Aller au contenu
Tous les transcripts
ChroniqueSébastien Gobert· 10 avril 2026 12 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

Zelensky multiplie les critiques acerbes contre Trump et propose une alternative européenne à l'Otan

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On se rappelle tous très bien de la dispute dans le bureau oval le 28 février 2025 entre Volodimir Zelenski, Donald Trump et Jid Evens. Et on se rappelle aussi que à partir de ce moment-là, Volodimir Zelenski s'est montré particulièrement prudent et particulièrement mielleux à l'endroit de Donald Trump. Il a essayé de la madouer en répétant "Merci" à chaque fin de phrase.

Et bien, visiblement, on est arrivé à la fin de cette séquence puisque ces derniers jours, on a assisté à une série de déclarations assez critiques [grognement] et autant assez asserb du président ukrainien à l'encontre de son homologue américain. Volodimir Zelenski sort de son carcan. Il quitte son rôle d'homme de verre qui s'est montré extrêmement prudent pendant 1 an et ça ça témoigne d'une très forte confiance dans les capacité de l'Ukraine qui se sont somcé au cours de l'année 2025.

Et dans la foulée, il propose une nouvelle architecture de sécurité au niveau continental aux Européens pour faire face à la menace russe. Alors, je sais très bien que ça n'est qu'un bruit de fond dans l'actualité qui nous occupe beaucoup et qui nous dépasse la plupart du temps. Et en plus de ça, pour l'instant, on en est au stade de déclarations qui n'ont pas encore été suivi de conséquences concrètes, mais ça reste quand même important à remarquer.

Alors, parlons-en. Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette nouvelle vidéo où je constate donc et bien une certaine prise de confiance en soi de Volodimir Zelenski et de l'Ukraine en général qui est donc permis, comme j'ai déjà dit par cette montée en puissance, cette consolidation des capacités de défense ukrainienne au cours de l'année 2025. À partir du moment où les Ukrainiens et une bonne partie des Européens ont compris que il y avait beaucoup moins à attendre des États-Unis, voire plus rien à attendre des États-Unis de Donald Trump.

On a vu ces derniers temps et j'en ai fait ma dernière vidéo que les Ukrainiens ont obtenu un certain nombre de succès. Donc succès sur le terrain en reprenant plusieurs centaines de kilomètres carrés de territoire, des succès dans la mer noire, des succès dans les airs avec cette série de frappes dans la profondeur notamment sur des infrastructures pétrolières russes et aussi des succès dans la projection géopolitique de l'Ukraine avec notamment une implication qui a été très fructueuse dans le Moyen-Orient puisque non seulement les Ukrainiens ont envoyé des experts pour former plusieurs pays arabe à la lutte contre les drones iraniens. Mais aussi Volodimir Zelenski s'est déplacé lui-même pour signer plusieurs accords de sécurité sur des durées pouvant aller jusqu'à 10 ans.

Et dans la foulée, plusieurs de ces industriels ont signé des contrats de production d'armement. Mais aussi, on a appris tout récemment et ça c'est de la bouche de Vladimir Zelenski que des Ukrainiens avaient été dépêchés sur place pour abattre eux-mêmes des drones iraniens. Et donc on a effectivement des forces ukrainiennes qui ont été impliquées dans cette guerre d'Israël et des États-Unis contre l'Iran.

Et ça c'est quelque chose qui a été révélé donc tout récemment par Volodimir Zelenski qu'il n'avait pas rendu public jusqu'à présent. Et ça n'est que l'une de ces déclarations un peu osée, un peu audacieuse de ces derniers jours puisque il a ouvertement critiqué Donald Trump pour avoir ignoré les avertissements ukrainiens concernant l'aide que la Russie a fourni et continue de fournir à l'Iran. Et ça, on a eu plusieurs séquences pendant les dernières semaines où effectivement le renseignement ukrainien a alerté le renseignement américain sur ses approvisionnements d'armes mais aussi sur le partage de renseignement. qui ont pu aider l'Iran à mener certaines frappes dévastatrices sur des sites militaires américains ou sur des alliés dans la péninsule arabique.

Et Volodimir Zelenski a enfoncé le clou en déplorant que la Maison Blanche fasse confiance à Vladimir Poutine et que c'était bien dommage. Les négociations, il n'y croit pas ou en tout cas pas dans le format actuel étant donné que Steve Witkoff et Jared Kner se sont rendus cinq fois à Moscou mais pas une seule fois à Kief et que bien qu'ils aient passé beaucoup trop de temps avec Vladimir Poutine selon les mots du président ukrainien, et bien ils n'ont toujours pas compris ce que veut exactement la Russie, c'est-à-dire quels sont ses objectifs de guerre. Ça c'est une critique qu'il a ensuite répété à l'encontre de Jid Events.

JD Events qui a déploré que les Russes et les Ukrainiens se battent pour quelques kilomè carr de territoire. Volodimir Zelenski lui a rétorqué donc par une interview interposée que évidemment JID Vents ne comprenait pas ça étant donné qu'il n'est pas du tout pertinent dans le cycle de négociation. Il n'y prend pas part et il n'a absolument aucun rôle à jouer dans une potentielle résolution de cette guerre.

Et il y a eu aussi une critique très asserbe que Volodimir Zelenski a lancé lors d'une interview avec la radio italienne RA en disant que et bien si les États-Unis ne rétablissent pas les sanctions à l'encontre de la Russie visant leurs exportations pétrolières maintenant qu'il y a un cessé le feu en Iran, et bien on comprendra les raisons ultimes de la levée de ces sanctions. Tous entendu que Donald Trump travaille de concert avec Vladimir Poutine. C'est vraiment ça que ça veut dire.

Et ça dans la bouche du président ukrainien, c'est particulièrement inédit. Alors tout cela trahit une prise de confiance de Vladimir Zelenski et de l'Ukraine en règle générale, mais cela trahit aussi et bien un divorce entre Kiev et Washington. Et d'ailleurs la Maison Blanche et bien le rend bien à Kief.

Étant donné que ces dernières semaines, on a vu que dans le cadre de sa guerre contre l'Iran, Donald Trump ne perdait pas une seule occasion de critiquer l'Ukraine, même quand le sujet était complètement différent et que l'Ukraine n'avait absolument rien à voir dans la discussion. Mais il l'a critiqué quand même et il critiquait Vladimir Zelenski. On a vu évidemment dans le même temps que Donald Trump ne perdait pas une seule occasion de ne pas critiquer la Russie et Vladimir Poutine qui pourtant était en train d'aider l'Iran à cibler des cibles militaires américaines ou des alliés arabes.

Et puis évidemment, il y a eu cette dernière séquence quand JD Vents s'est rendu à Budapest pour soutenir ouvertement Victor Orban qui est pourtant un allié assez proche non seulement de la Russie mais aussi de la Chine. Et ce faisant, il n'a lui non plus pas perdu une seule occasion de critiquer l'Ukraine. Et donc là, on sent vraiment le temps qui monte entre Kiev et Washington.

Et encore une fois, c'est un bruit de fond, hein, dans l'actualité qui nous occupe, étant donné que le ton monte entre Washington et beaucoup de pays du monde et pas seulement en Europe. Mais ce qu'il faut voir, c'est que sur toute l'année qui vient de se dérouler, l'administration Trump n'a pas tari de critique envers l'Ukraine, mais que par contre les Ukrainiens se sont bien gardés de critiquer Donald Trump et son administration. Et donc le fait que maintenant il y ait une libération de la parole ukrainienne, c'est vraiment révélateur.

Donc comme j'ai dit hein, l'Ukraine a compris que elle devait survivre sans l'aide des États-Unis, hein. Je rappelle que sur toute l'année 2025, les États-Unis ont envoyé très peu [raclement de gorge] d'assistance militaire. C'était principalement un espèce de leg qui était resté de l'administration Biden et absolument zéro assistance financière à l'Ukraine.

Et malgré cela, et bien cela fait déjà 13 14 mois que l'Ukraine survit. Et non seulement elle survit, mais en plus de ça, elle obtient sur le terrain des résultats qui sont loin d'être honteux. Et donc dans ce contexte, non seulement Volodimir Zelenski peut se permettre de critiquer Donald Trump étant donné que il a compris qu'il n'y avait pas grand-chose à attendre de lui, même si évidemment c'est à double tranchant hein, puisque c'est une chose de ne rien attendre des États-Unis, mais ça serait une autre chose d'avoir les États-Unis contre soi.

Donc ça, on va voir comment ça va se traduire dans le futur. Mais aussi Volodimir Zelenski en profite pour s'insérer dans la séquence géopolitique actuelle et par là, j'entends et bien les doutes qui pèsent désormais sur l'existence de l'OTAN. On sait bien que depuis déjà de nombreux mois, les doutes sont permis quant à la crédibilité de l'article 5 et donc sur la légitimité de l'Alliance atlantique.

Mais le fait est que l'organisation existe encore. Maintenant, Donald Trump évoque la possibilité de s'en retirer ou au moins de retirer ses troupes américaines du continent européen. Volodimir Zelenski s'inscrit dans ce débat en proposant aujourd'hui dans un podcast à l'ancien député britannique Alaster Campbell de former une nouvelle architecture de sécurité au niveau continental qui inclurait non seulement l'Union européenne mais aussi l'Ukraine évidemment le Royaume-Uni, la Norvège et la Turquie parce que selon Volodimir Zelenski c'est la seule solution ou en tout cas la meilleure solution de former une défense continentale qui puisse faire face à la menace russe.

C'est un plan qui a dévoilé vraiment dans le contexte d'un podcast. Il y a pas vraiment de développement, il y a pas vraiment de détail et de toutes les manières, il me semble pour connaître un peu Volodimir Zelenski et les Ukrainiens que là pour le coup il le dit de manière assez abstraite sans vraiment entrer dans les détails de ce qui est la construction européenne, de ce que sont les complexités des relations entre les États européens. Parce que si la Turquie ou la Norvège ne sont pas dans l'Union européenne et si le Royaume-Uni en est sorti, c'est qu'il y a quand même des logiques internes qui pourrait constituer autant d'obstacles à la constitution de cette défense continentale.

Mais le fait est que le président ukrainien s'inscrit dans ce discours et ça en soit c'est déjà et bien un petit événement pour le président d'un pays qui il y a 4 ans de ça était donné mort, était donné vaincu, importait de l'aide de partout dans le monde, importait des armes pour assurer la survie de son pays. Et bien non seulement 4 ans plus tard, lui est toujours vivant, mais son pays aussi. et son pays a acquis des capacités de protection géopolitique qui peuvent lui permettre de s'inscrire dans ce débat.

Il y a évidemment beaucoup de limitations, hein, et beaucoup de réserves à l'implication euh de l'Ukraine dans ce débat sur la défense européenne. Euh évidemment, il y a la limitation de la guerre en cours. Évidemment, il y a le fait que Zelenski parle, ben comme je l'ai dit, de manière un peu abstraite, sans forcément s'imisser dans les logiques de l'intégration européenne.

Il y a aussi évidemment l'aspect financier. un moment donné, si l'Ukraine veut peser dans la future architecture de défense européenne, et bien il va lui falloir de l'argent, ce qu'elle n'a pas à l'heure actuelle et ce qu'elle ne va pas avoir pendant un certain temps. Mais c'est particulièrement intéressant et je voulais attirer votre attention sur ce changement de rhtorique de la part de Volodimir Zelenski sur cette montée en puissance de l'Ukraine et ce qui nous projette aussi sur une autre question et je vais terminer par là, c'est le besoin voir la nécessité pour les Ukrainiens d'être considérés comme des partenaires sur un pied d'égalité par les Européens et de ne pas seulement être considéré comme une espèce de front avancé par rapport à la menace russe qui permettrait aux Européens de se réarmer et de gagner du temps, mais bien d'être considéré comme des partenaires dans une future intégration institutionnelle qui verrait émerger cette défense européenne.

Ça c'est quelque chose qu'on entend beaucoup ici en Ukraine, c'est que évidemment les Ukrainiens savent pourquoi ils se battent mais ils attendent de leur partenaire européen non pas des troupes au sol mais bien une considération et des perspectives d'une intégration institutionnelle qui offre d'ors et déjà un avenir à cette Ukraine qui continue à se battre. Donc voilà, je voulais relever ce changement de rhthorique avec vous et tout ce que ça implique. Merci beaucoup d'avoir suivi cette vidéo jusqu'au bout. file et je vous retrouve très vite.