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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 30 décembre 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉducation & rechercheSolidarités & familleImmigration & asile

Rodrigo Arenas :"Des médias comme le JDD, Europe 1 et C news font du racisme leur fond de commerce"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on mérite un hommage national pour Brigitte Bardot ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Des médias comme le JDD ou Europe 1 font-ils du racisme leur fond de commerce ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Votre collègue Adrien Quatennens a brûlé un livre, est-ce une erreur de communication ?

  • 9:01RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la couleur de peau doit être un critère pour la représentation politique ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    La France insoumise peut-elle s'allier avec les socialistes à Paris ?

  • 21:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le Conseil supérieur des programmes ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, [musique] l'invité politique Maxime Liedo. Il est 8h14 et vous êtes bien sur Sud Radio. Mon invité politique est Rodrigo Arenas, député LFI de Paris.

Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être mon invité ce matin.

C'est une France encore enillée, une France encore triste que nous connaissons, une France assommée par la disparition de l'une de ces icônes évidemment Brigil Bardaux quand on a été un tel monument du cinéma français, un tel mythe. Est-ce qu'on mérite un hommage national ? Ben en tout cas, il m'appartient pas à moi de de me prononcer sur ce sujet-là, sur les hommages nationaux.

Ça appartient évidemment au président de la République et au représentant de de la nation dans un consensus qui s'établit. Maintenant euh pour répondre à votre question, euh Bardau est un personnage aujourd'hui qui est clivant, qui est clivant de par ses multiples condamnations euh pour racisme comme d'ailleurs Jean-Marie Le Pen qui était euh son ami. Et pour autant, moi j'ai j'ai 50 ans, je fais partie d'une génération qui qui doit reconnaître qu'elle apporté des combats notamment sur la question de la femme dans des années 50 qui était loin d'être dans ce cadre de libération qui qui a eu un impact international et je fais partie de ces enfants qui ont pris conscience de la de la de la condition animale notamment de la souffrance animale à travers ces combats sur ces sujets-là.

Donc cela, je ne l'oublie pas. Mais pour autant, le militant politique que je suis et aussi euh le combattant anti-raciste que je pense incarner fait que ce ce contraste en demi-te fait que les personnes ne sont pas ni blanches ni noires, que c'est une vie contrastée et qu'il appartiendra du coup euh aux grandes instances de décider si elle mérite ou pas un hommage national comme d'autres personnages l'ont eu avant. Mais vous comprenez euh encore aujourd'hui en réalité euh ce qu'elle peut provoquer comme réaction ?

Quand on voit par exemple votre confrère Emeric Caron qui a juste dit que malgré certaines positions, il rendait hommage à cette actrice. Il y a quand même eu euh une des centaines et des centaines d'insultes. On lui est tombé dessus radicalement.

Est-ce que vous comprenez encore que ça puisse interpeller à ce point et qu'une partie de la gauche n'accepte pas qu'on puisse admirer l'icône et peut-être moins les propos politiques d'une femme qui avait vieilli, qui ne se reconnaissait plus dans l'époque ? Vous avez une partie de la gauche qui encore une fois ne ne se reconnaît pas là-dedans pour les questions euh que j'ai évoqué, la question du racisme euh notamment sur lequel elle a été condamnée par la justice et pas par des partis politiques. Euh je je comprends euh aussi euh que nous sommes dans une situation en France aujourd'ù cette question devient centrale.

On peut pas faire l'impasse comme s'il y avait des médias, on va peut-être en parler tout à l'heure, qui aujourd'hui font du racisme leur fond de commerce. Et donc à partir de là, l'opinion publique est très divisée sur cette questionl. Ben je pense je pense au journal du dimanche, je pense à Europédi du groupe Boloré comme c'est news et autres qui sans Petern mett cette question sur la table et qui sont en train aujourd'hui font du racisme en fond de commerce.

Est-ce que ce n'est pas totalement disproportionné ? Vous pouvez ne pas être d'accord avec les idées, mais est-ce que ce n'est pas grave de porter une telle accusation sur des médias comme ça qui ont leur lecteur, qui ont leur audience ? Oui, bah je ne le pense pas dans la mesure où j'en suis victime aussi parfois et et que quand vous avez des médias qui font d'une information une réalité, nous sommes dans un défaut d'information.

Vous avez dans notre pays des personnes qui sont des éditorialistes pour autant du rac pardon. Oui, il y a des propos qui pour moi sont clairement racistes et qui sont considérés comme tels quand on pense par exemple qu'une partie de la population, notamment la population musulmane ou africaine d'une façon générale qui est liée évidemment à l'inconscient de de notre pays avec sa relation aux colonies qui était d'ent aujourd'hui revient sur la table de la pire des façons. Nous avons besoin de réconcilier de la France et il s'avère qu'il y a des médias ceux que je viens de citer notamment qui font leur fond de commerce et qui sont en train de cliver la société alors que nous avons besoin de nous rassembler.

Donc Brigitte Bardaux, peut-être que malgré elle, elle incarne cela, mais il faut rappeler tout de même que dans cette situation-là, Brigitte Bardo a été condamné pour racisme. Donc dans un fait juridique. Mais pour autant, je n'ai pas exclu euh les choses positives qu'elle a qu'elle m'a apporté en tout cas euh personnellement sur la question de la femme dans un premier temps.

Euh euh Dieu créé à la femme n'est pas passé crème à l'époque. Et évidemment ces combats sur la défense des animaux qui aujourd'hui sont d'une ardente actualité puisque la souffrance animale existe encore et je comprends la réaction d'Emmeric Caron qui prend cette cause très à cœur et moi je pense que pour autant il faut avoir aussi le respect des morts et que le 6 s'inpose aussi de temps en temps quand on n'est pas d'accord avec quelqu'un. Rodrigo Arena, je rappelle que vous êtes député à LFI de Paris avant de venir au cœur de vos nombreux sujets et notamment de votre nomination au Conseil supérieur des programmes avec les mains dans le cambouille de l'éducation nationale.

On en parlera un détour quand même par votre parti qui semble agité en cette période de fête. Essayons de prendre tout ça dans l'ordre sans en faire le cœur forcément de l'interview. L'un de vos collègues députés Adrien Clou s'est argué fièrement d'utiliser un livre en combustible de cheminée.

Un livre qui ne faisait que révéler les liens entre vos votre parti et certains réseaux islamistes. Qu'est-ce qui se passe à la France insoumise ? On est quoi ?

Tout d'un coup nostalgique des autos d'affa ? [rires] Non, je je le crois pas mais je pense que sa communication est une erreur de mon point de vue. Je ne sais pas ce que dira le mouvement et je ne sais pas ce que dira Adrien lui-même.

Mais effectivement, il y a il y a des symboles qui sont très importants en Europe, qui sont très importants par le monde et je pense que c'est une erreur de communication profonde que de mettre un livre dans en symbole d'être brûlé. Vous vous avez pas les autos d'affa que je pense que vos ne se trompent pas. Nous sommes euh pour la France insoumise et pour le militant que je suis antiraciste et contre l'antisémitisme évidemment euh des ardents défenseur de la liberté d'expression et à ce titre-là, il ne convient pas de mettre un livre en situation d'être brûlé.

H il y a aussi et vous venez d'en parler la question du racisme et de l'antisémitisme qui semble être toujours une frontière sur laquelle vous vous essayez de de jouer les les les funambules à la France insoumise prenant les municipales, c'est un autre sujet pour vous. Il y a eu la volonté donc de conquérir plusieurs grandes villes. Il y a toujours cette volonté pour la France insoumise.

Les propos de Sébastien de des petites bien sûr toutes les avouis dans évidemment dans toutes les villes. Saint-Denis et Pierrefit je cite sont des terres où beaucoup de racisés sont passés. Vous avez une opportunité en or qu'un racisé dirige ces deux villes.

Il faut faire en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici. C'est quoi le sous-texte ? Moi, je connais bien Saint-Denni.

Je connais bien Perfit pour connaître bien la scène Saint-Denni. Il y a une réalité objective que dans dans ce territoire, c'est que la représentation, on va dire des 3è génération d'enfants qui sont issus des des populations issues d'immigration puisque vous savez l'immigration en Saint-Sand par exemple était liée à l'existence de PSA Peugeot qui a qui a été cherché qui a été cherché dans le Maghreb notamment et en Afrique sub-saharienne des travailleurs. Les enfants sont français, ils sont nés là maintenant je dis plusieurs générations mais qui sont sous-représentés dans la classe politique dans ce département.

Donc je pense qu'il faut pas donner plus d'importance que ça à cette représentation de dire que les enfants de Saint-Sani ont le droit aussi d'accéder à au à la politique. Moi-même d'ailleurs je suis su entre guillemet là c'est par ce qu'il dit c'est il faut faire en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir et il se base uniquement sur la couleur de peau. Si ce n'est pas du racisme à la limite c'est du racialisme.

La couleur de peau, c'est vous c'est des mots qui vous appartiennent. Je pense pas qu'on parle de couleur de peau. Qu'un racisé c'est quoi ?

Un racisé c'est quelqu'un qui a des stigmates qui sont de l'immigration. Moi par exemple, est-ce que pour vous je suis racisé ? Je ne le sais pas.

En tout cas, j'ai souffert du racisme parce que j'ai l'apparence d'un portugais et j'ai souffert du racisme portugais quand j'étais enfant puisque j'ai grandi à Champign sur Marne qui comptait le plus grand bidon ville d'Europe qui était essentiellement et fondamentalement composé de portugais. Donc le racisme existe dans notre pays, on en parlait à l'instant. Donc je pense je pense que je pense que des personnes comme moi, des personnes comme Nadjà Abomongali qui est vice-président de l'Assemblée nationale qui a la peau noire que Aliara qui est un député issu de la Saint-Sanique qui a la peau noire aussi ont le droit de faire de la politique et je pense que nous avons la responsabilité de dire que cet espace- là leur est aussi ouvert et nous pensons à la France insoumise que nous sommes un véhicule pour permettre à toute cette jeunesse qui se sent souvent à juste tite exclu de la vie politique de la vie sociale de la vie économique et qui est pointée du doigt par les médias que dont j'ai parlé tout à l'heure par le JD pour pas les nommer que ils ont aussi cet espace en France et que la France est généreuse et qu'ils doivent prendre cette place et que nous allons les aider pour le faire.

Mais que tout le monde puisse faire de la politique, c'est la norme et c'est totalement normal. Mais est-ce que ce n'est pas en réalité un mauvais biais que de considérer que la couleur de peau, que l'origine de la personne soit absolument déterminante ou alors n'est-ce pas plutôt sain de dire que vous êtes un parti racialiste qui considère que la couleur de peau ou la race est plus importante que le reste. Je je fais partie d'une génération dans lesquelle la couleur de peau empêchait d'aller dans une boîte de nuit.

Donc je fais aussi partie d'une génération qui considère parce qu'elle travaille avec la jeunesse que la couleur de la peau et l'origine des enfants est un obstacle pour avoir un travail, pour avoir un domicile et aussi pour accéder à des fonctions politiques. Donc de plus en plus dans la France de maintenant par exemple où ça a changé. Oui.

Non, je pense que ça change mais pas encore. Par exemple, la représentation des femmes et on n'est pas encore une réalité dans notre dans notre mise d'entrevue politique malgré les lois qui existent de parité. Donc je pense qu'il ne faut pas donner à cette à cette assertion que vous avez nommé plus de signification que ce que je viens de vous dire.

Maintenant, qu'on considère que c'est des propos qui sont tenus, qui sont racistes, ce serait une erreur de le penser. Mais il convient peut-être que à notre niveau, nous changions aussi la façon de parler parce que nous n'avons pas vocation à heurter, nous n'avons pas vocation à diviser, nous avons vocation à rassembler. Nous avons vocation à rassembler et le rassemblement passe par le fait que les enfants, nos enfants qui sont justement à la peau noire, qui viennent d'Afrique, qui viennent d'Asie, on parle très peu du racisme contre les asiatiques.

Moi, je suis député du 13e arrondissement. Je peux vous dire c'est quelque chose qui est très prignant et bien ces enfantsl on toute leur place dans notre pays et que nous pensons à la France insoumise pouvoir être le véhicule de l'intégration et non pas de l'assimilation de ces enfants qui sont victimes de discrimination dans notre pays. Mais simplement et on en terminera sur ce sujet peut-être que c'était une erreur tout simplement d'avoir parlé comme ça de de racisés qui poussaient dans un meeting filmer.

Peut-être que c'était pas le meilleur moyen comme vous le dites d'être le véhicule de vos idées que vous considérez comme positives. Alors ça vousorteurte peut-être vous à titre personnel et c'est tout à votre honneur ou ou d'autres mais en tout cas en tout cas c'est pour ça que je je vous le dis mais en tout cas pour les personnes à qui ça s'adresse, ça a du sens. Raciser a du sens pour un certain nombre de nos concitoyens.

Ça a du sens aussi pour un certain nombre de chercheurs à l'université parce que c'est une façon d'interpréter les choses mais pour autant en France, il n'y a pas de statistique ethnique mais pour autant ça existe. Donc il faut il faut aussi s'adresser à cette population qui ne concerne qui ne concerne pas d'ailleurs que la Sainte Saint-Denis. Je ne vais pas vous apprendre à vous qui êtes journaliste que dans notre prix, il y a des actes racistes et antisémites et que si cela il convient de les convaincre par l'intégration et en tendant la main et que ceux qui sont hortés, je j'essae à votre micro de les rassurer, ça n'a pas vocation à séparer, ça a vocation à diviser par l'intégration de toutes et tous.

Mais on ne peut pas faire comme si ces enfants-là n'étaient pas discriminés et comme si ces jeunes-là n'étaient pas intégrés à égalité dans l'entreprise parce que ce n'est pas une réalité. Encore un mot de de ces municipales avec une candidate que vous avez vous la France insoumise à Paris qui s'appelle Sopia Shikirou qui elle refuse par principe d'une certaine manière un maire socialiste. Est-ce que ça doit être absolument un principe ?

Est-ce qu'on ne peut pas imaginer si la gauche veut absolument reprendre Paris que au deuxième potentiellement à un autre tour on puisse un moment vous la France insoumise se raller avec les socialistes ? Est-ce que c'est totalement inenvisageable ? Bah en fait faut poser la question à Emmanuel Grégoire puisque c'est lui dont vous parlez.

Emmanuel Grégoire a dit clairement qu'il ne voulait pas d'alliance avec la France insoumise ni au premier ni au deuxème tour. C'est quelque chose qui lui appartient et certainement s'il continue sur cette stratégie là où il parie sur le fait que la France russe ne fera pas 10 % et elle le fera que il pourra se répartir les postes avec ses ses alliés sans nous bah la réalité électorale sera tout autre. ser change d'avis, nous pourrons aviser.

Nous avons toujours tendu la main au dialogue mais il vous a pas échappé que dans l'aliol socialiste, il y a des communistes, il y a des écologistes, il y a des insoumis et que rien n'est dit que dans une prospective d'alliance ce soit un maire qui ne soit pas socialiste, qui soit le maire de Paris, ça sera une alliance plurielle si elle existe. Mais encore une fois, la balle n'est pas dans l'autre camp. Nous, nous avons tendu la main à des multiples reprises.

Vous n'avez pas d'interdit de principe concernant une alliance avec ceux qui pourraient être plus tard des alliés. plutôt des interdits programmatiques. Moi, j'attends de savoir par exemple si le Parti socialiste en l'occurrence Emmanuel Grégoire est d'accord avec la cantine gratuite.

Nous nous pensons que oui, notamment sur les premières tranches parce que ça coûte plus cher de faire payer les enfants par rapport au nombre de personnes qui travaillent à faire payer 2 € par mois des enfants que de le faire gratuit. Donc ça n'a pas d'efficacité économique. Par contre, nous pensons-nous que le que les enfants ont droit de manger et que pour avoir le droit de manger, comme on a le droit de marcher sur un trottoir et le trottoir est gratuit pour marcher, et bien nous pensons que les enfants doivent avoir accès à la cantine.

Voyez, ce sont des sujets programmatiques. Nous pensons que la majorité plurielle qui a conduit Paris dans l'état dans lequel elle est a failli sur un certain nombre de sujets, n'a pas été assez loin sur d'autres et nous pensons aujourd'hui être utile à cette vision de gauche de Paris pour faire en sorte que la présence des insoumis dans une majorité si elle existe ou en tout cas qui existera électoralement permetta d'avoir une politique vraiment de gauche sur la capitale parce que c'est comme ça que nous fonctionnons. Il n'échappe à personne qu'à l'Assemblée nationale. tenons sur les engagements que nous prenons auprès des électeurs, par exemple sur les politiques d'Emmanuel Macron et qu'à ce titreel nous pensons, nous voulons tenir sur Paris sur les engagement que nous prenons auprès des citoyens simplement.

Rodrigo Arenas, vous êtes député à la fille de Paris et vous venez d'intégrer le Conseil supérieur des programmes. Alors, on a discuté un tout petit peu en dehors des micros. Qu'est-ce que c'est que ça ?

Qu'est-ce que c'est cette curiosité d'état d'État ? Qu'est-ce que c'est une curiosité, c'est c'est une instance démocratique dans lequel siège l'ensemble de la communauté éducative des enseignants, des fédérations de parents d'élèves, des expert aussi qui est sous la direction d'une personne et dans lequel siège aussi des parlementaires, des sénateurs et des députés, des sénatrices également. Et il s'avère que dans ce cadre-là, démocratiquement dans notre pays, les groupes politiques à l'Assemblée nationale y envoi des représentants.

Il s'avère que pour l'Assemblée nationale, il y a trois représentants. une députée des Républicains, une députée du Rassemblement national qui est l'ancienne directrice des des formations de l'Institut Iliade qui prône le grand remplacement, qui prenne toutes ces idées qui sont des idées évidemment qui n'ont aucune base scientifique qui se reposent sur une vision de du monde qui qui ne se vérifie pas mais qui est une instance idéologie idéologique et il y a un député qui est issu des rendus NFP dans un premier temps et dans le cas du NFP de la France insoumise s'appelle Rodrigo Arenas. Donc, j'ai l'honneur de prendre le la suite de Paul Vanier qui m'y précédait puisque Paul Vanier ayant été très occupé par sur les FA Betaram comme vous le savez à a considéré queil ne pouvait pas être partout et il m'a proposé aimablement dans le cadre de la commission éducation de pouvoir y participer ce que j'ai évidemment accepté puisque les grands champs qui vous attendent Rodrigo Arenas on sait à quel point en réalité l'éducation va être un enjeu déterminant pour les prochains mois pour les prochaines années est-ce que par exemple quand vous voyez que de plus en plus de de France français tiennent à mettre leurs enfants dans le privé.

Est-ce que pour vous c'est quelque chose auquel il faut s'attaquer par exemple ? Alors oui, mais du coup c'est pas dans le cadre des communes de de conseil des programmes. Ça ça ne se pas dans la Oui, vous avez raison.

Une des raisons pour lesquelles les parents mettent les enfants dans le privé, c'est parce que petit à petit, depuis des années, on est en train d'abîmer l'école publique en lui donnant une mauvaise réputation. Est-ce que vous savez par exemple qu'à Paris, 90 % des enfants à besoins particuliers, des enfants porteurs d'handicap sont accueillés dans le public et 10 % seulement dans le privé ? Par contre, toutes ces écoles viennent taper au portillon de la ville de Paris, de la région et du conseil de Paris encore puisqu'il est aussi conseil départemental pour demander des subvention.

On a l'affaire Stanislas que vous que vous connaissez. Donc oui, il y a un sujet là-dessus, c'est-à-dire que on demande à l'école publique de faire tout sans lui donner les moyens de faire son travail. Donc c'est ça le sujet qui se pose et on invente des paniques morales comme celles dont j'ai été victime dernièrement où on me fait porter des propos qui ne sont pas les miens comme le fait que je suis favorable aux portes de la baaya à l'école.

Ce qui est faux. C'est c'est un mensonge. Et d'ailleurs vous n'êtes pas du tout favorable au port de la baaya à l'école.

Je ne suis pas favorable monsieur au port de signes ostensibles au signes religieux par les élèves parce que c'est la loi de 2004 et cela n'est valable que dans les écoles publiques parce que les écoles privées s'en affranchissent. Donc il y a un vrai sujet là-dessus. Et d'ailleurs, ça pose un vrai sujet sur ce que vous dites.

C'estd par exemple quand vous êtes sur la côte ouest de notre pays, Bretagne Vendé et cetera, les parents d'élèves parfois les mettent dans le privé confessionnel donc non laïque du point de vue de l'enseignement religieux et bien parce qu'il n'y a pas d'école publique. Donc il y a un vrai sujet de construction d'écoles quand vous êtes aussi dans dans des dans des lieux comme en région où les enfants doivent prendre les transports pour aller au lycée notamment les lycées qui sont loin de du habitation et bien des problèmes de transport. Quand vous êtes un enfant qui voyez que bah vous avez pas de prof parce qu'il est pas remplacé et ça fait une panique chez les parents à juste titre et bien voilà les vrais problème de l'école.

Vous savez la Baya, je vous réitère que je suis contre le port de la Baya parce que le Conseil d'État a estimé que c'était un signe religieux donc la loi 2004 s'applique. Donc il y a pas de sujet il y a pas de sujet sur le port de signes religieux depuis la loi de 2004. Donc la question qui se pose aujourd'hui et je suis extrêmement respectueux de la loi évidemment la question qui se pose c'est de quoi on parle ?

On parle de 120 signalements à la rentrée 2004 sur les 12 millions d'élèves. Donc moi, j'ai envie qu'aujourd'hui qu'on s'attaque au vrai problèmes de l'éducation nationale et de pas mettre un voile d'ignorance sur l'école pour éviter les vrais problèmes de l'école qui sont ceux que je veux évoquer, sans compter évidemment le salaire des enseignants et les moyens donné aux enfil. Une dernière question simplement sur les programmes et là je crois que ça concerne parfaitement votre périmètre des enseignements à l'école et des enseignements qui ont parfois de plus en plus de ce mal à se faire que ce soit l'histoire ou sur la laïcité.

Comment on s'assure que les profs est une totale liberté, un total respect des cours qu'il donnent dans les salles de classe ? Mais la liberté pédagogique des enseignants, elle est totale dans notre pays. Il y a des faits qui existent, ce que vous énumérez, ils ne sont pas légions, contrairement à ce qui se dit. méthodologiquement toutes les études qui vont dans ce sens-là et qui sont reprises dans tous les sens par les médias dont on a parlé tout à l'heure, le JDD, Europain, Marian et d'autres, c'est une obsession par rapport à la réalité dans lequelle sont les 12 millions d'élèves dans notre pays.

Donc ce n'est pas une réalité, j'ai envie de vous dire, de masse. Il y a pas un envahissement et une submersion des enseignants. En revanche, à chaque fois que ça existe, il faut accompagner les enseignants.

À chaque fois que ça existe, il faut combattre ces là et et c'est l'école qui permet cela. Donc quand on remet en question un l'enseignement d'un professeur, évidemment il faut rappeler les élèves à la règle. Il faut évidemment dire aux parents qu'ils n'ont pas le droit de s'imisser dans la classe et dans l'enseignement.

En revanche, les enseignants comme tout le monde sont soumis à des règles. Et ces règles, quand elles sont transgressées, elles doivent être non pas sanctionnées, sauf quand c'est nécessaire, mais elles doivent être rétablies quand c'est quand c'est quand quand il faut le faire. Donc sur ce que vous dites, quand un élève remet en question un enseignement pour quelque raison que ce soit, et bien évidemment l'enseignant est tout à fait en liberté et en droit de pouvoir faire son travail sereinement.

Mais encore faut-il lui donner les moyens. Rodrigo Arenas, député LFI de Paris, merci beaucoup d'avoir été au micro de Sud Radio ce matin et on vous souhaite donc bon courage dans cette dans ce nouveau défi, le conseil supérieur des programmes. Il va falloir s'y intéresser.

Très belle journée et belle fête de fin d'année. Dans un instant sur Sud Radio, vous avez la parole 0826 300300. Vous avez vu ces scènes hein d'affrontement entre les forces de l'ordre et les agriculteurs.

À notre micro, il y a quelques instants, euh quelqu'un de la coordination rurale euh régionale départementale pardon disait que en effet, il y avait parfois des membres qui souhaitaient aller jusqu'à l'extrémisme. Est-ce que c'est une crainte ? On en parlera à partir de 9h avec vous au standard 0826