JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de 100% FRONTIÈRES sur CNEWS !
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
On va donc parler du voile avec vous, monsieur le député, puisque vous avez déclaré sur une chaîne concurrente que le voile pourrait être interdit dans l'espace public si le RN arrive au pouvoir, alors que les choses soient bien claires.
- 0:10FerméeRéponse directe
Ça se ferait donc par voie référendaire, c'est bien ça
- 0:32FerméeRéponse directe
Ah voilà, donc c'est ça que j'ai envie de vous entendre dire, c'est que les choses soient claires, le voile est interdit.
- 1:01RelanceRéponse directe
Très bien, donc le ministre de l'Intérieur, quand il était place Beauvau, Bruno Rotaillot avait dit « abat le voile » et il a dit cette semaine que c'était totalement inapplicable ce que vous voulez faire, interdire le voile dans l'espace public, et que c'était même populiste.
- 2:48RelanceRéponse directe
Mais comment les policiers vont faire la différence entre les différents voiles ?
- 3:18RelanceRéponse directe
Mais là vous demandez aux policiers de reconnaître le bon voile, du mauvais voile pour les femmes musulmanes.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13Invité politiquePromesse
« Absolument, ce serait un référendum sur la loi que Marine Le Pen avait déposée pour lutter contre le péril islamiste et l'idéologie islamiste. »
- 0:52PrésentateurChiffre
« 53% des Français sont pour une amende pour sanctionner le port du voile dans l'espace public, dans la rue, les parcs publics, et ils sont 60% à vouloir interdire le port du voile islamique dans l'espace public. »
- 3:34Invité politiqueFait
« Mais en fait, ce débat est complètement surréaliste, j'ai l'impression que les gens, enfin les gens, nos adversaires politiques ne connaissent pas ce qu'est l'idéologie islamiste. »
- 8:04Invité politiqueFait
« Deuxièmement, oui, effectivement, vous avez raison, pour le moment, personne, aucune démocratie de la fée, et malheureusement, aucune démocratie n'est en train de résister à l'islamisme. »
- 8:27Invité politiqueFait
« L'islamophobie était un terme qui n'était pas entendable, car l'islamophobie n'est pas la lutte contre la discrimination ou le racisme envers des personnes musulmanes ou d'origine arabe, turque ou assimilée, mais la critique de l'islam comme religion. »
- 11:10Invité politiquePromesse
« Oui, toutes les dispositions que vous indiquez d'ailleurs sont plus faciles entre guillemets à prendre que l'interdiction du hijab dans l'espace public. »
- 12:42Invité politiqueFait
« Nous, nous savons au Rassemblement National que les Français de confession musulmane veulent respecter la loi même si évidemment cette loi peut être difficile pour un certain nombre de croyants sincères. »
- 17:32Invité politiquePromesse
« Ah oui, Marine Le Pen, c'est Marine Le Pen qui fera les annonces qu'elle veut faire selon sa campagne, mais en tout cas le programme du Rassemblement National depuis très longtemps était sur la privatisation, le travail de Charles Aloncle. »
- 17:46Invité politiquePromesse
« On gardait Arte une chaîne à l'international, pas deux, une, et une voix dans nos Outre-mer. »
- 18:43Invité politiqueFait
« Mathieu Pigasse qui veut un rôle politique, qui veut participer à la primaire de la gauche. Aucun, aucun membre de la gauche n'a condamné le fait que Mathieu Pigasse partage, pardon, et finance des insultes misogynes très lourdes à caractère sexuel contre Marine Le Pen. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy59 %
- Présentateur16 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
- ?4 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
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On va donc parler du voile avec vous, monsieur le député, puisque vous avez déclaré sur une chaîne concurrente que le voile pourrait être interdit dans l'espace public si le RN arrive au pouvoir, alors que les choses soient bien claires. Ça se ferait donc par voie référendaire, c'est bien ça
?
Absolument, ce serait un référendum sur la loi que Marine Le Pen avait déposée pour lutter contre le péril islamiste et l'idéologie islamiste. Et dans cette loi,
il
y
a
un article sur le voilement qui serait interdit selon des modalités qui pourraient être précisées évidemment, mais ce serait une amende.
Ah voilà, donc c'est ça que j'ai envie de vous entendre dire, c'est que les choses soient claires, le voile est interdit. Si les Français, et d'ailleurs nous avons des sondages, 53% des Français sont pour une amende pour sanctionner le port du voile dans l'espace public, dans la rue, les parcs publics, et ils sont 60% à vouloir interdire le port du voile islamique dans l'espace public. Absolument,
et
plus de
80% à droite quand même, ce qui en dit long sur certains dirigeants de familles politiques qui n'ont pas l'air de comprendre leurs propres électeurs.
Oui,
alors
là, très bien, c'est la question que je vais vous poser. Très bien, donc le ministre de l'Intérieur, quand il était place Beauvau, Bruno Rotaillot avait dit « abat le voile » et il a dit cette semaine que c'était totalement inapplicable ce que vous voulez faire, interdire le voile dans l'espace public, et que c'était même populiste. Vous êtes un
populiste ? Bon, il se trouve que je suis un populiste, moi je vais obéir au peuple et je considère que les élites doivent obéir au peuple, ce qui est peut-être ma différence avec Bruno Rotaillot, j'ai envie de dire version macroniste, puisque à l'époque j'étais un coleur d'affiches, mais j'ai connu Bruno Rotaillot souverainiste en Vendée, j'ai connu Bruno Rotaillot défendant la civilisation française avec Philippe de Villiers, j'ai connu Bruno Rotaillot courageux, et donc là, dans le sens inverse, je découvre lâche, macroniste, et ne défendant plus la civilisation française.
Il n'y a pas le choix, parce que j'entends beaucoup de choses depuis quelques jours, mais ce débat s'est tenu à chaque élection depuis 15 ans, sur « c'est pas sérieux, c'est pas la bonne méthode, il n
'y
a qu'à faux conf, aussi faux ça », et au final, il ne se passe rien. Il ne se passe rien, donc l'islamisme progresse dans notre pays, les femmes de confession musulmane les plus âgées portent de moins en moins le voile, les plus jeunes le portent malheureusement de plus en plus, donc on voit bien qu'il
y a
un croisement des courbes, que ce n'est pas la culture d'origine maghrébine traditionnelle, qui avait un fichu de couleurs,
ou
de différentes façons, qui était un vêtement traditionnel, un vêtement culturel, qu'on a pu connaître avec Tegner et Breton, en Bretagne, sous d'autres couleurs, avec d'autres... Voilà, donc il y avait d'un côté des voiles sous forme multiple, qui peut encore exister à Mayotte par exemple, qui sont des signes culturels, qui ne sont pas un signe de soumission de la femme, et de discrimination
de la femme. Si la loi passe à Mayotte également,
ces voiles-là seront interdites ? Non, ce n
'est
pas un voile islamiste, ce sera contre le voile islamiste, le hijab, tel qu'il est défini par malheureusement les islamistes eux-mêmes, parce que comme tous les intégristes, c'est ça. En fait, ce qui est aussi intéressant dans ce débat, c'est que nos adversaires politiques ne s'intéressent pas à grand-chose... Mais comment
les policiers vont
faire la différence entre les différents voiles ?
Mais tout le monde le fait, j'ai vu des journalistes qui pensaient nous coincer en montrant quatre photos, une religieuse catholique, un turban juif,
juif, un voile d
'une pauvre
femme qui a un cancer malheureusement,
et un hijab, et tout le monde sait ce que c'est que le hijab. Le hijab est défini d'ailleurs, si on ne savait pas, et si
on
ne pouvait pas identifier ce qu
'est
un hijab, les islamistes ne demanderaient pas de le porter, parce que par définition, pour respecter les prescriptions des islamistes, il faut pouvoir le reconnaître. Donc
en
fait...
Mais là quand je vous entends, vous faites
des différences entre les voiles musulmans, là on ne parle même pas des bonnes sœurs, évidemment que les bonnes sœurs, tout le monde sait reconnaître une bonne sœur dans la rue. Mais là vous demandez aux policiers de reconnaître le bon voile, du mauvais voile pour les femmes musulmanes. C'est quand même extrêmement compliqué. On demandera
le voile islamiste, qui est parfaitement défini. Mais en fait, ce débat est complètement surréaliste, j'ai l'impression que les gens, enfin les gens, nos adversaires politiques ne connaissent pas ce qu'est l'idéologie islamiste. L'idéologie islamiste passe son temps à faire des fatwas, des textes, des
publications... D'ailleurs j'entends vous
parler de tout ça... De voile islamiste.
Vous parlez de voile islamiste, pas de voile
islamique. Non mais c'est pas la même chose. Mais en fait, c'est vraiment incroyable, parce qu'il y
a
une confusion, on nous reproche à nous de faire la confusion entre les musulmans et les islamistes. Confusion qu'on ne fait jamais. Débat d'ailleurs qui nous est reproché par cette force politique, à savoir Éric Zemmour, il a le droit de nous le reprocher. Lui, il considère qu'il ne
faut
pas faire cette différence. Nous, on a toujours fait cette différence. Et je remarque en fait, les centristes, les bonnes âmes, et surtout M. Mélenchon, puisque c'est lui qui est en dynamique électorale sur ce sujet malheureusement, lui non plus ne fait pas la différence.
Et
donc en fait, il se trouve que la seule force politique qui aujourd'hui fait la différence entre l'islamisme d'une part et la religion musulmane d'autre part, c'est le rassemblement national, avec des arguments de nos adversaires qui ne sont pas de très bonne foi, voire qui sont très inquiétants comme M. Mélenchon, puisque lui, désormais, en fait, sabote une part de l'esprit français qui pouvait habiter la gauche. Moi, je ne suis pas dans la caricature de l'adversaire à la gauche, elle a apporté des choses à la France, dont la laïcité, une partie de la laïcité. Bon, aujourd'hui, M. Mélenchon, il a tout lâché. Il a tout lâché, il dit, oh, j'ai fait une erreur terrible.
C'était quoi ?
L'erreur terrible de M. Mélenchon, c'était de défendre la tradition laïcarde, blasphématoire, peut-être polissonne, peut-être grivoise de la gauche. C'est vrai que désormais, l'identité de M. Mélenchon, c'est la bigoterie, c'est la pudibonderie, et c'est la discrimination homme-femme à travers le voile. Mais aussi, il a lâché les homos, il a lâché les juifs. Je me demande quelle sera la prochaine victime expiatoire de M. Mélenchon. J'espère que ce sera lui-même. Parce que moi, j'attends une seule chose, c'est que M. Mélenchon se fasse remplacer par un prédicateur islamiste. Au moins, ce sera cohérent. Écoutez Jean-Luc Mélenchon.
Écoutez, moi, je ne vais pas faire le malin. Il y a 20 ans aussi, je n'étais pas d'accord avec cette histoire de voile.
Je
n'avais pas compris. Mais que fait une personne sensée au bout d'un moment ? Vous parlez. J'ai rencontré des femmes
qui
portaient le voile, ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile. Et des femmes qui n'étaient pas croyantes, mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé. J'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque. Et puis, au terme de la discussion, en plus,
c
'était des gens souvent qui étaient de mon bord, politiquement. Et puis, pas cruche, d'accord ? Oui, non, mais
il
y
a
un voile, mais il y a quelque chose dessous. C'est un cerveau. Donc, eh bien, j'ai été convaincu. Et j'ai changé d'avis. Je me suis dit, j'ai fait une erreur terrible. Ce n
'est
pas la seule fois où je change d'avis sur quelque chose, où je me dis, j'ai tort.
Nous
avons ce débat en plateau sur l'interdiction du voile depuis une semaine. Georges Fenec, vous étiez hier sur le plateau de Pascal Praud et vous avez expliqué que la proposition de Jean-Philippe Tanguy était totalement inapplicable. Donc, plus que vous êtes face à face, je vous propose de lui dire en face.
Oui, ce n
'est
même pas une question d'application. C'est une question à l'application. Mais c'est une question de principe, d'abord.
Vous
n'êtes pas pour interdire l'islam, bien entendu. Non. Bon, dans votre référendum, vous ne visez pas tous les signes ostentatoires, vous ne visez que le foulard. Vous
ne
visez pas la kippa, on est bien d'accord. C'est des signes politiques. C'est ça. Pour vous, c'est uniquement le voile islamique. Bon, maintenant, je vais vous dire, il faut aller au Tadjikistan pour trouver une telle disposition. N'en trouvez pas. Il n
'y a
aucune démocratie au monde qui interdit dans l'espace public l'expression d'une religion, qu'elle vous plaise ou qu'elle ne vous plaise pas. Et je préfère vous dire tout de suite, moi non plus, le voile ne me plaît pas. Mais je ne vais pas l'interdire pour autant. Autant je vais vous suivre si vous présentez un référendum sur l'interdiction pour le voilement des fillettes
dans
les conseils municipaux, dans l'école Bessreau,
c
'est déjà fait, dans les diversités. Là, on peut y réfléchir. Mais dans l'espace public, nous serions la seule grande démocratie au monde à vouloir interdire un signe ostentatoire qui est le foulard. Et ça, ça n'est ni possible, ni applicable, ni souhaitable, parce que vous donneriez en plus le sentiment de cibler, de victimiser une religion qui est importante dans notre pays.
Il faut
combattre, évidemment, le symbole. Il faut combattre pour respect de nos valeurs, l'égalité homme-femme. Mais vous ne pouvez pas le faire par des interdictions de ce type-là. Et c'est, en plus, totalement inapplicable.
Monsieur le député. Non, mais je suis en parfait désaccord avec M. Fenech. Mais première chose, ce n
'est
pas un signe religieux, c'est un signe politique, idéologique, tel qu'il a été clairement défini par les frères musulmans, par la révolution qu'ils ont lancée dans le monde arabo-musulman et turc, et par la révolution iranienne sur d'autres principes. Deuxièmement, oui, effectivement, vous avez raison, pour le moment, personne, aucune démocratie de la fée, et malheureusement, aucune démocratie n'est en
train
de résister à l'islamisme. Personne n
'est
en train de vaincre l'idéologie islamiste. Je
vais
vous donner un exemple que ma génération a bien connu, malheureusement, c'est l'exemple des caricatures de Mahomet. Quand les caricatures de Mahomet ont été réalisées au Danemark, le monde occidental, dans toute son entièreté, s'est levé en soutien à la liberté de blasphémer, à la liberté de critiquer une religion. L'islamophobie était un terme qui n'était pas entendable, car l'islamophobie n'est pas la lutte contre la discrimination ou le racisme envers des personnes musulmanes ou d'origine arabe, turque ou assimilée, mais la critique de l'islam comme religion.
C
'était impossible de parler d'islamophobie. Quiconque, y compris sur France Inter à l'époque, par exemple, parlait d'islamophobie, passait pour un bigot et quelqu'un qui était contre les libertés françaises. C'est totalement fini. C'est totalement fini. Il n'y a plus que la France qui défend la liberté de caricaturer. Il n'y a plus que la France qui résiste un peu, en dehors de Paris, souvent d'ailleurs, à la volonté de ne plus pouvoir blasphémer, entre guillemets. Le Danemark a lâché l'affaire. Le monde anglo-saxon a lâché l'affaire. L'Italie, le monde latin, en dehors de la France, a lâché l'affaire. Il n'y a plus que la petite France,
je
dis ça de manière ironique, qui résiste à la lâcheté mondiale sur la critique de la religion, en particulier de l'islamisme. Tout le
monde
a lâché l'affaire. Voilà, donc, tout le
monde
était résistant il
y
a dix ans. Tout le monde, maintenant, est collabo ou lâche face à l'islamisme.
Oh
mais... Partout. Voilà, donc oui, il faut... Donc
vous diriez
que le propos de...
J'en ai qu'il est
entre lâcheté et...
Non, non.
Tout le monde lâche l'affaire. Lâche l'affaire ? Oui. Donc
lâcheté.
Non, on ne lâche pas l'affaire. Il y a des gens qui lâchent l'affaire sans être là, qui ne s'en rendent pas compte. Moi,
je pense que vous ne vous rendez pas
compte de la menace. Il faut défendre nos valeurs républicaines. Bah
oui, mais une fois qu'on
a dit ça... Il
faut défendre nos valeurs de la démocratie. Il faut défendre notre laïcité. D
'ailleurs, on est les seuls au
monde à les avoir. Mais vous le
savez,
M.
Pénèque. Nous sommes les seuls
à défendre cette laïcité qui est inscrite dans notre Constitution. Mais, ah oui, la laïcité, c'est une république
sociale et laïque. C'est des mots. Eric, non, c'est des mots. Moi,
ce n
'est
pas un scoop. Je suis favorable à cette mesure. D'ailleurs, quand on parle du hijab, reconnaître le hijab, etc., c'est très facile. Descathlons voulaient vendre un hijab de running en 2019 avant de devoir reculer. Donc, visiblement, de nombreuses sociétés et consommateurs sont au courant de ce que c'est. Moi, ma question, ce serait plutôt de... Est-ce qu'à un moment, il ne faut pas aller plus loin ? C'est-à-dire que vous allez vous retrouver sur des femmes musulmanes voilées visiblement en très grand nombre. Parce qu'on voit la gauche et l'extrême-gauche dire qu'il faudra mobiliser des centaines de milliers de policiers dans leur rue pour donner des amendes.
Ça veut donc dire qu'ils partent du principe qu'une grande majorité des femmes musulmanes voilées choisiront d'aller contre la loi. C'est intéressant d'ailleurs là-dessus. Mais comment vous ferez en cas de récidive ? Parce qu
'on
l'avait vu sur le cas de la burqa avec des avocats qui se proposaient de payer des amendes. Le deuxième point,
c
'est est-ce que vous allez aller plus loin pour interdire, par exemple, grandes marques qui font de la propagande sur ces sujets, même des pays comme l'Arabie Saoudite qui veulent venir en France faire des grands projets.
Et
dans les publicités, on voit le hijab. Et le troisième point, c'est est-ce que vous allez inscrire également le respect de cette règle et de cette loi dans les critères de naturalisation ? Parce que ça paraît très étonnant d'avoir une femme qui porte le voile islamiste qui serait naturalisée alors qu'elle a prévu de continuer
à le porter. Oui, toutes les dispositions que vous indiquez d'ailleurs sont plus faciles entre guillemets à prendre que l'interdiction du hijab dans l'espace public. Et d'ailleurs, Marine Le Pen dans les semaines à venir ou les mois à venir selon la campagne présidentielle qu'elle va mener précisera sans doute les modalités de ce référendum et de la loi qu'elle présentera. Mais oui, c'est une lutte contre toutes les formes de propagande islamiste qu'il faut mener dans notre pays. Mais moi, je suis en désaccord avec les arguments de nos adversaires sur le problème que ça pose notamment sur la diffusion de ce voile.
Moi, je pense que 98% j'ai n'importe quoi comme chiffre mais une grande majorité des femmes portant le voile le retireront spontanément parce qu'elles sont respectueuses de la loi.
Il
se trouve que j
'ai
un certain âge. En 2004, quand le voile a été interdit à l'espace public pour des modalités différentes à savoir la laïcité et non pas la lutte contre l'idéologie islamiste politique. Le voile à l'école. On nous disait qu
'il
va y avoir des milliers de femmes déscolarisées. Ça ne s'est pas produit. Quand la droite, vous étiez député, a interdit la burqa, on nous a expliqué qu'il allait y
avoir
des émeutes dans les banlieues. Pareil, les mêmes arguments. Ça n'a pas eu lieu. Vous avez eu une espèce de pignouf de milliardaire qui s'est fait connaître en finançant un certain nombre d'amendes. Il a fait son petit tour de scène. Ça s'est arrêté. Voilà, ça s'est arrêté. Et la loi est relativement bien appliquée. Le service public. Vous voyez, Donc en fait, sur l'Abbaya El-Kami, pareil,
il
va y avoir des rebellions. Ça va être épouvantable. Ça s'est très bien passé. Pourquoi ? Parce qu'on en revient à
ce
que vous disiez sur la distinction entre islam et islamisme. Nous, nous savons au Rassemblement National que les Français de confession musulmane veulent respecter la loi même si évidemment cette loi peut être difficile pour un certain nombre de croyants sincères.
Mais
c'est, nous leur demandons de comprendre aujourd'hui que l'hijab est utilisé comme un moyen par les islamistes contre l'islam. D'ailleurs, ce que je rappelle, j'ai fini, les persécutions et les morts, c'est les musulmans.
Vous
avez été comparé à un rat sur le service public par un pseudo-humoriste donc sur France Inter. Et d'ailleurs, le lendemain, vous étiez sur France Info sur le service public. Qu'est-ce qu'il faut dire contre vous pour que vous arrêtiez d'aller sur le
service
public
?
L'amour immense que je porte à la France me donne un courage et une abnégation certaine.
Mais ça n'a rien par rapport à... C'est rien par rapport sur le
service public le lendemain.
Mais parce que je m'enfuie du service public. Moi, je viens parler aux gens qui écoutent le service public. Il y
a
des journalistes que j'aime bien sur le service public. Mais vous n'en avez
pas
parlé à l'antenne de France Info ?
Non, mais ça, c'était un peu sadique. C'est-à-dire qu'ils pensaient que j'allais en parler et ils étaient en tension pendant 25 minutes en se demandant quand j'allais en parler et je n
'ai
pas voulu en parler parce que les gens ont des vrais problèmes dans la vie. Vous savez, c'était le jour où le gaz a augmenté de
5%. Les gens payent
le service
public
?
Oui, mais ils payent aussi leur facture de gaz. Donc, voilà, ils ont des difficultés immenses, ils ont des inquiétudes, on l
'a
dit, face
à
l'islamisme et à la violence. Le fait que ma petite personne se fasse critiquer...
On
va réécouter ça. On va réécouter ça puisque, effectivement, c'est secondaire par rapport au problème vitaux des gens. Mais il n'empêche que c'est les gens, comme vous dites,
qui financent le service
public et qui se font insulter à travers vous parce que quand c'est le Rassemblement National qui se fait insulter, quand c'est la droite qui se fait insulter, il y
a
au moins une partie de l'électorat français et si j'en crois les sondages majoritaires qui se fait insulter s'il allume France Inter. Écoutez ce qu'on a dit sur vous.
Mais
les mecs sont toujours dégueulasses. C'est déjà dur à regarder en étant d'origine algérienne mais en tant qu'homosexuel, c'est insoutenable. Ils t'aiment les hommes. Oublie la thérapie de conversion. Tu regardes l'interview de Jean-Philippe Tanguy et c'est réglé. Vous ne trouvez pas qu'il a la tête d'un rat qui se serait transformé en humain mais dont la mutation aurait été stoppée à 80%
?
Non mais je ne dois pas répéter ce que ma nièce. Je suis désolée mais c'est ma nièce qui me
l
'a dit. Ce
n
'est pas de ma faute. Je regrette. Je regrette ce que je viens de me dire. Mais il m'énerve parce qu'il est homosexuel et il reste dans un parti qui vote sans cesse contre les droits LGBT. Je sais que ce paradoxe c'est son côté humain mais il aurait pu utiliser son côté rat pour sentir le piège.
Je ne sais pas. Pardon. J'arrête. Je suis d'accord.
Les blagues sur le physique ce n
'est
pas bien. D'habitude c'est les fachos qui les font. Mais bon, s'il n
'est
pas content il n'avait qu'à se cacher sous un voile. Voilà.
Merci beaucoup. Est-ce qu'on vous a
présenté
des excuses suite à cette chronique
?
Non, il
y
a une personnalité de France Inter qui m'a présenté des excuses à titre privé très sympathique et je la remercie. C'est qui ? Non, c'était à titre privé. C
'est une digale
? Non, elle le dira si elle veut le dire mais moi je le suis
bien élevé. C'est elle
? Moi je le suis bien élevé, ma famille m'a bien élevé, des excuses à titre privé, je les garde privés et j'attends des excuses à titre public. Pour moi, parce que franchement, ça
ne m'a pas empêché de me remercier. C'est pour quoi la directrice de France Inter vient de vous présenter des excuses à titre privé et ne laissez pas publiquement ?
Mais parce qu'ils ne
sont
pas courageux, je vous le dis. Ils sont terrorisés par leur syndicat, par leur machin qui sont en train de persécuter. Le journaliste Charles Sapin qui est un journaliste que tout le monde, il n'est pas du tout pro-Rassemblement National ni pro-Reconquête. C'est un journaliste totalement professionnel. Tout le monde reconnaît qu'il est professionnel. Même Quotidien hier, j'ai vu une chronique de l'émission Quotidien qui a reconnu
le dimanche matin sur France Inter. Et maintenant, c'est la censure ou la grève puisque les syndicats ont voté la grève s'il est maintenu. Il y
a
quand même un
problème, Jean-Philippe Tandine.
Pour un édito de 2 minutes 30, vous pouvez écouter ceux que ça intéresse l'édito de Charles Sapin dimanche dernier. Je mets au défi de savoir de quel bord politique il serait. Qu'est
-ce
que ça dit du service public d'insulter un député
? Il donne la réponse à
l'humouriste entre guillemets. C'est qu'il dit « Ah ben avant, c'était les fachos qui faisaient ça. » Il
a
donné la réponse. Donc en fait, ce qu'il fait, comme il dit lui-même, c'est les fachos qui le font. Donc c'est devenu une idéologie, pas fasciste, mais fachos dans le sens où autoritaire, qui raconte n'importe quoi, qui attaque le physique, qui attaque la religion, qui parle des gens selon leur couleur de peau, selon leur idéologie, qui ne
s
'intéressent pas au fond. Parce que j'ai entendu aussi un journaliste de Gaucho qui a dit « Je ne sais même pas, je n
'ai
même pas écouté Charles Sapin, que
je
n
'ai
jamais lu. » Daniel Schneiderman. Daniel Schneiderman. Donc il trouve que Rima Hamas est formidable. J'écoute même pas ce qu'ils disent. Donc en fait, on juge. Et
donc la solution,
c'est quoi ? C'est littéralement la définition, parce que parfois on revient au bas, si je peux dire. C'est littéralement la définition d'un préjugé.
Jules,
on l
'a
vu avec la commission d'enquête parlementaire, notamment de Charles Aloncle, que les Français réclament des comptes au sein de l'audiovisuel public. Est-ce que vous confirmez que la privatisation de tout l'audiovisuel public sera dans le programme du
Rassemblement National ? Ah oui, Marine Le Pen, c'est Marine Le Pen qui fera les annonces qu'elle veut faire selon sa campagne, mais en tout cas le programme du Rassemblement National depuis très longtemps était sur la privatisation, le travail de
Charles Aloncle. De l
'intégralité de l'audiovisuel public. On gardait Arte une chaîne à l'international, pas deux, une, et une voix dans nos Outre-mer. Parce qu
'on
ne voit pas trop quel marché, quel intérêt économique privé pourrait s'occuper de ces enjeux-là.
Et ça vient de tomber, la direction de France Inter a répondu à la menace de grève et refuse de céder et maintient Charles Sapin à l'antenne. Pour combien de temps ? On verra. Mais ça va plutôt dans le bon sens. Incroyable. Deux minutes. Mais vous avez été traité
de rat. C'est bien,
écoutez, il faut
féliciter. C'est bien.
Vous avez été traité de rat. Charles Sapin a été comparé à un néo-nazi. Céline Pigalle, je l'entends, vient vous présenter des excuses. Je n
'ai
pas dit que c'était Mme Pigalle. Oui, vous avez dit elle. Il n
'y
en a pas 36.
Ça peut être
Sybille Veil. Ça peut être Sybille Veil.
Ok,
d'accord. On vient vous présenter des excuses à titre privé quand vous êtes sur France Info le lendemain. Mais ça,
en
fait, ça va continuer. C'est-à
-dire
qu'on vous présente des excuses à titre privé dans un couloir. Et puis, un autre député du Rassemblement National va se faire comparer à un autre animal dans 15 jours sur le service public.
Oui,
mais
vous savez, il y a aussi Marine Le Pen qui a été lourdement insultée dans un festival créé par Mathieu Pigasse. Mathieu Pigasse qui veut un rôle politique, qui veut participer à la primaire de la gauche. Aucun, aucun membre de la gauche n'a condamné le fait que Mathieu Pigasse partage, pardon, et finance des insultes misogynes très lourdes à caractère sexuel contre Marine Le Pen. C'est inacceptable. Je veux dire, imaginez Ségolène Royal, Madame Autain, Madame Panot auraient été insultées de cette façon en tant que femme, en tant que dirigeante politique dans un festival, je ne
sais
pas moi, c'est impossible de l'imaginer, mais je n
'ai
pas d'autres exemples de lieux culturels un peu liés à la droite au Puy du Fou. Bon,
bon, il
y
aurait eu
un scandale. Ça aurait fait la lutte de tout.
Il
y aurait eu une dépêche AFP toutes les cinq minutes. Tout le monde aurait dû s'exprimer. On aurait peut-être même demandé au pape de faire une bulle pour savoir ce qu'il en pensait. Là, il
n
'y a rien. Il
n
'y
a
même pas eu, même, je vais vous dire, il n
'y a
tellement rien eu qu'il se trouve que j'étais sur une scène concurrente quelques heures après cette insulte. Même les journalistes...
Mais vous en avez parlé de
vous
-même,
on l
'a
dit. Oui, mais ils n'étaient même pas au courant. Si, si, ils étaient au courant. Ah non, non, non. Mais arrêtez d'être naïf. Je
ne suis pas naïf. Non,
j'ai plein de défauts, mais je ne
suis
pas naïf. Mais non,
je vois bien. Je ne suis pas sûr qu'ils étaient au courant.
Ah non,
non,
je ne
sais
pas qu
'ils
n
'étaient
pas au courant parce que même... Ça faisait 24 heures
que c'était sur les réseaux sociaux. Mais
attendez, tous
les journalistes... Je les connais, les journalistes. Oui, moi aussi. Ils ne veulent pas
vous poser cette question pour ne pas victimiser
Marine Le Pen. Non, c'est
que je pense que là, c'était tellement passé à l'asse et ça intéresse...
Bon,
bien sûr. Je vous jure que... Parce qu'en fait, ils essaient de faire de l'audience aussi.
C
'est comme un sujet qui peut intéresser. On
va en parler dans un instant.
Et j'ai envie d'avoir votre réaction avant qu'on en parle juste après la pause. Léon Marchand. Léon Marchand, il est insulté de fachos, de racistes, de sales blancs parce qu'il a juste dit qu
'il
ne voulait pas prendre position dans le débat public comme Kylian Mbappé contre le Rassemblement National. Et il se fait couvrir d'injures et notamment des injures racistes comme sales blancs. Comment vous réagissez ? C
'est scandaleux,
mais
enfin, ce sera injustifiable pour toute raison. Mais en plus, il n'a pas pris position. Donc en fait, personne ne sait ce que pense notre champion de natation. Je félicite pour ses performances absolument incroyables et admirables qui donnent des frissons à tous les Français et les Français qui aiment le sport. Donc tout ça est ridicule. Mais le seul avantage de tout ça dans cette campagne parce qu'il ne
faut
pas être faux cul, c'est quand même que ça montre leur vrai visage. Est-ce que j'ai envie d'être insulté ? Non. Est-ce que je pense à ma famille qui l'a mal vécu ? Oui. Je m'en excuse auprès d'elle parce qu'elle n
'a
rien fait pour ça. Mais en même temps, ça montre leur vrai visage. C'est-à-dire, soi-disant, le visage de l'amour, c'est que de la haine, la tolérance, c'est que des préjugés. Le débat, ils ne veulent qu'être entre eux, ce qui ne fait pas grand monde puisque leur pensée, ça doit représenter 5% des gens parce que même les gens de gauche ne sont pas d'accord avec ça. Voilà. Donc c'est pitoyable. Le seul avantage de ça, c'est qu'à 8 mois, la présidentielle est d'un choix très important pour le pays, quoi que les Français choisissent.
C
'est qu'ils montrent leur vrai visage et ça ressemble un peu à un rat.
Je pense qu
'on va terminer là-dessus.
On ne peut pas faire mieux. Voilà. On termine là-dessus. Merci Jean-Philippe Tanguy d
'être
venu ce matin sur l'antenne de CNews dans 100% Frontières. On l'a compris, entre le voile et l'IRA, vous avez eu une rentrée chargée, une rentrée politique chargée. Et ce n
'est
pas fini. Et ce n
'est
pas fini, ça ne fait que commencer.
Jean-Philippe Tanguy