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interviewPublic Sénat· 30 septembre 2025 46 min

Sondages : qui peut encore battre le RN ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est sens public 90 minutes et de grands thèmes seulement pour donner à nos experts le temps de donner du sens à l'actualité. Voici le sommaire de ce 30 septembre.

Jordan Bardella et Marine Le Pen se détachent dans notre baromètre au doxa de septembre. Ce sont les personnalités politiques les plus populaires. Désormais loin devant Édouard Philippe qui peut encore battre le Rassemblement national.

Ontont-ils intérêt à faire tomber Sébastien Lecnu l'année 2026 peut-elle déboucher sur une présidentielle anticipée ? La gauche pourrait-elle qualifier son candidat pour le second tour ? On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public cette question.

La France a-t-elle encore les moyens de financer son modèle social ? pour le sauvegarder qu'Élisabeth Borne avait imposé la réforme des retraites. On ne peut pas faire de paris sur l'avenir de nos retraite.

Notre forme est nécessaire [Applaudissements] aussi parce que je suis attaché à notre modèle social et parce que je crois dans la démocratie parlementaire, c'est sur votre réforme que je suis prête à engager ma responsabilité. Et 2 ans et demi plus tard, cette réforme est toujours contestée. Retraite sécurité sociale, assurance chômage.

Comment sauver notre modèle social ? Réponse dans tris qu4 d'heure sur ce thème et sur l'actualité politique. Évidemment, vous pouvez réagir en flashant ce QR code.

Je poserai vos questions à nos invités par exemple sur le baromètre d'OXA Mascaret pour la presse quotidienne régionale et public Sénat avec une popularité d'Emmanuel Macron en chute libre. Céline Schmidth. Emmanuel Macron n'a jamais été aussi impopulaire.

C'est le principal enseignement du dernier baromètre politique au Doxard. Seul 22 % des Français jugent encore qu'il est un bon président. C'est moins qu'au plus fort de la crise des gilets jaunes.

Ses prises de position à l'international comme récemment à l'ONU fais jusqu'ici grimper sa côte de popularité. Mais pour le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Caner, cela ne suffit plus. Les Français finalement jugent monsieur Macron d'abord par rapport aux résultats nationaux. très très simplement et monsieur Macron a échoué. 100 millions de Français vivent aujourd'hui en dessous du sol de pauvreté.

C'est aussi cela le résultat de la politique de monsieur Macron. Les Français ne sont pas beaucoup plus enthousiastes vis-à-vis du nouveau locataire de Matignon, Sébastien Lecnu, qui peine a afficher un cap politique clair. 32 % des Français seulement jugent qu'il est un bon premier ministre.

C'est moins que tous ses prédécesseurs dans la foulée de leur nomination, à l'exception de François Baï. Dans ce contexte de flou politique, Bruno Rotaillot lui affiche 30 % d'opinions favorables. Lui qui a d'ors et déjà posé les limites de son parti pour participer au prochain gouvernement. chute de trois points.

Une nouvelle qui pourrait inquiéter dans son camp à l'approche des élections de 2027 mais cette sénatrice se veut rassurante. Les responsables politiques comme Bruno Rotaillot et d'autres qui ont occupé des responsabilités éminentes au sein du gouvernement ont une ligne, ont un cap, ont des résultats aussi et je pense que les Français savent très bien qui est qui, qui va faire quoi et tout ça va se mettre en ordre. De son côté, le camp du Renn continue de creuser l'écart.

Plus un point pour Jordan Bardella quand Marine Le Pen se stabilise à 36 % d'opinion favorable. Patrick Caner point du doigt la responsabilité du chef de l'État. Je n'oublie pas les déclarations de monsieur Macron quand il a gagné son élection au second tour en 2017 devant la pyramide du Louvre disant au français euh français je mènerai des politiques publiques qui feront que vous n'aurez plus jamais envie de voter pour le Rassemblement national.

Voilà le résultat. Dans ce climat très incertain, 73 % des Français pensent quant à eux qu'Emmanuel Macron va devoir nommer un autre premier ministre dans les 12 mois à venir. Et on se demande qui peut encore battre le rassemblement national avec G Sliman.

Bonsoir, bienvenue. Vous êtes président cfondateur d'Odoxa. Berang Germbonde.

Bonsoir et bienvenue. Journaliste politique Jean Garic, bonsoir. Bienvenue historien, président de la commission internationale des d'histoire des assemblées.

Vous publiez les avocats de la République, ceux qui l'ont construite, ceux qui la défendent. C'est aux éditions Odil Jacob et Michael d'Armond. Bonsoir Michael, éditorialiste politique pour sens public cette saison.

Alors, je commence avec on a on a vu quelques chiffres Gel cette impopularité d'Emmanuel Macron. On on a répondu mais je veux bien entendre vos arguments. Il c'est un record.

Il était jamais descendu aussi bas. Comment vous l'expliquez ça ? Non, c'est c'est une performance si j'ose dire parce qu'il avait une popularité qui était bien fragile, bien faible.

Je crois que l'analyse qu'on a pu entendre de Patrick Caner, alors elle est située bien évidemment Patrick Caner de gauche qui est dans l'opposition est assez juste parce que vous savez que nous sommes partenaires de mascaret qui suit ce qui se dit sur les réseaux sociaux et on est et ça a été dit très bien dans votre sujet plutôt dans une séquence récente à court terme qui était assez positive pour lui puisque sur les réseaux on a vu beaucoup de réactions positives par rapport à la prise de position internationale. Emmanuel Macron notamment sur la reconnaissance de de l'État de Palestine. Donc en séquence internationale, ce qui est son domaine clé aujourd'hui, ça ne se passe pas mal mais le problème c'est toutes les autres données du baromètre que vous avez rappelé dans votre sujet.

C'est-à-dire que partir du moment où vous avez une telle défiance en l'avenir de la situation de notre pays où 8 français sur 10 nous disent on va droit dans le mur à partir du moment où le sentiment est que depuis 1 an cette dissolution et les conséquences qu'en a tiré Emmanuel Macron ne sont pas les bonnes et où François Beirou a explosé en vol pour avoir à la place Saint-Sébastien le cornu à Matignon qui ça a été dit aussi dans votre sujet tarde de peine à à fixer une ligne claire sur la politique à conduire c'est Emmanuel Macron qui empaye les poassé On l'a dit depuis très longtemps. De toute façon, on ne peut pas nommer une succession de premier ministre de type Barnier, Bairou, le cornu et peut-être demain un autre pour finalement ne plus avancer. Il y a un moment donné où ça doit remonter au président de la République et je rappelle que dans de précédents sondages que nous avions réalisé, on avait une majorité de Français qui nous disait "Nous souhaiterions une dissolution plutôt que la nomination d'un nouveau premier ministre." Ça c'était avant l'arrivée de le Cornu.

Et nous souhaiterions surtout une démission d'Emmanuel Macron. on avait atteint des niveaux records de ce point de vue-là. C'est tout ce panorama euh politique qui explique cette situation.

Ouais. Alors avec son effectivement ce discrédit euh qui frappe Emmanuel Macron et peut-être aussi tous ceux qui euh s'en approchent ou s'en sont approchés. écouter la réaction de du député socialiste Jérôme Gedge, c'était sur la radio Sud Radio.

Voilà, je cherchais ce matin. C'est la démonétisation totale de tout ce qui de près ou de loin euh se rapproche du quinquena d'Emmanuel Macron et ça éclabousse. Même ceux qui ont pris leur distance comme comme Édouard Philippe, mais tous les autres candidats éventuels issus du socle commun seraient frappés de la même du même discrédit.

Et puis euh et donc ça ça dit que le macronisme c'est fini. Le macronisme c'est fini. ce Paris là s'est fracassé sur la confusion poussée à l'extrême et en fait bah voilà le macronisme devait être le en même temps et comme le disait François Mitterrand le centre il est ni de gauche ni de gauche et et ce mouvement là d'une certaine manière a cludiqué sur sa jambe droite.

Berérang Gerermondte, est-ce que c'est forcément l'explication le fait qu'il y ait une alliance qui est maintenant beaucoup plus claire avec avec la droite avec les Républicains qui explique ce discrédit ou ce désamour de de du présent de la République ? Ça vient s'ajouter à un sentiment plus global sans doute de de d'incompréhension pour pas dire plus de de de des lecteurs qui ont demandé une majorité et qui ne sont manifestement pas entendus. Et c'est vrai qu'au bout de trois premiers ministres depuis la dissolution qui ne sont pas issus de de de la majorité très relative certes, mais enfin quand même du camp majoritaire, euh ça ça ne passe toujours pas. populaire populaire.

Euh il faut il faut peut-être aussi quand même ajouter euh il y a il y a deux faites, une usure du pouvoir, ça fait 8 ans et demi que président est là et et forcément ça ça pèse. Euh quand on regarde d'ailleurs dans les chiffres que vous de du baromètre, les chiffres de François Hollande, ce président si détesté, il est même Emmanuel Macron n'y est pas encore, il est à 78 euh là où François Holland est très souvent à 80 82. Bon, il a presque encore de la marge mais le fait que lui en est à son deuxème mandat.

Tout ça dans une crise qu'on a qu'on a qu'on a décrite. Ouais. Mais d'ailleurs, c'est à l'historien que je m'adresse Jean-Garic parce que effectivement euh le il y a il y a cette on fonctionne et ça fait ça fait depuis la dissolution qu'on dit que il y a pas de de capacité de compromis parce que tous nos politiques et peut-être nous aussi commentateurs, on a on a une grille de lecture qui est une grille de lecture présidentielle.

Bref, cette grille de lecture, elle s'applique. Cet homme providentiel ou cette femme providentielle peut-être. Et donc le désamour, le retour de Balancier, il est à la hauteur de ce de cette croyance dans un homme présidentiel en Je pense que fondamentalement l'explication de de cette répulsion même de beaucoup de Français pour Emmanuel Macron, elle tient à ça. pas la seule, mais si on regarde d' si on prend un peu de recul, on s'aperçoit que à chaque fois, enfin, je veux dire euh quand euh Nicolas Sarkozi est arrivé, euh la valeur travail, c'était l'homme providentiel et puis et puis on s'était aperçu que en 2012, c'était plus du tout ça euh que quand François Holland nous annonce "Mon en admi c'est la finance".

Le peuple de gauche était enthousiaste, il disait "Ça y est le on va retrouver un nouveau François Mitteran, un nouveau Léon Bloom." Euh, on a été un peu déçu et alors là, vous avez en plus un homme jeune qui incarne une nouvelle génération et qui en 2017 vous parle de révolution. On disait un nouveau monde commence.

C'est vrai que lui aussi homme providentiel par excellence et effectivement comme toujours et bien les déceptions arrivent. Alors, c'est vrai que il y a eu en plus la dissolution, il y a eu en plus une forme d'arrogance qui quand même marque le personnage qui le différencie même des autres. Bref, il y a énormément de choses qui expliquent conjoncturellement ce qui se passe, mais fondamentalement avec l'usure dont parlait Beréranger, il y a ce phénomène terrible dans notre vie politique et qui a été aggravé par la par la par la 5e République, par les les institutions de la 5e République. ce ce rendez-vous présidentiel qui à chaque fois nous vend un homme ou une femme providentielle.

Euh attention parce que moi je me dis 2027 on va retrouver ce ce type d'émulsion, ce type d'enthousiasme et après 2027 il va y avoir des lendemains qui déchantent. D'autant plus qu'on est là dans un paysage politique où ça va être très compliqué d'avoir une véritablement une majorité absolue. Il y a une tripartition qui peut être durable de l'électorat.

Et je dis je sens notre classe politique aujourd'hui, elle n'attend que ça. Elle est elle est partie sur 2027, ils sont chacun dans dans leur couloir. Ils sont sur les starting block, tous convaincus que bah ils vont par la grâce de leur charisme ou de de leur de de de leur génie nous sortir de de l'ornière.

Je ne suis pas sûr que ça soit la solution. Ouais. Euh Michael Darmond, est-ce que est-ce que si on regarde effectivement l'histoire 8 ans et demi, vous nous l'avez dit, mais finalement si on prend François Mitteran, il y a il y a il y a une il y a une cohabitation euh au au bout de combien ? 5 ans.

Euh oui, c'est euh lors de son premier voilà son premier mandat, la même chose lors de son second mandat. Donc finalement, il y a pas un président de cette 5e République qui est qui est resté au pouvoir sans cohabitation aussi aussi longtemps non ? C'est vrai.

Et puis en plus à l'époque la combitation servait à se faire rééléli là donc à seonner une forme de popularité une sorte de de colocation on va dire absolument qui ne sert à rien. Moi ce qui me frappe en écoutant encore plus Jean Garric, c'est à quel point au fond Emmanuel Macron qui s'inscrivait dans une matrice supposée nouvelle en réalité coche toutes les cases de l'épur de ses précesseurs puisqu'on est on est on il vient d'ailleurs dans dans dans d' d'en retracer toutes les étapes et et là encore pour on vient d'en parler cette fameuse ce fameuse croyance que lorsqu'on parle à l'international on on on reprend des couleurs mais en réalité c'est totalement à l'inverse que ça s'est produit puisqueenfectivement les Français le voyant toujours loin s'occuper des autres se dit mais nous dans quel état sommes-nous ? Et il il parcourt le monde.

Je dis ça parce que c'est exactement ce qu'on a reproché à pareil époque dans son mandat à Nicolas Sarkozi qu'on trouvait beaucoup trop qu'on s impliqué dans dans les affaires extérieures et du coup il est revenu opportunément il est allé au Glière pour ensuite faire voilà se se se recueillir devant les les les victimes et les sacrific les makizars et ceux qui s'étaient sacrifiés pour la guerre. Mais ça veut dire que toutes les cases sont cochées et que comme on est en plus en 2e mandat, ça va être de plus en plus compliqué. Alors un un chapitre parce qu'ensuite on va vraiment passer pas mal de temps sur euh sur le le Rassemblement national et les leaders du Rassemblement euh national, mais quand même euh Sébastien le Cornu a 32 % d'opinion favorable.

On l'a vu dans notre sujet, on va revoir ce euh cette liste. C celui qui avait le les opinions favorables les les plus importantes, c'était Édouard Philippe en mai 2017 et puis et puis Sébastien Lecornou, il est tout juste au-dessus de François Bairou. Alors, on a on a Berbond, je commence avec vous, un premier ministre qui cultive le mystère.

Bon, mais pour enfin pour combien de temps encore va bien falloir qu'il sorte de de l'ambiguité là ? C'est c'est plus c'est plus possible ça. C'est et pour le coup le le les chiffres seront peut-être pas les mêmes à ce moment-là.

Mais c'est vrai que pour l'instant par sa nature, parce que c'est dans son caractère cette discrétion et par la situation qui l'oblige peut-être à être un peu plus prudent que ses prédécesseurs les les Français le je sais pas si il y a des études pour d'identification enfin il y a des études de notoriété et visiblement ça progresse. Mais les Français ne l'ont même pas forcément totalement identifié voir pas du tout le visage le le ne leur dit toujours rien. presuré et finalement ilme plus que François avant l'été il a il a 10 points de plus que Manuel Macron donc on peut on peut aussi le voir comme ça mais c'est vrai que une fois qu'il se sera prononcé au sein de son cabinet ils doivent le voir comme ça le le baromètre je pense que vous raison bon mais c'est vrai que dans un mois une fois qu' qu'il aura clarifié ses positions sur sur les les sur la dette sur le il a il a commencé un tout petit peu à parler dans le Parisien la semaine dernière euh en écartant un peu la taxe Zucman en mais mais mais une fois qu'il aura vraiment clarifié tout ça là pour le coup ça risque de de bah de peut-être de s'effondrer un peu plus.

Mais il y a-t-il seulement une attente de ce nouveau gouvernement auprès des Français Gael ? Non, il y en a aucune. Et alors pour être gentil avec Sébastien Lecnu, dans le contexte dans lequel il se trouve, il ne s'en sort pas si mal.

Beréranger rappelait à juste titre que tout dépend du benchmark et de la comparaison, mais c'est quand même 10 points de mieux que son président. Ça n'est jamais arrivé. Depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République, il faudrait que je remonte dans nos chiffres.

Mais même à l'époque où on avait un Fillon plus populaire que SarkoZi lorsque Fillon était premier ministre de Sarkozy ou un Vals plus populaire qu'hande. Je crois pas que Philippe était a été quasiment tout le temps plus plus populaire. Il y a pas de à ce point-là.

Euh c'est c'est donc il arrive quand même à s'en sortir pas si mal. Mais le problème c'est pas Sébastien le cornu qui effectivement les gens euh sur lequel les gens ne projettent pas beaucoup, c'est ça ne répond pas à l'attente initiale. Le l'idée de nos concitoyens lorsqu'on testait les possibles chefs de gouvernement que qu'Emmanuel Macron pourrait nommer, c'était plutôt cette idée que l'un de vous a rappelé, je sais plus lequel, mais qu'après les législatives perdues par Emmanuel Macron d'après les de tiers des Français, et bien il eut été normal de ne pas proposer le même gouvernement qu'avant. depuis 8 ans voire encore encore plus rabou grriis ou rétréci et donc là ça tombe sur Sébastien Lecornu mais un autre homme politique de cette majorité-là avec ce mandat là serait dans une situation sans doute comparable et qu'il fallait ouvrir une cohabitation en quelque sorte même avec un nouveau Front populaire qui qui avait peu de chance de tenir très longtemps à la ce que j'ai dit il y a un an quand on a eu ces résultats pour ce qui paraissait le pur bon sens à la fois pour les Français et tactiquement pour Emmanuel Macron eT de choisir un premier ministre Lucy Casté à l'époque parce que elle n'aurait pas pu durer justement et parce que une fois que cette hypothèque aurait été purgée, il aurait pu Emmanuel Macron proposer un gouvernement des socialistes à Renaissance en passant par l'air et nous ne serions pas aujourd'hui dans la situation dans laquelle nous sommes et surtout dans laquelle il se trouve lui.

Peur de gouverner par décret. Ouais, il a eu peur il a eu peur des 30 jours de 20 jours 30 jours avec des décrets qui remettrai en question la réforme des retraites. Résultat, ça fait 1 an que nous sommes dans une situation impossible et que sa réforme des retraites à laquelle il tient temps n'est pas garantie.

Avec un donc 3è premier ministre en en un an, le Rassemblement national pourrait-il offrir à Sébastien Lecnu quelques mois de répi ? On écoute pour ouvrir ce chapitre le député de Lyon Julien Audou qui était sur France de ce matin. Il répond une question sur les petites annonces on va dire de Sébastien Lecornu notamment sur certains apps autour du travail qui devrait diminuer.

Il faut faire beaucoup plus. Encore une fois nous demandons la rupture pas la rupturette. Donc il faut des signes de changement, il faut des signes de réorientation.

Ça passe évidemment par l'allègement de la fiscalité. Je rappelle que la France est la première puissance fiscale du monde. Les Français sont les plus matraqués au monde et ils n'ont que des services publics dégradés année après année.

Donc il y a évidemment un changement à faire mais il y a surtout des économies à faire beaucoup d'économies à faire sur le train de vie de l'État, sur l'immigration de guichet social, sur les contributions au budget de l'Union européenne. Tout cela évidemment doit être mis sur la table. Tiens, une première question de nos téléspectateurs Fabien du Havre dans un contexte d'impopularité marquée, de défiance politique.

Quelle stratégie Sébastien Lecnu peut-il déployer pour éviter une motion de censure ? N'hésitez pas à participer, flasher ce QR code, poser vos vos questions sur cette actualité politique. Jean Garig, on pourrait retourner la question, c'estàd que sa stratégie ne dépend-elle pas uniquement de la bonne volonté du Rassemblement national d'appuyer ou non sur le bouton ?

Alors, il y a aussi le il y a aussi le PS bien sûr, mais mais est-ce que c'est pas du côté du RN que qu' peut regarder aujourd'hui ? On a on a eu l'impression au départ que le le questionnement c'était l'attitude du du PS mais comme on a aussi l'impression qu'il fermait la porte à toutes les propositions du du Parti socialiste, la taxe Zucman revenir sur la fente des retraites, un impôt sur la fortune, ça c'est l'interview au Parisiens dont par fameuse interview au Parisien. on se dit que logiquement euh mécaniquement là il s'agit de se tourner éventuellement vers acheter un peu de temps euh euh du côté du Rassemblement national.

D'autant que euh on entend dans les paroles de de Julien Odoude depuis quelques quelques jours, on a l'impression que du côté du RN, l'idée d'une motion de censure à tout prix ne s'est un petit peu estompé. Est-ce que c'est un jeu de rôle ? Est-ce que c'est quelque chose qui est destiné un peu à à nous enfumer comme le font souvent les les politiques en ce moment ?

Je je ne sais pas mais en tout cas logiquement il faut que quelque part il trouve de quoi se s'acheter un peu de répis de quoi éviter une une motion de censure. Il y aurait il y a dans les propositions d'ailleurs si on prend là encore un tout petit peu de recul, il y a dans les propositions du Parti socialiste comme d'ailleurs du Rassemblement national dont on peut considérer qu'il est dans l'arc républicain aujourd'hui, il y a à mon sens il y a des propositions qu'on peut entendre sur lesquelles on pourrait discuter. Et c'est ça au fond que je pense que qu'attendent les Français.

Les Français ils attendraient un véritable débat. leur toute chose égale et sachant que personne ne le français moyen n'est pas spécialiste de ces questions mais je pense que il serait intéressant pour eux d'avoir un vrai débat autour des programmes des des uns et des autres. Là on est dans quelque chose qui se passe un peu dans dans le secret.

On ne sait rien. On connaît pas encore la feuille de route véritablement les propositions de de Sébastien Lecornu. Et ça entretient quand même ce ce divorce qui est quand même profond parce que derrière tout ça c'est ça qui compte, c'est que les Français font plus du tout confiance à à leur classe politique.

Ils cristallisent le mécontentement sur Emmanuel Macron pour des tas de raisons, je légitimes. Mais mais c'est l'ensemble de la classe politique. Il y a quand même une petite musique autour de de d'une réforme de l'exécution provisoire ou de l'exécution immédiate à la suite des la condamation de Nicolas Sarkozi mais auparavant aussi de la la condamnation de Marine Le Pen.

Alors je je je alors je fais peut-être un peu de politique fiction où je j'ai envie de m'amuser avec des hypothèses. Michel d'Armand, mais est-ce que c'est possible de voter une loi supprimant l'exécution provisoire avant le procès en appel de Marine Le Pen ? Voyez ce que je veux dire ? espèce de de de jeu à de bière à trois bandes là qui qui pourrait susciter une mensuétude du rassemblement national.

Alors on serait dans une dans un scénario de politique fiction mais euh n'empêche que il a été annoncé il y a quelques jours, en tout cas c'était dans les dans dans dans les infos. Alors au fond des des débuts d'information comme ça en brève mais que le Sénat allit commencé à regarder la possibilité de pouvoir réformer l'exécution provisoire. Donc euh ne serait-ce que installer cela, l'agenda comme on dit, envoie un message euh en tout cas au Rassemblement national en disant euh euh on on ne vous oublie pas.

Après, on va voir, il y a d'autres il y aura d'autres événements et d'autres d'autres procédures. Mais par rapport à ce que dit aussi Jean Garcé sur les Français attendent de voilà de avoir un débat et puis surtout on va savoir sur sur quelle sur quelle pièce ils vont pouvoir juger et surtout les gros parlementaires Sébastien Lecnu. Euh demain, je crois ou après-demain, le Conseil d'État va recevoir le le projet le projet de loi budgétaire.

Dans les fuites, dans les murmures comme ça, entre les dans les couloirs, on entend un projet assez à droite. Hm. Donc de ce point de vue-là euh une fois de plus, la porte fermée que l'on a que l'on a observé à travers l'interview parisien pour la gauche se confirmerait et on va voir dans quelle mesure effectivement le gouvernement qui serait proposé du coup serait entre le au sein du socle commun et plutôt à droite provoquant la déception que on a envisagé tout à l'heure.

Bon, on va continuer de se concentrer un peu sur le rassemblement national et je propose à Quentin Calmet de de nous rejoindre tout de suite. J'attrape mes feuilles, elles sont là. Bonsoir Quentin, bienvenue puisqueon va se concentrer maintenant sur un autre enseignement du du baromètre au doxa de septembre, cette popularité de Jordan Bardella et Marine Le Pen.

Voilà, ils font la course en tête. Déjà en juin, Jordan Bardella et Marine Le Pen étaient passé en tête du classement pour la première fois devant sang Édouard Philippe. Ça se confirme avec cette mouture du baromètre.

Jordan Bardella est crédité de 37 % d'adhésion. Marine Le Pen est à 36 %. Le président du RN qui a gagné un point par rapport à joint, la présidente du groupe RN à l'Assemblée qui est stable avec des taux très fort au sein des sympathisants erenes de 88 90 % dans les autres familles politiques.

Aucune personnalité ne parvient à fédérer autant sa famille politique. Par exemple, Raphaël Gluxman n'est donné qu'à 46 % d'adhésion des sympathiant de gauche et c'est pourtant le premier à gauche. Et puis alors il y a un autre sondage, sondage IPOP fiduciale pour l'opinion et Sud Radio.

Là on est dans une hypothèse de présidentielle qui se déroulerait en ce moment et qui donne le Rassemblement national largement en tête. Voilà que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardellac qui porte la candidature du parti, le RM se situe à un niveau inédit pour un premier tour avec 33 à 35 % des intentions de vote, soit un écart de 15 à 20 points de plus que leur poursuivant. Frédéric Dabi, le directeur général opinion de l'IPFOP qui explique qu'aujourd'hui le vote Eren n'est plus un vote d'incarnation comme du temps de Jean-Marie Le Pen mais un vote d'alternance.

Jordan Bardella qui capte les moins diplômés, les ménages modestes mais aussi le patronat et la droite le président du Ren qui convain pr qui convainc près d'un tiers des chefs d'entreprise et plus d'un/4 des sympathisants LR. Et puis dans ce sondage les autres les poursuivants, ils sont loin derrière. Voilà, il y a un décrochage d'Edouard Philippe qui passe de 22 % d'intention de vote dans le sondage d'avril à 16 à 19 cette fois-ci.

Vient ensuite Raphael Gluxmanner entre 14 et 16 %. Le Renn est donc loin devant pour l'UR ce qui inspire ce dessin à CAC en une de l'opinion ce matin. On y voit Raphaël Gluxman, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe et Bruno Rotaillot occupé à se battre au bord du ring pendant que Marine Le Pen et Jean Bardella attendent tranquillement au milieu des filets.

Merci beaucoup. Quentin pour pour ces informations, je on va rester sur le RN mais quand même une petite parenthèse rapide sur euh Raphaël Glan, Beranger. Bon, Raphaël Glisman devant Jean-Luc Mélenchon.

Euh ça ça a provoqué la colère du chef des insoumis ça qui a parlé de de l'flop à propos de de du du sondage. C'est quand même un bon un micro événement mais dont dont dont on peut dire un mot quand même. Ouais.

Alors, je je vais je vais rendre à à César, ce qui était à César à l'opinion en l'occurrence ce matin très bon papier de notre confrère Anton Birdorf qui qui qui rappelle qu'en fait en 2017 euh le le le la catastrophe pour pour Jean-Luc Mélenchon, c'était d'avoir en vainqueur de la primaire de la gauche Benoît Amon qui était le plus à gauche de tous et et nos confères de l'opinion disent bah ce matin, c'est le meilleur sparring partner qui dont il pouvait rêver. D'accord. Et que ça va lui précisément à chaque et c'est intéressant je trouve de le de le de le voir comme ça parce que sinon évidemment sur le papier on se dit w il y a un frémissement voire plus qu'un frameissement du côté de Luxman mais sans doute que ça met Jean-Luc Mélenchon dans une position pas favorable mais en tout cas pas si défavorable.

Bon ça ça a beaucoup de sens. Alors évidemment, je vais vous demander de dire peut-être du bien ou du mal d'un de vos confrères, mais un sondage comme celui-là alors à 2 ans et quelques 2 ans et demi de l'échéance si les les l'échéance est respectée, bon c'est une photographie à l'instanté, on va le rappeler. J'aimerais bien j'aimerais bien dire du mal évidemment mais en l'occurrence on produit nous aussi ce genre d'intention de vote, donc ce serait assez délicat.

Oui, ça a du sens en rappelant ce que vous venez de dire Thomas. Ça n'a rien d'un pronostic certainement pas. On a eu même des périodes où il y avait des séquences où systématiquement le grand favori 9 mois avant 1 an avant il lui est arrivé des misères et à la fin ça se terminait mal.

Mais quand même Luxman Mélenchon, restons là-dessus, on reparlera du dans un instant. Mais il y a deux choses qui sont très intéressantes, c'est la photographie à cet instant donné par rapport à celle d'avant. Et ce que ça nous raconte, ça a été très bien dit dans dans il y a il y a un instant, c'est que à la fois Marine Le Pen et Jordan Bardella comme dans notre baromètre politique progressent ou se situent très haut, mais surtout les autres reculent. qui fait que vous avez un écart considérable qui se creuse.

En revanche, pour dire du mal ou aller chercher une amélioration possible, je pense que ce qui est intéressant et c'est ce que nous avions fait à Odoxa lors de notre dernière intention de vote, ce qui serait intéressant serait d'avoir aussi tant qu'à être dans la politique fiction le second tourje parce que un premier tour où vous êtes très largement en tête ne veut pas dire que vous gagnerez l'élection présidentielle. Et lors de notre dernier sondage avant l'été, nous avions noté une progression de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella au premier tour, pas à ce pointl à l'époque. Et pourtant au second tour, ils étaient battus par Édouard Philipp.

Le compte tenu des écarts aujourd'hui, je pense que ce serait peu probable mais ce serait intéressant. Et juste sur Gluxmanchon, sur Gluxman Mélenchon, c'est pas du tout une surprise d'avoir euh Gluxman devant Mélenchon aujourd'hui dans cette photographie compte tenu de la très forte impopularité de Jean-Luc Mélenchon, compte tenu des niveaux auxquels nous les nous les avions il y a ça quelques mois ou déjà à l'époque dans les intentions de vote, Gluxman était au même niveau que Mélancon et Mélanchon était moins impopulaire qu'aujourd'hui. Dans notre baromètre politique, ça a été rappelé, il est bien plus populaire auprès du peuple de gauche, Raphaël Gluxman, que ne l'est Jean-Luc Mélenchon.

Donc c'est pas c'est effect il y a effectivement une forme de logique avec quand même là encore on reste très prudent, c'est une photographie à l'instant mais une qualification au second tour qui se jouerait quand même assez à un niveau assez bas pour pour ceux qui ne sont pas du Rassemblement national si l'on en croit cette enquête. Et donc tout est possible en quelque sorte avec aussi peu d'écart. semble possible parce que vous avez presque une demi-douzaine de postulants, au moins deux à gauche, Jean-Luc Mélenchon et et Raphaël Gluxman et puis un un bloc central où là on a l'impression que d'un trop plein et on voit bien que Édouard Philippe régresse vraisemblablement au profit de de Raphaël Gluxman mais peut-être aussi que d'autres pourraient lui grappiller de son de son avantage que ça soit un Gérald d'arrmanin qui lui aussi d'ailleurs se se tasse un petit peu parce que finalement toutes les toute la Macronie est victime de Macron la viralité une sorte de d'aspiration si je veux dire vers le bas ça c'est très clair mais vous avez pu vous avez un Bruno Rota évidemment qui qui sera dans la course peut-être un Laurent Voquet qui ne laissera pas forcément Bruno Bref on peut se retrouver dans un premier tour avec quatre ou cin candidats derrière le candidat très loin devant du Rassemblement national mais autour de 15 17 et et là tout est possible.

Je veux dire que le le le rêve fou de de Jean-Luc Mélenchon, sachant qu'il est quand même un expert des campagnes électorales qui peut nous refaire le coup des des campagnes précédentes, Jean-Luc Mélenchon, il peut très bien se retrouver en tête et se retrouver en tête à tête, j'allais dire au second tour avec le RN. Donc voilà, tout est possible. Moi ce que je conseillerais, mais je ne suis pas conseiller de de du bloc central, mais c'est que ils arrivent à à trouver un candidat unique parce que sinon ça va ça va être très difficile.

Effectivement, donc son ce sondage qui nous place Marine Le Pen ou Jordane Bardella en tête au premier tour de l'élection présidentielle, alors parlons de Marine Le Pen qu'on ne sait pas encore si elle sera candidate puisque le procès en appel évidemment c'est dans c'est dans plusieurs mois. Alors Michael, vous nous dites le système voudrait qu'elle soit candidate. Tiens donc expliquez-nous.

Alors moi, c'est ce que j'appelle le mécanisme du crime de l'Orient Express, hein. Vous savez du nom de ce célèbre roman d'Akata Chrystie, un meurtre est commis pendant un voyage dans ce train. Et là, désolé, j'assume, je vais réveiller la fin.

Je sais, c'est sacrilège mais c'est comme ça. L'enquête menée par le détective Hercule Poireau établit qu'il n'y a pas un seul meurtrier mais que tous les passagers du wagon avaient un intérêt pour ensuite donner un coup de couteau à la victime. Voilà, tous les lecteurs d'Agatha Christi qui n'ont pas qui sont en train de terminer le crime de Lord Express vous maudissent.

Bref, c'est pareil, il y a très bon film, il version tout le monde donc a intérêt à voir Marine Le Pen candidate et éventuellement élu mais ça c'est notre affaire en tout cas candidate. Pourquoi ? Parce qu'effectivement c'est là le mystère en fait à gauche on murmure depuis des années un peu l'inavoable en murmurant en fermant les portes en disant une période avec le populisme au pouvoir bien ça permettrait de rebâtir un corpus de se reconstruire pour pouvoir un jour revenir au pouvoir.

Donc ça c'est pour la gauche à droite. Voilà à droite. Certains pensent que ce serait en fait une bonne manière de se maintenir en participant au pouvoir avec l'espoir de regagner des parts de marché en obligeant Marine Le Pen qui ferait forcément appel à des compétences qu'elle n'a pas qui lui font défaut pour pouvoir gouverner le pays.

Une Marine Le Pen présidente permettrait également à un ancien président Emmanuel Macron d'envisager de revenir un jour au pouvoir face à une droite totalement remplacée recomposée en lui opposant une force démocrate. Et peut-être faut-il voir là l'explication des mots sibilins du président adressé au jeunes de son parti en juillet 2025. J'aurais besoin de vous dans 2 ans, dans 5 ans, dans 10 ans comprennent qui pourra.

Ça peut être une solution. Quant au système médiatique, bien il parit sur une Le Pen candidate d'abord parce qu'elle a déjà été candidate trois fois donc ça lui donne une forme de légitimité et on voit que les démissions qui sont d'ors et déjà consacrées à 2027 l'invitent elle et non pas Jordan Bardella. Donc voilà pourquoi je parle de système orienté express parce que on peut y voir une conjonction d'intérêt expressément orienté.

Ouais. Avec une question autour de l'Union des droites. Marine Le Pen pourrait-elle en être une sorte de cheville ouvrière ?

Alors les questions qui lui a été posées récemment sur un plateau de télévision, choisissez-vous entre Olivier Fort et Von Retaillot ? Ma réponse a été de dire je ne suis ni de droite ni de gauche. Ce qui a fait dire en petit comité hier à Bruno Rotaillot, bah Marine Le Pen, ça peut pas être une solution parce que elle refuse de choisir entre la droite et la gauche.

Parce que du côté de LR, on considère que c'est avec Jordan Bardella. En tout cas, certains considèrent que c'est avec Jordan Bardella beaucoup plus clairement proent entreprise, on l'a vu, qu'une telle construction pourrait s'envisager. Bon, à ce jour, rien ne dit que Marine Le Pen pourrait être candidate.

La décision de justice la concernant sera connue au printemps et on verra aussi aussi ce que dira le Conseil constitutionnel he si Marine Le Pen le saisit et si elle est maintenue inéliggible. Vous savez à ce stade on a on doit garder en tête le nombre de soirées électorales qui ont commencé par cette formule contrairement au sondage qu'il avait prédit. Le résultat est différent.

Et moi, je vous répète aussi un autre principe surtout à 18 mois d'échéance dans une élection présidentielle. La seule certitude c'est qu'on sera surpris. Alors ça arrangerait tout le monde que Marine Le Pen devienne présidente.

Je veux bien quand même vous faire réagir à sa garille. Oui, enfin c'est c'est une c'est une manière de c'est un peu provocateur. Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Oui, oui, oui. Candidate et présidente parce que pour certains de manière de manière objective le un candidat de gauche surtout Raphaël Gluxman peut peut faire l'hypothèse que confronter à un candidat assemblée nationale, il réunisse à un nouveau front républicain qui éventuellement pourrait lui permettre de de de l'abattre. Ce serait beaucoup moins évident pour Jean-Luc Mélenchon. le je pense que là les sondages et même les on voit très bien le frémissement de la société française.

Il y a quand même ce rejet de Jean-Luc Mélenchon qui ne lui permettrait pas ce calcul. De la même manière pour les un candidat du centre peut lui aussi faire l'hypothèse que se reproduira ce qui s'est produit face à face à Emmanuel Macron. Enfin pour en faveur d'Emmanuel Macron.

Oui, on on a quand même dans tout le tout le spectre là un un un Bruno Retaillot peut peut se dire que lui il a il a la possibilité d'aller grignoter, de faire un coup à la Nicolas Sarkozy, d'aller prendre une partie de l'électorat de de Marine Le Pen et donc confronter à à elle là aussi de susciter un réflexe républicain et et de gagner. Donc euh dans la perspective de la victoire, d'abord, je pense que effectivement il ils ont ce cette ce projet de de d'être confronté à à une barine le Pen ou même à un Jordan Bardella parce que se posose avec Jordan Bardella une autre équation qui est celle de la de l'expertise qui est celle de la capacité à incarner candidat serait sa première campagne présidentielle évidemment c'est pas la même équident ou effectivement alors Michel votre édito il a fait réagir tout de suite Jacques de Macon C'est vrai dit-il, on ne cesse d'entendre on n jamais testé l'extrême droite. Ne serait-ce pas une bonne opportunité pour les différents partis de se repositionner pour 2027 ?

Qu'en pensez-vous Berangerbond pour commencer ? Alors le l'hypothèse, elle est quand même souvent mise sur la table concernant une victoire à des législatives anticipées qui amèneraient une Marine Le Pen ou un Jean-Danne Bardella Matignon. ce qui permettrait entre guillemets de purger cette cette hypothèse et de revenir en 2027 et c'est c'est ce que c'est ce que le socle commun en tête peut revenir à des partis dit républicains.

C'est plutôt dans cette optique là je pense que c'est que c'était cette hypothèse existe. Ensuite, c'est c'est c'est ça en l'état de connaissance qu'on a d'un programme du RN, euh c'est c'est compliqué. Vous me direz le programme des autres parties n'est pas plus clair non plus, mais mais imaginez le RN partant à l'Élysée dans ce flou actuel, je suis pas sûr que soit tout à fait une bonne nouvelle pour la France, indépendamment de toute opinion.

Je veux dire, c'est quelque chose qui est quand même très très flou. Donc et puis la dernière chose c'est que on ne teste pas le deuxième tour pour l'instant. Alors justement je vois bien qu'on entend et que la véritable inconnue c'est celle-là.

On peut on peut on peut gloser tant qu'on veut pour dire qu'au premier tour il serait là. Ce fameux plafond de verre est-ce que est-ce que va être et alors je reprends l'expression union des droites et je vous propose d'écouter ce que ce que disait ce matin sur Europain le sénateur LR des Hautes scènes Roger Carucci. On lui demande si vous deviez choisir au second tour entre une Marine Le Pen et un Jean-Luc Mélenchon.

Il l'avait déjà dit, il le répète. Moi, je pense que surtout il faut qu'on réfléchisse très clairement à ce que sont les deux tours. Je le dis sincèrement, je l'ai déjà dit, jamais on ne fera voter pour un LFI.

Jamais on ne fera voter pour un parti associé au F. Je viens de voir Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon, Roger Caroci vote Marine Le Pen ou Jordin de Bardella ? Bien sûr.

Oui, sans état d'â sans état d'âme parce que pour moi aujourd'hui c'est Lfi n'est plus dans l'arc républicain. Et moi j'affirme et je confirme que je pense qu'aujourd'hui le RN est dans l'arc républicain. Bon c'était 33 % pour les intentions de vote et en tous les cas peut-être que votre parce que si on essaie de me dire qu'il y a 35 % de fascistes en France, faudrait s'inquiéter hein.

Sur sur l'Union des droites. Au-delà de ce que peuvent dire les les les leaders sénateurs, députés ou autres de de LR, est-ce que l'idée fait son chemin chez les sympathisants, chez chez les électeurs républicains ? Gel Sliman ?

Alors oui, si on se place dans une perspective second tour Oui et non si on se place dans une perspective de second tour, ça dépend quelle est l'offre politique, quelle est la peste et quel est le choléra et vous leur laissez choisir entre ce qui peut être l'un ou l'autre pour les électeurs de droite. Si vous demandez à un électeur de droite ou un homme politique de droite qu'il préfère entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella ou Marine Le Pen, pas beaucoup de surprises à ce qu'aujourd'hui ils disent "Ah bah non, pas Jean-Luc Mélenchon." Maintenant, si la personnalité en question, c'est plus Jean-Luc Mélenchon, l'adversaire, mais c'est Édouard Philippe, c'est pourquoi pas Raphaël Gluxman.

Euh, ça peut changer la donne. Et ensuite, on observait avant les derniers gouvernements d'Emmanuel Macron et son alliance affichée avec LR plutôt une idée d'une partie, une bonne moitié, voir un peu plus, de l'électorat LR, de se dire "On a marre d'être sur le bord de la touche, pourquoi ne pas faire une union des droites C'est ce qui a expliqué à un moment le succès d'Éric Zémour dans les sondages au moment où il est monté pendant la dernière campagne présidentielle. Mais sauf que depuis euh une des personnalités, la personnalité la plus appréciée par l'électorat de droite, elle est membre d'un gouver c'est Retaillot est membre d'un gouvernement Macron euh du sous la présidence d'Emmanuel Macron.

Donc c'est très compliqué de savoir où l'électeur de droite va euh penchera parce qu'il a un centre droit au pouvoir aujourd'hui qui assume une politique de droite sur le plan économique mais aussi sur le plan de la sécurité et de l'immigration avec des discours très forts de ce point de vue-là. Et puis il a un Jordan Bardella qui lui plaît effectivement plus que Marine Le Pen qui est sur une ligne qui ne lui déplaît pas tant que ça. J'ajoute quand même pour qu'on ait euh bien les idées au clair sur euh les ditau euh d' instant.

Les Français c'est en tête qu'il mettent Marine Le Pen et Jordan Bardena dans notre cadre d'adhésion mais ils sont aussi très hauts en code de rejet. Alors beaucoup moins que Jean-Luc Mélenchon. 70 % de Français rejettent Jean-Luc Mélenchon.

C'est le premier sentiment qu'il ressent à la garde Jean-Luc Mélenchon. Mais Marine Le Pen, Jordan Jordan Bardella, on est autour des 45 46 % c'est plus d'une dizaine de points de plus qu'Edouard Philippe. Donc au moment où se dessinera le second tour, au-delà des sondages que nous effectuerons sur le sujet, il y aura à un moment cette idée quand même.

Est-ce que on assume par ce que l'on fera ou ce que l'on ne fera pas en s'abstenant de laisser des gens qu'on n'apprécie pas arriver à l'Élysée ? C'est un vrai sujet avec vous l'évoquiez la question aussi du programme économique et de de d'indécision, d'imprécision ou d'incohérence. cette question de Marie qui nous écrit de de Bordeaux et merci à toutes et à tous de participer hein.

Le Rassemblement national réclame des changements fiscaux importants pour alléger la pression sur les Français mais s'oppose fermement à des mesures comme la taxe Zucman sur les ultra riches. Cette posture n'est-elle pas incohérente ? Je veux bien vous entendre là-dessus Jean-Garic sur le le programme économique du RN.

Est-ce que il peut participer à ce plafond de verre dont on parle régulièrement dans cette émission ? En tout cas c'est l'impression que ça donne que tous les observateurs d'ailleurs reconnaissent. pas eux évidemment, mais qui a un flou artistique.

On leur reproche, la gauche leur reproche d'ailleurs avec raison de ne jamais avoir voté véritablement des lois des lois sociales ou des lois fiscales redistributrices. Et là, on voit bien que leur le flou artistique là encore sur la sur la la taxe zuman et cetera montre leurs incertitudes. On voit bien que c'est sur d'autres plans sur la TVA et cetera qui se qui se situent la défense des retraités.

Mais euh très franchement euh ça risque effectivement d'être un un une des euh quand même une de une un un des problèmes qui qui vont se poser pour euh pour le euh mais pas seul il y aura pas seulement ce problème-là parce que on sait que sur beaucoup de sujets même leur position par rapport à l'Europe, le frxite, pas de frxite, l'Union européenne et cetera. Non, on voit bien que il y a du flou. Il y a du flou et là là où il y a du flou, il y a un loup.

Donc c'est ça ça risque d'être d'être quelque chose qui va alimenter ce ce dont parlait Gal Sliman qui qui est quand même qui reste quand même une constante de notre histoire, ce fameux plafond de verre. Il y a un plafond de verre qui tient à toute leur histoire et qui tient aujourd'hui à leur manque d'expérience du pouvoir et au fait que il y a des doutes quand même sur leur expertise. Marine Le Pen a a fourni des aliments pour ses doutes lors des deux faut faut le rappeler quand même lors des deux élections auxquelles elle a participé.

On voyait très bien qu'elle était très floue sur un certain nombre de points. Bardella, on le voit aussi quand même très hésitant. En tout cas, ne pas maîtriser les les dossiers.

Voilà, tout ça peut ça peut être quand même des des des handicaps assez sérieux parce que dans une élection présidentielle, c'est quelque chose d'important de donner l'impression de de maîtriser de maîtriser les les enjeux, d'avoir une une sorte de de solidité par rapport aux enjeux qui se dessinent, c'est quelque chose d'essentiel. Et ça rejoint d'une certaine façon la question de de Yve qui nous écrit de Toulouse entre Marine Le Pen et Jordan Bardella finalement Berangerbonde. Qu'est-ce qui a le le le plus de chance de prendre le pouvoir ?

Alors, il y a l'inconnu évidemment judiciaire euh pour pourelà de l'inconnu judiciaire sur la capacité à à à tenir une campagne présidentielle parce que on voit bien dans les sondages opinions, même s'ils sont très proches l'un de l'autre, on a toujours un Jordan Bardella un peu un peu devant Marine Le Pen. Est-ce que est-ce que pour autant il tient le le le feu d'une campagne présidentielle ? C'est évidemment extrêmement difficile à dire.

Je me je me marquerai pas dans un dans un paris mais il y a à la fois un manque d'expérience chez Jordan Bardella évident qui est pointé une jeunesse est un peu verse sans être sans sans mauvais jeu de mot mais il y a une Marine Le Pen qui trois fois de suite trois campagnes successives a quand même notamment dans ce fameux débat de second tour fait des prestations très très très difficiles et donc en fait euh c'est c'est sans doute que c'est enfin on va attendre Bardella sur sur les progrès qu'il pourra faire sur le le le sérieux de son la façon dont il assume éventuellement cette charge et puis la façon dont Marine Le Pen aura digéré les les échecs des des campagnes précédentes. Un tout dernier mot Ga Sliman et là je je pointe ma responsabilité ou notre responsabilité médiatique à force de de d'évoquer l'hypothèse d'une Marine Le Pen potentiellement présidente, est-ce que on vous connaissez bien le mot de la mitrite de datisation ? qu'onitue pas les Français à ce que finalement il puissent voter pour elle à ce moment-là il s'agira de choisir entre elle et un autre candidat.

Je sais pas où est la poule et l'œuf. Alors, je me mets aussi dans le dans le camp des journalistes de ce point de vue là, c'est que quand nous sondons, c'est bien parce que entre autres les sondages montre une montée, c'estàd que les vrais gens nous disent davantage compter sur eux, être prêt à voter pour eux ou avoir une bonne opinion d'eux qu'avant que du coup ils nous ont pas on n'invente pas le phénomène. C'est pas c'est pas exnilo, ça ne vient pas de nulle part.

Ça ne dit pas qu'ils y parviendront. Euh mais je pense que c'est plutôt l'inverse. Vous en parlez vous journalistes parce que il y a bien une réalité euh concrète qui est que il progresse.

Alors il progresse, on le voit d'ailleurs dans le sondage, beaucoup à cause de la désespérance de l'opinion. Encore une fois, quand on a 82 % des Français qui nous disent que la situation de leur pays, bah ils pensent que elle va à volot et qu'elle va encore empirer, ça favorise de toute façon les parties dit antisystème. On l'a vu dans de nombreux pays, aux États-Unis, on l'a vu en Argentine avec Miley, on on le voit un peu partout et ça existe en France comme ailleurs.

Ça donne des chances aux outsiders, à ceux qui peuvent dire "Je suis peut-être incompétent, peut-être que vous avez des doutes sur mon programme, mais si vous pensez si vous êtes sûr que les autres étaient mauvais, bah essayez-moi." Et ce pari là, il il commence à prendre de plus en plus de corps dans l'opinion. Merci beaucoup.

Merci à tous d'avoir participé à ce débat. Donc ce bah remède, il est à lire sur le site publicsena.fr faire évidemment chez tous nos confrères de la presse quotidienne régionale. [Musique]

Sondages : qui peut encore battre le RN ? — Édouard Philippe · Pourquijevote