Habitat 2026 - Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement
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Chapitres
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- 0:50Invité politiqueChiffre
« D'ici 2050, on aura multiplié par 3 le nombre de personnes âgées de 75 ans dans notre pays. »
- 3:46Invité politiqueFait
« logement social ou logement intermédiaire au sens de la classification est un logement public. »
- 5:15Invité politiqueChiffre
« ça coûte un peu plus cher à la construction d'imaginer des appartements qui commencent en F5 et qui ensuite se transforment en F3, F2. »
- 6:43Invité politiquePromesse
« le budget de ma prime adapte est évidemment maintenu et conservé »
Temps de parole
- Vincent Jeanbrun100 %
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Merci beaucoup pour votre invitation et puis pour vos mots qui évidemment me vont droit au cœur. Je suis apparemment le ministre le plus important du gouvernement. Vous avez fait ça avec chaque intervenant ou pas ? C'est simple. Non, vous avez été très aimable en disant que c'est moi qui avais entre les mains le fait de construire la ville. Fort heureusement, personne n'aurait l'idée sur Grenu de me confier ça à moi et à moi seul. Mais c'est tous ensemble qu'on va construire cette ville de demain et tous ensemble que on fera en sorte que nos seigneurs, nos aînés, y trouvent toutes leur place.
Euh vous l'avez dit, j'ai eu la chance d'être maire pendant 10 ans de la magnifique commune de Lailérose dans le Val de Marne et dont je vois quelques visages amis. Ça fait plaisir de vous retrouver là. Euh on a euh on a évidemment travaillé très fort à cette question du logement des seniors parce que on le voit bien, il y a une vague considérable qui est face à nous. Je vous avez, j'imagine toute la journée parlé de de beaucoup de chiffres clés quand on parle des seigneors, mais un qui moi me touche particulièrement. D'ici 2050, on aura multiplié par 3 le nombre de personnes âgées de 75 ans dans notre pays. C'est à la fois une vague considérable qui a de quoi impressionner.
Et en même temps, la bonne nouvelle, c'est que c'est une forme de certitude que personne ne peut nier et qui arrive progressivement avec cet horizon de 2050. Ce qui signifie que si pour une fois on se parle, on se met d'accord et on planifie, et bien probablement qu'on arrivera collectivement à anticiper cette vague, à la prendre comme il se doit et faire en sorte que demain dans notre beau pays, avoir 75 ans et se loger ne sera pas une difficulté. Bien au contraire avec l'ambition de soutenir tout le parcours résidentiel senior parce que je pense que c'est ce concept là qu'on doit mettre au goût du jour.
probablement mettre dans le débat public parce que ce qu'on se dit là ici et j'imagine dans devant cette salle qu'on se dit des évidences ce qui n'est pas encore dans le débat public et c'est vrai que les élus locaux le vivent mais sans forcément avoir un soutien de de toute la population encore. Je le dis aussi parce que parfois quand un élu local et on en a entendu ici tout à l'heure euh innove en matière de logement des seniors.
Bien, vous avez à l'autre bout de la chaîne, on dit "Oui mais les jeunes, oui mais et les mamans solo et cetera." Donc il faut évidemment collectivement on puisse mettre cet enjeu dans le débat public sans créer de compétition parce que c'est évidemment pas le sujet mais bien anticiper les choses parce que quand on a 75 ans, on n'habite pas la ville comme quand on en a 25. C'est une évidence mais une évidence qui doit impacter nos politiques publiques. Et j'étais ravi d'entendre la fin de l'intervention de Carlos Moreno que j'ai la chance de compter parmi mes amis et qui en la matière est quand même un penseur de cette ville de demain. On a pensé cette ville du quart d'heure.
Bientôt tu tu publieras ton ouvrage sur la ville du soin qui montre bien que la ville elle permet d'habiter mais elle permet de vivre dans toute sa complétude. Et donc quand on est limité dans son autonomie, limité dans sa mobilité, il faut évidemment que la ville apporte les services qui permettent de prendre soin des uns et des autres, ce qui pour moi est fondamental. Plusieurs sujets.
Quand on zoome un petit peu, le sujet du logement social, ça a été évoqué et j'ai effectivement beaucoup de plaisir à à en parler avec l'ensemble des acteurs du monde HLM, mais je sais pas si Action Logement est toujours dans la salle, mais on en discute évidemment beaucoup avec cet acteur majeur, tout comme avec l'ensemble des bailleurs et bien évidemment l'USH présidé par Emmanuel Cos qui avait fut comme s'était dit ma prédécesseur à ce poste de ministre du logement et qui connaît bien ses enjeux.
Et là-dessus, il y a un défi considérable mais vraiment dans notre capacité collective à dire quand on pense à un logement public parce qu'au fond logement social ou logement intermédiaire au sens de la classification est un logement public. ces logements publics, ils doivent être dès leur création pensés comme pouvant accueillir des seniors, que ce soit des logements parfaitement adaptés en matière d'autonomie ou aussi peut-être déjà penser des logements modulables dans leur dans leur construction et dans leur évolution. Je dis ça parce que ça coûte un peu plus cher à la construction d'imaginer des appartements qui commencent en F5 et qui ensuite se transforment en F3, F2.
Mais c'est peut-être aussi une piste à creuser parce que sur le long terme c'est des une modularité qui permet demain de dire à un seigneor votre votre composition familiale a changé, vos revenus aussi ont changé mais vous allez pas être déraciné de votre quartier. Et ce logement de de sasse intermédiaire comme j'ai compris qu'on qu'on l'évoquait ici ça peut imaginons demain que ce soit le logement dans lequel vous avez toujours habité et de fait le quartier dans lequel vous avez toujours habité. Là vous avez vos racines, vos amis, vos services, ça peut effectivement faire la différence et c'est une piste que moi je j'ai envie d'étudier et creuser avec le monde HLM.
Il y a aussi évidemment un enjeu sur le monde du parc privé où on a d'ailleurs un un enjeu où dans le débat public, beaucoup de promoteurs immobiliers nous disent "Les MAES nous demandent toujours des logements familiaux mais en fait on voit bien que la demande c'est des petits logements." Tout le monde a raison dans cette affaire. Euh si on me fait plus du tout de logements familiaux, on aura ce qui a un petit peu émergé dans le débat public ces derniers jours, des familles qui renonceront à faire des enfants faute de pouvoir avoir la pièce en plus.
Mais d'un autre côté, on comprend bien qu'en matière de pouvoir d'achat et de capacité à vivre au quotidien, on a un public senior qui lui a besoin de logement qui soit plus adapté en taille et en coût, ce qui est une évidence et c'est un des défis sur lesquels il va falloir que on s'attelle pour apporter des solutions et probablement que la réponse sera une fois de plus dans une forme de mixité des produits. Je voudrais ici euh vous vous dire un mot de ma prime adapte. On connaît beaucoup ma prime rénove sur les enjeux écologiques, parfois un petit peu moins ma prime adapte dans le débat public.
Pourtant, c'est un objet assez extraordinaire et qui doit sa paternité à vous, cher amis organisateur de ce bel événement. Euh et donc il faut toujours rendre à César ce qui est à César. Donc merci d'avoir créé ou participé à créer ce beau dispositif qui accompagne énormément de familles et de foyers à gagner en autonomie en transformant leur logement. soit parce que il y a une perte d'autonomie liée au handicap ou tout simplement au grand âge. Et donc c'est important aussi que ces dispositifs puisse perdurer.
C'est pourquoi j'ai plaisir à vous dire que ayant maintenant depuis quelques heures un budget pour la France et bien le budget de ma prime adapte est évidemment maintenu et conservé et qu'on va faire en sorte d'essayer d'aller encore plus loin avec là aussi un souci qui est le mien et je voudrais peut-être conclure mes propos par là parce que je je ne souhaite pas être trop long. Euh mais vous dire une conviction qui est la mienne et qui à mon avis répond aussi à cet enjeu euh d'habitat et de seor, j'ai une conviction, c'est qu'il ne faut pas penser le logement partout de la même façon. C'est vrai à l'échelle géographique et c'est vrai évidemment au regard des publics.
Or, parfois en France, on a tout centralisé et on décide depuis le bureau du ministre ou depuis l'administration centrale ce que doit être la logique de l'organisation de la ville, la logique de production du logement et les critères pour y accéder. Moi, j'ai une conviction à ce que c'est peut-être mon parcours de d'élu local que je suis toujours d'ailleurs étant toujours élu à la région Île-de-France qui me fait dire que les bonnes décisions en la matière, elles doivent être prises au plus près du terrain.
Et c'est pour ça qu'avec le premier ministre actuellement, nous travaillons euh à une loi qui viendra euh renforcer les enjeux euh de décentralisation, les enjeux de clarification des compétences. Et le souhait qui est le mien, c'est au fond euh de déshabiller un petit peu dans son aspect opérationnel le ministère du logement. C'est rare qu'un ministre vous dise ça, mais parce que je souhaite confier ces politiques au plus près du terrain, aux élus locaux, aux agglomérations, aux départements quand c'est l'échelon le plus pertinent pour que au fond partout sur notre territoire, ce soit l'échelon le plus en capacité de connaître son territoire et d'intervenir, qui soit décideur.
Au fond, ce que nous disait monsieur le maire Vincent, très joli prénom, euh qui nous disait "Chez moi, finalement, on ferme des classes et on aurait besoin d'ouvrir des épades." Euh on voit bien que dans ces territoires là, on va peut-être mettre l'accent différemment que sur d'autres territoires où la population et les moyennes d'âge seraient complètement différents. ce qui à mon avis est de nature à accompagner là aussi les logiques de peuplement et évidemment la création de logement pour les personnes qui en auraient besoin. Et c'est une conviction que j'ai qui va rentrer dans le débat public prochainement. On espère que ce texte pourra être voté avant l'été.
Et donc je le dis aussi pour chacune et chacun d'entre vous, si vous avez des des idées à faire remonter, des préoccupations sur comment améliorer les enjeux autour du logement des seniors, et bien on est évidemment à votre disposition. euh ma collègue par Mantier Lecoq en charge du handicap et de l'autonomie et évidemment moi-même sur ces questions euh d'habitat parce que je pense que les bonnes idées, elles viennent du terrain de ceux qui ont l'habitude de piloter les projets. Ça a toujours été euh ma logique. Elle n'a pas changé aujourd'hui.
C'est pourquoi je suis à la fois heureux de pouvoir vous dire quelques mots la tribune, mais surtout impatient de pouvoir prolonger les échanges, que ce soit ici aujourd'hui ou dans les semaines et les mois qui viennent. Donc n'hésitez pas à solliciter le ministère. On est évidemment à votre disposition et quelque chose me dit que on aura l'occasion de se revoir pour pouvoir prolonger ces échange. Donc vive ce beau pays fraternel qui est la France et vive notre capacité à prendre soin de nos aînés. Je crois que c'est un grand marqueur de notre civilisation que d'être capable de traiter comme il se doit ceux qui nous ont précédé. Merci de votre attention. Bravo pour cette belle organisation.
Merci beaucoup.
Vincent Jeanbrun