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interviewC à vous· 3 octobre 2024 52 min

La rentrée politique de Raphaël Glucksmann - C à vous : l’intégral - 03/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h.

Je suis avec toute l'équipe. Bonsoir à tous. Emilie? - E.Tran Nguyen: Qui à part M.Bouhafsi aurait parié sur la victoire de Lille hier soir face au Real Madrid en Ligue des champions?

Il avait raison. Le Losc a accompli cet exploit. - A.-E.Lemoine: On reçoit l'heureux président du Losc, O.Létang, mais également J.-P.Leclaire, directeur adjoint de la rédaction de "L'Equipe".

Patrick? - P.Cohen: La social-démocratie redevient-elle une tendance? - A.-E.Lemoine: Vaste question.

On la soumet à notre invité ce soir. Bonsoir, R.Glucksmann.

On est à quelques jours des rencontres de votre mouvement, Place publique. Une rentrée qui peut paraître bien tardive, d'autant que depuis le 7 juillet, vous êtes resté silencieux. Un silence qui a pu dérouter, voire décevoir vos soutiens.

On en parle longuement avec vous. Mohamed? une de l'actualité, mais elle continue. - L.Sénéchal: Une statue géante de Trump tout nu... - A.-E.Lemoine: Une invitée extraordinaire, ce soir, K.Winslet, qui incarne au cinéma Lee Miller, la photojournaliste de la Seconde Guerre mondiale.

K.Winslet, plus qu'une actrice, une femme inspirante qui nous a consacré un long entretien. B.Solo sera aussi notre invité.

Il s'est mis dans la peau d'un aidant à l'occasion de la Journée mondiale des aidants. B.Krief nous présentera son spectacle, qui s'appelle "Sexe".

On va retrouver I.Daho en cuisine. - B.Chameroy: On va faire court au menu du soir. - I.Daho: Bonsoir.

Aujourd'hui, ça va être de l'attiéké. Ca a été labellisé au patrimoine mondial de l'Unesco. C'est un plat typiquement ivoirien.

C'est issu du manioc. Ce sera mis à l'honneur ce soir. - B.Chameroy: Merci. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'Edito de P.Cohen.

La social-démocratie est-elle de retour? - P.Cohen: C'est un courant pour l'instant éparpillé.

Certains sont encore au PS. Certains n'y sont pas, comme vous, R.Glucksmann.

D'autres n'y sont plus. Mais tous emploient les mêmes mots pour désigner la même envie, celle d'une gauche antipopuliste, en rupture avec les méthodes et le programme des insoumis. Si ce rassemblement se produit, ses promoteurs pourront dire merci à J.-L.Mélenchon, à la fois repoussoir et fédérateur.

Comment appeler ce courant? Gauche du gouvernement, gauche du réel, social-écologie...

Un livre vient de sortir, "Sortir de l'impasse". Il y a aussi le terme "social-démocratie", même si ce terme n'a jamais eu de réalité politique en France. Samedi dernier, la perspective prend forme.

Le mouvement s'accélère. Il y a l'idée qu'une autre gauche est possible. Demain, nous guetterons la rentrée de votre mouvement, Place publique.

Aujourd'hui, B.Cazeneuve prend la parole dans les colonnes du "Monde". ...

Cette injonction s'adresse aussi à vous. - A.-E.Lemoine: B.Cazeneuve laisse entendre qu'il aurait pu être nommé Premier ministre. - P.Cohen: C'est l'histoire qui agite la gauche depuis près d'un mois.

Il accuse la direction du PS d'avoir empêché avec jubilation sa nomination à Matignon en refusant de s'engager à ne pas censurer un gouvernement dont il aurait pris la tête. Pour Cazeneuve, le gouvernement Barnier aura apporté la démonstration à ses camarades que le "quoi" a quelque chose à voir avec le "qui" et qu'à force de délit de faciès, on finit par devoir subir la vraie droite, dit-il. Il jette dans le même sac son ami ou ex-ennemi F.Hollande, qui ne l'a pas soutenu publiquement. - A.-E.Lemoine: B.Cazeneuve sera notre invité la semaine prochaine.

Ca ne dit pas clairement si E.Macron envisageait sérieusement de le nommer. - P.Cohen: B.Cazeneuve répond par un appel qui s'adresse aussi à vous, R.Glucksmann.

La politique est rapport de force. Or, la force était de votre côté au soir du 9 juin, avec 13,8 %, meilleur score de la gauche socialiste anti-LFI depuis 2012. Pour quel poids au sein de la gauche?

Vous avez eu le droit de négocier en partie le contrat de législature du Nouveau Front populaire. Une demi-journée de négociations avec les insoumis pour un paragraphe contre l'antisémitisme. Mais il y a une question que beaucoup de gens se posent: qu'avez-vous fait de vos 14 %? - R.Glucksmann: D'abord, j'ai fait campagne contre le RN.

J'aimerais vous rappeler dans quelle situation on se trouvait. Il y avait la possibilité d'une majorité absolue du RN à l'Assemblée. Cette possibilité était ouverte par la décision insensée de la dissolution de l'Assemblée nationale.

J'ai fait campagne pour un front républicain. J'étais partout en France pour faire campagne. S'il y a un vainqueur des législatives, c'est le front républicain.

On est dans une situation où la force qui a refusé le front républicain contrôle le gouvernement. Ce gouvernement est dépendant de la force contre laquelle s'est constitué le front républicain, c'est-à-dire le RN. C'est l'échec d'abord du président de la République.

Il n'a pas voulu d'un gouvernement de gauche ou de centre gauche, et c'est une coproduction de l'ensemble de la classe politique, y compris des appareils politiques de gauche qui, le soir du 7 juillet, et...

Quand vous êtes en tête mais que vous n'avez pas de majorité absolue, vous devez poser vos priorités sur la table et ouvrir des négociations avec les autres forces politiques. Au lieu de ça, J.-L.Mélenchon a dit: "Tout le NFP, rien que le NFP." J'étais sur un plateau à ce moment-là.

J'ai dit l'inverse. J'ai dit: "Notre responsabilité est immense. Il faut comprendre ce qu'ont fait les citoyens français.

Ils ont voté pour des gens qui étaient loin de leurs convictions." - P.Cohen: Vous étiez l'une des rares voix de gauche à tenir ce discours. - R.Glucksmann: Je l'ai répété ensuite dans un long entretien à "L'Obs".

J'ai dit qu'il fallait changer de culture politique, que la réalité du pouvoir était à l'Assemblée et que les groupes devaient discuter. Le Nouveau Front populaire était arrivé en tête. C'est-à-dire l'augmentation du Smic, l'accélération de la transition écologique, les retraites...

Derrière, vous avez des négociations. C'est ce qui s'est passé dans toutes les démocraties européennes. A partir du moment où le choix avait été de faire le contraire, c'est-à-dire une réunion à 4 partis qui en appellent au président de la République et qui le remettent en selle, alors qu'à ce moment-là, il n'a plus le pouvoir... - A.-E.Lemoine: Il y a un petit côté "je m'en lave les mains". - R.Glucksmann: Mon objectif principal était d'écarter le danger du RN.

Ensuite, il faut se poser la question. Vous avez dit que c'est le retour de la social-démocratie. C'est possible que ce soit cela, l'alternative.

Il va falloir lui donner un contenu. A ce moment-là de l'histoire, nous ne sommes pas prêts. C'est la vérité.

Je ne peux pas vivre dans la production d'illusions. Qu'est-ce que j'ai fait? On a travaillé pour lancer ce qu'on va lancer à La Réole samedi et dimanche.

J'invite tous les téléspectateurs à venir nous rejoindre, en particulier ceux qui habitent la Gironde. On va lancer des assises de fond. La social-démocratie, ce n'est pas que le retour à la gauche d'avant.

Elle doit se retrouver, se régénérer dans la transition écologique. Elle doit offrir un chemin pour la France. Aujourd'hui, on n'a pas ce projet.

Qu'est-ce qui s'est passé à gauche? Je critique vertement ce que font les insoumis et J.-L.Mélenchon, mais la vérité nous oblige.

La vérité, c'est qu'ils ont travaillé à un projet, à une identité politique. On devrait faire la même chose. On doit le faire maintenant.

On doit lancer des assises où on construit un projet enthousiasmant, qui pourra être radical sur certains points, mais qui sera crédible. On ne va pas inventer ce projet en 2 jours dans le chaos politique du mois de juillet. Nous n'avons pas le droit d'être pris de court.

Le 9 juin, qu'on soit pris de court, car personne n'avait anticipé la décision folle d'E.Macron de dissoudre, tout le monde peut le comprendre. Par contre, en juin prochain, il faut qu'on soit prêts. - A.-E.Lemoine: En cas de nouvelle dissolution. - R.Glucksmann: La situation politique est tellement instable qu'on ne sait pas quelle sera la prochaine élection.

Il faut qu'on soit prêts. Pour cela, il faut aller partout en France, écouter les acteurs de la vie économique, sociale. Il faut aller discuter, aller dans les endroits où les gens ne peuvent plus sacquer la gauche.

Vous pouvez vous faire engueuler. "Vous n'aimez plus la France." Je l'ai entendu dans les usines, les fermes.

A chaque fois, on nous faisait le reproche du désamour pour notre nation. Il faut produire un projet, mais aussi un récit. Nous inviterons à suivre ce projet toutes les forces qui peuvent se reconnaître dans ce projet. - P.Cohen: Vous n'imaginez pas une sorte de fusion... - R.Glucksmann: On est libres vis-à-vis des accords d'appareils qui existent aujourd'hui.

J'inviterai l'ensemble des socialistes à nous rejoindre. Je suis convaincu que si on montre un chemin, les socialistes au sens large, qui ont fait campagne pendant les européennes, toutes et tous réunis autour d'un projet qui était clair, qui assumait ses divergences avec une autre partie de la gauche, qui assumait un cap extrêmement clair pour l'Europe...

Pourquoi ça a marché? On avait bossé pendant un an et demi avant de faire ce projet. Quand on arrivait, c'était limpide.

On avait une réponse sur tous les sujets qui pouvaient concerner l'Europe. Cette fois, il faudra faire la même chose pour la France, y compris sur des sujets que la gauche n'aborde pas. Qu'est-ce qu'on pense de la sécurité?

C'est un sujet essentiel. Parler des sujets qui sont aujourd'hui captés par la droite, ce n'est pas nécessairement apporter des réponses de droite. Il faut une réponse de gauche à la question migratoire.

Ce n'est pas singer la droite. Quand on n'apporte pas de réponse, les réponses de droite s'imposent. Au-delà, il y a quelque chose d'essentiel qui n'est pas touché par la gauche: qu'est-ce que c'est que l'identité française?

Qu'est-ce que c'est que ce récit qu'est la France? La gauche a toujours été le fer de lance de ce récit. C'était la continuation de la longue histoire française qui vous légitimait dans vos désirs de réforme de la société.

Il va falloir qu'on reprenne ce récit des mains des héritiers de Barrès et de Maurras. - A.-E.Lemoine: M.Bernier est à Matignon.

Il y a un gouvernement qui doit son existence à l'absence de culture de compromis des partis français et il y a une gauche qui n'était pas prête. M.Barnier a annoncé... - R.Glucksmann: Le président de la République n'était pas prêt non plus.

Et le centre, on ne savait pas s'il était prêt ou pas. Il aurait fallu au moins poser la question sur la table de l'Assemblée nationale pour laisser aux autres la responsabilité de rendre ce gouvernement de centre gauche possible. - A.-E.Lemoine: B.Cazeneuve, sa nomination ne devait pas être proposée? - R.Glucksmann: Elle aurait pu être acceptée.

Si E.Macron voulait vraiment un gouvernement de centre gauche, il l'aurait nommé. Les insoumis étaient contre.

Les socialistes l'avaient proposé. Je ne vois pas les écologistes s'opposer à madame Toubiana. Les écologistes étaient d'accord.

C'est une coproduction, ce fiasco. LR est la seule force non RN à avoir refusé le front républicain et domine aujourd'hui. On a monsieur Retailleau ministre de l'Intérieur. - A.-E.Lemoine: M.Barnier a annoncé des hausses d'impôts ciblées pour les contribuables les plus fortunés, certaines grandes entreprises.

G.Darmanin le désapprouve. - G.Darmanin: Il veut rétablir les comptes publics.

On est tous d'accord. Là où je ne suis pas d'accord avec lui, c'est la trajectoire budgétaire. Je me suis engagé pour pas d'augmentation d'impôts.

Je ne voudrais aucune augmentation d'impôts. - Il y a 20 milliards qui sont prévus. - G.Darmanin: Pour l'instant, le budget tel qu'il est annoncé me paraît inacceptable. - A.-E.Lemoine: Vous auriez donné votre voix à M.Barnier et à des augmentations d'impôts? - R.Glucksmann: Ce que dit G.Darmanin, sérieusement...

Est-ce que ses électeurs à Tourcoing seraient contre une augmentation des impôts sur les plus hauts patrimoines français et sur les entreprises qui font des bénéfices record dans une situation budgétaire catastrophique? C'est se moquer du monde, sérieusement. Sur quel marché on vient vous voir pour vous dire "n'augmentez pas, ne rétablissez pas l'ISF et n'augmentez pas les impôts sur les superprofits de Total"?

Personne ne lui a dit ça, à mon avis. - P.Cohen: C'est plutôt courageux, s'il était à contre-courant. - R.Glucksmann: Il prend comme prétexte le fait qu'il a expliqué aux électeurs du Pas-de-Calais qu'il n'allait pas augmenter les impôts.

Mais il y a une grande mystification. Ce n'est pas les impôts qu'on augmente, mais les impôts des plus hauts patrimoines. Quand un Premier ministre qui n'est pas de ma famille politique propose une contribution, je ne vais pas dire que je suis contre.

Sinon, on va se coucher et on arrête de faire de la politique. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'il faut aller plus loin. - R.Glucksmann: Oui.

Je ne vois pas en quoi cette contribution est exceptionnelle. Il faut qu'elle soit pérenne et plus large. C'est un pied posé dans la porte qui était fermée à triple tour par E.Macron.

Si vous voulez une raison fondamentale de ce refus, que ce soit B.Cazeneuve, L.Tubiana ou les autres, c'est qu'ils ne voulaient pas toucher à cela.

Ils savaient qu'un gouvernement de gauche poserait ça sur la table. La droite arrive peut-être avec une contribution exceptionnelle sur les impôts. Elle va aussi arriver avec monsieur Retailleau à l'Intérieur.

Ce n'est pas un programme de centre gauche. S'il y a une mesure qui va dans le sens de ce qu'on prône contre le pouvoir en place depuis des années, on ne va pas dire haro sur lui. On dira que monsieur Darmanin a des soucis qui ne sont pas vraiment pour les électeurs les plus populaires. - E.Tran Nguyen: Monsieur Retailleau est bien à l'Intérieur.

Il veut une nouvelle loi immigration. Il souhaite prolonger jusqu'à 210 jours la durée maximale de rétention des migrants. C'est le genre De règle, de loi que vous redoutiez?

Quand il dit qu'il veut rétablir l'ordre, c'est un moyen d'y arriver? - R.Glucksmann: On a fait campagne sur le front républicain pour faire barrage au RN en expliquant...

C'était la citation que je sortais partout où j'allais. Je disais que le RN allait marcher sur l'Etat de droit et que c'était un danger. La France risque de devenir une démocratie libérale.

J'allume mon poste de radio et j'entends le ministre de l'Intérieur, qui est issu de cette victoire contre le RN, nous expliquer que l'Etat de droit n'est pas sacré et qu'il n'est pas intangible. - E.Tran Nguyen: Il est un peu revenu dessus, en disant que ce n'était pas des faux débats. - R.Glucksmann: Là, il nous annonce une nouvelle loi immigration. - P.Cohen: Ce n'était pas dans le discours de politique générale de M.Barnier.

Ce n'est pas avalisé par le Premier ministre pour l'instant. - R.Glucksmann: J'espère qu'il ne l'avalisera pas. - P.Cohen: La suppression de l'aide médicale d'Etat n'a pas été retenue dans le discours de Barnier. - R.Glucksmann: Le discours portait sur monsieur Retailleau et sa nouvelle loi immigration. - E.Tran Nguyen: Certains Français le demandent.

Ca fait partie des priorités des Français, l'immigration. - R.Glucksmann: L'immigration est un sujet, mais ce n'est pas une priorité d'avoir une nouvelle loi immigration.

Il y a eu une loi immigration qui a tourné à la farce il y a quelques mois. On va faire à chaque fois une loi qui sera une loi spectacle pour flatter le débat dans un sens toujours plus de repli nationaliste. C'est finalement une opération de com.

On va lancer des assises...

J'ai parlé, pendant les européennes, d'immigration. Un des problèmes...

La question des OQTF et du refus des pays de provenance de délivrer des laissez-passer consulaires...

On peut allonger toutes les durées de détention qu'on veut, s'il n'y a pas de laissez-passer consulaire à la fin, il n'y a pas de laissez-passer consulaire. Il faut un grand deal avec les pays de provenance et ce que l'Europe pourrait proposer... - P.Cohen: Ce qu'a fait G.Meloni.

C'est le modèle G.Meloni. - R.Glucksmann: Non.

Pour intéresser ces pays, il faut proposer des possibilités de migration pendulaire. L'immigration légale est nécessaire. Nos économies, nos pays ne survivraient pas sans.

On a besoin de faciliter la migration pendulaire. En échange de ce système qui facilitera ces allers-retours, il y a la nécessité de délivrer ces fameux laissez-passer consulaires. Ca nous permettra de respecter notre Etat de droit et de faire en sorte que les gens arrêtent de mourir en Méditerranée.

On a un projet, mais pour ça, il faut admettre que ce ne sera pas l'immigration zéro. Le problème, c'est que tout le monde est tellement captif dans ce débat des impératifs imposés par le RN qu'on n'aboutira à aucune solution. On fera une nouvelle loi qui va à nouveau durcir et, à la fin, il n'y aura toujours pas la solution. - A.-E.Lemoine: Voilà pour la politique nationale.

Il y a d'autres sujets d'actualité internationale, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. Clocher. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une guerre passée au second plan face à un conflit qui ne cesse de s'amplifier au Moyen-Orient.

Chaque jour, les missiles continuent de pleuvoir sur l'Ukraine, à l'image de cette mégabombe qui a touché une ville à la frontière russe. Aujourd'hui, c'est Kharkiv qui a connu la foudre russe. ... - M.Bouhafsi: Pour rassurer les Ukrainiens et montrer que l'armée est toujours puissante face aux attaques, V.Zelensky a réalisé un tour de force avant-hier, une conférence sur la défense et l'armement en Ukraine.

Il se dit prêt à utiliser les missiles les plus puissants sur l'ennemi russe. ... - M.Bouhafsi: Si V.Zelensky se montre de plus en plus ferme, c'est en raison des derniers propos de V.Poutine.

Le président russe se dit prêt à utiliser des armes nucléaires sur l'Ukraine. A la télé russe, on peut écouter des bulletins météo militaires aberrants. ... - M.Bouhafsi: Alors que tous les regards sont tournés vers Israël, l'Iran et le Liban, Zelensky hausse le ton face à la communauté internationale.

Il accuse les Occidentaux de retarder la livraison des missiles longue portée. Il tape du poing sur la table. ... - M.Bouhafsi: Il a tenu ces mots devant le nouveau patron de l'Otan, l'ancien Premier ministre néerlandais, qui a choisi Kiev pour son 1er déplacement. ... - M.Bouhafsi: L'Ukraine ne fait plus la une, et pourtant, les combats sont de plus en plus rudes sur le terrain. - R.Glucksmann: Et l'armée russe progresse.

On est obligés de le dire. J'étais encore hier et avant-hier avec des diplomates européens en poste à Moscou. Ils disent qu'il y a un vent d'optimisme et de fanatisme qui règne en Russie dans les élites dirigeantes.

Ils voient que les Européens ont la tête ailleurs, que nous sommes centrés sur nos problèmes intérieurs, que la France est affaiblie, que l'Allemagne est affaiblie, et qu'il y a des élections qui arrivent aux Etats-Unis qui peuvent porter au pouvoir D.Trump. Il y a une sensation en Russie que le pari de V.Poutine, qui était que l'Occident n'arriverait pas à se focaliser sur un seul sujet pendant assez longtemps pour pouvoir défaire l'agression russe et l'invasion russe, est en train de gagner.

C'est une période extrêmement dangereuse. Nous ne prenons pas les décisions que nous devrions prendre sur la levée des restrictions, y compris les Américains, à destination des Ukrainiens pour qu'ils puissent frapper le territoire russe. Si ça continue, la Russie peut l'emporter.

Il faut qu'on comprenne que ce n'est pas simplement le destin de l'Ukraine qui est en jeu. Dans les demandes russes qui étaient formulées avant l'invasion, c'est l'architecture de la sécurité européenne qui est en question. C'est le démantèlement de cette architecture de sécurité qui est demandé et qui est l'objectif de la guerre.

Nous sommes l'objectif de la guerre. Notre attitude n'est pas simplement un crime contre l'Ukraine, mais un crime contre notre propre sécurité. Un diplomate m'a dit que la sensation qu'ils avaient aujourd'hui, c'est qu'on peut se retrouver, si Trump est élu le 5 novembre, dans la situation des Tchécoslovaques en 1938, nous, les Européens.

On attend dans l'antichambre que les grands décident de notre avenir. C'est une situation qu'on ne peut pas tolérer quand on est un continent aussi riche et puissant. Mais où sont les décisions qu'on devait prendre en toute urgence sur la défense européenne?

Où est notre capacité d'investissement? On avait un commissaire qui se démenait. T.Breton se démenait pour encourager la production industrielle, la production d'armement, pour relancer l'idée d'une base commune en Europe d'industrie.

Il a été balancé sous le bus sans aucune pensée pour les dossiers qu'il portait. On est dans une situation où plus aucune décision n'est prise. La France a perdu son influence en Europe depuis le 9 juin.

L'Europe va mal. Résultat: il y a une paralysie. On se tourne à nouveau...

C'est une malédiction. On se tourne à nouveau vers Washington en priant pour que ce ne soit pas D.Trump qui l'emporte.

Si on ne prend pas rapidement des décisions sur la défense européenne, on va se retrouver à n'être pas maîtres de notre destin et à dépendre de deals entre les grands. La demande russe est très simple et claire: faire en sorte d'avoir un glacier en Europe et d'ébranler l'architecture de sécurité européenne, c'est-à-dire notre sécurité à nous, citoyens français, allemands, espagnols... - A.-E.Lemoine: Dernière question. - P.Lescure: "J'ai toujours été fier de ma femme.

J'ai été ébloui par sa personnalité." Ce sont les paroles ahurissantes de D.Pelicot à la barre, accusé d'avoir drogué, violé et fait violer son épouse.

Il jure n'avoir jamais considéré G.Pelicot comme une marchandise. L'affaire de Mazan est aussi un procès où certains accusés ne comprennent même pas qu'on leur pose la question d'un éventuel consentement.

A travers un sondage sorti aujourd'hui, le magazine "Elle" a interrogé les hommes sur cette question, avec des réponses qui montrent qu'il y a encore beaucoup à faire. - Un chiffre qui a marqué, c'est que 76 % des hommes, toutes générations confondues, estiment qu'il est devenu difficile de savoir comment il faut se comporter avec les femmes. 21 % pensent que si on s'habille sexy, on est d'accord pour avoir une relation sexuelle. 57 % considèrent l'absence d'un "non" comme le feu vert à une relation sexuelle.

C'est vraiment des chiffres choquants pour nous. - P.Lescure: Un peu moins choquant et un peu encourageant, 2/3 des sondés, toutes générations confondues, se disent favorables à une loi sur le consentement.

Il y a un travail immense à faire sur l'éducation. - R.Glucksmann: Un travail immense.

Ce procès nous interroge tous par la banalité des profils des accusés. Ce ne sont pas des marginaux, des fous. C'est vous et moi.

C'est ce qu'expliquait H.Arendt. Les gens qui commettent le mal sont banaux.

Cette banalité doit nous interroger toutes et tous. Ce n'est pas la nature de l'homme qui est en jeu, mais la construction sociale qui a assuré la domination masculine et le fait de traiter les femmes en objets qui est en jeu. Ca doit nous questionner.

Une majorité des Françaises et des Français sont pour une refonte de la loi sur le consentement. C'était notre combat à l'échelle européenne. La France l'a bloqué.

J'entends dire qu'on est prêts à évoluer sur la question. C'est un enjeu essentiel. Il nous faut une définition européenne commune.

On s'est battus pour ça au Parlement et ça a été bloqué par E.Macron et son gouvernement. Il est temps aussi de comprendre que la révolution qu'on vit, cette révolution féministe, elle ébranle mais elle est vitale, cruciale.

Nous serons tous plus libres quand l'égalité sera advenue, y compris les hommes. - A.-E.Lemoine: Merci, R.Glucksmann, député européen Place publique.

Les rencontres de Place publique démarrent samedi à La Réole, samedi et dimanche. - R.Glucksmann: Vous êtes toutes et tous les bienvenus.

Il faut convaincre que la politique peut rendre enthousiaste. On peut voter avec bonheur, pas simplement contre le RN, mais parce qu'on y croit et qu'on adhère. - A.-E.Lemoine: Merci de votre venue.

La cote de Lille face au Real Madrid était de 6 contre 1. On ne pariait pas sur un miracle. Le Losc n'avait aucune chance face au tenant du titre, le géant d'Europe invaincu depuis 36 matchs toutes compétitions confondues.

Heureux comme ceux qui, comme Mohamed, ont cru en la bonne étoile lilloise. - A.-E.Lemoine: Il fallait un début de match insensé.

Mohamed a parié dessus littéralement. 1-0 sur penalty. Vous avez été récompensé. ... - MAIS ILS SONT OU, MAIS ILS SONT OU, LES MADRILENES? - Ce sont les Espagnols qui doivent être un peu verts. - Ca n'arrivera pas tous les jours qu'on batte le Real. - C'est le match le plus important de l'histoire européenne du Losc. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, O.Létang.

Vous êtes l'heureux président du Losc. Vous nous raconterez comment ça s'est passé. J.-P.Leclaire, bonsoir.

Ce matin, la victoire des Galach'tis...

Le titre était bien. La référence aux Galactiques, le surnom des Madrilènes. Vous compariez Brest au Brésil, la veille.

Vous pensez, comme supporter, que cette victoire va marquer l'histoire du club? C'est la plus importante? - O.Létang: Tout le monde disait que c'était le match le plus important de l'histoire dans le nord de la France.

On a écrit une très belle ligne sur l'histoire du Losc. C'est un club qui va célébrer ses 80 ans et qui aurait dû mourir à 77. C'est une très belle ligne. - A.-E.Lemoine: Il y avait combien de chances d'arriver à ce résultat?

Vous auriez misé à 6 contre 1 ou vous auriez gardé votre argent? - O.Létang: Il y a très peu de personnes qui croyaient en nous sur le plateau.

Je vous remercie. A partir du moment où on se présente pour une rencontre, on veut gagner, toujours. On s'est présentés avec beaucoup de respect pour ce monstre qui a gagné 15 Champions Leagues, plus que Barcelone, plus que le Bayern.

C'est une très grande performance. On est très heureux et on est très heureux pour notre communauté. On fait ça pour donner du plaisir et partager beaucoup d'émotion. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un coup de chance?

Lille n'a pas volé sa victoire? - J.-P.Leclaire: Il y a une bonne approche tactique et psychologique.

On a fait pas mal d'interviews de supporters lillois avant le match qui disaient: "C'est déjà bien de jouer contre le Real Madrid. Ce n'est pas grave si on perd, du moment qu'on ne prend pas une raclée." Le discours de B.Genesio était différent.

On avait dit: "Pas de photo avec les joueurs madrilènes." - A.-E.Lemoine: On ne fait pas les groupies. - J.-P.Leclaire: On n'échange pas les maillots et pas de photos. - A.-E.Lemoine: Le Real, c'est un budget faramineux, des stars à ne plus savoir qu'en faire. 10 milliards de budget, c'est 10 fois plus que 100 millions.

Le foot business ne gagne pas à chaque fois. - O.Létang: Ca apporte un vent de fraîcheur et une dynamique formidable.

Avec beaucoup de respect pour les autres sports, le football est le seul sport au monde où, même si vous avez un écart très important d'un point de vue économique, je pense au rugby et au basket, qui soit aussi imprévisible. Si vous êtes bien organisé, et un grand coup de chapeau à mon entraîneur, si vous avez une organisation, des bons joueurs et un supplément d'âme, parce qu'hier, on a été conformes aux valeurs du Nord en termes de combat, de solidarité, de résilience...

Il a fallu un certain nombre d'éléments favorables pour qu'on ait cette victoire. On est tous d'accord pour dire que cette victoire était méritée. - A.-E.Lemoine: Un point commun entre le Real et le Losc...

Ils ont chacun un Mbappé. Kylian, à Madrid, a joué un bout de match. Ethan, son frère, était blessé mais a tout de même célébré la victoire dans les vestiaires. ...

C'est Ethan qui est désigné pour entonner le chant de la victoire dans les vestiaires. C'est le petit frère qui bat le grand frère. C'est le petit club qui bat le grand club. - J.-P.Leclaire: C'est une belle histoire.

Il n'y a pas de rivalité entre les 2 frères. Au même âge, Kylian était déjà un phénomène et battait tous les records de précocité. Hier, quand on a vu son frère rentrer sur le terrain à la fin du match, il avait un sourire...

C'était Ethan 1-Kylian 0. - O.Létang: Les 2 frères sont très fusionnels.

On avait tous un rêve quand on s'est qualifiés pour les phases finales de la Champions League: un Lille-Real Madrid. Les deux frères se rencontrent et Ethan était très triste samedi quand il s'est blessé. Il a vite retrouvé le sourire. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas passé la même soirée.

La liesse pour les supporters d'Ethan et le seum pour ceux de Kylian. - E.Tran Nguyen: Le Losc est devenu un club français de premier plan.

Il y a 20 ans, on n'en était pas là. Tout a changé en 2 ans, 99-2001. Le Losc a découvert la Ligue des champions.

C'était chez le grand Manchester United. - L'intendant du Losc ne manque pas de travail. Les joueurs ne sont pas habitués aux noeuds de cravate. - On va essayer de bien retenir ce qu'on va voir. - A quelques heures du match, ils se rendent dans la gigantesque boutique du club. - Le match est inégal sur le papier.

Normalement, on prend une claque demain. S'il y a une possibilité de gagner ou de faire match nul... - E.Tran Nguyen: Vous avez fait du chemin, depuis. 2 titres de Ligue 1.

Est-ce que vous n'êtes pas les héritiers de ces Lillois? - O.Létang: Le Losc fête ses 80 ans cette année.

En tant que président, je suis l'héritier de ceux qui étaient là avant. Ma responsabilité, c'est de prendre soin du club. On l'a récupéré il y a 4 ans dans un état catastrophique.

Aujourd'hui, on peut être fiers d'un point de vue économique et sportif. La dynamique sportive est très bonne. Depuis 3 ans, on bat tous les records en termes d'affluence, d'abonnés, de spectateurs et de revenus.

On est sur une dynamique très bonne. Ce qui me fait plaisir, c'est la passion. Cette activité, c'est de la passion.

Hier soir, on a donné une super image du Losc, du football français, avec une équipe qui va de l'avant. - A.-E.Lemoine: Lille fait bien, mais Brest fait mieux.

C'est le seul club français à ce jour avec 100 % de victoires en Ligue des champions. C'est amusant de voir que ce soit ces clubs qui fassent rêver les amateurs de foot plus que le PSG ou Monaco. - J.-P.Leclaire: Ce n'est pas comparable.

Le Losc a été champion de France récemment. Bref, ça a été une surprise. On parlait des budgets.

Brest, c'est 2 fois moins que Lille. Le point commun entre ces 2 victoires, c'est une véritable bouffée d'air frais pour le football français. Ca a été difficile de se remettre dans la Ligue 1.

Il a fallu s'abonner à une nouvelle chaîne. Mbappé n'est plus là...

L'équipe de France de D.Deschamps ne nous a pas enthousiasmés pendant l'Euro. Il y avait une forme de dépression post-JO.

Grâce à des victoires et à la victoire de Monaco lors de la 1re journée contre Barcelone...

Ca fait du bien. Ca donne de l'air frais. On se relance sur des choses plus positives. - A.-E.Lemoine: Ce sont des belles histoires.

Merci à vous deux. La une de "L'Equipe" demain? - J.-P.Leclaire: On ne sait jamais. - P.Lescure: Hier, les meilleurs ont gagné. - O.Létang: Un dernier mot.

Je veux féliciter les Brestois et je veux dire que dans le sport de haut niveau, le match le plus important, c'est celui qui arrive. Si on ne gagne pas samedi contre Toulouse, on sera tous déçus. - A.-E.Lemoine: Sachant que vous avez perdu contre Saint-Etienne. - O.Létang: Merci de nous le rappeler! - A.-E.Lemoine: Taïwan endeuillé par un puissant typhon. - L.Sénéchal: Il a balayé Taïwan.

Des vents de 120 km/h et même de 180 km/h en rafale autour de l'oeil du typhon. Le vent est tellement puissant qu'il pleut à l'horizontale entre les gratte-ciel. 219 blessés et 2 morts.

Des milliers de sinistrés. Vous allez voir un homme qui lutte contre le vent avec son parapluie comme maigre protection. Il y a un côté pathétique.

Heureusement, la population taïwanaise s'était protégée. La grande ville du Sud compte 3 millions d'habitants. Certains toits n'ont pas résisté à la puissance de cataclysme. 10 000 personnes ont été évacuées.

Les Taïwanais décrivent l'enfer. Ils estiment être chanceux de s'en être sortis. - L.Sénéchal: Dans cet hôtel, vous allez voir que le personnel protège les portes battantes pour éviter que le vent ne détruise tout.

Dans ces conditions, un incendie s'est déclaré dans un hôpital de la ville. 8 morts dans les flammes. Il a fallu évacuer les blessés dehors, en pleine tempête, entassés sous un modeste préau.

Le typhon Krathon a provoqué un paysage apocalyptique. alors que la tempête Hélène a fait beaucoup de dégâts. - L.Sénéchal: Avec un bilan qui ne cesse de grimper. 162 morts, surtout en Caroline du Nord, qui a reçu la visite du président J.Biden et de K.Harris.

Paysage de dévastation. "Ce que j'ai vu m'a brisé le coeur", a déclaré J.Biden.

Il est accusé par D.Trump d'avoir trop tardé à envoyer de l'aide. - L.Sénéchal: Le discours de D.Trump commence à infuser chez certains sinistrés et surtout chez les républicains. - L.Sénéchal: Voilà ce qu'on entend chez les partisans de D.Trump, qui utilise l'actualité comme carburant dans sa campagne.

Regardez le genre de messages anti-Harris qu'il diffuse. - L.Sénéchal: Trump est dans la tempête pour son rôle dans l'insurrection du 6 janvier 2021.

Voilà ce qu'il déclarait à ses proches. C'est le signe qu'il n'entendait pas reconnaître sa défaite. Le procureur qui enquête a publié son dossier d'accusation, 165 pages.

Il évoque un plan désespéré de D.Trump pour renverser le cours de l'élection en 2021. Il joue maintenant la victime. - L.Sénéchal: Les 2 candidats restent au coude-à-coude.

Moins de 1 point d'écart entre les deux. Au Nevada, une statue géante de Trump est apparue. C'est censé dresser un portrait fidèle de D.Trump.

Cette statue va voyager dans tous les Etats-Unis. M.Trump laisse filtrer un extrait de ses mémoires qui vont bientôt paraître.

A cause de son mari, l'avortement n'est plus un droit fédéral aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Au Japon, une bombe oubliée de la Seconde Guerre mondiale explose dans un aéroport. - L.Sénéchal: C'était hier, dans le sud du pays.

Une explosion alors qu'un avion venait de rouler aux abords de cette piste d'un aéroport régional. La déflagration est importante. C'est une bombe de 250 kg qui a explosé près de 80 ans après la fin du conflit.

Cette zone au sud du Japon était utilisée pendant la guerre comme base de kamikazes. - L.Sénéchal: Des bombes comme celle-ci, il y en a des centaines, voire des milliers, au Japon, qui organise régulièrement des opérations de déminage.

La dernière, plus au sud, avait permis de déterrer plus de 2000 bombes qui n'avaient jamais explosé. - A.-E.Lemoine: Du sport à La Défense, près de Paris.

Les JO des bureaux ont commencé. - L.Sénéchal: C'est la 1re édition, avec des épreuves un peu spéciales.

Il y a la course de dossiers. Il faut être le plus rapide avec des dossiers sous le bras. Il y a le baby-foot humain, grandeur nature.

Il y a des épreuves un peu bizarres...

Je n'ai pas bien compris. - P.Cohen: On peut poser des RTT pour faire ça?

Je demande. - L.Sénéchal: Les participants ne sont pas des athlètes mais des employés de bureau. - On est là pour faire du sport et se dépenser entre collègues, prendre du plaisir. - Vous faites quoi, dans la vie? - Ressources humaines. - Des chiffres et du fun. - On adore Excel! - La difficulté, c'est d'être stable.

On ne voit pas ses pieds. Il faut bien tenir les dossiers. Il faut être bien sur ses appuis. - Il fallait garder le niveau pour ne pas que l'eau du casque se renverse. - On joue sur un petit périmètre.

C'est dur de faire passer le ballon. - Il faut prendre de l'élan et aller haut. Il faut faire de son mieux. - L.Sénéchal: Je précise que c'est caritatif.

Le public est appelé à donner. 85 000 euros pour la Croix-Rouge. - J.-P.Leclaire: Et c'est la une de "L'Equipe" demain. - A.-E.Lemoine: Le maillot de bain d'A.Hidalgo érigé en relique... - L.Sénéchal: C'est le maillot de bain qu'elle a porté lors de son bain historique de la Seine peu avant les JO.

C'est un morceau d'histoire envoyé par la maire de Paris au Musée olympique en Suisse, à la demande du musée, précise-t-elle. "Témoignage de ce que les Jeux peuvent laisser en héritage", était-il écrit à côté du maillot de bain. - A.-E.Lemoine: Ca vous inspire quoi? - J.-P.Leclaire: Ca ne sera pas la une de "L'Equipe". - A.-E.Lemoine: C'est une réussite, ces JO.

On a eu ce blues post-JO. - J.-P.Leclaire: C'était une réussite totale. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation.

Bon match et vive le Losc!

La rentrée politique de Raphaël Glucksmann - C à vous : l’intégral - 03/10/2024 — Raphaël Glucksmann · Pourquijevote