Effective Multilateralism: A Common Perspective - a Talk by Yaël Braun-Pivet (in French)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 28:57OuverteRéponse directe
Question sur le multilatéralisme au sein de l'OTAN et les conflits actuels
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:18Invité politiqueFait
« Le régime iranien porte une responsabilité écrasante dans le déclenchement de cette guerre par son programme nucléaire »
- 9:56Invité politiqueChiffre
« Plus de 130 conflits armés. C'est plus du double qu'il y a 15 ans. »
- 18:42Invité politiqueChiffre
« En 10 ans, nous aurons doublé le budget de nos armées. »
- 19:25Invité politiqueFait
« la France défend avec détermination une profonde réforme du système des Nations-Unies »
- 29:42Invité politiqueFait
« On voit bien que au sein de l'Europe notamment, il y a certains un certain nombre de pays qui n'ont pas suffisamment joué le jeu »
Temps de parole
- Yaël Braun-Pivet100 %
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Mais française Colombia mais frança depart mais française engose services underamericanult an fellowship program that even moreosely leaders na to colbia arecipient for next year among many accplish brown p international largest food was elected member of the French parliament in the fifth district of the and most importantly for us tonight in 202 she became the first woman to occup the perchoir and I'm very happy to say that on the day Day assembly speaker of the house in France if you read the newspapers you know that it is not an easy role to fulfill right now and that it has become even more difficult in the past few years but shefs it with great a great deal of diplomacy and efficacy.
I think it is those two threads of diplomacy and efficacy that will bring together tonight in our talk entitled effective multilatism a common perspective. Please join me in welcoming brown to Columbia University. Merci beaucoup. Merci beaucoup. C'est vraiment un honneur d'être avec vous aujourd'hui et de pouvoir prendre la parole devant vous sur un sujet d'importance et qui nous concerne tous et qui est euh en pleine évolution. Et je pense que dans ces moments-là, il est important euh de s'arrêter et de réfléchir ensemble.
Alors, monsieur le doyen des humanités, madame la présidente du département français, mesdames et messieurs, chers élèves, à chacun de mes déplacements, en France ou à l'étranger, je tiens à prendre le temps de m'exprimer devant des étudiants, d'aller à la rencontre de la jeunesse, d'aller à la rencontre de l'avenir. Et s'il y avait une université à choisir à New York pour ce dialogue, vous l'aurez compris, c'était la vôtre. C'était Colombia, cette université prestigieuse qui a accueilli et formé de nombreux diplomates et plusieurs présidents des États-Unis. Théodore et Franklin Roosevelt, Dwighten et évidemment Barack Obama.
Nos deux Républiques, la France et les États-Unis sont deux républics, deux alliés depuis plus de deux siècles et qui ont en partage ces idéaux universels de liberté, de démocratie, de l'état de droit. C'est ce refus de l'arbitraire que Montesc a nommé la séparation des pouvoirs en France et qui a pu inspirer le système américain de checks and balances. Oui, l'Amérique que nous aimons, c'est l'Amérique fière de son histoire construite sur l'amour de la liberté et de la démocratie. C'est l'Amérique qui va célébrer le 250e anniversaire de sa déclaration d'indépendance, une indépendance pour laquelle a lutté. les armes à la main, un ancien député, le marqué de la Faillette.
Et j'ai eu le bonheur d'aller au Capitol il y a quelques jours rencontrer mon homologue, le speaker Johnson et dans la salle même de la chambre des représentants, il n'y a que deux figures représentées, Washington et la Fillayette. Et ça n'est pas rien. C'est cette Amérique bouillonnante d'innovation que nous aimons. C'est notre vieil allié qui part deux fois à traverser l'océan pour défendre la liberté de l'Europe. Nous n'oublions rien de se s'enverser sur les plages de Normandie.
Nous n'oublions rien de ce courage et c'est au nom de cette histoire partagée que je tenais à venir ici sur le sol des États-Unis d'Amérique pour vous témoigner de l'amitié de la France et je remercie encore l'université de Colombia de m'en avoir donné l'opportunité. Je tenais d'autant plus à débattre avec vous du multilatéralisme de paix, de droit international alors que des guerres menacent la stabilité du monde en Ukraine, mais aussi et bien sûr au Moyen-Orient où le besoin de paix et criant a commencé par la paix entre israélien et Palestinien à travers une solution à deux États et la reconstruction de Gaza.
En Iran, depuis 1979, le régime des mola fait peser un risque majeur nourri par une fuite en avant nucléaire et balistique inacceptable. Face à l'escalade, la France a appelé à l'arrêt des frappes et à la reprise des négociations diplomatiques.
Le régime iranien porte une responsabilité écrasante dans le déclenchement de cette guerre par son programme nucléaire sans garantie de renonciation à sa dimension militaire par la constitution d'un arsenal balistique dont nous voyons l'ampleur par son soutien à des milises armées et d'abord le esbola déclaré hors la loi par le gouvernement du Liban milice qui porte la guerre dans la région par son soutien à des groupes terroristes tels que le amas par ses appels perpétuels à l'annihilation totale d'Israël.
Mais cette guerre, vous le savez, vous le voyez, et porteuse de destruction meurtrière, du risque de l'embrasement d'une nouvelle tragédie au Liban, de conséquences économiques et donc sociales dévastatrices. La France, qui n'en est pas partie prenante apporte sa protection à ses concitoyens, à ses partenaires et alliés en même temps qu'elle se mobilise pour la diplomatie et la recherche d'une solution politique. Toutefois, en ce moment de bascule géopolitique, notre regard doit toujours se tourner vers les populations civiles et donc aujourd'hui vers les Iraniens et les Iraniennes, vers ceux qui paient le prix du sang, celui d'une violence aveugle. Et la France n'oublie pas leur courage.
Elle se tient à leur côté, au côté de ce grand peuple plurimillinaire qui doit décider de son destin souverainement et librement. Présidente de l'Assemblée nationale, je n'ai eu de cesse de m'engager pour les Iraniens et iraniennes. Encore récemment, j'ai installé à l'entrée de l'Assemblée nationale un buste. Un buste de Marianne, mais pas n'importe quelle Marianne, une Mariane sous les traits de Marsa à Mini. Vous vous rappelez cette étudiante qui avait votre âge et qui est morte pour une mèche de cheveux. Sous ma présidence, l'Assemblée a toujours soutenu la liberté des Iraniens.
En particulier, pour les Iraniennes, nous avons adopté à l'unanimité une résolution condamnant la terreur imposée par le régime. C'est aussi pour les iraniennes, pour les Afghanes, pour toutes les femmes opprimées que j'ai tenu à être la première présidente de l'Assemblée nationale à participer à la commission de la condition de la femme à l'ONU. au côté de la présidente de la délégation aux droits des femmes et de parlementaires engagés pour défendre ces nobles idéaux de droits universels, de paix et de démocratie. Alors mesdames et messieurs, pendant des décennies, nous avons cru au triomphe inéluctable de ces idées.
Nous avons vécu à l'abri de ce que nous appelions l'ordre international fondé sur ces règles. Il faut dire que durant les années 1990, les raisons d'espérer s'accumulaient. La chute du mur de Berlin, celle de l'URSS, la démocratisation, la fin de l'histoire de Francis Fukuyama. C'était cela notre horizon. Nous savons ce qu'il en est devenu dans toutes les régions du monde. La force de la loi recule devant la loi de la force. La planète connaît aujourd'hui le nombre de guerres le plus élevé depuis 1945. Plus de 130 conflits armés. C'est plus du double qu'il y a 15 ans.
Même entre vieux alliés occidentaux, la coopération cède la place à la compétition, voire à la coercition commerciale, technologique et idéologique. Alors que nous voyons également ressurgir la tentation d'un unilatéralisme décomplexé, rappelons-nous que l'histoire nous a déjà enseigné ce que coûte l'abandon du multilatéralisme et du droit international. Car cette situation de brutalisation des relations internationales que nous vivons aujourd'hui est en effet loin d'être inédite. Ceux qui parmi vous, il y en a ont étudié l'histoire et la géopolitique le confirmeront. Le monde d'avant était tout aussi violent.
Souvenons-nous souvenons-nous des guerres des guerres du Bafra, de Corée, du Vietnam, de Yougoslavie. Souvenons-nous du génocide des Tutsi au Rwanda. La vraie rupture n'est pas la brutalisation, c'est surtout la fin de cette naïveté occidentale. Alors, dans ce contexte mondial, que peut la France ? Que peut l'Europe et que peut la communauté internationale ? Il serait si aisé de baisser les bras. si simple de se résigner, mais ce n'est pas notre caractère, ni le mien, ni la volonté de notre pays. C'est pour contrer ce nouveau désordre mondial que la France se mobilise et agit à tous les niveaux, multilatéral, gouvernemental et parlementaire.
Monsieur le représentant permanent, nous pouvons tous deux en témoigner. Pour défendre la démocratie, la paix, le droit, la voix de la France est toujours attendue sur la scène internationale et je l'ai personnellement mesuré l'an dernier à Otawa au sommet parlementaire du G7 au moment où le gouvernement de l'ancien premier ministre François Beou chutait, tous mes homologues y compris Mike Johnson pour les États-Unis m'ont dit la même chose. Nous avons besoin de la voix de la France. Nous comptons sur elle. Alors oui, moi je suis persuadé également que le monde a besoin de cette voix à la fois universelle et singulière sur la scène internationale.
Cette voix, c'est celle de la France et je suis venu ici la porter devant vous comme présidente de l'Assemblée nationale. Cette voix, ce n'est pas celle d'un pays comme les autres. C'est la voix d'un pays souverain, indépendant. libre qui ose dire ce qui doit être dit. C'est la voix d'une puissance nucléaire indépendante et souveraine. C'est la voix d'un pays dont l'excellence militaire est reconnue au sein de l'OTAN. C'est la voix d'un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations- Unies qui, à ce titre a des responsabilités particulières.
Alors oui, mesdames et messieurs, dans ces temps troublés et je le dis devant vous, non loin du siège des Nations- Unies, la France s'assigne plus que jamais l'obligation impérieuse de protéger le multilatéralisme et le droit international. Et ce n'est pas seulement par idéalisme, c'est aussi par réalisme. C'est pour la France un impératif moral autant qu'un impératif stratégique. Et pour faire respecter ces principes, la France et ses alliés européens ne transigeront jamais. J'en veux pour preuve la participation des pays européens à un exercice militaire conjoint au Groenland pour réaffirmer fermement l'attachement à nos principes, la souveraineté des États et l'intégrité territoriale.
Ces principes, la France les défend avec constance. Ainsi, quelles que soient les crises sur le Venezuela, l'Iran, l'Ukraine, la France n'a pas de double standard ou de double discours. Nous défendons la même souveraineté des peuples et la même nécessité de respecter le droit international et l'architecture multilatérale. Ainsi, si la France et ses alliés s'investissent autant pour l'Ukraine, c'est au nom de ces valeurs que nos deux pays, France et États-Unis, ont défendu côte à côte durant la Seconde Guerre mondiale. La liberté, la démocratie, le refus du fait accompli.
Alors que le peuple ukrainien continue de verser héroïquement son sang pour la liberté, la France, l'Europe veulent la paix. Mais pas n'importe quelle paix. Nous voulons une paix juste et une paix durable. Une paix qui ne saurait être une capitulation et une trahison des principes du droit international. La souveraineté des États, l'intégrité territoriale, c'est-à-dire les principes de la charte des Nations Unies. Alors oui, ces idéaux sont faillibles. Oui, ils sont au bord de la rupture. Mais ne l'oublions pas, le multilatéralisme est une idée ancienne, une idée qui nous dépasse tous.
C'est l'idéal de la paix perpétuelle de Kant, une idée consacrée aux États-Unis par la charte de San Francisco. Cette idée est aujourd'hui à terre, mais il est de notre devoir comme de notre intérêt de la relever pour affronter les grands défis de notre temps. Nous sommes d'ailleurs face à un paradoxe absolu. Au moment même où le multilatéralisme est percuté, la nécessité de coopérer n'a jamais été aussi forte. Les défis mondiaux, qu'il s'agisse du climat, de l'intelligence artificielle des pandémies sont des défis planétaires. Ils exigent des réponses planétaires et cette exigence est partagée par de nombreux pays.
Rien que l'an dernier, un traité sur la prévention des pandémies a été négocié à Genève sous l'ég. Un traité pour la protection des grands fonds marins a été conclu à Paris, non, à Nice en France. Cette preuve de la nécessité du multilatéralisme, je la mesure aussi ici à New York. À la commission de la Condition de la femme, j'ai participé et je continuerai pendant les deux jours qui viennent à participer à des réunions où le monde entier avance concrètement sur les droits sexuels et reproductifs, sur la place des femmes dans les processus de paix. sur leur accès à la justice.
Dans ce monde de rupture ou de fracture, nous aurons toujours besoin de ces enceintes ou 193 États, quel que soit leur divergence, peuvent s'asseoir autour d'une même table. Mais n'ayons aucune fausse naïveté, nous savons tous que pour défendre cet idéal, la première condition, c'est d'être fort, craint et puissant. Pour le dire autrement, nous ne pouvons plus compter sur la force unique de nos valeurs. Nous devons désormais compter sur la valeur de notre force. ce que le président finlandais Alexandre Alexander Stoub a appelé un réalisme fondé sur des valeurs. Vous avez aussi sûrement entendu parler du discours du premier ministre canadien Marc Carnet à Davos.
Plutôt que de se lamenter sur le retour des empires prédateurs, les puissances moyennes doivent cesser de s'illusionner et s'unir. Car si vous n'êtes pas à la table, vous êtes au menu. Cette nécessité de puissance, la France la fait sienne depuis de nombreuses années, sans être il est vrai totalement comprise ou suivie par ses partenaires européens. Depuis 2022 et l'agression russe en Ukraine, nous assistons au réveil géopolitique de l'Europe. Les pays européens ont dans leur large majorité pris l'engagement de réhausser leurs dépenses militaires à hauteur de 3 % de leur PIB afin de renforcer la défense de l'Union européenne. La France est en pointe sur cet effort de réarmement.
En 10 ans, nous aurons doublé le budget de nos armées. Avant l'été, le parlement que je préside examinera une nouvelle loi de programmation militaire qui renforcera fortement les capacités de nos armées, qui rétablira également un service national volontaire. Ces moyens nouveaux permettront également de confirmer l'indépendance et la totale crédibilité de la dissuasion nucléaire française. Présidente de l'Assemblée nationale, je serai extrêmement attentive à la bonne adoption comme à la bonne exécution de cette loi de programmation militaire.
Mesdames et messieurs, la deuxième condition pour mieux défendre le droit et le multilatéralisme, c'est de regarder avec lucidité les impasses actuels du multilatéralisme onusien et de le réformer en conséquence. Membre fondateur de l'ONU et permanent du Conseil de sécurité, la France défend avec détermination une profonde réforme du système des Nations- Unies. Nous prenons l'élargissement du Conseil de sécurité et soutenons la candidature de l'Allemagne, du Brésil, de l'Inde, du Japon à un siège permanent. La France plaide aussi pour une juste représentation de l'Afrique avec deux sièges de membres permanents.
Avec le Mexique, nous menons également une initiative pour suspendre l'usage du véau en cas d'atrocité de masse. Enfin, la France soutient l'initiative ONU 80 lancée par le secrétaire général Antonio Gutérer pour moderniser le système autour de trois piliers. les gains d'efficience, la priorisation des mandats et la réforme structurelle. Cette volonté de réforme, j'ai d'ailleurs pu la confirmer ce matin même en échangeant avec le secrétaire général.
Mesdames et messieurs, si l'ONU demeure la clé de voûte de notre multilatéralisme, soyons lucide, ces blocages actuel nous oblige à innover et à forger des formats multilatéraux inédits, des coalitions, des alliances adoc, agiles, flexibles, efficaces. Certains de ces formats émergent déjà sous nos yeux et ils fonctionnent. Regardez la coalition des volontaires. Elle a été mise en place sous leadership franco-britannique pour assurer les futures garanties de sécurité de l'Ukraine et la dynamique fonctionne. L'Australie, le Japon et désormais les États-Unis nous ont rejoint.
Ces coalitions d'affinité, j'en ai aussi créé à l'Assemblée nationale en organisant le tout premier sommet international des présidentes d'assemblée en mars 2024 à Paris. Ce fut un sommet inédit dont la déclaration finale a érigé les droits des femmes en défi de notre siècle. Ce sommet illustre un point essentiel, la force d'innovation et la capacité d'entraînement d'un outil politique singulier. La diplomatie parlementaire, il faut bien l'avouer, cette diplomatie est souvent méconnue. Pourtant, elle est aujourd'hui plus ambitieuse, plus audacieuse et plus précieuse que jamais. Pourquoi ?
Parce que les relations de parlement à parlement et on dit souvent de peuple à peuple offre une stabilité, une continuité, une liberté de ton que la diplomatie gouvernementale ne peut pas toujours se permettre. C'est là le cœur de notre action, dialoguer directement pour tisser ces liens humains qui résistent aux crises en formant de nouvelles enceintes complémentaires du multilatéralisme traditionnel. Et je pense particulier au multilatéralisme francophone que nous avons fait vivre lors de l'Assemblée parlementaire de la francophonie à l'Assemblée nationale et au Sénat l'été dernier.
Plus de 400 parlementaires de tous les continents ont prouvé que ce multilatéralisme parlementaire était précieux pour faire de notre langue un outil stratégique et diplomatique à part entière. À l'Assemblée nationale, j'ai fait de la revitalisation de cette diplomatie parlementaire une priorité.
De ma première mission en Allemagne jusqu'à récemment en Chine ou en Pologne, je nécessais d'aller à la rencontre du monde en m'exprimant devant des parlements étrangers à la RAD en Ukraine, devant le parlement Moldave ou celui de Côte d'Ivoire, en me déplaçant sur des terrains de crise en Ukraine, en Arménie, en Moldavie, en recevant à Paris mes homologues et nombreux chefs d'État de gouvernement de Volodimir Zelinski, à Mammou Moudas et bientôt le président indonésien. Et j'ai enfin érigé la diplomatie féministe en priorité et c'est bien sûr le sens de ma présence ici à New York au côté de la délégation au droits des femmes.
Permettez-moi d'ailleurs, puisque nous venons de célébrer hier la journée internationale des droits de la femme, de souligner qu'une diplomatie et un multilatéralisme efficace doivent être aussi féministe et féminisé. Et je note d'ailleurs que s'il existe depuis 2021 une journée internationale des femmes dans le multilatéralisme, aucune femme n'a encore jamais été élu secrétaire général des Nations- Unies. Et je forme donc le vœu que le prochain secrétaire général soit une secrétaire générale. Et je m'adresserai aux jeunes étudiantes ici présentes. Si vous êtes tenté, n'hésitez pas en tout cas à vous engager, à oser. Nous avons besoin de chacune.
Alors mesdames et messieurs, bâtir cette diplomatie parlementaire agile et influente constitue le premier acte de mon action internationale. mais il en il en appelle un second le renforcement du contrôle du pouvoir législatif sur l'exécutif en matière de politique étrangère sur les deux rives de l'Atlantique, on entend souvent dire que la politique étrangère serait le domaine réservé du président. Or, les assemblées, les parlements représentent les citoyens et elles doivent être davantage associé aux prises de décision de nos exécutifs sur ce terrain. C'est dans cet esprit que l'Assemblée nationale française a voté de nombreuses résolutions sur les crises internationales avec un fil rouge.
joindre le gouvernement à agir et à défendre avec vigueur la démocratie, le droit international encore récemment sur l'Ukraine, sur la Biélorussie, l'Iran, l'Afghanistan, le Groenland. Ces résolutions ont été aussi le plus souvent adoptées à une large majorité, voire à l'unanimité par des députés appartenant à de nombreux partis différents. Ce qui prouve que sur l'essentiel, le droit, la paix, la démocratie, les députés français, malgré leur profonde division, savent se retrouver. C'est cet enjeu que j'ai décidé de placer au centre d'un prochain rendez-vous majeur, le sommet du G7 parlementaire qui aura lieu en septembre prochain à l'Assemblée nationale française.
Et j'auraiis le plaisir de retrouver à nouveau le speaker Johnson pour discuter de ses enjeux. Alors mesdames et messieurs, alors que je m'exprime devant vous, je sais que je m'adresse non seulement à de brillants étudiants, mais encore aux grands diplomates de demain, à des citoyens passionnément intéressés par l'action publique. Permettez-moi de vous dire une chose simple, merci. Merci pour votre engagement car j'ai une conviction profonde pour prendre soin de notre monde. La paix ne sera pas l'affaire exclusive des diplomates ou des responsables politiques. La paix c'est l'affaire de tous. C'est l'affaire de tous les citoyens qui doivent s'engager. S'engager dans la vie de la cité.
Il n'y aura aucun sursaut diplomatique ou politique sans un puissant réengagement démocratique et civique de notre jeunesse et de tous nos citoyens. Il nous faut donc bâtir ensemble une véritable société de l'engagement, celle que vous représentez ici. Ce chemin du sursaut, ce chemin de l'engagement, du courage, c'est celui que je vous propose d'arpenter aujourd'hui. C'est le seul possible afin de faire vivre l'idéal de la charte des Nations- Unies. Un texte au fondateur adopté sur le sol des États-Unis.
en 1945 et qui nous montrait la voix à suivre, celle, je cite la charte, de préserver les génération future du fléau de la guerre et de proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine et dans l'égalité des droits des hommes et des femmes. Cet idéal n'a jamais été aussi en danger, mais il n'a jamais été aussi nécessaire. Alors, à nous de le défendre à New York, à Paris et partout dans le monde. Je vous remercie. Merci beaucoup. On a du temps pour les questions. Nous avons du temps pour les questions et on va faire circuler un microphone. Madame le président. Alors juste, j'ai un tropisme pour les questions.
On alterne une fille, un garçon, une fille, un garçon. C'est mon côté féministe. Donc première question à une jeune femme. Une jeune femme, c'est ma seule exigence et un jeune homme après. Est-ce que vous avez des questions ? Madame, bonjour. Bonjour. Bonjour madame la présidente, merci beaucoup d'être venue parler devant nous. On vous avait reçu à Dauphine l'année dernière et donc je suis très contente de vous revoir cette année. Euh et on avait parlé de la sécurité en France en dans l'Europe et de sécurité au terme américain et donc je voulais avoir un peu votre avis sur le multilatéralisme au sein de NATO, donc de l'OTAN et notamment aujourd'hui avec les conflits actuels plutôt. Oui.
Votre avis ? dessus. Voilà. Merci beaucoup. C'est bien parce que grâce à vous, vous voyez que je ne mens pas quand je dis que j'interviens souvent devant des jeunes dans des universités. Je me souviens très bien et vous aviez fait un film fort sympathique en ouverture de cette de cette conférence. Mais l'OTAN, c'est un petit peu la même chose. C'est un organe multilatéral dont nous avons absolument besoin. Mais il faut impérativement que nous jouions pleinement le jeu de l'OTAN. Et c'est euh il faut absolument qu'on monte nos budgets. C'est le sens des engagements que nous avons pris.
On voit bien que au sein de l'Europe notamment, il y a certains un certain nombre de pays qui n'ont pas suffisamment joué le jeu et c'est en cela que nous devons en tout cas œuvrer, c'est réussir à rééquilibrer pour être des partenaires crédibles au sein de l'OTAN. Et c'est la raison pour laquelle moi je suis très fière au sein de notre majorité et au sein du parlement que nous ayons en fait eu une trajectoire depuis longtemps de réarmement de notre de nos de nos armées avec cette augmentation spectaculaire du budget puisque de 2017 à 2027 on aura doublé le budget des armées.
C'est vraiment un acte fondamental assuré également et c'est le sens du discours du président de la République sur la dissuasion nucléaire pour davantage en fait assumer les responsabilités qui sont les nôtres plutôt que de se reposer sur quelques membres de l'OTAN que ce soit. Maintenant, vraiment, moi je suis euh vous voyez, j'ai je me suis entretenue avec mon homologue Johnson à à Washington il y a quelques jours et je crois qu'on a fait le même constat sur euh le fait que certaines organisations fonctionnes, internationales ne jouaient pas pleinement leur rôle aujourd'hui.
Et le constat que nous avons fait et c'est moi je trouve cela très rassurant, c'est que il fallait en fait réformer et inventer d'autres modèles, mais il ne fallait pas abandonner le multilatéralisme et là-dessus il était aligné avec nous. Et je crois que c'est pour ça que ça vaut le coup aussi de mener cette bataille-là, que ce soit au sein de l'ONU, au sein de l'OTAN, quit à inventer encore d'autres choses. Et c'est pour ça que la coalition des volontaires, c'est un format qui est très intéressant parce que c'est quelque chose d'ADOC qui a été lancé pour un sujet donné et on voit qu'on a réussi à fédérer plus de 30 pays dans le monde, ce qui n'est pas rien.
Donc il faut être agile, il faut pas être dogmatique, mais il faut pas il faut jamais abander abandonner ces enceintes où l'on se parle. Moi, j'ai été euh même sur le plan national il y a 18 mois, j'ai été avec Gérard Larcher, le président du Sénat en nouvelle qu'elle est donné. Notre mission c'était simplement de dresser la table, de dresser la table, de faire en sorte qu'autour d'une même table, nous ayons des indépendantistes et des loyalistes. Et nous avons réussi à le faire. Je crois et ils ne sont toujours pas d'accord aujourd'hui. Nous n'avons toujours pas le juste chemin pour la nouvelle qu'elle est donnée.
Mais pour autant, il faut dresser la table et il faut que les gens s'asseillent autour de cette table. Je crois que c'est fondamental.
Yaël Braun-Pivet