VIOLENCES ET DÉLINQUANCE : À L'ASSEMBLÉE, LES POLITIQUES EXIGENT LEUR IMPUNITÉ
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La ministre mise en cause a essayé de renverser les postures de victimes et de coupables, montrant encore une fois le mépris macroniste pour le parlement. »
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« Rachida Dati aurait pris à partie une administratrice de l'Assemblée nationale. »
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« La ministre s'est défendu de la façon la plus suspecte possible. Elle en a même oublié son micro. »
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« Le Sénat a ouvert une première enquête sur le scandale des eaux en bouteille. »
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« Le tribunal a condamné Marine Le Pen à l'inéligibilité pour 5 ans alors qu'elle a participé à un détournement de plus de 4 millions d'euros. »
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« François Fillon, lui, n'a été condamné que pour un détournement d'environ 800000 € et il a été déclaré inéligible pour 10 ans. »
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« La Cour d'appel de Paris a annoncé pouvoir juger l'appel de Marine Le Pen à l'été 2026. »
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[Musique] Bonjour et bienvenue dans Disolution. La situation internationale peut-être très inquiétante, surtout quand elle concerne les États-Unis. On ira voir comment la résistance parlementaire s'y organise.
De notre côté, notre droite extrémisée s'inspire des méthodes outreatlantiques et veut s'attaquer à l'institution judiciaire augurant des jours inquiétants si elle parvient à ses fins. Dans le même temps, une ministre aurait agressé verbalement une fonctionnaire de l'Assemblée nationale et lui renvoie la faute en se présentant en victime, montrant sa conception cavalière du parlementarisme. Tout ça, on en parle dans ce nouvel épisode de dissolution.
Je dis sous donc ce soir l'Assemblée nationale. Dire que le macronisme méprise le parlement, c'est ni nouveau ni original. Mais la semaine dernière, une nouvelle facette de cette attitude a été révélée au public.
La ministre mise en cause a essayé de renverser les postures de victimes et de coupables, montrant encore une fois le mépris macroniste pour le parlement. Rashidati défendait une proposition de loi pour créer une holding de l'audiovisuel public. Comme l'ont expliqué il y a un temps Usul et Loui dans un épisode de Rhinocéros, cette loi était surtout un déguisement pour finir de mettre sous la coupe néolibérale l'audiovisuel public, voire de faire en sorte qu'il ne soit plus du tout public.
La mobilisation des syndicats de l'audiovisuel a été si forte que les ministres ont fini par abandonner le projet, a-ton appris cette semaine. Comme quoi, la lutte paye. Mais avant ça, le 2 avril en commission des affaires culturelles, un incident assez grave a eu lieu.
Hier soir, lors de notre commission se sont déroulés des faits graves. Dans cette commission, je n'accepterai jamais que nous puissions manquer de respect à nos administrateurs. L'affrontement politique entre nous est une chose, mais il ne doit ex jamais exister ni dans cette commission ni à l'Assemblée d'affrontement avec les administrateurs.
Ainsi, Rachida Dati aurait pris à partie une administratrice de l'Assemblée nationale. Ces administrateurs aident les députés dans leur tâches et sont parfois chargés de prendre certaines décisions en appliquant le règlement de l'Assemblée. Ici, Rachida Adati n'était pas d'accord sur une décision de recevabilité d'un de ses amendements.
Je souhaite que la ministre reconnaisse son comportement et s'excuse auprès de notre commission. Je tiens à dire ici que les débats doivent être et doivent se dérouler de façon calme et apaisée. Elle n'est pas obligée de le faire euh oralement.
Alors, loin de s'excuser oralement ou par écrit même hein, la ministre s'est défendu de la façon la plus suspecte possible. Elle en a même oublié son micro. Je vous remercie chers collègues.
Nous pouvons débuter madame la ministre bien sûr à dire qu'hier ce qui s'est passé hier il n'y a pas eu contrairement à ce qui a été propagé. Je ne souhaite pas que cette commission et ces débats et ce texte qui était en cours d'adoption, c'est peut-être ce qui est un petit peu gêné, soit instrumentalisé, soit instrumentalisé euh dans pour d'autres raisons, pour des raisons d'obstruction ou de manière pour des raisons politiciennes. Donc, il semblerait qu'elle agresse une fonctionnaire de l'Assemblée, mais quand on lui fait remarquer, c'est de l'instrumentalisation politicienne.
Ça ne respire pas la remise en cause tout ça quand même hein. Et c'est allé de mal en pis. Elle a commencé par raconter ce qui se serait passé selon elle.
Nous devions revenir à 21h. Nous étions ensemble pour certains députés à la Buvette et nous avons appris par un mail que la séance était euh annulée pour le soir. Ensuite, j'ai vu des communiqués puis un titre, vous allez comprendre toujours ce petit côté sulfureux pour pour certains, c'est toujours ou un problème de légitimité ou un problème d'essentialisation, si vous voyez ce que je veux dire, en disant qu'il y avait eu une agression, qu'il y a eu des menaces, qu'il y a eu des insultes.
Mais rassurez-vous, ce n'est pas pour reconnaître tout ça, mais bien pour nier en bloc et en direct la parole de la victime pourtant corroborer. Elles n'ont jamais existé, jamais. Hier soir lorsque nous avons eu des amendements et effectivement quand euh euh l'administratrice a discuté avec la présidente en disant "Nous obligés de suspendre puisqu'il y a un amendement gouvernemental qui ne correspond pas évidemment euh aux usages." Je me suis interrogée et j'ai interrogé l'administratrice pour dire pourquoi cet amendement n'était pas accordé dans la mesure où nous répondions à des amendements que nous considérions comme étant des amendements d'obstruction que certains ont ont reconnu comme tel.
Alors non seulement c'est pas sa faute mais en plus si elle a dû déposer un amendement gouvernemental qui ne correspond pas aux usages, c'est à cause des autres qui font de l'obstruction. Et pour finir, elle minimise un peu tout ça. Il y a eu une réponse un peu vive, on s'en est expliqué et l'incident était clos.
Entre-temps, en audition filmée, en séance, nous avons été interpellés, les rapporturs et moi-même, nous avons été traités de laquet de Boloré d'une part et ensuite suite à cela, il y a eu évidemment personne n'a demandé ni d'excuses ni autres au députés qui nous avaient traité de laquette Boloré. Premier point. Ensuite, quand j'ai interpellé madame la présidente en disant "Je comprends pas pourquoi on a pu me répondre sur ce ton.
Vous-même, madame et tous ceux qui étaient sur ce côté-là et d'autres qui étaient ici, vous entendiez en disant "C'est un ton qui est employé par euh l'administratrice. On a fermé le banc. Terminé." Assez classiquement, elle renverse la responsabilité et se fait passer pour une victime dans cette affaire avant de s'en prendre à un député de gauche pour avoir fait son travail.
Il y a eu monsieur Saintou qui s'est présenté devant moi pour dire "Mais pour qui vous vous prenez, vous agressez soi-disant des fonctionnaires, on était non, il y avait des parlementaires et des collaborateurs." Les députés ont montré leur mécontentement à cette réécriture de l'histoire, ce qui a passablement énervé la ministre. Non, mais si si vous pouvez me laisser parler, c'est bon.
Et monsieur Saintoule, monsieur Saintoule m'a traité d'arriviste. J'ai dit on peut aller plus loin. Arriviste pour une femme, on sait ce que ça veut dire.
On sait aussi ce que ça veut dire que d'utiliser avec autant de mauvaise foi les problématiques féministes pour ne pas avoir à rendre compte de sa gestion. Or, rappelons-le, si l'administratrice de l'Assemblée a eu un comportement déplacé, ce qui est possible, c'est à sa hiérarchie de la sanctionner, pas à la ministre. En dressant le parallèle entre leurs deux situations, Rachida Dati oublie que elle est ministre et que les ministres, ils sont responsables devant les députés.
C'est donc tout à fait normal que les députés lui demandent des comptes, surtout quand il s'agit de ces relations toxiques avec leurs fonctionnaires parlementaire à eux. Faisons un point sur l'exécutif macroniste. Alexis Coler, ancien secrétaire général de l'Élysée, le bras droit d'Emmanuel Macron, persiste dans son refus de se rendre aux convocations de commission d'enquête parlementaire.
En effet, le Sénat a ouvert une première enquête sur le scandale des eaux en bouteille. Ce refus de se rendre à la convocation est un aveu que l'Élysée savait. voir peut-être que l'Élysée a participé à la dissimulation de ces violations de la loi.
Je le dis donc solennellement, il n'y a pas de dispense pour Alexis Colleur. L'Élysée n'est pas une cité interdite. Et donc monsieur le président à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, nous allons faire toute la transparence sur ce que nous avons, ce que nous savons de la présence de l'Élysée dans cette affaire.
Nous avons donc décidé de faire un acte inédit. Nous avons reçu un total de 74 pages de documents, ce qui démontre d'ailleurs la densité des échanges entre Nesley et l'Élysée. De la même façon, Alexis Coler le même a refusé de se rendre aux convocations de la commission des finances de l'Assemblée qui enquête sur les difficultés budgétaires.
En particulier, les députés voulaient savoir pourquoi le budget de l'an dernier n'a pas été adapté par le gouvernement au vu des éléments budgétaires catastrophique. Pour se défendre et refuser de se rendre au convocation, Alexis Colère a invoqué la séparation des pouvoirs. L'argument est fallacieux.
Comme les députés l'ont fait remarquer souvent, d'autres avant lui se sont rendus aux convocations des commissions. Tout ceci tend à faire penser que derrière Alexis Coler se cache en réalité la personne d'Emmanuel Macron. lui-même.
Les macronistes, habitués durant leur premier quinquenaat à avoir un parlement docile et soumis, sont décomptenancés quand les chambres parlementaires leur échappent. Les ministres s'énervent et se défoulent sur les fonctionnaires de l'Assemblée. Les fidèles du président fuient leur responsabilité.
Bref, les macronistes ont du mal à digérer le fait d'avoir perdu le pouvoir et ça se voit. Or, la séparation des pouvoirs suppose que les pouvoirs puissent se contrôler les uns les autres et surtout que le plus légitime d'entre eux, l'Assemblée nationale, puisse efficacement enquêter sur ce que le gouvernement fait en notre nom à tous. Cette séquence montre encore une fois que la classe politique et la société en général ont beaucoup d'efforts à faire avant de se débarrasser de ces comportements problématiques.
Et en parlant de problématique, rubrique suivante : dernière avec Camille, nous avions décortiqué les enjes démocratiques, politiques et moraux de la condamnation de Marine Le Pen. Mais de nouvelles questions ont été propulsées au devant de la scène et c'est ce qu'on va analyser cette semaine. L'extrême droite n'a pas arrêté de hurler et de s'agiter dans tous les sens pour dénoncer ce soit-disant scandale.
Voilà. Voilà les magistrats qui refusent à Marine Le Pen le droit effectif à l'appel à la présomption d'innocence qu'elle confère. Voilà des magistrats qui refusent à Marine Le Pen d'être candidate en appliquant l'esprit d'une loi postérieure au fait reprocher.
Voilà des magistrats qui criminalisent le droit à la défense aggravant une peine car Marine Le Pen avait le seul tort de faire valoir son innocence. Voilà des magistrats qui laissent envoyer hier à toute la presse parisienne et à nos adversaires le jugement que nos avocats n'ont eu que ce matin. Voilà des magistrats qui dansent ce jugement avoue que la candidature l'élection de Marine Le Pen serait un trouble à l'ordre public.
Voilà finalement des magistrats qui appliquent la promesse du syndicat de la magistrature, celle de faire barrage par tous les moyens, les pires moyens à Marine Le Pen. Pour renforcer ces hurlements, ils ont annoncé un grand rassemblement pour marquer le coup, avançant que des millions de Français étaient choqués. Moi, je vous appelle à d'abord à vous indigner.
Je crois que des millions de Français sont indignés et notre rôle est aussi de permettre aux Français qui sont en colère de s'exprimer pacifiquement, démocratiquement contre ce qui leur apparaît comme une décision non pas de justice mais d'injustice. Bon, l'extrême droite, ils connaissent pas bien les manifes. Ce qu'il connaissent bien c'est les petits trucs d'ultra.
Une source proche du dossier déclare aux Parisiens que ces 300 supporters étaient considérés comme à risque et ont été escortés avant le match par les forces de l'ordre. Cette source confirme également qu'ils ont chanté des chants patriotiques, effectués des salut nazis et qu'il portaient sur eux des bars en fer, des bâtons et des matraques. Et sans surprise, ça a été un flop magistral.
Le RN a eu du mal à rassembler 8000 personnes. On est très loin des millions. À côté de ça, même les macronistes, pourtant pas hyper rodé en terme de manif, ont fait mieux et ils ont eu l'air de tenir un discours très offensif.
Comment être crédible face à un mineur délinquent si les politiques n'ont pas à respecter les règles ? Ça ne peut pas tenir si l'exemplarité n'est pas partout. Alors je le dis, tu voles, tu payes, surtout quand on est un responsable politique.
Cette position martiale cache mal les facilités dont a bénéficié Marine Le Pen sous le regard bienveillant des macronistes. La défense de Marine Le Pen dans les médias, on l'a vu, est assez classique. Les juges sont méchants.
Alors, est-ce vraiment le cas ? Regardons d'abord le fond de la condamnation. On notera que le tribunal a condamné Marine Le Pen à l'inéligibilité pour 5 ans alors qu'elle a participé à un détournement de plus de 4 millions d'euros.
Comparon. De son côté, François Fillon, lui, n'a été condamné que pour un détournement d'environ 800000 € et il a été déclaré inéligible pour 10 ans. Sur le fond de la peine, le tribunal n'a pas été aussi dur qu'il a pu l'être avec d'autres justiciables.
Ce n'est donc pas vrai que Marine Le Pen a pris très cher. Ce qui a beaucoup fait parler en revanche, c'est l'exécution immédiate, dite provisoire de la peine d'inéligibilité. Comme l'a rappelé le député modem Erwan Balanan, l'exécution provisoire, elle est surtout là pour éviter la récidive.
Avant l'exécution provisoire, qu'est-ce qui se passait ? Souvent, vous aviez euh des personnes qui faisaient appel tout en sachant qu'ils allaient avoir leur premier jugement confirmé, mais simplement pour gagner du temps et pour gagner parfois 1 an, 2 ans et donc se représenter et donc parfois être réélu. Et ça ça pose un problème.
Ça pose un vrai problème. Et donc c'est pour ça que moi je ne suis pas contre l'exécution provisoire à titre personnel et je et je pense que c'est quelque chose qui peut protéger euh voilà notre société. Alors comment fait-on pour évaluer ce risque de réitération ?
On applique la même règle que pour tous les autres condamnés. On regarde si le coupable reconnaît sa faute. De ça Marine Le Pen s'en est beaucoup servie.
Elle a estimé que parce qu'elle clamait son innocence, elle était punie davantage. Il y a une criminalisation dans le jugement en fait des euh des des droits de la défense. C'estàd que si vous vous défendez et bien je vais vous condamner deux fois plus durement.
Mais il me semble que les droits de la défense, le principe même, c'est de pouvoir se défendre. Et bien non, vous n'avez pas le droit de vous défendre. Voilà.
Et le simple fait de se défendre et bien justifie la condamnation à mort. Dit comme ça, ça peut sembler convaincant. Elle a le droit de clamer son innocence.
Cependant, la question n'est pas là. Elle n'est plus complètement innocente. Elle a été jugée coupable et le tribunal est obligé d'estimer qu'elle est bien coupable dans la décision où il la juge coupable.
Et le problème, il est là. Si le coupable refuse d'admettre ce qu'il a fait, que c'était interdit, quelle garantie avons-nous en tant que société qu'il ne va pas recommencer ? Le cœur de la question, il est là.
Marine Le Pen est dans le déniales causes de récidives que l'exécution provisoire est censée empêcher. Ce qu'on sait en matière de lutte contre la récidive, c'est que la première étape, c'est que le prévenu, l'auteur commence par reconnaître son acte et en mesurer la portée et comprendre pourquoi il était en infraction. et s'il ne le fait pas, les risques de récidif sont plus grands.
Donc quand je regarde la défense du RN, je me dis on a là exactement des gens qui sont mais vraiment conditionnés, qui sont prêts à la récidif qu'qu'ils n'ont aucune conscience de ce qu'ils ont fait. Pas un mot d'excuse quand même à l'égard des des Européens à qui ils ont volé de l'argent. Il y a un déniis.
Euh et en soit quand on apprécie le caractère de récidive, c'est pas parce que vous êtes au même endroit que vous allez faire la même chose. Non, c'est votre compréhension de la faute à quelque part d'excuse pour ne pas recommencer et puis euh je pense que ça rejoint le terme juridique approprié de la récidive. C'est donc assez logique que Marine Le Pen soit condamnée à de l'exécution provisoire.
Si détourner ses millions c'est pas un problème pour elle alors qu'elle n'était que députée européenne, imaginez ce qu'elle pourra faire à la présidence de la République. Enfin, contrairement à ce qu'elle avance, son droit d'appel n'est pas remis en cause. Elle sera bien rejugée.
Mais en plus, le calendrier judiciaire a été plié en quatre pour elle. En effet, la Cour d'appel de Paris a annoncé pouvoir juger l'appel de Marine Le Pen à l'été 2026, laissant un temps suffisant au RN pour trouver un autre candidat. si cette dernière venait à être condamnée.
Or, comme l'a rappelé la sénatrice PS Laurence Rossignol, cette accélération inédite du délai d'appel, normalement beaucoup plus long, est une entorse au principe d'égalité. La sénatrice que je suis qui accompagne de nombreuses femmes victimes de viol, de divorce dans lesquels elles ont été spoliées, dans lesquelles leurs enfants sont toujours confiés au père et qui attendent des décisions de cours d'appel. et toutes les avocates avec lesquels je travaille adoreraient que leurs propres affaires soient l'objet d'une accélération des délaises devant la cour d'appel.
Cependant, si ça permet de leur couper la chic et de passer à autre chose, on va pas se plaindre. C'est ce qu'a souhaité Marine Le Pen et c'est assez risqué et péril. Voilà, c'est assez risqué péril.
Et si ça peut nous épargner d'avoir euh pendant euh 2 ans une campagne constante du Rassemblement national avec les mêmes mensonge qui nous sortent aujourd'hui et d'avoir une décision d'appel, pourquoi pourquoi pas puisqu'il y a quelque chose d'exceptionnel dans cette condamnation. Ainsi, la peine de Marine Le Penproportionnée. Ces dénégations constantes font craindre le pire pour la suite et le calendrier judiciaire a été adapté pour elle alors que des milliers de justiciables attendent pendant ce temps.
Mais pour un petit bonhomme est désagréable, ce n'est pas suffisant. L'exécution provisoire installe une peine de mort politique. Monsieur le Premier ministre d'autres groupe portera donc dans sa niche de joint une proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire pour les peines d'inéligibilité.
Oui, vous avez bien entendu parce que la condamnation de Marine Le Pen ne leur plaît pas. Ils veulent changer la loi pénale juste pour elle au nom des principes démocratiques. Pour un élu local par exemple, vous êtes maire, l'égibilité est appliquée avec exécution provisoire, vous perdez votre mandat de maire.
Quand bien même seriez-vous relaxé à la cour, c'est ce que j'appelle le dommage irréversible et ça porte aussi atteinte à la présomption d'innocence. Donc je pense que c'est une erreur d'avoir permis qu'on prononce l'exécution provisoire sur l'ingibilité. C'est un danger immense à court comme à long terme mais c'est pas toujours évident.
Alors c'est quoi le problème ? Les députés c'est fait pour voter les lois non ? Et surtout quand ils trouvent que les lois ne sont pas bonnes.
C'est ce que la droite laisse entendre en parlant d'évaluation de la loi. Il faut le faire sereinement, tranquillement, mais il faut le faire. évaluer la loi, les conséquences de cette loi et voir euh euh si elle doit être revue et adaptée.
En réalité, sous couvert du discours bien raisonnable de l'évaluation de la loi pour bien vérifier si elle est adaptée, se cache la préservation d'intérêt partisan et politique très sensible. Cette attaque contre les lois qui veulent garantir la probité politique n'est pas nouvelle et la droite utilise très souvent une position victimaire pour s'en défendre. À chaque fois que quelqu'un à droite est condamné ou empêché par des accusations ou des condamnations pour atteinte à la probité, la droite présente ça comme une attaque politiquement motivée des juges gauchistes et donc aussi de la gauche pour empêcher la droite d'arriver au pouvoir.
C'est pas la première fois. N'oublions jamais Nicolas Sarkozy qui lorsqu'il a été pour la première dans ses premiers démêlés judiciaires avait exactement fait la même chose, mettre en cause les juges qui l'avaient condamné et nous avons le même discours de Marine Le Pen aujourd'hui que celui celui qu'on a eu chez Nicolas Sarkozy et qui continue d'ailleurs quand ces gens se retrouvent devant la justice ils considèrent que leur fonction ou leur ambition de fonction devrait leur accorder l'impunité et ils mettent en cause les juges nominalement. Et oui, c'est ça leur analyse de l'affaire Fillon.
La France est-elle encore une démocratie ? Beaucoup de nos compatriotes se posent aujourd'hui avec gravité cette question face au coup de boutoi répété porté à nos principes fondamentaux. Le candidat de l'opposition largement favori de l'élection présidentielle de 2017, François Fillon éliminé.
Donc Fillon n'a pas été empêché parce qu'il a détourné de l'argent public au profit de sa femme mais parce que les juges sont méchants contre la droite. Or comme le rappelle la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, ça c'est un truc spécial à la droite. En fait tout le monde à droite comme à gauche a eu par le passé des condamnations et des affaires.
Mais je tiens obser quand même une chose c'est que ce soit Fillon Sarkozy Le Pen aujourd'hui à chaque fois que les affaires touchent la droite il jouent les victimes. Ils pensent que c'est politique. Nous quand ça nous est arrivé, je veux dire qu'on a fait profil bas, on n jamais contesté la décision de justice et on a évité d'en faire un problème politique collectif alors que quand même à droite et à l'extrême droite, il y a une petite tendance à instrumentaliser à des fins politiques une décision de justice.
On se souvient des affaires Stroscan ou Causac qui ont beaucoup secoué le paysage politique à gauche. Quel a été le réflexe de la gauche après cette dernière affaire ? bien de voter la loi sapin 2, une loi pour la probiter en politique.
Au lieu de dénoncer une cabale judiciaire là pour mettre en difficulté la gauche, elle a assumé et proposé des réformes pour la transparence et l'honnêteté politique. Et alors à côté de ça, comment réagissent les macronistes ? Oui, juste pour compléter, aujourd'hui, on parle d'un texte qu'on a pas vu, un texte qui est pas déposé, on connaît pas les tenants et les aboutissants.
Je pense qu'il sera important d'attendre déjà euh le dépôt de ce texte. Et puis comme disait très bien ran ne pas refaire je dire cette inégligibilité elle fait suite au procès Causac. On voit bien que comme il disait très bien Ran légiférer dans la précipitation c'est pas la bonne solution.
Euh voilà pour le moment en tout cas attendons le texte et puis je pense qu'il est urgent d'attendre. On va attendre mais en tous les cas de toute façon je ça m'étonnerait qu'on soutienne. Voilà.
Ils réagissent donc assez mollement comme des centristes en somme. Ils attendent de voir par où tourne le vent. Mais la difficulté pour eux, c'est qu'ils sont alliés avec cette droite antijuge et leurs positions ne sont pas toujours concordantes comme l'exemple de la parité le montre.
Encore une fois, sur ce sujet-là, est-ce que on peut y voir des divisions au sein du socle commun ce vote là sur la parité ? Bah non, vous avez vu le résultat du vote, il y a pas de division. Il y a quelques quelques personnes, un ou deux ici et là qui ont qui ont pas voté pour ce Ah oui, c'est vrai que le centre commun, c'est les LR.
Ah oui oui, j'ai ou là c'est c'est je vois que je viens de faire une bour une bourde. Non pas une bourde mais une boulette mais qui veut dire quelque chose. Effectivement effectivement.
Oui oui effectivement effectivement le centre n'est pas très à l'aise avec les conséquences de cette alliance à droite. D'autant plus que les défenseurs de la proposition de loi antie-exécution provisoire comme Éric Sioti et Laurent Voquier sont eux-mêmes sous le coût d'enquête pour des atteintes à la probité. De là à penser que leurs motivations sont personnelles, il n'y a qu'un pas.
Avoir des élus malhonnêtes, c'est une chose. Comme partout avec les humains, dans toutes les sociétés, certains piquent, détournent, oublient, ment. C'est très difficile de l'empêcher.
Mais on peut déjà commencer par dire que ce n'est pas bien de piquer dans la caisse. Et dans les sociétés démocratiques, ça passe nécessairement par la loi pénale. Sans ces gardes de fou éthique, la confiance populaire dans nos institutions chute dangereusement et c'est normal.
Que pensz d'une classe politique occupée à défendre ses intérêts délinquants en même temps qu'elle impose un démantellement des services publics. Mais si on regarde ce qui se passe aux États-Unis, on voit que c'est un peu le plan. À force de mentir dans tous les sens.
La notion même de vérité finit par disparaître. Les choses sont vraies parce qu'on veut qu'elles soient vraies. Et c'est ainsi que les gros mensonge sur le soi-disant ensauvagement de la société et sur les dangers de l'immigration deviennent accepté par les Français.
Avec cette stratégie, l'extrême droite fait d'une pierre trois coups comme aux États-Unis. D'abord, elle arrange ses affaires pénales et évite d'être punie. Ensuite, elle jette le discrédit sur les juges et l'institution judiciaire pour s'assurer qu'ils n'auront pas l'idée d'appliquer la loi quand elle leur est défavorable.
Enfin, ils aggravent la fracture sociale leur permettant d'avancer encore plus leurs idées naus et abonde. Et en parlant des États-Unis, rubrique suivante. Alors que la classe politique française s'émouvait comme on l'a vu sur le sort judiciaire de Marine Le Pen, la politique états-unienne a montré à quel point elle était foncièrement bizarre.
Lundi 1er avril, Donald Trump avait annoncé le jour de la libération en imposant des droits de douane très élevé au monde entier. [Musique] des droits de douane qu'il a appliqué même aux îles McDonald qui ne sont pourtant peuplé que par des pingouins. Entre temps, par tweet, Donald Trump a fait demi-tour en annonçant une pause de 90 jours sur ses droits de douane.
Mais au Sénat américain, le 1er avril, quelque chose d'un peu particulier avait déjà commencé. Un sénateur démocrate du New Jersey, Cory Booker, s'est lancé dans un marathon verbal de 25 heures ininterrompus. On peut se demander à quoi donc peut bien servir de parler sans arrêt pendant 25 heures. surtout qu'il a parlé de sujets très divers.
It's stunning to farmers from New Jersey to Texas coming to my office about this president freezing contracts that we approved in a bipartisan manner. Il faut savoir que les États-Unis, bien que qualifiés de régime présidentiel, ont une branche législative, le Congrès, beaucoup plus autonome et puissante que notre parlement à nous. Les deux chambres aux États-Unis s'administrent librement.
Ainsi, au Sénat américain, il faut voter pour voter. En effet, les débats au Sénat sont par principe illimité dans le temps. Il ne cesse que si un vote dit de clôture est adopté réunissant 60 % des sénateurs et ainsi la minorité peut bloquer à peu près tout ce qui se passe au Sénat.
Une des formes particulières de ce blocage consiste donc à ne jamais lâcher la parole pour empêcher de voter sur le fait de voter. À la fin de son discours de 25h donc, le sénateur a fait une référence émue à l'un des leaders du mouvement des droits civiques américains, John Lewis, avant de rendre la parole. necessary trouble to redeem the soul of our nation.
I want you to redeem the dream. Let's be bold in America. Not to mean and degrade Americans.
Not to viide us against each other. Let's be bolder in America with a vision that inspires. Let's get back to the ideals that others are threatening.
Let's get back to our founding documents that those imperfect geniuses had some very special words at the end of the Declaration of Independence was one of the greatest in all of humanity declarations of interdependence. When our founder said, "We must mutually pledge, pledge to each other, our lives, our fortunes, and our sacred honor. We need that now from all Americans.
This is a moral moment. It's not left or right, it's right or wrong. [Applaudissements] C'est donc en terminant sur un leader du mouvement des droits civiques américains que Cory Booker a battu le record précédent détenu par un sénateur du sud, Strom Thurmond.
En 1957, ce dernier avait parlé pendant 24 heures pour bloquer la loi sur les droits civiques qui voulaient mettre un terme à la ségrégation raciale. On voit ainsi que l'obstruction parlementaire, ça existe partout. La question qui reste pendante à chaque fois, c'est de chercher la raison derrière tout ça.
Cory Booker cherche à défendre les droits des petits Américains et des minorités dévoré par les politiques nationalistes et capitalistes de Donald Trump. En France, on l'a vu, les alliés de Marine Le Pen préfèrent lui assurer l'impunité. Voilà pour cette fois.
Vous retrouverai très vite un nouvel épisode de dissolution pour décrypter l'actualité politique et parlementaire. N'oubliez pas de liker, de commenter, de partager et si vous le pouvez de faire un don ou de vous abonner sur blast-info.fr.
Dernier point, à l'heure où nous diffusons cette vidéo, il reste 87 jours à attendre avant qu'une nouvelle dissolution soit possible. D'ici là, on vous laisse avec cette citation inspirante. La probité et la justice font la sûreté de la société.
La bonté et la bienfaisance en font l'utilité. La douceur et la politesse en font l'agrément. les signes.
Voilà qu'un carton de procureur et de juges prétend sortir du droit pour exercer l'avant d'état du système contre son seul opposant, le Rassemblement national et contre sa principale incarnation Marine Le Pen. Il y a des tyranis qui enferment leurs opposants. Il y a désormais des justes Iran qui exécutent l'état de droit en place publique. [Musique]