Nicolas Dupont-Aignan invité chez Jean-Jacques Bourdin (4 mai 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse directe
Quelle est la signification de la prise de position de Renaud Muselier, de la position des instances des LR ?
- 2:27RelanceRéponse directe
Cela veut dire que le parti est en train d'exploser.
- 3:55OuverteRéponse directe
Certains qui étaient proches de vous, qui sont passés au Rassemblement National, vous le reprochent.
- 5:33FerméeRéponse partielle
Qui est-ce qui vous ont répondu ? Vous leur demandez une union et une primaire pour le mois de décembre.
- 9:18OuverteRéponse directe
Est-ce que vous croyez que le duel Macron-Le Pen est un choix digne de la démocratie française ?
- 12:32FerméeRéponse directe
Le Covid, lorsque Emmanuel Macron fait le choix de vivre avec le Covid, vous l'approuvez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57Invité politiqueFait
« J'ai quitté en 2007, quand je n'étais pas d'accord, avec la décision de Nicolas Sarkozy de faire revoter par le Parlement le traité constitutionnel européen qui avait été rejeté par le peuple. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Est-ce qu'on a une France mondialisée, dirigée par un gouverneur de la France dans une Union européenne, c'est M. Macron ? »
- 4:02Invité politiqueFait
« Parce qu'en vérité, je ne me soumets pas à Marine Le Pen. »
- 7:27Invité politiqueChiffre
« Les trois quarts des Français disent « Pitié, on ne veut pas retrouver ce duel. » »
- 11:00Invité politiqueFait
« Le général de Gaulle a inventé la présidentielle au suffrage universel pour dynamiter le régime des partis. »
- 11:20Invité politiqueFait
« Vous avez vu les délocalisations dans l'automobile en ce moment ? C'est terrible. »
- 13:52Invité politiqueFait
« redimensionner l'hôpital public parce que malheureusement des pandémies au XXIe siècle, on va en avoir. »
- 17:20Invité politiqueChiffre
« La dernière étude, la plus favorable au vaccin, dit qu'elle réduit de 50% la transmission. »
- 18:31Invité politiqueFait
« C'est un géant pour moi de l'Histoire, qui a réconcilié les Français après la Révolution, qui a jeté les bases, les masses de granit, quand il parle dans une sublime phrase, qui ont stabilisé la France. »
- 18:54Invité politiqueFait
« Il a rétabli l'esclavage. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur16 %
- ?12 %
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Bonjour
à toutes et à tous, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Gouard. Merci d'être avec nous député de l'Essonne, président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle. Vous regardez ce qui se passe dans la région sud Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quelle est la signification de la prise de position de Renaud Muselier, de la position des instances des LR ? Est-ce que ça veut dire que ce parti est en train d
'exploser ? Cela
veut dire qu'il y a, à mon avis, je regarde ça de loin,
mais de près aussi... Vous êtes un ancien du RPR, vous connaissez les acteurs.
Je connais par cœur tout cela parce que je l'ai vécu. J'ai quitté en 2007, quand je n'étais pas d'accord,
avec
la décision de Nicolas Sarkozy de faire revoter par le Parlement le traité constitutionnel européen qui avait été rejeté par le peuple.
C
'était pour moi impensable de revenir sur la décision du peuple français. J'ai vu que
je
devais quitter le parti parce que j'étais mal à l'aise, je ne pouvais plus me regarder dans la glace. Je voyais qu'il prenait une orientation européiste, centriste, qui était contraire à mes valeurs gaullistes. Je suis parti.
On
a créé Debout la France. Beaucoup m'ont rejoint, mais pas seulement des anciens UMP. Et cela prouve quoi
? Cela
prouve qu'au bout d'un moment,
le
fond, c'est-à-dire les valeurs qu'on défend, les décisions qu'on prend, l'emporte toujours sur les combinaisons politiques. Ce que
je
veux dire, c'est qu'il
y
a deux types de républicains aujourd'hui.
Il
y a deux partis en un seul. Il y a les gens comme Renaud Muselier, qui sont plus proches d'En Marche.
Comme
les parlementaires qui votent souvent des projets de loi du gouvernement. Comme M. Estrosi, qui dit qu'il faut voter dès le premier tour de la présidentielle pour En Marche. Ils ont le mérite de l'honnêteté.
Ils
disent, nous, on est plus proches d'En Marche, donc ce n'est plus un parti d'opposition. C'est un parti de coalition. Et puis, il y a heureusement des hommes de conviction qui ne pensent pas la même chose. Je pense à Bruno Rotaillot, qui a fait une très belle interview hier dans Le Figaro, et qui exprime des idées qui sont très proches des miennes. Cela veut dire qu'il n
'y a
rien à voir entre un Muselier et un Rotaillot.
Il
n
'y a rien à voir entre un Éric Lever. Ça veut dire que le
parti est en train d'exploser.
Sur la pression... Ça veut dire qu'il y a ces
fameuses deux droites irréconciliables.
C'est, je crois, au-delà de l'affaire des droites irréconciliables, la vision de la France. Est-ce qu'on a une France mondialisée,
dirigée
par un gouverneur de la France dans une Union européenne, c'est M. Macron ?
Ou
est-ce qu'on a une France qui retrouve son indépendance gaulliste ? Ça ne
veut
pas dire la fin de l'Europe, ça veut dire une reconstruction de l'Europe qui prend en main son destin et qui change de politique. C'est ça l'enjeu. Et je vois, et je dis notamment aux électeurs LR, je leur dis, rejoignez debout la France, ou du moins, travaillons ensemble. –
Vous travaillez ensemble
en Bourgogne-Franche-Comté. – J'ai eu une sorte de vision, parce que, par exemple, en Bourgogne-Franche-Comté,
c'est l
'effet inverse de M. Muselier. On a un homme, M. Platret, maire de Chalon, qui a pris des positions audacieuses contre l'immigration, contre le communautarisme, qui, lui, au contraire, il ne veut surtout pas cette dérive vers En Marche. Et,
au
niveau local, les adhérents de debout la France, les responsables de debout la France ont vu, en fait, qu'ils avaient une proximité naturelle de cette ancienne famille gaulliste, RPR, pour ceux qui se souviennent, qui sont plus âgés, qui était patriotisme, justice sociale, effort économique. Et on fait une très belle liste ensemble pour
gagner la région Bourgogne. – Certains vous le
reprochent. Certains qui étaient proches de vous, qui sont passés au Rassemblement National, vous le reprochent.
–
Oui, mais je vais vous dire pourquoi, c'est intéressant.
– Pourquoi ?
–
Parce qu'en vérité, je ne me soumets pas à Marine Le Pen. Je garde mon identité gaulliste. Donc, il voudrait nous enfermer entre Le Pen et Macron. Je maintiens
que Le
Pen est respectable, Macron est respectable, mais il y a peut-être le droit en France
d
'avoir une diversité politique et on ne
peut
pas résumer la France à deux parties, à deux camps. Et je maintiens que les idées que j'essaye de défendre, et qui recueillent quand même, là, ça y est, 5, 6, 7% des voix,
commencent à
peut-être permettre de créer, de recréer ce que j'appelle le RPR du 21e siècle, c'est-à-dire un parti énergique, sans excès,
un parti énergique et sérieux. – Bon, un parti énergique et sérieux. – Je suis certain qu'est-ce qui se passe, c'est
très important. C'est pourquoi je tente en Bourgogne-Franche-Comté cette expérience, parce qu'en fait, c
'est
la réunification de la famille gaulliste
sur
la défense de l'intérêt national.
–
Alors, vous lancez justement un grand appel, vous lancez un grand appel à toutes celles et ceux qui sont très à droite, ou à droite, ou très à droite,
– Et
qui,
pas obligatoirement à droite, patriotes,
souverainistes,
–
Il y
en a à gauche
?
–
Peu importe, peu importe, il y en a à gauche, enfin pas beaucoup. – Un Michel Onfray, un
grand patriote. –
Oui, oui, vous appelez au rassemblement. Alors, j'ai vu la liste, Éric Zemmour, Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Florian Philippot, Julien Aubert, je donne la liste, François-Xavier Bellamy, Michel Onfray, Philippe De Villiers, qui est encore, François Asselineau, Robert Ménard, David Lysnard, est-ce qu'ils vous ont répondu ? Vous leur demandez une union et une primaire pour le mois de décembre, est-ce qu
'ils
vous ont répondu ?
– Pas encore, ça date de samedi. Mais j'avais déjà lancé ça il y a un an. Je dis quoi
?
Je dis que c'est pas à Emmanuel Macron, c'est pas aux médias, c'est pas
aux sondages. – Qu'est-ce qu'il y a, les médias ? Ça y est, j'ai vu d
'ailleurs que vous critiquez les médias.
– Non, j
'ai
dit, c'est pas aux
médias, c'est pas aux sondages, c'est pas à des vieux partis crâniques, ni aux partis politiques, de choisir le champion qui affrontera Emmanuel Macron. Et je dis que finalement, la meilleure solution, ce serait,
c
'est un rêve, mais parfois les rêves deviennent réalité, ce serait que nos électeurs, les millions d'électeurs qui veulent l'alternance, qui veulent même plus que l'alternance, l'alternative, eh bien choisissent leur champion. Et si c'est Marine Le Pen, je m'inclinerai, si c'est Bruno Retailleau, je m'inclinerai, si c'est moi, je leur demande aussi de s'incliner, mes chers collègues. C'est-à-dire que dès le mois de novembre, on décide le champion. Et que ce soit le peuple qui décide, c'est une grande primaire ouverte. C'est ce qu'avaient fait, souvenez-vous, les Républicains. A l'époque, tout le monde pensait qu'Alain Juppé allait devenir président de la République. Il y
a
eu cette primaire, et c'est François Fillon qui est sorti du chapeau. Cela veut dire qu'il
y a
eu un vrai débat médiatisé.
On a pu
trancher.
Après, il a échoué pour une autre raison.
Cela veut
dire que vous voulez exister et que vous ne
voulez pas être
dans l'ombre de Marine Le Pen. Si
j'ai bien compris, Nicolas. Vous avez tout à
fait compris.
Je veux... Non, mais je veux dire
pourquoi. Oui.
Je
ne veux pas revoir 2017. Je ne veux pas la réélection automatique d'Emmanuel Macron sur une sorte de duel construit par Emmanuel Macron pour survivre.
Parce que si c
'est Marine Le Pen, Emmanuel
Macron sera réélu. En tout cas, c'est le scénario le plus facile pour Emmanuel Macron. Et d'ailleurs, je remarque... Oui. ...que 80% des Français... Alors, ça dépend des sondages. 70, 75, 80, ce qui est beaucoup. Les trois quarts, allez. Oui. Les trois quarts des Français disent
«
Pitié, on ne
veut
pas retrouver ce duel.
»
Et que ce duel est un duel de rejet.
C
'est-à-dire... Je l
'ai
d'ailleurs entendu, Marine Le Pen, le premier mec, qui dit « Si vous votez Emmanuel Macron, ce sera le chaos.
»
Et puis Emmanuel Macron dit toute la journée, avec ses troupes, vous les entendez, « Si c'est Marine Le Pen, c'est le chaos.
»
C'est un choix de rejet.
C
'est-à-dire, ce sont des votes de rejet. Est-ce que dans notre pays, au XXIe siècle, en 2022,
au
moment où la France est quand même, reconnaissez-le, en très grande difficulté, et où il y a besoin de réagir, est-ce qu'on ne peut pas offrir aux Français un vote d'adhésion
? Et
ce vote d'adhésion que j'essaye de proposer, je ne suis pas le seul, il y en a d'autres, c'est quoi ? C'est un premier tour juste. Juste, c'est-à-dire où les Français se réveilleraient à la veille du premier tour et se diraient « Tiens, notre vie politique a un peu changé. »
On
élève le débat.
–
Mais non,
Nicolas Dupont-Aignan. – Elle est méchante, il est méchant. – Si je vous écoute avec votre initiative. – Elle est méchante, il est
méchant.
–
Avec votre
initiative, vous cherchez un remplaçant.
–
Mais
si, mais vous cherchez un remplaçant Marine Le Pen.
–
Oui, c'est vrai.
– Mais vous cherchez un remplaçant Marine Le Pen. – Mais la différence,
c'est que moi, je ne dis pas « C'est moi, c'est moi, je suis le meilleur. » Je dis
«
Ce sont nos électeurs, des millions de gens, qui doivent trancher. Le juge de paix, ce n
'est
pas vous, ce
n
'est pas les sondages, ce n
'est
pas des partis qui ont très peu d'adhérents, même le Rassemblement National a très peu d'adhérents, les Républicains n'en ont pas beaucoup, Debout la France n'en a pas plus que ça. Ce que je veux dire, la vie politique
des
partis, Jean-Jacques Bourdin, c'est beaucoup sclérosé. Ce ne sont pas à des machines politiciennes de détourner la
présidentielle.
– Ils
n
'ont
pas envie
d'aller voter, vous le savez bien. – Alors vous avez bien
compris. – Est-ce que vous croyez que le
duel, est-ce que vous croyez sincèrement, matin, midi et soir, Macron-Le Pen, Le Pen-Macron, elle est méchante, il est méchant, c'est un choix digne de la démocratie française. Les Français n'en peuvent plus. L'abstention progresse. Je dirais même plus, le dégoût de la politique progresse. – Oui. – Donc je dis, soit une primaire ouverte qui va réveiller les Français, parce que ça serait intéressant de voir toutes ces personnes
débattre. – Et si toutes ces
personnes vous disent non ? – Eh bien, ce sera le premier tour, la primaire ouverte.
–
Oui, avec le risque d'abstention. – Non, parce que si au premier tour,
il
y a de vrais débats, et si vous, pas vous, pas vous, attendez,
laissez-moi finir ma face que je vais vous réagir avant. – Allez-y, allez-y, allez-y, allez-y. – Vous ne savez pas ce que
je vais dire ?
–
Oui, allez-y, allez-y.
–
Vous ne savez pas ce que je vais dire ? – Dites, si les médias et les sondages ont l'extrême bonté démocratique de permettre un premier tour, un vrai premier tour, avant le second, je suis convaincu que les Français peuvent rebattre les cartes.
–
Mais
pour nous, ce n'est pas une question de
bonté, c'est une question
de rigueur journalistique et de déontologie. – Oui, la rigueur journalistique,
c'est de donner la chance à de nouveaux courants politiques.
–
Tout le monde là. –
Ce n'est
pas obligatoirement moi.
–
Enfin, ici, tout le monde là. – Je ne mets pas en cause X ou Y. Je demande qu'on ne joue pas le second tour réducteur, stérile, enfantin, enfantin, facile, avant un premier tour avec des vrais débats de société. Comment on relocalise en France ? Comment on augmente le pouvoir d'achat sans déséquilibrer le pays ? Comment on reconstruit
nos services
publics dans les zones rurales
qui sont abandonnées ? – Mais là, vous rejoignez ce
que dit Bruno Le Maire. Il dit ce qui est important, c'est le développement de la France, les solutions à apporter au pays le bien-être des Français. Ce n
'est
pas la droite ou la gauche. – Et il a raison. – Il a raison ?
–
Mais
bien sûr. Le général de Gaulle a inventé la présidentielle au suffrage universel pour dynamiter le régime des partis. Et ce régime des partis politiques a à nouveau kidnappé la présidentielle. Et le pays est suffisamment en crise pour qu'on réagisse. Et encore une fois, comment on produit en France ? Vous avez vu les délocalisations dans l'automobile en ce moment ? C'est terrible. Il y a des ouvriers hongrois qui sont venus en France, en Corrèze, être formés par les ouvriers français qui vont être licenciés. C'est tous les jours. La sécurité, l'immigration, les zones rurales abandonnées. Je vois les maires en ce moment pour les parrainages et je circule beaucoup à aller à leurs rencontres.
Et
je vois combien 10 millions de Français qui vivent sur nos territoires sont
abandonnés. – Vous dites qu'il faut
s'occuper de la France.
–
Peut-être. Mais pour s'occuper de la France, il faut prendre les Français en adultes.
En
adultes. Moi j'ai un projet et j'aimerais en parler pour que les Français se disent « Tiens, avec M. Dupont-Aignan,
il est carré ». – Vous allez pouvoir en parler ?
– Il est carré, il ne nous dit pas en même temps. Il ne nous dit pas peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Il ne nous dit pas « Tiens, je suis copain avec En Marche parce que c'est une élection locale, mais je suis un opposant, mais je ne
suis
pas un opposant ». –
Vous êtes copains
avec les Républiques localement. –
Oui,
mais moi c'est clair,
parce que c'est sur
un projet, c'est sur des idées. Est-ce qu'on va faire de la politique sur des idées, des convictions, des valeurs
?
Ou est-ce qu'on fait de la politique sur de la soupe, la petite soupe des postes ? Parce que c'est ça en fait, ils veulent sauver leur faux.
–
Le Covid, lorsque Emmanuel Macron fait le choix de vivre avec le Covid, vous l'approuvez ?
–
Oui.
–
Oui ? – Ça vous étonne ? – Non. – Je l'ai toujours
dit. – Oui.
Je
l'approuve parce que je pense qu'en fait, on a eu tout faux. Autant le premier confinement était indispensable, indispensable, parce qu
'on
n'était pas prêt. Autant je pense qu'on va s'apercevoir que des couvre-feu à 19h par exemple, n'avaient aucun intérêt, parce qu'ils entassaient les gens dans les transports, que la fermeture des commerces de proximité avec des conditions sanitaires rigoureuses n'avaient aucun intérêt.
En
revanche, et j'insiste là-dessus, et là je ne suis pas inquiet, mais j'aimerais vraiment qu'on en ait conscience.
Si
on veut éviter
une
sortie de confinement ratée, et si on veut éviter un nouveau confinement, un quatrième, je demande vraiment au gouvernement d'employer les grands moyens scientifiques,
séquençage,
des tests, séquençage, comme en Angleterre. Non,
non. Moins de 1
%
des
tests positifs sont séquencés contre 30% en Grande-Bottagne. Il faut mettre le paquet sur le séquençage. Purificateur d'air, capteur de CO2 dans toutes les écoles, dans tous les lieux, on peut investir là-dessus, vu le coût, en
tout
cas où il
y a eu
la crise, c'est vital, lit d'hospitalisation pérenne,
c
'est-à-dire redimensionner l'hôpital public parce que malheureusement des pandémies au XXIe siècle, on va en avoir, et on ne peut pas vivre ce qu
'ont
vécu nos hospitaliers. En un mot, ce que j'aimerais, si vous voulez, et dernier point, j'oubliais l'essentiel. La vaccination ? Non, bien sûr, mais elle est en cours. J'oubliais l
'essentiel. La vaccination, vous étiez
d'ailleurs un peu réticent.
Oui, j'étais prudent,
c'est vrai. Vous êtes vacciné d'ailleurs, en passage ? Et vous ? Oui, moi je suis vacciné,
deux doses.
Secret médical. Bon,
moi je le dis, pourquoi ne dites-vous pas ? Je
peux vous le dire, je l'ai dit 20 fois, parce que je voudrais, je ne suis pas vacciné. Mais
je
réfléchis.
C'est mon libre
arbitre. Non, mais c'est votre
libre
arbitre.
C'est ma liberté. Pourquoi ? C'est ma liberté. Oui, c
'est votre liberté. Je tiens à la liberté vaccinale. Non, mais c'est
votre liberté personnelle,
je le conteste. Oui,
je
le crois. Mais pourquoi ? J'en ai assez de cette société qui veut percer tous les secrets médicaux, qui veut les mettre
sur la place publique.
Bon, vous me dites, je ne suis pas vacciné. Je ne suis pas
vacciné, je verrai,
je n
'ai
pas d'opposition. Quoi ? Vous
avez une opposition de principe ou
quoi ? Non, je vais vous dire, je n'ai pas d'opposition de
principe.
Vous avez peur ? Non, je vais vous dire. Vous n'avez pas peur ? Je pense que la vaccination, on doit avoir un recul important. Deuxièmement,
je
pense
qu'il faut la
réserver. C'est un bénéfice-risque. C'est la médecine, bénéfice-risque. Et j'estime qu'il faut la réserver aux personnes en comorbidité, obésité, diabète. Donc
ceux-là peuvent prendre le
risque, mais pas vous. Ils assument leur risque, chacun assume son risque. Je reviens à une chose qui me paraît très importante pour la suite. Allez-y. Tester, on le fait. On a mis du temps, mais on le fait.
Tracer
les gens positifs. C'est-à-dire que je préfère qu'on prenne des mesures rigoureuses vis-à-vis des gens positifs plutôt que d'enfermer tous les Français pour la troisième
fois.
Donc on les met en quarantaine. Quarantaine. Il faut y arriver. Parce qu'il faut que les Français comprennent.
Je
le dis
que
la liberté.
Et
j'étais celui qui voulait le plus de liberté. Pas de couvre-feu, pas de fermeture de magasins. Je suis pour la liberté. Mais la liberté a une contrepartie. La contrepartie, c'est la prudence.
Et si on est
plus prudent sur les entrées aux frontières avec de vraies quarantaines, en hôtel. Avec de
vraies quarantaines
ou un pass sanitaire. Non, je vous expliquerai pourquoi le pass sanitaire.
Mais en hôtel, cinq jours, avec double test. C'est la sécurité. Et à ce moment-là, le peuple français va pouvoir retrouver sa liberté. Or, on est toujours entre les deux. On embête la majorité des Français et on ruine le pays parce qu'on n'a pas eu le courage de dire quand on est positif, on est rigoureux et on ne contamine pas les autres. Donc, moins de contraintes pour l'ensemble des Français, un peu plus. Donc,
la vaccination n'est pas
la solution.
N'est pas la seule solution. Oui. C'est une solution. Je n
'ai
jamais dit.
C'est une solution, mais c'est la première des
solutions. C'est une solution importante, mais ce n'est pas la seule
de grâce.
Alors,
pourquoi ne pas participer à l'effort national en vous faisant vacciner ? Pourquoi
?
Parce que j'ai
encore le libre arbitre comme des millions de Français. N'est-ce pas une
question de
solidarité ? Non, absolument pas.
Non.
Alors, arrêtez avec ça.
Non. Alors, vous dites... Le vaccin empêche les formes
graves. Je vous dis, je
ne me fais pas vacciner. Je prends mon risque. Donc, je prends le risque et j'assume de ne pas être solidaire avec le peuple français. Attendez, qu'est-ce que vous
dites ?
Je vous pose la
question.
Vous
voulez dire que quand on ne se fait pas vacciner, on n'est pas solidaire
?
Peut-être. C'est faux. Peut-être. Et je vais vous dire pourquoi c
'est faux et même scandaleux. Alors, allez-y.
Moi, pourquoi ?
Parce
que le vaccin
protège
des formes graves, selon les auteurs, selon les auteurs.
Mais
le vaccin ne protège pas de la transmission. La dernière étude,
la
plus favorable au vaccin... Vous savez qu'elle... Anglaise. Si je peux finir ma phrase,
c
'est un sujet important. La dernière étude, la plus favorable au vaccin, dit qu'elle réduit de 50% la transmission. Ça veut dire qu'il y
a
toujours la transmission. Alors, de grâce, on est en phase expérimentale. Je défends la liberté des Français. S'ils estiment que le bénéfice est supérieur au risque, il y a vaccination, notamment sur les personnes
qui ont des risques importants. Vous savez à quoi sert la vaccination ? J'ai le droit
d'avoir mon
libre
arbitre. Vous savez à
quoi sert la
vaccination
aussi ? Et on verra
dans le temps. A désengorger les hôpitaux. A faire en sorte qu'il y ait moins de monde dans
les hôpitaux. Pour les personnes
vulnérables, oui. Mais pas que pour les personnes vulnérables. Mais arrêtez avec ça. Pas que pour les personnes vulnérables. En tout cas, j'ai mon point de vue. Je le garde. Bon. Alors, Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais vous parler de Napoléon. Parce que vous souhaitiez dire un mot. Je le sais. Demain, célébration du bicentenaire de la mort de Napoléon Ier. Alors, Napoléon Ier suscite d'éternels débats. Ni repentance, ni déni. Dit l'Élysée. C'est normal, le débat autour de Napoléon.
C'est un grand homme
ou c'est un homme qui, finalement,
n
'était pas si grand que ça ?
C'est un géant de l'Histoire, avec, comme tous les géants... Fossoyeur de la République. C'est un géant pour moi de l'Histoire, qui a réconcilié les Français après la Révolution,
qui
a jeté les bases, les masses de granit, quand il parle dans une sublime phrase, qui ont stabilisé la France, qui ont été exportées dans le monde entier. Le Code civil, le préfet, les grandes écoles, le BAC, la Banque de France, qui a structuré l'État.
Il
a eu des zones d'ombre. Quand
on regarde l'histoire... Il a rétabli l'esclavage. Et il a
aboli
la traite... Infériorité des femmes dans la loi. Très intéressant,
très intéressant.
Tout
le monde parle de l'abolition d'esclavage, et il a eu sans doute bien tort. Mais il a interdit la traite, la traite d'esclaves pendant les 100 jours. Donc ce que je demande, c'est qu'on juge l'homme, non pas a posteriori avec le regard de 2021,
mais
qu'on regarde notre histoire en face. Clémenceau, sur la révolution avec toutes ses atrocités, disait « Je regarde l'histoire comme un bloc
».
L'histoire, c'est un bloc. Nos enfants doivent l'apprendre. On doit comprendre son passé avec ses failles, ses faiblesses, ses zones d'ombre, ses miracles et ses bonnes choses. Et ce que je regrette, c'est que parce que notre pays doute de lui-même, doute de lui-même,
on
cache la célébration. Et quand vous pensez
que
le tombeau de l'Empereur va être fermé au public, fermé au public... Les Français
qui
ont le droit d'aimer Napoléon ou de ne
pas
l'aimer, qui ne pourront même pas accéder aux Invalides...
C'est une cérémonie entre eux. –
Il
y a des
raisons sanitaires
aussi. – Oui, des raisons
sanitaires, il n
'y a
pas assez de place sous le... – Non, c
'est la réalité. – Les
Français
qui
voulaient aller rendre hommage à Napoléon ne pourront pas le faire. Une cérémonie en catimini. Vous savez ce que ça dénote
?
Ça dénote un
peuple, un pays, des dirigeants... – Mais retransmise sur toutes
les chaînes de télévision.
–
Oui,
peut-être. Mais réservé à quelques-uns. Ça traduit un pays qui n'ose plus regarder...
Nicolas Dupont-Aignan