Logement : “Quand on est un criminel, on ne doit pas bénéficier d’un logement social”, V. Jeanbrun
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un mot là-dessus concernant le logement social et une idée qui a été émise il y a il y a quelques temps et que vous portez aussi qui serait la fin du logement social à vie. Où est-ce que vous en êtes de de cette idée ? On en débat, on concerte mais évidemment l'enjeu pour que les téléspectateurs comprennent bien c'est de se dire que un peu comme dans le privé euh tous les 3 ans, c'est ce que je propose peut être évidemment plus souple.
Euh il y a un temps de rencontre entre le locateur locataire du parc social, le bailleur social et qu'il puisse y avoir un point d'étape avec pour le locataire la possibilité de de mieux se défendre et il y a parfois malheureusement dans notre pays des logements indignes même dans le parc social euh ce qui doit être absolument corrigé. Et puis de l'autre côté, un bailleur social qui est capable de dire bah je je gère mon patrimoine donc stop ou encore euh avec l'idée que si la famille se paye son loyer et toujours dans les critères du logement social et se comporte bien, il y a pas de raison qu'on renouvelle pas le contrat de location. Se comporte bien, qu'est-ce que ça veut dire ?
Alors, j'y viens. Mais d'un autre côté, si vous avez une famille qui a une variation très importante de ses revenus, bah peut-être que ça vaut le coup justement de pas attendre que ce soit trop tard et qu'on dise à la personne mais en fait vous sortez du parc social, vous n'y avez plus le droit. Mais plutôt dire on voit que vos revenus évoluent, vous étiez dans du très social, on va peut-être vous monter dans du social, puis du social, vous avez le social plus et puis vous avez même l'intermédiaire.
Bref, accompagner le parcours aussi, c'est une chose. Vous avez des questions sur effectivement la composition de la famille, hein, suroccupation, sous occupation et puis il y a une un enjeu aussi de comportement parce que euh aujourd'hui le bailleur social, si vraiment il y a des troubles de jouissance avérer, il doit judiciariser. C'est-à-dire que le bailleur doit aller devant le tribunal, ça prend énormément de temps.
Mais si j'ai bien compris, vous demandez un casier judiciaire vierge. Alors, c'est c'est autre chose. Mais je termine juste sur le le point de la gestion du patrimoine.
Quand vous avez des personnes qui aujourd'hui cassent les pieds à tout le monde, que le bailleur ait la possibilité d'aller voir le locataire et la famille en disant "Vous savez si ça continue comme ça, le risque c'est que vous ne soyez pas renouvelé. Donc faites attention, corrigez votre comportement." Et moi je pense que c'est important de donner ce pouvoir là aux bailleurs sociaux qui n'ont pas vocation à mettre dehors les gens par le plaisir.
He silleurs sociaux, ils ont une logique d'accompagnement mais il faut leur redonner la maîtrise. Ça ça me paraît très important. D'accord.
Donc une étude du casier judiciaire et par ailleurs, alors c'est pas mon propos mais par ailleurs de manière générale et indépendamment de ce qu'on vient de se dire sur le contrat à vie ou pas, moi je pense que le logement social c'est un logement d'intérêt général qu'on cotise collectivement pour offrir à ceux qui ne pourraient pas se loger sur le marché privé un logement. Il y a une contrepartie, c'est d'être exemplaire. Et donc quelqu'un qui est condamné pour narcotrafic, là c'est déjà le cas grâce à la narcotraficulé du logement social.
Et je voudrais étendre cette réflexion à tous les faits graves, à tous les crimes et dél graves qui font que on ne bénéficie pas du logement social quand on est un criminel ou un délinquant. Voilà, parce que à côté de ça, vous avez des mamans qui dorment dans une voiture élevant parfois un enfant et qui elles attendent ce logement social et qui seraiit elles exemplaire. Et donc, il y a juste une logique de priorisation.
Quand on est un criminel, on ne bénéficie pas de la solidarité nationale dans le logement social. Yeah.
Vincent Jeanbrun