L'édito de Thomas Bonnet : «Comment la gauche fait la loi dans l'administration»
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Les Arvernes tirent leur nom d'une tribu gauloise qui a résisté à l'invasion romaine. »
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« Ils alertent sur une dérive particulièrement inquiétante une purge de certains fonctionnaires sur la base de leurs idées qui seraient jugé trop à droite. »
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« On en parle par exemple à l'École nationale de la magistrature dont j'ai pas besoin de rappeler ici l'orientation militante mais c'est encore pire parce que l'exclusion ne concerne pas seulement des profils débutants. »
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« Bien voilà toute une part des services de l'État entre les mains d'une minorité agissante, sans parler bien sûr du poids des syndicats qui bloquent chaque réforme. »
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« Quiconque voudra œuvrer en profondeur devra d'abord faire le ménage dans les arcanes de la haute fonction publique. »
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« C'est un processus qui fait coïncider l'élection d'un nouveau président avec euh un renouvellement massif de la haute fonction publique parce que en 2027, il ne s'agira pas seulement de choisir ceux qui feront la loi mais aussi ceux qui seront chargés de l'appliquer. »
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Tom Bonet, la gauche tiendrait-elle les reines des administrations françaises ? C'est ce que dénonce un groupe de haut fonctionnaires, d'enseignants et d'entrepreneurs dans une tribune publiée dans le JDD ? Thomas, il pointe une main mise idéologique qui gagne du terrain. Oui, ce matin, je vous propose une plongée dans l'état profond, la partie immergée de l'iceberg administratif, un groupe anonyme intitulé les Arvernes signe une tribune très intéressante dans le JDD. Les Arvernes, c'est un collectif anonyme de haut fonctionnaires, de chefs d'entreprise et d'enseignants qui s'est lancé en réaction au GRAC que vous connaissez peut-être. C'est un groupe de pression encré au centre gauche et dont Emmanuel Macron a longtemps été un adepte. Grac, c'est une référence à deux
hommes d'état de l'Empire romain et en réponse donc les Arvernes tirent leur nom d'une tribu gauloise qui a résisté à l'invasion romaine. Ils affirment que contrairement à leur pendant de gauche, ils ne sont pas de ceux qui gèrent le pays depuis les 30 dernières années. Alors dans le JDD, ils alertent sur une dérive particulièrement inquiétante une purge de certains fonctionnaires sur la base de leurs idées qui seraient jugé trop à droite. Alors vous avez des exemples concrets ? Oui, ils en donnent notamment euh avec ces stratagèmes qui seraient mises en place des fonctionnaires militants qui poussent certains profils vers la sortie, soit en refusant les habilitations de sécurité avec de faux prétextes, soit carrément en refusant de valider leur stages de titularisation
qui sont parfois indispensables. On en parle par exemple à l'École nationale de la magistrature dont j'ai pas besoin de rappeler ici l'orientation militante mais c'est encore pire parce que l'exclusion ne concerne pas seulement des profils débutants. Certains fonctionnaires en poste depuis des années voire des décennies seraient eux aussi radiés de la fonction publique à cause de leurs idées, à cause de leurs opinions politiques. Selon les auteurs de la tribune, le phénomène est en train de s'accélérer à mesure qu'une nouvelle génération arrive dans les arcanes du pouvoir des nouveaux profils politisés très à gauche qui reprennent à leur compte le sectarisme de la France insoumise. Ajouter à cela mise historique de la gauche dans certaines administrations fruits de décennies de
nomination politique. Bien voilà toute une part des services de l'État entre les mains d'une minorité agissante, sans parler bien sûr du poids des syndicats qui bloquent chaque réforme. En fait, l'administration publique, c'est comme l'audiovisuel public, le pluralisme y semble impossible aujourd'hui. Ouais. En quoi c'est un enjeu majeur de l'élection présidentielle à venir ? Parce que peu importe qui sera élu en mai prochain, il ou elle devra composer avec cette réalité d'une administration fagocitée par la gauche. Il y a ceux que ça pourrait avantager bien sûr et puis il y a les autres la droite. Quiconque voudra œuvrer en profondeur devra d'abord faire le ménage dans les arcanes de la haute fonction publique. Ça serait encore plus vrai pour Marine Le Pen
puisqu'elle pourrait même avoir à affronter des actes de désobéissance civile. En fait, ce que nous dit cette histoire, c'est qu'il y a des gens nonus dans le pays qui pensent être propriétaires de leur administration, des forces invisibles, qui ne prennent pas la parole publiquement, mais qui utilisent leur position, leur pouvoir afin de servir un agenda politique. On a déjà beaucoup documenté ici tous les recasages des personnalités de gauche dans des institutions telles qu' tell que le Conseil constitutionnel, le Conseil d'État, la Cour des comptes. En fait, c'est que la partie visible d'un sujet qui est bien plus profond. Alors, face à ce constat et pour éviter que l'État ne profond ne vole la souveraineté du peuple français, il est peut-être temps d'imaginer un système
comme aux États-Unis avec le fameux spoil système. C'est un processus qui fait coïncider l'élection d'un nouveau président avec euh un renouvellement massif de la haute fonction publique parce que en 2027, il ne s'agira pas seulement de choisir ceux qui feront la loi mais aussi ceux qui seront chargés de l'appliquer. Vous avez raison, c'est un vrai sujet. Même les ministres ont des difficultés à nommer des hommes à eux à la tête des administrations. Du coup, vous avez quelqu'un qui est euh contre vous à la tête de votre administration. Enfin, c'est vous êtes bloqué totalement. Et vous êtes totalement bloqué. Et après, on s'étonne que les que les politiques aient plus de plus de pouvoir, plus le pouvoir de de changer.