Mélenchon échange des amabilités - Le 5/5 - C à Vous - 10/02/2023
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Jean-Luc Mélenchon n'a pas passé une bonne soirée sur BFM TV hier ?
- 1:34OuverteRéponse directe
Patrick, un mot sur...
- 5:06RelanceRéponse directe
Je convoque un bureau immédiatement et M. Porte également pour y être entendu.
- 11:45OuverteRéponse directe
Le roi Charles III n'est pas encore couronné, mais il a déjà son timbre.
- 13:12OuverteRéponse directe
Le livre de poche fête ses 70 ans.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon a fait du Mélenchon. On commence avec quelques amabilités. »
- 0:17Invité politiqueFait
« C'est vous qui ne savez rien. Ah, sans doute, oui. »
- 0:20Invité politiqueFait
« Ne soyez pas ridicule, M. Corbet. »
- 0:26Invité politiqueFait
« C'est faux ! C'est ce que vous dites qui n'est pas raisonnable. »
- 0:30Invité politiqueFait
« M. le faiseur de morale, c'est une invention. »
- 0:33Invité politiqueFait
« Ça suffit, M. Lechypre. D'accord. Vous êtes grotesque. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon le défend toujours. »
- 3:02Invité politiqueFait
« Ce qui a choqué nombre d'acteurs de la majorité, élus, mais pas seulement. »
- 3:13Invité politiqueFait
« C'est un très grand crime qui doit être immédiatement puni. »
- 3:46Invité politiqueFait
« Hier, ça m'a surtout consterné, dit-il. »
- 4:45Invité politiqueFait
« Je vais ici défendre notre amendement de suppression. »
- 5:16Invité politiqueFait
« On vient de l'apprendre. »
- 5:46Invité politiqueChiffre
« Selon Météo France, malgré la pluie de janvier, on manque déjà d'eau dans les sols. »
- 6:08InvitéChiffre
« On a 20% de l'eau potable de ce pays qui part dans des fuites. »
- 6:13InvitéChiffre
« Et sur certains territoires, on peut atteindre 50, 60, 70% de fuite par rapport à l'eau potable qui est produite. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon65 %
- Présentateur7 %
- Invité6 %
- Invité 25 %
- Invité 35 %
- Invité 45 %
- Invité 53 %
- Invité 62 %
≈ 5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mathieu, Jean-Luc Mélenchon n'a pas passé une bonne soirée sur BFM TV hier ?
Oui, et nos confrères, je ne sais pas non plus, il était seul invité d'une émission spéciale retraite et Jean-Luc Mélenchon a fait du Mélenchon. On commence avec quelques amabilités. C'est vous qui ne savez rien. Ah, sans doute, oui. Voilà, ben oui, je vous le dis. Vous êtes ridicule. Vous ne vous en rendez même pas compte. Ne soyez pas ridicule, M. Corbet. Gna, gna, gna, vous passez votre temps à ça. Voilà, allez, vas-y, débite. C'est faux ! C'est ce que vous dites qui n'est pas raisonnable. M. le faiseur de morale, c'est une invention. Mais attendez, je ne vous en veux pas. Ça suffit, M. Lechypre. D'accord. Vous êtes grotesque. Grotesque ? Oui. Carrément ? Oui.
Comment on fait pour continuer cette émission si vous avez déjà dit que j'étais ridicule ? Grotesque ? Vous faites ce que vous voulez, si vous voulez, vous parlez. Et on est gentil, l'émission entière dure 2h10, au terme desquelles nos confrères de BFM TV lui ont posé une question sur le retour d'Adrien Quatennin. Jean-Luc Mélenchon le défend toujours. Alors du coup, c'est lui qui est parti. Maintenant, ça suffit. Foutez-lui la paix. Lâchez-nous. Laissez-nous faire de la politique. Vous auriez pu me prévenir. Vous auriez pu me prévenir. Vous ne l'avez pas fait. Exprès. Parce que vous espérez... Moi, j'ai zéro contact avec vous, Jean-Luc Mélenchon. Monsieur, vous avez zéro contact. C'est ça.
Prenez-moi pour un imbécile en plus.
La scène que nous venons de vivre, je suppose, sera le moment clé d'une émission que je croyais consacrée aux retraites. Je regrette de vous avoir fait confiance. Vous êtes des gens sans principe, sans foi ni loi.
Vous saviez très bien que c'était dans l'actualité. Restez là, M. Mélenchon. Vous ne pouvez pas partir comme ça. Bon. Voilà. C'est la fin de cette émission.
Patrick, un mot sur...
Jean-Luc Mélenchon, vis-à-vis des médias, a une attitude constante qui est celle de l'intimidation. Avant et pendant les émissions, avant, en cherchant à imposer ces thèmes et ces questions, et pendant, comme on l'a vu hier, parce qu'en permanence, il y a la menace d'une éruption, d'un esclandre, etc., qui mettra fin à l'émission. Il ne faut pas céder et...
Il est hors de question. Par exemple, c'est normal de ne pas avoir donné les thèmes traités à l'avance.
Maxime Citec a parfaitement réagi. Et ça explique aussi pourquoi Jean-Luc Mélenchon n'est pas venu ici depuis 5 ans, à peu près.
Je pense que c'était au moment de la dernière élection présidentielle. C'était en 2017.
Il ne faut pas céder.
Voilà. Il ne faut pas céder, Florence Obna ?
Non, bien sûr. Enfin, c'est... Si vous voulez, moi, je ne connais pas une émission où on vous donne la liste des questions avant. Enfin, c'est quelque chose qui n'existe pas, je pense.
Donc...
Et par ailleurs, la question était légitime. Enfin, parler... Bien sûr, bien sûr, bien sûr. On ne sait pas parler de l'avance.
Je pense que c'est plus un système qu'une véritable colère.
Un autre sujet de... Polémique. Polémique autour de la France insoumise. Autre sujet qui, par ailleurs, a été soumis à Jean-Luc Mélenchon. Vous allez l'entendre. Cette photo du député LFI Thomas Porte, on le voit jouer avec un ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt, le ministre qui porte la réforme des retraites. Le député a posté la photo sur Twitter et a sorti le message du texte « Monsieur le ministre, retirez votre réforme des retraites ». Ce qui a choqué nombre d'acteurs de la majorité, élus, mais pas seulement. On parle d'incitation à la haine. La question a été posée à Jean-Luc Mélenchon hier soir. Il a donné un coup de pied dans un ballon.
C'est un très grand crime qui doit être immédiatement puni. Il a donné un coup de pied dans un ballon. Vous êtes en train de relayer la propagande de Mme Aurore Berger pour faire croire que ceci est un acte de violence. Est-ce que vous vous rendez compte que tout le pays rigole ? Vous avez des piles de boîtes de conserve avec des têtes de tout genre. Des fois, c'est la mienne. Et des gens qui jettent des balles dedans. Ça a toujours existé. Tout d'un coup, vous êtes là. Oh mon Dieu, quelle horreur ! Un ballon ! Oh, qu'est-ce qu'il a fait ? Et je précise que nous avons cherché à joindre le député Thomas Porte qui ne nous a pas répondu. Olivier Dussopt a réagi également.
Alors d'abord auprès de BFM TV. Hier, ça m'a surtout consterné, dit-il. La violence n'a pas sa place en politique. J'ai vu cette image. Ça rappelle plein de choses. Et le sujet est revenu en séance à l'Assemblée aujourd'hui. Je vous dis que vos amendements ne servent à rien.
Parce que, M. Tabel, qu'est-ce que vous voulez ?
Vous voulez quoi ? Vous voulez recommencer ? Vous voulez ma tête comme vos collègues ? C'est ça que vous voulez ? Vous voulez continuer dans la violence ? Vous voulez continuer dans la stigmatisation ? Vous aussi, vous voulez poser avec ma tête que vos amendements sont inutiles ? C'est de l'obstruction. Et votre comportement ne sert à rien. Alors ça, c'est pour la réponse d'Olivier Dussopt, quelques heures avant que ça ne devienne un sujet de chahut, que ça provoque un véritable tollé dans l'hémicycle. Mon cher collègue, nous vous demandons de présenter vos excuses pour rester là et pouvoir continuer les débats. Je vais ici défendre notre amendement de suppression.
Nous ne sommes pas du côté des coupeurs de tête, nous sommes du côté de ceux qui respectent le débat. Je vais retirer mon tweet le jour où vous retirer cette réforme qui va sacrifier des milliers de gens.
C'est ni plus ni moins un appel au meurtre. Ni plus ni moins un appel au meurtre. Imaginez un instant qu'un député renaissance écrase de son pied la tête de M. Mélenchon et je suis bien certain de votre réaction.
Je convoque un bureau immédiatement et M. Porte également pour y être entendu. La séance est suspendue.
Alors le bureau s'est réuni, ensuite a demandé la suspension de 15 jours du député Thomas Porte, suspension qui a été votée par les députés.
Voilà, merci pour ce...
On vient de l'apprendre.
Voilà, on vient de l'apprendre. Suspension, c'est une exclusion temporaire de 15 jours.
C'est une exclusion temporaire de 15 jours, exactement comme pour le député Rassemblement National qui avait dit à...
Il retourne en Afrique. Il retourne en Afrique.
Il retourne chez eux.
En Afrique. En Afrique. En Afrique, oui.
La question de la sécheresse déjà préoccupante au mois de février.
Selon Météo France, malgré la pluie de janvier, on manque déjà d'eau dans les sols. La situation actuelle est celle que l'on rencontre normalement au début du printemps. Le ministre de la Transition écologique a présenté un plan il y a quelques jours. Il y a un avant et un après été 2022, dit-il. Mais pour répondre à la problématique, Christophe Béchut veut, entre autres, s'attaquer aux fuites d'eau potable dans la nature et responsabiliser les acteurs locaux.
On a 20% de l'eau potable de ce pays qui part dans des fuites. Et sur certains territoires, on peut atteindre 50, 60, 70% de fuite par rapport à l'eau potable qui est produite. Et souvent, là où on a des taux de fuite très élevés, on a un prix de l'eau qui est très faible parce qu'on a refusé d'aller augmenter le prix de l'eau pour faire les travaux qui permettaient d'aller accompagner ces réseaux. L'État ne va pas se substituer à des travaux qui sont rendus nécessaires sur des territoires.
Il a vocation à accompagner ceux qui sont dans des situations qui sont très complexes, mais pas à se substituer à un prix qui soit juste et qui tienne compte des travaux qui parfois ont été différés pour de mauvaises raisons.
Louis Amard et Anaïs Recouli se sont rendus dans les locaux de eau de Paris. Dans un premier temps, c'est le gestionnaire des réseaux d'eau de la capitale. Nous sommes d'abord derrière un ordinateur à la recherche de fuite.
Vous avez du coup tous les différents secteurs qui sont délimités un peu partout, qui sont fixés avec des seuils d'alerte. Donc du coup, quand ce seuil d'alerte est dépassé, le secteur passe en rouge. S'il ne l'est pas, il reste en vert. Qu'est-ce que ça veut dire un secteur en rouge ? C'est un secteur où il y a potentiellement une fuite. Donc là, on a les courbes avec l'augmentation du débit. Là, on peut voir que le rendement du coup chute dû à la fuite. Ensuite, on passe du coup avec nos 3000 capteurs à coups-ci qui sont déployés sur Paris. Cela nous donne tous les capteurs qui sont installés sur ce secteur. Et du coup, pareil, même principe qu'avec les secteurs.
En vert, il n'y a pas de problème. Et en rouge, le capteur est en saturation. Donc, tu localises la fuite. On peut voir ici, d'un coup, l'apparition de la fuite et le capteur qui se met en saturation.
Alors ensuite, il faut être précis et rue par rue, tout au long du réseau d'eau, tout au long des canalisations. On recherche la fuite et je l'ai appris à l'occasion avec un acousticien. On détecte les fuites au son. Ça fait glou glou. On a l'impression d'être dans un sous-marin. Si vous avez l'impression d'être dans un sous-marin, c'est qu'il y a encore de l'écho. Ce n'est pas un bruit franc. Donc la fuite, elle n'est pas encore ici. Elle est là, la fuite session. Aïe, parce que là, vous avez baissé le volume, mais c'est quand même plus fort dans nos oreilles. Oui, c'est beaucoup plus fort. Vous êtes presque comme les chasseurs de trésors. Quelque part, oui. Ça reste un trésor.
L'eau, c'est un trésor.
Après avoir fermé le robinet qui fuyait, notre acousticien inspectait les...
C'était un robinet qui était ouvert ? Oui, il a fermé un robinet pour boucher. Ah bon, d'accord, ok. Mais si, c'était une vanne qui était mal fermée.
Ah, c'était ça ?
Mais une vanne, c'est un robinet. C'est dingue. Un robinet, c'est une vanne. Enfin, voilà, ça marche.
C'est une vanne mal fermée. C'est quand même dingue.
Ensuite, vous avez vu qu'il continue l'inspection pour voir s'il y a d'autres fuites dans le coin. Il en profite puisqu'il est là et puisque Louis Amart est là, effectivement, pour la deuxième fois en un mois dans les égouts de Paris.
Et merci au service des eaux de Paris de nous avoir ouvert les coulisses de leur quotidien. Des images de Corée du Nord ce soir ?
Oui, comme toujours au pays de Kim Jong-un, les images posent question mais restent impressionnantes. A commencer par une grande parade, voilà, pour le 75e anniversaire de la fondation de l'armée nord-coréenne. Un grand défilé militaire à Pyongyang mercredi soir lors duquel le dictateur a exhibé ce que vous voyez. Une quantité record de missiles balistiques intercontinentaux. Ces missiles que vous voyez qui font si peur aux voisins de la Corée du Nord jusqu'aux Etats-Unis. Des armes réputées peu détectables. Mais attention, ces images proviennent de Corée. Mais il est difficile d'authentifier ces missiles. Il y a un soupçon d'images de synthèse à ma droite.
Non, non, non, ce sont de vraies images. Les experts se demandent simplement ce qu'il y a dans les missiles en fait. On sait qu'ils sont capables de les envoyer. On n'est pas capable d'authentifier. On ne peut pas rajouter de médailles à la palette. Par contre, l'agence d'Etat affiche la volonté du régime d'exposer au monde, je cite, la formidable capacité de frappe nucléaire de la Corée du Nord. Kim Jong-un, que vous avez vu accompagné de ces généraux qui portent toujours un sacré nombre de médailles. Et d'une jeune fille d'une dizaine d'années. Elle aussi suscite beaucoup d'attention, de mystère. Il pourrait s'agir de la deuxième fille du dictateur, Kim Joo Hae.
Elle accompagne Kim Jong-un désormais régulièrement. Dans le vocabulaire officiel, elle est passée de « fille chérie » à « fille respectée ». Et en fait, les experts voient en elle une possible héritière de la dynastie.
Mais on ne sait pas si officiellement c'est la deuxième fille. Il y a des doutes.
J'ai vu plusieurs articles qui l'affirment. D'autres qui le mettent en doute. Je termine avec une dernière image du défilé grandiloquent. Impressionnant, vous l'avez tous vu. Mais finalement, assez circonscrit quand on voit cette photo satellite. On voit bien les éclairages. On va la voir normalement. Elle va vous apparaître. En fait, on voit bien les éclairages sur l'endroit du défilé. Tout autour, le reste de ce quartier de Pyongyang est dans le noir. Il suffit de bien placer les caméras pour faire ces images. Voilà, c'est relatif. C'est bruité. C'est bruité. C'est bruité. C'est bruité. On peut le voir comme ça.
Le roi Charles III n'est pas encore couronné, mais il a déjà son timbre.
Oui, il n'est pas plus couronné, d'ailleurs. C'est son vœu. Le nouveau timbre royal vient d'être dévoilé. Il a été voulu par le souverain sans fioriture et donc sans couronne.
Voilà donc le nouveau timbre des Britanniques à l'effigie du nouveau roi d'Angleterre.
On le reconnaît bien. Je vais laisser aux Anglais le temps de l'adopter avant de le commenter. Mais pour le rappel historique, voici le premier timbre à l'effigie de la reine Elisabeth en son temps. Elle n'avait que 26 ans à l'époque et s'en est suivi une grande collection de portraits de timbres postes.
Où elle changeait en fonction de son âge.
Évidemment, il y a toute une collection. Les philatélistes qui connaissent forcément le premier timbre poste de toute l'histoire du monde. On est en 1840 et déjà au Royaume-Uni, le Black Penny. C'est vraiment le premier timbre postal de l'histoire. Et oui, bien sûr, vous avez reconnu la reine Victoria. Son profil, le Penny Black. C'est le petit surnom de ce timbre.
Un anniversaire qui fera plaisir à Pierre parce qu'il nous en parle souvent. Le livre de poche fête ses 70 ans.
Alors, brillante idée d'édition qui fit dire à Cocteau, tout livre devrait être un livre de poche. L'idée d'Henri Philippa, qui est alors secrétaire général de la librairie Hachette en 1953. 10 cm sur 18, il tient dans la poche vendu 2 francs à l'origine. Ce qui ne veut rien dire aujourd'hui, c'était le prix d'un ticket de métro. Il fera rapidement des émules chez les autres éditeurs, comme vous le voyez déjà, sous d'autres noms d'édition Folio 10-18, j'ai lu entre autres. Mais figurez-vous que le livre de poche fit débat au début. On rappelle que Jean-Paul Sartre se demandait, les livres de poche sont-ils vraiment des livres ? Mais vous connaissez peut-être déjà aussi cet étudiant.
Que pensez-vous du livre de poche ? Beaucoup de mal. Pourquoi ? Parce que ça a fait lire un tas de gens qui n'avaient pas besoin de lire, finalement. Qui n'avaient jamais ressenti le besoin de lire. On les a amenés là. Avant, ils disaient « Nous deux » ou « La vie en fleurs ». Et d'un seul coup, ils se sont retrouvés avec Sartre dans les mains. Ce qui leur a donné une espèce de prétention intellectuelle qu'ils n'avaient pas. C'est-à-dire que les gens, avant, les gens étaient humbles devant finalement les littératures, alors que maintenant, ils se permettent de la prendre de haut. Les gens ont acquis le droit de mépris maintenant. Ce qu'ils n'avaient pas avant. Le droit de mépris, disait-il.
Effectivement, ça a démocratisé le livre. 81 millions de livres de poche vendus en 2022 en France. Un quart des livres vendus. Et ces auteurs, tiens, qui l'ont accueilli, le livre de proche, avec enthousiasme. Vous allez entendre, je voulais vous les faire écouter. Marcel Pagnol et Jean Gionneau qui parlaient du livre de poche.
Le livre de poche est un phénomène social, n'est-ce pas ? C'est un fait social d'une importance capitale. Ce qui m'a étonné aussi, ce sont les tirages des grands classiques. et des anciens classiques. Et Rimbaud. On vient de me dire que Rimbaud attirait 120 000. Verlaine aussi attirait à 120 000. C'est un moyen de culture qui est presque aussi puissant que la radio ou la télévision. Le livre de poche, c'est formidable. On lit, par exemple, on a vu que pour le livre de poche, l'éthique d'Espinoza passait 80 000. Alors jamais on n'aurait fait ça.
Un bémol toutefois, il faut attendre un an et demi après la publication en grand format avant qu'un livre de poche n'arrive. Mais qu'à cela ne tienne, depuis 1953, on estime qu'un milliard de livres de poche ont été vendus.
Jean-Luc Mélenchon