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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 22 juin 2026 68 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSantéTransports

Le Grand Dossier - Canicule : quelles solutions ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 33 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    La France devient-elle un pays tropical avec des températures comparables à Bangkok ou Douala ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Combien de temps cette canicule va-t-elle durer selon les modèles ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les transports parisiens sont-ils paralysés par la chaleur ?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il étendre massivement la climatisation en France ?

  • 20:00RelanceRéponse directe

    La climatisation est-elle vraiment polluante ou est-ce un préjugé ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quel est le coût économique des vagues de chaleur d'ici 2030 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:00Guillaume Roquet (Figaro Magazine)Fait
    « La climatisation est basée sur une température de départ de 18-19°. »
  • 36:00Marc Toiti (conseiller économique)Chiffre
    « À chaque degré supplémentaire, on perd 3 % de productivité. »
  • 2:00Thierry BretonChiffre
    « 60 milliards pour climatiser les transports publics. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenue sur LCI avec aujourd'hui cette question, cet enjeu. La France au climatical, quelle solution ?

Oui, la France devient-elle un pays tropical [musique] avec des températures plus élevées qu'à Bangkok, la même température qu'à Doua ? D'ailleurs, nous serons sur place. La France pays du Sud, le jour le plus chaud, nous y sommes.

Les grands enjeux de cette canicule [musique] historique, c'est avec Louis Baudin qui viendra les exposé à mes côtés juste ici. Des records de chaleur sont battus [musique] avec une amplitude inquiétante. Et ce sera vrai demain et après-demain.

Et après après-demain, combien de temps cela va-t-il durer ? On ne sait pas. Le pays va-t-il devoir se mettre à l'arrêt ?

École, transport, hôpitaux. Le système souffre parfois c'est le système [musique] D surtout. image stupéfiante à suivre de l'hôpital de Rennes avec des draps en guise de protection sur les fenêtres et des petits ventilateurs ici et là.

Alors, que faire pour changer la donne face à une situation durable ? Et puis débattons, êtes-vous pro ou anticim ? C'est l'un des grands sujets du moment.

Aujourd'hui, la France, elle accuse [musique] un retard énorme. 25 % des logements équipés, c'est 90 % aux États-Unis. Il y a ceux [musique] qui disent question de survie, d'autres qui crient au scandale.

Et puis parlons argent, un chiffre choc aussi dans cette émission, 210 milliards d'ici 2030. C'est [musique] le coût le lourd impact économique des vagues de chaleur sur notre système, les entreprises, les transports. [musique] Mais comme nous aimons voir, essayer de percevoir en tout cas la lumière quand tout est noir, est-il [musique] possible de faire naître de cette crise quelques opportunités ?

Oui, nous dit Thierry Breton sur LCI. Il est venu hier avec un plan avec des chiffres. On vous le présente et on en débat.

Donc le grand dossier la France au climatropical. Quelle solution ? [musique] C'est parti.

On risque de battre des records absolus du côté de Ren ou de Bordeaux, on attend 42°gr et c'est vrai que vous parliez d'il y a 20 ans. Il y a 20 ans, on n'imaginait pas du tout pour même puisque j'en avais parlé pour 2050 des températures que l'on a déjà actuellement. Donc c'est vrai qu'on vient on devient un pays euh de plus en plus chaud et un pays quasiment du sud.

On le voit notamment par rapport à la végétation, la le vignoble. Bientôt, on va faire je pense du vin en Normandie, hein. Et pour [musique] tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau donc Louis Baudin, météorologue TF LC.

Merci beaucoup d'être avec nous. Bonjour à vous Frédéric Dré. Merci vraiment d'avoir accepté l'invitation.

Vous êtes journaliste pour Marianne, spécialiste des questions environnementales. Lerinaf, je suis ravi de vous retrouver bien sûr éditorialiste politique LCI. Guillaume Rocket, bonjour [musique] à vous. directeur de la rédaction du Figaro magazine.

Si vous voulez savoir s'il fait chaud, regardez la couleur de la veste de Gquet. Et bien, il fait chaud, très chaud effectivement. Confirmation sur ce plateau.

Et Jean-Louis Étienne viendra nous rejoindre dans cette émission. Médecin explorateur. Avant toute chose, on prend la direction du terrain pour vous retrouver Brandon Warette.

Merci beaucoup d'être avec nous avec Gaspar Bunel. Vous vous sillonnez les transports parisiens depuis des heures maintenant. Vous êtes dans un bus.

Est-ce que tout cela ressemble à un calvaire ? Un calvaire, c'est le mot effectivement, c'est même un euphémisme. Bonsoir Amélie.

Regardez sur ce thermomètre. 41°gr 41°gr à 17h cet après-midi. On regarde attentivement les degrés augmentés au fil des minutes.

En fait, nous sommes sur un bus qui est assez représentatif de la de la situation parce que il part du du nord de Paris pour rejoindre le sud et notamment ces barres, ces barres qui sont extrêmement chaudes. Et vous le constatez là, nous sommes à à une heure de pointe. Habituellement, il y a beaucoup de monde dans ce bus, c'est presque vide.

On a messieurs dames derrière moi qui utilise évidemment un éventail, c'est l'objet indispensable face à cette situation difficile. Et vous allez regarder aussi sur ces images de Gaspar Bunel, on va voir les les fenêtres ouvertes. Alors c'est c'est contreproductif en réalité hein parce qu'il fait très très chaud.

On fait entrer de la chaleur dans un endroit déjà très chaud. beaucoup de monde. Sachez que la présidente de la région Île-de-France a recommandé aux Franciliens d'éviter au maximum évidemment les transport à cette situation importante.

Et depuis tout à l'heure, on voit aussi beaucoup de monde nous dire "On évite les transports mais là malheureusement on n pas le choix de les prendre parce qu'on a de grandes distances à réaliser. Un bus, des chaleurs importantes 40° et des températures qui vont se maintenir dans les prochains jours. Il fera 39° demain dans la capitale.

Merci beaucoup Brandon Noirette avec Gaspar Bunel depuis depuis le terrain. Bon courage à vous dans les transports messieurs. Alors la France bientôt payée du sud, la France déjà payée du sud.

Parlons-en des records, des chiffres fous, parlons-en des explications et demandons-nous combien de temps ça va durer. C'est bien sûr la question que nous avons tous à l'esprit et heureusement nous avons Louis Baudin pour [rires] nous éclair et oui un peu de questionabilité. La France vous attend, vous écoute, vous regarde.

Alors Louis Baudin, regardons pour commencer ensemble la carte des températures de cet après-midi. C'est un tableau historique. Oui. complètement déjà la vigilance.

Regardez, tous les départements sont en vigilance et curieusement c'est finalement tout près de la Méditerranée qu'on a encore quelques départements qui échappe notamment ici autour du Golfe du Lyon mais pour l'essentiel d'une vigilance et qui va jusqu'au rouge notamment du du sud-ouest à l'île-de-France et à la Bretagne et à la Bretagne et à la Bretagne. Ce que l'on sait avec certitude Louise, c'est qu'il y a déjà eu des records de température nocturne battu la nuit dernière. Exactement.

Et cet après-midi, voilà les valeurs que l'on attend. Alors, ça c'est les températures que l'on a eu cette nuit, hein. Vous voyez qu'on reste au-delà des 20° et même par endroit plus de 24° 25, il y a même eu un 27° en Charante, donc on n'est pas descendu en dessous.

Ça pourrait être les maximales à cette époque de l'année. Et voilà les maximales attendus cet après-midi. Vous voyez qu'on dépassera les 35°gr quasiment par terre.

Une petite exception he Cherbourg 27°gr mais 38 à Paris, 36 à Strasbourg. Je rappelle qu'à cette époque de l'année, on devrait plutôt avoir entre 25 et 27° dans la moitié nord, 27 à 30 dans le sud. Vous voyez qu'on est 8 à 10° au-dessus de ces moyennes.

Vous avez insisté sur la Bretagne. On va insister un peu plus encore. Arrêtons-nous en effet sur cette Bretagne.

Jusqu'à présent épargnée par les canicules. Je m'appelle Carwer, j'en sais quelque chose. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.

C'est terminé. C'est terminé parce que là, on a une situation très particulière. l'air très chaud qui remonte hein d'Espagne qui arrive ici du Maghreb et plutôt sur la moitié ouest de la France hein, on le voit avec cette carte dans l'est finalement c'est presque respirable he tout est relatif mais on voit que l'axe des températures très élevées et d'ailleurs si on était sur l'Atlantique on aurait la même chose des températures qui peuvent dépasser les 40° voilà pourquoi pour une fois les températures les plus élevées sont enregistrées dans l'ouest du côté de la Rochelle par exemple on dit souvent en bord de mer allez on est un peu épargné et ben non la l'air est tellement chaud qu'on peut là aussi atteindre les 40°R Ouais.

Et la question, je le disais que tout le monde se pose, c'est combien de temps ça va durer ? Regardez, demain ça ça continue. On va regarder la nouvelle carte vigilance cette fois pour les prochaines heures.

Est-ce qu'on peut la regarder ensemble ? Elle est là. Voilà, on pass à 54 départements rouges.

Voilà. Et c'est historique. Donc on le redit encore une fois.

Écoutez ce que dit la ministre de la santé Stéphanie Ris. C'était ce matin sur TF1. On est parti pour quelques jours au minimum quelques jours de très très chaud.

Pour l'instant, nous n'avons pas de certitude sur le jour où les températures vont baisser. On espère pour la fin de semaine. Mais honnêtement, je ne peux pas confirmer aujourd'hui ça.

Alors oui, effectivement la suite. Alors la suite, ben moi je viens de regarder les modèles avant de venir et quand même il confirme qu'à partir de samedi, on va changer masse d'air petit à petit he cette langue d'air chaud là qui résiste va être repoussée petit à petit vers l'est. Donc entre samedi et dimanche quand même, les températures devraient sérieusement baisser et on pourrait même repasser sous les 30°R.

Ça peut paraître totalement incroyable mais sous les 30°gr on respirera quand même un petit peu mieux comme le disent les enfants. En tout cas le mien, on va compter les dodos. Merci beaucoup.

Merci Louis Baudin. Alors ce n'est pas qu'un épisode disent la plupart des spécialistes. C'est pas qu'un épisode, c'est maintenant notre réalité.

Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Et puis est-ce qu'on peut dire même "La France n'est plus un climat tempéré ? Est-ce que vous dites vous aussi nous sommes un pays du sud, il faut maintenant l'intégrer ?

La France descend vers le sud, elle est attirée vers le sud depuis que le changement climatique il est il est là. Ça fait moi, ça fait à peu près 25 ans que je travaille sur le changement climatique. Le premier bouquin que j'ai écrit, c'était l'atlas du changement climatique au début des années 2000.

Et donc la France est attirée vers le sud et il fait chaud à Paris aujourd'hui comme il faisait chaud à Barcelone il y a 20 ans pour faire très court et très caricatural. Est-ce qu'on est on a changé de climat ? On est toujours sous un climat tempéré, mais avant c'était un climat tempéré doux, tranquille.

Là, c'est un climat tempéré. C'est un peu comme l'ambiance politique générale, brutal, violent, polarisé entre un hiver de plus en plus, je parle sous le contrôle de mon voisin de droite, avec un hiver de plus en plus doux, c'est-à-dire de plus en plus humide et puis des étés de plus en plus longs, de plus en plus secs et entre les deux des intersaisons qui font ce qu'elles peuvent pour transpètre l'énergie de l'hiver à l'été. H donc des intersaisons brutales.

Euh par contre dans le sud de la France notamment en région Occitanie sur le bassin d'Orgaron là on s'achemine vers un climat proche de celui qui était celui du Maroc pardon il y a une vingtaine d'années. C'estàdire un climat parfois même dans les Pyrénes orientales semi-ride. Alors c'est un débat qu'on peut avoir avec certains autour de nous ceux qui disent attention mais stop au catastrophisme c'est pas si grave il faut savoir relativiser.

Vous en vous en faites partie ou ou pas Guillaume Rocket ? Je suis assez curieuse là pour le coup. [rires] Moi, je suis un climato réaliste.

C'estàd que de toute façon de toute façon, on on dit rien. La réalité en tout cas, c'est que ce ne sont plus des épisodes exceptionnels. Moi, je me souviens quand j'avais 11 ans, c'était en 1976, euh il avait fait très chaud et on en parlait encore 10 ans après et aujourd'hui, ben c'est tous les mois quasiment qu'il y a une canicule. de mémoire, il y en a une à la fin du mois de mai.

Donc il va falloir apprendre à vivre avec ça. Évidemment que c'est quelque chose d'inquiétant mais malheureusement comme c'est un phénomène mondial que nous français on n'est pas honnêtement très responsable de ce qui se passe puisquon fait partie des bons élèves notamment grâce à l'énergie nucléaire. C'est pas nous qui avons émis tout ce gaz à effet de serre qui qui aujourd'hui nous met sous une espèce de cloche.

Mais c'est chez nous que ça s'accélère le plus là en ce moment. Oui, ça s'accélère le plus chez nous. C'est pour ça qu'il faut qu'on change notre logiciel.

Jusqu'à présent, on disait, je pense qu'on y reviendra plus tard, on a pas besoin de climatisation parce que ça c'est quelques jours par an seulement les grosses chaleurs. Bah, de toute évidence, ça c'est en train de changer. À ceux qui disent top au catastrophisme, vous répondez quoi le Moi aussi je suis dans les optimistes parce que je pense que la prise de conscience, elle est maintenant enfin globale à peu près partout qu'ensuite les solutions techniques, on les a.

Donc maintenant, c'est à l'humain d'agir. Alors là, on n'y est pas du tout. L'humain est pas encore suffisamment solidaire, fonctionne pas suffisamment bien par rapport aux autres. qu'il est pas suffisamment altruiste.

Donc là, c'est tout le travail que l'on a fait en fait. Se civiliser là aujourd'hui, la planète nous dit "Eh les hommes là, vous êtes 8 milliards, ça va pas du tout ce que vous êtes en train de faire." C'est vrai, on là on parle du climat mais on pourrait parler de la biodiversité, on pourrait parler de la pollution, on pourrait parler donc là on laisse un impact aujourd'hui que la terre ne peut pas absorber.

Donc c'est dommage. Comment est-ce qu'on change ? Comment est-ce qu'on se civilise alors à 8 milliards d'individus ? parce que c'est à 8 milliards, il y a pas de trontière pour ça.

Bah oui, il y a un peu de travail mais on peut le réaliser. L'histoire nous montre qu'on a réussi à le faire. Donc je pense que si on s'y met vraiment, si on décide enfin d'être des gens un peu plus altruistes, pense un peu plus à l'autre, et ben on peut le faire.

Oui, c'est presque un peu de fraîcheur là qui arrive sur le plateau. Ouais, je suis pas trop optimiste, mais il y a des arguments pour on n pas contre he franchement ça fait du bien. Allez-y Valérie.

Non mais ce que on a vu en 2003 avec la première canicule en fait celle dont on se souvient encore là pour le coup 24 ans après, même si celle de 76 est restée dans les mémoires. Si si, j'étais né et il y avait même un impôt sécheresse qui avait été inventé à cette époque. Donc j'étais j'étais né, j'avais plus de 11 ans Guillaume.

Mais bon, il y avait un accident climatique en 2003, c'est comme ça qu'on Et donc le premier réflexe politique, c'était l'empathie. Et donc c'est pour ça qu'on avait accusé à l'époque le ministre de la santé de manquer d'empathie, de ne pas être venu vers ceux qui souffraient de de cette chaleur. 24 ans plus tard, 23 ans plus tard, on est passé à une normalité climatique d'une certaine manière.

Et donc la la la politisation de la canicule, elle a on se la prend vraiment fort. Euh parce que quand vous dites tout le monde est convaincu euh cher Louis que de la nécessité de modifier éventuellement euh nos manières de faire, nos transports, nos nos manières de produire et cetera, il y a un grand pays qui s'appelle les États-Unis. Je crois que ils sont pas tout à fait au même niveau de conscience ou en tout cas s'ils en ont conscience, ils n'ont pas envie de faire grand-chose.

En revanche, les Chinois grâce à une prise de position de l'opinion publique ont commencé à modifier leurs usages. Pas assez, il y a encore beaucoup de charbon et cetera. Mais les Chinois, eux, la Chine, ce grand continent d'une certaine manière a beaucoup plus avancé que non avancé les États-Unis.

Il y a-t-il eu un léger manque de prise de conscience quand on regarde, vous savez, vous connaissez bien la personne dont je vais parler, Evelyine Delia qui en 2014 s'est prêté à l'exercice de la projection pour 2050. Je m'arrête là, il suffit de regarder, c'est stupéfiant. [musique] Dans l'après-midi, on atteindra ou dépassera encore les 40°gr. 41 à Gin, 41 à Strasbourg, 40 dans la capital, 42 pour Lyon et jusqu'à 43°grus à NIMA.

Voilà. Et donc ça c'était 2050. Petit rappel, nous sommes en 2026 et regardez de quoi on parle désormais.

De villes menacées, 10 villes qui serait bientôt même invivable. Donc voilà dans cet arc sud donc Marseille, la scène surmer à Avignon, Al Martig, Montpellier 7, Agou encore Pervignant. Je je vous vois acquaisser la la situation et pardon, je vais ramener un peu de catastrophisme et j'entretiens mes légendes.

Est-ce que est-ce queffectivement il y a eu un manque de prise de conscience, c'est que la situation s'aggrave beaucoup plus que ce qu'on pouvait imaginer ? C'est pire que ça la prise de conscience on l' prise de conscience est là. On est tous conscients qu'il y a un changement climatique.

On est tous conscients que c'est lié à nos émissions de gaz à effet de serre. On est tous conscients qu'il y a des villes qui vont devenir effectivement invivables. Et là je regarde Harle.

Arl non seulement est menacé par la chaleur mais aussi par la montée des eaux. Donc il n est même pas sûr que Harle existe encore dans 30 ans. Mais ça on le sait.

Le côté des espérances et attendez on n pas sûr que Arles existe encore dans Harle est une des villes de France les plus menacées par à peu près tout le catalogue de risque qui existe en France parce qu'elle est trop basse sur l'eau, parce qu'elle est trop chaude et cetera et cetera. Et pourtant, Ar est une ville construite sous la chaleur avec les matériaux du coin. Tout ça, ça fait 30 ans qu'on c'est la prise de conscience, on l'a fait, mais il y a pas eu d'action.

Et à limite, c'est presque logique. C'est très humain face à quelque chose qui est devenu tangible et contre lequel on ne pense pas savoir quoi faire. En fait, on ne fait rien.

On préfère ne pas voir. Par contre, là où il y a une responsabilité, c'est nos gouvernements successifs. Je je parle bien l'échelle de l'État, pas des collectivités.

Les questions qu'on se pose aujourd'hui sur la climatisation, sur mettre des volets, sur les salles de classe, on se les posait déjà en 2003, on se les épusé en 2019, en 2022, 2023. Et là, on découvre que nos villes sont pas adaptées. Mais qu'est-ce qu'on a fait pour les adapter ?

Rien. Il est aujourd'hui toujours impossible dans des secteurs sauvegardés de grandes villes comme Paris de mettre des volets parce que les architectes des témoins de France les interdisent. On continue aujourd'hui à louer des chambres de bonnes qui n'étaient pas occupées à l'origine il y a 100 ans, qui servaient d'espace tampon entre la toiture et les derniers étages.

C'est en 2003, pardon, ce sont dans ces chambres de bonnes que l'essentiel de la mortalité chez les les petits vieux et les petites vielles a eu lieu, a été constaté en 2003 et aujourd'hui, on se dit bah tiens, c'est c'est quand même étonnant, c'est invivable de vivre dans les chambres de bonne, il faudrait les rendre euh inhabitable, il faudrait interdire parce que on ne peut pas de toute façon les isoler. Mais moi, je vous fiche mon billet. Dans moins de 10 ans, il y aura plus une seule chambre de bonne à Paris, à Lyon, à Lille, à Bordeaux.

C'est les villes les plus chaudes de France et on remplacera les habitants par des tas de par des tas d'isolants parce que on ne pourra plus y habiter mais c'est des questions encore une fois qu'on ne s'est pas posé. On a fait des rapports, on a fait des commissions et ça coûte tellement cher, ça remet en cause tellement nos modes de vie, nos façons d'habiter, l'urbanisme, nos façons même de construire qu'on a préféré évacuer le le problème. Et là, bah on a plus un rond.

La France a pu un rond et puis on se bat sur on verra ça tout à l'heure sur la climatisation qui un débat qui est abscon. Alors ça vient de tomber. On apprend à l'instant que la gare de Bordeaux est à l'arrêt trains annulés en raison de la chaleur et de la canicule.

Voilà les conséquences elles prennent de l'ampleur. Vous êtes sur place Estherabit B. Racontez-nous queil en train de se passer.

Bah c'est la grande verrière. Et bien attention, ce n'est pas en raison de la canicule, mais ce que l'on peut vous dire c'est qu'avec Tito en boîte, nous nous apprêtions à rentrer justement, vous voyez nos bagages et regardez ici les panneaux d'affichage ici en garde de Bordeaux Saint-Jean sont complètement vides. Le trafic a été totalement interrompu.

Un train a été totalement supprimé définitivement mais pour le reste encore un certain. Plus d'informations doivent arriver dans les prochaines minutes. Le trafic est censé reprendre dans les prochaines minutes.

En clair, le problème ici, c'est qu'il y a un câble caténaire qui aurait été arraché par un train et donc un défaut de signalisation est actuellement en place. Donc qui a provoqué l'interruption totale du trafic. Vous entendez justement ces messages pour alerter les centaines justement de personnes qui devaient prendre le train actuellement.

Donc le rectificatif en direct, c'est pas en raison de la chaleur, il y a une très mauvaise communication sur le sujet mais quoi qu'il en soit pour les voyageurs de Bordeaux et pour tous ceux qui sont à l'arrivée ou qui devaient se déplacer, ça s'annonce compliqué par la chaleur. Le caténer c'est sans doute à cause de la chaleur hein, potentiellement. Alors on va attendre d'en faire avoir un tout petit peu plus.

Moi, je voudrais juste revenir sur un point. On a regardé Eveline Delia, c'était 2014 mais on a pas parlé de 2003 encore et on a bien une ministre de la santé qui nous a dit que la situation pouvait être comparable avec 2003. Alors à vous suivre du Baudin, les températures vont descendre à partir de samedi.

Donc on aura peut-être pas le même nombre de jours consécutifs mais dans la séquence autant de jours de très très forte chaleur d'ici à samedi, ça veut dire aussi même conséquence. C'est on doit s'inquiéter sur les chiffres de la mortalité, sur les conséquences sur les corps. Oui, on doit s'inquiéter mais en même temps, moi je vois l'énorme différence dans la façon de communiquer, de parler de chaleur.

Moi en 2003, onend bêtement, j'étais super content d'annoncer des cartes toutes jaunes. Il va faire beau, il va faire chaud, on est en vacances, tout va bien. Alors oui, céit c'était un peu plus tard dans la saison.

Je peux vous dire qu'aujourd'hui avec les mêmes températures, les mêmes je fais plus du tout la même prévision et la même façon de communiquer. Donc déjà dans la façon de raconter un événement météo, on a changé et puis quand même bon, je suis dans les optimistes, mais par rapport à nos éPADes, par rapport à nos anciens là au moins on en a tiré les conséquences et aujourd'hui dans les lieux pour les personnes les plus fragiles, c'est pas encore parfait. On a quand même là largement progressé.

Bon on verra les chiffres, on verra les résultats, mais voilà, pas dans les écoles, pas encore public. et pas dans certains hôpitaux. Ben voilà, c'est vrai qu'on a ces images quand même qui nous viennent de Rennes qui nous ont un petit peu scotché avec le système D avec des rideaux, enfin voilà, des draps accrochés à certaines fenêtres.

On a vu ici et là des ventilateurs posés sur des fenêtres, des chaises. Voilà juste là. Ça veut dire quoi malgré tout la situation ?

On est positif, on reste optimiste en disant que ça va s'améliorer. On a su progresser. Mais mais bah ça veut dire que tout repose sur l'individu en fait.

Société individualiste. C'est de ta faute si le climat est dans cet état là. Si la biodiversité est dans cet étatlà, donc il faut que tu fasses quelque chose.

C'est très judéo chrétien en fait. On est puni, il faut faire acte de rédemption, faut faire faut faire bonne mesure. Et finalement la communication du gouvernement, ben c'est un peu ça.

Mais en même temps, je me la place du gouvernement, il y a plus un rond. On sait pas quoi faire. Donc bah on dit aux gens bah achetez un climatiseur, mettez un short, buvez de l'eau et puis puis appelez papi et mamie.

Enfin, on en est là. On en est là. Faute d'avoir une stratégie nationale qui aurait pu être mise en place depuis 20 ans, qui est quand même dans les textes parce qu'on on n' pas rien fait.

D'ailleurs, on en est aujourd'hui à ne plus savoir quoi faire qu'inciter les gens. Ce qui veut dire mine de rien, que si vous avez chaud, bah c'est quand même un peu de votre faute. Vous avez pass ouvert vos fenêtres, vous avez pas mis de rideau, vous avez pas acheté le climatiseur.

C'est quand même triste d'en arriver là. Et je plains les personnels soignants. Oui.

Allez-y Valérie, on part à droit dans un instant. pour pour en rajouter sur ce que vous venez de dire, c'est que je trouve ça extraordinaire d'entendre maintenant les cris d'orfrais d'un certain nombre de nos politique qui disent "On a rien fait, mais qui a refusé de voter les budgets écologiques ou pas pour la transition justement écologique ?" Qui a dit "Bon, l'écologie ça commence à bien faire ?" Qui a dit euh c'est tout ça ?

C'est pas de la faute de la C'est pas de la faute des humains. Donc je trouve que il y aurait quand même une forme de retenue qui serait louable à avoir chez un certain nombre de nos politiques pour dire "Bon, on s'est trompé mais maintenant on va faire les choses." Elle aussi elle est sous la chaleur mais elle est à Doa.

C'est Nivine Potros. Merci beaucoup d'être avec nous Nivi. Non non mais attendez, c'est moi, c'est de ma faute, c'est moi le maître du temps et j'ai dérapé sur le timing.

Désolé Tibo Bruc, merci également d'être avec nous. Alors, on le disait nous ce matin euh en en réunion, il fait la même température potentiellement là chez vous à DOA qu'à Paris aujourd'hui. C'est quand même assez stupéfiant là encore.

Euh mais du côté de Doa, comment c'est adapté ? Comment vit-on au quotidien ces températures ? Alors, regardez autour de moi Amélie, il n'y a personne ou presque.

Et pourtant, ce lieu fait rêver. D'un côté, il y a la mer, cette vue exceptionnelle sur la Skyline, de l'autre des palmiers. Mais il n'y a pas une personne dans la rue et pour cause, il fait près de 46°gr aujourd'hui.

En fait, les Qatarie et bien il ne marche quasiment jamais dans la rue. La majorité des déplacements se font évidemment en voiture. Et ici, tous les lieux où presque sont climatisés, les centres commerciaux bien évidemment, les bâtiments publics et même le vieux souc DOA.

Il existe même un quartier entier où toutes les rues sont climatisées. Pour vous rendre compte de l'accoutumance des Qataris à la climatisation, il existe ici à Doua trois pistes de sport extérieur entièrement climatisé pour que les habitants et puis puissent faire du sport en extérieur. Évidemment, tout cela n'est pas sans conséquence sur l'électricité.

Au Qatar, 60 à 80 % de la consommation électrique et bien est tout simplement dû à l'air conditionné. Ici, on s'est habitué, tous les bâtiments sont réfrigérés. Alors forcément et bien ces magnifiques espaces extérieurs et bien ils sont très peu prisés des locaux mais également des touristes.

C'était parfait. Merci beaucoup Nivine Potros avec Tibo Bruc depuis où il fait donc la même température qu'en France aujourd'hui. Guillaume Rocket, c'est votre moment.

Moi, je voulais dire une chose, c'est que on n'est pas tous égaux devant la canicule et je voudrais partager avec vous quelque chose que j'ai découvert et qui m'a énormément frappé. Je suis d'ailleurs pas certain des des conclusions ont tiré. On parlait de 2003, la canicule de 2003, le Valérie le disait Jean-François Mati, ministre de la santé qui démissionne parce qu'il était chez lui en polo euh dans dans sa maison de campagne au lieu d'être au côté des des personnes et il y a eu 15000 morts et tout le monde a retenu ce chiffre de 15000 morts.

Quand un an après, les chiffres de la mortalité de de 2003 sont sortis, on s'est aperçu qu'en fait, il y avait pas eu plus de morts cette année-là que les autres années parce qu'en fait la canicule, elle avait touché les gens les plus fragiles. J'allais presque dire et je fais attention au mot parce que je veux choquer personne. C'est des gens qui qui allaient bientôt mourir et qui ont été touchés.

Alors, ça relativise pas du tout la gravité de la situation, mais ça veut dire que quand on dit la chaleur peut tuer 15000 personnes d'un coup, la situation, elle est un peu plus complexe que celle-là. Ça veut dire aussi que il faut s'intéresser en priorité à ces gens-là qui sont les plus fragiles, ce qui aussi est une leçon d'optimisme. Ça veut dire que il y a pas 65 millions de français qui sont en danger.

Il y a il y a des gens qui sont parce qu'ils sont âgés, parce qu'ils sont fragiles, parce qu'ils ont des pathologies sont plus en danger que d'autres. Oui Louis Boudin. Oui.

Et j'allais continuer en disant que on a aussi oublié le bon sens. On a aussi oublié cette capacité à à respecter, à nous adapter à l'environnement. Moi, c'est quelque chose qui me frappe tous les jours.

Il y a une cinquantaine d'années, il va faire chaud, il va faire froid, ben on va moins vite, on s'adapte, on se Aujourd'hui, non, tout va tellement vite qu'on veut continuer à avoir la même activité, le même rendement, les mêmes activités qu'il fasse beau, froid, chaud, très chaud. Et ben non. l'environnement qui nous entoure, on vit dedans toute sa vie et à un moment faut l'écouter, faut le respecter et c'est ce qu'on a pas fait ces dernières années et là on commence à le payer très cher à travers le réchauffement mais bien d'autres particularités comme la biodiversité comme la pollution aujourd'hui.

Comment est-ce qu'on va se défaire cette pollution notamment à travers les océans ? Dans un instant, deux invités. Le premier est particulièrement hors norme.

Il est au cœur des préoccupations en ces temps de canicule historique. Certains le détestent, d'autres l'adorent. Je veux parler du climatiseur qui fait son entrée sur ce plateau aidé par Guillaume Neblé.

Je l'en remercie. Rédacteur en chef formidable de l'émission. Certains le rejettent avec force.

Je vous le disais, ce climatiseur là, hop, il est juste là. Regardez, il est pour certains nocifs, pour l'environnement contre-productif et pour d'autres et bien sans privé. C'est du masochisme et c'est de l'idéologie.

Donc on a hâte dans de savoir ce que vous en pensez. Jean-Louis Étienne, merci beaucoup de d'être avec nous. C'est vous surtout bien sûr notre formidable invité.

Je vous en prie juste ici. Vous êtes le bienvenu médecin explorateur grande voix bien sûr dans notre pays. On va vous entendre sur ce débat de la clime, de la manière dont nous nous adoptons dans dans notre société, des risques qui nous attendent.

Et puis on va aussi parler argent. Ben oui, puisqu'il y a un chiffre choc qui émerge. 210 milliards d'euros d'ici 2030, c'est le coût.

Le lourd impact économique des vagues de chaleur sur notre économie, les entreprises, les transports, mais comme une encore une fois nous aimons bien percevoir la lumière, le vent d'optimisme, Thierry Breton est venu hier sur ce plateau avec un plan et il voit lui il est il déplore la situation mais peut-être des opportunités qu'il faut essayer de saisir pour mieux gérer l'avenir. On en parle et on en débat dans un instant. À tout de suite. [musique] Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cette question, cet enjeu, la France au climatical.

Quelle solution ? On en parle avec mes invités, mais là tout de suite, c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité. Oui, la chaîne de protection a failli.

Le coup prêt de [musique] la mission d'inspection est tombée dans l'affaire Liana près de 3 semaines après la découverte du corps de la jeune fille. Le rapport attendu a été déposé sur le bureau de Sébastien Lecornu, le Premier ministre, pour faire la lumière sur les dysfonctionnements dans cette affaire. Les conclusion de la mission réalisée par l'inspection générale de la gendarmerie et celle de la justice pointe notamment, je cite, un cumul de perte de temps et une absence de suivi dans les procédures qui visaient Jérôme Barella.

Il y a-t-il de bonnes raisons de croire en l'accord Iran États-Unis ? Deven salut des bases très solides. Teran [musique] a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique à IEA sur son territoire.

C'est ce qu'annonce le vice-président américain au lendemain de négociation tenu en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le premier ministre Karmer, premier ministre britannique, a annoncé ce matin son départ du Towning Street cédant aux nombreux appels à démissionner. Le Royaume-Uni s'apprête à connaître son 7e premier ministre en 10 ans.

Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Nous en revenons donc à ce grand dossier, la France au climat tropical. Quelle solution !

Je suis ravie toujours être [musique] d'être avec à mes côtés Louis Baudin avec Frédéric Det avec Valérie TAF Guillaume Roquet et donc merci beaucoup Jean-Louis Étienne [musique] explorateur médecin grande voix je le disais d'avoir accepté l'invitation et donc nous avons toujours aussi pour inviter celui qui est au cœur des débats il est là le climatiseur ça peut faire sourire mais franchement qui n'en parle pas aujourd'hui et la grande question c'est faut-il étendre la climatisation partout en France nous serions sous-équipés en la matière nous souffriions beaucoup plus que les autres alors que les avantages seraient maximaux. Alors, est-ce française, saine, absurde, idéologique, lourde de conséquences ? Nous en débattons.

Mais d'abord, nous essayons d'exposer l'essentiel pour nos téléspectateurs avec vous. Alors, partons partons des chiffres. La France est largement moins équipée que ses voisins du sud et les Français plus hostiles au principe même de la climatisation.

Mais oui, 25 % de taux d'équipement contrairement au pays du sud, ce qui semble assez logique vu que dans les pays du sud, bah ils connaissent cette situation là depuis bien plus tôt que nous. Nous, on a deux problèmes. Un, on aime sans doute aussi un peu souffrir en France puis on aime donner des leçons à tout le monde.

Mais a raison parce que si vous parliez tout à l'heure de de conscience écologique, ben s'il y a un pays d'Europe où elle est arrivée jusque chez nos politiques, non obstant leur action ou leur inaction, c'est la France. C'est donc la France a quelques pudeurs à a à utiliser pardon le climatiseur sous prétexte on le verra après de pollution et alors même que l'essentiel de l'électricité française est décarboné contrairement au pays du sud qu'on a vu tout à l'heure pour lesquelles l'électricité est essentiellement carbonée. Donc un logement sur deux climatisé dans le sud un sur 10 Bretagne.

Et oui chez vous et ça va arriver partout y compris chez moi dans le nord de la France tout le monde enfin tout le monde aimerait être climatisé dès aujourd'hui. Alors, la grande question euh est-il juste de dire que la climatisation pollue et réchauffe le climat ? Oui, elle pollue.

Elle pollue grâce au à cause pardon du fluide frigorigène qui se trouve dans la machine. Dès lors qu'il y a une fuite, ce fluide rejoint la haute atmosphère, il se transforme et il devient entre 500 1000 2000 fois plus effet de cérogène que le CO2. Après, est-ce qu'il pollue par les émissions de CO2 ?

Non, pas en France. Avant d'entrer sur le plateau, j'ai consulté ce qu'on était en train de produire. 60 % de l'électricité utilisée en ce moment est d'origine nucléaire. 30 % est d'origine solaire.

Mine de rien, les ENR, ça fonctionne, pas les éoliennes parce qu'on est sous un anticyclone donc il y a pas de vent mais 30 % d'origine solaire et 1 % le gaz. La nuit passée, c'était 4 % le gaz. Par contre, en Italie ou en Sicile là, je pense que le gaz, il doit être à 25 %.

Donc, les climatiseurs là-bas enrichissent l'atmosphère en gaz à effet de serre. Et effectivement, quand vous avez une rue commerçante avec des climatiseurs qui ramènent vers l'extérieur la chaleur de l'intérieur, oui, on peut avoir localement du + 4 + 5°. Ça c'est les dernières études, on sera + 1,5 à + 2,5.

À l'échelle de Paris, c'est un peu au doigt mouillé quand même. De toute façon, si tout le monde était climatisé, la température de l'air augmentera encore, ce qui justifierait encore un peu plus la climatisation. Sauf que bémol, la climatisation est basée sur une température de départ de 18 19° si ma mémoire est bonne.

Si on la mettait à 23°, on sera peut-être pas un + 1,5 à + 2,5, on serait à moins. Vous êtes excellent. Alors du coup, je vous pose une question supplémentaire. [rires] symbole de ces hésitations qui existent dans le pays.

Il y a un cas qui monte dont on parle beaucoup ces dernières heures, c'est le fameux CHU de Nant qui sera achevé dans 2 ans. Mais seulement la moitié des locaux seront climatisés et ça fait hurler et notamment les les syndicats. Bah ils ont raison, ils ont pas raison.

Ils ont raison parce qu'effectivement dans un hôpital on imagine que toutes les chambres devraient être climatisées. Non, pas forcément. D'autant plus que enfin pas forcément les salles les salles d'opération.

Oui. En soins palliatifs, oui. Les malades les plus fragiles.

Oui. Euh par contre, c'est un hôpital moderne qui est équipé de ce qu'on appelle des façades bioclimatiques. Alors, c'est pas nouveau.

Il y a plein de musées en France qui sont équipés de ces façades là. Elles ne elles ne le disent pas. En gros, c'est deux énormes tranches de verre qui accumulent de la chaleur quand le soleil leur tape dessus en hiver.

Et quand l'été arrive, en fait la la chaleur remonte, on ouvre des trappes et elle ressort et moyen quoi elles peaîner des turbines. Donc a priori le système a été bien conçu pour qu'il n'y ait pas besoin de climatiser tout le monde. Moyen en quoi, cet hôpital devrait avoir une économie d'énergie relativement faible.

Mais il est pas fini, faut voir à la prochaine canicule. Parfait. Vous faites quoi demain et après-demain ?

Et après après-demain parce que vous avez rendez-vous dans cette émission, je vous le dis. Merci beaucoup. C'était parfait vraiment.

Jean-Louis Étienne euh ne pas climatiser suffisamment. Être réticent à la climatisation selon vous c'est c'est de l'hérésie de l'idéologie où ça fait sens ? [raclement de gorge] Il y en a qui en ont vraiment besoin.

Et oui, vous savez quand la température extérieure atteint ou dépasse la température du corps, c'està dire 37, on est en situation vraiment très grave. Donc le clim là que vous avez, c'est un dépanneur. C'est intéressant.

Il faut faire un trou dans la fenêtre, hein. Mais ça permet effectivement de dépanner. Euh on les villes sont des chauffages par accumulation.

H hein. Donc ça accumule énormément. Par contre, ce qu'il faut faire pendant la journée, c'est arrêter le soleil.

Un appartement est une serre hein, si vous laissez passer le Donc il faut vraiment il y a des rideaux spéciaux. Ça c'est pas quand même des chantiers énormes. Chacun peut le faire à son niveau si vous voulez.

Déjà fermer l'accès au soleil, c'est super important. Et donc ce sont des choses, ce sont des choses qui sont à la portée du citoyen. C'est ça que j'aime bien de dire.

Souvent faites une conférence, les gens ils disent "Mais et vous trouvez qu'ils en font trop ?" Assez, pardon. Et qui ?

Voyez, c'est veut dire les autres. Et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous avez une vous avez une maison, oui, vous mettez des panneaux solaires sur le toit.

Vous allez faire le plein de la voiture avec le soleil parce qu'on va voir une voiture, voyez. Et puis vous allez suivre le soleil. Mardi, il fait beau, vous faites la lessive avec le soleil.

Vous voyez ce que je veux dire ? Devenez des acteurs de cette transformation. C'est ça qui est important.

Et à ceux qui disent les les climatiseurs c'est contre-productif, c'est mauvais pour euh pour l'environnement, c'est très disent quand ils sont dans une pièce tranquille, en fait, je veux dire quand vous avez quelqu'un qui est vraiment en difficulté euh d'avoir un climatiseur, ça va ça va sauver la vie de quelqu'un. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est un outil.

Maintenant, ce que j'ai vu là, il faut anticiper, c'est-à-dire effectivement faire de l'isolation des bâtiments. Moi, j'habite dans un dans le pire des bâtiments, c'est en vert, hein, à Beaucrenel dans le bâtiment en verre, c'est une serre. [rires] Vous voyez ce que je veux dire ?

Donc je suis allé acheter des rideaux et tout d'un coup, j'ai gagné 5 degrés. Donc, chacun peut être un acteur de la solution. C'est ça que j'aime bien de dire.

J'entendais les mots de Bruno Lemire, l'ancien ministre qui disait ce matin que la France, elle est déclassée face au réchauffement climatique. Nous sommes un pays déclassé aujourd'hui. Voilà, ça vous fait tous réagir.

Allez-y, vous aurez la [rires] parole juste après. Allez-y. Mais c'est énorme la machine climatique, c'est planétaire.

Vous voyez ce que je veux dire ? Donc on doit pouvoir, il faut passer des énergies de stock, pétrole, gaz et charbon à des énergies de flux, c'est-à-dire de l'électricité décarbonée. On a conscience de la situation. dans l'intelligence des solutions, il faut aller vite.

Je vous disais en dehors tout à l'heure, j'ai fait une conférence à l'école des mines, il y en a beaucoup qui veulent la dégringolade économique et cetera. Donc se replier un petit peu. J'ai dit les 30 glorieuses, elles sont pour vous.

On vous on vous reprochera un jour de pas avoir de lancer 2050, c'est génial. La neutralité carbone, on doit pouvoir y arriver. C'est-à-dire les émissions que l'on mettra ne seront pas plus élevées que ce que la nature est capable de recapturer.

C'est ça l'objectif. Et là encore une fois, c'est de l'investissement quoi. Alors quand j'ai dit France déclassé, c'est pas moi, c'est Bruno. [rires] J'ai entendu sur ma gauche.

Oh non non non. Alors j'aimerais bien le décryptage et la verbalisation. Non déjà honnêtement on est un pays qui a conscience de ça, qui essaie d'agir alors plus ou moins bien, plus ou moins droitement mais on le fait.

On parlait tout à l'heure des épades, on le fait également dans l'électricité décarbonée qu'on va essayer encore d'amplifier puisque c'est l'avantage que l'on a. C'est c'est effectivement dans la mobilité que l'on aura demain. On continue à le faire.

Moi, j'ai évité une grosse usine d'automobile dans le nord de la France qui est la plus grosse en France. Je peux vous dire que chacun des employés séchent à essayer de moins produire de déchets, moins produire d'énergie. bientôt l'usine sera en autonomie totale.

Donc chacun son niveau que ce soit au niveau industriel ou personnel en France on est on fait partie de ces pays. Je dis pas encore que c'est parfait mais donc non on n'est pas du tout déclassé. Alors après aux bonnes politiques de pouvoir amplifier ça, de pouvoir continuer à se développer en matière de technologie et sociétalement.

Mais en tout cas on n'est pas on n'est pas décroché du tout au moins sur ce planlà. Allez-y Guillaume. Oui, moi je pense qu'on est des classé dans notre réponse.

Demandez aux gens qui prenaient leur le RERC ce matin si on n'est pas des classé parce que le train a été arrêté parce qu'il faisait trop chaud. Demandez aux gens qui doivent aller à Clerontferrand ou à ou à ou à Limoge où ils ont plus d'intercité parce que parce qu'il fait trop chaud et que la CNCF les a supprimé. Donc euh intellectuellement, on a compris ce qui se passait, mais on n'a pas encore les réponses qui sont adaptées.

Regardez, on on hier le le préfet de police a interdit la consommation d'alcool à Paris pendant la fête de la musique parce qu'il fallait pas encombrer les hôpitaux parce qu'ils étaient pas capables de recevoir plus de gens. On sait très bien qu'on a un problème avec les urgences. Il me semble que la canicule, elle [grognement] agit comme une sorte de révélateur des des faiblesses françaises.

Alors, il s'agit pas de se de se de se se couvrir de la tête de cendre, mais mais quand même, on voit bien que dès que euh dès que la chaleur monte un monte beaucoup, on on n'est pas prêt. Bah, le changement climatique, oui, ne fait que révéler une société telle qu'elle est. Non, s'il y a un déclassé, là c'est Bruno Lemè quand il était à Ber, il a systématiquement arbitré contre les petites choses que voulait avancer le ministère de l'écologie.

Euh Bruno Lemer n'a vu que l'économie. L'écologie c'est cacaboudin, c'est de la décroissance et c'est pas bon pour l'économie. Il a systématiquement arbitré contre donc il comme la plupart des politiques nationales qui depuis 20 ans et puis on le voit encore aujourd'hui avec on en parlera tout à l'heure le congé climatique enfin s'ils ont que ça à dire frameux de se terre regarder ce que font les collectivités locales.

Moi ça fait 30 ans que je fais ce métier. Ce que je vois c'est une transition écologique en cours rapide en France à l'échelle des collectivités pas à l'échelle de l'État. Là, on parle, on parle, on parle et pendant la présidentielle, croyez-vous qu'on va reparler du climat, de l'adaptation de la France ?

Nous, on va parler retraite, on va parlermigration, sécurité et ces sujets-l en parlera. Mais c'est c'était déjà des sujets pour les la campagne municipale dans les petites collectivités notamment au travers du biais de l'eau. Donc, il y a deux Frances en fait.

Il y a une France qui avance, c'est celle des collectivités puis une France qui parle fait de la flû, c'est bah la France de Paris. Je me tourne vers vous Valérie, mais juste c'est déjà entré dans l'élection présidentielle. Ça va peut-être repartir hein très vite ce sujet-là, mais écoutez comme Jean-Luc Mélenchon ou du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen ont saisi de la question de la climatisation par exemple, ça devient très politique.

Si je suis élu présidente de la République, je mettrai en place un plan massif de climatisation. Donc je veux dire l'absurdité c'est de faire mourir les gens de chaleur. D'accord ?

C'est faut surtout pas faire ça. Climatiser partout ça veut dire augmenter les dégâts. Bon, ça m'étonne pas.

Il y connaît rien. Qui dit politique dit Valérie Nata. [rires] Je Non mais on on voit bien avec ces deux prises de position à quel point on en parlait avant l'émission de Demma, la nuance est quand même un art difficile dès qu'il s'agit de climat.

Euh les positions peuvent s'entendre. celle de Marine Le Pen qui rejoint d'une certaine manière ce qu'on a dit autour de ce plateau sur la climatisation nécessaire pour protéger les plus vulnérable. Et du côté de de Jean-Luc Mélenchon, on voit bien que l'impératif écologique pour lui est plus important d'une certaine manière que les les adaptations.

Or, je trouve que ce mot adaptation, c'est celui qui devrait être le plus usité et le plus important pour tous nos politiques. Est-ce qu'on se rend compte que le fond vert qui était en 2024 de 2 milliards4 est aujourd'hui de 837 millions et qui a encore 20 % de ces fonds qui vont être gelés dans le nouveau projet de budget ? On est on on est ventrilo en fait.

On dit qu'il faut faire des choses et puis finalement on les fait pas. On fait pas grand-chose. Parlons économie.

Louis Vaudin vous l'imaginez légèrement débordé en ce moment et affilé mais Marc Toiti, je vous en prie, faites votre rentrée sur ce plateau parce que ensemble conseiller économique et tau. Bonjour à vous. Mar bonjour.

Il faut qu'on parle faut qu'on parle de de chiffres, il faut qu'on parle aussi de risque économique avec cette situation. Moi, je vous propose d'écouter ce que disait Nicolas Dose, notre éditorialiste économie sur LCI ce matin sur ce risque économique que nous encourons en ce moment. Regardez, globalement à chaque degré supplémentaire, on perd 3 % de productivité.

La nouveauté, c'est que ça devient un phénomène structurel. ce qu'on ne disait pas en 24 ou en 2025, c'est les chaleurs extrêmes deviennent maintenant un risque économique avec lequel il faut apprendre à vivre. Et en effet, cette hausse des températures fait redouter le pire pour les économies européennes.

Il y a un rapport qui vient de tomber, une étude d'Alliance Trade qui dit qu'avec un coût estimé entre 5 et 7 % pour la croissance entre 2026 et 2030, tout ça aura un effet très perturbant pour notre économie. Jusqu'à 210 milliards d'euros de perte d'ici 2030. Là, je vous laisse la main, moi j'ai tout donné en terme d'économie. [rires] Alors c'est vrai que effectivement là on parle des coûts, mais je rappelle toujours que les crises qu'elles soient économiques, financières ou climatiques, sont toujours des phases d'opportunité.

C'est qu'effectivement, il y a un cours aujourd'hui sur la productivité, c'est-à-dire que bien entendu, bah on sait très bien que quand on est au-dessus des 30°grature, et bien la productivité baisse de 10 % et après on l'a dit tout à l'heure, à chaque fois que on augmente de 3°gr, ça baisse encore. Bon, donc ce qui veut dire que à partir de là, on a moins d'activité, donc moins de dynamisme économique, on a déjà une croissance qui est très faible. C'est là où il y a un déclassement parce que alors où euh euh dans beaucoup de pays la croissance reste autour des 2 à 2,5 % de point de vue structurel, en France, elle n'est que de 09 %.

Donc c'est vrai que si aujourd'hui on doit imposer la climatisation ou autre, bah ça sera des coûts notamment pour l'État. Or comme l'État est surendetté, où va-t-il trouver l'argent ? On augmente encore les impôts, ce qui va évidemment pas arranger la situation.

Donc et c'est en cela que moi je suis d'accord, il faut surtout pas opposer l'économie et l'écologie parce que les deux vont dans le même sens. Normalement, ils vont dans le même sens. Comment fait-on ?

Et bien si justement on développe l'innovation, donc la clé aujourd'hui je pense qu'elle est là. C'est-à-dire que pour affronter ce choc climatique dire bah il faut trouver des nouvelles sources d'énergie, des nouvelles technologies de l'énergie peut-être au travers de la climatisation par exemple, mais de façon à moins détruire la planète. Voyez ?

Donc c'est là où on peut réconcilier les deux. Donc c'est là où il y a un déclassement de la France malheureusement, c'est que malheureusement regardez aujourd'hui, quel est le pays dans le monde qui investit le plus dans la recherche développement dans les énergies renouvelables ? La Chine.

La Chine, bravo. Tiens, c'est incroyable. Et donc la France évidant est complètement décalée.

Donc c'est ça le danger, c'est que ça fait des années qu'on voit qu'il y a euh ce réchauffement et des années qu'on voit qu'il y a des canicules qui arrivent et malheureusement bah voilà, il y a des procédintention mais on ne réagit pas concrètement. Il y a pas des mesures concrètes parce que on n' pas justement les rats assez solides d'un point de vue économique, également d'un point de vue budgétaire parce qu'on narrête pas d'avoir évidemment ces dérapages publics. Alors le regard de Jean-Louis Étienne, il faut réconcilier économie et écologie aujourd'hui dans notre pays. [raclement de gorge] Tout à fait.

Alors, il est évident que quand il fait chaud, le budget fond. On [rires] est on est d'accord. C'est ce qu'on peut en tirer comme conclusion, si vous voulez.

Donc, il faut isoler le budget. Non, je suis d'accord avec vous. C'est on on a l'intelligence des solutions, on a la capacité d'investissement.

C'est c'est essentiel. Le climat est quelque chose qui va nous pourrir la vie si on s'en occupe pas. On le voit aujourd'hui, c'est un accident ce que l'on vit aujourd'hui, mais ils vont se reproduire. l'ensemble de la planète se réchauffe.

On va avoir des déplacements de masse. Je l'ai dit tout à l'heure, on aura l'inverse. On peut avoir des masses, c'est déjà arrivé, des masses très froides.

Parlez-en aux agriculteurs ou parlez-en à ceux qui au vigneron. Tout d'un coup, vous avez c'est arrivé l'année dernière des masses d'f. Donc c'est la machine climatique qui se qui se perturbe.

D'ailleurs, le grand danger d'ailleurs, c'est effectivement l'inflation. c'est qu'on on en parle pas trop mais quand effectivement on a des problèmes sur l'agriculture là on parle de l'inflation à cause des des coûts énergétiques, mais ça va continuer d'augmenter. Donc c'est ça le vrai danger pour les Français au quotidien c'est que déjà ils ont pas beaucoup de pouvoir d'achat donc l'inflation qui va encore augmenter ça va casser leur pouvoir d'achat c'est ça qui est très dangereux.

Donc il y a des conséquences pour l'ensemble des Français, les entreprises, les ménages et bien sûr l'état en étant très très concret qui souffre le plus dans en en terme d'entreprise, ouvriers, employés et cetera. Quels sont les secteurs qui souffrent le plus aujourd'hui la situation ça va être l'agriculture. Les autres je c'est un secteur que je connais bien là, c'est l'agriculture qui craint un deuxième enfin qui craint l'accumulation des des coups de cheveux et qui craint surtout ce qui va se passer cet été parce que les parce que les nappes sont pas très hautes, les sols sont sont déjà secs.

Mais là aussi l'agriculture elle évolue, elle avance et elle avance vite sur certains secteurs par la volonté propre des agriculteurs. à l'échelle nationale, il y a toujours pas de plan d'adaptation globale du de l'agriculture un climat à des climats qui ne sont plus euh à l'origine. Oui, l'agriculture va souffrir puis après d'un strict point de vue de de souffrance physique, ben c'est tous les gens qui bossent dehors.

Et et ça pour le coup pour le coup, il y a une avancée, c'est le décret chaleur, on en parle jamais, le décretchalur voté l'an dernier qui s'applique à toutes les grandes entreprises dont TF1 LCI. C'est-à-dire que vous le savez peut-être pas, mais il y a dû y avoir ici un audit qui a été fait pour savoir quel mesurer votre degré d'exposition à la chaleur et et mine de rien, c'est souvent mené par des assureurs qui mettent le nez euh c'était le cas euh pour les SNCF, qui mettent le nez sur des entrepôts qui dans 5 ans bah ne seront plus assurables parce que le risque porté par la chaleur sur les employés sera plus enfin voilà, on est capable de le faire, on fait des choses quand même. l'étude que je citais qui nous montre qu'on est à 210 milliards d'euros de perte de coût en gros d'ici 2030 si on continue comme ça.

La France est parmi les pays les plus exposés. Voilà. Est-ce que à ne pas agir pour l'écologie, on va organiser notre déclassement économique ?

Oui. Alors, je voudrais pas être provocateur, mais j'allais presque vous dire que c'est le contraire. C'est-à-dire qu'en fait dans le passé, on s'est pas beaucoup adapté, notamment avec la climatisation.

Pourquoi ? parce qu'on disait "Ah mais lutter contre le réchauffement climatique en corrigeant ses effets, c'est une façon de de s'exempter de notre responsabilité." Les écologistes, il disaient ça.

Ils disaient "Non, non, mais il faut pas mettre des il faut pas mettre des climatiseurs, il faut empêcher les gens de rouler trop en voiture parce que c'est ça qui provoque le réchauffement." Et de ce fait-là, effectivement, on s'est on s'est pas bien préparé. Alors, je vais vous dire, il y a une prise de conscience, ça c'est le le côté positif.

C'est intéressant de voir que les écologistes aujourd'hui, j'entendais Marine Tondelier sur votre sur votre antenne ce weekend, disaient "Ah mais moi je suis pas complètement contre les climatiseur." Bon, elle a pas toujours dit ça honnêtement quand vous lisez les les tout évolues. Jean-Louis, vous disiez quoi ?

Pardon ? Elle doit avoir très chaud. Oui oui oui oui oui.

Parce que le l'Europe écologie les verts était plus réticent. Reprenez les leurs textes l'année dernière. C'est c'est ils ont changé mais après tout en mieux.

Ça c'est une bonne chose. Après il y a un truc là, je voudrais pas casser l'ambiance mais il y a quelque chose qui est dommage, c'est que vous savez qu'il y avait un acteur français de de la du refroidissement qui était le groupe Atlantique qui faisait des climatiseurs et qui faisaient des pompes à chaleur réversibles. Et alors c'est un groupe français même s'ils utilisaient une technologie japonaise qui celle de Fujitsu.

Mais pas de chance les actionnaires familiaux se sont disputés entre eux et du coup Atlantique donc qui va avoir des marchés considérables parce qu'il va falloir équiper un grand nombre de d'écoles d'hôpitaux et cetera vient d'être vendu à un groupe américano japonais. C'est pas de chance. Ah c'est pas de chance.

Jean-Louis Étienne, quand [grognement] vous avez votre énergie renouvelable, je reviens sans arrêt sur cette notion que il faut passer des énergie de stock, pétrole, gaz et charbon à des énergies de flux. L'électricité décarbonée, c'est génial l'électricité. Je dirais vous allez sur le quai de la gare, vous prenez un TGV, c'est long passe d'un km aujourd'hui, il va partir avec une électricité qui passe dans un câble qui est gros comme mon doigt.

C'est absolument génial. L'homme est un est surdoué. Je veux dire, voyez ce que je veux dire, on a des capacités de solution extraordinaires.

Donc quand je dis euh c'est renouvelable et il faut y aller là sur le renouvelable. Je veux dire, on va pas se plaindre des éoliennes. Il y a eu des moul des moulins avant dans le temps.

On en a besoin. Sauf que quand il fait chaud, elles tournent pas les éoliennes, vous le savez bien. Mais non, mais mais il y a pas que les éoliennes, surtout le nucléaire.

Il y a surtout le nucléaire. Oui. Non, mais non, mais j'ai pas fini. toutes les renouvelables et bien sûr ça c'est faible densité et intermittence et puis il y a l'hyperdensité énergétique E= MC2 et là il faut y aller.

Je veux dire c'est on peut difficil J'ai mis du temps à parler du nucléaire parce que le nucléaire c'est on bombate le torse regarder Poutine notre machin et tout l'arme de destruction massive c'est vous pouvez pas parler de nucléaire sans réveiller cette espèce de chos alors que c'est un pur produit de l'intelligence humaine. E é= mc2 Einstein. Vous avez une fusion dans le centrale thermique.

La perte de masse c'est une énergie proportionnelle au carré de la vitesse de la lumière. E é= mc2. C c'est la célérité.

Donc on a ces solutions si vous voulez, c'est ça que je veux dire. Mais là il faut investir, faut aller faut décrisper la nos citoyens. Alors la décrispation de nos citoyens justement on va y venir dans quelques instants.

On poursuit Valérie Natf. Non juste un mot d'abord. Je pense qu'il faudrait plus de gens-louis étienne dans nos vies hein.

Franchement ça ça fait du bien de vous entendre de la de l'optimisme sur ces catastrophes qu'on qu'on nous annonce. Et par ailleurs, je pense que vous êtes un merveilleux agent de réarmement démographique parce qu'on va avoir besoin de beaucoup de gens. Les jeunes générations ont moins envie de faire des enfants.

Grâce à vous peut-être est-ce que ils vont s'y remettre. Ils ont la cl [rires] faut qu'il fasse moins chose. Surtout qu' moins ch la cl dans la chambre.

Alors Thierry Breton, il est venu hier sur LCI avec des plans, avec des chiffres. Euh partons du principe que la France est désormais un pays du sud. Alors, il est venu avec des questions que ça change pour nous, quels sont les impacts négatifs ?

Mais il a voulu aussi voir les chances ou en tout cas les opportunité qu'il faudrait savoir saisir pour que tout ne soit pas si noir demain. On va réécouter Thier Breton et bien sûr, vous le savez, on en reparle juste après. J'ai jamais vu dans notre histoire météorologique récente et je crois qu'il faut écouter ce que disait monsieur Jovici, hein.

C'est pas un épisode parmi d'autres, c'est vraiment la nouvelle réalité. Nous sommes maintenant vraiment rentrés dans cette nouvelle réalité. Oui, la France devient désormais évidemment à cause du réchauffement climatique.

Il faut le dire et le redire. Ces épisodes sont extrêmement violents. Ils sont à répétition désormais.

Bah, la France devient un pays d'Europe du sud, j'allais presque dire d'extrême sud d'un point de vue climatique. Alors, que faire pour avancer, sortir de là et pourquoi pas essayer de pousser certaines opportunités ? Toi, on en parle ensemble.

Alors ce que dit Thierry Breton pour l'ancien ministre et commissaire européen ? Pas de doute, il faut climatiser la France. Mais ce n'est pas qu'une déclaration d'intention, il a tout chiffré pour l'horizon 2050.

Trois grandes lignes. La climatisation des services publics en ordre de priorité, on aurait un coût de 25 à 40 milliards d'euros. Il prévoit également 60 milliards pour climatiser les transports publics et il prévoit la climatisation de 60 % des langements.

Alors avec un court réparti entre l'État sous forme d'aide et les ménages pour 30 40 milliards d'euros. Il y a aussi la surcharge de consommation d'électricité 2 3 % de l'électricité au total équivalent à 3 qu réacteurs EPR. Marc c'est à vous.

Oui. Alors bon les slides sont passés donc c'est très bien vous avez tout dit [rires] Améie. Mais ce que je dire pas c'est que on l'évoquait tout à l'heure, les crises sont des phases d'opportunité.

Donc aujourd'hui, si on prend par exemple le logement, 90 % des Américains sont équipé. Pareil en Corée, Corée du Sud, pareil au Japon. Donc c'està dire que en terme de climatisation, le travail a déjà été fait.

C'est pour ça qu'il y a encore ce déclassement où la France, on est à seulement 25 %. Donc ce qui se propose, c'est de monter effectivement à 60 % et bien entendu, on pense aux personnes les les plus en danger, j'ai envie de dire quand vous vient de l'or effectivement au niveau au niveau des épathes par exemple ou ou des hôpitaux. Donc un coût minimum de 40 à voire 60 milliards d'euros.

Donc ce n'est quand même pas rien. Et après le vrai enjeu c'est va là évidemment pour l'État comment va-t-il pouvoir financer ces 10 à 15 milliards ? Je pense que les les coûts d'ailleurs sont assez assez faibles finalement et aussi en coût des ménages lorsque or aujourd'hui les ménages qui ont déjà des problèmes de pouvoir d'achat si en plus ils ont un surcoup en terme d'équipement justement de cette climatisation là aussi ce qu'il vont avoir les moyens de faire face à cela et comme on l'évoquait à l'instant le vrai enjeu c'est l'énergie et donc c'est sûr que on voit on le voyez ça ça équivaut à tr ou qu EPR donc là aussi on se rend compte que par exemple l'Allemagne qui aujourd'hui va si mal pourquoi parce que évidemment elle a arrêté le nucléaire donc nous on a failli le faire rappelez-vous François Holland Monsieur Macron voulait arrêter le nucléaire puis finalement heureusement ils sont dit non on va peut-être arrêter d'arrêter justement et on va continuer ce nucléaire ce qui peut permettre de nous sauver.

Donc on a besoin justement de cette énergie parce que c'est ça c'est là qui est aujourd'hui la clé et surtout ce que j'appelle les nouvelles technologies de l'énergie. C'estàd que au travers peut-être d'innovations qui ne sont pas encore là qu'on ne connaît pas encore et c'est grâce à cela qu'on va pouvoir peut-être nous équiper dans le point de vue donc des climatisations sans trop détruire la planète. Donc c'est ça le vrai enjeu.

Alors il y a plus surprenant, je le disais dans ce plan de Thierry Breton, il va plus loin et pour lui la France si elle fait des efforts d'adaptation nécessaire, elle pourrait aussi bénéficier de certains aspects du changement climatique. Alors on parle de quoi ? De nouvelles cultures de de tourisme.

Expliquez-nous. Oui. C'està dire ça en fait c'est c'est l'enjeu je dirais d'opportunité.

C'està-dire que finalement si ça se confirme alors on vient de le voir peut-être ça sera pas le cas. demain, il fera davantage froid. Donc, mais admettons si ça se confirme, mais va falloir développer d'autres encore une fois activités.

Donc, c'est là les crises sont des phases d'opportunité. Oportunité par exemple pour voilà tout ce qui est dans l'agriculture, des vines, des oliviers et cetera, les fruits le tourisme bien entendu, même si on a attiré beaucoup de touristes, mais il faut que ça continue et bien sûr l'énergie solaire où là justement on va pouvoir transformer également cet avantage finalement climatique. Ça devient, c'était un inconvénient, ça devient un avantage parce qu'on va pouvoir transformer donc ces ces ces canicules en énergie solaire.

Et ça, il faut développer également. Euh, on est très en retard d'un point de vue de l'énergie solaire par rapport à d'autres pays. C'est vrai que souvent on le dit "Oui, mais il y a pas de soleil en France.

S'il y en a, et que ça ça se confirme, à ce moment-là, on pourra justement améliorer notre production d'énergie en plus bien sûr du nucléaire." Marc Toiti, merci. Merci beaucoup.

Jean-Louis Étienne, est-ce que vous dites en fait aujourd'hui il faut assumer notre statut, notre nouveau statut de pays du sud ? Il faut l'assumer pleinement pour pouvoir aussi en saisir les possibilités. C'est-à-dire bah voilà, [raclement de gorge] on est un pays du sud comme l'Espagne, le et cetera.

Nous développons le tourisme comme le font l'Espagne pour le Portugal. Eveline Delia aussi disait ce matin, ben bientôt on fera du vin en Normandie. Bon, est-ce qu'il faut toute façon l'intégrer ?

On vit une alerte, c'est une alerte aujourd'hui qui nous arrive si vous voulez. Heureusement, ça va pas se multiplier tous les tous les jours. Mais je je vous avez parlé effectivement tous ces investissements pour le public aussi.

Je je je suis toujours le défenseur des des hôpitaux, des écoles et tout ça, des bâtiments publics. Bien sûr qu'il faut le faire, mais il y a une partie de la population qui a les moyens pour le faire. Vous voyez ce que je veux dire ?

Quand vous parlez politique d'une manière globale, on parle des des citoyens. Mais dans les citoyens, il y a une bonne partie de gens [raclement de gorge] qui sont capables effectivement qui ont les moyens de faire des petit achetez des panneaux solaires, ils sont fait en Chine, ils sont pas chers, ils sont très bons. Devenez des acteurs de la solution.

C'est ça qui est important. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que si on parle global, chacun c'est dans son coin, il dit "Ouais, moi j'ai pas réussi à machin, tu as fait le dossier." Vous voyez ce que je veux dire ?

Ça peut prendre un siècle. Alors que chaque citoyen, je suis sûr que vous vous pouvez vous avez les moyens de mettre sur votre toit quelque part. Non non non.

Tout ça donne envie. C'està-dire que on peut dire on fait on fait des économies d'énergie. Donc permettre de parler à votre voisin, vous allez le convaincre.

C'est ça qui est important de créer une dynamique ne pas parler sans arrêt de la globalité de l'État qui est qui est en souffrance quoi. Allez-y Guillaume. J' Oui, parce qu'effectivement c'est vraiment la tentation française absolue, c'est de se tourner vers l'État.

C'estàd que on parlait tout à l'heure de la canicule de de l'été 2003. Qu'est-ce qu'on fait ? On demande la tête du ministre comme si ça allait changer quoi que ce soit et le problème est trop trop trop diffus, trop général et l'état trop impécunieux pour qu'on puisse compter sur lui pour résoudre ça.

Est-ce que il faut assumer que nous sommes un pays du sud et en transformer bien les désagréments en opportunité ? Voilà, arrêter de subir et essayer de se construire différemment. Déjà avant d'avoir des opportunités, il faudrait déjà avoir une stratégie, il faudrait déjà avoir une cohérence à la tête de l'État sur la rénovation énergétique par exemple.

Ça change d'une loi à l'autre. Les financements aussi, la rénovation énergétique n'a été pensée que pour l'hiver, pas pour l'été. Point final.

Et des logements qui ont été rénovés récemment devont être rénovés pour résister pour résister à pour résister à l'été. Donc opportunité, oui, il y en a plein. Jean-Louis parlait et on en parle depuis tout à l'heure des panneaux solaires.

La France était leader mondial dans les années 90. qui un de mes premiers papiers dans les années 90 et on a laissé s'échapper cette filière-elà. Euh ensuite faut faut éviter parce que ça c'est très français.

Alors il y a le manikéisme traditionnel, on est pour on est contre la climatisation puis ça fait débat politique. Puis pendant ça on parle de rien. Et puis il y a il y a il y a le culte du singral.

On a cru que c'était le tout nucléaire. Ensuite on a prétendu mais non ce sera les ENR. Là les chiffres que je vous ai donné tout à l'heure montrent que c'est le mix D nucléaires là il y a une demi-heure et 30 % de NR.

En n'oubliant pas que les énergies renouvelables, en l'occurrence là euh le solaire, le rendement baisse avec la chaleur. Donc tout équipé en panneau photovoltaïque, oui, mais il faudra quelque chose en plus au cas où les rendements baisseraient. Enfin, dernière chose sur la climatisation, monsieur Breton est très gentil, mais pourquoi 60 % des logements climatisés, pourquoi pas 70 ou 30 ?

En fait, il en va de la climatisation comme des grandes bassines. C'est pas que c'est inutile, c'est pas pour ou contre, c'est il en faudra mais pour quel usage ? Et il en faudra quand on aura épuisé toutes les autres solutions.

Donc la climatisation oui mais quand on aura Tiens, je vous pose juste une question, c'est une publie de linerme du mois de janvier. Qu'est-ce qui est le plus efficace pour éviter la mortalité pendant les canicules ? Alors moi je je mets mon t-shirt dans l'eau.

Voilà. Et je mets mon t-shirt par à l'échelle du mets la casquette dans l'eau et par c'est les arbres. Les arbres c'est les arbres.

C'est la densité et la hauteur de la végétation dans un rayon de 500 m. C'est le la première chose à faire avant la rénovation énergétique, c'est la végétalisation. Et pour avoir une bonne végétalisation, faut ouvrir le macadame, avoir un sous, destiner les eaux de pluie.

C'est ce que font beaucoup de communes. Regardez, je vous montre juste une petite vidéo qui commence à faire un petit peu de bruit. C'est un un homme sur Instagram qui montre, il prend la température sous le sol jusque sous les arbres.

Enfin, je le raconte très mal. Donc je vous propose de le regarder. Regardez.

Voilà. Donc on est à Paris, proche du parc Monsouris dans le 14e. On va faire des relevés de température.

Vous allez halluciner. Regardez. 62°,9.

OK, on avance. On va rentrer dans le parc. un petit peu marre de répéter 20 fois les mêmes choses puisque ça fait des années qu'on fait ses relevés de température que quand arrive l'hiver bien entendu, il y a une amnésie collective et on oublie que les arbres sont importants.

Voilà, dans le parc 534. On avance sous les arbres. Vous allez voir la différence.

Le loose au soleil. 29 bien évidemment, ça baisse. Ouais, vous avez levé le doigt.

Allez-y. Oui, ça baisse. Il a raison.

Alors, il vi on va à l'ombre. On est mieux à l'ombre. Mais surtout l'arbre, il y a une évapranspiration.

Un chaîne de 50 ans 60 ans, un être perspire. Il transpire 200 à 250 L par jour. En Amazonnie, on appelle ça les rivières flottantes.

Un arbre perspire si vous voulez pour faire monter la sève jusqu'en haut. Voilà. Donc vous avez l'ombre et vous avez l'hygrométrie que procure la forêt.

Et donc c'est important, il a raison, je le connais bien, un arbre avant de le couper, il faut bien s'imaginer que c'est votre grand-père, votre grand-mère qui l'a planté. Voyez, ça veut dire un beau climatiseur. C'est c'est un bon climatiseur mais c'est précieux un arbre.

Ça mette un demande de temps à devenir efficace. Alors demain à la place de mon climatiseur, j'amène un arbre. Là, [rires] regardez, il est là maintenant.

Hop ! Remplacé demain par un arbre. Non, je le promets pas. différence [rires] la différence et c'est que le climatiseur vous allez appuyer sur le bouton et il va vous rafraîchir l'arbre vous allez devoir attendre 15 ans et la mairie de Paris c'est plutôt c'est plutôt une idée sympathique.

Nous dit on va faire des forêts urbaines. Sauf qu'on voit bien depuis 4 jours de dans dans la capitale, on a très chaud parce que les forêts urbaines, elles sont pas là encore pour autant que ce soit pas que du marketing, mais je mets de côté l'aspect communication. Mais voilà, un arbre ça met du temps à pousser, donc on peut pas attendre qu'il soit qu'il soit à maturité.

Alors, pardon, d'autant que la même mairie de Paris qui nous propose ces forêts urbaines a détruit un certain nombre de places où il y avait place de la République, où il y avait des îot de fraîcheur et où maintenant c'est totalement artificialisé. Alors, prenons un peu de temps pour l'autre proposition du moment. Alors que la France traverse donc une vague de chaleur particulièrement puissante au-delà des 40°gr, Marine Tondelier a mis dans le l'atmosphère du débat public le congé climatique.

L'idée, offrir 5 jours de repos aux travailleurs les plus exposés. Alors déjà, Marc Toitier est déjà en hyperventilation. [rires] Non, pas du tout, pas du tout.

On écoute, faut bien rigoler un peu he on écoute Marine Tellier puis on en reparle juste après. [rires] [grognement] Le congé climatique c'est dire si les conditions climatiques vous empêchent d'aller au travail c'est vraiment dans des situations extrêmes. Alors ça doit pas être soit l'entreprise qui paye parce que bah en gros il l'exemple c'est salariés de travailler soit les salariés qui trinquent parce qu'on leur dit bah vous prenez vos congés même si c'était pour cet été avec mes enfants.

Bah non tu les prends maintenant. On lance une pétition ce matin qui est sur le site lesecologistes.fr pour pour dire bah demandez-le.

Voilà. Nous, on a porté cette mesure. Elle a fait des bas en réalité pas tant que ça.

Et moi je le dis aussi, le congé climatique, il doit être appliqué au cas où l'école de vos enfants ferme et vous n'avez pas de solution pour les garder. Ça marche. Oui.

Non mais disons que le problème c'est que encore une fois, on est déjà l'un pay l'un des pays au monde où on travaille le moins. Donc c'est effectivement à chaque fois qu'il y a un problème, on [rires] va faire des congés en plus puis qui va financer derrière. On a sur le même problème, c'està-dire que n'oublions pas aujourd'hui que l'État français, on parlait tout à l'heure de l'État et je suis d'accord avec vous, bah il a dépensé n'importe comment cette dette publique qui est en train d'exploser.

Tous les pays font des efforts, sauf nous les Français. Donc le danger, c'est qu'on augmente encore les impôts justement pour casser le pouvoir d'achat des ménages. Donc il y aura pas de moyens justement pour encore moins financer des jours supplémentaires.

Non et puis il faut aussi responsabiliser les Français encore une fois. Bon c'est vrai que c'est dur ce qui nous arrive aujourd'hui mais on peut quand même se protéger. C'est un accident.

Voilà, il faut donner je dirais des des grandes perspectives. Mais là, si à chaque fois qu'il y a un problème, on l' avec le corona et cetera, on s'arrête de travailler, on s'arrête de vivre, bah on va pas s'en sortir. Et surtout encore une fois, on est dans dans un monde ouvert.

Donc tous les pays aujourd'hui s'équipent, parlais de la Chine tout à l'heure, innov et nous, on se dit bah non, finalement on va on va travailler moins et puis ça va solutionner le problème. C'est sa référence, c'est l'Espagne qui l'a mis en place. Oui, enfin l'Espagne a une culture de la chaleur depuis toujours.

L'Espagne ne se contente pas de faire cette petite mesurette un peu ridicule. L'Espagne, les horaires de travail sont décalés, les Espagnols vivent le soir, les commerces sont fermés le midi. Mais j'ai juste une question à poser à Marine Tandelier, c'est mais attendez si s'il fait chaud, vous allez chez vous, mais ça suppose que chez vous êtes évidemment climatisé, que vous aurez un meilleur temps, un meilleur climat que au sein l'entreprise.

Mais c'est comme le télétravail. Promouvoir le télétravail en cas de canicule. Oui et seulement si c'est climatisé chez vous si c'est pour se prendre la canicule chez vous en rester autant enant rester au boulot ou c'est climatisé comme ici Jean-Louis Étienne sur le congé climatique et je sais pas quoi dire [rires] ça veut tout dire c pas une raison je ne suis jamais en congé non pour pour et elle dit elle dit cette phrase elle dit personne ne devrait risquer sa santé ou celle de ses proches simplement pour aller travaillerou tout à fait alors il y a de il y a effectivement les personnes qui aujourd'hui travaillent dehors Ça c'est un problème.

Bah oui, effectivement. Donc c'est cette notion de congé, je pense qu'il y a une négociation avec l'entreprise qui doit falloir pardon mais ça existe déjà dans le PC, il y a un certain niveau de chaleur, c'est un motif de chômage technique et vous êtes et vous êtes indemnisé. Donc cette cette idée de de congé climatique euh c'est déjà le cas dans un certain nombre peut-être pas dans tous les secteurs euh qui nécessitent d'être dehors.

C'est vraisemblablement pas vrai pour les agriculteurs ou euh pour un certain nombre d'autres personnes, euh les les policiers ou les gendarmes qui sont qui sont dehors. Voilà. Mais pour le BTP en tout cas, c'est déjà le cas.

Allez, existe. Oui. Vous voulez aller au bout ?

Non, non, non. Je [rires] évident que mais mais c'est du bon sens quoi hein. Un moment donné si les gens risquent le on peut se décaler, on peut commencer le matin à 6h.

Je veux dire il y a des il y a des flexibilités. Tout le monde sera content de travailler en dehors de ces périodes de canicul. Il a quand même beaucoup de pays dans le monde où justement il fait très chaud même beaucoup plus chaud en France qu'en France et puis finalement on s'adapte justement au niveau des horaires, au niveau de la climatisation et autres.

Et donc euh c'est vrai qu'aujourd'hui on on entend beaucoup d'ailleurs de salariés qui disent je préfère être finalement au travail c'est climatisé que chez moi où il y a pas la clime il va encore plus chaud qu'ailleur donc voilà mais c'est cette démagogie qui est dangereuse si vous voulez et puis surtout c'est là où la la France est déclassée. C'est-à-dire que il y a il y a un problème qu'aujourd'hui on devrait se dire bah on va essayer de réagir en créant justement en faisant de l'innovation. on dit bah non finalement on va moins travailler ça va solutionner le problème.

Ben non ce n'est pas comme ça qu'on va arriver à lutter contre justement ces crises. Donc c'est ça qui est triste et ce qui est encore plus trist que parfois certains jeunes justement qui sont dans la fleur de l'âge qui devraient justement avoir envie de se battre se disent "Bon non finalement on va tout arrêter on va prendre l'argent là où il est et cetera, on va piquer l'épargne des gens et puis non c'est pas une solution." Donc il faut regarder la réalité en face et prendre les bonnes mesures.

Oui, je suis d'accord avec ça. Je pense que il y a il y a Marine Délier, elle est en campagne électorale et donc il faut qu'elle essaie de trouver des des trucs pour faire parler d'elle surtout pour faire oublier que les écologistes c'est plutôt le frein appuyer le pied sur la de frein contre contre les climatiseurs. Donc elle a trouvé ça. effectivement, c'est oublié que dans beaucoup de secteurs, il y a déjà des accords de ce type et que les gens qui doivent de toute façon sortir et être dehors malgré la grosse chaleur, c'est parce qu'ils peuvent pas faire autrement et parce que effectivement ou bien ils s'occupent du maintien de l'ordre ou bien ou bien un agriculteur qui doit aller chercher ses ses animaux et ben celui-là il va prendre un congé et en en laissant les vaches dehors.

Alors donne un autre exemple qui est très concret, ce sont les fermetures d'école. Par exemple, il y a des établissements à Paris, ils sont fermés depuis mardi, ils vont être fermés toute la semaine. Elle dit voilà pour les parents dont les enfants se retrouvent ben privés d'école les éclimatisées, le problème se pose pas.

Si les écoles sont climatisées, il y a pas Mais alors oui, mais là aujourd'hui, elles le sont pas pour beaucoup d'entrees, elles sont fermées, les parents se retrouvent sans pouvoir gérer et elles proposent potentiellement cette solution. Oui. D'accord.

Donc on va prendre les enfants à l'école. Mes enfants sont grands, j'ai plus le problème, puis on va les mettre chez soi. Mais si chez soi c'est un four, enfin ça ça à quoi ça va servir ?

En fait le niveau du du débat politique sur ce sujet-là comme d'autres, il est affligeant. Finalement tout ce qu'on entend c'est pour ou contre la climatisation et un congé et un congé climatique. Quand est-ce qu'on va parler d'une adaptation globale de la France, de l'économie, de nos modes de vie ?

Quand est-ce qu'on va se réunir à l'échelle de tous les partis politiques de l'Assemblée du Sénat pour en parler alors même que les textes sont déjà là mais qui sont pas mis en application ? Enfin, c'est constant. Vous a vous avez raison, mais ça occulte aussi un autre débat qui aura beaucoup occupé euh nos débats, c'est euh la décroissance comme solution.

Et ça, c'est vrai que c'est un débat euh c'est assez radical mais ça règle peut-être parce que ça ne fonctionne pas la décroissance. Je suis pas en train de je suis pas en train de défendre une partie ou un autre. Je [raclement de gorge] dis juste que c'est un débat qui Je parlerai plutôt de sobriété.

Pareil. Voilà. Parce que comment voulez-vous qu'on se partage les produits de la décroissance alors qu'on sait pas se partager les produits de la croissance ?

Vous avez raison. Exactement. [rires] Vraiment très bonne formè très cour très court.

Le la transition climatique, l'adaptation au réchauffement, ça va nous coûter très cher. Il faut collectivement qu'on travaille davantage pour financer tout ça plutôt que d'avoir le réflexe de mettre des congés supplémentaires. Jean-Louis Étienne, merci beaucoup d'avoir été notre invité.

Guillaume Rocket, merci. Valérie Natf, merci à vous. Merci à vous.

Marc Toiti, c'était passionnant de vous recevoir. Vous êtes une révélation pour nous. Frérique, vous êtes de retour demain, c'est Dilé.

Merci en tout cas à vous surtout de nous regarder. Je vous donne un rendez-vous sur LCI. C'est ce soir à 21h.

Vous pouvez vous nous poser toutes vos questions sur cette canicule canicule historique. Posez vos questions grâce au QR code qui est juste en bas de l'écran. C'est orchestré par Darius Rochin.

Le Grand Dossier - Canicule : quelles solutions ?|LCI · Pourquijevote