Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 22 octobre 2023 106 minAutoproduit

Déserts médicaux : faire face à la pénurie de médecins | conférence AMFIS 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à toutes et à tous alors je suis Sophie du livret santé et aujourd'hui j'ai le plaisir donc d'animer un petit peu cette conférence donc sur les déserts médicaux donc avec moi j'ai la chance donc d'avoir Mary penico qui est médecin qui fait aussi partie de la FNDS qu'elle vous expliquera mieux que moi de quoi il s'agit évidemment Sabrina Ali Ben Ali que vous connaissez tous qui est médecin et le député France insoumise donc Adrien Clouet à côté de nous qui va d'ailleurs introduire le sujet tout de suite merci beaucoup merci à toutes et à tous alors pour dire très rapidement quelques mots le sujet aujourd'hui de la santé publique vous le savez c'est un sujet qui est polémique et controversé ça se voit d'ailleurs au rythme assez effréné auquel se succède les ministres de la Santé qui généralement ont un taux de survie en poste moins de 6 mois donc c'est évidemment une indication forte du fait que les réformes qui sont menées ne satisfaisent ne satisfont même pas les membres du gouvernement suffisamment pour pouvoir maintenir en poste quelqu'un pour des projets à long terme on voit que c'est il y a un pilotage qui se joue de moi de moins en moins François Braun est resté à peu de temps monsieur Rousseau bienvenue on verra ce que ce qui va se passer dans les jours qui suivent et cette cette ce symptôme de la valse au niveau des ministres de la santé il s'appuie sur deux éléments majeurs aujourd'hui si on devait décrire l'état de la santé publique en France le premier c'est évidemment le manque la pénurie de professionnels de santé que ce soit des médecins généralistes des spécialistes des paramédicaux on est dans un pays aujourd'hui où il y a un manque absolu professional de santé qui donc n'ont pas la disponibilité d'exercer le temps médical nécessaire pour prendre en charge les personnes alors on verra qu'il y a plein d'enjeux à ce sujet mais le premier élément il est là il est quantitatif il y a un manque absolu qui existe et la solution du gouvernement d'ailleurs le reconnaît puisque ils ont annoncé qu'il voulait vous dissuader d'aller voir les médecins parce que vous allez payer une participation accrue pour avoir une consultation auprès généraliste auprès d'un kiné auprès une infirmière vous allez avoir une facture supplémentaire qui donc vient acter le fait que ils estiment qu'il y a un temps médical insuffisant et donc la solution pour mieux répartir c'est que les gens n'aillent plus et parce que une personne une personne qui est malade et qui décède ça coûte forcément moins cher qu'une personne qui vit c'est vrai mais en attendant ça me paraît pas forcément la stratégie la plus optimale pour assurer niveau de santé publique dans ce pays donc un il tente de dissuader d'aller les voir pour en fait redistribuer une partie du temps médical avec donc les des formes de franchise le deuxième élément c'est celui des inégalités d'un territoire à l'autre c'est-à-dire que tout le monde n'est pas dans la même situation face au manque de personnels médical de professionnels de santé tout le monde n'est pas exactement la même situation à un exemple ici si vous êtes dans le département donc de la Drôme vous avez ici trois dermatologues libéraux pour 100000 habitants dans les Alpes-Maritimes c'est 9 un exemple comme un autre il y a des rapports de 1 à 3 sur une telle spécialité si vous prenez par exemple des spécialités comme la cardio en libéral vous avez des écarts de 1 à 15 entre départements donc d'un côté on a un manque absolu pour celle de santé de l'autre on a une dispersion très inégalitaire qui elle-même met une contrainte variable selon le département selon l'arrondissement selon la commune où vous résidez pour pouvoir y accéder la conséquence on la connaît c'est celle des inégalités de santé dans ce pays c'est à dire l'exemple peut-être le plus connu le plus marquant c'est celui du rapport de classe on sait qu'aujourd'hui un cadre V6 ans de plus qu'un ouvrier et on sait qu'une des parties de l'explication de ce différentiel c'est bien sûr il y a le travail l'activité physique il y a aussi la capacité à recourir aux soins et éventuellement à se les payer financièrement dans le secteur privé donc on a un peu cette situation qui est une situation qui ne cesse d'aller en se dégradant depuis plusieurs années et pour en parler je vais donc passer d'abord le micro à Sabrina pour aller un peu plus loin dans cette description de la situation de la santé publique dans notre pays merci Adrien pour cette entrée en matière alors moi pour ceux qui me connaissent pas donc je suis médecin aux urgences médicales de Paris qui est un une activité unique parisienne d'urgence à domicile et je travaille aussi au service d'urgence de l'hôpital Avicenne dans le 93 alors pour juste faire une entrée dans le sujet quand on parle de désert médical l'origine c'est quoi c'est que il y a quelques temps de ça les médecins libéraux et le gouvernement associé penser la médecine comme une Lore et la demande c'est-à-dire que si à moindre médecin on gardera la patientèle pour nous et là on parle d'un moment on est absolument pas dans les conditions qu'on connaît actuellement c'est à dire qu'il y a suffisamment de médecins et donc l'idée est de se dire et bien pour qu'on ait tous assez de patienter elle et qu'on garde donc évidemment une médecin il y a le bio très libéral qui donc voulait conserver sa patientèle pour lui là je vous parle de ça on est plutôt autour des années 60 donc il y a bien longtemps or face à ça on a deux soucis le premier étant que la population jeune médicale n'est d'abord absolument pas structuré idéologiquement c'est un des rares une des rares universités qui ne proposent pas de cours de sociologie qui proposent très peu d'histoire de la santé si ce n'est en première année pour connaître la T2A en santé publique etc mais après tout du long du parcours ne va pas du tout étudier ni l'histoire de la médecine ni la confrontation aux populations et aux types de population rencontrée et donc les prises de conscience en tout cas du public qu'elle va rencontrer qui va poser d'autres questions aussi pas seulement ces termes-là et compris humainement dans le rapport au patient mais en tout cas on voit là un réellement aussi dans la façon d'appréhender le rôle du médecin dans la société alors qu'est-ce qui se passe dans la situation qu'on a aujourd'hui on la connaît tous on en parle beaucoup parfois en mauvais termes ce qui se passe aujourd'hui c'est qu'on a d'abord une un désert enfin un manque de médecins qui va toucher toutes les spécialités confondues ça c'est à ne pas oublier plus pour la raison simple que chaque année vous avez des besoins qui en santé c'est-à-dire que chaque étudiant en médecine il fait donc six ans d'externat de la première année à la sixième année puis 3 à 5 à 6 ans d'internat le concours de l'internat en 6e année c'est celui pendant au cours duquel vous allez choisir la spécialité que vous souhaitez faire et la région d'exercice or chaque année il sort plus de place d'un terme qu'il n'y a d'interne donc de fait le trou est là c'est on me suit c'est ça ce que j'explique ça ça va donc de fait vous en avez pas suffisamment sur le territoire et on a une souvent une mauvaise médiatisation du problème qui tend à opposer la campagne et les villes or moi par exemple à Paris je ne travaille que sur le désert médical dans le 18 le 19e et le 20e arrondissement qui sont des déserts médicaux nous avons quatre arrondissements quatre arrondissements en désert médical à Marseille à Bordeaux il y a donc on est absolument pas dans le cadre du désert médical imaginez comme le fin fond de la Creuse avec le film de François ou François Cluzet et médecin de campagne d'accord le désert médical c'est un nombre de médecins en regard de la population sur place d'accord donc en ça la seule différence notable qui va y avoir c'est un accès peut-être aux urgences plus facile c'est-à-dire qu'effectivement comparer à je ne sais pas Châteauroux Limoges excusez moi je venais j'ai fait une partie de ma vie en reviennent donc les noms de la Haute Vienne me viennent plus facilement que d'autres n'y voyez pas à mes prix pour la région c'est juste que je la connais mieux en tout cas à Paris il va y avoir ce fameux recours au Bordeaux au lion en l'absence de médecin généraliste aux urgences qui va être plus compliqué à faire ailleurs d'où les fameux ensuite nous qu'on nous étale chaque année de ces gens qui ne viennent pour rien aux urgences avec le motif pour rien et qui donc surchard les urgences même si je vais pas vous dire que le monsieur ne vient il arrive jamais que la personne vienne à deux heures du matin parce que j'ai un bouton là et que mais il est largement minoritaire et exceptionnelle façon nombre de gens qui effectivement ne devraient pas être aux urgences mais de fait ont une pathologie qui pourrait être prise en charge en médecin généraliste mais ne trouve pas d'alternative aux urgences le vrai problème il est là une fois qu'on a dit ça on peut regarder ce que fait le gouvernement et là force est de constater que le silence est assez assourdissant et peut-être avez-vous remarqué que beaucoup de médecins libéraux du coup on a fait beaucoup de publicités au fait que certains pensent à se déconventionner etc alors ce qui se passe c'est qu'en fait aujourd'hui pour beaucoup on le sait pas mais la médecine libérale en ville les médecins généralistes sont soumis exactement au même système néolibéral et du néo-management venu tout droit de nos amis Etatsuniens que dans la SNCF que dans nos entreprises publiques etc c'est-à-dire que ils doivent chaque jour mettre leur syndicatif de performance rentrer leur taux de participation aux entreprises menées au plan national de santé publique à savoir combien de patients ils ont dépisté pour cancer du côlon etc etc donc aujourd'hui vous avez une population qui comme je le dis n'est absolument pas structuré pour la plupart idéologiquement parlant qui se retrouvent à la fois victime des impératifs néolibéraux que sont ce que je viens de décrire c'est à dire avoir des objectifs être payés à la performance etc avec un tarif de consultation et une patientèle qui devient tellement énorme qui va falloir voir des gens tous les quarts d'heure et donc avec cette absence de solution là devant eux et de se dire bon bah finalement si on se déconventionne et qu'on sort du système sécurité sociale on se sera tranquille et c'est là que nous la France insoumise je pense qu'on a vraiment un des propositions à faire et un boulevard qui s'offre devant nous parce qu'on est on est les seuls à leur proposer de véritables propositions je parlerai pas ici pour certains lobbys libéraux dont il est pas fort improbable que la motivation ne soit pas uniquement le service à la population mais je parle d'un contexte global pour lequel la socio-démographie des étudiants en médecine et des professionnels à énormément changé ces dernières années on est plus dans l'homme de 60 ans dont la femme était à la maison à faire les comptes et qui s'occupait des enfants le soir aujourd'hui on est plus de 70% de femmes médecins elles sont majoritairement généralistes travaillent très souvent pas à temps complet et ont envie comme toute souvent maman sans vouloir faire de de d'essentialisme merci de profiter de la vie tout simplement comme tous les métiers et nous notre la France insoumise quand on défend pour la retraite pour d'autres choses le droit au bonheur le droit à la vie etc et bien on défend aussi le droit à ne pas bosser 50 heures semaine à avoir le droit de profiter de ses enfants le soir quand ils rentrent de l'école etc et sauf que pour tous ces gens là souvent entre travailler à l'hôpital ou comme ça m'est arrivé moi et ben quand vous avez un appel de votre conjoint pour vous dire qu'il faut filer à l'hôpital parce que la petite de 8 mois elle fait une bronchiolite sévère mais qu'en vrai et ben il manque tellement de personnel dans l'hôpital que vous ne pouvez pas vous en aller la voir et que vous n'avez pas de remplaçant et que les congés il faut les rogné parce que la direction de l'hôpital vous dit que il faut rester qu'on va réquisitionner qui a passé le monde pour tenir les urgences donc on élimine cette option là on élimine les options où on va être comme ça ça a l'airié de corps fonctionnaires et donc très souvent c'est plutôt un choix qu'on fait par défaut pour maîtriser son emploi du temps et donc nous là où on veut on peut en tout cas et ou dans notre programme dans le livret santé que nous avons fait avec le co-animateur Karim Khalfaoui et toute la l'équipe d'animation du livret santé et ben on a fait tout un tas de propositions vous trouverez dans le livret qui se déroule en deux étapes où on arrive là à l'état indulgence de proposer avec nos solutions un soin à 30 minutes de chaque personne sur le territoire via une rotation permanence de soins et ensuite de faire en sorte avec aussi de l'externat et l'internat des passages de stage avec de la médecine de ville et une aide avec des Assises de la santé c'est à dire que la France insoumise nous croyons beaucoup à l'intelligence collective et l'intelligence collective avec les gens concernés peut faire des miracles on l'a vu pendant le covid quand ils ont compris au gouvernement qu'ils étaient hors-jeu et qu'ils ont dit ok on va les laisser s'organiser on laisse l’hôpital tranquille faites ce qu'il faut faire et on sortira le porte-monnaie on a réussi et ben là nous on dit pareil avec les acteurs concernés avec les services de soins locaux avec les infirmières ou là aussi il y a beaucoup de revendications infirmières de l'infirmier de famille etc qui aujourd'hui ne sont perçus que comme un corps aux ordres entre guillemets du médecin qui doivent nous demander même pour donner un paracétamol or on peut s'appuyer sur beaucoup beaucoup de métiers y compris paramédicaux pour maintenir autour des patients partout un système de qualité voilà donc je vais très rapidement faire un dernier point avant de passer la parole à Muriel Pénicaud parce que pardon excuse-moi Marie penico je pensais à Muriel Prudhomme pourquoi il y a une Muriel très méchante que tu n'aimes pas du tout où ça va ah non moi je pensais à Muriel Prud'homme il y a Muriel Pénicaud aussi c'est vrai les ordonnances Pénicaud ouais c'est ça se trouve c'est pour ça que j'ai fait le lapsus effectivement je viens très vite à ça parce que il y a un enjeu au-delà de nous ce qu'on peut proposer qui est très important dans la bataille idéologique à mener c'est que il y en a qui l'ont bien senti à défaut du gouvernement qui n'arrivent pas anticipé toute la privatisation du secteur elle est bien au rendez-vous et vous avez dû voir pululer autour de vous les cabines medadom et cetera deux téléconsultation où on vous dit maintenant dans la pharmacie qu'est-ce qui vous arrive monsieur bah attendez là il faut une ordonnance pour ça mais pas de problème il y a une petite cabine là vous vous installez un médecin généraliste va vous venir va vous voir vous avez un petit brassard qui va gonfler tout seul et puis vous entrez dans un espèce de truc de pilote automatique parler à un gentil confrère qui va vous ausculter faire l'ordonnance avec évidemment un dépassement d'honoraires parce que medadom ça se perd et donc c'est aussi ça contre le contre contre quoi il faut lutter pour l’abord la simple raison c'est que l'objectif n'est pas une couverture du pays en termes de santé publique imaginez bien que medadom n'a pas téléphoné à la mairie de Saint-Germain sur cuir à côté de Châteauroux pour dire ah ben ça serait bien peut-être de mettre une petite cabine à cet endroit pour les gens qui ont pas de médecin non ils se sont mis dans toutes les officines et absolument pas dans des quartiers particulièrement qui manquent de médecins parce que ils savent très bien que les gens vont en premier vers leur pharmacie et que donc c'est là qu'on va se mettre or c'est absolument pas de ça qu'on a besoin si toutefois la téléconsultation pouvait nous aider ça serait donc en partenariat avec des professionnels de santé locaux et surtout avec un service qui soit municipal qui soit appuyé sur des équipes qui soient pris en charge complètement par la Sécurité Sociale et en assurant derrière une permanence de soins effective et donc qui ne puisse pas être le tout venant de toutes les consultations renouveler une ordonnance d'insuline pour un monsieur bien contrôlé à distance tous les six mois oui une douleur abdominale aiguë en téléconsultation medadom hors de question d'accord et la plupart du temps en plus on va pas se cacher que beaucoup sont aussi là pour moi je reçois les sms je pense que je voudrais que je le retrouve mais si je voulais lis il y a de je reçois les SMS mais d'Adam bonjour Docteur finissez vos vins de mois ou venez gagner de l'argent avec nous bon c'est vraiment présenté comme un endroit dans lequel on va gagner de l'argent facilement en tout cas c'est comme ça qui nous a pas de fait il y a pas il se passe pas grand chose puisque le médecin vous voit et il vous dit oui ben ça serait bien de consulter un confrère ou d'aller aux urgences donc en fait c'est doublons en plus avec une part de la Sécu donc voilà attention à ça puisque de fait comme ils craignent un petit peu en plus sur le risque médico-légaux la meilleure façon de prendre aucun risque c'est de vous dire en fin de consultation de toute façon elle est consulter voilà voilà donc ça et les EHPAD privés où vous avez jusqu'à la possibilité de de faire des investissements dans des chambres d'EHPAD on voit là comment le secteur privé à lui bien anticipé le vieillissement de la population etc et c'est comment faire de l'argent dessus donc c'est là évidemment où il faut aussi que nous on gagne la bataille à idéologie en disant que il y a un respect du métier que la privatisation du secteur va être néfaste et aux patient puisque au mieux il va entraîner un retard de prise en charge moi j'en ai vu plusieurs comme ça mais j'ai vu le médecin en téléconsultation et puis vous les retrouvez ce qu'on appelle les patients en boomerang 3 jours après à l'hôpital parce que dans sa tête il a vu un médecin donc la téléconsultation ça doit être un exercice qui reste strictement encadré mais voilà pas oublier que il y a vraiment deux aspects pour nous un se servir de ce boulevard qu'on a puisque on a un système grosso modo là qui est déçu de la chronique qui comprend que eux aussi ils sont les prochains sur la liste et qui grosso modo ne votera pas extrême droite en majorité et donc là on a vraiment un électorat qui peut s'offrir à nous avec des propositions fortes à faire voilà sur ce je passe la parole à Marie et non pas Muriel merci Sabrina ben voilà moi je suis donc Marie Pénicaud je suis à la fois médecin généraliste et là je suis ici comme secrétaire général de la SNCS fncs Fédération nationale des centres de santé c'est une organisation où il y a à la fois des des élus et des médecins autour des questions des centres de santé voilà alors qu'est-ce que c'est un centre de santé c'est un lieu de soins où on pratique systématiquement le tiers payant on est en secteur 1 les professionnels les médecins sont tous salariés il travaille en équipe donc ça veut dire qu'il partage le dossier médical il partage les données des patients et puis qui peuvent avoir des réunions communes pour pour prendre des décisions ou bien avoir des pratiques qui se ressemblent voilà c'est un gage de qualité et il s'occupe de soins primaires donc à la fois et son médecin traitant et ils peuvent voir des patients sans rendez-vous et puis des maladies chroniques donc là je vous parle surtout des centres médicaux et polyvalents c'est à dire que la SNCS en fait on s'occupe des centres médicaux et polyvalents et pas des autres centres de santé que vous connaissez peut-être les centres exclusivement dentaires les centres ophtalmo voilà on peut avoir aussi des fois à la SNCF des centres infirmiers mais pas tant que ça parce que finalement c'est d'autres fédérations qui vont se recentrer sur les infirmiers ces structures sont attractives pour les nouvelles générations donc là vous l'avez peut-être entendu déjà mais la qualité de vie c'est à dire les horaires de travail et puis d'avoir la sécurité de ses horaires c'est quand même très confortable pour un médecin et puis ça correspond souvent à un projet professionnel choisi parce que travailler en équipe aujourd'hui les médecins sont intéressés pour ça voilà on pratique donc je disais des soins de premier recours avec en fait ça répond à la demande dans 90% des cas donc si il y avait beaucoup de centres de santé on pourrait vraiment gérer la plupart des problèmes des patients il y a aussi l'implication sur le territoire ça c'est intéressant parce que un centre de santé sur un territoire peut participer à des actions de santé publique par exemple ça a été pendant le covid l'émission de crise sanitaire mais pour rien en avoir d'autres avec bon voilà on peut imaginer des des d'autres crises malheureusement les centres aussi j'ai pas dit ces deux tailles variable il y a des tout petits centres avec deux trois médecins ou un médecin une infirmière enfin bon des tout-petits toutes petites structures et puis il peut y avoir des centres très gros avec plus d'une centaine de salariés ça ça existe aussi dans les centres disons assez anciens historique comme celui dans lequel je travaille à Argenteuil c'est comme ça voilà il y a une direction médicale ou administrative selon et puis donc le financement d'un centre de santé c'est environ quand même 80% aujourd'hui des actes donc c'est il faut faire des actes quand même malgré tout et puis il y a à peu près 20 25% selon les selon ce qui se pratique dans le centre d'autres d'autres rémunérations qui est le forfait patientèle bon bref je vous explique pas ça directement mais il y a pas mal de manières de d'avoir un peu d'argent mais ça ne va pas dépasser 25% même quand on fait tout bien alors je sais pas si vous connaissez la différence entre maison de santé et centre de santé je vois des petits oui là mais je peux l'expliquer quand même centre de santé tout le monde est salarié maison de santé les professionnels de santé sont libéraux donc par contre ils vont travailler dans les deux situations ils vont travailler en équipe et ils vont avoir des projets communs et des rémunérations de la sécurité sociale un peu sur le même modèle avec le même type d'exigence voilà c'est pour ça que souvent on parle des deux à la fois mais en fait c'est pas du tout la même chose voilà alors sur les déserts médicaux moi j'avais deux manières de voir c'est à dire que la définition quantitative alors j'ai pas beaucoup de chiffres mais enfin moins de médecins pas suffisamment de médecins c'est ce que vous disiez moi j'avais noté que il y avait le chiffre du Conseil de l'Ordre 11% des médecins généralistes en moins en 10 ans en fait en réalité sur le terrain on a l'impression que c'est beaucoup plus parce que en fait les médecins généralistes détectés par le Conseil de l'Ordre sont pas forcément [Musique] tous en exercice et en plus ils exercent souvent maintenant à temps partiel ils peuvent parfois être traités et puis les jeunes vont s'installer aussi plutôt tous dans les mêmes endroits et pas forcément dans les endroits où on les attend le plus voilà c'est hétérogène quoi et puis il y a une définition qualitative c'est à dire que en fait tout dépend si on va trouver un médecin ou pas trouver un médecin quand on en a besoin et ou bien trouver un une réponse à sa question par exemple ce qu'on pourrait voir une infirmière on pourrait voir une équipe soignante on pourrait voir ça à un autre niveau c'est pas seulement un médecin ça serait une équipe soignante quelqu'un qui peut vous aider le jour où vous avez un problème voilà alors on a réfléchi à un certain nombre de solutions avec avec la SNCS et on s'est dit qu'il y avait des choses un peu à court terme et d'autres choses à plus long terme alors à court terme en fait c'est beaucoup enfin c'est optimisé le temps médical en se basant sur l'existant et en particulier sur l'organisation des équipes de soins primaires actuels donc finalement diminuer le recours au médecin alors pour ça on propose de diffuser plus largement le premier niveau de travail en équipe donc qu'il y ait de plus en plus de centres de santé promouvoir les nouveaux métiers vous connaissez peut-être la délégation de tâches les infirmières de pratiques avancées les assistants médicaux les médiateurs sociaux les médiateurs sanitaires enfin tout ça ça permet de de quoi de régler un certain nombre de situations et d'aider le médecin donc il y aura moins besoin d'aller voir le médecin il y a donc promouvoir ces nouveaux métiers prioriser les services à rendre moi je pense et on est de nombreux à penser que il y a des choses pour lequel on consulte il y aura peut-être pas besoin des certificats médicaux inutiles des pathologies bénignes qui pourraient qu'on pourrait savoir mieux soigner avec un travail de prévention en avant des arrêts courts par exemple ça c'est plus personnel mais moi je trouve qu'on pourrait imaginer un système où l'employeur s'occupe des arrêts courts et puis que comme les jours enfant malade et qui est pas besoin pour une rhino d'aller voir ou une gastro d'aller voir un médecin juste pour avoir un arrêt bon [Musique] enfin là-dessus aussi travail de prévention parce que quand on sait faire un peu tout seul ou avec un petit conseil ça évite aussi pas mal de consultations voilà et puis donc oui valoriser tout les métiers de la prévention et puis voilà à plus long terme il faut promouvoir aussi la coordination à plus grande échelle alors ça a déjà commencé avec le travail des CPTs vous connaissez les CPTs communauté professionnelle territorial de santé c'est à dire que sur un territoire de plusieurs communes enfin en général assez grand ou de je sais pas ça va être les chaque équipe qui va décider si on son territoire mais enfin souvent c'est plusieurs centaines de mille habitants ça peut être jusqu'à 300000 ou 100000 habitants les différents professionnels de toutes sortes vont travailler ensemble et s'entendre sur comment il gère sur ce secteur les urgences sur des projets de santé publique des manières d'orienter par exemple les bébés ou bien enfin voilà des projets communs je bon c'est déjà fait sur certains territoires mais pas partout et il reste ceux pour lesquels c'est le plus difficile donc là il y a quand même du boulot à faire il y a les dispositifs d'appui à la coordination les dates qui peuvent aider les praticiens à régler les problèmes les plus compliqués bon ça c'est pratique aussi pareil il faudrait que ça soit répandu sur tout le territoire moi je pense qu'il y a moyen de faire des choses intéressantes on en parle bon après il y a au niveau des étudiants il y a aussi du travail parce qu'effectivement s'il y avait plus d'étudiants enfin plus de voilà alors il y a pour moi il y a plusieurs problèmes il y a effectivement l'accueil des étudiants à l'université les universités là sont pas au point donc il peut y avoir des choses à faire le nombre de stages enfin disons recueil des stagiaires à l'université c'est quand même un souci donc il manque des maîtres de stage aussi à la fois en ville et à l'université et puis après les les places de concours effectivement mais voilà il y a pas que ça quoi c'est avant que ça se passe voilà et la quatrième année de médecine générale qui vient d'être décidé alors nous les centres de santé on s'est positionné parce que on trouve que c'est pas forcément une mauvaise idée on est prêt à recevoir des étudiantes 4ème année mais là la loi je crois que c'est déjà la loi qui a été posée ben c'est pas pour les centres de santé c'est uniquement pour les libéraux donc il y a vraiment un problème c'est à dire que c'est on commence toujours par les libéraux et on oublie toujours les centres de santé et ça c'est en fait juste un exemple les centres de santé sont généralement oubliés alors que là franchement on a on reçoit déjà beaucoup de les centres de santé sont un terrain de stage assez commun donc il y a aucune raison d'oublier les centres de santé et si on les oublie il va en manquer on saura pas quoi faire des des jeunes voilà donc là il y a un problème bon et puis sinon il y a le on voudrait travailler aussi sur à long terme sur le maillage territorial des centres de santé c'est à dire créer des équipes coordonnées pluridiques disciplinaires dans doté de mission de service public et que ça soit de plus en plus la norme avec un schéma directeur national qui soit garant de l'équité territoriale donc finalement créer des centres de santé là où il y en a pas en regardant ce schéma voilà ça c'est nos nous orientations [Musique] c'est tout pour le moment voilà je repasse la parole et alors peut-être juste un tout petit point parce que c'est d'autant plus intéressant que on est tout à fait d'accord sur le temps médical qui est utilisé des choses enfin moi je dois faire un certificat médical pour faire de la pétanque par exemple franchement bon bref si jamais il y a quelqu'un du club des Minimes excusez-moi je n'ai pas encore fait mais il y a même des pays où on avance très vite là dessus je pense au Portugal depuis le premier depuis le 1er mai dernier il a été voté au Portugal vous avez le droit de poser en autodéclaration trois jours d'arrêt maladie par an par internet ou par téléphone donc plein de pays le font donc c'est quelque chose qui existe qui se fait on peut s'en inspirer et donc c'est juste pour aller pour aborder dans le sens des voisins européens ont déjà cette orientation là pour justement libérer du temps mais alors ce qui se dit de depuis le début et on va dire s'inscrit enfin montre je pense une cohérence assez forte à la fois du côté des professionnels de santé à la fois du côté des modes d'organisation distinctes existent dans la santé publique et cet ensemble de revendications il a pu aussi conduire à une situation assez particulière à l'Assemblée nationale il faut le dire qui est même assez inédite c'est-à-dire l'excence d'un groupe de travail sur la question des déserts médicaux qui est un groupe transpartisan vraiment transpartisan il y a dedans des gens affreux des républicains les transparents c'est transpartisans encore vraiment le truc bon sauf le RN voilà c'est un groupe transpartisan il y a des membres de 9 groupes parlementaires existants qui se sont rassemblent autour d'une même question que celle la désertification médicale comment on fait pour répondre à la situation qu'on connaît à savoir les écarts dantesques d'offre de soins d'un des parties du même une commune à une autre et alors ce groupe alors on les a pas convaincus d'acheter tout le programme LFI franchement les députés horizon modem wellr s'il était pas chaud surtout on va pas se mentir mais on a pu avancer quand même dans un moment de travail qui d'ailleurs je pense a permis d'aller loin parce que ce groupe étant un peu informel étant un peu Haddock les lobbies ont mis un peu de temps à voir qu'on existait donc du coup on a réussi à bosser tranquillement sans que certains de mes collègues plus de centres droits se voient assiégé le soir par certaines par certains mouvements politiques qui auraient pu leur demander de revenir sur leur position donc on a un groupe de travail transpartisant qui existe qui a abouti après un an de travail à la au dépôt d'un texte de loi une proposition un peu moins de travail une proposition de loi signée par 200 députés alors c'est le texte le plus le plus signé cette Assemblée nationale mais ce texte il propose il propose un nouveau pacte en France entre les citoyennes les professionnels et la santé publique propose une nouvelle manière de voir un nouveau chemin qui en grande partie reprend nos propositions pas toutes pas assez mais en tout cas nous a permis de mener la lutte sur trois points essentiels qui découlent chacun de l'autre je vais revenir sur eux pour vous montrer à quel point on a un récit un peu alternatif notre manière de voir la santé publique et surtout qu'on a pu déjà engranger des victoires parce que c'est pas tous les jours qu'on gagne des choses là on en a gagné on en a gagné et on a même pu célébrer quasiment le départ de François Brune puisque il est parti à peu près 5-6 jours après le vote du texte comme quoi on a eu plein de bonnes nouvelles qui sont déroulées en quelques jours donc ce texte il part vraiment d'un d'un constat initial qu'on partage qu'on soit député de l'ordre de la Haute-Garonne d'Alsace des Bouches-du-Rhône le fait que aujourd'hui le droit à la santé est devenu dans ce pays un privilège de naissance privilège naissance selon le lieu où on voit le jour selon le lieu où on grandit on exerce son métier et selon l'activité qu'on mène alors là il y a deux solutions on peut être vraiment libéral complet et se dire on va tant pis dommage il fallait mieux réfléchir là où vous étiez né ce qui est finalement est un peu complexe à mener ou alors on peut se dire que la République notamment la République sociale la nôtre elle est là pour répondre aux états de fait et qu'il n'y a pas d'état de fait il n'y a que des états d'abandon et que donc on peut agir politiquement cette situation et si comment agir politiquement sur cette situation et bien on propose trois bifurcations la première c'est sur le recrutement évidemment il faut plus de professionnels il faut diversifier le recrutement des professionnels de santé premièrement deuxièmement si jamais on en recrute plus qu'on massifie qu'on diversifie il faut se poser la question de l'installation comment elle s'organise elle se discute cette installation avec un professionnel de santé pour pouvoir couvrir tous les territoires du pays et une fois qu'on a posé la question de l'arrivée de professionnels de santé et bien comment on discute les conditions d'exercice les centres de santé évidemment jouent un rôle fondamental là-dedans donc comment on diversifie comment on organise une installation et comment on réorganise on repense le travail même des professionnels de santé et ces trois éléments ils vont ensemble on peut pas essayer de le couper en j'allais dire en sushi se passe à l'expression comme on dit qu'on coupe en petite tranche en salami les sushis c'est vraiment c'est la canicule hein faites semblant en sashimi c'est vrai peut-être en sashimi donc le point vraiment initial de départ c'est ce qu'on est ce qu'on ce qui a été dit à l'instant c'est qu'on a aujourd'hui un manque de professionnels de santé et que celles et ceux qui exercent aujourd'hui sont les les sortants d'une sélection sociale extrêmement violente devant les études de médecine il faut quand même rappeler que la fac de médecine publique quasi gratuite parfois les gens disent gratuite c'est pas gratuit il y a comme des frais d'inscription c'est comme toutes les facs c'est pas gratuit mais une université publique comme médecine et plus sélective socialement que la pire école de commerce du pays il y a plus d'enfants de cadre qui sortent d'une fac de médecine publique que de la de l'école de commerce la plus sélective de ce pays ça c'est le point de départ et tant qu'on n'aura pas brisé ce déroula social et bien on aura une difficulté majeure à avoir le nombre de possibles de santé requis et d'avoir dans ces professionnels les caractéristiques dont on a besoin pour avoir une implantation sur l'ensemble du territoire pourquoi et bien parce que ce qu'on sait c'est un jeune une jeune qui provient d'un désert médical et qui fait des études de médecine et bien souvent ils revient il exerce et donc démocratiser le recrutement des professionnels de santé c'est agir non seulement sur leur nombre mais aussi sur leur installation sur l'ensemble du territoire national et donc pour ça on s'est battu avec ce groupe transpartisan alors transparté évidemment les filles on était les premiers autant première ligne etc mais je profite ils sont pas là il pouvait pas venir donc voilà ils avaient qu'à venir si vous voulez défendre leur bifteck les autres donc dans ce groupe transpartisan on a posé pas mal d'amendements on a mené bataille sur plusieurs points et on en a gagné certains par exemple vous savez que pour déterminer les qui sont ouvertes en fac de meeting il y a deux critères aujourd'hui qui sont dans la loi le premier c'est les capacités d'accueil existantes c'est à dire est-ce qu'il y a assez de chaise et ce qui est assez de sale le second c'est les besoins du territoire en santé et ces deux critères on les a hiérarchisés dans la loi on a gagné le fait qu'aujourd'hui ce sont les besoins de santé du territoire qui doivent primer sur détermination de l'ouverture des postes et pas juste le fait de savoir si à cette chaise dit autrement si besoin de soigner des gens et ben on peut acheter des chaises je dis un peu probaïquement mais c'est ça l'idée cette changement légal on l'a obtenu deuxièmement on sait bien que un des blocages massifs de la démocratisation du corps médical c'est le fait que les études c'est cher et à fortiori une étude longue plus étude sont longues mais plus c'est compliqué de les mener est-ce qu'il faut avoir l'argent il faut déménager il faut louer quelque chose de loin de chez ses parents souvent il y a pas des facs de médecine à 10 km de tout le monde donc c'est compliqué financièrement pour ça non seulement évidemment vous le savez on défend la location d'autonomie le financement des études mais immédiatement on se bat pour élargir ce qu'on appelle les CSP il y a des contrats d'engagement de service public un contrat que vous signez qui finance en partie vos études c'est pas suffisant c'est pas mirobolant mais on se barre évidemment pour l'augmentation permettent de signer le plus tôt possible un contrat d'engagement vous êtes financé en échange vous allez exercer quelques années sur un territoire donné c'est CESP aujourd'hui sont réserve au deuxième cycle on a obtenu qui soit avancé la deuxième année les études de médecine nous on se bat pour le mettre en première année que dès le début vous arrivez en médecine vous puissiez signer votre contrat pour avoir un financement mener dans des bonnes conditions de vos études pas être obligé de bosser à côté parce que c'est juste impossible déjà que la quantité horaire des études de médecine est gigantesque c'est impossible de réussir ses études tous en travaillant à côté donc pardon non c'est quasiment impossible il y a vraiment des des héroïnes populaires dont une à cette table mais c'est extrêmement difficile donc on a réussi à avancer le CSP et on continue à mener la lutte pour les avancées encore plus tôt mais la sélection sociale c'est pas qu'une question financière c'est pas juste l'argent qui empêche de mettre des études c'est aussi un rapport symbolique étude de médecine ça a l'air extrêmement compliqué il y a beaucoup de jeunes pour lesquels la famille a du mal à s'imaginer ce que c'est les études de médecine le médecin c'est souvent un référent de la famille c'est quelqu'un qui a une autorité morale dont on sait qui loue qu'elle a exercé 10 ans d'études et donc il y a un obstacle symbolique à s'imaginer pouvoir faire des études de médecine et donc pour ça on défend la création d'année de d'années de préparatoire dès le lycée aux études de médecine l'année préparateurs gratuites ça existe déjà en Seine-Saint-Denis par exemple c'est-à-dire la seule expérimentation qui existe dans le pays en Seine-Saint-Denis il y a pas assez de place mais en tout cas on a obtenu dans la loi une expérimentation en partant de l'année prochaine pour dans certains territoires des prépas gratuites permettant aux jeunes de se rendre compte qu'en fait bah ils ont le niveau ils peuvent le faire et surtout de comprendre quels sont les attentes se dire bah je peux voir les attentes si je le sens pas j'y vais pas et si je me sens capable j'y vais pour et permettre d'ouvrir ainsi de recrutement on voulait même aller plus loin là on a pas eu gain de cause du tout François Braun il a failli faire une apoplexie est tombé sur place on a proposé ça mais on défend la création d'école nationale des métiers de la santé d'école normale pardon et des métiers de la santé je vous le résume rapidement aujourd'hui on a des lycées agricoles et bien on voudrait des lycées des métiers de la santé vous puissiez avoir des formations initiales là aussi pour comprendre ce que c'est que les métiers de la santé et tous par un médico comme médico qui permettent ainsi de savoir si là aussi on est en capacité de s'imaginer effectuer ces métiers là quels sont les les exigences réelles de ces corps de métiers pour pouvoir enfin s'y diriger et finalement finalement il faut évidemment permettre aux jeunes de demeurer dans les études parce qu'il y a aussi un taux d'abandon non négligeable parce qu'on tient pas parce qu'on craque parce que le temps de travail est excessif parce que la rémunération est insuffisante alors là on a fait nous pas mal de propositions pour améliorer les conditions notamment de travail des internes vous savez que dans le droit français les députés n'ont pas le droit de proposer ce qu'on appelle des charges c'est à dire ce qui coûte de l'argent grosso modo et donc généralement tout ce qu'on fait là dessus il recevable mais on a réussi je sais pas un moment de un monde inattention peut-être que François Braun je sais pas non je vais pas être méchant mais je vais pas être méchant parce qu'il est pas souvent attentif donc dire qu'il était inattentif c'est quelque part un peu étonnant mais donc on a réussi quand même à faire passer l'idée d'avoir un rapport que nous doit le gouvernement pour le mois de novembre prochain en plein milieu du moment où on discutera la loi de financement de la sécurité sociale ils vont nous rendre un rapport sur les rémunérations effectives des internes leur temps de travail et les pistes disponibles pour augmenter les pour eux j'ai augmenté les deux augmenter les rémunérations et baisser le temps de travail donc ce rapport arrivera évidemment à point nommé pour permettre de relancer la bagarre sur les conditions parce que aujourd'hui on a une perte de jeunes qui ne tiennent pas je veux dire il y a il y a comme on dit qu'ils tiennent pas c'est de la dépression c'est du suicide c'est des degrés extrêmement graves et violents de rupture là-dedans mais si jamais on pose la question de l'entrée en étude et de la démocratisation il faut évidemment aussi songer à celles et ceux qui sont aujourd'hui capables d'exercer en France et auxquels on interdit d'exercer je pense à ceux qu'on appelle les pas du les professionnels à diplôme hors Union Européenne c'est-à-dire des médecins qui ont été formés dans un autre pays qui ont des qualifications et des compétences tout à fait identiques à celle de leurs collègues formés en France et qui aujourd'hui sont avant tout dans les salles de garde de nuit parce que n'ont pas le droit d'exercer et cette interdiction d'exercer elle connaît une limite en France c'est la Guyane en Guyane vous avez le droit de manière discrimtionnaire par un arrêté d'être autorisé à exercer vu qu'on arrive à recruter des médecins en Guyane on se sent le droit on dit ok pour les médecins étrangers qui peuvent exercer un même titre et bien nous voulons nous avons proposé d'élargir à l'Hexagone également ce droit là par la direction générale de la RS qui peut directement autoriser notamment dans les territoires qui sont des déserts médicaux et vous savez aussi que c'est même pas dû il dépose une demande d'autorisation il y a une commission nationale d'autorisation c'est d'autorisation d'autorisation sur les gens d'autorisation d'exercice l'autorisation d'exercice il dépose également des demandes qui peuvent parfois dépasser un an avant d'avoir la réponse nous on a vu des exemples de médecins qui sont formés qui savent faire la médecine dans leur pays d'origine et qui bossent dans une supérette à côté le temps d'avoir la réponse parce qu'ils sont sur un territoire où il y a pas d'hôpital à proximité et donc ils peuvent pas exercer ils attendent un an un an et demi donc vous avez des communes privées d'accès aux soins et de privé de temps médical disponibles parce qu'on refuse juste à quelqu'un parce qu'il vient dans notre pays de pouvoir exercer effectivement comme on ont besoin c'est compatriotes c'est conseillé les concitoyens dans la même commune mais alors si jamais on pose la question sinon on avance dans ce sujet plus de professionnels de santé une diversification sociale plus importante se pose la question de la conséquence pour les territoires et vraiment je vais je vais foncer parce que sinon je vais faire je vais prendre trop de temps poser la question de leur arrivée sur les territoires une fois qu'on les a formés quel est le débouchés aujourd'hui ce qu'on sait c'est que vous avez d'un côté des médecins en provenance des territoires qui sont des certifiés médicalement aussi installe régulièrement et pour les autres qui en sorte on sait qu'on a une concentration assez importante des médecins des nouveaux jeunes médecins qui s'installent là où il y a déjà d'autres médecins ce qu'on peut comprendre puisque l'exercice peut être collectif parce qu'on a des collègues sur place parce que il y en a intérêt à pouvoir échanger il y a plein de raisons de s'installer là où il y a déjà d'autres médecins et donc ce qu'on voit c'est qu'aujourd'hui la progression enfin disons les les entrées en carrière de médecins se font avant tout sur les 10-15% du pays où il y a déjà la meilleure couverture de soin enfin la meilleure offre médicale c'est par exemple la meilleure offre de professionnels de santé déjà existantes donc comment on répond à ce problème parce qu'on peut pas s'en satisfaire et on est dans un cercle vicieux si jamais il faut qu'il y ait des médecins pour des médecins s'installent vous voulez on peut aller très longtemps comme ça avoir des territoires il y a de moins en moins de médecins et où il y a des départs alors il va de soi que la première des réponses comporte c'est celle de faire revivre les communes en question parce que lorsque vous ouvrez une école bien déjà vous pouvez avoir un médecin une médecin qui vient s'installer parce qu'il sait que ses enfants pourront y aller donc la première des réponses c'est le c'est mettre fin des déserts de service public pour répondre au désert médicaux la deuxième des réponses c'est de permettre effectivement leur arrivée aujourd'hui c'est une complexité folle vous voulez vous installer quelque part il faut les voir la mairie il faut les voir la RS il faut aller voir l'assurance maladie parfois faut passer par la préfecture il faut aller voir l'université il faut aller voir l'ordre vous avez quand même une un degré de motivation nécessaire pour aller en Creuse ou dans l'Orne qui est extrêmement élevé et tant mieux et je suis ravi que des médecins le fassent mais clairement on est en facilite pas la vie on met des obstacles non nécessaires à l'installation des professionnels de santé aujourd'hui et c'est pourquoi et je suis ravi de là de dire qu'on l'a gagné cet amendement on attend là aussi de décret d'application on a créé enfin un guichet unique avec l'ensemble d'interlocuteurs il y aura un seul endroit où aller pour que tous ces interlocuteurs qui fournisse des aides administratifs ou financières soit consultable et soit disponible pour pouvoir interagir avec les médecins quelqu'un qui veut s'installer que dans un des territoires en question un arrondissement une commune et bien pourra se rendre en un seul lieu pour connaître les conditions dans lesquelles il ou elle peut arriver éviter aussi les contradictions qui peuvent survenir entre différents soit financeurs soit autorité administrative alors une fois qu'on a qu'on a organisé cela et bien se pose pour nous aussi la question de tout simplement une régulation de l'installation elle-même alors attention quand on dirigation c'est c'est pas les soviettes encore que c'est même pas le cas et en URSS mais c'est pas l'économie planifiée de la santé où on dit on prend un médecin qui sort on installe quelque part ça marche pas et ça va décourager tout le monde non ce dont il s'agit lorsqu'on parle de régulation de l'installation avec les 200 députés qui ont signé c'est de dire que dans les 10% des territoires les mieux dotés on remplace les sortants et on maintient le niveau 10% des territoires les mieux dotés mais il y a pas de nouvelles installation d'ailleurs sur 90% du pays installation libre ça met personne à plus de 40 km de chez soi vous faites la carte personne n'est à plus de 40 km de son domicile même si vous vivez au coeur de Nice à 37 km vous avez un désert médical donc vous oblige pas les gens à s'installer ailleurs à rompre envie de famille parce que attendez on va pas demander au médecin de de vivre à 3 heures de leur famille ou leurs proches leurs enfants c'est évidemment pas le cas mais ce qu'on défend c'est donc remplacement dans les zones mieux dotées et installation libre partout dans le pays dans le sur le 90% du territoire qui demeure mais qu'est-ce que c'est parce que on dit s'installer dans les territoires les moins dotés qu'est-ce que c'est qu'une dotation parce que là on n'est pas d'accord non plus avec le ministère qui parfois nous calcule juste nombre de médecins sur population c'est pas ça qu'il détermine un désert médical c'est pas le nombre de médecins disponibles et le nombre de personnes qui habitent c'est les besoins en santé et l'offre de soins c'est pas exactement pareil et d'ailleurs c'est pour ça qu'on a obtenu là aussi à l'Assemblée nationale la création d'un indice territorial d'offre de soins lithos le fameux lithos j'ai pour l'instant j'ai j'ai fait aucun acronyme vous aurez droit un on a créé unitos et donc le ministère de la santé doit le mettre en oeuvre et le fournir à partir du semestre prochain et c'est juste enfin c'est juste entre guillemets le rapport entre le nombre de médecins disponibles alors les généralistes spécialistes parce que c'est pas évidemment des Unito c'est différent selon un spécialité le nombre de médecins disponibles enfin leur temps médical disponible pondéré par rapport au temps de travail qu'ils ont ou qu'elles ont d'exercice rapporter non pas au nom de l'habitants mais rapporte aux besoins en santé c'est à dire le nombre de gens mais leur âge et les pathologies qui sont prévalentes parce que on peut avoir un besoin plus élevé pour 800 seniors que pour 1500 jeunes et donc c'est cette eau il vient enfin permettre dans ce pays de calculer ce qu'on pouvait pas faire jusqu'à présent le rapport entre les territoires en termes d'offre de soins ce qui n'existe pas aujourd'hui vous avez juste le nombre de médecins par habitant mais vous n'avez pas vous n'avez pas de chiffre sur l'offre de soins réellement effective sur un territoire mais amener des médecins c'est faire la créature du cercle puisque amener un médecin c'est permettre à d'autres gens de s'installer on sait que aujourd'hui une des questions numéro 1 que pose nos compatriotes lorsqu'ils veulent s'installer dans une commune c'est y a-t-il un médecin et les communes aujourd'hui meurent de ne pas avoir de médecins et donc on sait qu'on crée un cercle vertueux qui va faire revivre des communes et c'est d'ailleurs ce qu'on voit qui sont de santé mettez un centre de santé dans mon département dans le commun je crée des Pyrénées et bien vous avez des gens qui s'installent vous avez 300 400 habitants qui arrivent dans la commune dans les 5 ans qui suivent parce qu'ils savent qu'il y a une offre de soins qui est disponible sur place mais alors si l'arrivée des médecins est une chose se pose également la question des départs parce qu'aujourd'hui là aussi on a une situation qui parfois est dramatique on connaît des communes où la mairie apprend 8 9 jours avant que le médecin va partir non un médecin il a plein de raisons de partir il a envie de famille il se rapproche des ruptures conjugales il y a plein de raisons de bouger dire comme n'importe quel travailleur du pays simplement c'est pourquoi on s'est battu et on l'a gagné à l'Assemblée nationale c'est mise en place d'un préavis de départ de 6 mois dire le médecin nous signale six mois avant laissant le temps ainsi à la commune à la municipalité aux autorités et bien d'ouvrir un poste ou de passer une annonce disons on va rechercher un ou une nouvelle praticien dans les six mois voilà ça permet ainsi d'avoir un peu de temps et de voir venir pour éviter les ruptures dans le parcours de soins très important je pense à des gens que une maladie une infection de longue durée une maladie chronique qui se rende compte 15 jours après que leur profil de santé est partie et bien cela prendra fin avec simplement cet effet de préavis sur 6 mois et évidemment l'enjeu d'avoir le préavis c'est de pouvoir remplacer plutôt et si on a préavis six mois avant et quelqu'un est disponible trois mois plus tard pour venir bah le médecin veut au bout de trois mois c'est l'évidence et en attendant qu'on parvienne à résorber ces inégalités sur le territoire et bien on va éviter le report sur les patients parce que le fait qui est pas de médecin disponible dans le plan de territoire ça veut dire qu'il y a pas de médecin traitant pour les personnes et s'il y a pas de mes intraitants sinon vous avez une majoration tarifaire c'est bien que si vous n'êtes pas de médecin traitant vous payez plus au rendez-vous vous êtes majoration de tarifaire au niveau de la Sécu qui n'est appliqué d'après nos chiffres que dans un quart département parce que beaucoup de caisses primaires en fait ne l'appliquent pas mais le la loi aujourd'hui dispose que vous devez payer plus cher votre rendez-vous si ce n'est pas chez un médecin traitant or il y a des territoires il y a pas de médecins donc il y a pas de médecins traitant et surtout ou lorsqu'un médecin part ou n'est pas remplacé ou par la retraite il y a plein de raisons différentes les gens pendant un an deux ans trois ans vont payer plus cher et bien nous avons obtenu parce qu'on voulait totalement on voulait l'abrogation des majorations tarifaires mais pendant un an on a obtenu le fait qu'à partir de ces jours je crois que c'est octobre prochain et bien lorsque votre médecin traitant par en retraites ou par tout court et bien pendant un an vous n'avez pas de pénalité ni une majoration tarifaire en allant consulter un autre professionnel de santé et enfin finalement on a vu à quel point il fallait démocratiser les études de santé on a vu à quel point il fallait penser la répartition territoriale des professionnels qu'on aura ainsi démocratisé il se pose la question ici de leurs conditions de travail dont on a dit à quel point ils étaient durs difficile et non a dit aussi à quel point les centres de santé constituent aujourd'hui une demande très forte chez les praticiens moi je vois la fac de Toulouse je les sortants on a la moitié des jeunes qui sortent de la fac parlent le Centre de santé et de salariat la moitié parle de salariat et d'ailleurs on le constate même dans l'Occitanie en Occitanie il y a eu une ouverture de poste l'année dernière il y a eu des postes en exercice mixte ville hôpital et des postes en centre de santé les postes en centre de santé les 16 ont été pourvu en 5 mois tous les postes villes hôpital on cherche encore à tous les pouvoirs et y compris en désert médical des coins c'est des vrais déserts médicaux on a ouvert certains centres de santé les postes ont été pourvus donc le salariat est une alternative crédible c'est comme le pudding la preuve du pudding c'est que ça se mangeait un peu de marxisme pour qu'elle ça manque et bien la preuve que le CDS le centre de santé marche c'est que il recrute lorsque il ouvre un poste et qu'il recrute là où celui d'à côté n'arrive pas à recruter donc le centre de santé est un succès comme mode pas à tout le monde il y a plein de gens qui cherchent en libéral parce que les horaires fixes c'est pas forcément ce qu'il faut bon il y a plein de raisons de pas vouloir mais il y a une demande très forte en tout cas le nombre de postes ouverts n'atteint pas la demande aujourd'hui pour les médecins qui veulent exercer de manière salariée et s'ils de manière salariée c'est ce qui a été dit je vais pas revenir dessus c'est parce qu'ils veulent ralentir c'est parce que ils ont une famille parce que les médecins ne veulent pas sacrifier le fait de voir leur gamin pendant un temps alors métier et je trouve ça légitime qu'un médecin et une vie comme n'importe quel travailleuse ou travailleur qui les ai congé mat qu'il est des horaires prévisibles qui puisse qui est pate mais on parlait du tien c'est pour ça j'ai trouvé la bise mais donc on a tous ces droits là qu'on défend pour tous les travailleurs et travailleuses du pays et bien je vois pas pourquoi les médecins n'ignoraient pas droit aussi avoir cette existence là s'il le souhaite si elle le souhaite on va pas forcer qui que ce soit sur le mode d'exercice donc ralentir mais ralentir c'est aussi bon pour les patients parce que ça veut dire le centre de santé avoir un seul point où aller pouvoir généraliser et ne pas avoir trois quatre lieux entre les infirmières bien tout à fait et ne pas avoir trois quatre points entre lesquels se déplacer dans la même ville la même commune ou même arrondissement ça veut dire avoir des professionnels de santé qui peuvent parler d'un même patient d'une patiente organisée de parcours de soins au mieux parce que c'est la porte d'à côté où il y a le spécialiste parfois ça veut dire pouvoir aussi avoir accès à une information qui est centralisée tout ce qui est prévention peut être regroupé sur un seul et même site et ça veut dire enfin et je finis là-dessus parce qu'on oublie souvent ça veut dire avoir des collectifs de travail et qui dit collectifs dans le monde médical veut dire progrès en termes de savoir et de connaissance prenez des pays comme l'Australie les pays anglo-saxons ou l'exercice salariés et collectif est un exercice qui est sinon majoritaire en tout cas très important et bien ce sont des pays où on a même inventé des spécialités nouvelles grâce aux salariat prenez l'Australie ou la médicale ils ont inventé la spécialité de la médecine rurale c'est une spécialité qui a été développée par les médecins salariés parce qu'ils sont bien rendu compte qu'en exerçant collectivement dans certains endroits les pathologies n'étaient pas les mêmes qu'ailleurs et que donc il y avait des savoirs nouveaux à développer ensemble et c'est savoir nouveau on remonter dans l'ensemble de la chaîne de production intellectuelle du corps médical et des savoirs de santé publique pour être injectés dans les études et donc on a ici une capacité lorsqu'on met des médecins ensemble pour qu'ils travaillent ensemble à faire monter le niveau de savoir et de connaissance de la nation et l'utiliser de manière positive pour la formation future des médecins parvenir et donc toutes ces raisons là elle plaide pour proposer une autre direction au pays ce texte là dont je vous parle on a eu quelques victoires il y a d'autres points sur lesquels on va continuer à se battre et en tout cas je pense qu'il montre à quel point on est en capacité de fracturer le gouvernement là-dessus parce que on a eu des votes de macronistes sur ce point-là on a quand même trois députés en marche qui ont signé pas beaucoup trois mais bon mais je vous non mais ils étaient sobre c'est son revenu le deuxième jour donc ils sont pas plantés non mais ils ont fait exprès de signer quoi bon pas tout c'est ta gamme 2 qu'on a disparu si jamais Monique tu nous entends bon mais il y a quelques députés qui ont disparu on sait pas où ils sont passés les pots mais on a quand même une capacité à avoir un travail de masse sur ce sujet là donc l'angle des désirs médicaux c'est un angle permet d'avoir des des réformes radicales mais socialement utile et d'intérêt général qui surtout tape large et montre à quel point des choses qu'on défend parfois nous depuis 10-15 ans peuvent visiter le vote des députés de droite je leur dis bravo un peu tard mais bravo quand même [Applaudissements] merci Adrien c'était très intéressant je rebondis sur un une seule donnée sur laquelle j'attire à la vigilance sur laquelle olivresse santé en interne aussi la vigilance du groupe c'est le contrat d'engagement de service public parce que il faut être très très prudent avec cette notion là qui peut assez rapidement ressembler au RSA en travaillant de Macron et qui sous la panache dû on va aider les pauvres à faire des études de médecine en leur payant en échange de quoi ils vont rendre à la nation un service médical et ben on est en train de dire que c'est anti-égalitaire parce que ce qui se passe moi je suis signataire du contrat d'engagement service public comme finalement je suis pas tant l'héroïne populaire que tu as gentiment voulu décrire mais ça n'a pas marché malgré les services d'hamburger au bar et faisant en fonction d'infirmière ça n'a pas suffit à payer mes études et donc j'ai été enfin j'ai dû prendre ce fameux contrat d'engagement de service public pour pas abandonner ma médecine or il se passe quoi d'abord là quand vous arrivez en sixième année c'est que vous choisissez pas avec les autres à l'internat les places il y a les places que choisissent des enfants de riches qui ont pas eu besoin de prendre le contrat d'engagement service public et puis il y a les autres donc si j'avais rêvé être chirurgienne cardiologue ou ophtalmo l'année où c'était mon tour et que ce poste là n'était pas offert au CESP bah c'était tant pis pour moi et donc nous on peut pas défendre ça à la France insoumise de la même façon qu'on peut pas dire et bah les pauvres bah il y a une bourse exprès pour vous comme à l'église on va vous donner à manger en sortant et puis les autres comme ils ont papa maman qui peuvent payer les apparts et tout ben vous pouvez continuer à faire votre vie puis vous vous aurez pas à rendre à la nation bah non en fait donc c'est en ça que la France insoumise elle est hyper novatrice aussi avec la location d'autonomie à tous les étudiants puisque de fait tous les étudiants en médecine traités de manière égalitaire et donc là évidemment en attendant on a d'autres choix de continuer à faire avec laquis c'est-à-dire à travailler avec les règles du jeu qu'on a en ce moment soit celle du CESP parce qu'il y a pas autre chose et qu'ils ont toujours pas signé cette allocation d'autonomie c'est votre prochain défi avec Monique apparemment dont non pas avec Monique Monique de votre APA je ne sais pas qui est Monique je suis Monique Bora une député de la Haute-Garonne Renaissance riche en couleur bon alors ça sera votre prochain défi pour les autres en attendant il faut qu'on se batte avec ce CSP mais c'est pour ça que j'appelle à votre vigilance parce que on oppose aussi facilement les citoyens aux étudiants médecine au médecin les uns vont pointer du doigt mais regarde ils veulent pas aller là etc et les autres dit mais attends mais attends en train de me dire que du coup moi j'ai pas de thunes je vais prendre ça obligé parce que tu me payes mes études mais alors en fait tous les autres qui sont en forme Bourges dont on paye l'appart qui eux aucune difficulté lui il va pouvoir continuer à se mettre cardiologue dans le 16e à faire son dépassement de 120 euros donc non la France insoumise est profondément inégalitaire et profondément égalitaire inégalité avec les bourgeois oui on n'est pas avec vous vous avez payé comme les autres ça suffit donc nous étant profondément égalitaire attention avec ce procédé là et nous disons tout ça égalité et tous il faudra que nous c'est ce qu'on là en tout cas dans l'urgence c'est que tous on devra participer à hauteur à une permanence de soins et alors la difficulté c'est là où Adrien l'a bien nommé et où il faut nous qu'on soit un petit peu prudent dans notre communication parce que on a un projet de société le souci c'est qu'aujourd'hui on part à une population donc quand il a parlé du temps de travail des internes etc on est quand même aujourd'hui sur les internes on est à un suicide tous les 18 jours donc on est sur une population avec un recours massif aux anxiolytiques aux antidépresseurs avec des burnouts et des suicidaires et anxiété qui dépassent les 35% d'étudiants en santé donc aujourd'hui c'est très compliqué pour les jeunes étudiants entre les conditions actuelles et la capacité à se projeter dans un programme qui dit on ira aussi dans les déserts médicaux et tout parce que du coup vous le vivez comme alors là je suis fermée ça fait 10 ans que j'étudie je suis payé 1600 euros pour faire 80 heures semaine à et là on est en train de me vendre que si on me donne une bourse depuis ma deuxième année mais moi je suis au bout j'y ai pas eu droit et donc là faut que j'aille à Châteauroux je caricature mais grosso modo c'est ça le truc donc c'est à nous aussi dire non c'est quoi c'est que là nous on a un programme dans l'urgence mais ensuite tout ira mieux parce que pour les prochains dès la deuxième année ils seront payés ils auront de quoi vivre ils auront des appartements ils pourront payer leur appartement ils pourront payer leurs études etc et non pas parce que on sait tous ce que c'est les études gratuites en vrai s'il y avait que la fac à payer Adrien l'a très bien dit ça veut dire qu'il faut aller trouver un appart ça veut dire que il faut manger quand même accessoirement on connaît le recours au CROUS les étudiants en médecine il faut acheter vos bouquins et aujourd'hui comme ils ont bien fait la sélection il y a les prépas privés qui s'y sont mises en disant et mon coco 98% des gens qui ont le concours ils se sont mis dans ma prépa privée donc si toi aussi tu veux réussir ton concours tu débourser 8000 euros pour faire des cours du soir et donc infinie ça vous a pas été du tout gratuit on peut pas dire ben on vous a payé donc maintenant vous allez vous installer donc voilà en soi attention avec le on vous paye donc vous irez égalité pour tout le monde les enfants de riches comme les enfants de pauvres feront leurs études seront correctement rémunérés et infinés apprendront la population qu'il soigne devront être intégrer aux études des sciences sociales des sciences humaines de la sociologie etc et ensuite n'en soignerons comme mieux la population voilà je concluais juste sur ce procédé là et puis on va faire un aller-retour avec la salle je crois que tu vas on peut parfait merci à vous un grand merci aussi à Marie donc pour toutes les propositions la FNDS donc qui sont fortes intéressantes pour pour le programme alors maintenant ouh là là ouh je suis pas dans la purée moi alors bon alors on va essayer d'alterner une femme un homme c'est pas grave on va tenter alors bonjour j'avais une petite question vous voulez mettre une allocation pour que les étudiants quel que soit leur milieu social puisse ne pas être obligé de faire un contrat et aller où ils veulent pendant leurs études mais il y aura toujours une différence de classe donc les bourgeois ils pourront toujours aller là où ils veulent alors que comme vous le disiez quand on vient d'un milieu qui a été un désert médical on va aller exercer dans ce milieu là et encore une fois bah c'est toujours les mêmes qui vont un peu sacrifier pour les autres alors que les médecins qui auront qui seront issus d'un milieu plus bourgeois ils pourront aller dans des endroits qui sont mieux en fait qui sont pas dans un des armes médicaux où ils sont pas sur georgés de travail enfin donc il faudrait peut-être forcer les médecins à s'installer en fait on n'a pas compris bah dans le sens où il y aura toujours des médecins qui voudront pas s'installer dans les déserts médicaux en fait quoi qu'il se passe et faudrait peut-être pouvoir essayer de les enfin les forcer leur forcer un peu la main puisque les enseignants par exemple quand ils ont fini leurs études ils partent là où on leur dit d'aller pareil pour les policiers pareil pour les gendarmes en fait il y a que les médecins qui peuvent choisir la où ils veulent exercer non la question enfin moi je comprends la question mais c'est basé sur le postulat que ben en fait aller dans un endroit où il y a pas de médecin des airs médicales c'est moins bien que d'aller s'installer à Nice ou à Paris en fait non chacun on n'a pas tous les mêmes goûts et il y en a qui peuvent aller dans l'endroit où ils ont toujours vécu et donc ça peut être dans un coin de banlieue ou bien dans un dans un en Creuse enfin bon mais à condition de le choisir c'est ce que je comprends il y a beaucoup de travail et que en fait bah ils vont enfin ils vont être surchargés plus de patients moi c'est le cas où je vis en fait j'ai plus de médecin mon médecin est parti en juillet et je cherche un médecin et là où je vais autour de chez moi plus de 40 km par fois les médecins me disent non on a plus trop de patients et tout le monde après participera de la régulation tu as un micro Sabrina et ben non ça c'est ce qui se passe maintenant c'est ça qui est pas bien et que là où je disais attention au truc c'est que il y a que ceux qui ont pris le CESP qui du coup qu'on oblige à aller quelque part et c'est de fait c'est pour ça que si peu de gens le prennent mais du coup nous ce qu'on dit c'est que non je te montre tout le monde aura la location et tout le monde du coup participera de la même façon de la régulation non non clairement pas aujourd'hui on a une situation qui est la liberté d'installation qu'on connaît qui se discute d'ailleurs qui n'est pas le cas on l'a pas pour les pharmaciens mais libéraux les sages-femmes etc… durcir autant l'installation dans des conditions d'études si mauvaises c'est ça aussi c'est que nous ce qu'on proposait c'est un pacte nouveau et dire condition d’études convenable et digne et en échange organisation beaucoup plus stricte de l'organisation du soins et donc voilà c'est juste pour bien être précis sur les sur ce qu'on propose à différents moments mais on est d'accord politiquement avec ce que tu dis à l'instant tout à fait il y a quand même erreur parce que par exemple en centre de santé à partir du moment où on travaille en groupe en collectivité avec un une équipe et ben le jour où on travaille on travaille et le jour on travaille pas on travaille pas et c'est pas comme le médecin libéral qui lui va être complètement comment dire sous pression avec ses patients qui qui s'arrêtent plus de lui demander des choses donc c'est aussi comment dire quelque chose de protecteur le centre de santé pour le pour le professionnelle donc ça permet de s'installer aussi enfin de travailler de décider de travailler à un endroit où il y a pas beaucoup de médecins donc dans un désert médical je pense que ça peut permettre de pas avoir cette pression dont tu parles pas de nouveaux professionnels d'où l'intérêt du centre de santé qui lui va recruter dans le centre de santé il y a un gestionnaire qui va embaucher donc il peut prendre un gestionnaire du coin un paramètre du coin mais globalement il va en prendre d'autres c'est ce qui s'est passé en Occitanie d'ailleurs j'en profite pour dire que en Occitanie c'est le premier je crois le premier centre de santé régionale donc c'est quand même très particulier il y a plein d'antennes et donc il y a vraiment un développement des centres de santé important et peut-être que petit à petit ça va vraiment faire la même chose dans les autres régions c'est le souhait d'accord ercice redondante et on répond à toi on va prendre quelques questions effectivement et ensuite vous allez répondre et je vais vous demander d'un tout petit peu moins rebondir que moi s'il vous plaît je vais choisir un homme maintenant merci alors moi j'ai un certain nombre de questions et des remarques déjà sur le numérique clausus là en fait il a été fondé en 1971 instauré en 71 ça a été justifié pour certains médecins libéraux en tout cas on l'a fait passer au médecin libéraux pour garder leurs clientèle peut-être mais la raison pour laquelle la réelle raison pour laquelle on a instauré le numérique clausus et la raison pour laquelle on l'a gardé encore aujourd'hui c'est parce qu'il fallait diminuer l'offre diminuer l'oeuvre de santé parce que pas de médecins pas malade pas de malade pas de dépenses parce que depuis 1945 le patron il veut récupérer l'argent de la Sécu et aujourd'hui aujourd'hui on peut on peut faire toutes les mesures d'organisation qu'on veut toutes les mesures d'organisation qu'on veut si on garde le numérique clausus si on garde le fait que on paye les étudiants en médecine à partir de la deuxième année et pas à partir de la première pourquoi parce qu'à partir en premier on n'est pas encore on n'est pas déjà étudiant en médecine non c'est parce qu'on a décidé d'accepter et moi je pense que ça c'est quelque chose qui faut qu'on change de notre notre vision de la chose c'est impossible de s'en sortir avec une vision qui garderait le fait qu'il n'y a pas assez de médecins il faut qu'il y ait à 7 médecins à cette professionnelle or aujourd'hui les propositions qui sont faites c'est toujours gérer la pénurie on va essayer de forcer les médecins qui parce qu'il y en a pas assez allez allez à s'installer à droite à gauche on va faire des des mesures donc on va développer les centres de santé c'est génial du centre de santé je suis d'accord moi j'ai été salarié d'un centre de santé pendant quasiment 10 ans effectivement j'aurais bien aimé rester d'ailleurs mais quand j'ai changé d'hôpital j'ai pas pu parce qu'il y a pas assez de médecins à l'hôpital où je travaille ou d'ailleurs moi je travaille je travaille à Bichat porte de Saint-Ouen à Paris dans Paris une collègue a fait 11 gardons au mois d'août on se garde de nuit donc c'est sûr que désert médical on n'est pas loin donc ce que je veux dire par là c'est que si on ne s'attaque pas à la réelle cause du problème des déserts médicaux à savoir premièrement ne pas réguler l'entrée en médecine avec un nombre d'étudiants mais la réguler avec les notes que l'étudiant est capable de produire et point barre ça permet déjà de lever un certain nombre de problèmes parce que si on les étudiants qui qui étudient à Limoges ils vont rester à Limoges et dans la région de la Creuse les étudiants qui etc faut savoir peut-être que vous le savez pas mais à Orléans il y a une fac privée de médecine qui s'est instauré il y a quelques semaines quelques mois et c'est vraiment et qui est financé par par des par le la Roumanie en plus enfin bon un truc de fou quoi ok donc ce que je veux dire par là c'est que c'est c'est il faut changer de paradigme qu'on nous a instauré depuis 71 on nous a infusés dans la tête que c'était impossible de sortir de cette de cette idée là que de toute façon il y a pas assez de médecin et on va passer des médecins aux infirmières aux hyper ok sachez que il y a des dizaines de litres fermés des centaines de litres fermés à la PHP à cause du manque d'infirmière et on va leur faire faire le boulot des médecins non mais on marche sur la tête on marche sur la tête il y a déjà pas assez d'infirmières on le sait il y a pas assez de kiné il y a pas assez de d'orthophoniste on va leur faire non ce qu'il y a c'est qu'il faut à mon avis lever complètement le numerus clausus et empêcher un nombre fixe et donner aux étudiants à la possibilité d'étudier avec 10 de moyenne et pareil pour les étudiants étrangers moi mais mais mais mais mais pas dû il y en a les neurones il y avait cinq places pour 250 pour 250 candidats il y a des candidats recalés ils avaient 16 sur 20 ils étaient tout à fait capables de d'exercer voilà [Applaudissements] bonjour moi je travaille en CPTs du coup je suis coordinatrice d'une CPTs je vis à Châteauroux je travaille à Châteauroux [Applaudissements] et l'ancienne question sur la rentabilité des centres de santé donc nous là c'est peut-être on est à l'initiative d'un centre de santé que géré par la Région Centre Val de Loire pour les patients sans médecin traitant avec une pathologie chronique donc avec un ALD et là en fait on nous menace de fermer ce centre de santé sous enfin voilà parce qu'on n'est pas rentable parce qu'on n'arrive pas enfin voilà à avoir pas de déficit donc est-ce que du coup vous avez des propositions dans ce sens là et voilà est-ce que là on est très très embêté et on s'est enfin voilà on il y a des gens qui vont plus avoir de médecins traitant à cause de cette rentabilité qu'on nous demande bonjour à tous bonjour à tous et merci pour votre exposé ma question elle porte un peu plus spécifiquement sur les outre-mer et le fait que le gros de ce que vous avez présenté et des solutions que ce soit de l'accès des classes populaires au style de médecine au fait que effectivement le manque de moyens et aussi le manque de formation lors de médecine à des problématiques spécifiques à certains territoires étaient vraiment exacerbé pour tout un faisceau de raisons qu'on n'aurait pas le temps d'expliquer dans les autres mers et c'est vrai que j'aurais demandé si vous pouviez un petit peu élaborer sur quels étaient vos réflexions et les travaux récents par rapport par rapport aux autres parce que l'exposé m'assemblée quand même très très hexagonale sans vouloir [Musique] même trois quatre il y a des ambitieux dans cette pièce alors une femme merci pour cette conférence il y aurait effectivement tant et tant à dire sur la les déserts médicaux effectivement les sondes de santé c'est très bien moyen un qui va ouvrir dans ma commune au 1er janvier on va déshabiller Pierre pour habiller Jacques c'est à dire que les médecins qui devaient partir à la retraite vont finalement travailler peut-être à temps partiel dans le centre de santé hospitalier pour le coup c'est un c'est assez particulier à Saint-Jean-d'Angély en Charente-Maritime voilà moi on a beaucoup parlé de de médecine de ville on a peu parlé de la médecine hospitalière on a parlé un peu des urgences l'engorgement des urgences me semble-t-il vous avez parlé de de permanence des soins il y a aucune mesure coercitive dirais-je pour obliger aujourd'hui les médecins de à faire de la permanence des soins et donc à désengorger les urgences mais c'est pas sous cet angle là que je vais poser ma question ma question porterait sur l'autre partie effectivement de la question de la santé c'est la santé publique au sens là la santé dans toutes les politiques notamment en matière de prévention en matière d'éducation thérapeutique du patient d'urbanisme etc etc quelles sont les mesures qui sont travaillées par nos députés voilà encore combien ambition j'avais ambition vous avez trop d'ambition bonjour moi je suis sage-femme à côté adulfi dans la Drôme et je suis fortement impliqué dans un projet de création de maison de santé j'ai plusieurs petites questions ou interpellations la première c'est que nous on est dans un très gros désert médical on est en zone un peu semi rurale 5 médecins sur la commune quatre qui ont plus de 62 ans qui vont bientôt s'arrêter donc on essaie de se bouger pour que pour que on puisse tous survivre correctement et le problème qu'on rentre enfin la difficulté qu'on rencontre notamment dans notre volonté de création de maison de santé et d'exercices coordonnés c'est vraiment la mise en oeuvre du projet c'est à dire que tant que le projet est pas labellisé on n'a pas le droit à des subventions de l'ARS qui nous permet d'embaucher quelqu'un pour la coordination du projet et donc tout ça c'est sur notre temps perso avec les moyens qu'on arrive à dégager entre nous quoi donc est-ce que ça vous y avez pensé et qu'elle l'aide peut être mis en place juste pour que ces projets puissent se monter parce que nous on est débordé déjà voilà et sinon juste petite pensée par rapport à la maternité parce que moi je suis sage-femme on parle des oranges en général mais les maternités elles sont dans une situation qui est catastrophique moi je suis extrêmement inquiet là de ce qui se passe depuis quelques années des fermetures qui se succèdent et de l'hémorragie de sage-femme voilà et l'IVG j'en parle pas parce que il y a une thématique de main mais ça m'inquiète énormément aussi donc voilà merci et une dernière en vrai des fois est-ce que parce que ça serait peut-être bien on copie toutes les prendre et des fois on renverra soit un truc déjà écrit ou on vous dit déjà où est la réponse parce que c'est un peu frustrant quand on a levé le doigt une heure et qu'on n'a pas pu poser sa question et je dis je dis est-ce que on prend pas toutes les questions et parfois dans nos réponses comme on pourra pas passer 10 minutes à répondre on dit où est-ce que vous pourrez trouver la réponse soit parce qu'il y a déjà un document existant soit parce que le livre existe déjà et comme ça au moins on a tous pris vos questions parce que c'est un peu frustrant pour ceux qui ont levé la main depuis le début de pas pouvoir la poser est-ce que ça vous va ouais [Musique] c'est parce que parce que moi je m'en fous de marcher c'est pas la question c'est c'est je m'en fous pour le coup en fait c'est pas c'est pas une question c'est une expérimentation que nous allons mener en fait dans la ville de Menton donc on est deux infirmières une infirmière libérale moi une collègue en fait infirmière à la retraite et en fait on va monte on a monté un projet on a deux médecins qui ont des restes ce projet qui est celui d'expérimenter en fait de la on est un groupe d'expérimentation de médecine préventive donc on va monter à travers une association qui est un sel un système d'échange local des des groupes en fait de prévention en santé et d'éducation du soin d'urgence en santé donc on commence ça après beaucoup de d'élaboration on va commencer ça dès le mois de septembre c'est une activité qui va être totalement bénévole mais qui va aussi en fait qui a pour but à terme quand même de montrer que ces besoins là existent et qu'ils peuvent pas remplaçable par de la par uniquement du curatif le la prévention en médecine occidentale n'existe pas c'est un scandale et alors que ça serait vraiment quelque chose qui voilà c'est quelque chose qui était essentiel et qui créerait en fait un baisse de l'angoisse du citoyen en fait face à son état de santé et l'état de santé de son de son entourage donc je vous ferai peut-être un retour là dans un an à l'occasion d'un débat beaucoup plus courte ma question comme avec camarade c'était juste savoir si on avait prévu dans le dans le programme un plan déploiement volontaire des maisons de santé c'est à dire que ce serait l'état qui centre l'un ou l'autre le là où les où ils sont salariés pas pour les libéraux centre donc est-ce qu'on a prévu un plan de déploiement ou en fait on voilà on m'aérer le territoire je vais être très rapide mais j'ai 43 ans d'hôpital je m'appelle roses salles je suis sur l'hôpital expertuis donc j'ai commencé à travailler en 80 ex Pertuis en buccoodanie à cheval sur le Vaucluse et en 80 parce que vous avez parlé du numerus 83 c'est pour se mettre d'accord sur le constat il y a eu la mise en place du budget global alors qu'avant l'hôpital fonctionnait sur un principe fondamental et je pense que si on intègre pas dans le programme on est mort à tenter de trouver des solutions minimalistes qui ne seront que des sparadraps sur une jambe de bois on avait quoi le pré de journée sécu je rentrais à l'hosto j'étais soigné on me disait qu'à l'époque c'était des Francs en dialyse c'était 1000 francs la journée et ça permettait de garantir l'égalité en droit à l'action soins pour tous les patients et sa garantissait par la même occasion le code déontologie des médecins depuis le covid mais ça a été accéléré depuis 83 il y a quand même déjà acheté moi j'entends ici [Musique] ça me fait un peu peur des politiques de santé territoriale moi je suis sarde donc j'en ai rien à des territoires je suis pas d'ici mais si on combat pour la République une indivisible et laïque on avait un problème on avait une situation en France système de la Sécu concernent la solidarité de 1945 qui permettait d'avoir ce maillage qui a perduré pendant un certain nombre de temps et il y a un lien étroit entre le budget global le numéro scosus aujourd'hui [Musique] bien sûr on peut pas passer à côté les arts médicaux mais il faut en tout cas je peux vous dire que j'ai jamais vu autant de services d'urgence fermée comme cette année jamais une centaine les déserts médicaux ils sont créés comme et créer une situation où on fait fuir les paramédicaux et les médicaments de l'hôpital public quant au à la réforme bronde la loi riste qu'est-ce qu'elle fait la touriste brode d'accord il y a de plus en plus de ministres la santé qui passe avec un avenir éphémère sauf que la politique elle est régulière il faut détruire la sécu détrônes je termine détruire l'hôpital public et en l'air tous les pas tous les paramédicaux et dernièrement que je veux d'indiquer quelqu'un aborder la question des IPA mais c'est un scandale c'est un scandale c'est un sparadrap parce que si j'avais pas le numéro focus si j'avais ouvert à la limite une école normale pour le médecin comme ça existait pour les instits d'accord avec une rémunération une formation dès la première année moi j'ai aucun problème avec ça avant il y avait les écoles normales on a remplacé ça par un charabia les IFSI et maintenant remplacer les huissiers par des réunions qui s'appelle job dating que je comprends rien ce que je connais rien en anglais mais les job dating quand vous faites un bilan sur l'hôpital qui a perdu 150 agents et que vous en recrutez même pas 10 ni 20 et que sur le 10 20 les deux tiers partent après on va chercher des solutions donc je pense que dans le programme pour une vraie rupture il faut revenir auprès de journée sécu aux acquis du Conseil National de la Résistance et abroger toutes ses lois je vais pas tout inciter j'ai acheté Bachelot comment il s'appelle toutes ces bandes voilà donc comme ça je l'ai dit mais en tout cas ça me semble être un élément majeur pour remettre en place l'hôpital public qui était un hôpital de proximité alors juste pour information si vous tapez livrer santé et les filles sur Internet vous allez tomber directement dessus donc n'hésitez pas merci beaucoup pour les interventions j'avais deux petites questions la première c'est sur la régulation de l'installation des procès de santé vous avez rappelé que aujourd'hui pour les médecins on a uniquement des aides à l'installation dans les zones moins dotées alors que pour d'autres professions de santé notamment les sages-femmes les infirmières les matières on a à la fois une installation enfin des aides à l'installation dans les zones les moins dotées mais aussi une régulation dans les zones les plus dotées est-ce que vous est-ce que vous savez pourquoi est-ce qu'on arrive à cette situation là pour essayer une telle différence de traitement entre les professions de santé du point de vue de la loi enfin je m'étais demandé si c'était une histoire de pouvoir de négociation de des syndicats de professionnels de santé voilà et enfin vous avez enfin Adrien Cloé a parlé de des conditions de d'études des des médecins qui pourraient être un frein à avoir une régulation de de l'installation mais il me semble que pour les infirmières notamment on a des conditions d'études qui sont pas forcément exceptionnelles on a notamment des taux d'abandon qui sont absolument énormes et ma deuxième question c'était sur l'indicateur territorial enfin ditos donc vous avez parlé je me demandais comment vous allez enfin comment vous pensiez coupler ça avec les indicateurs déjà publiés de densité de médecins et notamment l'indicateur d'accessibilité potentielle localisée qui est déjà enfin qui est déjà un indicateur qui tient compte enfin qui est diffusé pour les médecins généralistes et qui tient compte de l'offre de soins et qui tient compte de l'oeuvre de soins donc du niveau d'activité des personnes de santé et aussi des besoins de la population sur leur selon leur âge et donc je me demandais s'il y avait des critiques qui avaient été émises vis-à-vis de cet indicateur dans le cadre des travaux parlementaires merci beaucoup alors il m'en reste deux alors moi je voulais poser une question puisque ma carrière est derrière moi vous avez pas parlé lors du guichet unique pour le recrutement du Conseil de l'Ordre alors le Conseil de l'Ordre il se mêle de l'installation des médecins et mais en même temps il est utile il lâche lave son linge sale ah ben j'ai assisté pendant 6 ans à la place d'un ARH aux séances mensuelles du conseil de l'ordre de l'Oise c'est vrai que d'une part ça punit mais aussi ça soutient lorsqu'il y a des agressions dans le donc en fait je suis une gaucharde d'autrefois et je n'aime pas le conseil de l'ordre mais en même temps c'est une instance de déontologie absolument nécessaire par contre est-ce que vous envisagez de de lui retirer un peu des prérogatives je rappelle qu'il y a des professions qui n'ont pas d'ordre merci non je voudrais juste dire un mot par rapport à la discussion qu'il y avait tout à l'heure sur les médecins traitants qui qui manquaient en ce moment il y a une obsession moi je suis médecin généraliste gentil j'ai travaillé j'étais le directeur du centre médical de la MGEN à Paris à une époque j'étais administrateur du centre d'Aubervilliers donc je suis tout à fait pour cette pratique à cette époque là on était totalement marginalisés quand on disait qu'on pouvait faire la permanence de soins être aidé et tout ça il y a eu 30 ans ou les centres de santé on en prenait pas compte aujourd'hui l'obsession de Macron là je parle plus aux députés l'obsession de Macron c'est les 600 000 personnes qui n'ont pas de médecin traitant comme mes collègues qui sont là-bas quand on dit il faut supprimer le numerus clausus le financement de l'hôpital public la loi Xavier Bertrand 2004 qui instaure le médecin traitant pour pénaliser ceux qui passent pas par la case départ après ils veulent voir un dermatologue ah bah non vous n'avez pas de lettre on forme les secrétaires que ça soit la paix où on les forme partout pour dire non et l'outil pour dire non c'est bien faut une lettre de médecin traitant c'est comme le certificat pour le sport faut la lettre ah parce que sinon on peut pas avoir la consultation des pathologies donc la loi Bertrand 2004 la supprimer en tant que médecin traitant la sécu m'a appelé pas plus tard que lundi me proposant 36000 euros pour avoir les assistantes consultation vous savez quel est le deal le deal c'est de faire entrer 200 nouveaux médecins traitant en deux en trois ans et on est payé 36000 entre 18 et 36000 euros pour payer quelqu'un je demande niveau d'étude c'est quoi bac mais la formation c'est quoi 300 heures en deux ans et au bout de trois ans il faut être passé de 1800 patients à 2000 et voilà parce que Monsieur Macron a dit à tout le monde il faut 600 000 personnes leur deuxième obsession monsieur Dupont vient vous voir régulièrement il en affection dans le muret vous n'êtes pas sur médecin traitant sur la liste j'ai eu reçu une parce que sa femme elle est une ancienne gynécologue de Port-Royal il préfère que ça soit sa femme bon mais ils font des efforts considérables pour cette histoire des 600 000 et la réponse c'est abolir la loi Xavier Bertrand de 2004 qui ne fait que pénaliser les gens en finir avec la franchise médicale on avait monté un collectif contre la franchise médicale on n'a pas changé de position à l'époque on n'était pas la France insoumise on était prs donc ces réformes là on tourne la page on change ça va pas marcher CTPS la loi de Madame Bachelot moi dans mon arrondissement à Paris il y a un pharmacien qui fait de l'expérimentation pour donner du Monuril avec des IPA et les pharmaciens maintenant qui vont donner les traitements moi je suis contre la loi Bachelot la loi Xavier Bertrand les ordonnances Bizonnes du plan Seguin on est contre aussi ou pas et moi je voudrais féliciter Jean-Luc et la ministre espagnol parce que ça nous a permis j'ai jamais de ma vie entendu un débat politique aussi riche avec des gens qui disent pas je suis diabétique j'ai pas réussi à avoir mon médecin là c'est les gens qui disent moi je suis expert je travaille dans une CTPS un château etc c'est incroyable on n'a jamais eu une réunion comme ça merci [Applaudissements] et je sais qu'elle est là la dernière question bon c'est je vais essayer d'être très court il y a tellement d'autres choses qui ont été dites juste pour dire que je suis d'accord sur la question qui a été soulevé là par le camarade de d'ex sur le prix de journée la question du numérique clausus a abolir complètement avec la moyenne à 10 sur ce je vais faire une intervention un peu de vieux schnock 1971 50000 étudiants en deuxième année de médecine dans un pays de 47 millions aujourd'hui on est descendu jusqu'à 8000 maintenant on monte péniblement à 10 11000 donc nous on peut pas on peut pas faire l'économie d'être clair sur cette question et puis c'est ça arrive un peu tard comme remarque désolé mais je pense qu'on se trompe à parler à prendre le la chose sous l'angle des déserts médicaux et je verserai au débat comme ça je conclu rapidement je verserai au débat un article que j'ai écrit il y a six mois qui s'appelait vous avez dit des airs comme c'est bizarre dans lequel j'explique en tant que médecin expérimenté à quel point on expérimenté en médecine et un peu en politique parce que je milite depuis pas mal de temps maintenant à quel point on évacue la question de la sécurité sociale en prenant le truc sous cet angle ça a été rappelé par quelques interventions mais la question pourquoi on en est là parce qu'ils ont ils ont décidé de faire comme ça depuis [Musique] 1945,2 ils essaient de détruire de détruire il y a des étapes ça a été rappelé certaines lois et tout ça et ils ont décidé de détruire et je vous rappelle le président là j'espère que vous avez tous vu cette petite intervention sur Youtube où il dit c'est difficile de réinventer tout n'a pas été détruit et c'est ce qu'ils sont en train de faire l'augmentation d'activité et je finis avec cette phrase l'augmentation d'activité dans les hôpitaux c'est de 5% chaque année depuis 1996 toutes les années depuis 2019 ça baisse je nuance sur la le fait qu'ils nous ont laissé faire la médecine pendant le covid ils ont interdit aux patients ils ont ordi il est resté chez vous ils ont mis des vigiles à l'entrée et tout donc je nuance mais par contre entre 2019 et 2022 - 11% d'activités dans les hôpitaux et aujourd'hui on a encore en train de diminuer c'est à dire que nous ça s'améliore nos conditions de travail dans l'hosto on a de moins on a pu la garde de nuit aux urgences on l'a plus le on baisse l'activité on a moins 25% dans les blocs opératoires je veux dire donc nous on peut pas ne pas parler de ça c'est pas une question de savoir s'il y a nice il y a trop de dermatologues c'est pas la peut-être mais c'est pas du tout la question alors [Applaudissements] je vous laisse répondre aux questions merci à tous pour vos questions je dis très très vite sur outre-mer à avoir avec Adrien peut-être que il aura le temps de dire un mot à côté pour la rentabilité des centres de santé plan de déploiement sans de santé m'arrive à répondre sur la question non moi je dirais rien je dis juste à qui va c'est bien après je peux vous raconter que ma fille fait ses dents tout ça longtemps mais c'était pas non bon vous avez pas envie je vous raconte ça surtout le côté hospitalier etc c'était aussi un choix parce que ça fait trois ans qu'on parle des politiques hospitalières et aux amphis et qu'on a eu des conférences sur les politiques hospitalières etc le que ça soit sur le plan économique et les constats de l'état de l'hôpital donc on s'est dit que cette année on allait un petit peu changé d'angle mais il y a quand même tout au niveau du budget santé pareil sur toutes les propositions économiques qu'on fait sur budgétaire en abrogation de T2A etc pour et la façon dont on fait des nouvelles dotations budgétaires ça aussi vous le trouverez dans le livret la régulation de l'installation pour répondre à Madame derrière oui c'est ça n'a pas bougé depuis 71 tout simplement et comme je disais au tout début il y a eu gros lobby et comme ça a été rappelé par Olivier au fond c'était un gros lobby des médecins puisque si on diminuait l'offre pas de il y aurait moins de demandes et aussi ça va être aussi Adrien donc les centres de santé Marie pour le reste Adrien peut-être qu'il vous enverra lui aussi vers des papiers qui sont déjà fait et pour tout le reste vraiment le livret santé il est assez complet et sinon je vous invite à vous inscrire à la boucle télégram du livret notamment le projet de Menton ça nous intéresse pas par exemple aussi vachement de lire donc vous pouvez tout à fait vous inscrire sur la boucle telegramme soit nous donner des idées ce que vous faites contribuer aussi au livret aux échanges qu'on a avec les députés donc vous vous inscrivez en inscrivez vos numéros et vous êtes intégré à la boucle et merci à tous pour une réponse assez rapide je voudrais dire qu'effectivement il y a un problème sur le modèle économique actuel des centres de santé on le remarque parce qu'on a quand même des difficultés importantes partout actuellement donc il y a une mission égale en cours donc dans ton espère du côté des centres de santé il y a pas mal de résultats mais voilà la fncs a été auditionnée c'est des discussions en cours mais c'est vrai que les financements aujourd'hui sont négociés avec l'Assurance Maladie pour les centres de santé après les autres partenaires c'est à dire qu'on commence par négocier avec les médecins les syndicats de médecins ensuite avec les syndicats d'infirmières ensuite avec les autres métiers et puis à la fin on regroupe tout pour les maisons de santé et ensuite seulement les centres de santé donc forcément il y a des choses qui sont oubliées et les particularités des centres de santé c'est quand même la gestion du tiers pay ant ça c'est pas financé on a des patients souvent plus précaires avec les problèmes de langues de compréhension qui ralentissent un peu les consultations et [Musique] voilà quoi c'est des consultations plus longues et donc c'est voilà donc je pense que là il y a quand même quelque chose à travailler mais voilà c'est connu c'est en cours en quelques secondes bon je vais jamais y arriver bon la question de je passe dans les rangs vous faire scanner le code de la boucle pendant qu'il répond bon sur la question de la sécurité sociale et de son rôle on est évidemment d'accord moi je précise que l'élément avec lequel je suis rentré parce que c'était un peu ça qu'on demandait de faire c'était le seul groupe transpartisan qui existe et clairement on peut être d'accord avec les jambes droites sur certains trucs mais pas la sécu voilà donc dans ce cadre là on n'a pas été aussi loin mais par exemple on va déposer bientôt dans les deux semaines qui viennent un texte de loi niveau sécu qui à la fois supprime les délais de carence pour indemnité journalière des patients et supprime le Délice statistique pour les médecins qui ont prescrivaient trop donc évidemment qu'on avance mais nous en tant qualifie sur le volet sécu ça ça se discute pas avec d'autres simplement parce qu'on a raison sur ce plan là qu'ils ont tort point il y a pas il y a pas tortiller sur la question du numérus clausus là c'est d'accord enfin on est d'accord enfin à Perthus mais on peut discuter mais on est tout à fait d'accord pour desserrer et il faut massifier il y a aucun doute là-dessus et on est je suis à 100% d'accord avec mais le souci qu'on a c'est que c'est 10 ans après qu'on les voit arriver c'est à dire que non mais ça n'empêche pas mais lorsqu'on aura gagné en 207 on ouvrira des postes de médecins libéraux enfin il y aura des médecins libres en 2037 donc on aura quand même un moment de pénurie à continuer de gérer donc c'est ça aussi le sens du truc mais je suis d'accord c'est pour ça que on est ah mais c'est pour ça qu'on est d'accord il faut massifier mais il faut aussi penser qu'est-ce qu'on fait dans les 10 ans avant pour y arriver mais ah mais complètement pas n'importe quoi mais c'est pour dire à quel point j'ai d'accord son analyse politique qui était développée la question de la régulation pourquoi on les a régulé kiné sa femme parce que ces professions avaient une répartition encore plus inégalités que les médecins notamment généraliste ils sont plus mal répartis et la régulation est mise en place pour répondre à ce défaut de répartition et on remarque depuis qu'ils ont été régulés ces professions connaissent une répartition de plus en plus égalitaire sur le territoire c'est juste que la médecine générale est spécialiste elle diminue si si l'accessibilité augmente ça reste pas terrible oui elles sont limitées mais en tout cas tu as donné de l'adresse et encore trois semaines montre que les kinés effectivement l'inégalité baisse sur le territoire pas assez vite etc mais en tout cas ça répondait à ça oui on est pour un mariage ensemble de santé global et massif et ben écoute pour la lumière c'est tranquille 5 minutes l'accessibilité l'indice accessibilité potentielle localisé quelles sont ses limites très rapidement cet indice et nombre de consultes possible sur population rapportée des classes d'âge c'est un peu technique mais très vite la différence avec ce qu'on fait nous c'est qu'on n'est pas qu'au niveau de la commune contrairement à l'APL qui au niveau de la commune mais on veut le distinguer sur au communal intercommunal arrondissement département région premièrement deuxièmement on intègre au besoin de santé non seulement la population en classe d'âge et les besoins moyens mais aussi le taux non recours au droit et les prévalences de pathologies d'ores et déjà identifié la population donc en fait c'est un enrichissement à la fois du contenu et un élargissement sur les échelles d'analyses parce que si on pense qu'à la commune on met en concurrence des communes et on finit par avec une politique qui est une politique territoriale de santé ce qui est par ailleurs un problème massif on a une République une et indivisible et on n'a pas une république qui territorialise les offres de soins le problème de l'APL c'est quel territorialise l'offre de soins et c'est ça vers quoi on veut lutter la question le centre de santé très vite je l'ai pas évoqué on a aussi gagné le droit des ARS à salarié des gens ensemble de santé les décrets d'applications vont arriver au mois d'octobre et donc on aura des discussions à ce moment-là à avoir pour discuter un peu le contenu et être sûr qu'on est satisfait par les logiques qui sont mises en place mais on a obtenu ça on est pour ouvrir évidemment la question du mode de financement au conteste l'idée d'une rentabilité des centres de santé c'est le centre de santé doit être rentable ça veut dire qu'il le sera un endroit et pas un autre et qui a plus donc de santé publique nationale mais qui a une santé territoriale qui dépend des rapports de classe à l'endroit où le centre de santé ouvre point on n'est pas d'accord avec ça on est pour descendre de santé qui sont qui ont une dotation la guerre mais d'exister indépendamment de la capacité de solvabilité de la patientèle voilà et par ailleurs je pense que deux personnes qui sont hospitalisées parce qu'on les a pas soignés à temps ça coûte plus cher que 20 000 euros de déficit à la fin de l'année dans la caisse d'un centre de santé quoi qu'il en soit on peut en revanche saisir le ministre de la Santé sur les problèmes que vous pouvez rencontrer dans les centres de santé et on est prêt à mener la bagarre sans être par centre de santé s'il y a un souci de financement on fait le courrier et on se bat pour les choper de l'argent si tu nous écris et on fait ce boulot il y a pas de souci on est là pour se battre point par point pour aller choper l'argent public la santé elle est publique l'argent doit être public point c'est pas une mise en concurrence par les territoires de qui arrive à avoir les patients solvables et on va soigner les bourgeois ou alors on essaie d'avoir un quota de bourgeois enfin tourner le centre de santé avoir des fonds à la fin de l'année parce que c'est assez qu'on va c'est effectivement mon autonomise les caisses des centres de santé les unes par rapport aux autres c'est le chemin il faut des riches pour financer la médecine des pauvres c'est pas ça le modèle s'il y a des pauvres quelque part on les soigne point et s'il y a des riches ailleurs on les fait payer quel que soit les moyens on va les chercher partout où ils sont mais on les fait cotiser notamment sur les revenus bref il y a une discussion sécu à avoir des plafonnés mais ça va être très compliqué quelqu'un va te tuer va me tuer bon bah du coup c'est vrai que ça coûte plus cher de mourir que de vivre notamment en termes de dépenses de santé publique et donc je propose de continuer à discussion juste dehors pour effectivement économiser à la sécu c'est frais funéraires même si nous sommes pour aussi une sécurité sociale du funéraire parce qu'il n'est pas normal aujourd'hui que la sécurité ne prenne pas en en charge financièrement le fait de mourir et doivent reporter sur des proches la charge qui est même le décès dans ce pays on aurait sa marchandise de la mort donc défendons la vie et défendre aussi le droit à la gratuité totale de nos soins dans ce pays merci beaucoup

Déserts médicaux : faire face à la pénurie de médecins | conférence AMFIS 2023 — Hadrien Clouet · Pourquijevote