantes. Je reviendrai dans un instant.

Donc en tout cas, ça a été tenu et je le dis aussi parce que moi je suis un peu ancien dans la maison France Télévision, j'étais là depuis 2006. Ça succédait à une période 2013-215 où l'entreprise avait fait des paires d'exploitation cumulé de 130 millions sur ces 3 années. Et d'ailleurs, quand on analyse la situation financière d'aujourd'hui de France Télévision, ces 130 millions concourent à cette situation financière.

Euh je le dis aussi parce que c'était pas un dérapage de la gestion euh de France Télévision dans ces années-là. C'était écrit explicitement dans le com de ces années-là. quelque part était inscrite une certaine dégradation de de de la de la situation financière.

Ensuite, vous l'avez dit, sur certaines années, on a enregistré un résultat net déficitaire en particulier sur 2018 et 2022 pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'on a financé sur nos fonds propres nos investissements dans salto. C'était normal puisque s'agissant d'une chaîne payante, les concours publics qui servent à financer l'offre gratuite disponible pour tous les citoyens n'avait pas à être ponctionné par cela.

Et la deuxième chose, c'était le plan de départ volontaire, la RCC, dont nous avons financé un/3 sur nos fonds propres, sachant que les deux autres tiers ont été financés par l'État sous forme de dotation en capital, ce qui d'ailleurs n'est pas sans incidence sur le problème juridique et économique que vous évoquez, c'est-à-dire une situation des des capitaux propres qui est inférieure à la moitié du capital social puisque cette dotation a par définition eu tendance à augmenter logiquement le capital social. Le dernier élément, c'est un élément plus récent qui date de 2024-2025 qui est la modification de la trajectoire des concours publics. On a passé effectivement 15 mois avec l'État pour travailler sur un COM, pour établir une trajectoire financière pour France Télévision entre 2024 et 28.

En 2024, elle a été remise en cause. On a eu 33 millions de régulations budgétaires en cours d'année. Nous avons pu rester à l'équilibre.

En 2025, nous n'y arriverons pas. Nous n'y arriverons pas parce que comme l'a dit la présidente euh là nous avons une des coupes à hauteur de 112 millions d'euros qui sont arrivés sous plusieurs en plusieurs échéances euh et avec y compris une échéance qui est arrivée avec effectivement la loi de finance du gouvernement Bérou alors que notre conseil d'administration avait déjà voté un budget en déficit et que 26 millions de coupes supplémentaire euh sont arrivés. On a fait tous les efforts pour piloter ce déficit.

Euh on a eu un premier budget avec un déficit d'exploitation de 49 millions d'euros. Les 26 millions de plus de coupe nous auraient amené un déficit de 70 millions d'euros. La gouvernance n'a pas accepté un tel déficit, nous a demandé de retravailler ce que nous avons fait volontiers et nous avons fait approuver un budget rectificatif à notre conseil de juillet avec un déficit qui est limité à 57 millions d'euros.

Et j'ai le plaisir de vous dire que lors du conseil de la semaine prochaine, nous allons pouvoir présenter à notre conseil une amélioration de cette perte puisque nous serons aux alentours de 44 millions d'euros sous réserve de la situation économique et de la situation du marché publicitaire qui depuis quelques semaines évidemment nous nous inquiète beaucoup. À la lecture de vous vous dites déçu à la lecture de ce rapport et je je peux le comprendre. Sachez aussi que toutes ces tout ce pilotage de toutes ces années ont été faites en transparence totale avec notre gouvernance qui a été d'un appui total dans ces moments stratégiques et évidemment avec la validation permanente de nos commissaires au compte.

C'est c'est important de le dire. Alors est-ce que cette situation est critique ? J'avais envie j'ai envie de vous dire elle ne l'était pas jusqu'en 2024.

Jusqu'en 2024 nous savions que la trésorerie était avait baissé. Et nous savions que nous avions un problème de capitaux propre et même avec la ponction 2024, nous avions des option pour reconstituer la trésorerie et pour reconstituer la situation des capitaux propres puisque à travers un notre projet immobilier campus qui consiste à regrouper nos 16 implantations parisiennes préexistantes autour de la maison France Télévision, on faisait d'une part des économies d'exploitation et d'autre part on cédait deux immeubles qui devaient nous permettre de repasser au-dessus de la barre euh des capitaux propres. Le déficit 2025 nous pose un autre problème puisque effectivement il va recreuser à nouveau notre situation de trésorerie et notre situation des capitaux propres.

On reste pas évidemment sans essayer de trouver des solutions. Comme je vous le disais, on va baisser le niveau euh du déficit et on travaille sur une session d'actif qui doit nous permettre d'améliorer notre situation de trésorie. Ensuite, est-ce que c'est critique ?

Ça va dépendre de ce qui se passe après. Et je dirais l'incertitude sur nos concours publics 2026, 2027 2028. C'est l'élément qui peut rendre cette situation critique car si nous avions une baisse sensible à nouveau des concours publics en 2026, je pense que nous ne pourrions pas être à l'équilibre et qu'il y aurait un déficit un déficit à nouveau.

Juste pour dire que nous travaillons aussi sur des réformes de la maison, des réformes de structure. On a parlé de l'accord collectif. Il y a d'autres réformes que que nous voulons mener qui nécessitent effectivement un petit peu de temps pour et donc la question qui est dans le rapport de la cour des comptes.

Nous avons besoin d'une visibilité sur une trajectoire pluriannuelle qui soit cohérente avec nos missions et c'est dans ces conditions que nous pourrons recouvrer un équilibre. Voilà ce que je voulais vous dire dans un premier temp. Merci.

Alors avant de vous passer la parole, je voudrais saluer notre nouvelle collègue Paulette Batray, sénatrice de Sonéloir qui rejoint la commission la suite du président Canaire. Bienvenue chers collègues dans notre commission. Alors nous allons prendre toutes les questions madame la présidente, je vais vous inviter bien sûr à les à les noter et je commence à donner la parole en précisant bien à chacun qu'il y a un minutur et que quand c'est vert on parle et quand c'est rouge, on envisage la fin.

Euh et je vais commencer par Sylvie Robert. Bien merci euh monsieur le président. Euh madame la présidente, euh d'abord je voudrais euh vous dire euh de la part de notre groupe tout notre soutien dans le contexte actuel et dans l'offensive dont vous faites l'objet de la part du groupe Bouloré.

Premièrement, la deuxième chose, c'est vrai que la première recommandation du rapport de la Cour des comptes, euh à qui s'adresse-t-elle cette recommandation ? Pas à France TV, mais à l'État qui dit très clairement fixer une trajectoire financière réaliste et traiter l'insuffisance des capitaux propres à travers l'adoption d'un com. A priori, nous ne pouvons que souscrire collectivement à cette demande de la Cour des comptes puisque je vous rappelle mes chers collègues, que nous avons rejeté à l'unanimité les comes.

Je voulais quand même être précise sur le sujet. Alors oui, France TV doit se se transformer, se réformer, mais c'est vrai qu'il est bien sûr aussi précisé que c'est impossible d'y parvenir sans un cadre budgétaire clair et soutenable. Et j'espère que pour 2026, alors même que vous nevez, monsieur de nous présenter euh la situation budgétaire, nous ne serons pas en contradiction avec la volonté de beaucoup de nos collègues ici et peut-être de se réformer, mais également forcément de ne pas baisser les contributions à l'audiovisuel public et singulièrement à France Télé.

Alors, dans ce contexte d'incertitude budgétaire maximale, je dirais même et d'offensive idéologique à l'encontre de l'audiovisuel public, madame la présidente, êtes-vous toujours favorable au projet de holding ? Mon autre question concerne les plateformes. Je trouve que nous avons euh à l'initiative de mon collègue Vial euh initié un débat très intéressant sur cette question euh de partenariat de distribution par exemple avec euh Prime Vidéo.

Et euh il est intéressant de d'observer aujourd'hui que euh les plateformes elles se téisent un peu, on voit Netflix et que les télés alors pardonnez-moi c'est c'est se plateformise un peu. Est-ce que c'est une stratégie ? Mais vous l'avez dit, mais comment vous caractériseriez cette relation stratégique et est-ce que vous iriez jusqu'à par exemple distribuer des contenus d'autres plateformes ?

Et une autre question puisqu'on parlait de budget parce que les recettes publicitaires sur elles évoluent beaucoup he sur les plateformes et est-ce que dans le cadre de ces accords de distribution et bien il y a une part des recettes publicitaires qui est dirigée vers France TV. Et enfin, je termine parce que dans ce rapport de la Cour des comptes, il y a une une partie intéressante euh qui est à borde la convergence quadrémédia des programmes d'outre mer et notamment au service de la lain formation de proximité. Est-ce que vous pensez que ce modèle pourrait peut-être aussi inspirer ou en tout cas nourrir la réflexion de l'implantation du réseau ici ?

Je vous remercie. Monique de Marco. Je vous remercie.

Moi, je m'interroge aujourd'hui à savoir si l'audiovisuel ne serait pas en danger. Pourquoi ? Parce que ces attaque contre le service public relative au pluralisme par des médias qui ne le respectent pas en disent vraiment long sur l'état donc d'un autre pays.

Les médias beaués réussissent à imposer le narratif et l'audiovisuel public est accusé par des médias politisés qui ne respectent aucune règle. Madame la présidente, vous avez eu raison de rappeler l'engagement politique de ces médias. Ce ne sont pas eux qui sont coupables d'infraction à la loi, pas le service public.

Euh des chercheurs ont démontré que les opinions de droite et d'extrême droite s'expriment dans les médias de Vincent Boloré, quoi qu'en disent certains ici. Moi, je j'avais deux questions à vous poser. Une concernant le niveau d'économie que vous pensez réaliser suite à l'indenciation de l'accord collectif et la négociation d'un nouvel accord. et une autre sur l'intelligence artificielle.

Pensez-vous que l'intelligence artificielle pourrait permettre de diminuer le niveau de l'emploi à France Télévision ? Quelle garantie pouvez-vous donner sur le niveau de qualité et d'éthique équivalent à ce qui se fait actuellement ? Merci Max Brisson.

Merci monsieur le président. Madame le présidente, je voudrais d'abord vous dire que ce que vous avez également traité de caricaturau ne sont pas obligatoirement hostile à l'audiovisuel public mais qu'il se réserve le droit d'être critique. Bien sûr, il y a plein de belles choses à la télévision, mais il y a aussi bien des questionnements sur son indépendance, sur le plural, sur l'impartialité de certaines émissions où règne une sorte d'entre soi qui nous semble bien éloigné de ce que devrait être notre débilition publique.

Et face à cela, vous avez dit tout à l'heure dans votre propos introductif circuler, il y a rien à voir. Donc on va y revenir. le mot sinon tout le monde serait déçu sur les extraits de la vidéo montrant Tomba le Grand et Patrick Cohen en conversation avec deux cèdres du Parti socialiste la stratégie électorale du Parti socialiste.

Si France Inter a décidé de la suspension immédiate de Domugeron de son antenne. Patrick Cohen lui est bien présent chaque soir sur France 5 sans n'avoir jamais présenté aucune excuse ce n'est une courte explication orchestrée sur l'émission où il est chroniqueur et devant ses collègues complaisants. Ne pensez-vous pas madame la présidente que cela une faute éthique indéniable ?

De mot ensuite sur votre déclaration de juillet 2023 à l'Assemblée nationale sur le service public qui essaierait de représenter la France tel que l'on voudrait qu'elle soit ou sur celle plus récente, vous appeliez à admettre que c'est nous est un média d'opinion et les qualifié alors de chaînes d'extrême droite. Propos assumé sur RTL, vous vous appeliez même à ne pas avancer basket. Que ve devons-nous en comprendre, madame la présidente, que le service public aurait pour mission d'être le contrepoids du groupe Boloré, de lui faire barrage coûte que coûte, d'être ce missionnaire se dressant contre une pensée jugée moralement inadaptée avec pour noble destiné d'enseigner aux français la bonne manière de penser.

Est-ce vraiment là la mission de l'audiovisuel public ? Pouvez-vous, madame la présidente, nous expliquer précisément ce que signifie représenter la France telle qu'elle voudrait que l'on soit, tel qu'elle voudrait, pardon, qu'elle soit. Pouvez-vous nous dire votre définition des critères de qualification d'une chaîne de télévision d'extrême droite ?

De moi, fait sur le rapport de la Cour des comptes. Le 18 septembre, une fois de plus, vous plaidiez pour un véritable soutien politique et financier au médias du service public. Le 23 septembre 2025, le rapport de la Cour des comptes épinglé sévèrement la la gestion financière de la télévision.

Je vous ai entendu répondre au rapporteur et je vous ai entendu surtout finalement dire que c'était la faute des autres, l'État, les pouvoirs publics, le législateur. Vous réclamez plus de moyens mais vous interrogez-vous sur le périmètre, sur les moyens, sur l'externalisation, sur les statuts, sur les contrats, sur les salaires. Acceptez-vous ou que l'on s'interroge sur une telle gestion des déniers publics sans être traité de caricatural ?

Quelle conclusion tirez-vous de tout cela ? Alors, à la suite de la publication du rapport, j'ai une question à vous poser. J'ai une question à vous poser.

J'ai une question à vous poser. Falloir conclure. Avez-vous pensé à un moment que vous faisiez le mandat de trop-vous pensé à donner votre démission ?

Yas. 4 minutes. Merci monsieur le monsieur le président, madame la présidente.

Depuis depuis 2017, moi j'ai entendu beaucoup d'accusations vis-à-vis de France Télévision, notamment que il mettait en avant le le président Macron de façon et hontée. Après, j'entends aujourd'hui que France Tévision est au service du projet politique de la gauche, on peut pas dire que ça leur réussisse quand même, hein. Je je trouve que c'est singulairement contre-productif et j'aurais envie de dire arrêtez peut-être que ça va nous permettre de gagner parce que là plus vous en faites et plus on descend donc faut peut-être relativiser un peu les choses.

Après sur ces news, moi j'ai eu une une expérience très malheureuse. Je suis arrivé sur leur plateau et j'ai j'ai le sentiment d'être devant un tribunal. dire, je ne distingue pas entre le journaliste, le chroniqueur, l'opposant, tout le monde était contre moi et c'est la dernière fois.

Je n'y suis pas retourné. Aujourd'hui, ils ont un problème de pluralisme. Bien évidemment, quand on traite les hommes de gauche en coupable, ils vont plus ils vont plus sur sur les plateaux.

Ce que ce que je dirais sur l'impartialité et la neutralité, c'est une phrase de Jores. Jor disait qu'il n'y a que le le vide qui est neutre et que ce qui est important, c'est plutôt le débat contradictoire, c'est-à-dire donner aux auditeurs des pensées structurées qui s'opposent et et ça je pense que c'est vraiment le le rôle du service public. Vous dites que la la la télévision publique donnerait à voir ce que la France devrait être.

Je pense qu'elle est au service de la République et c'est quelque chose de tout à fait fondamental et moi ça me pose aucun problème. De la même façon, je pense que l'école publique, elle doit fabriquer des républicains depuis 1789. C'est comme ça et moi ça me choque pas.

Euh je vais je vais vous poser quelques quelques questions notamment sur l'équilibre entre production interne et production externe. Ça fait longtemps que euh le ministère de la culture, votre tutelle vous demande d'aider la production externe. vous faites mais c'est lourd, ça coûte et on se demande si ça ne pourrait pasêtre pas être pardon une politique payée directement par le ministère de la culture et qui vous serait et qui serait pas à votre à votre à votre charge.

Ensuite, je finirai là-dessus sur les plateformes de l'intelligence artificielle. Bon, elle moissonne, moi je préférais le terme de chaluter. Elle chalute très largement toutes les informations disponibles produite par le service public, que ça soit vous, que ça soit la bibliothèque nationale de France, j'étais hier avec son président.

Est-ce que vous pensez pas qu'à un moment donné, elle pourrait payer pour ce qu'elle moissonne, ce qu'elle chalute ? Est-ce qui serait pas normal d'exiger d'elles une forme de rémunération pour toutes les données qu'elles utilisent et que aujourd'hui elle mettent à profit pour contrôler une part du marché de plus en plus important ? Merci monsieur le président.

Merci Pierre-Antoine Lévi. Merci monsieur le président. Madame la présidente, on a parlé beaucoup du rapport de la Cour des comptes de septembre 2025 qui soulligne que France Télévision se trouve dans une situation financière critique avec un déficit inette de 40 millions d'euros.

Cela a été rappelé et des capitaux propres passés de 294 millions à 179 millions d'euros entre 2017-224. La cour indique que l'État actionnaire doit prendre avant le 31 décembre 2026 des mesures de rétablissement des fonds propres ou de réduction du capital social sous peine de dissolution légal. Dans ce contexte, la Cour des comptes relève que votre investissement dans la création va au-delà de votre obligation légale.

Un accord conclu à l'été 2024 fixe un seuil de 440 millions d'euros par an alors que votre obligation légale n'est que de 420 millions. La Cour précise que ce choix qui se concevait dans le cadre du dernier com apparaît plus contraignant dans le contexte financier actuel. La Cour ajoute que ce retour à l'engagement légal de 420 millions d'euros pourra être facilité par le décrismad qui va rendre le secteur de la production moins dépendant de France Télévision.

Ma question est la suivante. Dans un contexte où France Télévision risque la dissolution si ces ponts propres ne sont pas rétablis, ne serait-il pas plus responsable de respecter strictement vos obligations légales en matière d'investissement dans la création soit 420 millions d'euros plutôt que de vous engager volontairement à 440 millions d'euros ? Ces 20 millions d'euros supplémentaires ne représentent-ils pas précisément la moitié du déficit que vous accusez en 2025 ?

Et comment justiez-vous justifiez-vous ce choix budgétaire alors que la pérénité même de l'entreprise est en jeu ? J'ai une deuxième question si vous me permettez concernant les comités sociaux et économiques de France Télévision qui là aussi considérant qui sont généreusement doté par le rapport de la Cour des comptes. L'entreprise y consacre 02 % de la masse salariale brute pour les activités économiques et professionnelles et surtout 2,2 % pour les activités sociales et culturelles contre environ 1,5 % chez TF1, 05 % chez M6 et environ 1 % dans la plupart des grandes entreprises privées.

La chance financière supportée par France Télévision reste très élevée. 13,6 million d'euros en 2019 et 14,2 million d'euros en 2024, notamment pour la restauration. Le comité interentreprise concentre à lui seul 63 % du financement des activités sociales et culturelles, soit 3,5 million d'euros en 2023.

Il gère des centres de vacances et possède en propre un patrimoine unique, le château de l'alinde en Dordogne avec son parc de 115 hectares et une piscine rénovée pour 1 million d'euros. La Cour des comptes avait déjà dans un rapport de 2016 examiné les comptes et la gestion des activités sociales et culturelles et formuler plusieurs recommandations. Elle indique dans son rapport 2025 qu'il serait souhaitable que la gestion de ces organismes soit auditionné.

Ma question est la suivante : comment justifiez-vous que France Télévision consacre 2,2 % de sa masse salariale aux activités sociales et culturelles soit plus du double de TF1 M6 alors que vous êtes en déficit de 40 millions d'euros. Deuxièmement, avez-vous l'intention d'auditionner la gestion de ces comités d'entreprise comme le recommande la Cour des comptes et envisagez-vous de réduire cette dotation pour la remener au niveau de vos concurrents privés, ce qui pourrait générer plusieurs millions d'euros d'économie. Colombelle, merci beaucoup monsieur le président.

Écoutez, je vais commencer madame la présidente par vous remercier, vous remercier d'avoir mis des mots simples sur un état de fête qui est simple. Oui, en effet, le groupe que vous représentez aujourd'hui fait l'objet d'une offensive politique, idéologique d'un groupe de médias d'extrême droite. Alors, notre collègue demande comment est-ce qu'on évalue le fait que ces news est une chaîne d'extrême droite.

Je réveille de répondre qu'il suffit juste d'allumer ces news pour s'en rendre compte et il ne faut pas plus de 3 secondes et demi pour s'en rendre compte. Mais peut-être que cette réponse ne suffit pas. Peut-être que par exemple le fait que C News a été condamné à payer 200000 € d'amende après des propos racistes d'Éric Zemour pourrait être un élément de tangibilité.

Peut-être que les 52 sanctions contre C8 et C News dont 16 en 2024, je n'ai pas fait le compte pour 2025 pourrait là aussi être un élément tangible. Et donc merci d'avoir mis des mots simples sur une réalité qui est une réalité importante parce que c'est aussi le contexte dans lequel les questions sont aujourd'hui posées, à ce à quoi sert l'audiovisuel public et les sujets qui vous sont posés aujourd'hui à à vous comme présidente. Moi, je voudrais revenir d'un mot sur un un point que vous avez abordé dans votre proposinaire qui est l'impact sur la création.

Vous l'avez compris, on a un certain nombre de collègues qui seraient très enthousiastes à l'idée que les conditions budgétaires qui sont les vôtres continuent à être aussi catastrophiques que celles annoncées. Et merci monsieur de les avoir décrites et et rappelé. Mais je je voudrais pointer le fait qu'au-delà des sujets qui concernent directement France Télé, c'est aussi toute la création française qui est qui serait impacté parce que au-delà de l'enjeu culturel, il y a évidemment un rôle économique et social qui est majeur de votre part de la part de l'audiovisuel public parce que derrière chaque documentaire, chaque fiction, chaque concert qui est diffusé, ce sont des milliers de professionnels qui vivent de ce travail, des réalisateurs, des scénaristes, des techniciens, des comédiens, des musiciens, des producteurs indépendants, bref ceux qui structurent la filière créative essentielle à notre pays et France Télé et Radio France à elle seule consacrent chaque année près de 480 millions d'euros à la création, un investissement décisif.

Et moi, je voudrais savoir si vous êtes capable de chiffrer l'impact qui serait celui d'une baisse 63 millions d'euros avons-nous lu dans la presse, mais ça pourrait être plus d'une baisse de votre budget. Quel serait l'impact dans le champ de la création ? impact direct et indirect car au-delà de France Télé, c'est bien tout un écosystème, toute une structure, toute une filière avec des professionnels qui seraient impactés.

J'aimerais ça voir comment vous pouvez évaluer cet impact. Chacopérain. Merci président.

Alors moi, j'ai été très fier vraiment, j'étais très fier de France Télévision jusqu'il a peu de temps et je pense que beaucoup de pays nous enviaient ce système également et puis parce qu'il y avait une quantité d'émissions incroyablement intéressantes, vivantes et cetera. Et puis il y a deux événements qui qui arrivent concomitant. Le premier c'est la Cour des comptes.

On en a parlé tout à l'heure avec cette difficulté, cette forte dégradation de de la situation financière. Vous êtes quand même la première entreprise d'audiovisé public. Et je pense que c'est important de le répéter.

On a parlé quit du com la responsabilité et Sylvie Robert a raison. C'est aussi de votre tutelle. Votre tutelle c'est l'État.

Mais encore faut-il vous entendre en parler puis peut-être aussi le dire. Ça, on l'entend pas. Donc ça nous interroge également.

Et puis euh la deuxième la deuxième chose, c'est à un moment donné, je pense que c'est c'est cette faute morale ou politique que vous avez eu d'affirmer quelque chose. Moi je ne regarde pas ces news. C'est pas une télévision qui m'intéresse qui m'intéresse particulièrement mais je trouve que c'est une faute morale. pour quelqu'un qui est président d'un service public comme France Télévision financé à hauteur de 80 % de subvention par l'État, je pense qu'à un moment donné, on aurait aimé vous entendre être peut-être plus interrogative qu'affirmative parce que je crois qu'on a pas le droit de faire cela lorsque Max Brisson appuyait ses propos et que j'entends Pierre qui nous dit que c'est un tribunal, parfois on peut s'interroger si c'est à dire ou c'est à vous si c'est pas un tribunal non plus.

Et lorsque on voit l'étude de Thomas Mor qui montre sur 187 intervenants dans les programmes de trois chaînes et trois stations de service public avec 50 % d'intervenants qui font bien sûr pas d'orientation politique précise mais sur les 50 restants on voit 25 commeistes on voit 25 et cetera comme plaque classé essentiellement à gauche 50 % classé essentiellement à gauche et 4 % à droite. On s'interroge, vous avez beau dire ce que vous voulez, je crois que les fites sont étus. Donc moi ce que ma question elle est elle est simple.

Moi j'aurais aimé vous entendre sur Patrick Cohen parce que monsieur le grand lui il a quitté sa matinale. Il a quitté sa matinale mais et on l'entend encore sur les ondes mais il a quitté sa matinale et je crois que c'était important. Ça aurait été un signal important.

Posez-vous vous les bonnes questions. Si les gens regardent d'autres télévisions, ça peut-être c'est peut-être aussi parce que le service public ne répond plus aux athlètes des Français ou à ce qu'ils ont envie pas simplement d'entendre mais aussi à les élever les emmener autre part. Donc, il y a quelque chose, le pluralisme et c'est ma question et je conclurai là-dessus.

Reste-t-il la signature de France Télévision ? Et surtout, quelle disposition future allez-vous prendre pour retrouver la conférence des Français à l'audiovisuel publique ? Parce que je pense que vous l'avez bien perdu.

Merci. Karine Daniel. Merci monsieur le président.

Moi, j'avais une question relative au dispositif de rapprochement de France 3 et de avec l'évolution vers ici. Est-ce que vous avez un premier bilan de cette nouvelle formule et de ce nouveau dispositif ? Qu'est-ce que ça nous enseigne en terme de rapprochement télé téléradio ? et il y a le volet audience, il y a le volet lisibilité des programmes et j'insiste aussi sur le volet financement de la création parce que c'est un vecteur de financement de la création décentralité décentralisé local et diversifié qui semble un un levier aussi important et sur lequel on entend aussi des inquiétudes dans les régions.

Donc je voulais vous entendre sur ce sujet. Catherine Morin de Sai. Merci monsieur le le président.

Euh cette audition est importante. Merci de l'avoir organisé monsieur le président. Nous sommes attachés à notre audiovisuel public.

C'est parce que il a des missions très particulières et et uniques et que régulièrement on en fait l'évaluation. Alors, il est vrai que du coup, il y a une forme, madame la présidente, d'exigence euh que les les les parlementaires attendent. En effet, l'impartialité, le respect du du pluralisme.

Au demeurant, je voudrais souligner que c'est l'ensemble du paysage audiovisuel qui est soumis aussi à cette exidence de de pluralisme et d'éthique de de l'information. Je le dis d'autant plus volontiers que qu'aujourd'hui dans cette espèce de guerre de l'information qu'on a l'impression qui se livre en réalité je crois que les énergies ferait mieux d'être concentré vers l'extérieur parce que quand on voit la situation internationale et les graves menaces qui nous entourent euh la montée des périls, les ingérences étrangères, les cyberattaques qui se démultiplient, je crois que touses nos forces vives du paysage audiovisuel doivent être orientées vers euh justement la défense de de l'information et de la la bonne information d'ailleurs, vous avez rappelé madame la présidente l'émission particulière de l'audovisel publique qui s'inscrivent dans un cadre aussi européen. Donc vous pourriez peut-être nous préciser comment ça se passe au niveau de l'Union des des télévisions publiques européennes.

Quels sont les débats à l'heure actuelle pour mener ces ces missions ? Alors, notre rapporteur a parlé d'une situation alarmante. En effet, le rapport de la Cour des comptes dans un bilan, je trouve contrasté mais plutôt équilibré évoque un certain nombre de de sujets à la fois les les gains, les efforts qui ont été réalisés, les gains de productivité, les économies.

Vous avez parlé de la question des personnels et en même temps un certain nombre de défauts stratégiques évoqués par euh mon collègue Cédric Vial. Vous savez que siégant au conseil d'administration de France et Vision, j'ai toujours été exigeante et jamais complaisante et que sur la question de salto, j'ai toujours été hostile à salto euh dont on voit aujourd'hui euh euh le les les chèqus parce que je pensais que le projet initial que vous aviez eu, que ce soit plutôt une plateforme beaucoup plus ambitieuse au niveau européen, c'était le vrai projet qui n'a pas pu être mené à bien. Peut-être allez pouvoir vous pouvoir nous expliquer pour pourquoi, d'où le recours à des plateformes du coup extraeuropéennes Amazon dont on peut déplorer en effet voilà ce sujet.

Mais euh à dévitique industrielle bah voilà, on en est à arrivé là. Pour autant ce que je voudrais nuancer, je le redis avec force mes chers collègues, année après année, c'est que quand même la tutelle, elle a été ératique et changeante depuis 15 ans. Franchement 2012, François Hollande nous dit qu'il va faire la réforme de la redevance, il l'a fait pas. 2017, Emmanuel Macron nous dit qu'il va faire la réforme de l'audiovisuel, il ne l'a fait pas.

Franck Christ a le courage de la faire avec une vision globale, la gouvernance, le modèle économique euh et puis bien sûr l'émission réaffirmée à l'air du numérique pour s'adapter au usages et puis la réforme est suspendue. Rosine Bachon ne la reprend pas ou que partiellement. et on en arrive là.

Notre président du coup reprend le le flambeau, mais on voit bien que et c'est dit dans le rapport de la Cour des comptes, l'absence aussi de trajectoire budgétaire claire qui fragilite fortement l'entreprise pour avoir siégé encore une fois au sein du conseil d'administration. Moi, j'ai toujours débloqué que la tutelle était soit absente, soit en effet changeante ou en tout cas pas claire pour dire voilà dans quelle direction il faut euh aller. Donc j'importerai cette nuance parce que dans ce cadre-là, c'est pas toujours facile de faire les les les réformes.

Donc je je tiens quand même à le dire avec force et la chose que je vous je voulais dire également, c'est que d'cun parle de la privatisation de l'au duel public. On a entendu ça lors des des dernières débats et et élections et je dis que c'est ça serait d'abord à mon avis irréaliste parce que privatiser l'UVEL public c'est avoir recours à la ressource publicitaire. Je termine juste sur ce sujet.

Or, on sait bien que le gâteau publicitaire, il est il est à peau de chagrin, réduit à plus de chagrin aujourd'hui puisque tout est parti sur les sur les plateformes. Donc je ne vois pas comment on pourrait euh disposer d'un paysage audiovisuel à peu près équilibré tout en privatisation privatisant des chaînes qui par ailleurs ont ont une mission pour lequel il faut que on soit attentif à à défendre. Éducation, informer, lutter contre la désinformation.

Aujourd'hui, c'est plus que j'admis nécessaire. D'où la nécessité de bien se réformer, madame la présidence, il y a encore beaucoup de travail à faire euh sur la question. Maintenant, la question budgétaire doit être réglée et notre collègueur avait déposé un très bon texte de loi l'année dernière pour permettre aussi de compenser la disparition soudaine de la redevante.

Jean-Gérard Pomier. Oui, merci monsieur le président. Madame la présidente, dans une audition ici il y a quelques mois, vous nous aviez parlé et vous y êtes revenu ce soir de vos inquiétudes pour le budget de France Télévision en partie d votre propos d'alors aux injonctions contradictoires des ministères de de la culture et des finances.

Vous aviez d'ailleurs avancé un chiffre de déficit de 50 millions don j'ai bien entendu qui serait ramené à 44. Pouvez-vous ce soir nous préciser, nous détailler ces injonctions contradictoires du ministère de la culture concernant vos obligations de création qu'il vous fixe et du ministère des finances concernant la régulation budgétaire appliquée à France Télévision par rapport aux engagements de l'État. Merci Adelgian.

Oui, merci madame la présente président. Moi, je voulais simplement vous dire dans un premier temps que j'étais très fier de France Télévision ce matin et je suis encore très fier de France Télévision en ce moment même, ne serait-ce que parce que vous apportez au sein de notre pays une couverture de nos territoires, de nos départements, de nos régions qui était extrêmement importante et je pense qu'elle est valorisée, elle est appréciée par les élus de manière générale. Je souhaite également aussi revenir sur les propos que vous avez tenu euh euh dans le monde le mois dernier qui vous ont valu une pluie de critique.

Les saluer parce que dire que ces news, je vais y revenir est une chaîne d'extrait de brotte, de mon point de vue, ce n'est pas une provocation mais c'est une c'est un constat assez lucide. Euh depuis des années, et il faut le redire par rapport à ce qui se passe aujourd'hui. Cette chaîne est plus largement une galaxie médiatique, celle de Vincent Boloré à travers C News européen et le JDD mène une véritable campagne de dénigrement contre l'audiovisuel public et il fallait une réponse que vous avez apporté.

Et moi ce qui m'inquiète grandement dans cette campagne de dénigrement, c'est que elle s'apparente à ce qui s'est passé aux États-Unis à travers Fox News et le trumpisme émergent dans ce pays. Et elle ne se contente pas de critiquer, mais elle elle déforme, elle caricature, elle met en danger parfois certains journalistes par des propos à leur égard. et servent je pense une promotion d'un dessin idéologique et économique.

Vous avez responsabilité immense face à cela, madame la présidente, celle de faire vivre un audiovisuel public libre, pluraliste et rigoureux dans une période où la désinformation, je rejoins ma collègue Catherine Mori. La désinformation prospère, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias généralistes parfois. Votre rôle aussi, c'est de garantir à chacun un accès à une information indépendante à la culture, au sport, à la création. et je me mets dans les propos dans les pas de mon collègue Pierre Ozouias en donnant à chacun dans notre pays les moyens d'être un citoyen éclairé, engagé dans la vie de la cité.

Je reviendrai dans ma question. Euh certains disent régulièrement, je l'entends, je le vois même à mon égard que défendre le service public, c'est défendre un bastion partisan. C'est faux.

C'est défendre le droit des Français. C'est l'histoire de notre dieu visuel public. On a eu l'occasion d'en parler la semaine dernière lorsque nous avons auditionné le président de l'ARCOM.

C'est défendre le droit des Français. une information qui a affranchi des intérêts financiers et de quelques milliardaires qui cherchent à imposer une ligne idéologique. Sur les aspects financiers aussi, ça a été évoqué.

Le récent rapport de la Cour des comptes effectivement a fait couler beaucoup d'ancre mais son président Pierre Moscovici l'a rappelé, la privatisation n'est pas une option et si le rapport évoque des résultats préoccupants, il faut s'en inquiéter. Bien sûr, il enfie il identifie lui-même les causes principales des ressources devenues instables, je cite, depuis la suppression de la redevance alors même que des efforts considérables ont été engagés avec des réductions d'effectif. Et là encore, je rejoins ma collègue Catherine Mourin de CI.

Entre les contrats d'objectifs et de moyens, les contrats d'objectif et de performance pour ceux qui ont eu l'occasion de travailler dans la fonction publique, l'État n'est pas au rendez-vous des engagements qu'il peut se donner un moment. Euh je prends aussi l'exemple de Rodolphe Belmer, ancien directeur général du groupe Canal Plus et aujourd'hui PDG de TF1 qui a rappelé que la France avait besoin d'un audiovisuel public fort, solidement financier. Ce soutien vient du privé.

Il témoigne d'une conscience partagée sans un pôle public solide. Le paysage médiatique s'apauvrit, la création s'affaiblit, la démocratie s'en trouve menacé. Ma question, madame la présidente et j'en viendrai à ma conclusion.

Quel levier concret l'audovel public peut-il mobiliser pour renforcer sa mission d'éclairage et de formation citoyenne et me faire comprendre ce rôle essentiel dans la vie démocratique auprès de toutes et de tous et j'insiste encore là-dessus quel que soit leur âge, leur parcours ou leur territoire. Je vous remercie. Emer duox République.

Merci monsieur le président. Madame la présidente, lors de votre audition à l'Assemblée nationale en mars 2024, vous aviez dit arrêtez les portraits politiques dans complément d'enquête en raison des futures élections européennes du 9 juin 2024. Pourtant, un premier complément d'enquête sur Jordan Bardella était sorti le 18 janvier sans que cela n'émuve personne à France Télévision.

Les portraits sur Alexis Coler, Dati et Gabriel Atal avaient donc été définitivement surpris supprimé. Par la suite, le 19 septembre 2024, un second complément d'enquête sur Jordan Bardella avait été diffusé sur vos chaînes, ce qui constituait un record pour n'importe quelle personnalité politique en si peu de temps, ce qu'Odoin appellerait une forme d'acharnement. Et depuis d'ailleurs toujours aucun complément d'enquête sur les personnes susnommées Alexis Coler, Rachid Dati, Gabriel Atal.

Je pense différentes affaires l'ont prouvé qu'il y a pourtant beaucoup à dire sur ces personnalités. Comment donc expliquez-vous ce qui apparaît comme un de poids de mesure pour un service public payé par les impôts des Français alors que vous aviez déclaré le mercredi 12 janvier 2022 sur France Inter que vous veillez à ce que toutes les opinions soient représentées sur le service public. Et enfin, puisque beaucoup de choses ont été dites aussi sur C new reviendrai pas, je me posais la question en cas de dissolution puisque c'est quelque chose qui semble probable.

La présentatrice du journal télévisé Léa Salam sera-t-elle mise en retrait en raison de sa proximité avec l'un des leaders de la gauche dans notre pays ? Ce qui permettrait d'ailleurs peut-être au passage de faire remonter les audiences. Je vous remercie.

Son de la proté. Oui, merci beaucoup de de cette présentation et de pouvoir permettre cet échange. Monsieur le président, moi j'ai deux questions.

La première repose sur l'audition que nous avons eu la semaine dernière de président de l'Arcom avec qui a mis en évidence, enfin qui a témoigné euh que qu'il y avait 60 % de confiance du public dans l'audiovisuel et le service public d'audiovisuel. euh et que et ce pourcentage qui donc il se satisfaisait et que certains pouvaient trouver satisfaisant et néanmoins en très nette baisse par rapport au 15 ans antérieur et et témoigne finalement d'une défiance ou d'une perte de confiance si ce n'est de la défiance croissante. Et donc quelle quelle explication vous vous apportez à à cette baisse de de confiance ?

Évidemment, il y a l'option un peu, j'allais dire Calimero, c'estàdire c'est la faute des autres, c'est le contexte et cetera, c'est les les coups de boutoir, les attaques. Mais une une fois qu'on sort de de de cette explication là, néanmoins, je pense que l'audiovisuel public a comme stratégie prioritaire la reconquête de cette confiance. Et donc, est-ce que vous avez dans votre stratégie envisager un certain nombre d'éléments pour regagner cette confiance ?

Parce qu'un audiovisuel public peut pas se contenter de 60 % de confiance du public vis-à-vis vis-à-vis de lui. Son rôle, par définition, c'est d'atteindre les 80 %. Euh ma 2è question porte sur votre euh déficit donc qui est passé si je comprendre bien de 57 millions à 44 millions si j'ai bien noté les chiffres que vous vous avez annoncé ça fait déjà 13 2 mois en en l'espace de 3 mois ce qui est quand même très euh positif en soi.

Et pour avoir reçu un certain nombre de de membres de de représentants de l'industrie audiovisuelle notamment indépendante mais pas que, vous auriez annoncé qu'une partie des des économies se ferait sur la création, une part non négligeable puisque si je me rappelle bien ces rencontres, on annoncerait 60 millions, ce qui crée une déflagration quand même dans le milieu de la de la création. Or pour le coup, c'est aussi le rôle finalement, j'allais dire le retour de la contribution publique à l'autoviduel publique de pouvoir aussi encourager cette création. Et donc la somme paraît quand même importante, est-elle définitive ou est-ce que là encore il y a des marges de manœuvre pour qu'elle soit moins imposée et peut-être plus en phase avec la nécessité d'accompagner en ce moment singulièrement la création ?

Yan Chantelle. Oui, merci monsieur le président. Madame la présidente, je voudrais bien évidemment à mon tour réaffirmer notre soutien au service public comme ça a été dit par de nombreux collègues face aux attaques dont dont votre groupe est est victime.

Je le dis d'autant plus que en tant que parlementaire des Français de l'étranger, j'ai pu constater qu'il y a des pays où effectivement cet audiovisuel public a été attaqué par les forces politiques qu'il attaque ici même ou en dehors à travers le média de de monsieur Boloré. Et j'ai vu justement que c'est tout le contraire de ce qui vous est reproché, c'est-à-dire que c'est l'absence de contradiction, de diversité, de pluramisme qui va avec ces politiques de démantellement et de combat contre le service public au profit de chaînes privées qui ont également un objectif politique qui d'ailleurs dans notre pays est assumé par monsieur Boloré qui lui-même l'affirme. Il a un objectif idéologique et politique à travers ses groupes privés et ses chaînes privées qui sont totalement assumées et pour lesquelles il a été condamné à de multiples reprises comme l'a dit ma collègue Colombe Brossell à tel point que d'ailleurs personne ici s'en est mais il y a des présentateurs vedettes de de cette chaîne qui disent qu'elle rencontre tous les soirs monsieur Rotaillot pour discuter pour avoir son avis sur des sujets en privé et qu'il l'affirme sur cette chaîne qui s'en Fusque personne.

C'est pas un problème aussi en terme d'éthique par rapport à des présentateurs de télévision d'aller avec des ministres des politiques tous les soirs dîner en privé de l'affirmer publiquement. Ça personne ne le dit. C'est une problématique aussi.

Je pense que ces chaînes doivent également en répondre en terme en terme de pluralisme. Après, j'aurais une question euh euh plus spécifique, très spécifique concernant les Français de l'étranger. Ça a été dit notamment par le rapporteur qui parlait de la concurrence des plateformes, de vos éventuels partenariats avec Amazon Prime ou Netflix.

Et il y a une problématique depuis un certain nombre d'années, c'est que nos ressortissants notamment, mais pas exclusivement, il y a aussi beaucoup de francophones qui sont dans le monde ne peuvent pas suivre l'entièreté des missions des émissions du service public puisque il y a des brouillages hors de France. Alors que je pense c'est une potentialité même de revenus à travers des licences universelles parce qu'il y a beaucoup de personnes qui s'est prêtent à payer pour avoir accès à ces émissions qui permettraient d'avoir une une source de revenus supplémentaire euh puisqu'il y a 3 millions quand même de ressortissants hors de France. On a aussi euh des francophones, près de près de 300 millions de de francophones et je pense qu'il y a peut-être une avenue, quelque chose d'intéressant qu'il faudrait peut-être un peu approfondir, prospecter pour permettre l'achat d'une sorte de licence universelle. là où ils sont prêts à payer justement des plateformes, des dizaines, des quinzaines, des vingtaines d'euros par mois, je pense qu'il y a quand même une possibilité aussi d'avoir une avenue pour pas que nous ressortissants, mais pour la francophonie en règle générale parce que je peux vous dire comparativement à une offre culturelle ou audiovisuelle à comparaison égale dans d'autres pays, moi je pense qu'on a pas à rougir euh de la création française en la matière au niveau audiovisuel qui est faite sur notre service public, qui est de qualité euh et que il faut défendre justement quand on se compare en quelque sorte, on peut constater, je peux vous le dire que moi je suis fier du service public dans sa création audiovisuelle, dans la diversité culturelle que vous apportez puisque ça fait partie également de vos missions que vous remplissez.

Et pour conclure, j'ajouterai deux questions, une d'ordre un peu stratégique dans la continuité de de celle posée par Cédric Vial. Vous avez parlé de des arbitrages linéaires numériques sur la partie information entre l'information traditionnel audiovisuelle je pense à partir à travers le 20h notamment et puis l'information en continu à travers la chaîne France Info. On sent bien quand même que la priorité est encore donnée sur par France Télévision sur sur le 20h.

Je prends par exemple la grande campagne de publicité que vous avez lancé début septembre. Est-ce que ça vous paraît toujours aussi pertinent à une époque où notamment via les smartphone, on a l'information déjà en continu ? Est-ce que ça vous paraît toujours aussi pertinent de miser sur le 20h plutôt que d'investir sur France Info TV ?

Donc je rappelle que en terme d'audience, malgré le changement de canal, ça reste la plus faible audience du des chaînes d'information. Et puis euh une autre question d'une moindre importance, mais puisque euh la le rapport de la Cour des comptes vous invite à trouver euh de nouveaux moyens financiers, il lance quelques piches. J'en prendrai qu'une juste pour entendre votre réaction euh sur la ressource publicitaire justement sur la plateforme, vous n'avez pas les mêmes contraintes juridiques.

Le rapport de la Cour des comptes cite que TF1 perçoit entre 150 et 200 millions de de ressources publicitaires sur sa plateforme, France Télévision uniquement 50 52 je crois et moi, alors que vous avez une fréquentation similaire voire plus importante, est-ce qu'il n'y a pas là pour vous une marge de manœuvre ? Si vous permettez président, je juste rappeler non mais juste rappeler à la présidente mes mes questions tout à l'heure sur le coût de slash et et le la comptabilité analytique et le coût par chaîne le coût de France 5 de France info ou tout ou de France 4 que auquel vous avez oublié de répondre tout à l'heure. Merci. répondre évidemment, il y a des points qui se recoupent donc vous vous allez je vais on va peut-être tout de suite répondre aux deux questions que j'oublie en effet du sénateur Vial et puis je prendrai ensuite dans l'ordre les questions.

Non, Slash ne coûte pas 90 millions d'euros. C'est l'ensemble de notre politique pour les jeunes publics. 90 millions d'euros à peu près spécifique pour les jeunes publics.

Donc Slash est bien inférieur à ça aux alentours d'une dizaine de millions d'euros. On a bien un coût analytique par chaîne et d'ailleurs, il se trouve en annexe du du rapport de la Cour des comptes. Donc il est disponible.

Euh pour être très franc, on ne pilote plus complètement par chaîne puisqu'on est sur une offre globale et c'est grâce à ça aussi qu'on a réussi à faire des économies toutes ces années. On a supprimé des silos qui existaient avec les entreprises qui ont fusionné. on on raisonne vraiment en offre globale mais on a bien quand même une comptabilité analytique par chaîne.

Bien. Alors, je vais essayer de prendre les questions dans l'ordre et il se trouve que la première question porte sur la holding. Donc, par profond respect pour le président qui est à ma gauche, je vais commencer par répondre à cette question.

Euh moi, j'ai toujours été en faveur d'un rapprochement des entreprises d'audiovisel public. toujours. Donc je le je le redis, je suis en faveur d'un rapprochement des entreprises d'audiovisuel public parce que je pense que c'est un facteur d'amélioration de l'offre avant toute autre chose hein pour nos différents publics.

À France Télévision, j'ai moi-même été l'artisan de d'une fusion de d'entreprise, une simplification des marques de de tout le monde regroupé derrière un un un seul objectif. Je pense que nous serions bien inspirés de faire de même avec l'ensemble des entreprises de Dieu visuel public. Je ne varierai jamais là-dessus.

Ce que je dis simplement, c'est que aujourd'hui dans l'état des finances publiques et qui ont une application donc extrêmement forte sur France Télévision, avec une absence totale de contrat d'objectif et de moyens tels qu'on en a aujourd'hui, je ne vois pas comment on peut réussir euh la holding. En fait, c'est ça mon inquiétude. On a des des des salariés qui sont contre, qui sont très inquiets des différentes attaques, du rapport de la Cour des comptes, du fait que on n' pas de perspective en réalité tracée avec l'État actionnaire et tout d'un coup, on a des baisses très très conséquentes de budget qui sont qui arrivent plus euh plus si je puis dire un changement de la gouvernance.

Donc il y a la question fondamentale qui est posée et qui de mon point de vue est pertinente. Est-ce qu'on veut vraiment un audiovisuel public fort demain ? Et qu'est-ce que ça veut dire ?

Et comment on redéfinit peut-être ces missions ? Mais comment on se remet finalement autour de la table pour dire qu'est-ce que c'est qu'un audiovisuel public fort ? Ça peut pas être un audiovisuel public qui fait la même chose avec tous des ans des régulations budgétaires inopinées.

Ça peut pas marcher comme ça d'une certaine façon. Donc qu'est-ce que c'est qu'un audiovisuel public fort ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

Quelles sont ces missions ? Comment on les redéfinit ? Quels sont les moyens que on met en face qui d'ailleurs à ce que ces moyens soient en baisse.

Moi, j'ai toujours fait des économies. Je ne trouve pas ça choquant de dire demain il faut continuer à faire des économies. C'est pas le sujet.

Mais comment on met les choses en relation ? Et dans ce cadre, oui, comment on peut mettre en place la gouvernance qui va faciliter tout ça ? Au fond, c'est ça.

On veut une une comment dirait une image stratégique globale et moi je m'inquiète de cette absence d'image stratégique globale qui fait passer du coup cette loi que je redis je trouve nécessaire et ce changement de gouvernance que je trouve dans l'absolu nécessaire pour une tactique pour affaiblir encore plus l'audiovisuel public. C'est c'est là où où je pense que la les circonstances ne sont pas très favorables. Vous m'avez beaucoup parlé madame Maurin de Saill, monsieur Brisson, monsieur Gropérin de ce que au fond, comment est-ce qu'on arrivait à faire un peu la démonstration, vous me l'avez pas dit comme ça, je le redis avec mes mots, mais au fond de de qu'est-ce que c'est que le pluralisme, qu'est-ce que c'est que l'impartialité, vous avez raison d'une certaine manière parce que jusqu'ici le pluralisme était compté comptabilisé à l'ône des temps de parole des personnalités politiques et ça vous le Vous savez, on nous comptons nous-mêmes.

L'ARCOM compte et nous ne dérogeons pas à la règle de l'équité des temps de parole avec différentes variantes en fonction de sommes-nous ou pas dans une période électorale. Mais la décision du Conseil d'État récente a a quand même dit qu'il fallait pas il fallait pas s'arrêter finalement à aux personnalités politiques. Il fallait aussi considérer tous ceux qui intervenaient sur nos sur nos plateaux, hein.

Et ça, plusieurs d'entre vous m'ont signalé que vous trouviez que voilà, ça n'était pas ça n'était pas conforme. Alors pour l'instant, il y a pas de doctrine. L'Arcom a fait une délibération disant grosso modo qu'elle constaterait peut-être exposte si un trouble manifeste à au pluralisme devait être porté à sa connaissance, qu'elle instruirait et qu'elle pourrait à ce moment-là délibérer.

Là où je pense que vous avez raison, c'est que cette affaire certes montée en épingle, mais cette affaire quand même pose la question de la perception au fond du pluralisme et de la partialité et que bon, il faut qu'on prenne ça en charge. Donc la première chose c'est qu'on a souhaité renforcer la transparence. Vous savez que on publie sur France info les temps de paroles des hommes politiques.

Vous pouvez aller sur la page transparence de France info, vous allez retrouver qui a été invité quand et les temps de parole. Et ça évidemment on va continuer à le faire. Mais pour aller à cran plus loin, je m'engage aussi et d'ailleurs j'ai apporté ici un dossier que je remets euh à monsieur le président, on va aller plus loin et donner la liste des invités dans toutes les émissions avec le maximum de précision sur ces invités.

Donc on l'a fait là pour le mois de septembre. Donc vous avez de quoi regarder précisément ce que ce que tous les toutes les émissions, pas uniquement les l'information mais aussi les magazines d'information pour dire chose simplement ont ont proposé à nos à nos téléspectateurs. Je voudrais revenir sur quelle est la situation aujourd'hui parce que c'est vrai que Martha Darry a cité le chiffre de 60 %.

Je ne sais pas d'où ça sort. En fait, on a un chiffre de 6 qui est en réalité une note sur 10 que donne, c'est un sondage ifop, je crois, qui donne une note sur 10 des différents médias en matière d'impartialité. Il se trouve que la note de France Tvision est de 6 ce qui ne veut pas dire 60 % mais une note de 6/ 10 et donc ça veut rien dire une note en soi si ce n'est qu'on se compare aux autres.

Et donc en fait la moyenne des groupes médias est à euh entre alors voilà la moyenne des groupes médias en décembre 2024 est à 5,5. France Télévision est à 6. En mars 2024 on était à 58 et la moyenne des groupes médias était à 54.

Donc en fait tous les groupes médias ont plutôt progressé. Nous-même nous avons progressé et nous sommes devant les autres groupes médias. Oui, je sais mais je je sais pas d'où ça sort.

Donc moi le chiffre que j'ai c'est pas celui-là. Donc voilà, il faudra redemander à monsieur Heddari. Néanmoins, bon on va pas faire une bataille de chiffres, plusieurs choses.

Non non mais c'est important. Donc plusieurs choses aujourd'hui. Tous les tous les gens nous regardent.

Vous disiez monsieur Gropérin, il faut se demander pourquoi les gens vous regardent pas. Tout le monde nous regarde. Tout le monde nous regarde.

Et quand on compare quand on fait des sondages en demandant "Vous avez voté quoi la dernière présidentielle ?" et on regarde si on est représentatif en gros de l'électorat euh français, on est totalement représentatif de l'électorat français. Pourquoi ?

On est massif. On est le premier groupe audiovisuel français. Il y a un français qui nous regarde sur deux qui nous regardent tous les jours, 8 français sur 10 toutes les semaines.

Donc évidemment tout le monde nous regarde quelle que soit sa couleur politique, quel que soit là où il habite, quelle que soit sa catégorie socio-professionnelle avec peut-être un bémol, c'est que nous sommes plus nous avons une nous sommes plus présents euh auprès des catégories socioprofessionnelles euh des CSP moins comme on dit, j'aime pas trop cette terminologie, que des CSP+. En gros, on parle à 81 % des gens toutes les semaines, on parle à 87 % des CSP moins tous les toutes les semaines. Ce qui veut dire que la télé, ça vous étonnera pas, c'est populaire.

Alors, néanmoins, euh vous pointez cette question de l'impartialité qu'il va falloir qu'on arrive à définir. Alors, c'est vrai que le président de l'ARCOM nous a appelé à l'introspection. Alors, nous, l'introspection n'est pas trop portée sur la psychanalyse à France Télévision.

On est plutôt en train de se dire qu'il faut qu'on réfléchisse à l'action. Comment concrètement on donne des règles claires euh à nos différents équipes euh éditoriales euh des différents magazines pour avoir le meilleur équilibre des invités. C'est ça au fond qui nous semble le plus important.

Donc on a un travail à faire. On va le faire évidemment avec l'ARCOM qui a prévu de faire une étude sur la partialité, mais on s'est dit que il fallait qu'on fasse nous-même cette étude et on va sans on va sans doute en tout cas moi j'ai demandé à ce que le comité d'éthique qui je le rappelle est une entité indépendante de France Télévision puisse nous accompagner aussi et un peu valider ce plan de marche qu'on communiquera, qu'on rendra public et qui vous permettra au fond d'avoir une analyse beaucoup plus documentée, plus fine et plus précise. Et ça me semble légitime au fond qu'on aille un cran plus loin dans cette transparence qui est réclamée.

Euh vous m'interrogiez sur pourquoi j'avais tenu ces propos dans le monde. Écoutez, je pense que quand on fait quand je suis chef d'entreprise, dites-vous bien que c'est une entreprise qui a été la la cible d'un dénigrement massif et ça ne date pas juste de l'affaire le grand Cohen. Soyons clair hein, ça avait commencé avant et monsieur le secrétaire général tient à votre disposition la liste des verbatives atroces euh et quotidien dont est affublé le service public.

Je pense qu'à un moment c'est bien de dire les choses. Je considère que ces news est une chaîne d'opinion et nous ne faisons pas le même travail. LCI est une chaîne d'information, BFM est une chaîne d'information, France Info est une chaîne d'information et précisément, je tiens à redire que nous ne faisons pas le travail.

Notre rôle à nous, c'est d'accueillir en effet la multiplicité des opinions, la multiplicité des points de vue et de considérer que le téléspectateur avec cette multiplicité d'opinion et de point de vue se fera sa propre idée avec son écrit mieux. Quelle est votre légitimité ? On on laisse répondre la présidence.

Je suis légitime en tant que présidente de France Télévision chef d'entreprise. Laisse on laisse la présidente. Non mais monsieur Brisson, je je vous réponds monsieur le sénateur, je suis légitime en tant que patronne d'entreprise à défendre les journalistes et de plus largement cette maison et rappeler la règle.

Je vous l'ai dit, d'un côté, nous ne faisons pas le même métier et nous avons cette obligation d'impartialité et c'est une règle cardinale à laquelle nous ne dérangerons jamais. Mais dans le même temps, on peut pas non plus considérer que voilà toute toute chose se valent, toute chose ne se valent pas. Et c'est important de réaffirmer que France Télévision est la maison commune et que nous ne sommes pas là pour diffuser des opinions.

D'ailleurs, le le la grande le moto de France info, c'est l'information n'est pas une opinion. On ne peut pas mieux dire. Euh alors, est-ce que est-ce que je fais un mandat de trop ?

Bah c'est enfin c'est plutôt que j'ai je fais un mandat de plus, monsieur Brisson. Euh c'est une question évidemment puisque c'est l'arrcom qui nomme et et j'ai passé les épreuves de de l'arcom un écrit, un plan stratégique et puis un oral. Mais au fond, je je vais je vais vous répondre autrement.

Moi ma conviction c'est que je suis très engagée pour le service public et pour le service public de l'information et c'est presque comment dire c'est c'est ma c'est ma fierté et je pense que d'autant plus dans les temps compliqués que nous traversons, et je parle pas que des temps actuels de la politique intérieure mais même de la géopolitique, je pense qu'un service public qui est à une place commune, qui est une agora commune, qui est un lieu et je dirais un peu comme au Sénat où on peut avoir des opinions différentes, mais continuer à se parler, continuer à échanger et à fabriquer du commun est une chose absolument essentielle dans la période. Voilà. Euh alors, vous m'avez aussi posé beaucoup de questions sur ici en me en me en demandant aussi si l'outre mer pouvait être un modèle.

Alors, je suis complètement d'accord avec ça. L'outreem est un modèle. Il se trouve que à France Télévision, donc comme vous le savez, nous avons neuf radios, télévisions, web dans les neuf départements et territoires ultramarins et que donc nous cette ce que nous cherchons à faire avec Radio France nous nous l'expériment déjà depuis des années et des années outreem et que ça fonctionne très bien et qu'on a réussi grâce à un travail concerté des gens de la télé, de la radio et du numérique à à fabriquer vraiment des médias trimédias.

Euh ça marche d'ailleurs, je crois que le la Cour des comptes insiste là-dessus et donc c'est ce qu'on voudrait mettre en place sur ici. Alors premier bilan d'ici, est-ce qu'on sait dire euh est-ce que le bilan est positif et négatif ? Je dirais que dans l'attente de cette holding, on est un peu au milieu du gay.

Euh est-ce qu'on va avoir un projet de loi là ? Ça fait un an et demi. Enfin, que dis-je, ça fait depuis 2020 que ce projet de holding, il y avait un premier projet de ligue de monsieur Riester et ça fait 1 an et demi que ce projet a été discuté. est passer au Sénat, repasser au Sénat, devrais-je dire, puisqu'il vient du Sénat et on est encore au milieu du gay.

Donc ça ne nous aide pas à aller un cran plus loin dans cette réflexion. On verra ce que l'avenir nous dira là-dessus. Mais en tout cas, le fait d'avoir unifié les marques est est un point très positif.

D'ailleurs, les téléspectateurs n'ont pas du tout mal réagi ni à la marque au bug antenne France Télévision Unique, ni à la marque UCI présente maintenant sur toute la tranche de programmes régionaux qui est la majorité de la tranche en fait sur France 3. Euh les la régionalisation des éditions que nous avons opéré en 2023, le fait d'avoir maintenant 24 éditions le midi, 24 éditions le soir est un vrai succès d'audience. Et donc ça c'est quand même extrêmement positif parce que c'est le marqueur que bah ça marche la régionalisation.

Donc il y a des points très très positifs qui nous les matinales qui seront bientôt complètes. On aura quatre matinales filmées de radio filmé. Tout ça nous engage à aller un cran plus loin dans euh dans le travail en commun euh je ne sais pas comment dire euh de Radio France et de France Télévision sur sur ici.

Vous m'avez aussi beaucoup parlé de la création, de nos obligations de création et des impacts que pouvait avoir en effet le une réduction de ces investissements. Alors vous dire est-ce que je saurais dire quel impact en terme d'emploi de perte d'emploi ça je ne saurais pas le faire. Tout ce que je peux vous dire, c'est que LAFA qui est la filière qui est une association qui regroupe les chaînes privées, les chaînes publiques.

Donc c'est à l'initiative du président de TF1 Ron Bellemmer que cette association a été créée. Donc nous sommes évidemment dans le conseil, nous sommes dans le conseil d'administration comme M6, comme les syndicats de producteurs, comme les syndicats d'auteur. Et un de nos premiers actes a été de faire une étude sur qu'est-ce que c'était au fond l'industrie l'industrie audiovisuelle et c'est La FA donc qui a publié un rapport, on aura plaisir avec Rodolphe Belmer à venir vous le vous l'exposer d'ailleurs qui montre que ça ça pèse en effet 12,5 milliards de valeurs ajoutées et 260000.

Alors Françaision n'est pas le seul financeur de la création audiovisuelle mais on en est le principal. Donc évidemment, un choc sur France Télévision a un impact sur les emplois. Vous dire combien je serais pas je je ça serait malhonnête de ma part de faire un un p une pure règle 3, mais on pourrait éventuellement regarder ça plus avant.

Alors, quel est l'équilibre entre la production interne et la production externe ? C'est vrai que le principe de la loi de 86, c'était quand même de favoriser la production externe, on va pas se mentir. Et il y a 10 ans, le taux de production interne était autour de 2 %.

Bon, par le par le biais d'accord que nous avons signé avec les syndicats de producteurs, nous avons à la fois améliorer les droits numériques dont nous pouvions disposer. Nous avons augmenté les investissements dans la création et augmenter aussi la part de production que de création que nous vous pouvions produire nous-mêmes. Et d'ailleurs, nous l'avons fortement augmenté. aujourd'hui, elle doit être voilà, c'est ça, on l'a passé de 30 à 100 millions.

C'est ce qui nous a permis par exemple de de produire nous-même notre feuilleton quotidien et ce donc on a on a agrandi cette part de production interne. Maintenant l'essence même de France Cision, c'est quand même de favoriser la diversité de la création et donc des productions qui sont aussi bien régionales, ultramarines ou régionales. Et nous avons dans nos accords de création, dans notre accord actuel des engagements en matière de création régionale, de création ultramarine.

Qu'est-ce qui va se passer si demain au fond on ne peut pas honorer les 440 millions d'investissements dans la création audiovisuelle ? Et bien, nous allons dénoncer cet accord. Nous allons dénoncer cet accord et donc il va falloir se remettre autour de la table avec les syndicats de producteur.

Peut-être qu'en effet on aboutira pas au même taux de production interne. Peut-être qu'en effet nous n'aurons pas les mêmes droits numériques parce que ces droits numériques qui nous permettent d'être si forts sur France.tv sont la contrepartie d'un investissement en création.

Donc tout ça va être remis en question. On est prêt à le faire évidemment mais ça veut dire que c'est beaucoup du modèle quand même qui est remis en question. outre l'impact économique que ça va avoir sur beaucoup de producteurs, beaucoup de créateurs et à la fin beaucoup d'emplois.

Euh vous m'avez posé la question, alors excusez-moi, j'essaie de reprendre euh sur euh sur l'intelligence artificielle. Alors, l'intelligence artificielle, c'est pas simple à appréhender parce qu'on sait que ça va avoir un impact majeur, mais on sait pas forcément exactement comment. Euh donc, on est en train de regarder comment mettre avoir une une façon de négocier.

C'est clair qu'il y a des emplois qui vont être profondément transformés par l'intelligence artificielle. Prenez le celui qui tombe qui est le plus évident mais qui est pas forcément le plus présenté au sein de France Télévision mais qui est très présent à LINE, c'est les document listes. Comment est-ce que au fond avec l'intelligence artificielle on facilite grandement euh l'indexation et le fait de retrouver des archives ?

Mais en même temps, ça crée aussi de nouveaux besoins à l'intelligence artificielle. Alors demain, est-ce que ça supprimera complètement les les le travail des documentalistes ? Je ne pense pas.

Est-ce que ça le change beaucoup ? Certainement. Donc c'est ça qu'il faut qu'on arrive à appréhender profession par profession.

Mais ça va plus loin. Aujourd'hui, ça touche aussi le processus créatif. Comment est-ce que demain on va écrire un scénario, on peut céder de chat GPT ?

C'est déjà le cas aujourd'hui. Les auteurs cèdent de l'intelligence artificielle générative. Donc comment est-ce que ça va avoir une incidence sur les coups de création ?

A priori sa balille baisser. Comment est-ce que tout ça se discute dans la profession ? La FA a aussi pour vocation de prendre en charge précisément dans un dialogue entre les différentes parties prenantes cette question de l'impact de l'intelligence artificielle dans la création.

Et enfin, je reviens, il y a les règles qu'on s'impose en matière d'information. On est très clair, on est déjà une charte qui qui existe qui interdit par exemple de mettre à l'antenne une image qui a été fabriquée avec de l'intelligence artificielle sans le dire. on a le droit de le faire mais à ce momentl il faut que ça apparaisse pour les publics.

Donc voilà, on a un certain nombre de règles qui sont très claires et notamment on n'alimente pas les moteurs d'intelligence artificielle générative parce que je suis d'accord avec vous, ça mérite rémunération. Et d'ailleurs, au sein de l'Union des télévisions et radios publiques européennes que j'ai l'honneur de présider, nous avons réussi à nous mettre d'accord avec la plus grand syndicat de la presse internationale pour avoir cinq demandes identiques auprès des plateformes d'intelligence artificielle et une juste partage de la valeur en fait partie. Donc je suis euh je suis d'accord avec vous sur ce sujet euh sur vous m'avez réinterrogé, je vais revenir sur euh sur Patrick euh sur Patrick Cohen parce que vous vous me m'avez beaucoup vous êtes revenu sur cette questionlà.

Alors déjà Patrick Cohen est salarié de France interre euh et il intervient sur c'est à vous donc il est salarié de Mediawan mais moi je considère que de toute façon c'est un journaliste qui intervient sur nos antennes donc c'est comme si c'était un journaliste de chez nous. Je ne fais pas de distinction hein, soyons clair. Bon, on a évidemment on s'est concerté avec ma collègue Sibilveille sur euh que fallait-il penser de cette vidéo et de ce qui disait euh Patrick Cohen.

Il se trouve que Patrick Cohen ne dit rien. Voilà. Donc euh ça a été par ailleurs confirmé, je le redis ici parce que c'est important, par le comité d'éthique de France Télévision euh qui est composé de personnalités indépendantes.

Euh dont je peux vous donner la liste d'ailleurs qui me semble-t-il euh sont vraiment indépendantes qui a été très claire sur ce sujet. Ça a été aussi confirmé par le comité d'éthique de Radio France. Vous vous allez interroger ma collègue demain, vous pourrez lui poser la question.

Donc, il y a quand même une convergence des vues entre ce que pensent les présidentes sur euh euh Patrick Cohen, ce que pense comité d'éthique de France Télévision, ce que pense le comité d'éthique de Radio France. On est tous d'accord. Néanmoins, euh ça n'est ça n'est pas sans incidence cette cette vidéo volée diffusée parce que ça ça ça sème le trouble.

Donc est-ce que par exemple on peut reprocher un un journaliste qui n'est pas sur nos antennes, qui serait sur d'autres antennes de dîner avec euh monsieur Sarkozy ? Et ben pas plus en fait parce que c'est le boulot des journalistes d'aller discuter avec les hommes politiques et je le redis ici pas plus pour Patrick Co je trouve ça normal qu'il aille discuté avec des hommes politiques comme pour tous les journalistes politiques. Il faut admettre qu'il y a ces échanges qui sont totalement normaux entre journaliste et hommes politiques pour tout le monde.

Je je je vous dis la règle chez nous. Voilà. Euh parler de stratégie électorale.

On laisse continuer la présidente sur euh qu'est-ce que Alors je je j'essaie de retrouver Oui. Vous m'avez posé aussi la question euh sur euh euh les comptes sociaux et le CSE les 02 %. Oui, Christophe qui me relève parce que ma voix flanche.

Voilà. Oui, sur le sur le CSE et les 2 % enfin les 0,2 et 2 % qui ont été évoqués, le la somme, elle est tout simplement les 2 % sont fixés dans l'accord collectif. L'accord collectif, il date de 2013 et la loi précise que lorsqu'un accord collectif a fixé un pourcentage au CSE, on ne peut pas y déroger.

On ne peut y déroger plutôt que par un nouvel accord collectif. Et puis par ailleurs, la question tout à fait logique et légitime qui était posée là-dessus permet aussi de revenir sur euh sur l'air de poste vérité suite au rapport de la Cour des comptes. le le fameux château en Dordogne alors est certes un un monument intéressant d'un point de vue patrimonial, mais néanmoins, il est pas dans un état extraordinaire qui fait qu'on ne peut pas y loger et que c'est en effet un endroit qui est utilisé pour les colonies de vacances des des enfants du personnel.

Enfin, en tout cas, sur la somme qui est attribuée alors que l'audiovisuel public dans un accord collectif est décidé d'être plus généreux que les les médias privés, bah ça peut ça peut ça peut s'entendre. Mais en tout cas, on ne pourra y déroger que par une évolution de l'accord collectif dont la présidente a bien précisé tout à l'heure qu'il avait été dénoncé en juillet dernier et ça fait évidemment partie des éléments qui seront prochainement discutés. Vous m'avez aussi interrogé, j'ai retrouvé ma voix sur cette fameuse phrase dont on me rabat rebat les oreilles, la France telle qu'on voudrait qu'elle soit.

Alors ça c'est typiquement le type de phrase qui sortit de son contexte ne veut absolument rien dire. Je vous rappelle que c'était lors d'une d'une audition qu'en effet j'avais dit ça et je voudrais vous donner la citation complète complète. Tout d'abord, je tiens à dire qu'on ne représente pas la France telle qu'elle est parce que si on représentait la France telle qu'elle était, on aurait toujours 5 % de femmes dans les expertes.

On essaie de représenter la France telle qu'on voudrait qu'elle soit. Sur la mixité, on est passé de 25 % de femmes expertes sur nos plateaux à 50 %. Je dis que ça ne représente pas la société car il n'y a pas un équilibre aujourd'hui.

Par exemple, au moment de la pandémie, quand beaucoup de médecins sont venus sur nos plateaux, il y a beaucoup plus de professeurs de médecine à la PHP homme plutôt que de professeurs femmes. À l'époque, c'était 18 % de professeurs de médecine femme à la PHP. On a dû forcer notre talent et inviter plus de professeurs femmes que de professeurs hommes.

C'est en ça que je dis que nous ne sommes pas le reflet de la réalité puisqu'on doit faire 5050 là où la réalité était en l'occurrence à 1882. Voilà la sitation la citation exacte. Je parlais du devoir et d'ailleurs qui fait partie de nos obligations de service public de représenter la mixité sur nos antennes.

Alors euh les plateformes euh Ah oui alors vous m'avez posé sur la question sur Oui. publicitaire. Est-ce qu'il y a un retour sur Fran Ressources publicitaires ?

Oui, on pourrait faire plus de publicité sur la plateforme. C'est une remarque très juste de la Cour des comptes. On a déjà essayé puisque vous pensez bien que en 2024, on a déjà eu quelques coupes budgétaires.

On a eu quand même un retour de bâton de nos téléspectateurs assez féroces. Donc oui, on peut mais évidemment la pression publicitaire ne serait pas tout à fait la même et pourrait avoir des répercussions sur l'appréciation que nos publics ont de la plateforme. Donc c'est une possibilité mais qui n'est pas sans inconvénient.

Je rappelle par ailleurs que le projet de loi qui était discuté visait à plafonner la publicité sur le numérique. Donc il faut qu'on sache ce que la puissance publique attend de nous en matière de publicité numérique. Moi, je pense comme la Cour des comptes que c'est une bonne piste à explorer parce que après tout euh on a on a besoin de de ça.

Le contrat Amazon et notre relation avec les plateformes. Au fond, vous m'avez posé la question, est-ce qu'on est prêt à distribuer nous d'autres d'autres contenus ? Alors la réponse est oui mais des contenus de service public puisque vous savez que maintenant ça y est depuis quelques mois France.tv distribue RTV les chaînes parlementaires, TV5 Monde France Méia monde et LINA et une sélection des meilleurs de LINA.

Et donc évidemment dans ce cadre-là euh on est prêt à aller plus loin. On est prêt aussi à distribuer des chaînes qui sont partenaires, qui sont cohérentes comme par exemple la chaîne de de Michel Sims mieux. Michel Sims étant une figure de l'antenne, il nous semble que ça va plutôt dans le sens d'une information pertinente pour les publics et donc on est appelé amené aller dans ce sens-là.

Maintenant, est-ce qu'on serait prêt à distribuer les contenus d'Amazon ? Certainement pas. Voilà.

Donc oui, on est prêt à étendre mais dans dans des limites qui ne changent pas notre logique. Exactement. Je crois qu'il y avait aussi derrière les questions de Sylvie Robert que j'écoute avec attention.

Est-ce que vous avez un retour des ressources publicitaires sur Amazon dans le contrat qui vous Alors oui, pardon. Oui. Alors, je peux pas vous livrer les conditions.

Pardon, je peux je peux pas vous livrer. On a 100 %. 100%.

Oui. Donc en fait c'est c'est c'est un contrat qui va normalement contribuer aux ressources propres de France Cvision. Alors ça va pas faire des merveilles.

On n'est pas en train de parler de de la taille de notre déficit mais enfin les les petits fleuves faisant des grandes rivières. Oui, bien sûr, c'est aussi une motivation pour aller essayer. Euh ça nous donne plus de de de contact finalement avec peut-être un public différent, on le verra à l'usage, et puis euh aussi potentiellement des ressources financières supplémentaires. 20h versus information, on continue.

Oui. Alors euh alors on c'est c'est c'est maladroit ce que je vais dire mais aujourd'hui le 20h reste un moment très important et on le voit dans les audiences. Alors, c'est pas forcément un moment où on apprend quelque chose parce que vous avez raison président de dire que maintenant avec nos téléphones, nos nos alerte, on sait tout tout de suite.

Mais précisément dans le 20h on a fait le choix depuis 1 an d'aller euh vers beaucoup plus de de sujets longs. On a d'ailleurs étendu le 20h fait maintenant 1h avec une partie en quelque sorte magazine qui revient en détail sur certaines problématiques. On se rend compte que même si d'un côté on est de plus en plus drogué à l'information en continu, dans le même temps cette formule là est très appréciée et toute la deuxième partie du 20h qui est sur des formats beaucoup plus longues fait beaucoup mieux que ce qu'on avait avant et donc il y a une impétence de nos publics à rentrer dans le calme et dans la profondeur des sujets.

Donc je dirais qu'il faut qu'on arrive à faire les deux. Et donc notre gros enjeu en réalité, c'est pas tant de considérer que le 20h doit être un peu déshabillé au profit de France info, mais c'est de mieux mutualiser ce que font aujourd'hui les équipes d'info, qu'elles soient à la rédaction ou dans les équipes de France info pour finalement euh se partager les sujets. Il faut que les sujets de France Info puissent arriver sur le 20h par exemple, ce qui est très peu le cas aujourd'hui.

Aujourd'hui, des sujets du 20h sont beaucoup peuvent être réutilisés et commentés sur France info. L'inverse est moins vrai. Donc c'est c'est dans cette fluidité là que on doit avancer.

Et d'ailleurs, c'est pour cette raison et notamment pour cette raison que j'ai souhaité dénoncer l'accord collectif. Ça fait partie de ces enjeuxl. L'enjeu pour moi principal, c'est de trouver de la fluidité dans nos métiers, dans la façon la façon de les exercer.

Euh sur la liste des compléments d'enquête, je crois que je vais passer la parole à Christophe puisque nous avons une liste exhaustive. Donc on va vous répondre sur avons-nous été équilibrés sur les compléments d'enquête ? Alors, sur les deux dernières années, les compléments d'enquête qui sont consacrés à des responsables politiques sont loin d'être la majorité des compléments d'enquête que nous diffusons.

Néanmoins, sur les deux dernières années, il y a eu des compléments d'enquête sur monsieur Bardella, sur madame Dat, sur monsieur Philippe, sur monsieur Cler, sur monsieur Dupont Moritti, sur madame Hidalgot, sur madame Rousseau, sur monsieur Mélenchon, sur Madame Chikirou et ainsi que sur les assistants parlementaires du Rassemblement national. C'est peut-être à cela, monsieur le sénateur, que vous faisiez allusion tout à l'heure. Donc voilà la liste sur les deux dernières années.

Vous m'avez interrogé aussi sur ce que ferait euh euh Léa Salamé si son conjoint décidait de se présenter à une élection quelle qu'elle soit. Elle a toujours été très claire là-dessus. Euh elle s'abstiendrait d'antenne et on a toujours parlé assez clairement.

Voilà, je crois que vous avez répondu à à toutes les questions qui ont été posé. Merci madame la présidente et merci messieur d'avoir répondu à notre invitation de venir de devant la commission. Je crois que c'était nécessaire d'avoir ce dialogue direct avec la représentation parlementaire, pardon.

Yeah.